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Vol. 7 N o 1 — janvier 2013 — www.lobtus.com

CÉGEP DE JONQUIÈRE

UN JOURNAL ÉTUDIANT QUI SE DÉMARQUE

GAILLARDS EN VERT ET CONTRE TOUS

MAGASIN DU MONDE

AGEECJ | MAGASIN DU MONDE | CAFÉ CHEZ GINETTE AGENCE FOCUS | EN VERT ET CONTRE TOUS GAILLARDS | SAGUENÉENS | JEUX DU QUÉBEC


ÉDITORIAL SOMME SUR L’ÉDUCATION

UN DÉFI SUPÉRIEUR POUR LE GOUVERNEMENT AMÉLIA HOUDE

Le Sommet sur l’éducation supérieure de février sera le porte-voix des revendications étudiantes. Deux scénarios sont possibles  : soit le gouvernement démontrera une réelle volonté d’appliquer les idées des associations étudiantes, soit il se servira de la parole des étudiants pour gagner du capital de sympathie.

A

u-delà du cynisme, les étudiants ne peuvent nier les actions que le gouvernement péquiste a mises en place pour le Sommet sur l’éducation. Des rencontres thématiques avec les associations étudiantes ont été réalisées depuis le début de l’année scolaire, et ces dernières étaient invitées à déposer une contribution par écrit. Toutefois, pour la première rencontre, le gouvernement n’a laissé qu’un délai de deux semaines pour la rédaction d’un mémoire, idem pour la deuxième rencontre du 13 et du 14 décembre. Comment avoir une réflexion poussée et réfléchie dans un laps de temps si court ? Le gouvernement de Pauline Marois ouvre la porte aux étudiants et leur donne le droit de s’exprimer, mais plusieurs demeurent sceptiques sur les interventions et les décisions à venir de ce gouvernement. Certes, le mouvement étudiant s’est adouci, passant de la rue aux tables de discussions, mais ce n’est pas pour se faire dire qu’un simple gel des frais de scolarité est l’avenir de l’éducation au Québec. Pour que le Sommet sur l’éducation soit crédible et qu’il mène à des changements souhaitables, le gouvernement, tout comme les associations étudiantes, devra faire des compromis. Si les péquistes restent sur leurs idées d’indexation sans être ouverts d’esprit, et si les associations prônent uniquement la gratuité scolaire, quel sera le consensus ? Un retour à la grève pour les étudiants ? Du respect, et surtout de l’écoute, devra être aux tables en février. Le gouvernement devra prouver qu’il ne souhaite pas simplement montrer sa bonne volonté à la population, sans vouloir améliorer concrètement le système d’éducation, sans être ouvert à changer les choses. 2

COMITÉ DE GESTION Coordonnateur de production : Julien Renaud Président : Jean-Michel Turbide Secrétaire générale : Amélia Houde Trésorière : Vickie Lefebvre

RÉDACTION Rédacteur en chef : Julien Renaud Rédacteurs adjoints : Mariane Bergeron-Courteau, Frédéric Marcoux Journalistes dans cette publication : Mariane Bergeron-Courteau, Gabriel Garon, Amélia Houde, Xavier Julien, Vickie Lefebvre, Frédéric Marcoux, Julien Renaud, Marie-Lou Ringuette

COMITÉ DE SERVICE Graphiste : Alexandre Girard Correcteurs : Mariane Bergeron-Courteau, Julien Renaud Photographes : Judy Chabot, Samantha Hachey, Julien Renaud, Jean-Michel Turbide Graphistes du site web : Alexandre Girard, Isabelle Martel, Julien Renaud Concepteur du site web : Éric Gélinas (IMM)

IMPRESSION - DISTRIBUTION

Financé par


L’HEURE EST AUX DÉPARTS VICKIE LEFEBVRE Les démissions pleuvent à l’Association générale des étudiantes et étudiants du cégep de Jonquière (AGEECJ). La responsable des affaires sociopolitiques, Marie-Pier Boivin, et une des deux employées permanentes, Mélanie Chaumont, ont récemment annoncé leur retrait .

«

 Une démission au sein de l’exécutif, ce n’est jamais heureux », mentionne le président de l’AGEECJ, Antoine Rail. Tous les membres du conseil sont déçus de voir partir une autre membre de l’équipe, mais ils savent que c’est pour le mieux. « Il est important de connaître ses limites », souligne Marie-Pier. La responsable des affaires sociopolitiques souhaitait céder sa place à quelqu’un qui serait davantage en mesure d’accomplir cette tâche. Elle compte tout de même rester active au sein du cégep, entre autres par le biais du Comité des luttes étudiantes du cégep de Jonquière (COLEJ). « Mon implication ne se termine pas comme ça. Je ne peux pas être exécutante, mais je reste étudiante », assure-t-elle.

Une autre perte importante pour l’AGEECJ

À la suite de cette démission, plusieurs personnes ont convoité le poste, et c’est finalement Amélia Houde, une étudiante en journalisme, qui l’a décroché. « Je crois qu’il est vraiment important de s’impliquer en tant qu’étudiant si on veut changer les choses et faire entendre sa voix », témoigne-t-elle. Elle a hâte de commencer à s’impliquer au sein de l’association, car l’équipe qui l’accueillera semble motivée et plusieurs projets intéressants se mettent en branle. Amélia veut aussi relancer le comité COLEJ, car, selon elle, il est nécessaire de sensibiliser les étudiants à des enjeux importants, comme la campagne contre Aramark. « J’ai hâte d’être créative et d’apporter de nouvelles idées à l’association », confie-t-elle.

Les projets de 2013

Selon Antoine Rail, les nombreuses démissions au sein du conseil exécutif de l’AGEECJ dans les derniers mois sont causées par la charge importante de travail qui attend les exécutants durant leur mandat. De plus, dans les dernières années, tous les exécutants ont été élus par acclamation, ce qui signifie que les étudiants n’ont pas eu la chance de choisir la personne qui semblait la plus qualifiée pour le poste. Il demeure très difficile de trouver des gens pour combler tous les postes.

une fête sous le thème « dubstep » avec comme invité Dj Lux à

« J’ai reçu une offre à laquelle je ne pouvais vraiment pas dire non », mentionne pour sa part une des deux employées permanentes, Mélanie Chaumont, qui a également démissionné. Mélanie s’occupait des associations de programme, une charge importante à l’AGEECJ. Malgré tout, ce départ a été bien compris par les membres de l’exécutif. L’exécutif a dû s’ajuster afin de minimiser les impacts de son départ. « Nous sommes en processus pour tenter de combler le poste laissé vacant dans des délais raisonnables », affirme Antoine Rail.

Étant donné le succès du dernier party organisé par l’association étudiante, qui a permis d’amasser plus de 600 $ pour la fondation Movember, d’autres soirées semblables sont à prévoir. Les membres du conseil exécutif se disent très satisfaits de cet évènement. Un autre party, qui aura lieu le 17 janvier, a donc été organisé par la responsable des affaires socioculturelles, Fanny Labelle, avec la collaboration des autres exécutants. Les fonds amassés serviront de financement à la LIG et aux soirées KINO. Ce sera partir de minuit. Il y aura des billets en prévente au coût de 3 $ au local de l’association (212.2) et au café Chez Ginette. Une assemblée générale qui portera sur les statuts et règlements, une hausse de cotisation, le Sommet sur l’éducation et

ACTUALITÉ

le café Chez Ginette aura lieu le 29 janvier.

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ACTUALITÉ

Photo : Jean-Michel Turbide

MAGASIN DU MONDE DU CÉGEP DE JONQUIÈRE

UNE INITIATIVE DES ÉTUDIANTS EN OUVERTURE SUR LE MONDE JULIEN RENAUD

L’implication et la volonté des étudiants en Ouverture sur le monde permettront au cégep de Jonquière d’être le troisième établissement collégial à posséder un Magasin du Monde. L’initiative a pour but de favoriser l’achat de produits équitables et biologiques, ainsi que de financer les stages des finissants dans ce programme d’études.

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e sont les 13 finissants au programme d’Ouverture sur le monde qui ont mis sur pied le projet, avec l’aide de l’enseignant Laurent Corneau et des étudiants de première année. Leur implication s’élève à environ sept heures par semaine, ce qui permet de garder la boutique ouverte au moins de 9 h à 15 h chaque jour. « Nous nous impliquons tous puisque cela nous tient à cœur. Personne n’a à forcer qui que ce soit ! » partage une finissante, Anabel Biron. « Notre mission primaire est éducative. Nous voulons ancrer l’habitude dans la vie des gens d’acheter équitable et biologique. C’est d’abord pour la cause, et bien sûr pour financer nos stages », explique sans complice une autre finissante, Josyane Godin. Ce sont maintenant les étudiants de première année qui devront mettre la main à la pâte puisque les finissants seront en stage tout l’hiver au Pérou et au Burkina Faso. Certains défis les attendent, notamment l’ouverture officielle et la publicité. « À l’image de la polyvalente de Kénogami, qui est, avec nous, les deux premiers Magasins du Monde de la région, nous aimerions avoir un reportage sur notre initiative. Radio-Canada était sur place à leur ouverture officielle ! » commente une élève en première année, Laurie-Ann Paquin, qui a participé récemment à un colloque sur le commerce équitable pour en apprendre davantage sur les produits. Plusieurs produits variés sont offerts au Magasin du Monde : chocolat, café, beurre de karité, thé, sucre, vêtements, bijoux et plusieurs autres. Et les prix sont inférieurs à ceux suggérés par Oxfam Québec, organisation qui chapeaute les Magasins du Monde à travers la province. La moitié des profits du commerce vont à l’organisme Oxfam Québec, et l’autre moitié sert de financement pour les stages des finissants. « Notre profit est minime étant donné nos prix, mais on réussit quand même à aller chercher environ 1 000 $ par année », précise Josyane Godin.

Photo : Julien Renaud

Le Magasin du Monde est ouvert depuis le retour de la mi-session automnale, et les étudiants sont déjà satisfaits des résultats. Mais l’ouverture officielle et la publicité ne pourront qu’accentuer ce succès.

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CAFÉ CHEZ GINETTE

L’AGEECJ RÊVE D’UNE EXPANSION MARIE-LOU RINGUETTE Dans le but d’offrir les services du café Chez Ginette à davantage d’étudiants, le conseil d’administration de l’Association générale des étudiantes et étudiants du cégep de Jonquière (AGEECJ) souhaite implanter des filiales du café dans tous les pavillons du cégep de Jonquière.

C

’est dans les pavillons Joseph-Angers et Lionel-Gaudreau que le conseil d’administration de l’AGEECJ veut développer des succursales du café Chez Ginette. Le projet d’expansion est toutefois toujours en gestation. « Pour l’instant, le projet est plutôt théorique, quoiqu’il soit très plausible », explique le président de l’AGEECJ, Antoine Rail. En effet, le sujet n’a toujours pas été traité en assemblée générale. Par l’entremise de ce projet, le conseil d’administration souhaite que toute la population étudiante ait accès aux services du café, mais également faire concurrence à Aramark, qui exerce présentement un monopole sur les services alimentaires au cégep de Jonquière. « Nous voulons leur faire concurrence en offrant aux étudiants un service de bonne qualité à bas prix, fait par les étudiants pour les étudiants », explique le président de l’AGEECJ. Pour que le projet d’expansion se réalise, le café Chez Ginette doit avoir les fonds nécessaires ainsi qu’un local dans chaque pavillon. Pour ce faire, le conseil d’administration doit négocier avec la direction du cégep. Le conseil de l’AGEECJ ne peut toutefois commencer les pourparlers avec la direction avant d’avoir le verdict de l’assemblée générale, qui aura lieu le 29 janvier. Si le projet est accepté lors de l’assemblée, le conseil administratif pourra alors commencer la réalisation du projet d’expansion pour que les différentes succursales du café Chez Ginette soient disponibles le plus rapidement possible. Il est très difficile pour l’AGEECJ de trouver des locaux vacants dans les deux pavillons. « Le conseil a déjà un local en tête pour le pavillon Joseph-Angers, mais pour ce qui est du pavillon Lionel-Gaudreau, il faudra négocier avec la direction », conclut Antoine Rail.


Photo : Gabriel Garon

Pour l’instant, l’Agence regroupe une quinzaine de membres actifs. Les étudiants qui souhaitent s’impliquer sont toujours les bienvenus, peu importe leur programme et leur expérience. « C’est une bonne idée de s’impliquer. Cela permet d’apprendre à manipuler les caméras, et le fait de rencontrer les clients donne une expérience professionnelle unique », conclut Louis-Philippe.

L’AGENCE FOCUS SE MODERNISE MARIANE BERGERON-COURTEAU L’année 2013 ne sera pas de tout repos pour l’Agence Focus du cégep de Jonquière. L’entreprise étudiante de production télévisuelle enclenchera de nombreux projets dès la rentrée, tant par rapport à leurs contrats qu’à leur désir de développement de l’agence.

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out d’abord, le local de l’Agence Focus, situé au sous-sol du pavillon ATM, fera peau neuve. Pour le covice-président de l’organisme, Louis-Philippe Aumais, un rafraîchissement de la pièce devenait impératif : « Notre local est laid et désuet. On a presque honte de recevoir des clients dans notre agence. » Les murs seront repeints, et un réarrangement de la décoration devrait avoir lieu durant la prochaine session. Également, le Cégep a débloqué une somme supplémentaire pour permettre à l’entreprise de s’acheter un nouvel ordinateur de montage. Pour l’instant, celui du local est si désuet que les membres doivent se déplacer au pavillon Manicouagan pour s’occuper de la postproduction de leurs projets. Le matériel de l’Agence Focus sera accessible sous peu aux étudiants du cégep de Jonquière. « Ce ne sont pas tous les étudiants qui ont accès à ce type d’équipement. On veut que tous puissent profiter de notre matériel télévisuel pour leurs propres projets », justifie Louis-Philippe, qui est étudiant en deuxième année en production télévisuelle. Ce système de location devrait être instauré dès cet hiver au Centre des ressources éducatives. En moyenne, une trentaine d’organismes à but non lucratif font appel à l’Agence Focus au cours de l’année scolaire, que ce soit pour la couverture d’un évènement, la conception d’une vidéo explicative, le montage d’une capsule Web, ou toute autre demande. Pour diverses raisons, l’entreprise-école parvient à réaliser environ la moitié des demandes. Le plus important contrat de l’année provient de la Table agroalimentaire du Saguenay. Avant Noël, l’Agence avait conçu neuf capsules de cuisine, nécessitant huit membres pour la réalisation. Le partenariat avec cet organisme se poursuivra cet hiver.

EN VERT ET CONTRE TOUS

UN PLONGEON DANS LE MONDE DE LA PRODUCTION GABRIEL GARON Vingt-deux équipes d’étudiants en Techniques de production et de postproduction télévisuelles se sont affrontées dans des duels très serrés et très variés lors de la septième édition de la compétition de courts-métrages En vert et contre tous.

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es films pour enfants jusqu’aux comédies romantiques en passant par les comédies musicales, 11 catégories de courts-métrages ont été abordées par les équipes lors de ce gala sous forme de combats de boxe. Couronnant plus d’une quinzaine de personnes pour leur réalisation, le gala a été, comme chaque année, une expérience enrichissante pour les jeunes, en plus de leur fournir un premier projet concret dans le monde de la télévision. « La télévision est un monde formidable. Vous êtes maintenant au seuil, gravissez les marches une par une, et la porte s’ouvrira grande devant vous », a souligné aux participants l’invité d’honneur du gala et réalisateur à Radio-Canada, Marc Landry. « Je crois sérieusement qu’En vert et contre tous se qualifie bien comme étant notre plongeon dans le monde de la production. Apprendre à travailler en équipe tout au long de la session a été pour moi quelque chose de vraiment enrichissant », ajoute une participante à la compétition amicale, Maude Lavoie. Réunissant parents, élèves, amis et enseignants, le gala En vert et contre tous, qui s’est déroulé le 12 décembre à la salle François-Brassard, a permis d’exposer tout le talent que possèdent ces jeunes prometteurs.

ACTUALITÉ

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SPORTS

NOUVEL ENTRAÎNEUR-CHEF DES GAILLARDS

FRANÇOIS LABERGE : UN CHOIX LOGIQUE FRÉDÉRIC MARCOUX L’équipe de football du cégep de Jonquière n’aura pas été orpheline bien longtemps. C’est le coordonnateur offensif des Gaillards, François Laberge, qui remplacera Éric Paquet à titre d’entraîneur-chef.

É

Un nouveau défi Le nouveau pilote de Jonquière ne s’en cache pas : il

ric Paquet est catégorique au sujet du nouvel instructeur : « Ça fait cinq ans qu’il est dans l’organisa-

avait besoin d’une nouvelle opportunité dans sa carrière.

tion. Les joueurs le respectent : c’est un choix logique. »

cette opportunité dès maintenant. Ce qui a fait que j’ai ac-

Le porteur de ballon Arnaud Koenig-Soutière abonde

cepté, c’est que j’ai besoin d‘un nouveau défi avec plus de

dans le même sens : « Les joueurs l’aiment bien, et on est contents que ce soit lui. La philosophie reste la même : la transition sera donc facile à faire. » De son côté, François Laberge était surpris à l’annonce du départ d’Éric, mais il avoue qu’il n’avait pas réfléchi à la possibilité de diriger les Gaillards avant de recevoir l’offre du cégep : « Je n’avais pas enclenché le processus de réflexion. J’ai commencé à y penser au moment de recevoir l’offre une semaine après l’élimination de l’équipe. » Il se

« J’étais prêt à attendre. Je ne m’attendais pas à avoir

tâches que celui d’un coordonnateur », explique François Laberge. La mission qu’il s’est fixée est claire : « Je veux que l’équipe progresse toute l’année pour qu’on arrive fin prêts pour les séries ! Ça fait six ans que les Gaillards n’ont pas gagné un match en séries. Nous allons nous concentrer sur la préparation et après avoir gagner ce premier match en séries, "sky is the limit " », rajoute-t-il. Questionné à savoir s’il prévoit diriger l’équipe aussi longtemps que son prédécesseur, le principal intéressé conclut

et ne ressent aucune nervosité à devoir remplacer Éric

qu’il ne ferme pas la porte à toute éventualité : « Oui, c’est

Paquet. « Je ne suis pas nerveux. J’ai le support d’Éric, des

possible. Je suis ici depuis cinq ans, j’ai ma famille et je suis

joueurs et de toute l’organisation », rassure-t-il.

bien à Jonquière. Pourquoi pas, tout est possible ! »

Photo : Samantha Hachey

dit confortable à l’idée d’exercer cette nouvelle fonction

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BILAN DE MI-SAISON CHEZ LES SAGUENÉENS

DES HAUTS ET DES BAS

Les Saguenéens de Chicoutimi ont complété un peu plus de la moitié de leur saison régulière, et les hommes de MarcÉtienne Hubert s’en sortent jusqu’à maintenant avec pratiquement autant de victoires que de défaites.

L

es Sags ont encore 23 parties à disputer avant la fin de la saison régulière et se situent en milieu de peloton. Une fois de plus, les Bleus ont pu compter sur Charles Hudon et Guillaume Asselin en début de saison. Au moment d’écrire ces lignes, Hudon a inscrit 39 points en 28 rencontres, soit deux points de moins qu’Asselin, qui a disputé 41 rencontres. Depuis le début de la saison, l’entraîneur des Bleus a souvent affirmé que son équipe devait mieux soutenir Hudon. « Sedlak et Asselin doivent contribuer. Hudon doit être encadré par ses coéquipiers », défend-il. Plusieurs jeunes loups La formation des Saguenéens aligne cette saison plusieurs recrues, qui en sont à leurs premiers coups de patins dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). C’est le cas de Laurent Dauphin, qui fait tourner bien des têtes avec ses 37 points en 35 rencontres. Durant le temps des Fêtes, les partisans ont fait connaissance avec quelques joueurs de la relève lorsque les Saguenéens ont rappelé Simon-Claude Blackburn, Nicolas Dumulong et Marc-François Bernier, qui ont répondu aux attentes. Avec plusieurs jeunes joueurs dans la formation, le pilote des Sags ne s’est pas gêné pour brasser sa quatrième ligne, notamment à la suite d’une défaite contre Baie-Comeau en novembre. « On voit que le manque de profondeur fait mal. Dès que notre quatrième ligne embarque, on se fait marquer un but », se désole MarcÉtienne Hubert. Une séquence plus difficile Les Saguenéens ont connu une mauvaise séquence en octobre, enfilant sept revers consécutifs. Ils ont finalement renoué avec la victoire le 4 novembre avec un gain de 6 à 2 sur les Voltigeurs. Après leur séquence peu reluisante, les Saguenéens se sont remontés les manches pour aligner quatre victoires, ce qui équivaut à leur plus longue séquence victorieuse de la saison. Transactions À pareille date l’année dernière, le directeur-général des Saguenéens, Marc Fortier, avait frappé quelques grands coups, notamment en mettant la main sur Jean-Gabriel Pageau, Mathieu Gagnon et Christian Ouellet, des Olympiques de Gatineau.

Photo : Dominique B. Gagné

XAVIER JULIEN

Cette année, il a transigé à sept reprises. Tout d’abord, il a mis la main sur le défenseur Myles McGurty des Wildcats de Moncton, en échange d’un choix de 12e ronde. À son arrivée à Chicoutimi, McGurty a avoué être heureux d’aboutir avec les Bleus : « C’est une belle ville, et il y a de bons partisans. Je vais jouer du mieux que je peux et aider l’équipe à gagner. » Par la suite, les Saguenéens ont annoncé l’acquisition de Simon Desmarais des Screaming Eagles du Cap-Breton, contre un choix de quatrième ronde. Cependant, le jeune défenseur a confirmé qu’il ne viendrait pas à Chicoutimi, lui qui préfère s’aligner dans le Junior AAA. Les Saguenéens ont ensuite envoyé Nick Marois au Cap-Breton contre Charles Guèvremont. Les Sags ont aussi échangé un choix de troisième ronde aux Tigres au courant de la période des transactions, en plus de mettre la main sur Samuel Roussy des Wildcats de Moncton. Plus tard au courant de la période des échanges, les Bleus ont donné un choix de 10e ronde à l’Armada en échange de Félix Plouffe. « Je suis un gars qui travaille à chaque partie et donne toujours son 100 %. Je travaille fort, autant dans ma zone défensive que dans la zone offensive », a-t-il déclaré au Journal de Québec, à son arrivée avec la formation chicoutimienne. La plus grande transaction du côté des Saguenéens est survenue lors de la dernière journée des échanges. Les Bleus ont envoyé Jérémy Grégoire et Francis Desrosiers à Baie-Comeau, contre Thomas Gobeil, Loik Léveillé ainsi que les choix de 1re ronde en 2013 et en 2014 du Drakkar. Léveillé a été le cinquième choix lors du dernier repêchage de LHJMQ. Avec le départ de Desrosiers vers Baie-Comeau, les Saguenéens confirment la place de Julio Billia comme réserviste à Christopher Gibson pour le restant de la saison. 7


SPORTS FINALES RÉGIONALES EN VUE DES JEUX DU QUÉBEC

UNE VÉRITABLE RÉPÉTITION GÉNÉRALE JULIEN RENAUD

Le Comité organisateur de la 48e finale des Jeux du Québec à Saguenay perçoit la finale régionale comme le test ultime en vue de l’événement sportif qui aura lieu du 1er au 9 mars.

Cette phase finale de qualifications pour les athlètes de la déléga-

tien à l’équipement, communications, programmation sportive et

tion du Saguenay–Lac-Saint-Jean se déroulera les 19-20 et les 26-27

protocole.

janvier. Treize responsables disciplinaires ont assuré la présence de leur sport. Les autres disciplines tiendront des qualifications pour

En mode préparation

déterminer les athlètes de la délégation d’ici le début de la 48

Un troisième lac-à-l’épaule s’est déroulé le 12 janvier pour préparer

Finale.

les bénévoles et les employés de la 48e Finale. SportsQuébec a animé

e

cette rencontre, qui avait pour but de faire interagir l’organisation par le biais de mises en situation. « L’interrelation a été un élément im-

le directeur général du comité organisateur, Émile Hudon. Plusieurs

portant de cette journée de préparation, et elle le sera d’autant plus

secteurs de l’organisation seront actifs lors de ces week-ends : sou-

pour notre réussite en mars prochain », conclut Émile Hudon.

Photo : Julien Renaud

« C’est vraiment notre répétition générale pour les Jeux », précise

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L'Obtus - Janvier 2013