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DOSSIER DE PRESSE

13 juin 2012

www.dessolutionspourmavessie.fr Nouveau site internet sur l’HyperActivité Vésicale (HAV) 1

Quand il est difficile d’attendre… Il est urgent de s’informer

• Docteur Alix Bellessort, Médecin généraliste à Levallois-Perret • Docteur Brigitte Fatton, Gynécologue à Nîmes • Professeur Philippe Grise, Urologue au CHU de Rouen • Professeur François Haab, Urologue à l’hôpital Tenon à Paris • Docteur Patrick Errard, Directeur Général d’Astellas Pharma France

CONTACTS PRESSE Anne-Laure Brisseau Tél : 01 45 03 50 36 al.brisseau@ljcom.net

Zoé Baratin Tél : 01 55 91 75 23 zoe.baratin@astellas.com

VES 12 032 Juin 2012

Réalisé avec la participation des :


SOMMAIRE I - L’HAV, un syndrome fréquent mais sous-diagnostiqué 

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XX Le maître symptôme : l’urgenturie XX HAV : les chiffres qui témoignent de l’importance d’informer XX Un grand retentissement sur la vie de tous les jours XX Les patients n’en parlent pas XX HAV idiopathique et non idiopathique

… Recueil des idées reçues

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II - Mieux vivre avec une HAV 

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XX Reconnaître l’HAV, consulter et en parler XX Evaluer la symptomatologie XX Comprendre que le traitement est multimodal XX Suivre son traitement 2

… Vrai • Faux

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III - S’informer sur l’HAV grâce à www.dessolutionspourmavessie.fr 

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XX Un nouveau site internet XX Une information complète pour les personnes concernées XX Un site qui est aussi conçu pour le médecin

… Astellas présent et futur

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I - L’HYPERACTIVITE VESICALE Un syndrome fréquent, mais sous-diagnostiqué "Il n’y a pas d’hyperactivité vésicale sans urgenturie" Professeur François Haab, Urologue à l’hôpital Tenon à Paris

XX Le maître symptôme : l’urgenturie Le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (HAV) se définit avant tout par une urgenturie, avec ou sans incontinence urinaire. Jadis appelée "impériosité mictionnelle", ce symptôme clé se traduit par des besoins d’uriner soudains, impérieux, paroxystiques et difficiles, sinon impossibles à maîtriser. De l’urgenturie découlent tous les autres symptômes : • L’incontinence par urgenturie, fuite involontaire d’urine témoignant d’une envie d’uriner incontrôlable ou impossible à satisfaire en l’absence de toilettes accessibles. L’incontinence par urgenturie ne doit pas être confondue avec l’incontinence urinaire d’effort qui elle, n’est pas précédée d’un besoin d’uriner et surtout, est prévisible, puisque d’origine mécanique (toux, effort…) • La pollakiurie, c’est-à-dire l’augmentation de la fréquence des mictions, accompagnant souvent l’urgenturie. • La nycturie, besoin d’uriner si fort qu’il réveille le patient, résulte également de ces envies irrépressibles. Selon l’ICS1, l’HAV est caractérisée par l’urgenturie, avec ou sans incontinence par urgenturie, généralement associée à une pollakiurie et à une nycturie en l’absence d’infection ou de toute autre pathologie patente.

1. International Continence society

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XX HAV : les chiffres qui témoignent de l’importance d’informer "Ce n’est pas une maladie du troisième âge" Docteur Brigitte Fatton, Gynécologue à Nîmes

L’hyperactivité vésicale est une affection fréquente, qui touche 3,8 millions de personnes des deux sexes en France. Loin d’être l’apanage des demoiselles, mères et grand-mères, ce syndrome n’épargne en effet pas les hommes, avec toutefois une plus forte prévalence chez les femmes. Autre point important : il ne s’agit pas d’une maladie du troisième âge. Certes, le risque de souffrir d’HAV augmente clairement avec les années, mais 12 % des HAV concernent des personnes jeunes. La prévalence de l’hyperactivité vésicale est aujourd’hui estimée autour de 15 %2 au sein de la population européenne. En France, elle a récemment été évaluée dans une enquête : l’étude INSTANT, menée en 2007 sur près de 10 000 sujets de plus de 18 ans. Elle montre que 17,6 % de la population féminine est atteinte d’HAV, avec une augmentation de la prévalence avec l’âge, celle-ci approchant 25 % au-delà de 65 ans3. Chez les hommes, la prévalence est évaluée entre 12 - 16 % dans la population âgée de 18 ans et plus. Mais ce chiffre grimpe nettement à l’âge où surviennent les troubles prostatiques, au point d’atteindre 40 %2 au-delà de 70 ans.

XX Un grand retentissement sur la vie de tous les jours "La peur de la fuite peut virer à la hantise, d’autant que sa survenue et son ampleur est absolument imprévisible" Professeur Philippe Grise, Urologue au CHU de Rouen L’HAV est l’une des causes les plus courantes et les plus pénibles de l’incontinence urinaire. Elle altère la vie des patients dans toutes ses dimensions : psycho- affective, familiale, sociale et professionnelle. Toutes les études démontrent l’impact très marqué de ce trouble urinaire sur la qualité de vie des patients. Ainsi environ 65% des personnes interrogées, ont répondu que leur qualité de vie était affectée, lors d’une enquête4 évaluant le retentissement de l’HAV. Cette même étude4 montre que les personnes souffrant de cette affection ont une qualité de vie au moins aussi altérée que les patients diabétiques, d’après le questionnaire de qualité de vie SF-36 (Short Form 36)5. Le poids des symptômes dépend de l’histoire clinique et de la personnalité de chaque patient. La pollakiurie impose parfois un rythme impossible à suivre dans une vie dite "normale". Certains se lèvent plusieurs fois par nuit et ces "pauses-pipi" nuisent gravement à la qualité de leur sommeil. Mais l’urgenturie, à l’origine d’incontinence, pèse plus lourdement encore sur la vie des patients, en termes d’organisation de la vie au quotidien comme en termes de vécu psychologique.

2. Milsom I, Abrams P, Cardozo L et al. How widespread are the symptoms of an overactive bladder and how are they managed ? A populationbased prévalence study. BJU Int 2001 ; 87 / 760-66 3. Haab F, Coloby P, Slama A, Gaudin AF : Etude Instant 2006 : Prévalence de l'hyperactivité vésicale chez des patientes prises en charge en médecine générale. Congrès annuel SIFUD-PP, 2007 4. Abrams P, Kelleher C.J. - Overactive Bladder Significantly Affects Quality of life – The American Journal of Managed Care – July 2000 5. Le SF-36 évalue en 36 questions, 8 dimensions de la qualité de vie : les fonctions physiques, les limitations dues à l’état physique, la douleur, les relations avec les autres, la santé psychique, les limitations dues à l’état affectif, la vitalité et l’état de santé général.

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Les patients vivent dans la peur de la fuite Bien sûr, au début, ils se débrouillent. Ils prennent leur précaution avant de partir et repèrent discrètement l’emplacement des toilettes. Mais au fur et à mesure que les symptômes se développent, ils ont plus de mal à composer avec. Alors, pour parer à tout accident, ils calculent soigneusement leurs itinéraires et minimisent de plus en plus leurs déplacements. Le sport, les voyages, les sorties entre amis se font plus rares. Professionnellement, certains se défient des conférences et autres réunions de travail, puis organisent leur planning avec une obsession constante : minimiser les risques de fuites urinaires. D’autres, hôtesses de caisse de supermarché ou chauffeurs de bus, vivent une vraie "galère". La situation, parfois impossible, peut imposer un changement de poste. Même à la maison, tous les patients y pensent. Obsessionnels par nécessité, ils multiplient le nombre des mictions par précaution et choisissent leurs vêtements dans la hantise d’une fuite éventuelle. Sur le plan sexuel, c’est difficile. Beaucoup n’osent plus… Chez les personnes âgées, les conséquences de l’urgenturie prennent plus d’ampleur encore. Les cavalcades aux toilettes (la nuit de surcroît) augmentent le risque de chutes et, incidemment, de fractures6. De limites en privations, l’HAV fragilise l’équilibre psychologique des patients. Vivre dans l’appréhension leur fait perdre leur confiance en eux. En résulte du stress, des dépressions et des troubles du sommeil, bien démontrés dans une étude7 menée dans 6 pays européens. Progressivement, insidieusement, les patients s’isolent et se replient sur eux-mêmes.

XX Les patients n’en parlent pas ! "J’ai suivi des patients 10 ans avant qu’ils osent se confier et me parler de leurs symptômes urinaires" Docteur Alix Bellessort, Médecin généraliste à Levallois-Perret En dépit de leur désarroi et de leurs obsessions, malgré leur vie destructurée par l’urgenturie et de cette image d’eux-mêmes mise à mal… seuls 32 %8 des patients consultent un médecin pour leur HAV. Un constat encore aggravé par le taux de patients traités : seuls 27 %9 des patients qui ont consulté sont sous traitement. On compte en France 600 000 personnes traitées parmi les 3,8 millions estimés de personnes qui souffrent d’HAV. La faute en incombe aux tabous, à la pudeur et aux croyances erronées. Même chez le généraliste, proche et souvent consulté, les patients éprouvent une réticence à parler de leurs symptômes urinaires. Les idées fausses ont la vie dure et empêchent les patients de se confier à leur médecin de famille. Au sein des consultations spécialisées, réticences et pudeurs se manifestent moins. Rares sont les personnes qui craignent parler de leurs symptômes après avoir franchi le pas et pris un rendez-vous chez un urologue. Néanmoins, en posant les bonnes questions au bon moment, on retrouve encore parfois fortuitement des symptômes d’HAV chez des patients venus pour un tout autre motif. Ces diagnostics tardifs sont souvent le fait de personnes qui refusent de vieillir et se taisent plutôt que d’avouer leur gêne urinaire qui est assimilée à de "la vieillerie".

6. J. S. Brown, MD, E. Vittinghoff, PhD, J. F. Wyman, RN, PhD – JAGS Volume 48, Number 7, July 2000 7. Debra, Milsom, Cardozo 2006 BJ 8. Haab F, Coloby P, Slama A, Gaudin AF : Etude Instant 2006 : Prévalence de l'hyperactivité vésicale chez des patientes prises en charge en médecine générale. Congrès annuel SIFUD-PP, 2007 9. Milsom I, Abrams P, Cardozo L et al. How widespread are the symptoms of an overactive bladder and how are they managed ? A populationbased prévalence study. BJU Int 2001 ; 87 / 760-6

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XX HAV idiopathique et non idiopathique "La découverte des neuromédiateurs de la vessie, est une grande avancée" Professeur Philippe Grise, Urologue au CHU de Rouen Le diagnostic précis du mécanisme qui sous-tend l’HAV permet d’opter pour une approche thérapeutique adaptée. Encore faut-il, au préalable, comprendre la physiologie du contrôle mictionnel, très complexe, et distinguer les différentes formes d’HAV. La première distinction en matière d’HAV se fait en fonction de la présence ou non d’incontinence. Il existe des HAV sans fuites urinaires et des HAV avec fuites urinaires, lesquelles ont un impact nettement supérieur en termes de gêne, d’inconfort et de répercussions sur la vie de tous les jours. Y a-t-il des différences dans le mécanisme physiopathologique de ces deux formes ou s’agit-il d’un continuum ? La question reste à ce jour en suspens. Une autre distinction tient au caractère idiopathique ou non idiopathique de l’hyperactivité vésicale. • Les HAV idiopathiques, de loin les plus fréquentes, restent encore incomplètement comprises. Cependant, en quelques années, les travaux réalisés tant au niveau vésical que cérébral ont permis de grandes avancées dans la compréhension du contrôle de la miction, et en corollaire, de préciser les mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent ces HAV idiopathiques. • Les HAV non-idiopathiques sont liées à un trouble de la sphère urinaire ou à une maladie neurologique.

La miction : le couple cerveau - vessie Au niveau de la vessie, des travaux très récents10 ont mis en lumière le rôle de la couche sous-urothéliale de la vessie. Située entre la muqueuse vésicale, l’urothélium, et le muscle de la vessie, le détrusor, la couche sous-urothéliale est constituée de fibres et de récepteurs sensitifs, capables d’enregistrer la tension de la vessie. Sous l’effet de la distension de la paroi vésicale, ces récepteurs envoient un message aux cellules interstitielles voisines, qui sécrètent alors des neuromédiateurs de la voie des peptides, notamment le NGF, nerve growth factor. Ceux-ci déclenchent à leur tour une cascade d’événements qui impliquent le cerveau et la vessie… In fine, le système engendre une envie urgente, voire une contraction de la vessie. Au niveau cérébral, les études d’IRM fonctionnelle ont montré que de nombreuses aires sont impliquées dans le fonctionnement de la vessie. Ainsi, il existe des aires d’analyse du signal “remplissage de la vessie” et des aires de commande de la contraction de la vessie situées au niveau frontal. Il existe également des aires excitatrices ou inhibitrices qui régulent le signal sensitif et la commande motrice. Ce jeu d’influence explique que l’on puisse avoir envie de faire pipi lorsqu’on a très peur. La crainte stimule en effet l’aire cérébrale dédiée aux émotions, l’aire limbique, qui exerce alors une action excitatrice sur l’aire de la contraction vésicale. Le bruit de l’eau qui coule agit aussi sur cette aire, via des connexions de voisinage. D’où l’envie d’uriner… A l’inverse, avoir des idées agréables ou faire du calcul mental agit sur une aire cérébrale inhibitrice, qui calme l’envie d’uriner. Ce système de régulation permet d’aborder les troubles comme l’HAV par le biais de thérapies comportementales, en jouant sur des pensées agréables - ou sur du calcul mental - pour apaiser l’urgenturie.

10. JUA 2010 - Le point sur l’hyperactivité vésicale – Ph. Grise - CHU Rouen

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HAV idiopathiques : les systèmes s’emballent La cause de l’HAV reste encore un peu mystérieuse, mais la compréhension plus fine des liens vessie - cerveau et la découverte des neuromédiateurs vésicaux ont ouvert la voie à une meilleure compréhension de ce trouble. Le système de contrôle sensitif et/ou moteur peut en effet subir des dysfonctionnements à tous les niveaux : • Au niveau vésical, les cellules interstitielles peuvent se dérégler, s’emballer et, en corollaire, induire une trop forte activité de la couche sous-urothéliale. Il en résulte une hypersécrétion de neuromédiateurs et une hyperactivation des voies neurologiques qui entraînent une hypercontraction de la vessie. • Au niveau du cerveau, l’HAV peut résulter d’un dérèglement du système de régulation qui équilibre signal sensitif et commande motrice.

HAV non idiopathique Une étiologie organique est retrouvée dans la genèse des HAV non idiopathiques. Le plus souvent, il s’agit d’un trouble vésical ou neurologique. • Dans les hyperactivités vésicales d’origine urinaire ou prostatique, les symptômes peuvent tout simplement résulter d’une infection urinaire. La cause peut également être d’ordre irritatif, qu’il s’agisse de lithiase, de tumeur et de cystite interstitielle. Enfin, l’HAV peut résulter d’un trouble obstructif. Il s’agit dans ce cas d’une réponse normale, mais excessive de la vessie face à un obstacle, comme une hypertrophie bénigne de la prostate, un prolapsus ou une sténose urétrale. Le mécanisme est simple : la vessie lutte pour franchir l’obstacle, ses efforts entraînent progressivement une hypertrophie vésicale et une hypercontraction, qui déséquilibrent peu à peu le système. En résulte un emballement sensoriel qui provoque à terme un syndrome d’HAV avec tout son cortège de symptômes, dont l’urgenturie… • Les HAV neurologiques témoignent de l’évolution d’une maladie neurologique, qu’il s’agisse d’une sclérose en plaques (SEP), d’un traumatisme médullaire, d’une maladie de Parkinson… Chez 10% des patients, la SEP est révélée par une urgenturie.

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Recueil des idées reçues sur l’HAV "Ce n’est pas vraiment une maladie !" XX L’HAV est vécue comme une plainte fonctionnelle, pas vraiment comme une maladie. Ces envies pressantes, très pressantes même, font partie de la vie. C’est une évolution naturelle… Certes parmi les personnes qui souffrent, quelques-unes ont entendu parler d’HAV. Mais il est si tentant de penser que la maladie ne concerne que les autres, pas soi…

"Je me débrouille !" XX On repère l’emplacement des toilettes à l’avance, on évite les grands déplacements, on invente des prétextes pour ne pas assister aux réunions professionnelles, on multiplie les mictions par précaution… Bref, on se débrouille. On s’adapte au problème au lieu de le résoudre.

"Ce n’est pas facile d’en parler !" XX Crainte d’être dévalorisé, refus de parler de son intimité, honte de se sentir un peu sale, peur de sentir la vieillesse venir… Toutes ces raisons mêlées font que le problème n’est jamais clairement formulé, jamais abordé directement. On met dans un plateau de la balance sa pudeur et sa honte, on place dans l’autre côté la gêne dans la vie quotidienne. Et la pudeur l’emporte longtemps…

"Ces petits ennuis n’intéressent pas le médecin" XX Parfois on esquisse une petite allusion en fin de consultation, pour tester, pour voir si le médecin saisit la perche et donne suite. Mais l’allusion est rapide, ténue, si imprécise que le médecin, concentré sur le motif déclaré de la consultation, peut ne pas l’entendre.

"Il n’y a rien à faire !" XX C’est la fatalité, c’est la nature, on n’y peut rien… Pour la majorité d’entre elles, les personnes atteintes d’HAV ignorent que ces troubles peuvent être pris en charge sur le plan thérapeutique.

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II - MIEUX VIVRE AVEC UNE HAV "Accepter son traitement, c’est accepter la maladie et la connaître" Professeur François Haab, Urologue à l’hôpital Tenon à Paris

XX Reconnaître l’HAV, consulter et en parler Pour mieux vivre avec son HAV, il importe avant tout de reconnaître la maladie… Ignorer ou faire l’autruche en niant ses symptômes constituent autant de pièges dont il faut se dépêtrer pour mettre en place les éléments de soins et retrouver une bonne qualité de vie. Prendre conscience de ses troubles ne suffit pas, il faut aller jusqu’au bout et consulter, pour en parler à son médecin avec confiance. Cette étape n’est pas toujours simple. Pudeur, honte ou fatalité s’allient au point que les personnes atteintes d’HAV ne parlent pas spontanément d’incontinence urinaire. Synonymes, périphrases, allusions, les patients usent de mille tours et de détours avant d’évoquer le sujet, de sortir du “non-dit” et de parvenir enfin au diagnostic. Connaître l’origine de leurs troubles métamorphose cependant la vie des patients, dont le discours change. Au lieu de ressasser : "Je ne peux pas me retenir", phrase déprimante qui leur donne un sentiment de culpabilité, ils pensent "J’ai une maladie et il faut m’aider". Et tout change. Les patients passent du statut de responsable, difficile à vivre, à l’état de victime d’une maladie. Ils ne sont ni responsables, ni coupables de ne pas pouvoir "se retenir", ils ont une "maladie" que le médecin connaît. Le diagnostic médical rassure. En balayant la faute et le côté tabou de ce syndrome, il permet de dialoguer avec les patients, dédramatise le problème et met l’accent sur la nécessité de faire front et de traiter l’urgenturie.

XX Evaluer la symptomatologie "Les patients réalisent souvent à la faveur de ces questionnaires à quel point l’affection a bouleversé leur vie" Docteur Brigitte Fatton, Gynécologue à Nîmes Ce temps dédié au diagnostic va de pair avec une évaluation détaillée des symptômes urinaires et de leur impact sur la vie de tous les jours. L’analyse s’appuie sur des outils très simples, au premier rang desquels figure le calendrier mictionnel. Il n’y a rien de plus facile que de noter les horaires des mictions et rien n’est plus instructif. Nombre de personnes atteintes d’HAV réalisent, au vu de chiffres éloquents, l’ampleur des troubles auxquels elles s’étaient résignées. L’utilisation éventuelle de protections et le nombre de changes renseignent sur l’intensité des fuites urinaires.

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La réalisation d’échelles d’évaluation comme le score USP® (urinary symptom profile) renforce cette première approche. Simples, rapides et précises, ces échelles offrent un double intérêt. Côté médecin, elles précisent le degré de l’HAV et constituent un outil de suivi majeur. Côté patient, elles aident à trouver les mots pour mieux décrire les symptômes. S’ajoutent enfin les données apportées par les échelles de qualité de vie, comme le score IQOL (incontinence quality of life) ou ditrovie®. Les patients réalisent souvent à la faveur de ces questionnaires à quel point l’affection a bouleversé leur vie tant sur le plan affectif que social et professionnel. Ce type d’échelles a d’autant plus d’intérêt que l’impact sur la qualité de vie n’est pas toujours corrélé à l’intensité des fuites urinaires. Tout dépend de l’âge et de l’attention portée à son corps. Des fuites de quelques gouttes peuvent affecter démesurément certaines personnes, qui rejettent ce symbole "sale", "vieux". Objectif et exhaustif, ce temps d’évaluation tranquillise les patients. Ils se sentent pris au sérieux. "Je ne raconte pas d’histoires" se disent-ils, réconfortés par ce constat "officiel" qui atteste de la réalité et du degré de la maladie. Ils se sentent rassurés par ces mesures précises et bien concrètes. Tout cela va permettre de décider du traitement et de suivre les progrès de leur maladie. Il y a des solutions…

XX Comprendre que le traitement est multimodal "On joue sur plusieurs axes de traitements, synergiques et complémentaires" Professeur François Haab, Urologue à l’hôpital Tenon à Paris La mise à plat de la situation, effectuée en parallèle avec l’examen clinique et la réalisation de bilans complémentaires, permet de mettre en oeuvre une stratégie thérapeutique adaptée. Elle contribue également à instaurer une bonne relation médecin-malade. On se trouve ainsi dans des conditions optimales pour que le patient puisse comprendre la démarche de soins et suivre le, ou plutôt les traitements prescrits. On attaque en effet la maladie sur plusieurs fronts, en faisant appel à différents axes thérapeutiques, synergiques et complémentaires, afin de maîtriser toutes les composantes de l’HAV. Ce traitement multimodal inclut un axe hygiéno-diététique, un axe de rééducation psychique et physique - et un axe médicamenteux.

Les conseils hygiéno-diététiques Dès les premières consultations et de façon très systématique, le médecin analyse les habitudes alimentaires de son patient. Avec un double objectif : repérer les erreurs manifestes dans les apports liquidiens - rythme, horaires et quantité - et donner des conseils hygiénodiététiques adéquats. Il importe de trouver un équilibre judicieux dans la prise de boisson et dans l’alimentation. Elémentaires, les recommandations données émanent du simple bon sens. Ainsi mieux vaut ne pas boire en trop grande quantité, sans pour autant tomber dans l’excès inverse et ne pas boire assez. Mieux vaut également boire moins dans la deuxième partie de la journée. Enfin, mieux vaut être conscient de l’importante teneur en eau de certains aliments comme les fruits, la salade et la soupe, qui doivent être pris en compte dans le calcul des apports en liquides… Un dernier conseil est donné : éviter les excitants comme le thé, le café, le vin ou la bière. Inutile de stimuler sa vessie quand on a un point faible.

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La rééducation comportementale Les modalités de la rééducation dépendent de la situation et des capacités des patients. Certains vont opter pour une rééducation autonome, réalisée avec l’accompagnement de leur médecin et l’aide d’un livret de soutien. D’autres, très motivés, vont se sentir plus à l’aise dans le cadre d’une thérapie cognitivo-comportementale menée avec un spécialiste. Mais quelle que soit la façon de procéder, l’objectif est de reprendre progressivement le contrôle de la vessie, d’apprendre à uriner quand on le décide, de ne plus être dominé par l’urgenturie… La rééducation s’appuie sur des mesures simples. On réduit l’angoisse générée par l’urgenturie. Puis on joue sur la reprogrammation mictionnelle soit en aménageant des horaires fixes pour les mictions, par exemple toutes les 2 heures, soit, de façon plus personnalisée, en augmentant progressivement à la fois l’intervalle entre 2 mictions et le délai entre la survenue d’une urgenturie et l’assouvissement du besoin. On y va doucement, en essayant tous les jours de gagner quelques minutes avant la prochaine miction grâce à des idées de détente (ou en faisant du calcul mental…). Peu à peu, le calendrier mictionnel en fait foi, les petites victoires s’accumulent. L’esprit et la vessie apprennent à fonctionner en harmonie. En corollaire, on reprend confiance. L’association du traitement pharmacologique avec la rééducation comportementale a fait ses preuves.

La rééducation par la kinésithérapie Tout en appréciant l’HAV et la qualité de vie de son patient, le médecin va tester la possibilité qu’a le patient de se retenir et apprécier l’état musculaire du périnée. Ce bilan musculaire permet de décider de la mise en œuvre d’une rééducation, dont il reste à bien définir les modalités. La rééducation kinésithérapique d’une HAV diffère en effet de celle d’un prolapsus ou d’une incontinence d’effort. Les spécificités de la maladie et les particularités du patient doivent par conséquent être bien expliquées au kinésithérapeute. Le kinésithérapeute, de son côté, va évaluer les capacités du patient à progresser, le faire travailler avec régularité et suivre l’amélioration des symptômes de l’HAV et de la qualité de vie. Ce suivi se double en permanence d’encouragements à poursuivre le chemin thérapeutique, c’est-à-dire à ne pas abandonner trop tôt son médicament et à continuer de progresser sur le plan comportemental. L’objectif, pour le patient, est de se réapproprier la perception de sa vessie et d’acquérir un meilleur contrôle de ses mictions, via un travail de musculation.

Le traitement pharmacologique Les anticholinergiques constituent à ce jour la principale option thérapeutique, avec une efficacité démontrée sur l’ensemble des symptômes (urgenturie, pollakiurie, nycturie, incontinence). Ces médicaments agissent sur la décontraction du muscle vésical, le détrusor.

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XX Suivre son traitement Mieux vaut en parler d’emblée et avertir les malades : le traitement de l’HAV est un traitement au long cours… L’HAV n’a rien d’une pathologie aigüe dont on peut se débarrasser avec un traitement minute. On part pour une prescription médicamenteuse de plusieurs mois. Pas question d’arrêter son traitement tout de suite sous prétexte que cela ne fait rien. Quelques semaines, en général 4 à 8 semaines au moins, s’imposent pour juger de l’efficacité de la prescription et envisager, en cas d’insuccès, de réaliser des examens complémentaires et un changement de stratégie. L’assiduité et la patience sont de rigueur ! Les mêmes recommandations valent pour la thérapie comportementale et pour la kinésithérapie. La régularité et le respect des consignes sont nécessaires pour reprendre le contrôle de sa miction.

Vrai ? • Faux ? C’est normal, c’est l’âge qui veut ça… 

FAUX

XX En effet, la fréquence de l’HAV augmente avec les années. Mais ce n’est pas une fatalité. Ce trouble urinaire n’est pas normal à l’âge adulte. 12

L’HAV touche aussi les hommes… 

VRAI

XX Même si on trouve plus de femmes parmi les patients atteints d’HAV, les hommes peuvent aussi être atteints par ce syndrome bien peu agréable. Ainsi, en France, 12 à 16 % des hommes souffrent de HAV.

Il n’y a rien à faire… 

FAUX

XX Il existe des traitements efficaces qui permettent de soigner ce trouble bien gênant. L’important est d’en parler à son médecin, sans crainte ni honte.

Il faut utiliser la méthode stop-pipi en prévention… 

FAUX

XX La méthode "stop pipi" consiste à interrompre le jet urinaire par une contraction musculaire en tout début de miction. Cette méthode était recommandée autrefois pour muscler le périnée, mais on sait aujourd’hui qu’elle ne constitue pas un moyen de rééducation fiable. Tout au contraire, elle peut dérégler le fonctionnement vésical et entraîner la persistance d’un résidu urinaire dans la vessie après la miction, lequel peut fragiliser le périnée et être l’origine d’une infection urinaire.


III - S’INFORMER SUR L’HAV GRACE A WWW.DESSOLUTIONSPOURMAVESSIE.FR X Un nouveau site internet "Internet a un énorme avantage, il permet de s’informer de façon totalement anonyme. Les patients vont pouvoir se renseigner en toute discrétion sur cette affection qui est encore taboue." Docteur Patrick Errard, directeur général d’Astellas Pharma France Astellas Pharma, acteur engagé en urologie lance un site internet d’information baptisé dessolutionspourmavessie.fr. Il s’adresse à toutes les personnes atteintes d’HAV qu’elles aient franchi le pas ou non de la 1ère consultation qui est vécue comme une étape difficile. Quatre experts ont supervisé la réalisation de ce site Internet : le Docteur Brigitte Fatton, gynécologue à Nîmes, le Docteur Alix Bellessort médecin généraliste à Levallois-Perret, le Professeur Philippe Grise, urologue au CHU de Rouen ainsi que le Professeur François Haab, urologue à l’hôpital Tenon à Paris. Le site a également été présenté auprès de patients : il a été perçu de manière très positive aussi bien dans le fond que dans la forme. Son but est de contribuer à une meilleure compréhension de l’HAV. Cette démarche s’inscrit dans une tendance globale où le patient est devenu un véritable acteur de sa propre santé. Il est donc essentiel qu’il puisse trouver sur internet une information complète et de qualité. Par ailleurs, la nature même de l’affection se prête bien à un outil comme dessolutionspourmavessie.fr : les patients, souvent gênés par la maladie qui les touche, se tournent facilement vers internet. L’objectif est donc de dédramatiser.

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XX Une information complète pour les personnes concernées Le site dessolutionspourmavessie.fr a été pensé pour apparaître parmi les premiers résultats de recherche pour le patient qui s’intéresse à cette pathologie. Une campagne publicitaire est prévue à partir du 14 juin 2012 pour le faire connaître. Il répond de manière simple et complète à toutes ces questions par le biais de cinq grandes rubriques : XX Mieux comprendre XX Qui consulter ? XX Quelles solutions ? XX Vivre avec au quotidien XX Oser en parler

Mieux comprendre Cette rubrique définit en quelques mots les symptômes. On y apprend en images comment le trouble agit sur la vessie et quels sont les facteurs de risque qui le favorisent. "Mieux comprendre" tord également le cou à quelques idées reçues trop fréquemment répandues ("C’est normal avec l’âge…", "Seules les femmes sont concernées"…)

Qui consulter ? Que ce soit le médecin traitant, le gynécologue ou l’urologue, le patient n’est pas seul face à son trouble. De nombreux professionnels de santé peuvent l’aider à diagnostiquer la maladie et surtout à la traiter. Afin de préparer sa consultation le mieux possible, le site fait le tour des questions que le médecin va poser et rappelle un simple fait : "Le médecin est là pour vous aider. Vous ne devez pas avoir peur ou honte d’aborder ces sujets avec lui". Dans cette rubrique, les patients pourront aussi répondre à un questionnaire USP®, facile à interpréter et connu des urologues, afin d’évaluer leur HAV, et en transmettre les résultats lors d’une consultation.

Quelles solutions ? Il existe de nombreuses méthodes pour soigner l’HAV : par le biais de traitements comportementaux, de rééducation du périnée ou de médicaments, il ne faut pas oublier que c’est un problème qui se traite. "Quelles solutions ?" recense et détaille tous les moyens à disposition des médecins pour aider leurs patients à en venir à bout.

Vivre avec au quotidien Cette rubrique donne quelques conseils pour réapprendre à la vessie à fonctionner à nouveau correctement. Elle montre également comment l’alimentation et l’activité physique peuvent aider à aller mieux. Et si l’HAV peut s’avérer problématique dans la vie sexuelle, le site est aussi là pour aider les patients à s’épanouir à nouveau.

Oser en parler De nombreux témoignages de patients rassurent l’internaute qui se sent ainsi moins seul face à ses symptômes. Par ailleurs, les coordonnées d’associations d’aide aux patients sont données par le site internet, une fois de plus pour inciter les personnes malades à en parler. Enfin, des spécialistes répondent en vidéos aux questions que peuvent se poser les internautes.

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XX Un site qui est aussi conçu pour le médecin Dessolutionspourmavessie.fr a aussi été pensé comme un moyen pédagogique mis à disposition des médecins. "Le dépistage de l’HAV n’est pas encore entré dans les mœurs des médecins généralistes. D’une part parce qu’ils sont peu confrontés à cette pathologie, les patients n’en parlant pas facilement et d’autre part parce que le patient qui aborde ce sujet le fait généralement en fin de consultation, lorsqu’il n’y a plus de temps pour établir un diagnostic correct et notamment un diagnostic différentiel entre l’incontinence par hyperactivité vésicale et l’incontinence d’effort qui se traite différemment. Avec ce site, les médecins peuvent désormais inciter leurs patients à se renseigner sur le sujet et à en parler plus facilement avec lui. La balle est désormais dans le camp des patients" conclut le Docteur Patrick Errard.

ASTELLAS présent et futur Né du rapprochement en 2005 de Yamanouchi et de Fujisawa, ASTELLAS a aujourd’hui une présence internationale, avec 9 centres de recherche. L’investissement du groupe dans la recherche et le développement place Astellas parmi les 4 premiers laboratoires mondiaux. En Europe, Astellas Pharma Europe Ltd regroupe 20 filiales, qui emploient 3 400 personnes. "La filiale française occupe une position majeure dans le groupe, en figurant parmi les 3 premières filiales européennes" souligne Patrick Errard, directeur général d’Astellas France, qui s’attache autant au développement qu’à la dimension humaine de l’entreprise qu’il dirige. Astellas France emploie plus de 200 personnes. Depuis sa création, il y a 5 ans, le groupe connaît une croissance solide qui lui confère déjà en Europe une position de leader en urologie et en transplantation. Il s’investit et concentre aujourd’hui ses recherches dans 6 grands domaines thérapeutiques : XX L’urologie XX La transplantation XX L’infectiologie XX La dermatologie XX L’oncologie XX Le traitement de la douleur

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Nouveau site internet sur l'HyperActivité Vésicale