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LES TRUBLIONS de

Marion Aubert mise en scène

Adriana da Fonseca & Laurent Micheli

Un Spectacle de l'ASBL On voit ta culotte Madame Véro – Collectif d'acteurs 0472/61.09.93 – 0477/81.30.32 Rue Jean Van Volsem 62 1050 Bruxelles onvoittaculottemadamevero@gmail.com myspace.com/onvoittaculottemadamevero

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Sommaire

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NOTE D'INTENTION

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DRAMATURGIE

4 Résumé de l'histoire

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Les influences

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L'abus de pouvoir

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Qui est cette reine?

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Pourquoi pour les adolescents?

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SCENOGRAPHIE

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L'AUTEUR

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ON VOIT TA CULOTTE MADAME VERO

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L'EQUIPE

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LE TEXTE

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Note d'intention Ce qui nous a séduit directement dans ce texte c'est son immédiateté. Il a été écrit par Marion Aubert en dix jours suite à une commande du théâtre de Saran sur les thèmes du désordre, de la désobéissance et du désir. Ces thèmes on fait particulièrement écho en nous en cette période de notre vie, où nous venons de sortir de l’école : nous aussi sommes remplis de désirs désordonnés, et notamment celui de désobéir… Nous nous apprêtons à rentrer dans une société dont nous trouvons qu’elle va vers le replis sur soi, le consensus, la recherche de la sécurité, la peur et l’ennui. Marion Aubert avec son texte vient balayer tout ça de manière brutale et irrévérencieuse, comme une petite bombe. Ses trublions - Individu faisant délibérément de l'agitation pour inviter au désordre, semer le trouble quelque part – luttent contre l’ennui. Tout sauf l’ennui! Alors on s’entretue, on baise, on s’aime, on se moque de tout, un peu trop sans doute. Comme pour être sûr d’être toujours bien en vie. Nous sommes persuadés que les adolescents se reconnaîtront dans ce bordel et cette vitalité dont nous débordons (nous = les trublions, les acteurs), eux qui sont dans cette période exigeante où tout doit être brûlant, sans compromis, où l’on a envie d’hurler, comme dans un concert de rock. Eux aussi s’apprêtent à rentrer dans cette société que bien souvent ils trouvent « nulle, chiante et déprimante… » Première réplique de la reine molle : « Je m’emmerde. J’ai tout. Je veux mourir. » De plus ce texte est très drôle et caustique, il dénonce en se moquant, un peu comme l’humour qu’on peut retrouver dans des séries comme « les Simpsons » ou « South park ». Il a donc été écrit très vite et est par là même très brut et très immédiat ce qui permet une grande liberté d’interprétation, comme nous l’a confirmé Marion Aubert, avec qui nous avons la chance de correspondre. « Ma pièce n'est pas dans des codes réalistes, les personnages peuvent mourir puis ressusciter à tout instant (comme chez Copi, ou comme chez les enfants). » Cette vision du théâtre, qui ne se prend pas trop au sérieux est aussi la façon dont nous envisageons de travailler.

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Dramaturgie Résumé de l'histoire C'est l'histoire d'un royaume qui dépérit parce que sa reine s'ennuie. La Reine Molle est grosse, autoritaire, tyrannique et malheureuse. Elle a tout. Elle veut mourir. Alors Jacqueline qui est à la fois sa soubrette, sa petite amie, sa femme, sa fille, et dévouée, décide d'organiser un concours pour divertir cette Reine Molle et sauver le royaume. C'est ainsi que défile toute une galerie de personnages. Le Clown Popo viendra avec son numéro et finira la tête tranchée. Le Barde et ses chansons d'amour seront engloutis par les entrailles de la Terre. La Fille aux Cheveux d'Or, mélancolique, sera renvoyée d'où elle vient, etc. La Reine Molle les tuera selon son bon vouloir, ils ressusciteront quand bon leur semblera, ils se quitteront, s'aimeront, se réconcilieront. Jusqu'à ce que Dieu et Jeanne d'Arc s'en mêlent...

Les influences « Les Trublions » fait penser parfois au mouvement « punk » des années 70. On retrouve cette révolte contre les valeurs établies, cette expression brute et spontanée. Dans les années 50, a punk, c'était la petite amie masculine qui attendait le prisonnier à sa sortie. Ce côté revendicateur, nous voulons le traiter en procédant à un mélange des genres, les garçons jouent des filles, les filles des garçons ou bien des filles à moustaches, tout ça dans le but de faire exploser les conventions, de proposer une optique du monde où chacun aurait le droit d'être ce qu'il préfère être. Optique particulièrement importante à montrer à des adolescents qui se cherchent, se construisent selon des modèles de normalité qu'on a encore et toujours du mal à dépasser. C'est aussi dans l'optique de donner un pouvoir à la scène qui permettrait aux acteurs de choisir ce qui leur correspond le mieux. Ce texte est d’une certaine manière aussi un texte anarchiste. En effet, Marion Aubert, à travers les débordements de la Reine, caricature le pouvoir politique et donne envie de renverser les valeurs de notre système et de se battre pour la liberté. La Reine Molle c'est peutêtre ça aussi, une anarchiste qui n'a pas choisi le pouvoir et qui fait tout pour le perdre!

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L’abus de pouvoir Ce texte questionne donc aussi les enjeux du pouvoir, à plusieurs niveaux: le pouvoir politique, mais aussi le pouvoir social, celui que nous exerçons sur les autres ou que les autres exercent sur nous, que ce soit dans les rapports familiaux, amicaux, professionnels ou amoureux. La reine a tous les pouvoirs et en abuse. Elle jette les gens comme on changerait de chaîne de télévision, en tue d’autres parce qu’elle n’est pas d’accord avec eux, puis culpabilise, pour finalement excuser elle même son geste. LA REINE MOLLE : « Vous êtes sinistre monsieur. Jacqueline ! Coupe lui la tête ! AH AH ! Il était drôle celui là ! AH AH ! J’ai bien ri ! Mais je n’ai pas envie d’être aimable aujourd’hui. » Cette caricature du Tyran est un classique du théâtre et de la littérature (Richard III de Shakespeare, Leonce et Léna de Buchner, Chat et Souris de Motton,...). « [...] j'ai changé le gouvernement et j'ai fait mettre dans le journal qu'on paierait deux fois tous les impôts et trois fois ceux qui pourront être désignés ultérieurement. Avec ce système j'aurai vite fait fortune, alors je tuerai tout le monde et je m'en irai. » (Ubu roi, p.78, Folio) On retrouve le côté potache de la reine molle chez Ubu Roi qui a été écrit par Jarry lorsqu’il n’avait que 17 ans. Il s’était inspiré de M. Hébert, son professeur de physique qui incarnait à ses yeux « tout le grotesque qui est au monde ».

« Qu’on lui coupe la tête ! » Encore une autre reine molle, La Reine de Cœur dans Alice aux Pays des Merveilles de Lewis Carroll. 5


Qui est cette reine ? Il n’y a en fait pas qu'une seule réponse à cette question, et c’est ce qui fait la force de ce texte. Voici selon nous les différents chapeaux de la reine :

1. Si l’on décide que la reine molle est un représentant du pouvoir (Sarkozy, Bush, le premier ministre etc…) LA REINE MOLLE : « Je voudrais bien vous virer Jacqueline. C’est terrible la fonction publique. Je veux dire. Lorsqu’on ne choisit pas les gens. » Alors Jacqueline c’est le peuple. Le peuple qui aime la reine, qui la respecte, qui croit en elle et qui fait tout pour elle jusqu’au jour où... elle en a marre. JACQUELINE : « J’en ai marre d’être toujours le dindon de la farce » ! Alors elle se révolte : « et Jacqueline la tendre, la martyre, se mit a blasphémer puis à grossir. Et jaqueline n’était plus une, Jacqueline était des milliers ! oui ! Jacqueline était une armée ! » Et jaqueline tue la reine. Qui ressuscite. De toute façon elle fait ce qu’elle veut, la reine ! Donc si la reine est le pouvoir alors l’homme pratique représente… l’Art, qui commente le monde et le raconte avec ses yeux à lui. Il peut être aussi les journaux, les informations, la littérature, le théâtre…. Et Jeanne d’Arc c’est qui : l’opposition, les ONG, la résistance ?

2. Et si la reine molle c’était nous ? Nous les acteurs, au chômage, dans notre petit confort et luttant contre l’ennui. Essayant de provoquer quelque chose qui nous aiderait à vivre, à accepter ce qu’il y a autour de nous, à le rendre passionnant, bouleversant, déchirant… Peu importe mais à le rendre fort ! Bien sûr pas en tuant les gens, mais en criant, en se fâchant, en étant curieux, en buvant des verres, en refaisant le monde, en tombant amoureux, en faisant des enfants, en pleurant, en rigolant trop fort. En se disant qu’on ne veut pas mourir « étouffés dans un classeur . » LA REINE MOLLE : « je vois ma mort maintenant ! Regarde ! Je suis morte écrabouillée sous les dossiers ! C’est horrible ! La tête comprimée par un presse-papiers ! C’est vraiment affreux. C’est un signe. Un mauvais présage. Je ne dois absolument pas travailler tu vois. Il pourrait m’arriver malheur. »

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3. La reine molle ça peut encore être un ado dans sa chambre, capricieux et blasé. Qui boit du coca et joue à la playstation. Et qui s’ennuie et que tout fait chier. Et qui emmerde le monde parce qu’il est « malheureux putain ! » . Qui est donc en colère, alors il maltraite sa mère et sa sœur (Jacqueline) qui de toute façon ne le comprennent pas ! Et son père n’est pas là, ne l’a jamais désiré : LE ROI MOU : « Oui ! c’est vrai! Je ne t’ai pas tellement désirée! Mais bon. Ta mère. […] Je ne t’aimais pas tellement. Tu étais toujours un peu lente. Tu cassais tout. Tu n’avais pas de soins. Tu n’aimais pas les autres et puis tu te tenais toujours très mal à table. Tu réclamais. » Et il est amoureux tout le temps et si fort qu’il voudrait mourir. Et le sexe ne va pas, c’est compliqué; il n’a pas confiance en lui. Alors il se persuade que le monde entier est stupide mis à part lui. Si bien qu’il pourrait avoir envie de tuer tout le monde comme au lycée de Colombine. JACQUELINE : « J’ai des envies de meurtre parfois. Des pulsions. J’ai comme une colère. Il ne fait pas bon être près de moi. Il ne fait pas bon m’accompagner. Je suis d’une humeur à tuer les poules. Je tuerais bien une poule je dis. On ne peux pas expliquer un désir de meurtre. Ca ne s’explique pas. Je veux dire. Le contrôle. Je perds le contrôle. » En fait la Reine est multiple, complexe . Sa révolte se situe à plusieurs endroits, parfois compréhensible, parfois pas du tout. Nous ne chercherons pas à prendre parti ni à désigner mais plutôt à ouvrir, à laisser à chacun le soin de se faire sa propre opinion de ce qui se déroule devant lui: un théâtre en questions plutôt qu'un théâtre didactique. Suivant le chapeau qu’on lui fera porter, la Reine Molle influencera tout le reste du plateau (personnages, décors,…), c’est un des axes principaux de notre mise en scène.

Pierrot et squelettes de James Ensor

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Pourquoi pour les adolescents ? Nous destinons ce spectacle, qui a été écrit pour les adultes, pour les jeunes à partir de 13 ans. C’est un pari risqué mais nous avons envie de miser sur l’intelligence des adolescents. C'est pour nous une option de travail claire: un texte, à priori pour adultes, monté pour le jeune public. Rappelons-nous que les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas ceux que nous avons été, qu’ils sont confrontés à une violence quotidienne que ce soit à l’école ou dans les médias. Si certains passages du texte peuvent sembler un peu brutaux et osés, on reste malgré tout bien loin de certains jeux vidéos et de ceux des cours de récré, des clips sur MTV et autres jackasseries. Pourquoi ne pas utiliser l’Art pour les confronter à cette cruauté et donc leur permettre de la regarder avec distance et objectivité, d’y réflechir, et de susciter peut-être de nouvelles questions. Il nous semble important de parler le même langage qu’eux. Nous envisageons d’ailleurs des rencontres-ateliers avec le public avant et/ou après le spectacle.

(The World in Pictures par la compagnie Forced Entertainment)

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Scénographie Nous ne prévoyons pas de scénographie lourde mais nous axerons plutôt le travail sur le jeux des acteurs et ce sont donc leurs propositions qui viendront définir les objets présents sur le plateau. Nous débuterons le travail plateau nu au centre duquel il n’y aura que le trône, dressé comme une montagne lourde et inébranlable, sur lequel siège la reine molle. La scène se chargera et se déchargera au fur et à mesure du passage des visiteurs de la reine. Nous ne voulons pas définir une esthétique précise concernant les costumes et les objets préférant laisser l’opportunité aux acteurs de choisir ce qui les aidera le mieux à jouer et à raconter l’histoire. L’univers pourrait néanmoins se rapprocher de celui du travail de la compagnie Les Lucioles, de Forced Entertainment ou encore de celui de Pan! La compagnie avec La Sorcière du Placard aux Balais. Pour ce qui est de la musique, nous imaginons peut-être des sons naissants d’objets manipulés par les acteurs sur le plateau. Nous voudrions insister sur le fait que nous voulons une scénographie légère parce qu’il est important que le spectacle puisse se déplacer facilement et être joué dans des endroits très différents et pas forcément théâtraux. Pierre Maillet et Marcial Di Fonzo Bo dans Eva Perón de Copi. « Le travestissement dans le spectacle des Lucioles est une façon d'essayer de laisser les choses en mouvement, une tentative d'échapper à ce qu'un genre ou une fonction peut avoir d'assigné. » Martin Urvoy in Alternatives Théâtrales 92.

( La sorcière du placard aux balais par PAN ! La Compagnie ) 9


L'auteur Après une formation de comédienne au Conservatoire National de Région de Montpellier, elle fonde en 1997 la compagnie Tire pas la Nappe, en résidence de 2003 à 2006 au Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier. En tant qu’auteur elle effectue différentes résidences d’écriture, à La Chartreuse de Villeneuvelès-Avignon, au Festival des Théâtres Francophones à Limoges ou encore au Royal Court à Londres. Elle est l’auteur de Les aventures de Nathalie Nicole Nicole (Actes-Sud Papiers, 2007), mise en scène Marion Guerrero, création au Théatre du Rond-Point à Paris, Voyage en pays herblinois (Actes-Sud Papiers, 2006), Les Trublions (Actes-Sud Papiers, 2005), mise en espace Marion Guerrero, création au Théâtre de la Tête Noire à Orléans, Les Histrions (détail) (Actes-Sud Papiers, 2004), mise en scène Richard Mitou, création en 2006 au CDN de Montpellier, représentations au Théâtre de la Colline dans le cadre du Festival d’Automne 2006, Les Hommes de terre (2004), Saga des habitants du Val de Moldavie (éd. Les Solitaires Intempestifs , 2003), mise en scène Philippe Delaigue, création en 2004 à la Comédie de Valence, Les Mésaventures de la Vouivre (2003), mise en espace Philippe Delaigue, création en 2003 dans le cadre du Festival Temps de Paroles à la Comédie de Valence, La Très Sainte Famille Crozat (2002), mise en scène Philippe Goudard, création au Théâtre Jean Vilar de Montpellier, Orgie Nuptiale (2001), mise en scène Marion Guerrero, création en 2004 au CDN de Montpellier dans le cadre du festival Oktobre, Textes pour un clown (éd. Espace 34, 2001), Les Pousse-Pions (Actes-Sud Papiers, 2000), Les Aventures de Pénélope et Gudulon (1999), L’Histoire des deux qui s’aimaient sur un carré (collection Les Petits, Gare au Théâtre, 1998), mise en scène Gilles Lefeuvre, création en octobre 1998 au Théâtre d’O de Montpellier, Pièce Farcie, Notes Champêtres et Paroles en Air (1997), mise en scène Nicolas Gabion, Marion Guerrero, Laurent Pigeonnat et Fanny Reversat, création sous le titre générique de Epopée Lubrique au festival Oktobre, Petite Pièce Médicament (1996), mise en scène Fanny Reversat, création au Théâtre d’O de Montpellier. Comme comédienne, elle joue pour la Compagnie Tire pas la Nappe ses propres textes : Les Histrions (détail), Les Trublions, La Très Sainte Famille Crozat, Petite Pièce Médicament, Epopée Lubrique, mais aussi Les Quatre Jumelles de Copi, mise en scène Cécile Auxire-Marmouget (2004), La Terrible Nuit de Juliette, de et mis en scène par Marion Guerrero (2003), Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne de Jean-Luc Lagarce, mise en scène Richard Mitou (2001). Elle joue également dans Les Caprices de Marianne d’Alfred de Musset, mise en scène Michel Froehly, L’Entrée des musiciens de Michaël Glück, mise en scène Jean-Marc Bourg, C’est toi qui dis, c’est toi qui l’es de Yves Lebeau, mise en scène Yves Gourmelon, Les Cancans de Carlo Goldini, mise en scène Sébastien Lagord, Les Allogènes de Daniel Lemahieu, mise en scène Jean-Michel Coulon, 208, Théâtre révolution et cotillons, mise en scène Pierre Béziers, Les Baigneuses de Daniel Lemahieu, mise en scène Jean-Marc Bourg et Jacques Allaire, Mille ans après l’an mil, mise en scène Dag Jeanneret, Un tramway nommé désir de Tennessee Williams, mise en scène Laurence Roy, Après la pluie de Sergi Belbel, mise en scène Ariel Garcia Valdès, Jeu de massacre d’Eugène Ionesco, mise en scène Jacques Echantillon. 10


On voit ta culotte Madame Véro Le collectif « On voit ta culotte madame Vero » est né d'une rencontre humaine et artistique lors de notre parcours dans la section interprétation dramatique de l'INSAS. Ce collectif d'acteurs s'est construit autour de l'envie commune de créer un espace de liberté, dans lequel chacun pourrait s'amuser à changer de rôle, de place, d'emploi. Ceux-ci varieraient au fil des créations et ce afin de privileger le mouvement, de diversifier les axes de recherche personnelle et d'explorer les differents métiers s'articulants autour du théâtre: acteur, metteur en scène, scénographe, auteur, eclairagiste, musicien, etc. Le fait d'être tous acteurs influence manifestement notre manière de fonctionner au sein même du collectif. Nous voulons mettre l'acteur au centre de notre travail, il s'agit de partir de soi pour aller vers les autres, c'est pourquoi nous avons envie d'utiliser le texte non pas comme une bible mais comme un matériau dont on s'empare. Ainsi corps, sons, lumières, objets divers et autres inventions, tout devient matière à jouer et à raconter au même titre que le texte. En effet, il nous semble important avant de faire un spectacle, de se demander ce qu'on a envie de dire, de se demander également comment profiter au mieux de l'espace qu'offre le théâtre pour amener toujours d'autres interrogations. Prendre un texte et le confronter à tout nos points de vues, ne jamais se figer, n'être sûr de rien mais plutôt être dans l'exploration, ne pas s'empêcher d'imaginer que cela puisse être autrement, ne pas donner de reponse mais poser des questions. Un théâtre ludique, dans lequel on joue à jouer, où l'on montre l'acte de la représentation, où l'on sort des carcans de la boîte noire, qui oublie le quatrième mur, qui réinterroge le rapport au public, partenaire actif et raisonant avec lequel s'instaure un échange qui naît du plaisir de raconter ou d'écouter une histoire. Le premier spectacle du collectif était Hollywood trippin', une courte forme qui a été créée par deux acteurs dans le cadre de l'école, sorte de trip, de voyage entre Arieh et Adriana. Ils sont des enfants (ou un couple, ou des amis) qui s’ennuient. Alors ils décident de jouer à Hollywood, de rejouer toutes les scènes de cinéma qu’ils ont toujours voulu jouer. Ce spectacle à été présenté en France et Belgique lors de festivals pendant l'été 2007.

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L'équipe Adriana da Fonseca Mise en scène et jeu: Le flatteur, L'éléphant bleu.

Laurent Micheli Mise en scène et jeu: Le roi mou, Dieu.

Arieh Worthalter La reine molle.

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Viviane Thiébaud Jacqueline.

Marie Denys L'homme pratique.

Anne-Catherine Regniers Les Maris, Le clown Popo, Le barde, La fille aux cheveux d'or, Le facteur, L'étoile du ballet de Moscou, Jeanne d'Orléans, La cathédrale d'Orléans, La bonne du curé, Une mégère, Une dame.

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Le texte

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Les Trublions  

Dossier de mise en scène