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L'autre idée fut de tourner ce jardin en un véhicule pour certaines conceptions liées au problème considéré comme un des plus importants de notre siècle : celui de la conservation des ressources naturelles, face à l'explosion démographique et à la croissance illimitée des moyens de destruction au service de l'homme. D'un côté, cela vient de l'indifférence et du conventionnalisme des autorités, d'un autre côté de la stupéfaction des gens instruits de notre société face à la destruction continuelle du paysage naturel. La presse aborde le problème de la même façon en faisant en plus allusion aux trop nombreux maux sociaux immoraux, sans emprunter le caractère facile d'une question tant liée à la propre survie de l'espèce humaine. Sur ce terrain, les absurdités sont flagrantes et pratiquées à toute heure. Pour la partie sur le lotissement, l'urbanisation est faite en détruisant une végétation irremplaçable. Après la destruction, ils ont planté une demidouzaine d'arbres exotiques casuarina ou amandier, en croyant faire du paysage. Les origines de cette attitude destructrice sont complexes. Notons déjà le facteur de gain. Mais cela peut être une explication dans beaucoup de cas. D'autres origines doivent être recherchées dans le concept propre au complexe culturel européen. Il est clair que les peuples des pays pauvres qui déménagent pour un pays luxuriant, va se rendre à une exagération de la destruction et à une orgie de déchets. Toute la philosophie du jardin comme fait social et comme paysage construit fut levée en prenant en compte la formulation du projet présent. Nous nous préoccupons du sentiment de réaction contre la vilaine routine et les absurdités écologiques dans nos villes. Pour cela, un des instruments utilisés fut l'individualisation d'une zone –le jardin expérimental– dans laquelle des plantes sont correctement cultivées sur le côté, adéquatement associées, pour permettre aux étudiants d'architecture de trouver des solutions aux problèmes de nature intégrée, de l'emploi simultané de matériaux vivants aux côtés d'éléments construits du jardin : statues, fontaines, gradins, pergolas, murs, bancs, lacs... Nous sommes conscients que cette brève notice ne permet pas de transmettre toutes les liaisons entre le jardin présenté et les problèmes connexes. Cependant, nous nous sentons pleinement récompensés par la réalisation de l'attente qui se transforme en réalité, à laquelle nous dédions notre vie et notre passion.

- DONATO MELLO Jr, « Um campus universitario para a cidade », Arquitetura Revista 2 FAU/UFRJ, Rio de Janeiro, UFRJ, 1°semestre 1985, p.52-72 langue d'origine : portugais du Brésil

Un campus universitaire pour la ville De l'historique campus de la Praia Vermelha à l'île universitaire, il s'agit de rechercher un corps pour loger l'âme de l'université brésilienne. Il faut comprendre ici l'université comme une institution dotée, comme pour un être humain, de corps et d'âme, et focalisée pour l'homme, pour son développement et son perfectionnement matériel, moral et spirituel, à travers l'enseignement et la recherche. Nous dirions que son corps se constitue des éléments matériels (édifices et installations) et du micro-climat des espaces universitaires, proportionnés par la technique et l'art de l'architecture, de l’ingénierie et de l'urbanisme,

Portfolio - Thèse de master  

L'île du Fundão : du modèle à la réalité

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