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UN JOURNAL ÉTUDIANT QUI SE DÉMARQUE

DOSSIER :

ÉLECTIONS MUNICIPALES

DÉFI SPARTAN

ÉLECTIONS Candidats du district 4 et à la mairie

VIE ÉTUDIANTE Participation citoyenne Affaires pédagogiques

ARTS ET SPECTACLES

Comité spectacles Improvisation musicale

SPORTS Basket Gaillards Défi Spartan

CÉGEP DE JONQUIÈRE

Vol. 8 N o 2 — Octobre 2013 — www.lobtus.com


ÉQUIPE DE L’OBTUS

2 | Octobre 2013

ÉDITORIAL

COMITÉ DE GESTION Coordonnatrice de production : Mariane Bergeron-Courteau

Le droit à l’erreur Les commissions scolaires des Rivesdu-Saguenay et de La Jonquière ont annoncé au début du mois le lancement du projet-pilote «Criminalité : Tolérance Zéro en milieu scolaire». Mariane Bergeron-Courteau

Désormais, un policier prendra part à la vie étudiante d’une école de chacune des commissions scolaires de la région. L’objectif visé par cette mesure est de diminuer le nombre d’incidents reliés, entre autres, à l’intimidation, au trafic de drogues et à la sécurité routière. Une idée qui a un bon fond, puisqu’il est vrai que ces problématiques sont bien implantées dans les murs des établissements scolaires secondaires. Toutefois, une présence policière est-

elle vraiment nécessaire? Chaque école est déjà munie d’intervenants et de surveillants qui s’occupent d’encadrer les élèves du mieux qu’ils le peuvent. Et quand un problème persiste au sein des établissements scolaires, des mesures nécessaires, comme la suspension des jeunes en question, sont prises. Qu’est-ce que la présence policière amènera de mieux, si ce n’est qu’une figure peut-être trop autoritaire pour les besoins?

Lorsqu’un élève adoptera un comportement douteux, son cas sera traité comme s’il avait contrevenu à la loi. Selon la gravité de la situation, quatre types d’intervention peuvent être effectués. D’abord, il y aura une discussion sur les faits reprochés.

Par la suite, une rencontre entre le policier affecté et le jeune sera organisé, puis un rapport de police sera rédigé, ce qui semble déjà quelque peu exagéré. Ce rapport peut ensuite paraître au dossier scolaire de l’étudiant, et la dernière étape avant le processus de judiciarisation consiste en la rédaction d’un rapport comme si le dossier devait être présenté en justice. Ingérer une autorité policière dans un contexte scolaire risque d’instaurer un climat plutôt tendu dans les murs des écoles concernées. Il ne faut pas oublier qu’on parle ici d’adolescents, qui comme tout le monde, commettront des bévues. S’il faut apprendre de ses erreurs, encore doit-on laisser aux jeunes la chance de se tromper.

Présidente : Vickie Lefebvre Secrétaire : Marie Chabot-Johnson Trésorière : Jenny Gendron

RÉDACTION Rédactrice en chef : Mariane Bergeron-Courteau Rédacteur adjoint : Jérémie Legault Chef de section Collégial : Marie Chabot-Johnson Chef de section Actualités & Politique : Audrey Girard Chef de section Culture : Amélia Houde Chef de section Sports : Frédéric Marcoux Journalistes dans cette publication : Émile Brassard, Frédérique Carrier, Marianne Côté, Audrey Girard, Anabelle Leblanc, Vickie Lefebvre, Jérémie Legault, Julie Levasseur, Frédéric Marcoux, Sarah Pedneault et Catherine Tremblay

COMITÉ DE SERVICE Graphiste : Alexandre Girard Correcteurs : Mariane Bergeron-Courteau et Jérémie Legault Photographes : Mariane Bergeron-Courteau, Amélia Houde, Simon Jacques, Vickie Lefebvre, Jérémie Legault, Sarah Pedneault, Danika Vermette et Maxime Vincent Graphiste du site web : Alexandre Girard Concepteur du site web : Éric Gélinas (IMM)

IMPRESSION - DISTRIBUTION

FINANCÉ PAR

POUR NOUS JOINDRE l.obtus@hotmail.com www.lobtus.com

Venez-nous voir sur


3 | Octobre 2013

DÉBUTVIE DEÉTUDIANTE SECTION

L’implication citoyenne au cégep: un manque à combler Sarah Pedneault

À la suite de l’assemblée générale de l’AGEECJ du 2 octobre qui n’a pas rassemblé assez d’étudiants pour atteindre le corum, l’Obtus a questionné cinq élèves sur l’importance de l’implication des étudiants.

ÉLIZABETH KIROUAC, ART ET LETTRES

On l’entend souvent, mais je crois que s’impliquer, autant dans son cégep que dans sa ville, c’est important. Être au courant des changements et participer à ceux-ci, c’est donner son opinion afin de vivre ou étudier dans un espace qui nous ressemble. J’entends plusieurs étudiants dire que de toute façon, c’est impossible de changer les choses. Je crois que présentement, la majorité des étudiants du cégep pense ainsi et c’est pour cette raison que nous nous retrouvons avec des assemblées générales annulées. Il faut arrêter de croire que les décisions ont déjà été prises et comprendre qu’en tant qu’étudiant et citoyen, on a droit à notre opinion et qu’elle peut peser dans la balance.

SIMON MUNGER, SCIENCES DE LA NATURE

Je ne pense pas que les étudiants peuvent réellement changer quelque chose dans le cégep. Le fait que nous soyons là seulement deux ans et que la plupart d’entre nous avons beaucoup de responsabilités font en sorte que nous n’avons pas nécessairement le temps de s’impliquer ou de participer aux assemblées générales. De plus, les sujets manquent parfois de pertinence et ce n’est pas cela qui va attirer et intéresser les étudiants à participer. La priorité reste les études.

FRANCIS THERRIEN, ART ET TECHNOLOGIE DES MÉDIAS

En gros, je m’implique parce que je pense que ça peut faire une différence non seulement pour la société, mais également pour la vie étudiante. Si on veut changer quelque chose, on doit s’impliquer, car sans cela, un changement ne peut s’effectuer! Pour y contribuer, on doit nécessairement participer à toutes sortes d’activités. Pour ma part, je fais partie de comités scolaires dont l’association étudiante et la Comédie musicale du Cégep de Jonquière, mais je m’implique également à l’extérieur des murs de l’école par le biais de Mauvaise Herbe, un média web, et de la caisse Desjardins Arvida-Kénogami.

CHARLES LEPINE, ART VISUELS

J’ai toujours pensé qu’il est important que les étudiants donnent leur opinion pour une meilleure expérience dans le cégep. Sans quoi, on ne peut pas faire de changements. Aussi, je trouve ça nécessaire de se tenir au courant de ce qui se passe parce que je pense que notre école est une sorte de communauté et qu’il faut tous mettre du sien. Je ne m’implique pas dans tout ce qui se passe, mais la moindre des choses est de s’informer des nouveautés pour comprendre un peu mieux la vie étudiante.

ALEXANDRA RENALD, SCIENCES HUMAINES

Je crois que c’est l’implication des étudiants qui peut faire une école différente, plus accueillante et enrichissante. Je ne suis malheureusement dans aucun comité, mais dans les prochaines sessions, j’ai l’intention de m’impliquer dans un de ceux-ci. En effet, je crois qu’une école doit essentiellement laisser la libre création de comités étudiants, car ceux-ci peuvent jouer un rôle rassembleur et également développer le leadership des étudiants pour qui l’implication scolaire est au cœur de leurs préoccupations. Toutes ces raisons font en sorte qu’à mon avis, l’implication étudiante est utile au bon fonctionnement du cégep.


ÉLECTIONS DISTRICT 4

Octobre 2013 | 4

En plus d’élire le maire de la Ville de Saguenay, les citoyens sont appelés à voter pour le conseiller qui représentera leur quartier au plan municipal. Quatre candidats se présentent dans le district 4, dans lequel est situé le Cégep de Jonquière.

Réjean Hudon Émile Brassard

C’est à titre de candidat indépendant que Réjean Hudon, courtier en transport, se présente aux élections municipales du 3 novembre prochain pour devenir conseiller municipal du district 4, situé à Jonquière. M. Hudon s’était présenté aux deux élections précédentes pour donner une opposition à Georges Bouchard, ancien conseiller municipal du quartier et partisan du maire Jean Tremblay. Toutefois, ce dernier a quitté la vie politique. «Ça me laisse tout seul», plaisante Réjean Hudon, démontrant par le fait même qu’il ne s’inquiète guère de ses trois nouveaux opposants dans le quartier numéro 4. D’ailleurs, il aimerait bien adopter plusieurs projets, dont le déplacement des bacs à fleurs de la rue St-Hubert, le réaménagement du quartier des Mouettes et la création d’un jardin communautaire. «Je fais des projets de quartier, pas de ville!» conclut le candidat Hudon.

Rolland Simard Catherine Tremblay

Par ses expériences, Rolland Simard croit avoir tout le bagage nécessaire pour assurer le rôle de conseiller municipal. Il s’est beaucoup impliqué dans des organismes à vocation communautaire tels que le Club Kiwanis et le Patro de Jonquière. Ses activités ne se sont pas arrêtées là: il est un membre actif du CLD et de Promotion Saguenay, organismes promouvant le développement municipal. Il a donc une grande connaissance du fonctionnement municipal. M. Simard souhaite également participer à la réalisation d’une foule de projets. La construction d’une maison de soins palliatifs, l’implantation d’un terrain de soccer intérieur, l’entretien des rues, l’adaptation et le rafraichissement des parcs sont des exemples d’idées à l’intérieur du programme visé lors de sa campagne. Finalement, Rolland Simard est soutenu par une équipe qui désire l’amélioration continue du quartier.

Gilles Tremblay Vickie Lefebvre

Le candidat de l’Équipe du Renouveau Démocratique (ERD) dans le district 4, Gilles Tremblay, veut donner la chance aux citoyens de s’exprimer et de participer activement à la vie municipale. «Je veux laisser la chance aux gens de dire ce qu’ils pensent, car au final, c’est eux qui paient la facture», affirme Gilles Tremblay. Il aimerait créer un comité de quartier pour que les citoyens puissent s’impliquer directement dans la politique municipale. Gilles Tremblay veut également laisser plus de places aux jeunes, qui sont très présents dans son district où se situe le Cégep de Jonquière. «Il faut leur faire prendre conscience que demain, c’est eux qui payeront les taxes», lance-t-il. Le candidat croit que voter pour lui, c’est donner une chance au changement parce que «voter pour les membres de l’ERD, c’est voter directement pour du changement à Saguenay».

Daniel Tremblay-Larouche Anabelle Leblanc

Daniel Tremblay-Larouche est un jeune entrepreneur du quartier qui possède entre autres l’entreprise d’animation scolaire ActiMidi et le restaurant la Cabane de la rivière, aux Halles de la Rivièreaux-sables. Il se présente au poste de conseiller municipal dans le district 4 en espérant développer des idées pour offrir aux familles un milieu de vie plus attrayant, vigoureux et sécuritaire. Ses engagements pour le quartier du Cégep de Jonquière touchent surtout les domaines du la culture et du sport. Par exemple, il souhaite mettre sur pied un comité des loisirs, organiser une fête de quartier annuelle ainsi qu’explorer le potentiel d’un journal de quartier. Également, il souhaite permettre le stationnement de nuit dans la rue pendant la période hivernale. Au plan municipal, M. Tremblay-Larouche s’engage à créer un organisme de vente d’équipements de sport usagés et à diminuer le coût de certaines activités que le Service des Loisirs offre aux adultes.


5 | Octobre 2013

DÉBUT DE SECTION

CANDIDATS À LA MAIRIE DE SAGUENAY

De l’expérience et de l’économie

Jérémie Legault

M. Tremblay tient à cœur le développement économique de sa ville. C’est d’ailleurs là-dessus que l’actuel maire de Saguenay veut convaincre les citoyens qu’il possède encore toutes les raisons de diriger leur municipalité. Comme projet d’importance, Jean Tremblay prévoit améliorer le réseau routier afin de le rendre plus efficace et sécuritaire. Même si, depuis les dernières années, de nombreux travaux ont optimisé les routes de Saguenay, le maire affirme «qu’il reste beaucoup de travail à faire».

D’un autre côté, s’il est réélu, M. Tremblay compte transformer Saguenay en une ville universitaire comme l’est devenue Sherbrooke. L’actuel maire croit qu’un tel virage serait gage de développement économique: «Une ville avec une université forte, c’est une ville qui se développe.» Son projet pourrait mener à la construction d’un pavillon lié à l’UQAC sur la rue Racine à Chicoutimi. D’autres projets font partie du programme de M. Tremblay, dont la majorité sont à saveur économique. L’agran-

Photo : Simon Jacques

Depuis maintenant 16 ans, Jean Tremblay est à la tête de la Ville de Saguenay et il a bien l’intention de perpétuer son règne. Le maire base sa campagne électorale sur l’état des finances municipales, qui se portent très bien depuis son entrée au conseil de ville. Cependant, avec l’arrivée de l’Équipe du Renouveau Démocratique, la bataille s’annonce moins aisée qu’à l’habitude.

La Place du citoyen, en face de la bibliothèque municipale de Chicoutimi, était un grand projet de la dernière campagne de Jean Tremblay.

dissement des parcs industriels et le maintien de l’afflux des bateaux de croisière au quai de La Baie sont des pistes intéressantes pour lui. L’économie est donc au centre de la campagne

S’il est élu à la mairie le 3 novembre prochain, Paul Grimard compte apporter du changement à la Ville de Saguenay. Avec des projets d’envergure, l’Équipe du Renouveau Démocratique de M. Grimard est confiante que les citoyens de la municipalité voteront pour un vent de changement. Jérémie Legault

La toute nouvelle équipe politique créée en 2010 présente un total de 18 candidats à travers la ville et ses arrondissements alors que son chef aspire à rem-

placer l’actuel maire, Jean Tremblay. L’Équipe du Renouveau Démocratique (ERD) veut amener plus de transparence et d’éthique au sein du personnel municipal ainsi qu’une plus grande équité dans le développement des secteurs de la ville. La remise à neuf des infrastructures constitue le principal cheval de bataille de l’ERD. L’équipe voudrait investir 150 millions de dollars sur une période de cinq ans dans ce domaine. Selon Paul Grimard, il va de soi que des centaines d’emplois seraient créés, ce qui aurait pour effet d’atténuer le haut taux de chômage qui afflige la région. Les pistes cy-

Photo : Jérémie Legault

Un vent de nouveauté pour la région L’amélioration du réseau cycliste de Saguenay par la réparation et la construction de pistes cyclables est l’une des priorités de Paul Grimard.

clables sont également dans la ligne de mire des investissements de l’ERD qui prévoit les réparer, les agrandir et les compléter. Paul Grimard espère fortement que les jeunes

iront voter en grand nombre le 3 novembre prochain puisqu’il affirme que c’est leur avenir qui est en jeu. «Les jeunes doivent prendre l’opportunité qu’on leur offre et se prendre en main en

électorale de M. Tremblay pour les élections du 3 novembre. Avec la confortable ancienneté au siège de la mairie qu’il possède, M. Tremblay peut se permettre de centrer son programme sur ce domaine. allant voter», amène le chef de l’ERD. M. Grimard voit d’un bon œil la situation actuelle de l’électorat de Saguenay : «La population s’aperçoit que nous présentons des projets qui sont oui, spécifiques, mais aussi très concrets.» Selon lui, la population veut du changement, projet que son parti se dit très en mesure de concrétiser. Reste à savoir si l’ERD réussira à trouver une brèche à la forteresse que tient le maire Tremblay depuis 16 ans.

INFORMATIONS UTILES AU VOTE - Il est nécessaire d’habiter sur le territoire des élections depuis au moins six mois pour pouvoir voter. - Lors de la journée électorale, amener une carte d’identité avec photo au bureau de vote (carte d’assurance maladie ou permis de conduire). - Tout dépendant de votre municipalité d’origine, il est parfois possible de voter par correspondance pour les étudiants de l’extérieur. -Pour toute autre information liée aux élections du 3 novembre, consulter ce site: www.electionsmunicipales.gouv.qc.ca. (J.L.)


VIE ÉTUDIANTE

Octobre 2013 | 6

Affaires pédagogiques : au service des étudiants Photo : Amélia Houde La coordonnatrice aux Affaires pédagogiques Fanny Grenier-St-Onge a comme mandat d’aider les étudiants du cégep à faire respecter leurs droits.

En cas de problème d’ordre pédagogique ou éthique avec un enseignant, les étudiants peuvent toujours compter sur l’aide de l’AGEECJ et de sa coordonnatrice aux Affaires pédagogiques, Fanny Grenier-St-Onge.

Julie Levasseur

La coordonnatrice aux Affaires pédagogiques a pour rôle de faire respecter les droits des étudiants lorsqu’il y a litige avec un enseignant. Favoritisme, non-respect des pauses ou des périodes de cours, non-

respect du plan de cours, révision de notes: les raisons sont variées. «Dès le moment où l’étudiant a rempli tous ses devoirs et que ses droits sont lésés, il y a un litige», résume la coordonnatrice actuelle, Fanny Grenier-St-Onge. Dans une telle situation, un étudiant n’a qu’à se présenter au local de l’AGEECJ pour rencontrer la coordonnatrice aux Affaires pédagogiques et remplir un document de plainte. Celle-ci peut être déposée de manière anonyme ou non, selon la volonté du plaignant. Une fois le problème déclaré, la coordonnatrice expose à l’étudiant les possibilités qui s’offrent à lui. Il choisit

PORTRAIT DU MOIS D’un humour toujours aussi imprévisible, le président de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Jonquière (AGEECJ), Antoine Rail, croit fermement à l’importance de l’implication étudiante. Portrait d’un étudiant qui se décrit comme un «être bizarrement sympathique». Audrey Girard

Antoine s’est impliqué au sein de l’Association étudiante dès son arrivée à Jonquière. Président depuis plus d’un an, Antoine souhaite

Le président de l’AGEECJ, Antoine Rail.

Photo : Vickie Lefebvre

Monsieur le président, comment allez-vous ?

représenter le mieux possible les étudiants : «J’aime m’impliquer. Je trouve ça le fun avoir l’opportunité de pouvoir agir au sein de la collectivité à mon âge. Pour moi, c’est un privilège que de pouvoir débattre et développer une dynamique intellectuelle.» Antoine souhaite changer beaucoup d’aspects à l’intérieur du cégep. Il aimerait voir les élèves des

différents programmes plus unis entre eux. Plus que tout, il espère un éveil social des étudiants. «J’aimerais qu’ils prennent conscience des chances qu’ils ont et qu’ils saisissent les opportunités qui s’offrent à eux. Ils doivent sortir du carcan imposé par la société et croire en eux, en leurs projets», soutient-il avec conviction. Pourquoi les luttes étudiantes? Parce qu’Antoine croit fermement que c’est une bonne façon pour les étudiants de réfléchir au monde qui les entoure. «Il faut questionner l’ordre établi et toujours avoir un certain doute concernant

ensuite le processus qu’il veut suivre. La coordonnatrice aux Affaires pédagogiques accompagne l’étudiant qui porte plainte tout au long de ses démarches pour tenter d’obtenir gain de cause. La première étape est habituellement de rencontrer l’enseignant concerné. On discute avec lui et on tente de trouver un terrain d’entente. S’il ne veut pas collaborer, on en parle avec le responsable de la coordination départementale (RCD). Enfin, si cela ne fonctionne toujours pas, on fait appel à de plus hautes instances administratives, telles que la direction des études.

les manières de procéder de la société pour éviter le piège du conservatisme», affirme-t-il. Antoine explique que la participation citoyenne se déroule à deux vitesses en ce moment. D’un côté, il y a les étudiants qui ont un manque flagrant de prises de conscience. De l’autre, des gens qui désirent s’impliquer et comprendre les enjeux. «La participation citoyenne des cégépiens est ordinaire. Elle reflète bien l’état de la société actuelle», soutient-il. «Je n’aime pas voir les gens autour de moi perdre espoir devant la démobilisation des étudiants. Des fois, je me

Rien à perdre La coordonnatrice aux Affaires pédagogiques encourage les étudiants à s’y référer, puisqu’ils ont alors tout à gagner: «Venez et essayez-vous, et dans le pire des cas ça va rester pareil», affirme Fanny Grenier-StOnge. «Vous n’avez rien à perdre», conclut-elle, rassurante. Quel que soit le problème, les étudiants sont invités à se rendre au local de l’AGEECJ, situé au 212.2, afin de rencontrer la coordonnatrice aux Affaires pédagogiques et ainsi faire respecter leurs droits.

dis : ‘‘tout ça pour ça!’’ Durant ces moments-là, je me remets en question, je perds espoir et je n’aime vraiment pas ça», confie-t-il avec une mine sévère lorsqu’on lui demande ce qu’il aime moins de l’implication. Malgré tout, Antoine reste un éternel optimiste. Le sourire aux lèvres, il avoue se passionner pour le monde avec un grand M. «Les gens sont intéressants. J’aime beaucoup les histoires et j’espère pouvoir en raconter un jour.» Étudiant en postproduction télévisuelle et se dirigeant probablement vers le cinéma, gageons qu’Antoine Rail en racontera sûrement de belles au cours de sa future carrière!


7 | Octobre 2013

ARTS ET SPECTACLES

Spectacles à la Salle polyvalente

Une organisation par et pour les étudiants

Frédérique Carrier

«Le but du comité est d’offrir aux étudiants du Cégep de Jonquière la chance d’assister à des spectacles à des prix abordables. Aussi, on veut promouvoir la relève

et les artistes de la région et même du cégep, en les faisant jouer en première partie d’un plus gros nom. C’est un peu aussi les avantages qu’ont les étudiants en y allant. Ça leur permet aussi d’avoir un peu de divertissement dans des mois plus morts», explique l’instigateur du projet, le finissant en radio Alex Verville. Toute l’année, le comité invitera divers artistes à livrer une prestation à la Salle polyvalente. Un autre des avantages de ce projet pour les étudiants se trouve dans l’utilisation des profits. Pour l’instant, rien n’est décidé: «Dès l’an

Une soirée remplie de saxophones, de guitares, un peu de violon et quelques lignes de rap, un arbitre et deux équipes, ça vous tente? Au CôtéCour, un match d’improvisation musicale a lieu chaque mois. Frédérique Carrier

Deux équipes se sont affrontées le 9 octobre dernier pour obtenir le vote du public en interprétant de la musique de tous les genres. D’un côté, la Boîte à pitons était composée d’un

contrebassiste, d’un guitariste, d’un violoniste et d’un batteur. Leurs opposants, du Café Summum, avaient dans leur équipe un saxophoniste, un guitariste, un bassiste ainsi qu’un batteur. Tout au long de la soirée, qui a été arbitrée par Jérôme Ouellet, le public a eu droit à plusieurs performances thématiques de tous les genres musicaux et sonores. L’un des premiers thèmes de la soirée, «Fausse alerte», était joué avec un seul joueur par équipe. D’abord le bassiste des jaunes (Café Summum) a

groupe Naked en première partie. En février, ça va être un show électro avec Millimetrik et en première partie, Sobek», dévoile Alex Verville.

Le comité a vraiment mis les bouchées doubles pour recevoir au cégep beaucoup de variétés et quelques noms sont déjà confirmés. «Pour le moment, trois spectacles sont confirmés. On commence la publicité dès le 1er novembre. En décembre, il y aura un show d’humour avec François Tousignant, Jessy Sheehy, Rabii Rammal et Sexe Illégal. En janvier, ce sera le spectacle de Karim Ouellet, avec le

Visiblement, ce sera une année culturelle chargée pour les étudiants, qui auront droit à plusieurs bons spectacles. Plusieurs sous-comités sont derrière l’organisation: une équipe de promotion, d’animation, des finances, etc. Tous ces étudiants, motivés par ces spectacles à venir, travaillent fort pour la planification des soirées. Entre autres, l’équipe d’animation a prévu, dans le même style que «L’ar-

créé un son très électro en frottant une bille sur les cordes de son instrument. Ensuite, le violoniste des rouges (Boîte à pitons) a superbement reproduit des bruits de circulation et d’ambulances. Grâce à cela, les Rouges ont emporté le premier point. À un autre moment dans la soirée, le thème était «Rénovations», mais chaque équipe avait une restriction, soit de type «Rap tunisien» pour le Café Summum et de type «Électro russe» pour la Boîte à pitons. C’était toute qu’une performance! D’abord, le saxophoniste des jaunes a chanté pour le public des paroles incompréhen-

Photo : Danika Vermette

Une soirée rythmée et improvisée!

prochain, tous les spectacles vont être jumelés à un comité ou un projet du cégep. Par exemple: les profits d’un spectacle donné iraient à Kino.»

Michel Leblanc, le saxophoniste des jaunes.

sibles sur une musique de style indie. Puis, le violoniste de l’équipe des rouges a chanté sur une musique très éléctro, lui aussi des paroles qui n’avaient aucun sens, mais qui donnaient l’impression de se trouver en plein cœur de Moscou! La foule était invitée à participer à cette soirée haute en couleur. Marc-

Photo : Maxime Vincent

Tout le monde aime les spectacles, mais ceux-ci n’entrent pas toujours dans le budget d’un étudiant. C’est pourquoi un comité de spectacles se charge désormais de faire venir des artistes de la relève et d’autres qui ont déjà fait leurs preuves dans le milieu.

L’instigateur du projet, Alex Verville.

tiste du mois Musique Plus», des entrevues sur scène avec les artistes, entre les chansons. «C’est un jeune comité qui commence à prendre forme et je crois qu’une fois qu’il va être bien parti, ça va être vraiment intéressant!» conclut Alex Verville. André Bernier, assis dans l’auditoire, s’est mérité deux consommations pour avoir proposé le thème «The Lannisters send their regards», c’est-à-dire une scène de la série «Game of Thrones». Au final, l’équipe du Café Summum a remporté le match 8 à 7 contre La boîte à pitons, une soirée assez serrée pour ces deux formations. La première étoile du match a été remise à Michel Leblanc, le saxophoniste des jaunes. La prochaine soirée d’improvisation musicale se tiendra le 13 novembre 2013, toujours au Côté-Cour.


SPORTS DÉBUT DE SECTION

Octobre 2013 | 8

Des débuts fracassants pour les Gaillards

Frédéric Marcoux

Les Gaillards ont remporté le «Tournoi invitation des Dynamiques de Brébeuf» à Montréal. Cette importante compétition regroupait 16 formations représentant l’élite des équipes collégiales de deuxième division et des équipes secondaires de première

division du Québec. Il s’agit d’un deuxième championnat en cinq ans pour les Gaillards qui avaient baissé pavillon en finale l’an dernier lors de ce tournoi. Pour leur premier match en saison régulière, le 18 octobre dernier, les joueurs ont triomphé contre les Couguars du Cégep de Chicoutimi par la marque de 7256. «Défensivement on est incroyables, on a encore accordé moins de 60 points», a fait savoir l’entraîneur Philippe Hurtubise pour expliquer les raisons de ces succès. «Par contre, on a vraiment mal paru aux rebonds lors

de notre défensive de zone. Si Chicoutimi est resté dans le match aussi, c’est qu’ils nous ont dominés aux rebonds offensifs», ajoute-t-il. Une chimie hors du commun «La chimie de l’équipe est vraiment excellente. Dès la première semaine, les gars se sont ramassés ensemble et ils sont toujours ensemble. Dans certaines équipes, on voit qu’il y a deux ˝cliques˝ et ce n’est pas le cas pour nous», lance l’instructeur Philippe Hurtubise, précisant que l’édition actuelle est l’une des équipes en meilleure condition physique qu’il

Photo : Courtoisie

L’équipe masculine de basketball est surprenante avec des débuts fracassants cette saison. Au moment d’écrire ces lignes, les Gaillards avaient 11 victoires en 12 rencontres et deux tournois remportés.

Les Gaillards surprennent depuis le début de la saison, n’ayant subi qu’un seul revers.

a entraîné depuis le début de sa carrière. «Dans toutes les équipes que j’ai eues au basketball, c’est l’équipe dans laquelle on a le meilleur esprit d’équipe, tous les gars s’entendent bien. Il n’y a aucune tête enflée. Nous sommes unis, même en dehors du terrain», partage l’ailier Charles- Antoine Rondeau. Les joueurs se sont présentés en très bonnes

Le Défi Spartan du Cégep de Jonquière a connu un grand succès pour sa deuxième édition. Ils étaient 750 «spartiates» à courir, ramper et sauter les six kilomètres et les 21 obstacles, samedi. Marianne Côté

C’est dans le cadre d’un projet étudiant que les élèves du cours d’Intervention sportive ont organisé une course de type «Spar-

tan Race». «Le but était de remplacer la télé des gens par un parcours à obstacles», explique Jérémie Legault, coprésident de la deuxième édition du Défi Spartan.

donnée à ceux qui les contournaient.

Des murs à franchir, des poids à transporter et 13 étages d’escaliers attendaient les participants. Ils ont été mis à l’épreuve devant les 21 obstacles dispersés sur le site. Les «spartiates» devaient obligatoirement passer 17 d’entre eux. Une pénalité était

«C’est un excellent défi qui nous amène à dépasser nos limites. Quand on franchit la ligne d’arrivée, on sait qu’on vient d’accomplir quelque chose», raconte Kristine Levasseur, une étudiante du Cégep de Jonquière.

750 spartiates ont participé à la course de samedi.

Photo : Mariane Bergeron-Courteau

Une deuxième édition réussie

L’important dans ce type de course, ce n’est pas de terminer en premier. Ce qui compte, c’est de franchir la ligne d’arrivée. C’est pourquoi ils étaient plusieurs à s’entraider pour passer les obstacles plus difficiles. Il n’était pas rare de voir un participant en faire monter un autre sur ses épaules pour l’aider à franchir un mur.

conditions physiques pour débuter la saison, ce qui fait en sorte que certains ont progressé rapidement. Philippe Hurtubise a d’ailleurs vanté le travail de plusieurs joueurs, dont Guillermo Tremblay-Fernandez, qui occupe un rôle important au sein de sa formation. «La volonté et l’éthique de travail» expliquent les récents succès de l’équipe, selon l’entraîneur.

Le nombre de coureurs a dépassé toutes les attentes des organisateurs. C’est trois fois plus de personnes que lors de la première édition qui ont relevé le défi, malgré le terrain glissant et la boue. Étudiants du cégep ou pas, tous étaient les bienvenus. «Devant l’engouement des coureurs et l’organisation grandissante, une troisième édition est envisagée», affirme Jérémie Legault. Pour les 46 étudiants du «Spartan Group X», le Défi Spartan de samedi était un entrainement préparatoire avant d’attaquer la «Spartan Race» de Boston, en novembre.


L'Obtus Octobre 2013