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FESTIVAL OODAAQ IMAGES NOMADES & POÉTIQUES

16 au 25 mai 2014 • Rennes •


Oodaaq est une île découverte en 1978 au nord-­est du Groenland. Pendant longtemps considéré comme la terre émergée la plus au nord du monde, cet amas de gravier et de vase est en réalité à la dérive, et donc impossible à localiser de nos jours. L’île, menant une existence quelque part entre réalité et imaginaire, devient ainsi une image, lointaine et utopique, nous invitant à scruter l’horizon afin de la voir apparaître. C’est sur cette terre incertaine, inaccessible et invisible que nous avons établi notre campement afin d’explorer la création artistique contemporaine. Habitants nomades de l’île d’Oodaaq, nous parcourons le monde durant l’année afin de constituer un collectif de créateurs en constante évolution.


SOMMAIRE 3 4 6 8 9 10 12 14 15 16 18 20 22 24 26 27 28 30 31 32 33

Édito Point Info Inauguration Caisson de projection Salon Vidéo Vidéo/Bars Dialogue vidéo Si j’étais démolisseur Rencontres Déroulé Dé-charge Vidéo Écritures éphémères Les communicants Plis et replis du visible CrossTalk Festival Simultan Festival Soirée de performances Clôture Sélection Oodaaq Partenaires Artistes et équipe

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CrossTalk Festival


ÉDITO C’est du fond des plis abyssaux que les explorateurs du Festival Oodaaq reviennent cette année pour vous faire part de leurs découvertes d’images nomades et poétiques. Dans une mer parsemée de plancton phosphorescent, étincelles sorties de l’ombre, propagées depuis les profondeurs, l’équipage de l’Œil d’Oodaaq jettera l’ancre du 16 au 25 mai prochain sur la place du Parlement de Bretagne à Rennes. Autour d’un pavillon vélique hissé sur ce lieu central, nous redessinerons une nouvelle fois les contours de l’île d’Oodaaq, en faisant émerger une multitude de lieux de rencontres. À travers un ensemble de propositions de performances, installations, projections, banquets, tables-rondes et conférences, nous observerons ces images autres qui évoluent sous les surfaces. Comme chaque année, le Festival Oodaaq réunit une centaine d’artistes et propose une carte blanche à trois structures, deux festivals européens et une association rennaise. Leurs regards nous donnent alors des pistes pour questionner collectivement la diversité des formes et des contenus des images qui nous entourent aujourd’hui. À nous ensuite d’imaginer ensemble ce qu’il y a à voir, et de construire un nouveau regard, plissé et oblique. Surveillez la surface de l’eau!

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POINT INFO Cette année, nous confions la conception et la réalisation d’une installation monumentale sur la place du Parlement au collectif MaDe. Invité à imaginer une installation qui vienne faire écho ou contre-point à l’architecture particulière de la place et qui réponde à des usages multiples, le collectif a conçu deux pavillons véliques qui forment un point d’information et un lieu de rencontre privilégié lors du festival. L’un d’eux accueille chaque jour une programmation d’art vidéo. Créé en 2013 à Rennes, l’atelier MaDe est un collectif composé de paysagistes et d’architectes sensibles aux problématiques de l’espace public comme espace appropriable. À cheval entre paysage, architecture, agriculture et scénographie, une partie de leur travail se focalise sur des interventions d’architectures légères, mobiles et démontables, privilégiant le réemploi et les circuits courts plutôt que les matériaux standardisés. La rencontre entre l’Œil d’Oodaaq et l’atelier MaDe a conduit à la recherche d’un dialogue et d’un champ lexical commun. Nous nous reconnaissons mutuellement dans des thématiques liées au monde du voyage, du nomadisme, de l’exploration, mais aussi dans une volonté de penser un projet qui s’ancre dans son territoire breton et privilégie le réemploi. Les principes et matériaux issus du monde de la voile nous sont alors apparus comme une évidence : mâts, cordages, voiles. Ces matériaux ont un langage qui leur est propre, qui réside dans le pli et la tension, sources d’inspiration pour le principe constructif du Pavillon. Chacun a une histoire et en s’assemblant, ils en forment une nouvelle inspirée des nombreux récits de voyage qu’ils transportent. Bien que fixes, les matériaux empruntés au monde de la voile peuvent se déployer, c’est-à-dire changer de forme et d’état. Cette transformation est amplifiée par la mobilité du pavillon, déplaçable sur le territoire après le festival.

Place du Parlement • Du 16 au 25 mai • De 12h à 19h

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Collectif MaDe - Détail du Pavillon Vélique

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INAUGURATION Pour le coup d’envoi du festival, nous nous rencontrerons autour du pavillon vélique sur la Place du Parlement de Bretagne afin de célébrer ensemble cette nouvelle apparition. Nous vous invitons ensuite au Ty Anna, à partir de 20H, pour partager les premières découvertes du festival.

Pavillon Vélique Présentation pavillon vélique, conçu par le Collectif MaDe, autour d’un pot de bienvenue.

Place du Parlement • 16 mai • 18h SUPER CRAYON Corentine Le Pivert et Nicolas Gérot développent un univers sonore et visuel où se croisent chansons pop géométriques et bandes originales de films. Des compositions minimalistes au système de narration fragmenté, mais pleines de nuances et d’ambiances colorées.

VINCENT MALASSIS En équilibre entre dissonance et mélodie, les paysages sonores de Vincent Malassis se développent en relief. Drones scintillants, ruptures radicales et profondeurs harmoniques dessinent les formes radicales de ce solo électroacoustique. Du lourd mais des fois du léger aussi.

TY ANNA • 16 mai • 20h

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Super Crayon

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CAISSON DE PROJECTION À l’intérieur du Pavillon Vélique, un espace est prévu pour une projection de vidéos en journée. Chaque jour une œuvre vidéo sera présentée. Ces propositions sont des œuvres qui s’étirent dans le temps, permettant au public d’aller et venir dans l’image. PROGRAMMATION • 17 mai: Haikus An 01, Fanch Dodeur et Barthélémy Péron • 18 mai: Apnée, Capucine Vever et Valentin Ferré • 19 mai : Chutier, Les Frères Ripoulain • 20 mai : Avant la fin, Guillaume Lepoix • 21 mai : Ecritures éphémères - projection Oodaaq 1 • 22 mai : Les Communicants - projection Oodaaq 2 • 23 mai : Plis et replis du visible - projection Oodaaq 3 • 24 mai : Dé-charge Vidéo • 25 mai : Diffusion aléatoire de toutes les programmations

Les Frères Ripoulain - Chutier - 2012 / 50’55’’ 2013 Capucine Vever et Valentin Ferré - Apnée - 13’45’’ Dans le jargon de la vidéo numérique, le chutier désigne la zone de travail d’un logiciel de montage dans laquelle sont stockés les rushs du film. Les artistes proposent d’aborder ce projet vidéo comme chutier de leur expérience de la ville et des expérimentations qu’ils réalisent dans ses marges. Des interventions diverses par lesquelles les artistes réveillent le potentiel fictionnel du décor urbain dans lequel nous évoluons au quotidien.

Fanch Dodeur et Barthélémy Péron Haiku - an01 - 2012-2013 / 48’ Fanch Dodeur et Barthélémy Péron parcourent le monde en vélo. Plus qu’un simple voyage, ils ont développé un atelier mobile de création artistique à travers lequel ils réalisent une sorte d’échantillonnage des merveilles sonores et visuelles de ce monde. Non pas des paysages grandiloquents, mais des détails, insignifiants au premier abord, et pourtant pleins de beauté insoupçonnée. La poésie se niche en effet dans les plis de la réalité et s’offre à tous ceux qui savent regarder, observer et contempler.

Apnée est une installation vidéo qui relate l’immersion et l’émersion quotidienne du “Plancher des Vaches”, intervention artistique in situ sur une épave de bateau dans le port de Lorient. Le plancher des vaches est un terme utilisé par les marins pour désigner la terre ferme. Les deux artistes ont rendu l’épave à nouveau praticable, tout en l’ancrant dans un éternel entre-deux, entre monde marin et monde terrestre, accentué par l’incessant mouvement des marées.

Guillaume Lepoix - Avant la fin - 2011-2012 / 62’07’’ Avant la fin est un journal vidéo, enregistré quotidiennement en attendant la présumée fin du monde le 21 décembre 2012. L’artiste nous y fait part de faits divers anodins, de constats banals et d’informations sans grande importance sur l’état de son environnement. Un récit anti-spectaculaire qui anticipe un non-événement pourtant très médiatisé.

Place du Parlement• Du 17 au 25 mai • De 14h à 19h

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SALON VIDÉO L’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne - site de Rennes accueille trois vidéos et une installation qui se situent entre la documentation et ses possibles ouvertures vers la fiction et l’imaginaire. Jouant avec les limites parfois minces entre image et réalité, elles questionnent les notions d’enregistrement, d’écriture et de mémoire. Badr El Hammami - Mémoire #2

- 2012 /6’00’’ Mémoire #2 s’apparente à une photographie de classe qui s’anime lentement. L’artiste joue avec une idée du mouvement qui à la fois redonne vie à des images figées mais participe en même temps à la disparition des protagonistes. La mémoire s’efface en même temps qu’elle s’écrit.

Clemens Wilhelm - Peter ist tot - 2012 / 14’48’’ L’histoire de Peter, chauffeur de camion et barman à Berlin Ouest, interroge la capacité des images à être porteuses de mémoire. Biographie fictive imaginée par l’artiste à partir de photographies trouvées, elle met en évidence la malléabilité des images et la futilité de nos tentatives de laisser une trace en ce monde.

Pauline Delwaulle - L’île - 2012 / 24’00’’ Exploration d’une île de l’archipel de Kerguelen, ce court-métrage expérimental mêle différents médiums - image, texte, document, poésie - afin de rendre au mieux le paysage aux contours incertains et aux noms pourtant si littéraux. Une idée de la cartographie comme écriture empirique du sensible.

INSTALLATION VIDÉO Marie B. Schneider - Le Naufrage - 2012 / 1h06’ Réalisée à partir d’un bloc de 496 images sous vitrine, la vidéo dévoile les photographies sous forme de diaporama. Alors que le titre de l’installation laisse présumer une certaine narration à caractère spectaculaire, chaque image semble se répéter dans une dilution extrême de l’espace temps.

EESAB• Du 16 au 25 mai • De 9h à 20h

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VIDÉO/BARS L’Œil d’Oodaaq a mené cette année la première édition annuelle de Vidéo/Bars. De décembre 2013 à avril 2014, le Scaramouche, la Cité d’Ys, le 1675 et le Synthi ont accueilli tour à tour l’Œil d’Oodaaq pour une durée d’un mois. Chaque bar a diffusé une de ces programmations : “Figures d’humain”,”Médiations d’ailleurs”,”Manèges”, “Hit the road movie”. Pour chacune, le public a pu voter pour sa vidéo préférée. C’est cette sélection qui est diffusée dans l’ensemble des bars pendant le Festival Oodaaq. Vidéo/Bars est l’occasion de présenter des images poétiques et expérimentales qui offrent une alternative au flot d’images de masse qui nous entourent au quotidien. Les vidéos présentées s’adaptent à la spécificité des lieux de diffusion. Elles ne s’imposent pas à nous, mais entrent en interférence visuelle avec l’univers du bar. Hypnotiques, les images nous emportent, tout en nous offrant la liberté de décrocher, pour y revenir quelques instants plus tard.

Albin Hodza - Plongeon - 2013 / 2’40 Une forme semble flotter au milieu d’un espace brumeux hors de toute échelle. Au milieu de nulle part, cette silhouette quasi transparente figure une âme volatile en apesanteur.

Guillaume Lepoix - Glissement de terrain 2012 / 10’00’’ Une structure fabriquée par l’artiste se déplace sur le littoral. Un objet de camouflage presque grotesque qui exprime une volonté de fusion avec son environnement vouée à l’échec. Ce geste de réinsertion d’une image d’un réel devenu virtuel puis remise en situation sous la forme d’une «montagnepersonnage» nous donne à voir l’absurdité d’un paysage qui en explore un autre.

Montserrat Rodríguez Fragmentos de observación - 2011 / 3’00’’ Une personne se dirige vers le lointain, dans une entreprise d’exploration sans cesse renouvelée. Même si son chemin paraît identique à chaque reprise, il est en réalité tout le temps différent. L’instauration d’un temps circulaire nous permet de nous enfoncer, non pas dans le sujet représenté (l’océan), mais bel et bien dans la matérialité de l’image, le grain de la pellicule SUPER 8.

Thibault Jehanne - D226 - 2013 / 2’51’’ Malgré un dispositif de prise de vue identifié dès les premières images, nous nous laissons rapidement désorienter par les images de cette vidéo. Un jeu d’illusion sans artifices numériques qui nous fait croire en des mouvements de caméra jamais réalisés, et qui questionne notre façon d’interpréter le visible.

Le Scaramouche,, La Cité d’Ys, Le 1675, Le Synthi • Du 16 au 25 mai

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Thibault Jehanne - D226

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DIALOGUE VIDÉO La collection du FRAC Bretagne, riche de plus de 4000 oeuvres contient une sélection hétéroclite d’oeuvres vidéo. L’Œil d’Oodaaq, après avoir étudié la collection, propose une soirée qui a pour but de faire dialoguer deux vidéos d’artistes de la collection du FRAC Bretagne avec deux vidéos d’artistes du fonds de l’Œil d’Oodaaq. La présentation prendra la forme d’une projection-conférence animée par les membres de l’association et en présence des artistes. Nous aborderons entre autres la question du rôle du décor dans les vidéos. Vidéos du FRAC Bretagne Samuel Buckman - Europe Quality 2006 / 14’25 Sur un trottoir, un cageot portant l’inscription “Europe Quality” se soulève sous l’effet de la bouche d’aération d’une supérette. Les dessins de fruits sur la cagette semblent s’efforcer de demeurer en lévitation. La portion de trottoir devient un lieu de solitude extrême où un objet se débat absurdement.

Guillaume Linard-Osorio - Os Candagos 2010 / 8’10’’ Un extrait du film “L’homme de Rio” de Philippe de Broca est détourné par une intervention sur l’image qui efface Jean Paul Belmondo ainsi que toute trace de vie. Le processus d’effacement est volontairement laissé visible. L’artiste questionne ainsi la notion d’utopie vis-à-vis d’un projet tel que la ville de Brasilia, construite par ces ouvriers indésirables mais indispensables, aussi nommés Os Candagos.

FRAC •19 mai • 18h

Vidéos de l’Œil d’Oodaaq Beate Hecher & Markus Keim Museum of Revolution - 2012 / 5’00’’ Un plan fixe sur un bâtiment, entouré de barricades et barbelés, surmonté d’un grand lettrage reprenant le titre de la vidéo : Museum of revolution. La musique de fond est composée d’extraits de chansons de variété allemandes et italiennes dont les paroles évoquent essentiellement les petites joies du quotidien et l’amour. Créant un fort contraste avec l’idée de révolution,elle renforce du même trait l’absurdité visuelle d’un Musée de la révolution encerclé par du barbelé. Une réflexion sur la révolution, devenue aujourd’hui un mot vide, à la mode, un slogan comme un autre.

Thomas Daveluy - À l’ouest des rails 2010 / 3’00’’ Cette séquence de l’artiste Thomas Daveluy est le résultat d’un long travelling dans le port de Lorient. La vidéo a été modifiée de manière a supprimer tout mouvement de caméra. Cette modification rend l’image fausse, oscillant ainsi entre document filmé et œuvre cinématographique, entre mise en scène et réalité angoissante. 


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Thomas Daveluy - À l’ouest des rails

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SI J’ÉTAIS DEMOLISSEUR Anaïs Touchot réalise pour le Festival Oodaaq une version originale de sa performance “Si j’étais démolisseur”, en écho au projet des Ateliers du Vent “Quelles sont nos ruines?” En mars dernier, elle est venue prélever une cabane sur la Plaine de Baud. Pendant le festival, elle ira reconstruire sa cabane quotidiennement pendant trois jours aux Ateliers du Vent. Le 24 mai, elle viendra la réimplanter sur son lieu initial, la Plaine de Baud. « Une cabane en bois…Chaque jour la cabane est détruite. Le lendemain lorsque la galerie ouvre, la cabane se reconstruit, avec ses restes de matière. Inlassablement c’est le désir d’habiter qui est en jeu, de se protéger. Comme si instinctivement l’homme se devait d’avoir un toit. (…) Même si tout est voué à disparaître, que ce soit par la main de l’homme ou par la volonté de la nature, nous construisons sans cesse. » Anaïs Touchot

Quelles sont nos ruines? Projet proposé par les Ateliers du Vent. Exploration poétique, visuelle et sonore du 15 mai au 8 juin 2014 Cycle de recherche, rythmé par des workshops internationaux (à Moscou et à Chisinau), des rencontres et des résidences d’artistes, «Quelles sont nos ruines ?» invente un format original de coopération artistique internationale. Sous la direction de Alain Hélou, directeur artistique des Ateliers du Vent, vingt cinq artistes moldaves, français et russes, proposent une exploration pluridisciplinaire en trois temps : • RÉUNIR du 15 au 17 mai, soirées de vernissage, performances, installations • EXPOSER du 21 mai au 8 juin, tous les jours de 15h à 20h • TRANSMETTRE le vendredi 6 juin de 10h à 18h, atelier de réflexion sur les enjeux de transmissions et de transformation de l’action culturelle avec ARTfactories/Autre(s)pARTs

Ateliers du Vent •Du 21 au 23 mai • De 15h à 20h

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RENCONTRES Conférence : La production d’images en physique - par Sébastien Greder, chercheur en physique des particules.

Cette rencontre est maintenant un rendez-vous habituel de notre festival. Nous proposons chaque année un croisement de disciplines, un regard transversal en invitant un explorateur à venir enrichir notre réflexion sur les images.En tentant de répondre à la question “Qu’y a-t-il à voir quand il n’y a rien à voir?”, nous ouvrons une réflexion sur la production d’images. Ici dans le monde de la physique fondamentale. Ceci afin de mieux comprendre la part toujours présente d’imagination dans la fabrication mentale des images. Que ce soit en astronomie, dans le monde de l’infiniment petit ou dans n’importe quel autre domaine d’investigation de la physique moderne, la production d’images est omniprésente. Fruit de ce dialogue ancestral entre la conscience humaine et la “réalité” du monde dans laquelle elle se déploie, cet espace de jeux où images et imaginaire se côtoient, interroge notre capacité à (nous) représenter l’Univers. Production, re-production? Quelle est la nature des images produites en sciences? Quelles sont les limitations à notre capacité à les “(pré-)voir”. C’est en discutant de l’évolution des théories modernes de la physique et plus particulièrement dans le domaine de l’infiniment petit, c’est-à-dire de la physique des particules, que nous tenterons de répondre à ces questions afin d’esquisser les principales caractéristiques de “l’image” du monde qu’ont les physiciens d’aujourd’hui.

EESAB •20 mai• 17h30 Table-ronde : La place des artistes et collectifs artistiques dans la cité Nous invitons plusieurs acteurs de la ville de Rennes ainsi que des artistes et architectes, afin de débattre ensemble de la place des artistes et collectifs artistiques dans la cité. Comme chaque année, l’Œil d’Oodaaq choisit d’investir une place centrale de la ville afin de proposer à un artiste ou collectif d’y implanter une sculpture qui soit également un espace d’accueil. Une œuvre qui favorise la rencontre et l’échange entre artistes et public tout au long des dix jours du festival. La structure de nos villes est en continuelle évolution : nouvelles implantations de réseaux de transports, création de nouveaux quartiers. Ces développements ne sont pas sans affecter les quartiers qui se meuvent en zones d’utilisation : quartiers résidentiels, centres commerciaux, zones d’activités, centres d’affaires, quartiers culturels... Comment les artistes et collectifs s’intègrent-ils dans cette évolution constante d’un territoire qu’ils occupent et qu’ils façonnent? Peuvent-ils questionner ces mutations et remettre en question le bien fondé de ces choix urbanistiques? Faut-il créer des quartiers de la culture? A quoi ressemblent et ressembleront les centres-ville? Quelle place pour l’art dans ces nouvelles cités?

Place du Parlement•21 mai• 17h30

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DÉROULÉ www.loeildoodaaq.fr

ven. 16

mer. 21

18h30 • InauguratIon Place du Parlement 20h00 • ConCerts et ProjeCtIons le ty anna

17h30 • taBLe ronde Place du Parlement 21h00 • ProjeCtIon rue saint-sauveur • Plis et replis du visible

Sam. 17 21h00 • ProjeCtIon Le Before

dim. 18 12h30 • Banquet PartICIPatIf Place du Parlement 22h00 • ProjeCtIon Portes Mordelaises • Écritures éphémères

lun. 19 18h00 • ConfÉrenCe - ProjeCtIon fraC Bretagne 22h00 • ProjeCtIon eglise du bas des Lices, Carrefour jouaust • Les communicants

mar. 20 17h30 • ConfÉrenCe eesaB - site de rennes 21h00 • ProjeCtIon PhaKt Centre Culturel du Colombier • Carte Blanche Cross talk (hongrie)

jeu. 22 19h30 • ProjeCtIon & PerforManCe ateliers du Vent • Carte Blanche simultan festival (roumanie) • Si j’étais démolisseur, anaïs touchot

ven. 23 20h00 • soIrÉe de PerforManCes galerie du 48 • Carte Blanche Peti Peti

Sam. 24 19h00 • soIrÉe de CLôture l’Île d’oodaaq

dim. 25 12h00 • Banquet PartICIPatIf Place du Parlement 15h00 • ConCours InternatIonaL de PÉtanque Place du Parlement

Sam. 31 22h00 • ProjeCtIon halle du marché aux Légumes saint-Malo festival à prix libre 16


TOUT AU LONG DU FESTIVAL DU 16 AU 25 MAI POINT INFO ET CAISSON DE PROJECTION Place du Parlement VIDÉO/BARS Le Scaramouche, la Cité d’Ys, le 1675, le Synthi SALON VIDÉO ET INSTALLATION EESAB - site de Rennes

APRÈS LE FESTIVAL LE 31 MAI PROJECTION DE LA SÉLECTION OODAAQ 2014 Halle du Marché aux Légumes, Saint-Malo

ADRESSES • FRAC BRETAGNE 19 avenue André Mussat

• PLACE DU PARLEMENT DE BRETAGNE

Bus 4 Préfecture/Beauregard

• LES ATELIERS DU VENT 59 rue Alexandre Duval

tous les jours 15h-01h Bus et M République

Bus 9 Voltaire

• LE SCARAMOUCHE 3 rue Jean-Marie Duhamel

• ÉCOLE EUROPÉENNE SUPÉRIEURE DE BRETAGNE - SITE DE RENNES 34 rue Hoche Bus 1, 5, 8, 9 M Sainte- Anne

• LE GRAND SOMMEIL 8 rue Saint-Sauveur Bus et M République / Sainte- Anne

• PHAKT - CENTRE CULTUREL COLOMBIER 5 place des Colombes Bus 9, 5 Plélo Colombier, M Charles de Gaulle

Bus et M République

• GALERIE DU 48 48 boulevard Villebois Mareuil Bus 11 Cimetière de l’Est

• LE SYNTHI 2 rue de Châteaudun du lundi au samedi, 18h-01h Bus 4, 6 Pont de Châteaudun

• LE 1675 44 rue Legraverend

• LA CITÉ D’YS 31 rue Vasselot

du lundi au samedi 12h-14h et 18h-01h Bus 4, 6 Musée Beaux-Arts M République

•LE BEFORE 18 rue Saint-Michel Bus et M Sainte- Anne

• LE TY ANNA 19 place Sainte-Anne Bus et M Sainte-Anne

du mardi au samedi, 17h-01h - Le lundi 17h-21h M Anatole France

PRIX LIBRE 17


DÉ-CHARGE VIDÉ0 Le Festival Oodaaq accueille des étudiants des quatre écoles d’art de Bretagne pour une soirée qui leur est consacrée. Ils nous présenteront leurs créations vidéo et nous inviteront ensuite à des surprises visuelles et sonores en tous genres. Le projet Dé-charge vidéo a été mené durant toute l’année scolaire et vise à la professionnalisation des étudiants des écoles d’art. Une édition DVD, diffusée pendant le Festival Oodaaq, clôture le projet. Elle regroupe douze vidéos d’étudiants proposant un panel large des différentes possibilités en création vidéographie. Du film d’animation au documentaire, de la performance à la sculpture filmée, les vidéos ont en commun un questionnement des différentes formes d’apparitions des images : au cinéma, à la télévision, sur nos téléphones, nos ordinateurs et autres baladeurs informatiques.

Laureline Mahéo - Rue Jacques Brel - 3’20 - Lorient Anna Conzatti - Almeno due - 2’37 - Lorient Damien Rouxel - Animal - 5’24 - Quimper Marine Bigourie - Tristement ton plat - 0’37 - Rennes Eve Cerubini - Sans titre - installation - 2’41 - Quimper Erwan Lenoir - La tête - 1’15 - Rennes Florian Cohen - Réponse - 6’12 - Quimper Erwan Vivien - Dirty town - 4’50 - Lorient Sarah Penanhoat - Etal de poisson - 1’04 - Brest Oyku Aras - Poisson orange - 8’11 - Rennes Maxime Gallopin - Drive - 2’32 - Rennes Fabien Abgrall - Get (B)low - 2’07 - Quimper

Le Before • 17 mai • 21h

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Damien Rouxel - Animal

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ÉCRITURES ÉPHÉMÈRES Cet ensemble de vidéos interroge les parallèles entre les images écrites par la lumière (photographie, cinéma en pellicule, mais aussi - par extension - vidéo numérique) et celles forgées par notre mémoire individuelle et collective. Ces écritures ne se font pas toujours de manière douce, mais peuvent être imposées par la violence, s’apparenter à des marques de brûlures. Mais même les empreintes les plus douloureuses ne parviennent pas à résister au flux du temps. Celia Eid - Interstitial Traces

- 2013 / 10’00’’ Cette partition graphique animée est le fruit d’une collaboration entre la vidéaste Celia Eid et le compositeur Robert Cohurn. Elle résidant en France, lui au Japon, les deux artistes s’envoient les éléments de travail pour les faire évoluer ensemble et les faire se répondre. Les deux univers - abstrait pour l’un, basé sur des enregistrements concrets pour l’autre - se rencontrent et s’imprègnent mutuellement. De la même manière, les avant et arrière plans ne cessent de s’interpénétrer, de s’associer et se dissocier dans une image musicale d’ensemble.

Alisi Telengut - Tengri

- 2012 /5’34’’ Dans ce court film d’animation, Alisi Telengut tente de rapporter une tradition des nomades de Mongolie, peuple auquel ses grand-parents appartenaient. Le rituel de l’ “enterrement par le vent” consiste à transporter sur une carriole le corps du défunt, jusqu’à ce que les aspérités de la route le fassent tomber. Le corps est enterré à l’endroit de sa chute, et son âme est transportée aux cieux par le vent. En écho à cet effacement progressif d’une personne, l’artiste construit son film par superposition, où chaque image vient recouvrir la précédente. Le film devient la trace de peintures éphémères.

Portes Mordelaises • 18 mai • 22h

Alexei Dmitriev - Hermeneutics - 2012 / 03’15’’ Cette vidéo est une illustration visuelle de ce qu’est l’herméneutique, c’est-à-dire notre façon de lire et d’interpréter des données. Construite à partir d’images d’archive de la deuxième guerre mondiale, son montage au rythme soutenu la transforme en film de guerre. L’enchaînement stroboscopique de paysages, de visages humains et d’explosions en tout genre produit une certaine fascination, et le spectacle de l’horreur se meut en spectacle de son et de lumière joyeux.

Emmanuel Piton et Elvira Martinez De bruit et de fureur - 2013 / 4’00’’ “La vie n’est qu’une ombre qui marche. C’est une histoire, racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien.” (Shakespeare, Macbeth) Dans ce film, tourné durant la Semaine Sainte à Grenade en Andalousie, les artistes s’intéressent à la transmission des traditions et rituels religieux. Ces derniers continuent encore aujourd’hui à influer fortement sur la manière de s’organiser et de vivre en communauté. La répétition et superposition de différents plans, tantôt positifs tantôt négatifs, reflètent la fusion entre traditions anciennes et modes de vie contemporains.

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Jean-Gabriel Périot - Nijuman No Borei

Renaud Perrin et Julien Telle Lettres à la mer - 2013 / 4’41’’ En Chine, il existe une coutume qui consiste à calligraphier des idéogrammes avec de l’eau et des pinceaux en mousse sur les sols de pierre ou de béton. L’eau s’évapore assez rapidement et aucune trace ne subsiste du geste effectué. Renaud Perrin et Julien Telle reprennent cette technique de l’éphémère afin d’évoquer le destin de soldats espagnols réfugiés à Marseille, dont on a récemment découvert des correspondances jamais arrivées à destination. Mémoire et oubli se mêlent ainsi irrévocablement dans une œuvre à l’écriture à la fois douce et cruelle.

David Anthony Sant - Fractured

- 2013 / 3’04’’ David Anthony Sant dresse ici un portrait filmé de la ville de Sydney. Les mouvements incessants de sa caméra reflètent le rythme de la ville, et font surgir un espace-temps fragmenté, une narration abstraite à partir de signes et symboles décontextualisés. L’artiste nous emmène dans un parcours labyrinthique qui questionne la place des images dans notre quotidien, et trace un parallèle entre son vécu de l’espace urbain et une temporalité résolument cinématographique.

Jeymer Gamboa - Imaginarium - 2013 / 7’71’’ Jeymer Gamboa procède ici à un répertoriage de plus de 200 sculptures et monuments de la ville de Buenos Aires dont il est originaire. Sa caméra balaye littéralement la ville, capturant les monuments de plusieurs points de vue, et mêlant différentes luminosités. Il crée ainsi une image en mouvement à partir d’objets figés. Il interroge la manière dont sa mémoire personnelle tend à se confondre avec la mémoire collective, forgée le plus souvent par les classes dominantes et validée par l’érection de monuments.

Jean-Gabriel Périot Nijuman No Borei (200000 Fantômes) -

2007 / 10’51’’ A partir de centaines d’images d’archive, Jean-Gabriel Périot construit le récit chronologique du dôme de Genbaku, le mémorial de la paix d’Hiroshima. Cet édifice, construit en 1914 selon des canons architecturaux européens, résista à l’explosion de la bombe atomique dont le point d’impact se situa à seulement 130 mètres au sud-est du bâtiment. Il devint ainsi malgré lui le mémorial contre l’utilisation militaire des technologies nucléaires et questionne les aléas de l’écriture de l’Histoire.

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LES COMMUNICANTS Une sélection de vidéos qui détournent nos rituels et comportements en société, remettant en cause notre capacité à communiquer.

Thorsten Fleisch - Hex Suffice Cache Ten

- 2012 / 12’42’’ Hex Suffice Cache Ten est un film de science-fiction expressionniste, qui nous emmène dans un univers cauchemardesque baignant dans un éclairage au néon clinique et froid. L’artiste joue avec les codes et les clichés du cinéma du genre jusqu’à les pousser à la limite de l’absurde. Une narration expérimentale et contrariée qui raconte la matérialité du futur.

Thierry Mandon - Temporalité - 2013 / 2’13’’ Thierry Mandon met en scène une sorte d’archétype de l’individu, parodiant la condition humaine, et ses tentatives d’harmonisation avec son environnement.

Collectif CAPTURE - Tutoriel

- 2013 / 0’41’’ Le collectif CAPTURE pratique le détournement sous toutes ses formes. Jeux de mots visuels, associations absurdes et effets spéciaux artisanaux caractérisent leur travail qui aborde avec beaucoup de dérision les nouvelles technologies de communication et de représentation. La vidéo Tutoriel est une vision décalée et critique de la 3D et des moyens d’auto-apprentissage sur Internet.

Carrefour Jouaust • 19 mai • 22h

Neno Belchev - Negative Message - 2012 /1’15’’ Neno Belchev est un artiste bulgare qui se préoccupe beaucoup de la situation sociale, économique et politique de son pays. Il combine dans cette vidéo des gestes d’insulte avec une image d’arc-en-ciel, créant ainsi un message paradoxal, censé refléter le positionnement contradictoire de beaucoup de Bulgares envers les régimes politiques successifs. Selon Neno Belchev, le rôle de l’artiste peut être comparé à un prisme qui fragmente la vue, qui découvre et met en évidence ce qui était caché jusque-là.

Sylvia Winkler & Stephan Köperl Alexandra Open - 2009 / 2’00’’ Sylvia Winkler et Stephan Köperl pratiquent un art d’intervention urbain. Ils analysent et utilisent le contexte sociologique afin de procéder à des détournements qui mettent en évidence l’absurdité de certaines organisations sociales. Ici, c’est par le jeu que le duo d’artiste surmonte une barrière - un “mur de la paix” - érigée en 1994 dans l’Alexandra Park à Belfast pour éviter les affrontements entre groupes catholiques et protestants.

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Neno Belchev - Negative Message

Collectif CAPTURE - Les passes murailles - 2011 / 0’12’’ Les passes murailles est une performance réalisée dans l’atelier du collectif. Trois personnes traversent le mur tout en laissant visible des moyens de production très rudimentaires.

Tahir Un - The Game

- 2012 / 9’00’’ Dans The Game, Tahir Un associe images d’enfants se livrant à un jeu populaire et images de la guerre civile en Syrie. Tournée à Mardin, ancienne cité limitrophe de la Syrie et surplombant la vallée mésopotamienne, la vidéo rend compte de la fausse proximité des conflits mondiaux par leur couverture médiatique. La vie quotidienne continue son cours malgré tout.

Markus Keim & Beate Hecher Hard Labor Meager Pay - 2013 / 2’12’’ Hard Labor Meager Pay est une métaphore grotesque du travail et de la paie. Un jeu en boucle sans gagnants ni perdants.

Sylvia Donis - Body and Soul

- 2013 / 3’39’’ Sylvia Donis s’intéresse à la mémoire, à l’oubli, à l’absence caractéristique de la représentation. Body and Soul est un film qui fait défiler des brosses à dents, seules traces du corps de leurs anciens propriétaires. Un film où se mêlent le passé et le présent, dans un souffle de légèreté et d’hystérie joyeuse.

Collectif CAPTURE - VOSTFR

- 2011 / 0’58’’ Sous-titrage en français de chants d’oiseaux. VOSTFR est une référence à une séquence du film de Pasolini “Des oiseaux petits et grands” où le prêche de Saint-François d’Assise en chant d’oiseaux est traduit.

Jean-Guillaume Bastien - Déjà-Vu

- 2012 / 4’00’’ Cinq femmes sont liées par une impression de déjà-vu. Elle se fondent dans le décor dont elles semblent être les produits dérivés, et s’enlisent dans des non-actions répétitives. La scène finale les rassemble toutes dans une chorégraphies délirante, questionnant le statut du corps-femme.

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PLIS ET REPLIS DU VISIBLE CONCERT - Si j’avais quatre dromadaires / violoncelle, mandoline, percussion, guitare Le tricycle musical toulousain ( Clarisse Grandsire, Samuel Crusson, Kristen Annequin) propose une musique improvisée aux directions aléatoires, balade entre folk et bruit.

Dans cette programmation, les artistes proposent de se réapproprier les images de notre quotidien, par un ré-agencement qui fait surgir un langage poétique. Collage et détournement s’associent alors pour ouvrir la porte à tous les possibles, et permettre des réinterprétations délirantes de la réalité. Thibault Jehanne - Lumières d’Hiver 2013 / 4’35 L’artiste réalise un travail de collectionneur en récupérant sur Internet des images de webcams installées dans le monde entier. Les conditions météorologiques détériorent progressivement les caméras, qui, au lieu de prélever des données objectives, donnent à voir des images plus ou moins abstraites, tels des signaux d’autres mondes.

Frank Bubenzer - Blue Distortion

- 2013 /4’44 Frank Bubenzer détourne les images publicitaires et télévisuelles en éliminant tout ce qu’il juge «non essentiel». Il en découle une pratique du collage basée autant sur l’effacement que sur le ré-agencement des éléments de l’image. Pour Blue Distortion, l’artiste a imaginé ce qu’il se passe dans le téléviseur une fois le poste éteint, donnant naissance à des compositions délirantes et un voyage époustouflant à travers les paysages intérieurs de la télévision.

Stuart Pound - Shooting Loops - 2013 / 4’12’’ A partir d’une courte séquence d’un célèbre film de science fiction des années 90, Stuart Pound crée un tableau mouvant abstrait et expérimental. Le découpage et la répétition font surgir un rythme qui évolue en boucle, et qui, conjugué à la dimension sonore du montage, rappelle le déroulement d’une pellicule de film. L’utilisation du noir et blanc accentue encore davantage le côté graphique de la composition obtenue.

Charlie Guerin - The impossible Flat 2012 / 4’31’’ The Impossible Flat est une exploration d’un appartement virtuel, qui se voit progressivement déformé par un enchevêtrement de données personnelles de l’artiste (numéro de téléphone ou de carte bancaire, taille, etc.). Le projet interroge notre identité numérique et le poids de cette dernière sur nos conditions de vie, ainsi que sur notre foyer personnel, dont les frontières sont sans cesse mises à mal par les nouvelles technologies de communication.

Rue Saint Sauveur - Bar Le Grand Sommeil• 21 mai •21h

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Stuart Pound - Shooting Loops

Lucia Veronesi - The Uninhabitable 2012 / 11’16’’ Lucia Veronesi nous propose une succession de scènes d’intérieur, basculant entre la deuxième et la troisième dimension. Elle a recours à diverses techniques, allant du découpage et du collage à la peinture et au stop-motion. Elle fait ainsi naître un univers décalé duquel l’humain est absent et dans lequel les objets sont autonomes et porteurs d’une narration fragmentaire.

Max Hattler - Aanaatt - 2012 / 4’45’’ Aanaatt est une sorte de “perpetuum mobile” visuel, dans lequel formes, couleurs et perspectives s’associent et se dissocient sans arrêt pour créer des espaces toujours renouvelés. Des objets du quotidien deviennent les pions d’un jeu d’abstraction en stop motion, d’un gigantesque kaléidoscope qui offre une vision décalée de notre réalité.

Cécile Lacombe - Dream Her

- 2010 / 3’10’’ Cette vidéo est à l’origine un projet live combinant la musique de Caroline Duris et les images de Cécile Lacombe. Le rêve, comme espace de délire et de transfiguration, a été le fil conducteur de leur dialogue sonore et visuel. La composition fait s’interpénétrer des images de différentes natures, l’urbain et le naturel, l’ici et l’ailleurs, le réel et l’onirique. Une dérive atmosphérique colorée.

Sandra Araùjo - Runtime error - 2013 / 4’12’’ Les jeux vidéos recréent des mondes aux logiques et systèmes de relation qui leur sont propres. Sandra Araùjo s’amuse ici à déconstruire et morceler l’espace interne du jeu afin d’en révéler la grille, le squelette. L’artiste en amplifie la structure en réduisant l’information colométrique à un minimum, provoquant un contraste entre l’esthétique rétro des premiers jeux vidéos et le photoréalisme recherché dans les créations actuelles.

Sébastien Sénéchal - Unstable Realities

2012-2013 / 5’08 ‘‘ La numérisation croissante du monde provoque une perception de plus en plus déformée de la réalité. Google Earth, dont l’artiste se sert comme outil de production, nous procure ainsi une sensation d’ubiquité et de déplacement instantané. Sébastien Sénéchal se lance ici à la recherche du bug et des failles qui déchirent l’image de la réalité. Il crée ainsi une métaphore d’un monde conçu pour et par une myriade d’algorithmes informatiques, d’un monde qui semble plus que jamais instable et incertain.

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CROSSTALK FESTIVAL CrossTalk est un festival d’art vidéo qui se déroule depuis 2008 à Budapest en Hongrie. Il souhaite proposer un espace de réflexion et d’échange entre public et artistes et interroger les dernières évolutions du médium art vidéo, en l’inscrivant dans un discours global sur l’art. Tout au long de l’année, CrossTalk organise des projections d’art vidéo dans des lieux différents à travers la ville de Budapest. Ils invitent des artistes et des commissaires hongrois et internationaux à présenter des vidéos et à partager leur expérience avec le public. La sélection vidéo réalisée pour le Festival Oodaaq regroupe neuf artistes de l’Europe de l’Est et interroge les voies et détours de la quête de sens et d’identité. Szilvi Német, directrice artistique du Crosstalk Video, sera présente lors de la soirée au PHAKT afin de nous présenter plus en détail le festival et la programmation qu’elle a réalisée pour le Festival Oodaaq. Après la projection nous vous inviterons à déguster des spécialités hongroises en poursuivant les échanges autour des images visionnées.

Marko Tadic - Borne by the Birds - 3’10” / 2012 Croatie Ye Mimi - Was being moved? - 1’00” / 2012 / Taiwan Filip Jurkovic - Somewhere - 08’07” / 2013 / Slovaquie Tamás Komoróczky / Absolute - Absurd - 05’58” / 2012 / Hongrie Gábor Õsz -Tautology - 6’52” / 2012 / Hongrie Erik Mátrai - Breath - 02’07” /2010 / Hongrie Vojtech Zak - Melancolia - 03’35”/ 2013 / Slovaquie Beatrix Simkó - Remains - 02’25” / 2013 / Hongrie

PHAKT - Centre Culturel Colombier • 20 mai • 21h

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SIMULTAN FESTIVAL L’association Simultan est basée à Timisoara en Roumanie. Leur principal événement est un festival annuel organisé depuis 2008 et qui met à l’honneur art vidéo, art numérique et musique électronique expérimentale. Initié par un groupe d’artistes, la principale intention du festival est d’offrir une plateforme aux formes d’art innovantes et expérimentales, ainsi que de renforcer les liens entre scène artistique locale et internationale. Pour la soirée aux Ateliers du Vent, Simultan propose une programmation vidéo qui traite de la théâtralité dans nos rituels quotidiens.

Nina Kurtela -Transformance - 8’15 / 2010/Croatie shmkvsworld, Polite Conversations - 4’38 / 2011 / Roumanie

Marko Schiefelbein - I can. You can- 7’25,/ 2012 / Allemagne

Miquel Arnal - Fatima - 2’53 / video 2012 / Espagne Daniela Delgado Viteri - Colectivo - 7’00 / 2011/ Argentine

Irina Botea - Fotocopia - 8’00 / 2011 / Roumanie Marcia Beatriz Granero - Mundum - 4’45 / 2012 / Brésil Przemek Wegrzyn - Backlight - 6’20 / 2012 / Pologne

Les Ateliers du Vent • 22 mai • 19h30

Serfaty Chen - Heterotopia - 10’07 / 2012 / Israël Paul R Jones - Internal Exile II - 2’23 / 2012 / Royaume-Uni

Santiago Parres (EZO) - Transit Zone - 7’40 / 2012 / Espagne

Ivar Veermäe - iTouch - 3’35 / 2012 /Allemagne Nicolas Carrier - It’s the ghost - 6’15 / 2012/France Paul Gustavo Barrios Cáceres - Nudo de nodos - 8’15 / 2012 /Colombie

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SOIRÉE DE PERFORMANCES Dans le cadre de la soirée de performances, nous offrons une carte blanche à Peti Peti. À leur proposition s’ajoute une performance programmée par l’OEil d’Oodaaq. La soirée tournera autour de la pellicule et de l’esthétique de la forme circulaire, à travers la notion de boucle, de répétition, d’épuisement. Située à Rennes, l’association Peti Peti s’intéresse à l’art cinématographique et au cinéma dit expérimental en particulier. Elle a pour objectif d’explorer les relations qu’entretient le cinéma avec les autres arts, langages et formes du savoir. L’association réunit programmateurs et créateurs autour de films d’artistes, du documentaire poétique au cinéma expérimental en passant par des films de cinémathèque ou l’art vidéo. Une vive attention est portée à la projection des films dans leur format original. Elle propose la rencontre du film d’Anthony MacCall “Line describing a cone “ avec le groupe France pour une performance de la durée du film soit 30 minutes.

Anthony McCall- Line Describing A Cone 1973 / 16mm / n&b / sil / 30’ 00 / Expanded

Marianne Moula et Carole Thibaud - {…} Nantes

France, Clermont-Ferrand

La performance mêle machines à coudre, films truqués, surpiqués et lumière bruyante. La performance {…} réunit Carole Thibaud, projectionniste, cinéaste autodidacte et Marianne Moula, plasticienne. Leur intérêt commun pour l’exploration de l’image, de ses supports et des formes qu’elle peut prendre les conduisent à cette proposition où l’image se créé en se détruisant, par un travail minutieux et répétitif entre projecteurs 16mm et machines à coudre.

“Line Describing A Cone est ce que j’appelle un film solide-lumière. Il utilise le faisceau lumineux tel qu’il est projeté pour lui-même, plus que comme support d’information. L’écran est donc superflu, bien qu’un mur vienne nécessairement interrompre le faisceau lumineux. Ce n’est pas dans la direction où se trouve normalement l’écran que doit se tourner le spectateur, mais vers le faisceau lumineux qui sort du projecteur. (...) Le spectateur peut se déplacer autour de la forme lumineuse qui émerge lentement, et ainsi participer au spectacle.” A.McCall Le groupe FRANCE (Yann Gourdon, Jeremie Sauvage, Mathieu Tilly) joue une musique étirée et hypnotique, à base de vielle à roue, batterie et basse. Le bourdon est continu, donnant naissance à des motifs qui lentement varient d’une couleur à une autre.

Galerie du 48 • 23 mai • 20h

DJs Croc Croc Musik,

Rennes / cold world indé disco Les frères ennemis de Croc Croc Musik passeront des disques jusqu’à la mort et vous danserez jusqu’au sang.

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Anthony McCall - Line describing a cone

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CLÔTURE La soirée de clôture du festival sera placée sous le signe de l’expérimentation sonore et visuelle. Les différentes performances brouilleront les frontières entre construction et déconstruction et leurs vagues ramèneront sur la plage d’Oodaaq du bois flotté, du plancton phosphorescent et des bricolages cathodiques en tout genre. Le lendemain, nous nous réunirons pour un banquet participatif et pour notre fameux tournoi de pétanque. SAFARI-NOISE - performance sonore et vidéo AV2 - concert pour téléviseurs cathodiques et tables de mixage en court-circuit

- 2012 / 25min À la rencontre de deux pratiques musicales, Diane Grenier et Alexandra Brillant mêlent le circuitbending de vieux jouets sonores récupérés et le traitement en temps réel de semples audio actionnés par une interface de fourrure. En résulte une performance improvisée entre noise tropicale et drone animal autour du thème de la bestialité et du tourisme.

Scintillement excessif, balayage en noir et blanc, contrastes poussés, abrutissement cathodique et ramollissement intellectuel... Adeptes du zapping frénétique autant que du demi-sommeil devant la mire, le duo nantais AV2 se colle à l’écran et arrache un panorama audiovisuel sans décodeur ni redevance.

Anaïs Touchot - Si j’étais démolisseur Île d’Oodaaq • 24 mai • 19h

Pour la soirée de clôture, Anaïs Touchot déplace une dernière fois les ruines de sa cabane pour la reconstruire sur le lieu de son prélèvement, la Plaine de Baud.

Banquet participatif

Concours international de pétanque

Nous festoierons en ce dernier jour de festival, avec le public, les artistes et organisateurs, autour d’une grande table dressée place du Parlement. Un piquenique participatif qui sera l’occasion d’échanger et de partager nos souvenirs de ces 10 jours passés ensemble. Nous en profiterons pour admirer une dernière fois notre pavillon vélique avant qu’il ne hisse ses voiles et fasse cap vers d’autres places à transformer.

Après avoir repris des forces nous lancerons une première canonnade marquant le début des hostilités. Comme chaque année, notre traditionnel concours de pétanque clôturera le Festival Oodaaq. De multiples envolées de boules en acier qui s’entrechoqueront et créeront de nouvelles constellations tout au long de la journée. Les joueurs s’affronteront en triplettes. Inscriptions sur place. 5euros par triplette.

Place du Parlement• 24 mai • 12h

Place du Parlement• 24 mai • 15h

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SÉLECTION OODAAQ

Comme l’année dernière, nous avons choisi le port de Saint-Malo comme point de départ pour nos explorations vers de nouveaux horizons. Cette soirée sera l’occasion de vous dévoiler notre nouvelle Sélection Oodaaq, réalisée à partir des soirées de projection du festival, et éditée à 100 exemplaires en partenariat avec l’Atelier du Bourg. Cette édition voyagera dans nos bagages et sera présentée dans de nombreux festivals partenaires tout au long de l’année. Elle favorisera ainsi de nouvelles rencontres qui nourriront la prochaine programmation du Festival Oodaaq 2015. A très bientôt sur notre île!

Halle du Marché aux Légumes, Saint-Malo • 31 mai • 22h

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PARTENAIRES PARTENAIRES INSTITUTIONNELS PARTENAIRES PRIVÉS

Le Synthi bar à bières

PARTENAIRES ARTISTIQUES PARTENAIRES CARTES BLANCHES PARTENAIRES PRESSE

L’Œil d’Oodaaq est membre de la FRAAP (Fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens) et signe sa charte déontologique. Elle s’engage par conséquent à respecter les droits des artistes, leurs oeuvres, ainsi que le public et nos partenaires.

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ARTISTES ET ÉQUIPE Fabien ABGRALL (FR) Oyku ARAS (FR) Sandra ARAUJO (PT) AV2 (FR) Jean-Guillaume BASTIEN (CA) Neno BELCHEV (BG) Marine BIGOURIE (FR) Alexandra BRILLANT et Diane GRENIER (FR) Frank BUBENZER (DE) Samuel BUCKMAN (FR) collectif CAPTURE (FR) Eve CERUBINI (FR) Florian COHEN (FR) Anna CONZATTI (FR) Thomas DAVELUY (FR) Fanch DODEUR & Barthélémy PERON (Geocyclab) (FR) Pauline DELWAULLE (FR) Alexei DMITRIEV (RU) Sylvia DONIS (FR) Celia EID (BR)

Badr EL HAMMAMI (MA) Vivien ERWAN (FR) Thorsten FLEISCH (DE) Maxime GALLOPIN (FR) Jeymer GAMBOA (AR) Sébastien GREDER (FR) Charlie GUERIN (FR) Max HATTLER (DE) Albin HODZA (FR) Thibault JEHANNE (FR) Markus KEIM & Beate HECHER (AU) Cécile LACOMBE (FR) Erwan LENOIR (FR) Guillaume LEPOIX (FR) Guillaume LINARD OSORIO (FR) Anthony McCALL (GB) Collectif MaDe (FR) Laureline MAHÉO (FR) Vincent MALASSIS (FR) Thierry MANDON (FR) Marianne MOULA et Carole THIBAUD (FR)

Bureau Président : Damien Favre Trésorière : Catherine Mevel Secrétaire : Traudi Millbacher Coordination générale Simon Guiochet-Cléo Hermelin Direction artistique et logistique Simon Guiochet - Solenne Jost Estelle Chaigne - Isabelle Henrion

Sarah PENANHOAT (FR) Jean-Gabriel PERIOT (FR) Renaud PERRIN et Julien TELLE (FR) Emmanuel PITON et Elvira MARTINEZ (FR/ES) Stuart POUND (GB) Les Frères RIPOULAIN (FR) Montserrat RODRIGUEZ (ES) Damien ROUXEL (FR) Anthony SANT (AU) Marie B. SCHNEIDER (FR) Sébastien SÉNÉCHAL (FR) SUPER CRAYON (FR) Alisi TELENGUT (CA) Anaïs TOUCHOT (FR) Tahir UN (TR) Lucia VERONESI (IT) Capucine VEVER et Valentin FERRÉ (FR) Clemens WILHELM (DE) Sylvia WINKLER et Stephan KOEPERL (DE)

Communication Estelle Chaigne - Léa Schrutt Bénévoles Aurore Romé-Manuel RamirezThomas Daveluy-Nyima LerayJonathan San José-Branwenn FeniesEmeric Sechet -Cécile CayrelHortense Le Calvez-Marion Mochet Clarisse Grandsire-Priscilla Le Lay Nolwenn Jollivet - Léa Ahrweiller Aude Le Normand

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loeildoodaaq@gmail.com www.loeildoodaaq.fr festivaloodaaq4

lOeildOodaaq

livret programme Festival Oodaaq #4  

Livret programme du Festival Oodaaq #4 d'images nomades et poétiques, du 16 au 25 mai 2014, à Rennes

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