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Franck Jouneau ne peut considérer “l’art que comme multidisciplinaire”. Et il l’illustre, lui même, parfaitement: le cinéma, les arts graphiques, l’écriture. Il a réalisé en 2012 le film “Le fantôme et l’immortelle”. Nous allons nous attacher en premier lieu à vous présenter Franck Jouneau cinéaste. 2010 fut une année très remplie: réalisation du film “Des maîtres pour l’éternité” (long métrage), réalisation de “la vie est trop belle, pour y prendre part”(court métrage) et la création de la société de production audiovisuelle “Un château dans la brume”.

Lola dB: Tu peux nous expliquer Franck, de quelle manière en 2010 (365 jours seulement, rappelons le!) tu as pu réaliser un court, un premier long et fonder une sociéte de production? Franck Jouneau: Oh oh oh oh… Ce n'est pas tout à fait le cas mais presque parce que ce qui est vrai c'est que 2010 a été très productive. Tout d'abord “Le fantôme et l'immortelle” est le quatrième film et le deuxième long métrage, le premier était “Des maîtres pour l'éternité”, un film de vampires politico satirique, que j'ai présenté en février 2011. “Le fantôme et l'immortelle” dont la création a débuté en juillet 2010, sera, je l'espère présenté en Première avant juillet 2012, donc il aura fallu deux ans. Pour revenir à 2010, il y a eut le court métrage “la vie est trop belle, pour y prendre part…” écrit, tourné et monté en trois mois. Mais j'ai aussi réalisé avec Yannick Pasgrimaud, acteur et plasticien, un documentaire de 52 minutes sur la manufacture de tabac de Nantes. Et puis cette nouvelle société de production “Un château dans la brume” que nous avons mis en place avec Guy Autret. Nous ne sommes que deux pour l'instant mais je pense que cette structure devrait à l'avenir pouvoir développer des projets intéressants.


Lola dB: Peut on essayer de définir le “genre” de tes films, je serai tenté de les qualifier de “Reality SF”, qu’en penses tu? Franck Jouneau: J'ai toujours été intéressé par la sciences-fiction, sans doute parce qu'il y a là une imagination débridée et puis le champ des possibles lié à la science. Mon premier roman “Le réveil d'Hector” date de 1994 est un space opéra qui traite de la conscience et de l'intelligence artificielle. Mais le deuxième “Les rêves n'existent que parce qu'on les regarde” se passe de nos jours et traite des possibilités et des contraintes de ce que l'on appelle l'imagination avec un parallèle avec la schizophrénie. Le troisième roman “Seule la faim, donne la volonté d'exister” est une fable de prospective fiction qui traite du pouvoir et de la volonté de certain d'asservir son prochain. Donc je crois que mes créations ne se quantonnent pas à la sciencesfiction même si j'y suis très attaché. Je dirais que mes intérêts se portent sur plusieurs domaines tels que la philosophie, les neurosciences et la politique dans le sens du comment vivre ensemble, et puis je terminerai par trois valeurs pour moi essentielles: Être, Apprendre et Transmettre. Lola dB: Dans une grande majorité de tes films, tu travailles en collaboration pour les textes et les scénarios avec Guy Autret, peux tu nous présenter Guy Autret et l’histoire de cette collaboration? Franck Jouneau: En 2000 je m'occupais à l'époque, d'un magazine mensuel satirique Nantais, “Le Sauvage” créé avec Frédéric Bonnet en1993. Un nouveau chroniqueur est intervenu pour écrire quelques papiers, et le talent de Guy Autret m'a sauté dessus. J'ai tout de suite apprécié son style, sa culture et son engagement. À l'époque je vivais à Montréal mais dès que je suis revenu à Nantes en 2001 on en s'est plus laché. En 2002, je lui ai d'abords proposé d'adapter mon roman “Le réveil d'Hector” en une pièce de théâtre multimédia mais le projet avorta faute de financement. En 2007 nous commençons à travailler sur notre premier film un moyen métrage “U Win U'r Life!” qui sera présenté en 2008. et puis on en s'est pas arrêté. Je ne vais pas vous présenter Guy Autret ce serait trop long, mais si vous pouvez faire une interview avec lui, allez-y. C'est un personnage incroyable d'une grande culture, écrivain, philosophe, poête, engagé et je suis très heureux de notre rencontre et des projets qui en découlent. Lola dB: Tu as créé en 2010 la société de production audiovisuelle “Un château Dans la brume”, cette société a t elle été créée dans le but de travailler plus librement et/ ou à terme également produire d’autres auteurs? Franck Jouneau: Nous avons créé la société “Un château Dans la brume” parce qu'il nous fallait une structure pour effectuer des demandes d'aide au financement. Donc pour le moment c'est avant tout pour nous permettre de construire nos projets. Par la suite et si nous avons l'organisation, le personel et les possibilités de financer, oui pourquoi pas travailler avec d'autres créateurs… mais ce n'est pas pour tout de suite.


Passons maintenant à Franck Jouneau le romancier. Auteur de trois romans “Le Réveil d’Hector” (1994), “Les Rêves n’existent que lorsqu’on les regarde” (2005) et “Seule le faim, donne la volonté de s’améliorer” (2008), ces trois romans, je pense, traitent de l’humain dans un monde en changement perpétuel.

Lola dB: Quelle vision en tant qu’artiste as tu de l’humain et du monde dans lequel il évolue? Franck Jouneau: Bon, j'ai un peu répondu à la question précédement, mais pour aller plus loin je dirais que je ne concois l'être humain que comme contructeur et passeur. L'éducation joue donc un rôle très important dans tout ce que je fais. Pour moi le créateur même si ce terme doit être descendu de son pied d'estal se doit de construire sa pensée et son œuvre doit avoir un sens pour aider à faire grandir. L'art pour moi se situe entre celui qui appréhende et ce qui est appréhendé. Entre l'homme qui regarde et écoute et l'eau qui coule par la rivière, il n'y a que la possibilité de l'homme à interpéter et pas de créateur. Donc l'Art se suffit à lui-même. A partir du moment où l'homme intervient il se doit d'indiquer une direction par une pensée construite. J'essaie d'éduquer et je revendique le statut d'appreneur apprenant. J'ai toujours considéré le rôle de l'artiste comme quelque chose de concret et d'utile pour le vivre ensemble. Pour moi derrière l'art qui n'est que la façade sucrée il y a la philosophie, la sémiologie, la sociologie, la politique, l'économie, la science etc… C'est à dire le savoir… et dans la vie pour moi, il n'y a qu'un sens à donner, celui de le transmettre… Pour revenir à ta question sur l'humanité, je dirais que le rôle de l'apprentissage et de la transmission des connaissances est primordial. L'humain est un être qui possède en lui le potentiel de grandir afin de pouvoir appréhender un univers très complexe. Si on le laisse sans savoir, il aura une vision simplifiée voire simpliste du monde. Je pense qu'il est temps pour un retour des Lumières afin de sortir l'humanité de l'obscurité voire de l'obscurantisme. Le savoir est la meilleure chose qui puisse arriver à un homme, il repousse la peur et relève la tête. Lola dB: L’écriture est elle pour toi un besoin, un instinct, ou une envie? Franck Jouneau: C'est une histoire de poule et d'œuf… et le résultat d'intéractions complexes. En tous cas, je pense que si j'ai commencé à dessiner à treize ans c'est parce que mon père était lui-même peintre. Mais ce n'est pas simplement l'écriture, c'est la création en général comme vecteur de construction. Je suis en fait avide


d'apprendre pour faire, structurer. À onze ans j'écrivais des petites nouvelles pour les jouer à l'extérieur avec des amis. À Quatorze ans je créé mon premier magazine de bandes dessinées avec des amis dessinateurs et on avait des comités de rédaction tous les jeudis après-midi. À seize ans je fais mon premier concert et j'ai vécu en tant musicien jusqu'en 1993 et c'était le même processus j'ai fait du rock, du jazz, de la musique expérimentale, du RnB. En même temps je réalise des expositions de peinture très influencé par Klimt ou Pollock. L'écriture est revenu beaucoup plus tard, j'avais trente ans avec un besoin de complexité et aussi pour établir une pensée naissante... puis je découvre l'informatique et ce qui viendra ensuite très vite, la création numérique. Je réalise mes premières vidéos sortes de poêmes que je montre dans des expositions d'arts numériques. Le cinéma est pour moi une étape tout à fait logique qui regroupe tout ce que j'ai déjà fait. Je dirais que j'ai un besoin instinctif qui me donne très envie… de créer… Lola dB: As tu des auteurs “fétiches”? Franck Jouneau: Ouh là… tout d'abord je dois avouer que je ne lis plus de roman depuis l'âge de vingt cinq ans. À cette époque je me rend compte de ma déplorable situation intélectuelle… et je décide de ne plus lire que des essais, pour en plus perdre de temps. Dès lors, je en lis plus que de la philo, socio, sémio, économie, politique, neuro etc… donc mes auteurs fétiches sont surtout des scientifiques et autres savants, mais je peux tout de même citer, Baruch Spinoza, Richard Dawkins, Douglas Hofstadter, Antonio Damasio, Albert Jacquard, Umberto Eco et tellement d'autres… Lola dB: As tu un livre en cours d’écriture actuellement? Franck Jouneau: Depuis que je fais du cinéma, plus de livres… mais comme je co-écris les films avec Guy Autret (même si Guy est l'écrivain de la bande). Nous travaillons sur un projet de court métrage que je vais tourner cet été qui traite du temps, et du non temps, de la vie et de la mort, de la conscience et de l'euthanasie… et puis un nouveau long prévu pour l'été suivant, un road movie qui traitera de l'imagination de son pouvoir hallucinant et traitre. Lola dB: Pratiques tu toujours le dessin? Franck Jouneau: Très rarement, je le regrette mais je n'ai plus le temps. Mais comme je m'occuppe de tout ce qui est graphique sur les films… ça m'occupe… Effets-spéciaux, 3D… et puis tous les story-board sont réalisé en 3D… mais plus rien à la main. Lola dB: Le dessin t’aide t il dans l’écriture de tes romans, de tes scénarios? Si oui, de quelle manière?


Franck Jouneau: Bien… je dois dire que mes films sont très graphiques dans le sens ou les cadres, les images sont pensés comme des tableaux. Mon passé de peintre illustrateur me sert énormément. Lola dB: Peux tu nous dire ce qui te représente le mieux (l’écriture, le dessin, le film)? Franck Jouneau: Mais je suis tout ça… c'est cette faculté à m'intéresser à tout plein de choses… mais je crois là encore que le cinéma me permet d'être dessinateur, musicien, écrivain et surtout de pouvoir rencontrer d'autres créateurs qui vont dans la même direction. Lola dB: Un résumé de l’actualité de Franck Jouneau pour les prochaines semaines? Franck Jouneau: Le court cette année, le long l'année prochaine… mais plus encore, il va falloir se débrouiller pour que les films soient vus par le le plus grand nombre. C'est un gros travail qui demande beaucoup de temps et de connaissances car nous n'avons pas de distributeurs ni de diffuseurs. Mais on doit s'y coller sinon les films resteront dans une caisse… D'ailleurs si vous avez des salles de cinéma intéressées à Las Palmas… je suis preneur! Lola dB: Tu connais la raison d’être de “Lola DB Nantes Las Palmas”. Qu’est ce qui t’inspire ou qu’est ce qui caractérise le mieux pour toi, la ville de Nantes? Franck Jouneau: J'adore Nantes, c'est une ville où l'on trouve énormément de créateurs de talent, une grande petite ville… j'ai vécu huit ans à l'étranger, Dublin, Londres, Amsterdam et Montréal, mais je en voudrais pas vivre ailleurs en france… Même si il n'y a pas assez d'arbres… Lola DB: Si tu passes nous voir à Las Palmas, qu’est ce qui te tiendrait le plus à coeur de partager avec nous à Las Palmas? Franck Jouneau: Ce serait cool… un jour peut-être j'irais présenter un film là-bas… Et puis comme sur un tournage c'est l'aventure humaine qui reste le plus intéressant… Alors j'irais bien boire un verre en face la mer avec vous.


Franck Jouneau puede considerar el arte solamente cómo “multidisciplinar”. Y esto lo ilustra perfectamente bien: el cine, la escritura y las artes gráficos. Ha realizado en 2012 la película “Le fantôme et l’immortelle”. (“el fantasma y lo inmortal”) Para empezar, vamos a presentarles a Franck Jouneau como cineasta. El año 2010 fue un año muy cargadoestuvo cargado de realizaciones: “Des maîtres pour l’éternité” (“Maestros por la eternidad”) (largo metraje), “la vie est trop Belle, pour y prendre part” (“la vida es demasiada bella, para tomar parte de ella”) (corto metraje) y la creación de la sociedad de producción audiovisual “Un château Dans la Brume” (“Un Castillo en la Niebla”).

Lola DB: ¿puedes explicarnos, de que manera en 2010, (365 días solamente, es dicho!) como has podido realizar un corto, un largo y crear una sociedad de producción? Franck Jouneau: Oh oh oh oh … No es completamente el caso sino casi porque lo que es verdad es que el 2010 fue muy productivo. En primer lugar " El fantasma y el inmortal " es la cuarta película y el segundo largometraje, el primero era " dueños para la eternidad ", una película de vampiros político satírico, que presenté en febrero de 2011. " El fantasma y el inmortal " cuya creación se presentó en julio de 2010, será, lo espero presentarlo en la Primavera antes de julio de 2012, pues habrán hecho falta dos años. Para volver a 2010, presenté el cortometraje " la vida es demasiado bella, para participar en eso " escribir, tornearlo y subirlo en tres meses. Pero también realicé con Yannick Pasgrimaud, actor y artista plástico, un documental de 52 minutos la manufactura de tabaco de Nantes. Y luego esta nueva sociedad de producción " Un castillo en la bruma " que colocamos con Guy Autret. Somos sólo dos por el momento pero pienso que esta estructura debería seguir creciendo para poderla desarrollar.


Lola DB: ¿Podemos intentar definir el género de tus películas? ¿Yo, pienso intentar definir las de “Real ciencia ficción”, que piensas? Franck Jouneau: Siempre me ha interesado la ciencia ficción, sin duda porque hay se concentran la imaginación desenfrenada y el campo de lo posible vinculado a la ciencia. Mi primera novela " El despertar de Hector " fecha de 1994 es un espacio oscuro quién negocia la conciencia y la inteligencia artificial. Pero el segundo " Los sueños existen sólo porque se los mira " pasa en nuestros días y es letra de cambio de las posibilidades y de las limitaciones de lo que se llama la imaginación con un paralelismo con la esquizofrenia. La tercera novela " Sólo el hambre, da la voluntad de existir " es una fábula de prospectiva a la ficción que negocia el poder y la voluntad de alguien a esclavizar al prójimo. Pues sabe creo que mis creaciones no se limitan a la ciencia ficción aunque me siento muy ligada a ella. Diría que mis intereses van por varios dominios tales como la filosofía, las neurociencias y la política en el sentido de cómo vivir juntos, y luego acabaré por tres valores para mí esenciales. Lola DB: Por lo que veo en la mayoría de tus películas, trabajas en colaboración con Guy Autret,a la hora de escribir y la realización del guión¿Puedes presentarnos a Guy Autret y la historia de esta colaboración? Franck Jouneau: En el 2000 me ocupaba, de una revista mensual satírica nantesa, " El Salvaje " creado con Frédéric Bonnet en1993. Un nuevo cronista intervino para escribir algunos papeles, y el talento de Guy Autret me saltó arriba. Aprecié en seguida su estilo, su cultura y su compromiso. En esta época vivía en Montreal pero tan pronto como volví a Nantes en 2001 no nos había separado la distancia. En 2002, le propuse adaptar mi novela " El despertar de Hector " en una pieza de teatro multimedia pero el proyecto fue abortado por falta de financiación. ¡En 2007 comenzamos a trabajar en nuestra primera película una medición por metros medio " U Win U' r Life!” Que fue presentado en 2008. Y luego no paramos no. No voy a presentarle a Guy Autret esto sería demasiado largo, pero si usted puede hacer una entrevista a él, “vaya allá”. Es un personaje increíble de una gran cultura, escritor, filósofo, poeta, comprometido y soy muy feliz desde nuestro encuentro y de los proyectos que emanan de eso Lola DB: Tú has creado en 2010 la empresa de producción “Un Château Dans la Brume”. ¿Esta empresa ha sido creada con el objetivo de trabajar con más libertad o para a partir de ahora en adelante producir a otros autores también? Franck Jouneau: Creamos la sociedad " Un castillo En la bruma " porque nos hacía falta una estructura para efectuar demandas de ayuda a conseguir financiación. Pues es ante todo para permitirnos construir nuestros proyectos. Más tarde y si tenemos la organización, el personal y las posibilidades de financiar, sí por qué no trabajar con otros creadores pero es sobre todo para conseguir respaldo financiero para crear.


Pasamos ahora a Franck Jouneau, el novelista. Autor de tres novelas, “Le réveil d’Hector” (“el renacimiento de Hector”) (1994), “Les Rêves existen solamente cuando les miramos”) (2005) y “Seule le faim, donne la volonté de s’améliorer” (“Solo el hambre, da la voluntad de mejorarse”) (2008), estas tres novelas, pienso, tratan del humano en un mundo en cambio perpetuable.

Lola DB: ¿Que visión, como artista, tienes del humano y del mundo en que evolucionamos? Franck Jouneau: Bueno, respondí un poco en la cuestión anterior, pero para ir más lejos diría que veo al ser humano como constructor y barquero. La educación desempeña un papel muy importante en todo lo que hago. Para mí el creador aunque este término debe haber descendido de su pedestal pienso que se debe construir de su pensamiento y de su obra para tener un sentido para ayudar a hacer crecer. El arte para mí se sitúa entre el que aprende y lo que es aprendido. Entre al hombre que mira y escucha y el agua que fluye por el río, hay sólo una posibilidad del hombre a interpretar y a ningún creador. Pues el Arte se basta de si mismo. A partir del momento en que el hombre interviene es necesario indicar una dirección por cada pensamiento construido. Trato de educar y reivindico el estatuto de aprendiz que aprende. Siempre consideré el papel del artista como algo concreto y útil para vivirlo juntos. Para mí detrás del arte que es sólo la fachada azucarada hay una filosofía detrás o junto a ella. Lola DB: ¿La escritura es, para ti: una necesidad, un instinto, un deseo? Franck Jouneau: Es una historia de la gallina y del huevo y el resultado de interacciones complejas. En todo caso, pienso que si comencé a dibujar a los trece años es porque mi padre era pintor. Pero simplemente no es la escritura, es la creación en general como vector de construcción. Soy ávido de conocimientos de hecho para hacer, estructurar… A los once años escribía pequeñas noticias para jugar con mis amigos después. A los Catorce años creé mi primera revista de historietas con amigos dibujantes y teníamos comités de redacción todos los jueves por la tarde. A los dieciséis años hago mi primer concierto y viví como músico hasta 1993 y al mismo tiempo hice rock, jazz, música experimental, RnB. Al mismo tiempo hice exposiciones


de pintura éstas muy influidas por Klimt o Pollock. La escritura volvió mucho más tarde, tenía treinta años y con una necesidad de complejidad y también para establecer un pensamiento naciente después. Lola DB: ¿Tienes escritores preferidos? Franck Jouneau: Ouh allí todo de accesos debo reconocer que no leo más novela desde la edad de veinticinco años. En aquella época yo me da cuenta de mi situación deplorable intelectuales y decido leer sólo ensayos, para perderlo más del tiempo. Desde entonces, lo leo más que del philo, socio, sémio, economía, política, neuro etc pues mis autores fetiches son sobre todo unos científicos y otros sabios, pero puedo sin embargo citar, Baruch Spinoza, a Richard Dawkins, Douglas Hofstadter, Antonio Damasio, Albert Jacquard, Umberto Eco y tantos otros … Lola DB: ¿En este momento, estas escribiendo algo? Franck Jouneau: Desde que hago cine, no escribo sino como coescribo las películas con Guy Autret (aunque Guy es el escritor de la banda). Trabajamos en un proyecto de cortometraje que voy a filmar este verano que trata del tiempo, y del no tiempo, de la vida y de la muerte, de la conciencia y de la eutanasia y luego una nueva longitud prevista para el verano siguiente, un road movie que negociará la imaginación de su poder alucinante y traidor. Lola DB: ¿Dibujas aún? Franck Jouneau: Muy raramente, lo siento pero no tengo mucho tiempo. Pero así como me ocupo de todo lo que es gráfico sobre las películas esto me llena y satisface… Efectos Especiales, 3D y luego todo el story-board son realizados por mí en 3D pero evidentemente no a mano.

Lola DB: ¿El dibujo te ayuda para la escritura de tus novelas, de tus diálogos y guiones? ¿De que manera? Franck Jouneau: Bueno… debo decir que mis películas son muy gráficas en el sentido o los marcos, las imágenes son pensadas como cuadros. Mi pasado de pintor ilustrador me sirve muchísimo. Lola DB: ¿Puedes decirnos lo que te representa mejor (el dibujo, la escritura, el cinema)? Franck Jouneau: Pues soy todo esto, es esta la facultad para interesarme plenamente de cosas pero creo que el cine me permite ser dibujante, músico, escritor y sobre todo poder encontrar a otros creadores que van en la misma dirección. Lola DB: ¿Las actualidades de Franck Jouneau en las próximas semanas? Franck Jouneau: creo que yo ya he respondido… El cortometraje este año, el largometraje el año próximo pero más todavía, va a haber que desenredarse para que


las películas sean vistas por el número más grande posible. Es un grueso trabajo que pide mucho tiempo y conocimientos porque no tenemos ni distribuidores ni difusores. Pero debemos hacerlo si no las películas se quedarán en una caja… Por otra parte si usted tiene salas de cine interesadas por Las Palmas estaría interesado… Lola DB: Tú conoces la razón de ser de “Lola DB Nantes-Las Palmas”. ¿Qué es lo que te inspiras o lo que hay de ti del a ciudad de Nantes? Franck Jouneau: Adoro Nantes, es una ciudad dónde se encuentra muchísimos creadores de talento, una gran ciudad pequeña viví ocho años en el extranjero, Dublín, Londres, Ámsterdam y Montreal, pero no querría vivir en otro lugar en Francia … Aunque no hay bastantes árboles … Lola DB: ¿Si vinieras a vernos a Las Palmas, que te gustaría compartir con nosotros aquí? Franck Jouneau: sería maravilloso poder presentar una película allí… Y luego así como si de un rodaje sería aprender de la ciudad como es la aventura humana que es la más interesante … Entonces estaría bien beber un vaso de vino en frente el mar con usted …

Franck Jouneau  

Un Chateau dans la Brume