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Dossier de presse

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Marion Pouchain, Camille Journet & Alexandra Deleuze m.pouchain@ljcom.net – 01 45 03 50 32


 



SOMMAIRE

Descendance : évaluer le risque de diabète des générations futures Dr Guillaume Charpentier, Chef du service de diabétologie au Centre Hospitalier Sud-Francilien et Président du CERITD (Centre d’Etudes et de Recherches pour l’Intensification du Traitement du Diabète)

Diabète de type 2 : quel poids génétique ? Pr Philippe Froguel, diabétologue et généticien, Président du conseil scientifique de la Société Francophone du Diabète et Directeur du CNRS UMR 8199 « Génomique et maladies métaboliques » - Institut Pasteur de Lille

Médecin de famille : un acteur clé dans la prévention générationnelle du diabète Dr Irène Kahn-Bensaude et Dr Jacques Lucas, vice-présidents du Conseil National de l’Ordre des Médecins

Les patients engagés dans la prévention du diabète Gérard Raymond, Président de l’Association Française des Diabétiques

Les acteurs engagés dans le projet Descendance

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Descendance : évaluer le risque de diabète des générations futures Dr Guillaume Charpentier, Président du CERITD et Chef du service de diabétologie au Centre Hospitalier Sud-Francilien. Nous assistons à une augmentation rapide du diabète de type 2 en France. Plus de deux millions et demi de personnes sont, aujourd’hui, concernées (près de 4 % de la population adulte - 92 % des diabétiques) et leur nombre pourrait augmenter de 26 % d’ici 2020 (source Insee/Cnam). « C’est un grave problème de santé publique et la prévention en est la clé, mais jusqu’à présent nous ne savions pas très bien comment la mener » explique le Dr Guillaume Charpentier. « Aujourd’hui, les efforts sont menés sur l’ensemble de la population au travers de dispositifs comme celui du PNNS1 dont l’objectif est notamment de lutter contre le surpoids, mais la démarche reste très généraliste et ne cible pas précisément les personnes susceptibles de devenir diabétiques. » Ainsi, les mesures générales en faveur de l’alimentation et de l’hygiène de vie sont importantes « pour la prévention de l’obésité dans le pays », estime le Dr Charpentier, mais « insuffisantes et surtout non ciblées pour ce qui concerne le diabète de type 2 ». En effet, il s’agit d’une maladie « avant tout familiale » souligne-t-il. « Tout le monde peut prendre du poids mais seules les personnes issues de familles diabétiques et qui ont le patrimoine génétique vont développer un diabète. »

Prévention ciblée sur les adultes à risque : des résultats en demi-teinte « Mettre en place une prévention ciblée est primordial. Or jusqu’à présent tous les essais de prévention ont porté sur des adultes concernés par de l’obésité abdominale (marqueur de la maladie) et éventuellement de petites anomalies de la glycémie », explique le Dr Guillaume Charpentier. « Ce sont des états pré-diabétiques et si les personnes ont en plus des parents diabétiques, nous n’avons pas besoin d’étude génétique pour savoir que ces personnes ont de fortes probabilités de le devenir elles-mêmes ». Les mesures de prévention sur ce public ont donné des résultats en demi-teinte. « Nous avons globalement retardé l’apparition du diabète de plusieurs années » souligne le Dr Charpentier. « Au bout de cinq ans d’observation, nous avons deux fois moins de diabètes avérés chez les individus qui ont suivi les mesures de prévention. ll est donc intéressant de manger moins et de bouger plus, mais le





























































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Programme National Nutrition Santé

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résultat reste un peu décevant car la moitié de ces personnes développe un diabète malgré tout. »

Le programme Descendance : « prévoir » et prévenir l’apparition de la maladie La conclusion est qu’une intervention chez ces adultes en état pré-diabétique est déjà trop tardive. « Il faut intervenir beaucoup plus tôt, quand l’obésité abdominale ne s’est pas encore développée, parce qu’elle est irréversible » observe le Dr Charpentier. « Il faut donc agir auprès de jeunes gens ou d’enfants dont l’organisme est encore intact. Mais comment les repérer et ainsi leur faire bénéficier de mesures préventives précoces et efficaces ? » Compte tenu du mode de transmission familial du diabète de type 2, l’attention doit être portée sur les sujets hautement prédisposés, à rechercher parmi les enfants de parents eux-mêmes atteints de diabète de type 2. » En effet, environ un tiers de ces enfants deviendra diabétique à l’âge adulte. Mais lequel des trois enfants d’une famille dont au moins l’un des parents est diabétique a-t-il le risque le plus élevé de déclencher la maladie à l’âge adulte ? C’est précisément pour répondre à cette question que le CERITD a mis au point le programme Descendance. « Les éléments de « prédiction » du diabète chez des jeunes gens ou enfants que rien ne distingue de leurs frères et sœurs sont mis en équation de risque, construite à partir de trois items », explique le Dr Guillaume Charpentier : les habitudes familiales en termes d’alimentation et d’activité physique ; la maman a-t-elle fait un diabète gestationnel au cours de sa grossesse (auquel cas le risque est multiplié par trois) ? ; et enfin la connaissance des gènes à risque chez les deux parents. Cette équation permettra de calculer le risque que l’enfant a de devenir diabétique dans 30 ans. »

500 familles pour valider cet outil d’évaluation Le programme Descendance est un projet à l’initiative du CERITD, mené avec de nombreux partenaires2. Il doit permettre de recruter des personnes diabétiques de type 2, dont au moins un parent diabétique est encore en vie et dont un frère ou une sœur âgé de plus de 35 ans est non-diabétique. L’étude a besoin de 500 familles dotées de ce profil pour pouvoir réaliser des comparaisons statistiques fiables entre les profils génétiques des 2 enfants, l’un ayant le diabète et l’autre non. « A partir des éléments recueillis auprès de ces 500 familles, nous pourrons élaborer l’équation de risque capable de « prédire » l’apparition du diabète chez les enfants de diabétiques » conclut le Dr Charpentier. Une fois l’outil validé, il sera implémenté sur des « biopuces à ADN », qui permettront de faire l’analyse génétique d’un individu à partir d’une goutte de sang.





























































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Société Francophone du Diabète, Association Française des Diabétiques, Conseil National de l’Ordre des Médecins, CNRS, Institut Pasteur de Lille, Inserm, CREDOC et les services de diabétologie et d’endocrinologie des CHU de Besançon, Bondy, Caen, Liège, Lille, Marseille, Nancy, Strasbourg, Toulouse, Grenoble, Sud-Francilien.


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PARTICIPER
AU
PROGRAMME
Descendance
 En pratique : Vous êtes diabétique de type 2 : • Et
parent
avec
des
enfants
dont
l’un
est
diabétique
de
type
2
(sans
critère
d’âge)
et
l’autre
 •

non
diabétique
(âgé
de
plus
de
35
ans).

 Ou
enfant
(sans
critère
d’âge)
de
parents
(mère,
père)
diabétique
de
type
2
(vivant)
et
avec
 un
frère
et
ou
une
sœur
non
diabétique
âgé
de
plus
de
35
ans.




 Vous n’êtes pas diabétique, âgé de plus de 35 ans : • Vous
participez
au
programme
si
l’un
de
vos
frères
ou
soeurs
est
diabétique
et
l’un
de
vos


parents
(vivant)
l’est
également.
 
 Pour
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au
programme
Descendance


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Contacter
le



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très
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 •

Appeler
le
numéro
vert
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ou
consulter
le
site
www.ceritd.fr



 
 



 
 
 
 
 
 


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Diabète de type 2 : quel poids génétique ? Pr Philippe Froguel, diabétologue et généticien, Président du conseil scientifique de la Société Francophone du Diabète et Directeur du CNRS UMR 8199 « Génomique et maladies métaboliques » - Institut Pasteur de Lille

Génétique, environnement : quel rôle dans le diabète ?

développement du

Selon le consensus scientifique actuel « 60 % du risque de diabète est d’origine génétique » explique le Pr Philippe Froguel. Une valeur qui a pu être établie en comparant notamment des jumeaux évoluant dans le même environnement. Toutefois, l’environnement joue également un rôle important comme en témoigne l’évolution croissante des cas de diabètes, liée notamment aux modifications de modes de vie. Cependant les facteurs environnementaux impliqués dans l’un des facteurs de risques du diabète de type 2 tels que l’obésité, sont nombreux et mal connus. Afin de mesurer l’influence de la génétique dans la survenue du diabète, les études doivent porter sur des individus évoluant dans un même environnement, incluant des habitudes semblables en matière d’alimentation et d’activité physique. C’est dans ce contexte que la recherche génétique prend tout son sens et permet de comprendre la maladie autrement. « Les gènes n’évoluent pas et sont indépendants de l’environnement durant de longues périodes, observe Philippe Froguel. « L’impact de l’environnement, lui, est plus difficile à évaluer en raison des nombreux facteurs en cause. »

La génétique du diabète : où en est la recherche ? Différentes formes génétiques sont impliquées dans le diabète. Les formes monogéniques et polygéniques.

Monogénique : quand un seul gène est impliqué Le diabète est la première maladie fréquente pour laquelle l’existence des formes « monogéniques » a été démontrée. Ces formes sont rares (5 % des cas), mais les recommandations insistent désormais sur la nécessité de rechercher un diabète monogénique en cas de suspicion car le traitement est particulier. « Tous les enfants qui ont un diabète avant l’âge de 6 mois ont une forme monogénique » explique Philippe Froguel. « Il est en de même pour tous les enfants et adolescents qui présentent un diabète, sans être massivement obèses et sans la présence d’anticorps pour le diabète de type 1 (forme auto-immune du diabète). » Les méthodes de séquençage de l’ADN, rapides et peu onéreuses, permettront de rechercher ce type de causes et d’établir un diagnostic génétique beaucoup plus facilement dans les années à venir. « Une fois cette cause identifiée, ces enfants peuvent être guéris car il existe un traitement optimal », poursuit le Pr Froguel. « Chez certains enfants, nous avons arrêté l’insuline au profit de comprimés de sulfamides hypoglycémiants, des médicaments connus depuis 60 ans. » 


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La génétique doit également permettre à l’avenir de mieux adapter les traitements conventionnels en fonction des patients. « Nous disposons de nombreux médicaments, mais ne savons pas toujours lesquels utiliser selon les cas et circonstances », explique Philippe Froguel. « La génétique peut permettre de mieux identifier la cause d’une maladie et d’adapter les traitements à chaque individu. Ce type de médecine personnalisée est déjà très développé dans le cancer. » Dans 95 % des formes génétiques : plusieurs gènes impliqués Cependant 95 % des formes de diabète sont polygéniques, c’est-à-dire que plusieurs gènes sont impliqués et leurs effets se cumulent. A ce jour, une quarantaine de gènes a été identifiée comme ayant un rôle dans le diabète, mais chacun pris isolément n’augmente le risque de survenue de la maladie que de 10 à 20 %. « Ces gènes ont un effet assez faible mais cela est aussi lié aux méthodes utilisées pour les identifier », précise Philippe Froguel. « Nous avons travaillé sur de grandes cohortes hétérogènes de patients et trouvé des gènes qui sont en quelque sorte les plus petits dénominateurs communs entre des individus très éloignés les uns des autres. Nous souhaitons aujourd’hui identifier au sein des familles les variations du génome qui sont à l’origine du diabète. Rappelons que si un seul parent est diabétique, le risque pour l’enfant est de 30 % et de 60 % si les deux parents le sont. Le risque génétique est donc maximal au sein de la famille. » Ainsi, la prédiction génétique du diabète de type 2 dans la population générale en dehors d’un contexte familial, reste problématique. Les anomalies génétiques sont propres aux familles de diabétiques. Travailler au sein de ces familles va permettre d’identifier quels sont les « variants » rares familiaux. Ce résultat sera l’un des paramètres d’une « équation de prédiction du risque » pour les enfants. Une fois validée, la méthode pourra être appliquée à toutes les familles de diabétiques. « Notre objectif est de mieux comprendre les causes du diabète, pour pouvoir développer de nouveaux médicaments », souligne Philippe Froguel « et dans un second temps, d’en déduire une approche personnalisée de traitement pour chaque famille. »

Descendance : un programme unique au monde « Le programme Descendance est un programme unique au monde de collecte d’informations génétiques au sein même des familles » estime Philippe Froguel. Cela signe ainsi le retour d’une approche « familiale » qui avait cédé le pas à des recherches menées sur de grandes cohortes de patients, suite à la mise au point des « puces à ADN » en 2006 aux Etats-Unis. Ces puces sont de petites plaques de quelques centimètres carrés sur lesquelles sont enregistrées les variations connues du génome humain. Tout individu présente des variations de son génome sur 40 000 mutations environ, dont aucune n’est nécessairement responsable d’une maladie. Les études de cohortes à grande échelle et le recours à ces puces ont permis à ce jour de mettre en évidence des « variants »

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génétiques impliqués dans le diabète. Mais ces derniers ne sont pas communs à de nombreux individus, à l’inverse des variants génétiques familiaux, que l’on observe dans une même famille, et qui sont partagés par ses membres. Le programme Descendance (étude « Lignage ») doit aboutir à la mise au point d’un diagnostic génétique de prédisposition au diabète de type 2. Il permettra d’identifier les sujets jeunes, encore minces et en bonne santé, mais à haut risque de développer un diabète de type 2 et de les distinguer de leurs frères et sœurs indemnes de ces risques. Ces sujets à haut risque pourront alors bénéficier de mesures préventives ciblées, comportementales et éventuellement médicamenteuses, dès le jeune âge et poursuivies dans le temps. Il est difficile en science d’établir une relation de causalité. « Il faut s’intéresser aux familles et nous avons en France une population plus stable et plus homogène qu’aux Etats-Unis par exemple, ce qui offre des conditions assez optimales pour observer des variants génétiques » conclut le Pr Froguel. « Ce n’est pas par hasard si la France a participé si activement à la révolution génétique de ces vingt ou trente dernières années. Nous sommes donc dans de bonnes conditions pour affronter ce nouveau chapitre de la génétique qui nous conduit vers la médecine personnalisée. »

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Médecin de famille : un acteur clé dans la prévention générationnelle du diabète Dr Irène Kahn-Bensaude et Dr Jacques Lucas, Vice-présidents du Conseil National de l’Ordre des Médecins

« Avec le diabète, la notion de médecin de famille prend tout son sens puisque nous sommes dans la prévention générationnelle » observe le Dr Kahn-Bensaude. Le médecin de famille existe de moins en moins dans la mesure où les familles sont aujourd’hui éclatées, ou alors chaque membre d’une famille a son médecin. Cependant, « le médecin qui connaît des patients diabétiques à un moment donné de leur histoire doit appeler leur attention sur le fait que des attitudes préventives peuvent être mises en place très rapidement, et capables d’agir sur leur descendance, souligne le Dr Lucas. « Il faut donc les inciter à avoir un rôle proactif dont ils ne mesureront pas les résultats concrets dans l’immédiat. » Il est en effet établi que des mesures préventives permettent de retarder l’apparition de la maladie ou de ralentir son évolution. Un bénéfice dont profitent le patient lui-même et sa descendance. Le médecin de famille doit-il mettre en garde ses patients diabétiques vis-à-vis de l’hérédité du diabète ? « Je pense que le médecin doit avoir un message sur les prédispositions génétiques au diabète pour la descendance plutôt que sur la notion d’hérédité » estime le Dr Jacques Lucas. « En matière de prévention, un message a d’autant plus d’impact qu’il va responsabiliser le patient. Nous pouvons parler d’une prédisposition de nature génétique. C’est d’ailleurs pour cela qu’une prévention peut être mise en œuvre afin que cette prédisposition ne se manifeste pas. Il faut éviter que cela soit vécu comme le risque de transmission d’une anormalité. » Le rôle du médecin de famille n’est pas statique car l’information à délivrer n’est pas figée et chaque patient est unique. « C’est subtil et complexe puisque l’on touche à des comportements alimentaires, sociaux, physiques, etc. » souligne le Dr Kahn-Bensaude. « La prévention ne se réduit pas à un discours simple avec des injonctions : faites du sport, mangez moins. Elle doit être replacée dans un contexte socio-éducatif prenant en compte les pôles d’intérêts des différentes personnes. Or ces pôles se mettent en place très tôt dès l’enfance et sont aussi le fruit de conditionnements inconscients. » Ainsi, alors qu’on en fait grand cas aujourd’hui, le médecin de famille tout comme le spécialiste pratiquent déjà une « médecine personnalisée », puisqu’il est clair qu’un « trouble donné n’induit pas une réponse unique et automatique » note le Dr Lucas. En conséquence, « il faut certainement personnaliser davantage les prises en charges et les thérapeutiques » conclut-il.

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Les patients engagés dans la prévention du diabète Gérard Raymond, Président de l’Association Française des Diabétiques (AFD) 
 « Notre volonté est d’aider la recherche sur les diabètes et de contribuer à l’évolution des connaissances » explique Gérard Raymond, président de l’AFD. La démarche du CERITD est pertinente et intéressante parce que sur le terrain, nous rencontrons en effet beaucoup de diabétiques de type 2 qui nous disent qu’un de leur parent souffre aussi de cette maladie. Il est donc important de travailler sur les problématiques d’hérédité dans le diabète. » La recherche sur la génétique du diabète a déjà fait des progrès considérables en identifiant plusieurs gènes impliqués. Mais les mécanismes de la transmission du diabète de type 2 restent mal connus sur le plan génétique et il est important qu’une étude d’ampleur nationale renforce les connaissances actuelles. L’aide des associations de patients et de l’AFD en particulier sont donc bienvenues pour identifier les 500 familles dont l’étude a besoin. « Nous laissons aux scientifiques le soin d’évaluer la pertinence de l’outil de prédiction qu’ils ont mis au point » poursuit Gérard Raymond. « Ce qui nous intéresse est la démonstration scientifique du facteur héréditaire tel que nous le percevons sur le terrain dans l’échange et la discussion avec les patients. Il est important de savoir quel est le poids de l’hérédité. »

La première Semaine nationale de prévention du diabète : du 4 au 10 juin 2012 Le facteur génétique doit être révélé auprès du grand public afin que chacun puisse prendre conscience d’un risque dont il n’a pas forcément connaissance. En corollaire, l’AFD souhaite, grâce à cette campagne, que l’on cesse de stigmatiser et culpabiliser les patients en associant le diabète uniquement aux mauvais comportements alimentaires. « Ce sont certes des facteurs aggravants voire déclenchants, mais le véritable facteur est génétique et héréditaire, souligne Gérard Raymond. Il faut valider scientifiquement cette démarche pour donner au diabète une image plus juste et plus exacte de maladie génétique héréditaire. » L’AFD portera ce message dans le cadre de la première Semaine nationale de prévention du diabète dont elle est à l’origine. Le slogan de la campagne sera « Méfiez-vous des héritages familiaux » « Cela va permettre de porter le message plus haut et plus fort, d’intéresser les médias car il y a une convergence des démarches entre le message scientifique du CERITD et le message profane de l’AFD » observe Gérard Raymond.

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Les acteurs engagés dans le projet Descendance

Le Centre d’Etudes et de Recherches pour l’Intensification du Traitement du Diabète a été créé en juillet 2006 par le Dr Guillaume Charpentier, Chef du service de Diabétologie au Centre Hospitalier Sud-Francilien, avec l’aide de Lydie Canipel (Directrice du CERITD). La motivation initiale à cette création est claire : « intensifier la recherche, l’activité clinique, la formation pour améliorer la prise en charge du patient diabétique tout en maîtrisant les dépenses de santé afin de mieux gérer la rentabilité du service public ». Il s’agit d’une structure originale et autonome, sous statut d’association à but non lucratif, au service des patients diabétiques et « venant soutenir le service public en difficulté ». Le CERITD travaille sous convention avec le Centre Hospitalier Sud-Francilien pour l’amélioration de la prise charge du patient diabétique et le développement de la recherche. Il a également passé une convention avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France. Le CERITD souhaite développer la recherche translationnelle et envisage des applications concrètes auprès des patients autour de cinq axes : génétique, télémédecine, outils de demain, recherche académique et pharmacologie. Dès sa création, il a engagé en clinique des actions pour proposer une prise en charge ambulatoire globale du patient insulino-traité, destinée à pallier les difficultés d’un suivi intensif à la sortie de l’hôpital de patients diabétiques complexes sous pompe à insuline externe. Le CERITD renforce également la formation des professionnels de santé à la prise en charge du diabète, aux nouvelles techniques et approches thérapeutiques. Il constitue un acteur clé dans le domaine du diabète en lien avec les autorités de santé, les industriels, les associations et les organismes administratifs. Hébergé à ses origines au sein du Centre Hospitalier Sud-Francilien, le CERITD dispose de locaux au Génopôle d’Evry depuis février 2012. Il est, notamment, soutenu par l’Association Française des Diabétiques.

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Comme toute société savante, la Société Francophone du Diabète (SFD) a pour vocation essentielle de garantir la qualité des pratiques et la progression des savoirs dans le domaine du diabète, mais aussi des maladies métaboliques, de l’obésité et de la nutrition. Référente sur ces thèmes dans le monde francophone, la SFD organise des réunions scientifiques, soutient la recherche et a octroyé un label à la Revue de Langue Française Médecine et Maladie Métaboliques. L’anglais étant cependant la langue internationale de la science, la SFD édite la revue Diabetes & Metabolism afin de pouvoir échanger et partager les connaissances avec les spécialistes du monde entier. Elle travaille en partenariat étroit aussi bien avec les associations de patients qu’avec les interlocuteurs institutionnels et privés, et organise 2 rendez-vous annuels majeurs : le Congrès et la Journée Thématique. La SFD apporte son soutien à la recherche pré-clinique et clinique en attribuant (seule ou en partenariat avec l’industrie pharmaceutique) des allocations et bourses de recherche pour de jeunes chercheurs, des équipes hospitalières ou des cliniciens et chercheurs confirmés.



 
 
 
 
 


L’Association Française des Diabétiques, fondée en 1938, reconnue d’utilité publique en 1976, est une association de patients au service des patients. Elle regroupe 108 associations locales, 1500 bénévoles et 130 000 membres. Elle agit pour contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes ou à risque de diabète dans des valeurs de solidarité, d’entraide et de partage. Elle finance la recherche médicale. Véritable acteur de santé, elle représente les usagers du système de santé, elle est force de proposition et de concertation auprès des instances publiques et institutionnelles. Plus d’informations sur www.afd.asso.fr

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Le Conseil National de l’Ordre des Médecins est une institution au service de l’individu et de la santé publique qui revendique et défend l’idée que la relation singulière médecin-patient est le pivot de la médecine. Les missions du CNOM, fondées sur le Code de Santé publique, sont définies au bénéfice et au service d’une relation équitable entre médecins et patients. Ainsi, le CNOM garantit à la population que quiconque exerçant la médecine en France est diplômé et répond aux critères de probité et de moralité. Le CNOM s’assure aussi que chaque médecin exerce dans des conditions d’indépendance professionnelle technique. Il est le garant de la qualité des soins offerts à la population. Pour répondre à ces exigences, le CNOM fixe le cadre d’exercice des médecins pour leur permettre de répondre aux besoins de la population et des individus dans des conditions d’équité en matière d’accès aux soins et de santé publique. Afin d’assurer au mieux ses missions, le CNOM renforce la proximité et la personnalisation de son accompagnement auprès des médecins et des patients, en s’appuyant sur un réseau décentralisé de 103 conseils départementaux et 26 conseils régionaux.

Le laboratoire CNRS - UMR-8199 est dirigé par le Pr Philippe Froguel, leader français dans l'épidémiologie génétique du diabète de type 2 (DT2) et de l'obésité. Il a publié ou est co-auteur de plus de 400 articles référencés dans Pubmed et dans de nombreuses revues médicales. Selon Thomson ISI, Philippe Froguel est l'auteur scientifique le plus cité dans le domaine du diabète (http://www.esitopics.com/diabetes/authors/bla.html). Il a notamment joué un rôle majeur dans le recrutement de grandes cohortes de familles, de patients DT2, de sujets obèses et des cohortes prospectives de la population générale française ; l’identification des formes monogéniques de DT2 et d’obésité ; le développement des études à haut débit pour l'analyse génomique des maladies métaboliques ; l'interaction forte entre la génomique et la physiopathologie.

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L’unité INSERM CESP est un centre de recherche renommé sur l’épidémiologie et la santé publique. L’équipe impliquée dans le projet Descendance est en particulier spécialisée sur les diabètes, l’obésité et les maladies rénales chroniques. L’équipe a ainsi participé, voire coordonné, de très nombreuses études internationales sur l’épidémiologie du diabète. Beverley Balkau a notamment participé aux études suivantes : - D.E.S.I.R. Study (1993 - ) : Etude épidémiologique sur le syndrome de résistance à l’insuline, via un suivi de 9 ans d’une population française de 5 200 personnes (financée par l’INSERM, les centres d’examen de santé de la sécurité sociale, l’industrie pharmaceutique) - DECODE (1997 - ) : Epidémiologie du diabète : analyse collaborative des critères de diagnostic en Europe (financée par Novo-Nordisk, Novartis et l’Académie de Finlande) - RISC (2001 - ) : Etude européenne prospective sur l’athérosclérose et l’insulino résistance, avec un volet sur l’activité physique mesuré par accéléromètre (financée par la Commission Européenne et Astra Zeneca) - INTERACT STUDY (2006 - ) : Etude des interactions entre les facteurs génétiques et de modes de vie sur l’incidence du diabète de type 2 (financée par le 6ème PCRD)

Le CRÉDOC, Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie, est un organisme d'études et de recherche au service des acteurs de la vie économique et sociale. Depuis sa création, il y a maintenant plus de 50 ans, le CRÉDOC analyse et anticipe le comportement des individus dans leurs multiples dimensions : consommateurs, agents de l'entreprise, acteurs de la vie sociale. Il a mis en place depuis 1978 un dispositif permanent d'enquêtes sur les modes de vie, opinions et aspirations des Français et s'est spécialisé dans la construction de systèmes d'information, dans les enquêtes quantitatives ad hoc, dans les enquêtes qualitatives par entretien ou réunions de groupe et dans l'analyse lexicale. Le Département Consommation, dirigé par Pascale HEBEL, réalise depuis 1988 des enquêtes sur les comportements alimentaires et depuis 1999 sur la consommation alimentaire. Les questionnaires de ces différentes enquêtes ont été validés et sont considérés comme opérationnels.

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La base de données historique sera utilisée pour le programme Descendance, afin de mettre en place un questionnement rétrospectif auprès des patients sur leur consommation et leur activité physique lorsqu’ils avaient 10 ans. Le questionnaire de fréquences sera validé et corrigé avec les consommations effectives potentielles des enfants de cet âge là. Différents travaux prospectifs ont été réalisés en tenant compte des effets d’âge et de générations sur l’évolution du contenu des assiettes (cf. Hébel et Recours, 2007), ces travaux pourront être utilisés dans la recherche en cours.

La société ClinInfo est sollicitée pour réaliser l’eCRF et héberger les données cliniques et biologiques informatisées du projet. Société spécialisée dans l’informatique des études cliniques, elle figure parmi les leaders de l’eCRF en France. Elle dépend de l’Unité de Pharmacologie Clinique de Lyon (Pr J.P. Boissel) et en constitue le support technique externalisé. La société évolue ainsi dans le respect des Bonnes Pratiques Cliniques et Méthodologiques. La société Clininfo fournit au CERITD une solution eCRF de qualité et répondant à toutes les normes de sécurité (notamment en termes d’accessibilité de données, de stockage et d’hébergement des données). La société ClinInfo sera liée par contrat d’hébergeur de données de santé.

…Et les services de diabétologie et d’endocrinologie CHU DE BESANÇON Le service d’Endocrinologie-Métabolisme et Diabétologie-Nutrition du Centre Hospitalo-Universitaire Jean Minjoz à Besançon est grandement impliqué dans la prise en charge des patients diabétiques de type 2, à la fois par le suivi de nombreux patients présentant des complications (néphropathies, coronaropathies, plaies de pied) ou nécessitant un traitement intensif par insuline, et par son implication pour l’amélioration de la prise en charge des patients diabétiques de type 2 au sein du réseau régional Gentiane. Le service a une grande expérience des essais cliniques et possède une organisation lui permettant d’atteindre en permanence les objectifs de recrutement des études auxquelles il participe.

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CHU DE BONDY Le service d’Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition du Centre Hospitalo-Universitaire Jean Verdier à Bondy se situe en Seine-Saint-Denis, dans un milieu précaire et multiethnique, avec la prévalence française de dysglycémie la plus élevée avec la région Nord. Ce service et celui de pédiatrie sont deux centres de référence obésité, situation unique à l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, ce qui permet des travaux et des actions longitudinales de prévention du diabète à l’échelle de la famille. Le service est très impliqué en épidémiologie dans le cadre de l’obésité et du diabète, avec des bases de données de patients dans lesquelles les antécédents familiaux de diabète sont renseignés. CHU DE CAEN Le service d'Endocrinologie Diabétologie rattaché au pôle Médecine, a pour objectif la prise en charge des patients atteints de diabète. Le CHU de Caen constitue le centre référent en Diabétologie pour la Basse-Normandie. Il reçoit 3 000 diabétiques/an en hospitalisation, dont une majeure partie présente un diabète évolué, compliqué et nécessitant une insulinothérapie. Le service mène des études sur les diabètes monogéniques. CHU DE GRENOBLE L’équipe de Grenoble correspond à un service de diabétologie hospitalo-universitaire d’une ville de taille moyenne (agglomération environ 350 000 habitants), en situation de quasi-monopole dans sa ville où aucun autre service de diabétologie n’a été créé, en dehors d’une structure de clinique mutualiste d’ouverture récente. Il exerce à la fois une activité de proximité pour son bassin de population et une activité de recours dans un département de 1 million d’habitants dépourvu d’autres structures hospitalo-universitaires. Il étend son influence régionale au niveau des départements des deux Savoies, de la Drôme et des Hautes-Alpes. Il s’appuie sur une structure d’éducation thérapeutique, hospitalière, complétée par une structure ambulatoire de ville. Il participe depuis 25 ans au rayonnement de la diabétologie française par une forte implication dans sa vie associative et dans la recherche clinique. CHRU DE LILLE La « clinique Marc Linquette » regroupe les activités de clinique, d’enseignement et de recherche clinique et translationnelle du CHRU de Lille. Ce service est le seul service universitaire de recours régional du Nord-Pas de Calais (4 millions d’habitants). La recherche clinique en diabétologie est structurée autour de la grossesse, des nouvelles thérapeutiques du diabète et de l’évaluation thérapeutique.

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CHU DE NANCY Le service de diabétologie-endocrinologie du Centre Hospitalo-Universitaire de Nancy est très impliqué dans la prise en charge de patients diabétiques de type 2. Il œuvre en particulier au développement d’alternatives à l’hospitalisation traditionnelle, via l’hôpital de jour, pour l’éducation diabétologique, l’urgence métabolique, l’éducation au traitement par pompe portable à insuline et la mise à l’insuline du patient diabétique de type 2. CHU DE MARSEILLE Le service de Nutrition, Endocrinologie, Maladies métaboliques des Hôpitaux Sud se compose d’une unité d’hospitalisation conventionnelle, d’un Hôpital de jour et d’une unité d’Education Thérapeutique prenant en charge les patients atteints de diabète, d’excès de poids ou d’obésité, d’anorexie mentale et de toute affection endocrinienne et nutritionnelle, y compris durant la grossesse ou en programmation de grossesse. Il est spécialisé dans le traitement des patients diabétiques par pompes à insuline et il constitue le seul service dans la région à prendre en charge les patients diabétiques sous pompes à insuline implantables. Ce service travaille en étroite collaboration avec l’association Marseille Diabète afin que le patient diabétique de type 2 puisse bénéficier d’une prise en charge dans le cadre d’un réseau de soins « ville-hôpital », dans le but de l’améliorer. CHU DE STRASBOURG Le service de Médecine Interne, Diabète et Maladies Métaboliques du CHRU de Strasbourg est le pôle de référence de la région Alsace. Il est également reconnu comme centre de compétence pour la prise en charge des thrombopénies, anémies auto-immunes et pour la prise en charge des maladies de surcharge (lysosomales). CHU DE TOULOUSE Le service de Diabétologie - Maladies Métaboliques – Nutrition du CHU de Toulouse est le pôle de référence de la région Midi-Pyrénées pour la prise en charge du diabète. Il s’est doté de compétences et de structures dédiées à l’éducation thérapeutique, au développement des stratégies innovantes de surveillance et de traitement, à la prise en charge des femmes enceintes atteintes de diabète prégestationnel ou gestationnel. Il travaille en relation étroite avec les autres établissements de santé de la région et les médecins de ville dans le cadre du réseau de santé régional DIAMIP.

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CENTRE HOSPITALIER SUD-FRANCILIEN La fédération de services d’endocrino-diabétologie dirigée par le Dr Guillaume Charpentier est le centre de référence pour cette discipline dans la région Sud Ile-de-France. Le Docteur Charpentier et son équipe y ont développé des techniques d’insulinothérapie fonctionnelle moderne pour les diabétiques de type 1, diffusées en France (livret « Liberté alimentaire »). Dans ce cadre, ont été élaborés des outils pédagogiques et une méthode de référence. CHU LIEGE Le service de Diabétologie, Nutrition et Maladies Métabolique de Liège a pour objectif la prise en charge des patients diabétiques dans le sud de la Belgique. Le CHU de Liège est l'unique hôpital universitaire en Wallonie associé à une Faculté de médecine. Sa proximité avec le Groupe Interdisciplinaire de Génoprotéomique Appliquée (GIGA) ont fait du CHU un centre de recherche translationnelle pluridisciplinaire dont il faut retenir l’implication dans le diabète de type 1.

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