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UN JOURNAL ÉTUDIANT QUI SE DÉMARQUE

CÉGEP DE JONQUIÈRE

Vol. 8 N o 3 — Novembre - Décembre 2013 — www.lobtus.com

MOVEMBER

DE L’ÂME À L’ÉCRAN

CHOIX UNIVERSITAIRE

TROC TON STOCK

VIE ÉTUDIANTE

ARTS ET SPECTACLES

Café Chez Ginette Marché de Noël

VIE CITOYENNE Institut du Nouveau Monde

En vert et contre tous Action-Réaction

SPORTS Plongée M&M Bilan Football


2 | Novembre - Décembre 2013

ÉDITORIAL

COMITÉ DE GESTION

Temps des Fêtes : cadeaux ou bons moments? Noël arrive déjà très bientôt. C’est le temps des cadeaux, du montage du sapin et de l’ingurgitation infernale de nourriture et d’alcool. Tout de Noël est plus intense que ce que le portefeuille des gens peut leur permettre. La surconsommation est malheureusement un fléau grandissant durant la période des Fêtes. Devrait-il en être ainsi alors que Noël est censé représenter la naissance du Christ ?

de recevoir un album de photos fait à la main, ou encore d’aller cueillir à la poste une carte de Noël signée de la plume d’un ami? Autant d’idées cadeaux toutes simples qui ne ruinent personne et qui font plaisir à tout coup.

Selon un sondage effectué par la Banque de Montréal, les Canadiens d’âge adulte prévoient dépenser en moyenne 1810 $ durant la période des Fêtes cette année. De quoi s’endetter encore plus pour offrir de gros cadeaux (souvent inutiles) qui ne plairont probablement même pas aux personnes qui les recevront!

Noël, même si les enfants d’aujourd’hui le pensent, ne représente pas seulement les cadeaux. La période des Fêtes en est d’abord et avant tout une de réjouissances et d’instants précieux passés en famille. Les vacances de Noël sont parfois les seuls et uniques moments que l’on peut passer avec nos proches au courant de l’année. Le rythme de vie est tellement effréné au sein de la société que Noël devient le dernier moment pour respirer, prendre une pause et en profiter avec sa famille. Malheureusement, les cadeaux et les soupers que l’on veut parfaits remplacent la vraie magie de Noël: celle de vivre le moment présent en bonne compagnie et en toute quiétude.

Car souvent, les gros cadeaux qui coûtent cher ne riment pas forcément avec joie et bonheur. Qu’y a-t-il de mieux que

Seulement dans le secteur de l’électronique, les canadiens ont dépensé en 2012 694,6 millions $. 466,3 millions $ ont

Audrey Girard

ÉQUIPE DE L’OBTUS

également été flambés afin d’acheter des jouets, des jeux et des articles de passe-temps. Tant d’argent qui s’en va presque immédiatement dans la poubelle quand on connaît la courte durée de vie de ces objets, plus souvent qu’autrement fabriqués en Chine. Est-ce si nécessaire de gaspiller autant d’argent pour des cadeaux alors que les enfants (et même les adultes!) ont souvent surtout besoin d’un peu d’affection et d’amour, ce que les parents remplacent souvent par des cadeaux immenses afin de ne pas se sentir trop coupables de ne pas avoir pu être plus à l’écoute des besoins de leurs enfants? Il est grand temps en 2013 que les sociétés où la consommation surabonde se posent certaines questions. Estil possible de travailler moins afin de passer plus de temps auprès de ses proches, et ce, tout au long de l’année ? Espérons que notre société se positionnera un peu moins en faveur de la surconsommation, pour le bien de la planète et des générations futures.

Coordonnatrice de production : Mariane Bergeron-Courteau Présidente : Vickie Lefebvre Secrétaire : Marie Chabot-Johnson Trésorière : Jenny Gendron

RÉDACTION Rédactrice en chef : Mariane Bergeron-Courteau Rédacteur adjoint : Jérémie Legault Chef de section Collégial : Marie Chabot-Johnson Chef de section Actualités & Politique : Audrey Girard Chef de section Culture : Amélia Houde Chef de section Sports : Frédéric Marcoux Journalistes dans cette publication : Maxime Auger, Mariane Bergeron-Courteau, Frédérique Carrier, Jacob Cassidy, Marianne Côté, Jenny Gendron, Dominique Gobeil, Zacharie Goudreault, Antoine Lacroix, Jérémie Legault, Julie Levasseur, Frédéric Marcoux, Sarah Pedneault et Jade Pinard.

COMITÉ DE SERVICE Graphiste : Alexandre Girard Correcteurs : Mariane Bergeron-Courteau et Jérémie Legault Photographes : Mariane Bergeron-Courteau, Philémon Beaulieu, Philippe Bienvenue, Laury Dubé, Amélia Houde, Steven Mercier et Jimmy Rivière. Graphiste du site web : Alexandre Girard Concepteur du site web : Éric Gélinas (IMM)

IMPRESSION - DISTRIBUTION

FINANCÉ PAR

POUR NOUS JOINDRE l.obtus@hotmail.com www.lobtus.com

Venez-nous voir sur


3 | Novembre - Décembre 2013

Du nouveau chez Ginette

Frédérique Carrier

À la suite de l’assemblée générale du 6 novembre dernier, l’AGEECJ a annoncé qu’elle prévoit agrandir les locaux du

café dans les prochains mois afin de mieux répondre à son mandat de l’an dernier, soit d’offrir le meilleur service de café étudiant possible. La vice-présidente de l’association étudiante, Fanny Labelle, estime que ce projet est au cœur des intérêts des étudiants: «L’agrandissement permettra d’offrir des services alimentaires. Ce qui va nous permettre de répondre au mandat qui nous a été donné l’année passée et de rentabiliser le café. La clientèle augmente de plus en plus et le café commence à manquer de place pour recevoir les étudiants.»

Les responsables ne savent pas encore quand et comment auront lieu les rénovations, «elles vont dépendre de nos négociations avec l’administration et de notre partenariat avec la Corporation des Affaires étudiantes», explique Fanny Labelle. Pour ce qui est des services alimentaires, Ginette prévoit peut-être vendre des sandwichs, des collations, des soupes, mais tout n’est pas encore sûr. Le café va toujours bon train, les ventes sont satisfaisantes et les cartes sont toujours aussi populaires. «L’objectif du café, c’est toujours d’of-

Les membres de l’AGEECJ ont voté en faveur du projet d’agrandissement du café Chez Ginette.

frir un service impeccable aux membres. De plus, on prévoit améliorer le service par l’expansion dans les autres pavillons, prochainement sous forme de machine distributrices. Puis, avoir des succursales à long terme dans les autres pavillons», projette Fanny. Depuis peu, le café vend aussi des tasses réuti-

Photo : Courtoisie

La Corporation des Affaires étudiantes et l’Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Jonquière (AGEECJ) ont le feu vert pour procéder au projet d’agrandissement du café Chez Ginette. Les membres pourront donc bientôt profiter d’un endroit plus grand et plus complet.

VIE ÉTUDIANTE

lisables, parfaites pour les adeptes qui veulent encourager l’AGEECJ et démontrer leur amour envers Ginette. Les cartes de membre sont toujours vendues au coût de 20$ pour la session et 30$ pour deux sessions. Il est également possible de se procurer une carte de 10 cafés pour seulement trois dollars.

Movember

L’AGEECJ travaille pour la cause

Mariane Bergeron-Courteau

Même si ce n’est pas la première fois que l’AGEECJ participe au mouvement du Movember, elle le fait cette fois-ci avec une approche différente. «Habituellement, les étudiants créaient des équipes pour participer et devaient amasser le

plus gros montant possible. Ça n’avait pas un si grand succès, car il y avait trop d’incitation auprès des étudiants», explique la coordonnatrice aux Affaires socioculturelles de l’association étudiante, Amélia Houde. L’étudiante en journalisme a plutôt misé sur une série d’activités qui ont permis non seulement d’amasser des fonds, mais également d’offrir une campagne de sensibilisation aux étudiants. «On entend beaucoup parler par exemple du cancer du sein, mais les problèmes de santé masculine sont invisibles. On veut conscientiser les garçons à cela et,

Photo : Philémon Beaulieu

Tout au long du mois de novembre, l’Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Jonquière (AGEECJ) a organisé des activités afin de sensibiliser la population étudiante aux problèmes de santé masculine.

Une cinquantaine de cupcakes ont été vendus dans le cadre de la Foire de la moustache.

par le fait même, faire la promotion des tests de dépistage», explique Amélia. Plusieurs activités ont été organisées par l’AGEECJ afin d’atteindre cet objectif. D’abord, l’association étudiante a tenu une Foire de la moustache le mardi 19 novembre. Pour l’occasion, un terrain de mini-putt et une

console de jeux vidéo étaient installés dans le corridor menant aux Pas-perdus. «Le concept, c’était de rendre l’événement attrayant pour attirer le plus d’étudiants possible et ainsi les conscientiser aux enjeux de la santé masculine», relate l’organisatrice du projet. L’activité aura également été l’occasion pour l’association de

vendre une cinquantaine de cupcakes. De plus, en collaboration avec la Ligue d’improvisation étudiante de Jonquière (LIEJ), l’AGEECJ a présenté la soirée «Les Architectes», un concept différent d’improvisation où il n’y a ni équipe, ni chandail, ni arbitre. Tous les profits de la soirée sont directement allés au Movember. Pour terminer cette série d’activités, le 29 novembre, l’AGEECJ a organisé un party au bar Le Campus. Au total, l’association étudiante a cumulé un montant de 817 $

pour le Movember..


VIE ÉTUDIANTE

4 | Novembre - Décembre 2013

Dans l’ambiance de Noël Ashley Hart. C’est plaisant de tous se rassembler et d’être dans l’ambiance de Noël.»

Courtoisie Un marché de Noël s’est tenu au Cégep de Jonquière les 4 et 5 décembre.

Pour sa quatrième édition, le Marché de Noël du Cégep de Jonquière espérait attirer un nombre record de visiteurs les 4 et 5 décembre à la Salle polyvalente. Plusieurs activités telles la décoration de pâtisseries et la projection de films ont diverti le public.

Dominique Gobeil

«On a voulu mettre de la joie dans le cégep, faire décompresser les gens qui sont en rush de fin de session, exprime une étudiante en publicité participant à l’organisation de l’évènement,

Près d’une vingtaine d’exposants ont offert des idées cadeaux originales ou des conseils écoresponsables dans le cas de certaines organisations comme le comité Vertdure. Créations multimédias, bijoux, pièces de tricot, chocolats, caramels, cafés, décorations de Noël et objets d’art fabriqués à partir de papier recyclé sont quelques exemples de ce que les visiteurs ont pu se procurer à un prix ajusté au budget des étudiants. «C’est parfait pour trouver un petit quelque

chose pour notre famille ou nos amis pour Noël» partage Ashley Hart. CLASS Radio a assuré l’animation et a présenté une chorale de Noël. Les visiteurs ont pu également participer à divers jeux, profiter d’un bon chocolat chaud, prendre des photos avec le père Noël, écrire des vœux et emballer leurs cadeaux de manière écologique. Les artisans provenaient du cégep ou de la région et certains ont montré leurs œuvres pour la première fois. Le marché encourage l’entrepreneuriat étudiant et régional, la vitrine étant gratuite pour les élèves et d’au maximum 15 $ pour

les autres. Tout ce qui a servi à l’organisation de l’évènement a été emprunté, réutilisé ou commandité, le budget étant fixé à zéro dollar. Le Marché de Noël a été créé en 2009 par les enseignantes Miriam Alonso en Travail social et Hélène Dionne en Sciences humaines. Il a gagné en 2012 la deuxième place à la finale locale du Concours québécois en entrepreneuriat. Les gens étaient invités à faire des dons qui ont été remis au fonds d’urgence pour étudiants du cégep. Encore cette anée, le marché a brillé par sa réussite.

Troc ton stock : pour une consommation responsable

Sarah Pedneault

Le principe de l’activité est assez simple. Il s’agit d’un échange de vêtements pour inciter les gens à moins consommer. Les participants peuvent repartir avec autant de morceaux qu’ils ont apportés. «Par morceau, on entend un bijou, un foulard, un chandail, des pantalons, peu im-

porte. L’objectif étant de diminuer son empreinte écologique dans notre société, chaque objet réutilisé fait une différence», précise la principale organisatrice de l’activité, Gabrielle Planès, en insistant sur l’importance du recyclage. Le comité Vertdure pense même réitérer l’événement à la session d’hiver, maintenant que les étudiants du cégep sont au courant des procédures à suivre. «Après tout, on a tous au fond du placard de vieux vêtements qu’on ne porte plus, pourquoi ne pas leur donner une deuxième vie? Autant réutiliser ceux qui sont déjà fabriqués!», questionne Gabrielle Planès.

Notons que créer des vêtements et des accessoires nécessite énormément d’énergie et de temps, en plus que les déchets rejetés dans l’environnement sont très importants. La surconsommation devient un problème de plus en plus courant dans les pays développés et une telle initiative est un moyen pour prévenir ce genre de résultats. Une dizaine de personnes ont respecté le principe du troc, en venant chercher des morceaux en plus d’en apporter. Sans compter ceux qui sont seulement venus en déposer. Plusieurs étudiants ont été informés de la logistique de l’événement,

Photo : Jimmy Rivière

Le 19 et 21 novembre dernier, le comité Vertdure a organisé un événement pour le moins surprenant. «Troc ton stock» a incité les étudiants du Cégep de Jonquière à réduire leur consommation.

L’objectif de l’évènement «Troc ton stock» est de pousser les étudiants à diminuer leur consommation de vêtements.

ce qui pourrait peutêtre conduire à une plus grande participation lors d’une prochaine édition.

Rappelons que le comité Vertdure s’implique de plus en plus au sein du cégep et que sa page Facebook est définitivement

le meilleur moyen d’être au courant de toutes ses activités mises en oeuvre. Des événements du genre sont, en général, organisés en partenariat avec le coordonnateur aux Affaires environnementales de l’AGEECJ, Olivier Therrien.


VIE ÉTUDIANTE

Novembre - Décembre 2013 | 5

L’ABC du choix d’une université

Julie Levasseur

Quand vient le temps de choisir une université, la première étape est de définir ce qu’on recherche. «Quels sont tes objectifs?», «Pourquoi veux-tu aller à l’université?» et surtout «Quel est ton emploi idéal?» sont les premières pistes de

réflexion suggérées par la conseillère en orientation Marie-Andrée Couture. Il faut évaluer sa personnalité et ses intérêts par rapport aux formations possibles. Les critères de sélection d’une université varient d’une personne à l’autre: les concentrations, la ville, les professeurs, l’aspect financier, etc. «C’est une question de goûts, de valeurs», résume Marie-Andrée Couture.

Une fois qu’un étudiant a ciblé ses besoins, il lui reste à trouver l’université qui lui correspond le mieux. La conseillère en orientation recommande de consulter les répertoires des universités et les sites Internet des institutions afin

de se renseigner. Elle ajoute que la banque d’information scolaire et professionnelle Repères, accessible par le portail Col.net du cégep, est un incontournable. «On explore les programmes offerts, on lit les descriptifs de cours, on regarde les perspectives d’emploi, puis on compare les universités.» Finalement, Marie-Andrée Couture conseille fortement de se rendre sur place lors de journées portes ouvertes afin de voir si on s’y sent bien. «C’est l’essentiel!» affirme-t-elle. Le choix d’une université est une décision cruciale, c’est pourquoi il est important d’évaluer toutes les options

Photo : Julie Levasseur

Le choix d’un programme universitaire est une étape décisive dans le parcours d’un étudiant, d’où l’importance de se poser les bonnes questions et d’utiliser toutes les ressources disponibles pour trouver les réponses.

Avant de choisir son université, l’étudiant doit d’abord définir ce qu’il recherche.

possibles. Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour entamer le processus de réflexion, «qu’on soit en première, deuxième ou troisième année», précise la conseillère en orientation. Elle rappelle que des ressources sont disponibles au cégep pour guider les étudiants vers un choix éclairé. «J’invite vraiment les gens à venir nous voir s’ils ont des questions,

des interrogations. Il n’y a pas de secret magique, autre que de s’informer.»

tile.» L’implication est importante pour lui au cégep, mais aussi dans la communauté.

temps. Il est à la fois entraîneur pour de jeunes joueurs et à la tête d’une équipe de la LIEJ. On peut le voir le mardi soir à la Salle polyvalente du cégep lors des matchs d’improvisation avec son équipe, les Pains.

Le service d’orientation et d’information scolaire, situé au local 302.2, est gratuit et confidentiel. Des rencontres individuelles sont proposées tout au long de l’année afin d’accompagner les étudiants dans leurs démarches.

PORTRAIT DU MOIS Photo : Philippe Bienvenue

Plongeon dans la vie d’un étudiant impliqué Responsable des communications pour Nez Rouge, capitaine de l’équipe des Pains de la Ligue d’improvisation de Jonquière (LIEJ), membre du conseil ATM, bénévole au tournoi de hockey Pee-Wee, coach d’improvisation pour des jeunes… Mathieu Dufour aime avoir un horaire chargé. Jade Pinard

Pour une deuxième année, l’étudiant en ATM radio est le responsable des communications au Saguenay-Lac-St-Jean pour Opération Nez Rouge, une cause qui lui tient à cœur. Il lance la tournée médiatique et s’assure de contacter les journaux, les radios et les chaînes de télévision. Son implication au sein de cet organisme a changé sa façon de voir les choses. Il accorde une plus grande importance à l’alcool au volant. Il en parle autour de lui, sur-

Mathieu Dufour, étudiant en radio, cumule de nombreuses implications.

tout des moyens alternatifs pour revenir du bar ou des soirées. Pas nécessairement Nez Rouge, mais aussi d’autres solutions qui sont disponibles toute l’année comme un chauffeur désigné ou un taxi. On peut dire que Mathieu aime être occupé: «Quand je n’ai rien à faire, je me sens inu-

Chaque année au tournoi de hockey Pee-Wee, il est bénévole. Il s’occupe de l’animation et enfile parfois le costume de mascotte. Lors du tournoi, son bénévolat occupe une grande place : «Ça me fait des semaines de 60 heures.» On ne peut pas dire qu’il s’ennuie. «Il faut que je sois actif pour me sentir bien», affirme-t-il. L’implication est importante pour lui, il croit «qu’il faut des jeunes qui s’impliquent et je trouve qu’il y en a de moins en moins». L’improvisation prend aussi beaucoup de son

Il s’implique aussi bénévolement dans plusieurs autres évènements. «Je suis toujours à gauche et à droite.» Cette année, Nez Rouge veut encore réduire le nombre d’accidents et avoir toujours plus de bénévoles. Mathieu sera encore responsable des communications l’an prochain pour une troisième année.


VIE CITOYENNE

Novembre - Décembre 2013 | 6

200 collégiens discuteront d’avenir

Jérémie Legault

Cette année, l’événement portera le thème «Ensemble, traçons l’avenir» et abordera entre autres la participation citoyenne, les énergies renouvelables et les communications. Selon Pierre Dufour, directeur

aux Affaires étudiantes du cégep, l’objectif de l’École d’hiver est de «permettre aux étudiants de contribuer à leur avenir». Au moyen de table-rondes, d’activités d’échange et de rencontres avec des personnalités reconnues, les participants pourront en apprendre davantage sur leur possible impact dans la société. D’ailleurs, six parcours offrent aux étudiants de découvrir différentes possibilités de s’impliquer dans leur communauté. De plus, l’Institut du Nouveau Monde se veut d’être neutre et indépendant de tout parti politique afin de laisser les participants

Blouin, ancien chef de la FECQ et maintenant député péquiste, donnera une conférence sur la participation citoyenne. Photo : Amélia Houde

Du 15 au 18 janvier prochain, le Cégep de Jonquière accueillera la 7e édition de l’École d’hiver de l’Institut du Nouveau Monde (INM) qui rassemble près de 200 collégiens de la province annuellement.

Pierre Dufour, accompagné de la responsable du parcours interculturel de l’INM, Jennifer Tremblay, et de l’animateur socioculturel du Cégep de Jonquière, Jacques Sergerie.

se forger eux-mêmes une opinion dans ce domaine. «On laisse ainsi de la place aux jeunes sans qu’ils soient nécessairement dans une association étudiante», amène M. Dufour.

Pour la 7e édition de l’École d’hiver, plusieurs personnalités des scènes culturelle, politique et environnementale du Québec risquent d’être présentes. Léo Bureau-

Changer le monde, un geste à la fois C’est d’une voix douce et claire, quoique pleine de convictions, que l’écosociologue et cofondatrice d’Équiterre, Laure Waridel, s’est adressée aux étudiants du Cégep de Jonquière le 5 novembre dernier. Elle était accompagnée de Louis Favreau, p ro f e s s e u r- c h e rcheur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Tous deux avaient les yeux pétillants devant cette chance de partager leur passion commune: améliorer concrètement le monde dans lequel on vit. Jenny Gendron

Munie d’un parcours des plus inspirants et de son sourire constant, Laure Waridel a offert une présentation sur la souveraineté agricole et les enjeux modernes qu’impose notre mode de vie capitaliste. Avec la mondialisation, acheter est devenu pour nous tous un moyen d’exprimer nos choix, de voter (d’où son livre intitulé «Acheter c’est voter»). C’est sur le dos de petits producteurs exploités à travers le monde que les multinationales envahissantes se partagent les profits afin de nous offrir tous leurs produits à l’épicerie du coin. À quel prix doivent payer l’environnement et nos pairs du Sud pour cette variété? D’un ton ferme et

convaincant, Laure rappelle que «tout est lié, chaque geste compte et qu’ensemble, nous détenons tellement plus de pouvoir». C’est de son œil d’écosociologue que Laure nous propose une vision d’espoir malgré tout. De l’espoir à l’horizon Devant ce marché mondial injuste, les solutions restent bien présentes. Équiterre est une organisation non gouvernementale sans but lucratif qui offre aux citoyens du Québec la chance d’encourager directement nos producteurs locaux. En effet, d’Ottawa jusqu’à la ville de Québec, Équiterre permet à peu de frais de recevoir régulièrement un panier de fruits et

La cofondatrice d’Équiterre, Laure Waridel, a présenté les enjeux qu’impose le mode de vie capitaliste.

Photo : Denis Gendron

Laure Waridel au Cégep de Jonquière

de légumes biologiques spécialement composé par un fermier d’ici, été comme hiver. Laure cite en exemple une petite ferme bio très rentable qui nourrit aisément 100 familles avec ses paniers, alors que sa production ne s’étale que sur 0,8 hectare. Cette fermette est un modèle d’espoir qui a tout à gagner et qui pourrait facilement prendre de l’ampleur à travers le Québec au cours des prochaines années. Les paniers bios ne sont pas encore offerts dans la région du Saguenay–LacSaint-Jean, mais Laure affirme que cela pourrait

L’Institut du Nouveau Monde sensibilise les collégiens du Québec à la participation citoyenne depuis 2004. Ses principaux objectifs consistent à développer l’engagement des jeunes, de les outiller à user de leur leadership et de provoquer chez eux des éveils de conscience. Depuis 2007, l’École d’hiver se tient dans un cégep différent chaque année et attire ainsi plus de participants. être un très beau projet à réaliser prochainement. L’invitation à privilégier l’achat des produits locaux et à rechercher le logo Fairtrade équitable est lancée à tous. Pour ce faire, n’hésitez pas à aller visiter le Magasin du Monde, installé près de la salle des Pas-perdus, qui offre un large éventail de ces produits équitables. Pour sa part, Louis Favreau a annoncé que le vent est dans les voiles pour les coopérations internationales, qui amènent des changements négatifs et positifs. Évidemment, Louis partage l’avis de Laure Waridel: les multinationales gouvernent nos vies avec le modèle capitaliste. Les crises alimentaires, économiques, écologiques et sociales se succèdent. Pour assurer un avenir et un présent sains et justes pour tous, du travail reste à faire.


VIE CITOYENNE

Novembre - Décembre 2013 | 7

Vox-pop

Les jeunes et la politique: un intérêt mitigé Zacharie Goudreault

Seulement 34 % des jeunes ont exercé leur droit de vote aux dernières élections municipales. L’Obtus a tenté de découvrir les raisons de ce faible taux de participation en demandant à des étudiants du Cégep de Jonquière ce qu’ils pensent de la politique en général.

GUILLAUME PELLETIER, 19 ANS:

«Je pense que la politique est importante pour maintenir un certain ordre dans notre société. Dans le fond, il est important que des lois soient mises en place pour gérer notre société.»

KRISTOPHER BOUDREAULT, 17 ANS:

«Le Québec est vraiment dans le creux. Ce n’est pas en deux ans à peine que quelqu’un va réussir à régler nos problèmes à long terme. On se plaint trop et on ne laisse pas le temps aux politiciens d’agir.»

CAMILLE BLACKBURN, 19 ANS:

«Je ne connais pas vraiment la politique. Je ne suis pas allée voter parce que je ne connais pas la politique. Je me dis que ça ne sert à rien d’aller voter si je ne sais pas qui est le meilleur politicien.»

MARIE-ÉLISE DROLET, 18 ANS:

«Je trouve que la politique touche moins les jeunes en général. Les politiciens essaient plus d’aller chercher les personnes plus âgées. Du côté municipal, je ne vais pas voter, mais je vais voter pour les élections provinciales et fédérales.»

PIERRE-ALEXANDRE TURGEON, 18 ANS:

« Je suis beaucoup la politique, que ce soit les élections provinciales ou fédérales. J’ai fait du porte-à-porte pour un parti politique lors des dernières élections provinciales. J’ai une opinion politique depuis déjà cinq ans. Je n’aime pas ça que des personnes n’aillent pas voter. Je me dis que pour avoir une opinion politique, il faut aller voter.»


VIE CITOYENNE

8 | Novembre - Décembre 2013

Stage en Haïti

Quand communication rime avec coopération

Mariane Bergeron-Courteau

La finissante en journalisme unira deux de ses grandes passions, les communications et la solidarité internationale, dans le cadre du stage qui se déroulera de début juin à la mi-août. «Il faut savoir qu’en Haïti, c’est très mal vu d’être paysan. Le but de mon stage, en collaboration

avec le Mouvement paysan de Papaye, est de promouvoir l’agriculture dans les milieux urbains», explique Audrey. Accompagnée de cinq autres stagiaires, l’étudiante sera appelée à toucher à de nombreuses facettes de la communication, que ce soit par la mise en ligne d’un site web, l’alimentation des réseaux sociaux ou la conception de capsules vidéo et radio. «Il y a cinq fins de semaine de formation avant le départ. C’est certain qu’on va être bien préparés, mais c’est vraiment une fois sur le terrain qu’on va savoir quels sont les besoins exacts», estime Audrey.

Courtoisie

«J’essaie de trouver des manières de changer les choses, de faire autrement. Et je crois que ça passe d’abord par l’aide à l’international.» Voilà ce qui motive l’étudiante Audrey Girard à effectuer un stage en Haïti l’été prochain.

Audrey Girard (deuxième à partir de la droite), accompagnée de son groupe, participera à un stage en Haïti l’été prochain.

La jeune femme n’en est pas à sa première expérience de stage humanitaire. En 2011, elle a passé trois mois au Sénégal. «Ce genre de voyage nous permet de se mettre d’égal à égal avec la population làbas. Souvent, j’ai un peu honte d’être blanche, mais j’aime montrer que ce ne sont pas tous les blancs qui viennent avec une vision colonisatrice, relate la finissante.

C’est vraiment quand je voyage que j’ai le plus l’impression de vivre.» Financement Pour participer au stage, Audrey doit récolter la somme de 1500 $. Déjà, plusieurs moyens sont mis en branle afin de l’aider à amasser l’argent nécessaire. Lettres aux députés, tirelire au café Summum, demande à la Banque Nationale,

En vert et contre tous

Duel de films à saveur psychologique

Dominique Gobeil

Généralement en équipe de cinq, les étudiants doivent créer un courtmétrage pédagogique de trois minutes représentant un chapitre de leur manuel utilisé en classe, en respectant un style particulier comme les émissions pour enfants ou la science-fiction. Pour chaque section du livre, deux équipes sont créées. Un jury composé de trois enseignants en psychologie choisira les meilleurs films. «On ne leur demande pas de faire un film pour faire un film, ce que la plupart ont déjà fait de toute façon. On veut

vraiment les mettre dans un cadre professionnel», explique un des enseignants, Jimmy Francoeur. L’objectif est de répondre à une commande d’un client.» Les étudiants doivent même gérer un budget d’environ 250 $ accessible grâce à un programme du gouvernement qui peut servir à louer de l’équipement et des costumes ou même à payer les acteurs selon le choix de l’équipe. Le président d’honneur, Paul Champoux, est très enthousiaste de participer à cet évènement, une première pour lui. «Ça touche le monde

Cofondateur de la firme Jim et Jane Productions, Paul Champoux.

Courtoisie

Les élèves de première année en Technique de production et de postproduction télévisuelles (TPPT) s’affronteront le 12 décembre à la salle François-Brassard par le biais de courts-métrages à l’évènement En vert et contre tous, sous la présidence d’honneur du cofondateur de la firme Jim et Jane Productions, Paul Champoux.

des courts-métrages, un univers que j’aime beaucoup», partage-t-il. C’est d’ailleurs son entreprise qui réalise le fameux Bebyelàlà, la revue annuelle humoristique du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Étudiant en TPPT, JeanAlexandre Dufour participe à un court-métrage comme créateur mais aussi comme comédien

quête lors d’une messe de l’église Saint-Dominique: Audrey préfère lancer plusieurs perches afin d’essayer de financer entièrement le montant. «Pour les étudiants qui veulent me donner un coup de main, je vais vendre du café et du chocolat équitable au Marché de Noël. Je vais en profiter pour parler de mon expérience. Le but n’est pas seulement de ramasser des sous, mais aussi de faire de la sensibilisation», explique Audrey Girard. Elle est également à la recherche de gens qui aimeraient participer à une activité d’emballage chez Maxi. Finalement, 50 % des profits d’un party ATM seront investis dans son projet. dans une autre équipe. «C’est spécial, parce que je suis habitué de donner des idées, mais comme là je suis acteur, je n’ai pas le droit de les dire», décrit-il. «C’est super, ça nous permet de créer des liens avec des gens qu’on ne connaissait pas au début de la session», rajoute-t-il par rapport au projet en général. En vert et contre tous existe depuis de nombreuses années, mais c’est la 8e édition dans sa version moderne. Le comité organisateur espère rassembler 400 personnes à l’évènement. Les billets seront vendus au coût de deux dollars et la diffusion du travail des élèves est prévue à 19h.


9 | Novembre - Décembre 2013

ARTS ET SPECTACLES

En route vers Cégeps en spectacle

Maxime Auger

Selon Gabrielle King, la coordonnatrice de l’évènement, les préparations

en vue du 6 février vont bon train et les huit candidats retenus seront connus au cours des prochains jours. Maintenant que les auditions sont chose du passé, son équipe et elle pourront se concentrer sur la finale. Pour l’étudiante en Conseil et coordination publicitaires, il s’agit d’une première expérience à Cégeps en spectacle. «Pour avoir du succès dans la vie, il faut s’impliquer, raconte Gabrielle King. C’est tout plein de petits défis que représente Cégeps en spectacle, mais c’est

La mode pour ne pas oublier

Jacob Cassidy

L’Évènement mode est un spectacle où se mélangent le défilé et la danse, et pendant lequel on vise à amasser de l’argent pour un organisme régional. Au cours de la soirée, la trentaine de mannequins défileront avec des vêtements pro-

venant de boutiques bien connues tout en exécutant des chorégraphies. Cette année, l’équipe souhaite encore utiliser le côté festif de la danse tout en mettant l’emphase sur l’organisme et les vêtements. L’assistant coordonnateur de l’édition 2014, Félix Langlois, affirme que cette année, il devrait y «avoir une histoire pour lier les tableaux afin que ce soit plus agréable et moins long». Il assure aussi que cette mise en scène devrait être en lien avec la fondation puisqu’on compte conscientiser le public à la maladie d’Alzheimer.

Pour l’édition de cette année, quelques changements sont à prévoir, comme une nouvelle thématique et un invité différent pour la deuxième partie du spectacle. Toutefois, le processus de la soirée restera le même.

vacances du temps des Fêtes.

en Animation et production radiophoniques.

Pour ce qui est de l’invité, la coordonnatrice a seulement révélé qu’il s’agirait d’un artiste de la relève de l’humour. Il y aura plus de détails sur l’artiste après les

À l’animation de la soirée, Carolyne Collin sera de retour pour une deuxième année consécutive, cette fois-ci accompagnée de Marjolaine Grenier, toutes deux étudiantes

Les billets seront en vente au retour des Fêtes auprès des artistes, à l’Encrier étudiant et possiblement au pavillon ATM.

Huit numéros seront sélectionnés pour la finale locale de Cégeps en spectacle.

Encore cette année, l’Évènement mode permettra à deux étudiants du Cégep de Jonquière de montrer leurs créations. François Bernier présentera une collection pour une deuxième année consécutive alors que ce sera une première expérience pour Olivia Beaulieu. Pour le moment, les organisateurs refusent de nommer les boutiques qui fourniront les vêtements que porteront les mannequins afin de garder la surprise. Afin de financer l’évènement et d’encourager la société d’Alzheimer de la Sagamie, l’équipe de l’Évènement mode envisage d’organiser trois partys à la Petite Grenouille de Jonquière. Le premier a eu lieu à la fin

Photo : Laury Dubé

En mars, la Société d’Alzheimer de la Sagamie bénéficiera pour une deuxième année consécutive de la générosité de l’équipe de l’Évènement mode du Cégep de Jonquière.

avant tout un travail de relationniste.»

Photo : Steven Mercier

Le 6 février prochain aura lieu la finale locale de Cégeps en spectacle à la salle François-Brassard. Mais avant de penser à la finale, les auditions ont eu lieu le 26 novembre dernier, et plusieurs candidats se sont présentés pour avoir la chance d’être l’un des huit artistes sélectionnés.

Pour une deuxième année consécutive, les profits de l’Évènement mode iront à la Société d’Alzheimer de la Sagamie.

novembre alors que les deux autres se dérouleront après les Fêtes.

Félix Langlois invite les gens à encourager la cause en achetant leur billet pour ces soirées même s’ils comptent être absents.

Dès janvier, les mannequins mettront la main à la pâte afin de monter les différents tableaux et les chorégraphies qui seront présentés au cours de cette soirée. L’Évènement mode aura lieu à la mi-mars à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière.


10 | Novembre - Décembre 2013

Environ 50 jeunes ont participé à la finale provinciale d’ActionRéaction tenue au Cégep de Jonquière pour tisser des liens entre eux et progresser à un rythme fulgurant dans la pratique de leur art. Frédéric Marcoux

«Ce qui m’épate, c’est que les jeunes viennent de si loin et qu’ils sont très éveillés à leur art», lance le conseiller à la vie étudiante du Cégep de Jonquière, Jacques Sergerie, au sujet des participants provenant des cégeps de l’Outaouais, de Sherbrooke, d’Alma, de Chicoutimi et de Jonquière.

«La richesse des performances de la fin de semaine», voilà ce qu’a vanté à plusieurs reprises le jury chargé d’évaluer les prestations des jeunes. L’enseignante en Arts plastiques Annie Baron, également membre du comité organisateur de l’événement, était aussi très satisfaite de ce qu’elle a vu de cette troisième édition: «On a beaucoup de cohérence au niveau du contenu présenté aux jeunes. Les jeunes progressent grâce aux différentes rencontres: les discours sont critiques et constructifs! Même moi, ça m’a fait grandir pour être meilleure. C’est le fun de les voir évoluer rapidement!»

Les jeunes étudiants sont tous repartis de la finale avec le sourire aux lèvres, visiblement très heureux de l’opportunité qui s’est offerte à eux. Ils ont pu tisser des liens avec des amateurs et des professionnels de l’art performance. «Les ateliers, c’était vraiment plaisant! J’ai vraiment aimé faire connaissance avec les gens du milieu, on s’est même fait de nouvelles amitiés avec des professionnels», partage Jérémie Maltais, un étudiant en arts au Cégep de Chicoutimi. «C’est important que ces jeunes se rencontrent. Ce sont les meilleurs de chaque cégep! Ils vont grandir ensemble dans leur art et se développer un réseau de contacts dans le milieu», juge Étienne Boulanger, un profes-

Photo : Mariane Bergeron- Courteau

Mission accomplie pour la troisième édition

ARTS ET SPECTACLES

Une cinquantaine d’étudiants ont participé à l’événement d’art performance Action-Réaction.

sionnel de cet art qui a animé des ateliers lors de la fin de semaine. La fin de l’événement à Jonquière? Étienne Boulanger souhaite voir l’événement voyager de région en région pour améliorer sa visibilité. «Pour l’événement et pour

l’art performance, il faudrait se rapprocher des gens plus au sud du Québec pour qu’eux aussi deviennent accros à cet art», laisset-il entendre, précisant qu’attirer des étudiants de Montréal, Longueuil et Victoriaville serait une très bonne chose pour l’art performance à long terme.

Appel à tous les passionnés du 7e art

Julie Levasseur

De l’âme à l’écran (DAE) invite les étudiants de partout au Québec à découvrir le milieu du cinéma par le biais d’une fin de semaine dédiée à l’art du court-métrage. «Notre mission, c’est d’encourager les jeunes à suivre leur passion», résume la coordonnatrice Karine Ste-Marie. Au

menu: des ateliers, des projections de films et des rencontres avec des professionnels du milieu. Sans oublier le concours intercollégial de courtsmétrages et son gala de remise de prix. En association avec le Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ), le concours s’adresse aux étudiants des 23 cégeps participants à travers la province. Un prix de 500 $ est attribué au courtmétrage gagnant dans chacune des trois catégories : Meilleur documentaire, Meilleure fiction, et Meilleur film d’animation. Des mentions spéciales de 100 $ et 200 $

sont aussi remises à des œuvres qui se sont particulièrement démarquées. De l’âme à l’écran reçoit l’appui du festival REGARD sur le court-métrage au Saguenay, l’un des plus importants du genre en Amérique du Nord. Ce partenariat a entre autres permis à DAE de recruter des personnalités renommées pour faire partie de son jury. «C’est ce qui permet de concrétiser l’événement, de lui donner de la notoriété», explique Karine Ste-Marie. Les acteurs Sophie Cadieux et PierreLuc Lafontaine ainsi que les cinéastes Nicolas Lévesque et Denys Desjardins seront les juges offi-

Courtoisie

Les amateurs de cinéma sont conviés à s’immerger dans cet univers le temps d’un weekend lors de la 11e édition du festival De l’âme à l’écran, qui aura lieu en mars au Cégep de Jonquière.

Les étudiants cinéphiles ont jusqu’au 13 décembre pour s’inscrire à la 11e édition du festival De l’âme à l’écran.

ciels de cette 11e édition du concours intercollégial de courts-métrages. De l’âme à l’écran accueille autant les cinéphiles amateurs que les aspirants cinéastes. «On veut donner accès au festival au plus de gens possible, rappelle la coordinatrice. Tu n’es pas obligé de présenter un film pour t’inscrire à la fin

de semaine. Tu peux juste venir pour rencontrer des gens et t’amuser», précise la finissante en Conseil et coordination publicitaires. Les étudiants intéressés à participer à l’événement doivent s’inscrire d’ici le 13 décembre sur le site Internet www.delamealecran.com.


SPORTS

11 | Novembre - Décembre 2013

Plongée M&M : Quand c’est la passion qui nous anime

Antoine Lacroix

Les possibilités offertes sont nombreuses; l’école propose un éventail complet de différents cours. Il y a l’initiation à la plongée, qui est le cours offert à tous les débutants pour qu’ils puissent se familiariser avec l’équipement requis pour la pratique du

sport. Par la suite, les gens plus expérimentés peuvent poursuivre leur niveau avec des cours. L’introduction à la plongée (niveau 0), plongeur autonome (niveau 1), plongeur avancé (niveau 2), plongeur secouriste (niveau 3) et chef de plongée (niveau 4) sont toutes des leçons pouvant être dispensées avec M. Dallaire. Une des grandes fiertés des deux dirigeants de l’école est d’offrir la possibilité aux gens à mobilité réduite de faire quand même de la plongée, avec un cours adapté à leur besoin. C’est une exclusivité à la région, peu de gens au Québec offrent cette chance.

Une autre exclusivité de Plongée M&M est le futur cours de biologie marine. Encore une première dans la région, un instructeur de la ville de Québec viendra au Saguenay pour en assurer l’enseignement. M. Dallaire et Mme Rivard ne manquent pas de projets, ils organisent en ce moment des voyages de plongée dans l’hémisphère Sud: «Nous comptons nous rendre dans des pays comme le Mexique, Cuba et en Colombie. Ce n’est pas tout, pour les amateurs d’eau plus froide, des excursions dans des lacs d’eau douce, dans le fjord du Saguenay et dans les Escoumins sont prévues.»

Courtoisie

Une école de plongée a vu le jour au Cégep de Jonquière. Il s’agit de l’école M&M, pour Maxime Dallaire et Manon Rivard, deux mordus de ce sport. Le couple souhaite démystifier cette discipline et la rendre accessible à tous.

Manon Rivard et Maxime Dallaire offrent des cours de plongée pour tous les niveaux.

Les deux comparses insistent beaucoup sur les points de la sécurité et la prudence. Ayant moi-même pu profiter du cours d’initiation à la plongée, j’ai tout de suite vu qu’on ne lésinait pas sur l’aspect de la sécurité du pratiquant: briefing sur les signaux pour une bonne communication, sur la façon de respirer et d’utiliser l’équipement, avoir un accompagnateur, un plongeur certifié, qui

Le Quidditch moldu arrive enfin au Cégep de Jonquière! Pour tous ceux désirant monter sur un balai, il est encore possible de se joindre à l’équipe. Marianne Côté

«Pourquoi pas?» C’est ce qu’a répondu l’Association étudiante du Cégep de Jonquière (AGEECJ) lorsqu’elle a reçu la demande de se joindre à la ligue intercollégiale de Quidditch à Montréal. «Au départ, on se demandait si ça allait in-

téresser les étudiants et aux dernières nouvelles, 13 cégeps du Québec se sont inscrits déjà dans la ligue», raconte le coordonnateur aux Affaires internes de l’AGEECJ, Francis Huot. Ça ne prend que sept personnes pour faire une équipe. «On devrait réussir à former au moins deux équipes», continue-t-il, confiant. Le sport auquel joue le célèbre Harry Potter, inventé par J.K. Rowling, ne cesse d’accroitre sa cote de popularité. C’est à Middlebury College, dans le Vermont, qu’est partie la fièvre du Quidditch

Photo : Photomacc

Le Quidditch : c’est pas sorcier!

Une équipe de Quidditch devrait voir le jour au Cégep de Jonquière.

moldu avec le premier championnat interne.

Le concept n’a pas tardé à faire le tour du monde. À ce jour, l’International Quidditch Association (IQA) compte plus de 300 universités membres répertoriées dans une dizaine de pays: les États-Unis, le Canada, le Mexique, le Brésil, la Colombie, le Pérou, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Inde, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

La première saison du Club de Jonquière est prévue au printemps 2014. Pour le terrain, les organisateurs envisagent de louer le gymnase du cégep. Le matériel et l’équipement seront en partie financés par l’AGEECJ. Les règlements sont basés sur ceux établis par Alexander Manshel, le premier délégué du Quidditch. «Le jeu pourrait être constitué que de deux attrapeurs

s’assure que tout va bien et que l’expérience extrasensorielle se passe à merveille. Il va sans dire que j’ai adoré ma tournée sous l’eau et que je recommande à tous l’essai de la plongée. Des bains libres sont offerts tous les dimanches à partir de 15h30. Si vous êtes intéressés à tenter une expérience hors du commun, voici le numéro pour rejoindre Plongée M&M: (418) 820-7521. et d’un vif d’or, mais justement, il y a les autres: les batteurs, les poursuiveurs et les gardiens, qui viennent ajouter de l’action», explique l’organisatrice du Quidditch ATM, Karine Lemay. Par contre, c’est un sport où les contacts sont permis: «Tous les joueurs cherchent à viser l’adversaire et à protéger leur équipe, ça peut devenir très intense», avertit Karine Lemay. Pour le moment, le Club de Quidditch du Cégep de Jonquière est encore en développement et il n’a pas pour but d’être compétitif: «Ce qu’on veut, c’est surtout avoir du plaisir!» conclut Francis Huot.


SPORTS

Novembre - Décembre 2013 | 12

Gaillards Football

Bilan d’une saison difficile L’équipe de football des Gaillards désire apprendre et se relever dès l’an prochain de cette saison de misère de deux victoires et six revers qui lui a valu le dernier rang dans la division Nord-Est.

«On a eu un gros trou au niveau du recrutement en défensive, on n’avait pas de finissants de ce côté-là. Nous n’avions pas de profondeur et ça nous a fait très mal! Il a fallu utiliser cinq ou six joueurs offensifs et les placer en défensive. Nous n’avons jamais été capables de trouver des solutions permanentes à nos problèmes!» explique l’entraîneur François Laberge à propos de sa difficile première saison à la barre des Gaillards. Les revirements ont fait très mal aux Gaillards cette saison. L’offensive jonquiéroise a éprouvé énormément de problèmes à protéger le ballon. Les 1094 verges au sol de Mathieu Tremblay au sol et les 1240 verges de Mathew Gagnon par la passe ont été insuffisantes pour contrer cette lacune offensive. Les deux joueurs ont tous deux été les deuxièmes meilleurs à ce chapitre à leur position respective. Un manque de finition «Il y a plusieurs matchs qui ne se sont pas ter-

Apprentissages En plus d’avoir un changement du personnel d’entraîneurs, les Gaillards devaient composer avec un nouveau quart-arrière partant cette saison en Mathew Gagnon. Le numéro 7 a pris de la confiance de match en match. «Ça a été long avant que je m’habitue, toute la pression était sur moi et le stress a embarqué, mais je m’en suis sorti. Plus que je jouais et plus que je réalisais que j’étais capable d’être un quart-arrière partant», juge-t-il. Les Gaillards comptaient sur un tout nouveau personnel d’entraîneurs depuis le départ d’Éric Paquet la saison dernière. Malgré une saison difficile, François Laberge est satisfait: «Nous étions préparés et avions des stratégies intelligentes. On était capables d’appeler les jeux et de gagner des matchs, sauf

Photo: Photosaglac

Frédéric Marcoux

minés comme on l’aurait voulu! On n’est pas sortis assez forts et on a manqué de finition et de force mentale. On va pouvoir bâtir là-dessus pour la prochaine saison. Nous voulons faire mieux en tant qu’équipe les prochaines saisons. Cette année, on a fait beaucoup trop d’erreurs», partage le centre-arrière Arnaud-Koenig Soutière, qui a aussi dû jouer en défensive en raison du manque de profondeur de Jonquière cette saison. Les Gaillards tenteront de se relever dès l’an prochain de cette saison difficile de deux victoires et six défaites.

qu’à un certain moment les joueurs doivent faire les jeux et cela a été difficile.» «Je veux que les gars aient appris des erreurs

de cette saison pour ne pas les répéter l’an prochain. Le football collégial, c’est un sport que tu dois pratiquer à l’année! Il faut que tu te défonces 365 jours

par année pour être un joueur collégial compétitif et dominant», conclut l’entraîneur, qui ne veut plus entendre le mot «reconstruction» dans un futur rapproché.

Deux Gaillards avec la meilleure équipe universitaire au Canada

Lyvaï Faïnika et Keven Routhier-Gaudreault s’aligneront la saison prochaine avec les champions de la Coupe Vanier 2013 : le Rouge et Or de l’Université Laval. Frédéric Marcoux

Glen Constantin s’était dit «intrigué par le potentiel athlétique de Lyvaï Faïnicka», lorsque questionné par L’Obtus en octobre. Le joueur de ligne par excellence dans la division Nord-Est s’alignera finalement avec le Rouge et Or l’an prochain. L’excellence du programme de football à Laval a aussi attiré Keven Routhier-Gaudreault des Gaillards. «Je me suis fié à mon instinct. Je suis un gagnant! Je n’ai pas joué ce sport-là pendant neuf ans pour finir ma carrière bredouille. Je vais dans l’alignement où j’ai le plus de chances de gagner, comme ça, le jour où je vais être sur le terrain, je vais être fier de moi», partage Routhier-Gaudreault Celui qui a terminé premier au chapitre des plaqués avec 64,5 dans le circuit a aussi refusé des offres des Dinos de Calgary, des Gee-Gees d’Ottawa et du Vert et Or de Sherbrooke. Il désire amener de l’énergie et de la fougue à la troupe de Glen Constantin. «La ligue d’où tu viens, ce n’est pas ça qui fait que c’est toi le plus motivé à gagner les matchs!» s’exclame-t-il, précisant qu’il se fera une fierté de représenter les Gaillards dans le circuit universitaire.


L'Obtus Décembre 2013