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É N I A H C E D LE COMEN te n a ic n u m m o c le il v , n Dijo


SOMMAIRE

L’Ecosystème de la communication à Dijon • Agences de com locales • Zoom sur des hommes et des femmes qui font la com à Dijon • Deux associations • Laboratoire de recherche : CIMEOS • A Dijon, l’info-com en blogs

Se former en Info-Com à Dijon • BTS communication • DUT MLP et INFONUM • LP APICA - COMEN • Licence SLIC • Master IMI • Master 2 Gestion des connaissances et Euromédias

Que sont-ils devenus ? • Bélinda Belin, ancienne MASCI • Sébastien Veyrier, ancien COMEN • Laeticia Guyon, ancienne MASCI et DUT Info-Com • Antoine Fresse, ancien d’Euromédias

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Lise Gardavot

Dijon, com’ je l’aime !

Combien de fois ai-je entendu dire, « Si tu veux faire de la com’, va à Paris, c’est là-bas que ça se passe » ? Je ne les compte plus et je pense que cette remarque, d’autres l’ont entendue comme moi, pour la communication et pour bien d’autres domaines, aussi. Cette idée que tout se passe à Paris tandis que la Province est une belle endormie est encore aujourd’hui trop répandue. A travers ce nouveau numéro du Comen Déchaîné, nous allons vous montrer que Dijon est une ville peuplée de communicants, amateurs avertis ou professionnels chevronnés ! De nombreuses agences s’y côtoient, chacune avec leurs spécificités, des associations et des professionnels s’investissent pour dynamiser la filière tandis que l’enseignement supérieur dijonnais cherche à diversifier les formations pour pouvoir proposer aux organisations des professionnels à la pointe, à l’issue de leur cursus. Autant d’éléments qui me conduisent, comme Max Gallo, à dire que « les moyens de communication, l’instantanéité, rendent les frontières classiques et nationales obsolètes », de même que le sempiternel débat Paris / Province. Dijon, une ville (de) com’ je l’aime ! Lise Henry Gardavot

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l’Ecosystème de la communication à Dijon

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Agences de com locales : Temps Réel Agence 24 ABVSM Productions Buzz et Compagnie

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Zoom sur des hommes et des femmes qui font la com à Dijon

20-21 Les associations dédiées :

Cerclecom Comunitic

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Laboratoire de recherche : CIMEOS

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L’information-communication en blogs


Temps Réel, une agence dans l’air du temps Située au cœur de Dijon, tempsRéel est L’association de leurs compétences, une agence conseil en communication de leurs parcours croisés et de leurs centrée sur la création, la rédaction, grilles de lecture respectives offrent une l’édition, la stratégie. Ne cherchant ni à réponse unique et différenciatrice à leurs être branchés, ni à être tendance, les coclients. fondateurs, Florence Menu et Fabrice Roy, ainsi que Parmi les récentes leur équipe, proposent des actions conduites par outils de communication qui l’agence tempsRéel, figure apportent des réponses aux Un travail important d’écoute, notamment la création objectifs et qui génèrent de d’analyse et d’orientation d’une affiche pour le l’impact. Affichant un chiffre spectacle son et lumière d’affaires d’environ 670K€ «Dijon, un patrimoine par an, l’agence privilégie la pour l’humanité» organisé conception et la production par ses soins par la Ville de Dijon, pendant les fêtes de pour nouer une relation de confiance et de fin d’année, pour honorer les Climats du proximité avec ses clients. vignoble de Bourgogne inscrits à l’Unesco. TempsRéel intervient aussi bien pour les institutions que pour les entreprises. L’agence se positionne sur l’accompagnement des dirigeants publics et privés qui ont besoin de donner du sens à leur communication et de produire des outils efficaces et qualitatifs. Les clients qui lui font confiance apprécient d’ailleurs la synergie entre la forme et le fond de la communication, entre l’univers graphique et les contenus rédactionnels. La relation avec le client s’incarne dans un binôme constitué de Florence Menu et de Fabrice Roy. « En amont de la création, il y a toujours un travail important d’écoute, d’analyse et d’orientations ».

Les annonceurs, qui consacrent un budget à leur communication, attendent toujours plus de conseil, d’accompagnement, d’organisation et de résultats. Dans la continuité de son développement, tout en poursuivant son intervention auprès des collectivités dans le cadre des appels d’offres, tempsRéel s’est fixé comme objectif de développer plus encore son activité auprès des entreprises. Laura Miny

Agence Temps réel

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ABVSM Productions : La recette du succès

Nombreuses sont les agences web et de communication à Dijon. L’une d’entre elles, ABVSM, sort du lot : entre création de visuels, développement d’applications, sites pour smartphone et e-learning ou encore vidéos d’entreprise, son champ d’action est vaste ! Le choix du sur-mesure

La naissance d’une nouvelle agence

C’est en 2009 que l’agence ABVSM Productions, dirigée par Antoine Brisson et composée d’une équipe de trois développeurs et d’un graphiste, s’implante à Dijon, bien décidée à se faire une place parmi la multitude d’agences de la région. Et depuis, ABVSM a su tirer son épingle du jeu, en proposant à ses clients des prestations différentes et innovantes ! En plus des activités classiques d’une agence de communication : logos, affiches, plaquettes et autres dépliants, ABVSM joue la carte du connecté en se spécialisant sur le développement d’applications et de sites mobiles, ainsi que dans la vidéo d’entreprise. Plus que simplement offrir des sites adaptables aux mobiles, ABVSM pense et réalise des applications et des sites pour mobiles. Elle a notamment à son actif la réalisation du site web du CCSTIB (Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de Bourgogne), ou encore l’élaboration de l’identité visuelle du site du village de Vosne-Romanée.

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communication.

Cette volonté de proposer à ses clients du sur-mesure permet à ABVSM de réussir son entrée sur le convoité marché des agences de

L’Opéra de Dijon a notamment fait appel à ses services pour refondre son site web. Un projet qui prendra 3 mois et demi pour être mené à bien. ABVSM se défend d’utiliser tout type de CMS (Système de Gestion de Contenu) et fait le choix de concevoir elle-même ses sites et applications en les codant dans leur intégralité. L’objectif est simple : des créations qui répondent totalement aux attentes de ses clients. « Chez ABVSM, on n’adapte pas un site à son client, on créé le site à partir de ses besoins », soutient Antoine Brisson. Une agence qui prône écoute, créativité et réactivité

La petite équipe, pour qui les attentes du client sont au centre de tous projets, mise sur le conseil et la recommandation.


“Nous nous devons de vous connaître !”, annonce-t-elle. C’est avec dynamisme qu’ABVSM s’attache à répondre au mieux aux besoins de ses clients. L’agence intègre d’ailleurs progressivement de nouvelles compétences pour pouvoir répondre à l’ensemble des demandes, notamment en matière de stratégie de communication ou encore de relations presse. Preuve de son travail qualitatif, le principal levier de diffusion de la société, reste encore aujourd’hui le bouche à oreille.

Cette diversification permet une nouvelle fois à ABVSM de se démarquer de la concurrence, en proposant aux entreprises des outils de communication externe mais aussi interne, une bonne gestion de la formation par les entreprises contribuant à renforcer le sentiment d’appartenance des collaborateurs. La recette ABVSM Productions consiste donc en un savant mélange de créativité, d’écoute, de conseil et bien sûr de compétences. Benjamin Foulon

Le choix du collaboratif grâce à la plateforme CogniLearning

Pour diversifier encore ses prestations, ABVSM a développé une plateforme de e-learning : CogniLearning. Cet éditeur de contenus interactifs est associé à un outil de gestion des utilisateurs et de leurs résultats. L’idée sous-jacente est de favoriser la bonne intégration des nouveaux collaborateurs des entreprises, en offrant à ces dernières la possibilité de les former via CogniLearning et de vérifier, à l’issue du programme, qu’ils ont parfaitement appréhendé leur environnement de travail.

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Buzz et Compagnie, une agence de communication, un passeport santé ! Agence conseil en relations médias et relations publics dans le domaine de la santé, du bien-être et de la nutrition, Buzz et Compagnie offre à ses clients des prestations originales et innovantes depuis 2009. Face au froid hivernal, la chaleur et l’énergie dégagées par la petite équipe de Buzz et Compagnie ne sont pas un mirage. Dans leurs bureaux spacieux au style épuré, l’ambiance est à la fois cosy et studieuse. Ici, ceux qui font le buzz travaillent au quotidien la mise en lumière de leurs clients. Leur crédo : la bonne information, au bon moment, à la bonne personne. « Made in Dijon »

Sa fondatrice et directrice générale, Mélanie Voisard, formée à l’école Française des Attachés de Presse, est passée par Market Place - agence conseil en événements et Havas Life Paris - agence conseil en communication santé - avant de poser ses valises à Dijon. Alors que le marché de la santé était très développé en Bourgogne, ce positionnement d’agence était inexistant à Dijon. Il n’en fallait pas plus à Mélanie Voisard pour donner naissance à Buzz et Compagnie !

Munie d’un carnet d’adresses fourni et entourée de deux collaborateurs permanents, la dirigeante de l’agence n’hésite pas à buzzer dijonnais et à solliciter des ressources locales pour multiplier les compétences. Graphiste, réalisateur vidéo, pharmacienne conceptrice-rédactrice… Ce sont ces talents conjugués, tous créatifs et enthousiastes, qui participent au rayonnement de Buzz et Compagnie. Une agence dynamique et engagée

Ses villes de prédilection, Dijon et Paris. Ses clients, des laboratoires pharmaceutiques et des institutions de santé. L’inépuisable équipe de Buzz et Compagnie les accompagne dans la conception, la rédaction et la mise en scène de leurs messages auprès des journalistes santé des médias professionnels et GP, des blogueurs et des professionnels de santé. Mener une opération de partenariat pour dédramatiser le port du corset souvent mal vécu par les adolescentes - , organiser des rencontres « don du vivant » avec les équipes de greffe de CHU en régions, les professionnels de santé et les patients, telles sont, entre autres, les initiatives menées en 2015.

Buzz et Compagnie

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L’objectif : attirer l’attention des journalistes, des professionnels et des patients/consommateurs autour de produits, de services et de grandes causes. Quand Buzz fait le buzz

Débordante d’imagination, Buzz et Compagnie a répondu avec style et élégance à la demande du Laboratoire Urgo Médical pour le lancement d’un nouveau pansement : un dîner conférence à la Tour Eiffel. Un rendez-vous unique réunissant une cinquantaine de journalistes et de professionnels de santé dans un lieu d’exception. Pour mener à bien cet événement, l’agence a géré logistique, technique, restauration et supports de communication. A l’heure du bilan, l’équipe a tenu sa promesse avec pas moins de 21 retombées dans la presse professionnelle. Une belle réussite… mais rien ne semble arrêter l’agence sur-vitaminée ! Dès janvier 2016, Buzz et Compagnie fait prendre la route au Médiflor Truck. Une tournée nationale au cœur de 7 grandes villes de France à bord d’une caravane customisée pour promouvoir une révolution dans le monde des infusions : les capsules « infusion santé » du Laboratoire Médiflor. Au menu, des dégustations gratuites et des informations sur ce nouveau produit très innovant. Un événement atypique et médiatique à destination des journalistes GP, des pharmaciens et du grand public, qui seront assurément au rendez-vous !

Mais un tel succès cache certainement un secret ? A en croire sa fondatrice, définir au mieux la solution adéquate consiste à bien connaître son client et son activité pour bien comprendre son besoin. En bref, chez Buzz et Compagnie, il existe une expression usuelle qui prend tout son sens : le travail, c’est la santé ! Contact : fatiha.raji@buzzetcompagnie.com Retrouvez Buzz et Compagnie sur le web http://www.buzzetcompagnie.com et sur les réseaux sociaux

« Vers l’infini et au-delà ! »

L’agence a l’imagination féconde et compte bien continuer à renouveler les approches en relations médias et relations publics dans le domaine de la santé, en apportant souplesse, proximité et expertise.

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Vingt-Quatre, l’agence tous risques

D’abord spécialisée dans les relations presse puis dans la communication globale, l’agence fondée en 2011 n’en finit pas de prendre de l’ampleur dans le bassin bourguignon. Dis papa, comment on fait une agence ? Tout a commencé grâce à une working-girl, pour ne pas dire une stakhanoviste, qui est descendue de Paris pour apporter son expertise des relations presse, acquise en cabinet ministériel. Karen Patouillet a su, par la suite structurer, une agence et une équipe aux profils variés et complémentaires au fil des contrats décrochés. En effet la première embauche s’est concrétisée pour accompagner l’activité en pleine croissance que la fondatrice ne pouvait plus gérer seule. Se sont donc joints, à cette belle aventure, AnneLaure Marin (directrice conseil), Xavier Domenach (responsable des relations presse), Mylène Fargeot (community manager), Belén Conde et Céline Jacob (graphistes), Françoise Cretin (assistante administratif et comptabilité) et tout récemment Paul Rompler (directeur développement de la stratégie digitale).

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Spécialisée dans la nonspécialisation Forte de ces profils divers, Vingt-Quatre en tire le meilleur pour satisfaire ses clients. Ce qui fait aussi la force de l’agence est sa capacité d’adaptation pour délivrer à chaque prestation, un travail de fond le plus personnalisé possible en adéquation avec les exigences du commanditaire. Beaucoup de réflexion quant aux mots utilisés : le contenu du message diffusé est prépondérant ! C’est cette agilité, cette adaptabilité qui ont contribué à forger le point fort de l’agence dijonnaise : l’absence de sectorisation. Ainsi, VingtQuatre n’a pas de portefeuille à l’année mais couvre la France du nord au sud sans distinction de taille d’entreprise sur des domaines extrêmement variés : tourisme, conseil en droit social, conditions de travail, agriculture, etc.

Perspectives à venir La communication sur le web est en plein essor, l’agence Vingt-Quatre l’a bien compris en embauchant récemment un directeur de développement digital. Cette orientation digitale de la communication reste encore floue dans les esprits des dirigeants d’entreprise en recherche de visibilité. Vingt-Quatre tente justement d’apporter une certaine pédagogie par rapport aux prestations fournies. Objectif : rassurer son public, convaincre du bien fondé et de la nécessité de sa présence sur le web et les réseaux sociaux, lorsque cela a un intérêt bien entendu. Il faut croire que cette stratégie porte ses fruits car après s’être implantée à Dijon et à Paris, l’agence a récemment annoncé l’ouverture d’une nouvelle antenne à Auxerre. Sans aucun doute, chez Vingt-Quatre, “We Love Bourgogne” ! Eymene Soussi


Le Community Manager Caroline Olszanowski

Bourguignonne depuis 6 ans, Caroline Olszanowski est community manager indépendante. Elle gère l’agence Silicom Vallée depuis janvier 2014 et présente aujourd’hui sa vision du métier. Comment définiriez-vous le métier de Community Manager ? Le community manager doit fédérer et animer une communauté, l’aimer et la comprendre, toujours dans l’atteinte des objectifs d’une stratégie plus globale. On ne cherche pas à animer une page Facebook parce que c’est dans l’air du temps ou à aller sur Twitter parce qu’on a entendu dire qu’il fallait y être. Les réseaux sociaux ne sont pas une finalité mais un moyen. Quelles sont, selon vous, les qualités essentielles d’un community manager ?
 Le community manager est un expert technique des réseaux sociaux, un monsieur Loyal de publics (vos communautés et vos clients ou collaborateurs) et une éponge à informations. Les qualités requises selon mon expérience sont : la

parfaite maîtrise de la langue française, la réactivité, l’organisation et l’anticipation, l’empathie (se mettre à portée de ses communautés tout en conservant sa ligne éditoriale, faire face aux détracteurs), la culture générale (savoir se documenter sur le secteur et les métiers de son client ou de son entreprise), un bon goût visuel (pour prendre des photos, les recadrer, les retoucher et choisir des images), du pragmatisme (connaître les bases en législation de l’information et de l’image) et de la créativité (pour tenir une communauté sur le long terme et être force de propositions). Quels sont pour vous les points positifs et les points négatifs de votre métier ? Le CM est en première ligne sur le front ! A ce titre, il est responsable du discours et de l’image de l’entreprise devant

la communauté au même titre qu’un vendeur en magasin ou un secrétaire d’accueil en bureau. Voilà pourquoi il doit verrouiller son brief de départ et son cahier des charges ou document édito pour être en accord avec ses supérieurs, collaborateurs ou clients. Le CM devient une mine d’informations pour le commercial ou de tendances pour son supérieur. C’est l’élément humain entre l’entreprise et la communauté. Quelles sont les erreurs à éviter en tant que community manager ? Les erreurs à éviter sont, entre autres, d’accepter d’animer une plateforme qui ne correspond pas aux objectifs et aux cibles du client ou de l’entreprise ; de se lancer dans leur animation sans connaître un minimum ses métiers et secteurs; de répondre très tardivement aux commentaires ou s’en cacher

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s’ils sont négatifs ou virulents ; de s’exprimer dans un mauvais français et de baisser la fréquence des publications. Sur les réseaux, ne cherchez pas à tout prix à vendre mais à accompagner, à conseiller, voire à apporter une solution. Enfin apprenez à vous en tenir à vos objectifs et comptes à gérer sans vous disperser à titre personnel.

«fortement recommandée» pour l’indexation par Google, n’apporte rien de spécifique. D’expérience, avec mes clients nous travaillons principalement avec Facebook, Twitter, Youtube, Linkedin, Viadeo et Instagram.

Quels outils numériques utilisez-vous ? Les outils que j’utilise le plus sont Hootsuite pour la gestion multi-plateformes et multicomptes et pour le suivi des flux ainsi que Canva et Buffer pour le picture marketing. Je me sers également d’AVS Video et Windows Movie Maker et Evernote pour le bookmarking sur ma tablette.
 J’ai recours également à Alexa, Google Analytics, Alyze, PageRank, Google Trends, Scoop It, Responsinator, Shrinktheweb...
 Sinon, j’utilise au quotidien les applis collaboratives Dropbox et Azendoo pour le partage et l’organisation. Avant de choisir vos applis, vérifiez bien leurs compatibilités avec vos différents terminaux !

Mes conseils seraient :

Quels sont les réseaux sociaux qui ont pour vous le plus d’impact dans la communication d’une entreprise ? Il ne serait pas pertinent de généraliser telles plateformes pour telles ou telles entreprises ou organisations ! Les chiffres d’utilisateurs dans le monde placent Facebook et Youtube en tête. Une chose me paraît certaine : oui aux contenus concis et visuels, d’où la montée en puissance de Youtube, Instagram et Tumblr. Je suis plus dubitative pour Google+, qui hormis constituer une maille

Avez-vous des conseils à donner à de futurs community managers ?

- tester par vous-même les applications de gestion et les fonctionnalités des plateformes avant d’y recourir en situation professionnelle. Pour cela évidemment, créez un blog ou un site et des comptes personnels pour vous familiariser, tester et vous perfectionner. - aimez ce métier, les gens et l’information en général, c’est nécessaire pour tenir efficacement sur le long terme. - vous ne pouvez pas connaître sur le bout des doigts toutes les plateformes existantes. Spécialisez-vous avec le temps sur quelques-unes. Les entreprises rechercheront votre expertise. conservez des pauses journalières et hebdomadaires hors écran ! La vue fait partie de vos outils de travail et est précieuse. Il en est de même pour la concentration et donc l’attention portée aux flux. - n’hésitez pas à mettre dans vos favoris des comptes de différentes plateformes qui vous inspirent dans leur créativité et par leurs bonnes pratiques. - pour rester pertinent, faites simple. Lucie Rawinski

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L’attaché de presse Baptiste Ledan

A la croisée de la politique et des médias : attaché de presse dijonnais, en partance pour de nouveaux horizons

Avoir une bonne plume, être disponible, réactif, avoir un bon contact humain, de la diplomatie, et de la curiosité, sont, selon Baptiste Ledan, des qualités indispensables pour occuper la fonction d’attaché de presse. « Après, rien ne dit que j’en dispose ! », lance-t-il en souriant. Au carrefour de trois types d’acteurs les journalistes, les élus et les agents de la collectivité - Baptiste Ledan est attaché de presse à Dijon, auprès du président d’une collectivité territoriale. Il a toujours travaillé pour des hommes politiques. « A vrai dire, je n’ai pas vraiment choisi le métier d’attaché de presse en tant que tel, mais plutôt celui de collaborateur d’élu », expliquet-il. Le hasard a voulu qu’il commence dans les relations presse et qu’il y reste donc un peu de temps !

En effet, c’est en Septembre 2010 que Baptiste a débuté en tant que stagiaire chargé de mission presse et communication auprès de Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi puis Ministre chargé des Affaires Européennes. Et ce, sans suivre un cursus dédié au RP. Son stage a donc été une première immersion dans le domaine et Baptiste a donc appris « sur le tas » ! Son métier concilie pédagogie et diplomatie et nécessite, particulièrement dans son secteur, mais pas exclusivement, un certain sens politique. « Il faut satisfaire les attentes, les contraintes et les objectifs de chacun », confie-t-il. Il faut aussi, dans son cas, concilier les délais courts de la presse avec les délais d’une administration, reformuler les réponses des administrations

et des élus pour les rendre les plus accessibles possibles aux journalistes, expliquer à la presse l’importance d’un événement par rapport à un autre, les causes et les conséquences de telle décision, etc. C’est d’ailleurs pour ça que ce que préfère Baptiste, ce sont les questions de stratégie de communication ainsi que la rédaction des éléments de langage. En revanche, même si boire un verre en terrasse est une distraction qu’il apprécie, la partie «mondaine» de son métier est probablement celle qu’il apprécie le moins ! Etre attaché de presse dans le monde politique implique également beaucoup de disponibilité, soirs, week-ends et vacances…

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A Dijon, les médias locaux (Le Bien Public, Le Châtillonnais et l’Auxois, France Bleu Bourgogne et France 3 Bourgogne…) sont des interlocuteurs privilégiés de Baptiste. Les médias nationaux sont également importants dès lors que le président de la collectivité qui l’emploie bénéficie d’un

« Travailler dans la ville de Dijon peut avoir un impact car c’est effectivement là où sont basées les principales rédactions, donc il est plus facile de faire venir un journaliste s’il a 5 minutes de voiture à faire plutôt qu’une heure !» dit-il en souriant.

rayonnement national (ancien Ministre, député).

Aujourd’hui, une page se tourne dans la vie professionnelle de Baptiste. Ce dernier a en effet choisi de prendre le poste de chef de cabinet du directeur de Sciences Po à Paris. S’il quitte l’intitulé « attaché presse », ses activités vont néanmoins être les mêmes. Et, il va continuer comme il a commencé, dans le domaine politique…

Selon les sujets, les médias spécialisés sont également des partenaires : Terres de Bourgogne (agriculture), La Gazette des Communes (collectivités territoriales). « Je peux travailler avec l’ensemble des médias régionaux selon l’importance et le rayonnement géographique de l’information traitée, mais les médias départementaux restent prioritaire. », détaille-t-il.

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Camille Barbier


Le Chargé de communication Rencontre avec Sylvain Nocquard, un sacré personnage

Plus tard je serai maître du monde, pour l’instant je fais de l’aqua-poney

Son parcours Après un bac Economique et Social à Beaune, un BTS Informatique de Gestion à Dijon, et un court séjour sur les bancs de la fac d’Economie, c’est en tant que bénévole dans une radio associative que Sylvain fait ses premiers pas dans le monde professionnel de la communication. « Je faisais aussi bien de l’animation que de la technique », et à voir ses yeux farceurs, on ne peut douter de ses capacités à animer un auditoire. Par la suite, il a eu l’opportunité de se former dans le conseil financier tout en travaillant, dans le cadre de son cursus, à La Poste, qui l’a ensuite embauché. Après un an et demi, Sylvain décide de tout quitter et, après avoir enchaîné quelques boulots peu intéressants, il fait finalement le choix de se consacrer à ses activités bénévoles dans la communication. Jonglant entre l’organisation d’évènements pour Comunitic, les chroniques « Lettre à François » (reprises ensuite par le Miroir Mag, un journal local) et l’animation de l’émission « Dijoncté » pour

Radio Cultures Dijon, ce mordu de théâtre et de politique ne s’est pas arrêté là. Il a repris le chemin de l’école pour valider un diplôme bac+3 dans la communication. Ses activités Chargé de Communication et de diffusion, et seul salarié dans l’association « Collectif 7’ », compagnie de théâtre, cet hyperactif n’a pas réellement de journée type. « Quand j’arrive le matin je fais le ménage et je bois un café, je déteste travailler dans le bordel ». Même si ses horaires sont très flexibles, il reste en permanence connecté aux réseaux sociaux afin de surveiller les actualités. Ses activités tournent autour de la relation avec les artistes, l’envoi de newsletters, la refonte du site internet, la création et l’animation de la page Facebook, qui a 400-500 fans, la rédaction de communiqués de presse et la diffusion des informations en externe. Tout cela, avec un budget de communication très serré, et quelques âmes bénévoles.

Sa fierté Il a travaillé sur un teaser vidéo pour le spectacle du mois de Décembre, diffusé au cinéma l’Eldorado pendant 15 jours en novembre. « Il fallait quelque chose de percutant pour quelqu’un qui ne vient pas voir du théâtre ». Et c’est plutôt une réussite. Pourtant, Sylvain n’avait ni vu la pièce, ni réalisé de vidéo auparavant, ce qui rendait le challenge encore plus grand. Sa récompense ? Une salle comble pour le spectacle. Ses projets S’il n’est pas maître du monde dans 5 ans, il se voit entrepreneur d’une startup, mais le reste est confidentiel. Secret industriel oblige ! Et c’est pourquoi cette licence en communication est importante pour lui, afin de pouvoir être capable de promouvoir sa structure. « Le journalisme m’intéresse aussi », et on l’aura compris, Sylvain est plutôt polyvalent. Peu importe de quoi son futur sera fait, tel un félin, Monsieur Nocquard retombera toujours sur ses pattes. Marion Vene

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Le responsable communication Rencontre avec Chrystel Skowron

Le responsable communication doit réussir à mobiliser des partenaires et à faire adhérer les gens

Depuis 2007, Chrystel Skowron est Responsable du pôle communication et marketing à Côte-d’Or Tourisme , où elle travaille depuis 1998. Auparavant, elle y a aussi exercé les fonctions d’attachée de presse. « C’est ma formation littéraire (DEA de Philosophie et diplômée en journalisme) qui m’a surtout permis d’en arriver peu à peu à cette fonction. Et aussi, un joli carnet d’adresses et des contacts fiables et fidèles… c’est un atout important ! », souligne-t-elle. A 46 ans, Chrystel se réjouit de pouvoir vivre la grande révolution de la communication digitale ! « Une nouvelle ère de la com ! » Chrystel, qu’est-ce qu’un responsable de communication ? Celui que l’on appelle également directeur de la communication ou chargé de communication a effectivement des grandes missions qui sont communes à toutes les entreprises ou

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collectivités pour lesquelles il sera amené à travailler. Néanmoins, la taille, le secteur d’activités, le budget ou la structure même de la société peut entraîner des missions propres. C’est bien pour cela que l’adaptabilité reste l’une des qualités principales du responsable communication. Cela dit, en général, il a à gérer les communications à l’interne et à l’externe dans le but de promouvoir une entreprise ou un produit. Pour assurer la communication en externe, il organise et supervise les opérations auprès des partenaires, assure la visibilité de l’entreprise lors d’événements, met en place des actions marketing pour développer l’image de marque et gère les relations avec les distributeurs. En interne, le responsable communication définit la politique de communication de l’entreprise, élabore la stratégie de communication à l’interne, prend en charge la réalisation des supports de communication et analyse les capacités de communication de l’entreprise.

Le responsable communication supervise également les dossiers de presse, la réalisation du journal de l’enseigne à destination des partenaires et celui destiné aux clients. C’est aussi lui qui représente l’entreprise devant les médias. Selon vous, quelles sont les qualités indispensables pour être responsable de communication ? Il en faut un certain nombre ! Et qui peuvent parfois même paraître contradictoires. Sens du contact et amour des autres. Comme tout manager, c’est indispensable pour bien gérer une équipe, lui permettre de donner le meilleur d’elle-même et lui impulser toute l’énergie qu’on met dans les différents projets. Il faut aussi un certain sens du rythme, une bonne cadence dans le travail, de l’enthousiasme à revendre et, mais aussi de la rigueur, de la précision et de l’anticipation. Cet équilibre est assez difficile à maintenir et parfois, épuisant. Mais quelle richesse ! Le responsable communication


doit réussir à mobiliser des partenaires et à faire adhérer les gens. Au-delà de l’aisance relationnelle, il lui faudra aussi de l’autonomie, des qualités rédactionnelles indéniables et…un sens certain de la disponibilité ! Qu’appréciez-vous particulièrement dans votre métier ? J’aime écrire et rencontrer de nouvelles personnes. J’aime aussi cette montée d’adrénaline quand il faut aller vite ou prendre des décisions pas faciles dans un temps restreint. C’est autant de défis à relever ; comme celui de convaincre par des arguments bien choisis et habilement amenés, un partenaire peu convaincu. C’est aussi un milieu où je peux exercer mon sens de la diplomatie et de l’écoute des autres. Un bon communicant est à mon sens avant tout un bon « écouteur ». Entre ce qu’on veut promouvoir et son client, les chemins sont parfois nécessairement à adapter. Quels sujets traitez-vous et comment les sélectionnezvous ? Dans le tourisme, les sujets sont nombreux. Pas un produit mais une destination à vendre, avec toutes ses composantes. Cela va du domaine culturel, aux activités de loisirs, en passant par les hébergements, la restauration, les projets nature et d’aménagement du territoire… pour n’en citer que quelques-uns. C’est d’une grande diversité. Concernant les outils, euxaussi sont nombreux, ainsi que les cibles. On peut déjà faire une distinction entre grand public et professionnels, entre outils classiques (éditions, pub, relations presse) et les

moyens plus actuels (sites internet, applis mobiles, blogs, newsletters)… Sans oublier la stratégie purement marketing, la stratégie en matière de relations presse, les événements et également la communication avec les partenaires et bien entendu le Conseil Départemental. C’est à la fois très vaste et très différent selon le public auquel on s’adresse. Comment utilisez-vous les médias sociaux et depuis combien de temps ? On utilise véritablement les médias sociaux depuis deuxtrois ans ; en tout cas, de façon structurée, avec une stratégie forte et des moyens humains mis en face. Nous avons trois sites internet propres (grand public, dédié aux loisirs de pleine nature et un professionnel) et un quatrième en partage (un site de greeters), deux pages Facebook (une pro et une grand public), un blog et nous sommes présents sur Instagram, Twitter et dans une moindre mesure, sur d’autres réseaux plus professionnels. Cela demande du temps car c’est très chronophage si on veut jouer le jeu de l’interactivité. Il ne suffit pas d’y aller pour y être mais il faut véritablement faire vivre, évoluer et respecter sa communauté. Nous avons donc créé un poste de community manager et différents outils comme des réunions de comité de contenu, des ateliers d’écriture (autour du storytelling)… et nous nous sommes équipés également en matériel (portables, tablettes, Go Pro…). Pour le reste, la stratégie sur les réseaux n’est pas fondamentalement différente de la stratégie globale mais les délais, la forme, l’écriture,

les visuels… sont travaillés différemment, de façon plus directe et plus ludique. Pensez-vous que les métiers liés à la communication sont des métiers d’avenir ? On a toujours eu besoin de communiquer, et ce n’est pas près de changer. Les manières de faire et les outils aujourd’hui sont très différents. Mais le fond reste le même et on aura toujours cette nécessité de créer des liens et des ponts. Je ne sais pas si ce sont des métiers d’avenir mais ce sont de belles vocations qui peuvent s’exprimer dans de nombreux endroits sous des formes différentes. C’est aussi pour cela qu’il faut multiplier les occasions de se former, rencontrer différentes entreprises, ne pas avoir peur de proposer de nouvelles routes. Rester idéalistes quoi ! Pour terminer, un conseil pour les jeunes diplômés ? Attention à l’orthographe. C’est aussi une certaine image de vous ! Toujours rester en éveil, à l’écoute, des gens et des tendances du moment. Pour autant, la vraie source de la réussite, c’est la rigueur. C’est bien d’être créatif et d’avoir des idées mais ce n’est pas ce qui fait fondamentalement le responsable de la communication. Ces qualités, si elles vous semblent plus importantes chez vous que l’organisation et la stratégie, il faut aller travailler en agence, là où, sous la houlette d’un manager, vous pourrez les laisser s’épanouir. Et oui, il vaut mieux croire en son produit ! Donc bien choisir au départ aussi pour qui on veut travailler. Lisa Sordet

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Cerclecom : Les pros de la com parlent aux pros de la com !

“Le plaisir de partager” c’est la devise de l’association Cerclecom, créée à Dijon par des professionnels de la communication pour des professionnels de la communication.

Depuis 2010, elle offre aux professionnels, la possibilité de partager et d’échanger sur le domaine de la communication, avec but et valeur de mettre en contact les différents métiers de la communication de manière à rapprocher ce qui est distant. Dans le large monde de la communication, il existe en effet de nombreuses branches de métier qui ne sont pas toujours en contact les unes avec les autres. Via Cerclecom, tous les professionnels peuvent ainsi se rencontrer et échanger sur leurs différences et leurs similitudes. Et ça fonctionne plutôt bien ! Au sein de l’association, on retrouve aussi bien des communicants que des webmasters, des graphistes, des professionnels de la publicité ou encore des étudiants intéressés par la communication. Il y en a vraiment pour tous les goûts, ce qui permet des échanges variés et riches des idées et expériences de chacun.

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Cerclecom, c’est d’abord de l’échange de connaissances et d’informations mais aussi des événements tout au long de l’année ! En effet, l’association propose des événements tout au long de l’année sur différents sujets. Tous les mois, une rencontre est ainsi organisée autour d’une entreprise avec une formation sur une technique de communication particulière avec des conférences et des présentations de professionnels. C’est un excellent moyen d’améliorer ses connaissances et d’en apprendre toujours plus sur les métiers de la com. L’association a aussi développé un type d’évènement nommé « Cerclecom en famille », qui propose aux adhérents de se réunir en faisant partager leur monde à leurs conjoints et enfants et ainsi d’immerger toute la famille dans cet univers de communication. Ce type d’événement est très ludique et permet aux personnes extérieures à la communication de mieux appréhender


ce milieu. Régulièrement, des concerts d’appartement sont aussi organisés pour permettre aux jeunes musiciens de la région de pouvoir se faire connaitre. Enfin, deux fois par an, l’association organise un grand événement, une fois en hiver et une fois en été, qui permet au plus grand nombre de venir se rencontrer et d’échanger sur les métiers de la communication. Cerclecom offre vraiment une vision globale des métiers de la communication et permet à ses adhérents de se créer des contacts dans leur domaine. Via différents outils de communication comme l’emailing, le site internet et ses pages Facebook et Twitter, l’association transmet aussi de nombreuses informations à ses abonnés : des offres d’emplois et de stages partagées, les dernières nouvelles de l’univers de la communication, des informations pratiques liées aux métiers... Alors, à tous les mordus de communication, Cerclecom est fait pour vous ! http://www.cerclecom.com/ Elodie Garessus

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Comunitic démocratise le numérique Ignite, TEDx, Twapéro, Barcamp... ces mots ne vous disent peut-être rien, mais un groupe de Dijonnais passionnés, professionnels et amateurs, pourra vous les expliquer. Les membres de l’association Comunitic ont en effet contribué à la diffusion de ces concepts sur l’agglomération et même au-delà dans la région.

La structure est jeune, née en 2013 sous la présidence d’Olivier Schimpf, mais ses racines remontent à plus loin... Alors que sur Dijon, des événements collaboratifs spontanés commençaient à se multiplier (à titre d’exemple, pas moins de 15 barcamps entre 2008 et 2012), les fondateurs ont souhaité créer une structure permettant de faciliter l’organisation d’événements pour la plupart gratuits et ouverts à tous, principalement destinés à démocratiser le numérique. C’est justement l’objectif des barcamps et ses dérivés : vinocamp, foodcamp, ruralcamp, moviecamp... et plus récemment jobcamp et woodcamp. Désormais présidée par Sylvain Nocquard, entouré d’Agathe Bonnin et Adeline Lory, l’association peut apporter son soutien

à divers niveaux à tous les événements qui ont un lien avec le numérique (ex : twapéro), qui favorisent le lancement de projets professionnels (ex : ignite), ou encore permettent de diffuser au plus grand nombre de nouveaux concepts, idées, technologies, inspirations (ex : tedx). Vous souhaitez en savoir plus ? Pourquoi ne pas rencontrer l’équipe et les sympathisants autour d’un tweet et d’un verre au «Twapéro» ? Il s’agit d’un temps apéro, organisé dans un bar partenaire de Comunitic, entre utilisateurs du média social Twitter. L’objectif : détente, échange et réseautage. Si vous êtes porteur d’un projet, vous pouvez participer à l’Ignite. En général organisé une fois par an, ou une fois tous les deux ans, l’Ignite donne à des entrepreneurs, des passionnés l’occasion de présenter leur idée ou projet en 5 minutes chrono devant une centaine d’invités... à l’oral et avec pour seul support une présentation Powerpoint qui défile de manière automatique (20 secondes par diapositive). L’exercice est assez intense !

Comunitic

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Vous connaissez peut-être les TEDTalks, ces présentations sur des sujets comme les technologies, la culture, la société ou les problématiques mondiales ? Comunitic apporte son soutien à l’organisation du TEDx Dijon, le «TEDTalk» local, dont la prochaine édition est déjà en préparation. Vous pourrez vivre l’expérience directement dans la salle de l’événement si vous faites partie de la centaine de chanceux qui pourront obtenir un billet, ou bien devant votre écran d’ordinateur pour la retransmission en direct. Comunitic peut vous aider dans le cadre de l’organisation d’un événement, vous donner l’occasion de réseauter et de développer vos compétences en participant à un projet... Simon Dubois et Adeline Lory

Pour en savoir plus : www.comunitic.fr Pour adhérer (contacts, Sylvain Nocquard président... )

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CIMEOS : La recherche au service de l’innovation intellectuelle Implanté au cœur de l’Université de Bourgogne, le CIMEOS, laboratoire de recherche en sciences de l’information et de la communication, s’attache à développer son projet de recherche autour de thématiques profondément ancrées dans nos territoires, mais néanmoins en perpétuelle évolution.

Une équipe de passionnés au service de la recherche scientifique

Dans un monde où la communication connaît un ensemble de bouleversements liés à la globalisation et à la généralisation de l’usage des technologies numériques, il est de plus en plus nécessaire aujourd’hui de s’interroger sur la façon dont la communication peut régir les interactions de ses différents acteurs, et permettre ainsi d’appréhender au mieux le contexte économico-social actuel. Entre missions de vulgarisation auprès du grand public, de recherches ultra-pointues, publication d’ouvrages ou d’articles dans des revues scientifiques de premier ordre, organisation de colloques aux thèmes aussi variés que « Twitter aux élections européennes de 2014 » ou « Marey : le mouvement entre science, art et technique », le laboratoire CIMEOS (labellisé EA 4177) oscille en permanence entre études théoriques et empirisme. Développer les champs de compétence dans le domaine de la communication au travers de thématiques diverses et variées, ainsi est le sens de la mission des recherches du CIMEOS.

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Deux pôles de recherche, un objectif commun

L’unité de recherche CIMEOS est actuellement composé de deux équipes : l’équipe COSMOS (pour COmmunication, Savoirs, Médiation et OrganisationS) et l’équipe 3S (Sensoriel, Sensible, et Symbolique). L’équipe COSMOS

Forte de l’expérience et du potentiel de réflexion de plus d’une trentaine de membres, enseignants-chercheurs, chercheurs associés ou collaborateurs de recherche, l’équipe COSMOS axe ses travaux de recherche vers la compréhension des interactions communicationnelles, en premier lieu à travers l’étude des organisations, ellesmêmes forcément implantées au cœur de territoires mus par des dynamiques d’amélioration et de profonds changements. Il ne s’agit pas pour eux d’envisager les dimensions économiques de ces structures, ni même d’en comprendre la gestion, mais bien d’étudier ces organisations comme cadres structurant un espace d’interactions sociales, donnant lieu à des représentations individuelles


et collectives ou des systèmes de valeurs amenés à être complètement bouleversés depuis l’avènement des TIC (Technologies de l’information et de la communication), allant jusqu’à modifier la notion même de savoir. Le(s) savoir(s), c’est aussi un des principaux thèmes abordés par l’équipe COSMOS, envisagé(s) sous un angle plus empirique que théorique comme vecteur d’interactions sociales, aussi bien dans la sphère privée que publique.

de collaborateurs de recherche et de chercheurs associés, s’attache à travailler autour de thèmes dominants comme le bien-être ou la convivialité à travers différents sujets actuellement en débat dans notre société (comme Internet ou la Télé-réalité). CIMEOS, c’est donc deux équipes aux champs d’actions différents (malgré une évidente convergence dans les thématiques), des recherches centrées

L’équipe 3S

L’équipe 3S (Sensoriel, sensible, et symbolique), s’attache, quant à elle, à mettre en exergue ses trois domaines, composants principaux de la sémiotique et d’interactions au cœur de la communication. De fait, ses recherches sont plus axées vers la théorie que celles de COSMOS, malgré une volonté évidente de ne pas s’éloigner d’un empirisme inhérent à toute recherche scientifique sérieuse. Ainsi l’éthique, l’esthétique, et l’esthésie (faculté de percevoir les sens) sont les principaux axes de recherche de l’équipe 3S, qui, composée d’une quarantaine d’enseignants-chercheurs, de doctorants,

sur des problématiques actuelles en perpétuelle évolution, et un « terrain de jeu » aux dimensions aussi illimitées que peuvent actuellement l’être l’expansion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Assez intense ! Maxime Belliart

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L’informationcommunication en blogs : Adeline et Lise, un tandem numérique de choc à Dijon

Ces deux-là se connaissent bien, très bien même. Adeline Lory et Lise Henry-Gardavot travaillent ensemble au sein d’une société leader de la veille économique. La première y est chargée de veille-rédactrice, la seconde, responsable de la rédaction et de la communication. Mais leurs points communs ne s’arrêtent pas là. Toutes deux sont également intervenantes professionnelles au sein du département Information-Communication de l’IUT de Dijon, et elles sont également toutes les deux bloggeuses, avec l’info-com, comme sujet de prédilection. Pourtant, leur approche du domaine est à la fois différente et complémentaire. Interview croisée ! Comment vous est venue l’idée de créer un blog ? Adeline : PoleDocumentation.fr est un blog dédié aux astuces pour l’emploi dans le domaine de l’InfoDoc. Il est né, il y a déjà plus de dix ans, d’un constat : à l’époque où je débutais ma recherche d’emploi, je n’ai pas trouvé suffisamment de documentation en ligne pour préparer mes candidatures... les métiers de l’InfoDoc sont transversaux : ils peuvent se trouver dans la totalité des secteurs d’activités existants. Ce qui donne plus d’opportunités. Néanmoins, les recruteurs connaissent peu ces métiers, et l’argumentation doit donc être d’autant plus travaillée dans la candidature. J’ai donc décidé de partager ma vision de cette recherche d’emploi particulière, des astuces que je trouvais sur Internet et dans des ouvrages à la vision novatrice... Le déclic est notamment venu après la lecture de «N’envoyez pas de CV» de Jeffrey Fox. L’auteur explique que la démarche classique CV-Lettre n’est pas suffisante pour décrocher un job... il pousse ses lecteurs à la réflexion et à l’action : comment prouver au recruteur que nos compétences peuvent être utiles ?

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Lise : La veille étant une de mes activités principales depuis une quinzaine d’années, l’idée était initialement de créer un blog pour communiquer le fruit de ma veille dans mon secteur de prédilection : l’information-communication. Ainsi, est né Le Petit Monde de l’Info-Com (http://www. lemondeinfocom.fr). Puis, progressivement, ce blog a évolué parallèlement à mes activités professionnelles. J’ai ainsi choisi d’y proposer, notamment à destination de mes étudiants, des outils méthodologiques en lien avec les cours que je suis amené à dispenser : Comment créer une campagne de relation presse ? Comment organiser un événement ? Qu’est-ce qu’un fichier presse … ? Tous ces billets se veulent un complément des cours. Constatant que mon lectorat était également constitué de professionnels du domaine, j’ai décidé d’élargir le contenu du blog, en proposant des actualités et des rubriques plus orientées vers les agences de communication, relations-presse, veille média… Ainsi, chaque semaine, je publie une sélection d’appels d’offres publiques afin de permettre aux agences de se positionner plus rapidement sur ces marchés. En complément, je publie également des articles sur l’actualité des agences (contrats, recrutements, croissance, diversification…) ainsi que sur de nouveaux outils utiles aux professionnels pour la gestion de l’information ou de la communication de leurs clients. L’animation du blog vous prend-elle du temps ? Adeline : Oui. Beaucoup. Mais je vois le blog comme un de mes loisirs, donc ça ne me pèse pas. J’ai choisi de m’organiser de la manière suivante :


- sur la période universitaire de l’année (octobre-mars), je me consacre à mon travail à temps plein et aux cours que je dispense à l’IUT et l’Université. Je m’occupe donc du blog a minima (diffusion de la newsletter, réponse aux mails et commentaires...). - en dehors et notamment pendant les congés d’été, je réserve quelques jours pour constituer une réserve de billets à publier sur les 3 à 6 mois suivants. Lise : Lorsque je m’astreignais à publier quotidiennement, la gestion du blog représentait environ deux heures par jour. Mais ayant multiplié les activités professionnelles, je suis aujourd’hui dans l’impossibilité d’y consacrer autant de temps. J’essaie donc de publier au moins une à deux fois par semaine, ce qui représente donc entre deux et trois heures hebdomadaires, entre la détection de l’information, son traitement et sa diffusion. Quelles sont pour vous les qualités pour tenir un blog ? Adeline : Ma réponse va ressembler à beaucoup d’autres, mais si c’est un blog écrit, mieux vaut savoir écrire :) Après, il y a d’autres moyens de créer du contenu... donc il faut s’adapter aussi en fonction des compétences dont on dispose. J’ai du mal à imaginer faire un blog sans respecter une certaine fréquence, et surtout sans chercher à le faire durer... mais c’est mon point de vue personnel.

pu faire «mieux». Mais si on me donnait la possibilité de changer le passé, je ne sauterais pas forcément sur l’occasion. J’ai beaucoup appris de mes erreurs, qu’elles soient petites ou grosses... Grâce à tout cela, je sais que pour un prochain projet de blog, j’éviterais très facilement certains écueils... ce qui ne m’empêcherait pas de me heurter à d’autres imprévus ! Lise : Si c’était à refaire, je serais plus rigoureuse quant à mon planning rédactionnel mais je conserverais le même sujet et l’angle actuel : un blog orienté agences, présentant des outils, le fruit d’une veille sectorielle et offrant des perspectives de marchés ! Si Dijon peut se targuer de proposer de nombreuses formations dans le domaine de l’information-communication, de disposer de nombreuses agences ayant chacune leurs spécificités, elle peut également se vanter d’héberger un duo numérique de choc, qui se charge de diffuser l’actualité et les bonnes pratiques du domaine sur la toile ! www.poledocumentation.fr www.lemondeinfocom.fr Propos recueillis par Mickaël Chevalier

Lise : Il faut déjà de préférence bien connaître et aimer le sujet de son blog ! Il faut aussi être curieux. Dans mon cas, j’avoue que je suis toujours en quête de nouveaux outils numériques au service de la communication, qu’il s’agisse d’outils d’analyses des retombées, de dispositifs de publication multicanal, ou encore de gestion de la présence numérique ou de l’e-réputation. J’aime également observer les nouvelles tendances afin de dégager de nouveaux sujets à traiter. Et si c’était à refaire ? Adeline : Aujourd’hui, je sais comment j’aurais

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Se former en Info-Com à Dijon

27 BTS communication 28-30

DUT MLP et INFONUM

31-33 LP APICA et COMEN 34-35 Licence SLIC 36 Master IMI 37-41 Master 2 Gestion des connaissances

et Euromédias

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Le BTS Communication des Arcades Un mix de théorie et d’expériences professionnelles Accessible à tous types de profils mais très convoité, le BTS Communication du Groupe Arcades est une formation en deux ans, riche en apprentissages et en expériences sur le terrain. Une formation riche Positionné en plein cœur du centre-ville dijonnais, le lycée les Arcades propose son BTS Communication. Une formation variée et riche basée sur des matières générales avec du droit, de l’économie ou du management et des langues vivantes (Anglais, Allemand et Espagnol) mais aussi et surtout sur des cours purement formateurs en termes de communication et de relations commerciales. Au programme : création et gestion de projets de communication et de relations commerciales, veille opérationnelle, culture de la communication et ateliers de pratique. Accessible uniquement en formation initiale, ce BTS présente un avantage particulier. Il exerce ses élèves sur le terrain grâce à de vraies expériences professionnelles. Des pros de la communication, forts de leur expérience du domaine, interviennent également très régulièrement pour témoigner et guider les étudiants. De nombreuses expériences professionnelles sur le terrain En parallèle des cours, les étudiants sont exposés à de réelles demandes de communication émanant d’annonceurs de toutes parts. « On est

très vite mis dans le bain ! », confient Bérénice et Manon, deux élèves de première année, fraîchement arrivées dans la formation et déjà satisfaites. « Les cours sont intéressants et nous pouvons les mettre en action sur le terrain rapidement, c’est très plaisant. », poursuit le duo. Ces deux élèves ont eu pour expérience l’inauguration du nouveau journal dijonnais « Mag’azette » en tant qu’hôtesses d’accueil, l’occasion de se créer de premiers contacts et de premières sensations sur le terrain. Le CHU de Dijon, le Bien Public, la Galerie d’art « L’encadreur » ou encore le Dijon Bourgogne HandBall ont notamment collaboré avec les étudiants du BTS ces dernières années. D’anciens élèves s’en réjouissent d’ailleurs : « J’ai passé une année en tant que chargé de communication dans un club de handball professionnel (le DBHB), c’est très formateur mais c’est également une aventure à vivre, quel pied ! » témoigne un étudiant diplômé de la formation en 2015. Ces actions professionnelles viennent compléter quinze semaines de stage en entreprise : 8 semaines durant la première année, puis 7 semaines durant la seconde. Des stages effectués dans les services communication d’entreprises en France telles que Chérie FM, France Bleu Bourgogne, la Gazette de Côte-d’Or, dans des agences de communication comme EMA ou 5 Majeurs, mais aussi à l’étranger. Acquis théoriques et acquis professionnels riment donc avec réussite dans ce BTS Communication où cohabitent chaque jour envie, créativité et curiosité des étudiants et des enseignants. Thomas Ormansay

Etudiantes en BTS communication

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Le DUT MLP Pour les geeks, les curieux, les organisés, les animateurs…

Si vous êtes passionné(e) de culture ou bien d’histoire, le DUT Métiers du Livre et du Patrimoine vous intéressera. Il constitue l’autre branche du cursus info-com à l’IUT de Dijon et forme, par exemple, de futurs médiathécaires ou assistants de conservation, des professionnels qui savent partager leur intérêt pour la littérature, le cinéma, la musique, ou le patrimoine. En deux ans, il propose une spécialisation soit vers les métiers des médiathèques, soit vers ceux du patrimoine. Pour ceux qui sont titulaires d’un bac+2, il est même possible d’obtenir le DUT en un an. Un secteur en mouvement L’emploi dans les musées et les médiathèques se situe principalement dans le domaine public, mais il faut garder à l’esprit les bibliothèques privées ou d’entreprise, et les associations. Les bibliothèques et les musées sont en train de changer : depuis plusieurs années, l’animation, la communication et la médiation prennent de plus en plus d’importance. Les pratiques culturelles ont évolué avec l’arrivée du numérique et les médiathèques adaptent leurs services. Il s’agit aussi de mettre en valeur le patrimoine auprès des spécialistes et du grand public.

Témoignages Certains des étudiants en première année ont découvert le DUT MLP après leur bac, comme Lola : « Je savais que je voulais travailler dans le domaine des musées et des archives. Mais les matières en bibliothèque me sont utiles aussi, j’aime beaucoup l’histoire du livre ! » D’autres se sont réorientés, comme Lisa : « Je viens d’une licence en lettres modernes, mais j’avais du mal à suivre à la fac et je recherchais un cadre plus pro. » Même réorientation pour Mireille, qui suit l’option musées. Ils sont nombreux à apprécier l’encadrement plus poussé de l’IUT et le fait que les profs les « prennent sous leur aile », selon l’expression de Fabien. Fabien, lui, a eu un parcours plus aventureux : « J’ai fait un stage en librairie et c’est comme ça que j’ai connu le DUT. Je viens de la région parisienne, j’ai postulé aux différents DUT en métiers du livre, et j’ai été retenu à Dijon. » Les deux années leur donnent le temps de réfléchir et d’affiner leur projet : peu savent précisément dans quelle branche ils vont travailler, et les matières de spécialité l’année suivante leur permettront de choisir. Mais certains connaissent déjà leur domaine de prédilection, comme Lisa, qui veut travailler en médiathèque jeunesse ou en ludothèque, un milieu professionnel toujours dynamique. L’ambiance est détendue et conviviale parmi les étudiants en année spéciale, rencontrés alors qu’ils diffusaient des mini-films humoristiques réalisés en TD d’initiation à l’audiovisuel. Leurs parcours sont très divers. Soledad a toujours souhaité s’orienter vers la culture, les cultures émergentes, tandis qu’Agathe vient d’une licence de mathématiques et Sarah de deux ans de khâgne. Elles veulent travailler en bibliothèque ou dans l’édition. La plupart des étudiants confirment que l’année spéciale, qui peut effrayer, est en fait très accessible : les matières sont une combinaison des différentes parties du programme et ne leur ont pas posé de problème particulier. Les anciens Blandine Schwirtz est responsable de l’informatique et des technologies numériques à la bibliothèque de Chalon-sur-Saône. Elle a suivi un DUT MLP puis une licence pro COMEN : « Déjà au moment de mon DUT, on entendait pas mal parler du fait que les collectivités territoriales

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embauchaient de moins en moins, et que le métier de bibliothécaire était assez bouché. Du coup, quand j’ai entendu parler de la licence COMEN, je me suis dit qu’elle m’apporterait une spécialisation intéressante dans mon métier puisque les bibliothèques s’orientaient de plus en plus vers le numérique, alors qu’il existait encore assez peu de formations intégrant ce domaine. Actuellement, le métier de bibliothécaire est en train d’évoluer : le numérique prend une place de plus en plus importante, comme partout ailleurs, et il est de notre mission de fournir aux usagers des services numériques performants, qu’il s’agisse de ressources d’auto-formation, de vidéo à la demande ou encore de tablettes et liseuses. Mais pour que ces services puissent être utiles et utilisés par tous, il est important de bien communiquer dessus. Du coup, le bibliothécaire se fait médiateur entre de nouveaux supports et l’information recherchée. »

« Ma meilleure année » « Pendant notre année de DUT, nous venions tous de régions et d’horizons différents, et il y a tout de suite eu une très bonne ambiance au sein de la promo. Du coup, il reste énormément de très bons souvenirs. Mais je retiendrai surtout les parties de UNO pendant les pauses, le repas de fin d’année auquel nous avions invité la plupart des enseignants, les fous rires quotidiens et le soutien lors des moments plus fatigants. Le moment le plus utile de la formation a

probablement été le stage de fin d’année, parce qu’on a réellement un contact direct avec ce que sera notre vie professionnelle. Mais aussi, pour ma part, les cours d’informatique et d’informatique documentaire, qui m’ont apporté pas mal de connaissances par la suite, bien utiles pour mon travail. Le DUT permet de prendre connaissance des différents aspects du métier de bibliothécaire, il présente un programme de plus en plus complet, qui permet vraiment de prendre en main un maximum d’outils, de connaissances et de compétences. Les enseignants sont en plus faciles d’accès, prompts à conseiller et à partager leurs expériences, ce qui permet des échanges sympas et intéressants. Bref, pour moi, c’était ma meilleure année - et la plus instructive- parmi mes années d’enseignement supérieur. Oui, il y a pas mal de boulot, des périodes parfois un peu fatigantes ou décourageantes, mais ça en vaut vraiment la peine au final. » Zoé Leclerc

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Le DUT InfoNum L’atout du numérique dans l’information-communication

Le DUT Information et Communication – option Information Numérique dans les Organisations, autrement appelé InfoNum, forme des spécialistes de la gestion de l’information et s’inscrit parfaitement dans un monde en pleine mutation, dans lequel les usages et technologies numériques prennent de l’ampleur. Que fait-on en InfoNum ? Sans décrire de manière exhaustive les matières enseignées au cours des deux années du DUT InfoNum, nous pouvons assurer que ce cursus offre aux étudiants la possibilité de découvrir les bases de la veille, de la communication, de la recherche d’informations, mais aussi la publication web et PAO, la réalisation audiovisuelle, la conception de site web, etc. L’ensemble est renforcé et consolidé par l’application pratique des enseignements, à travers la conduite de projets. Enfin, un stage de 10 semaines, à la fin de la seconde année, offre à l’étudiant une véritable mise en situation professionnelle. Quels sont les débouchés ? Les débouchés professionnels sont nombreux à l’issue de ces deux années d’études : documentaliste, gestionnaire de bases de

«J’ai particulièrement apprécié les cours sur la création web, les langages HTML et CSS ainsi que l’apprentissage de l’utilisation du CMS (Content Management System) Wordpress. L’enseignement du graphisme m’a également beaucoup apporté.»

données, gestionnaire intranet, métiers de la veille, métiers des archives, animateur de communauté virtuelle, administrateur de site web... Par ailleurs, il est aussi possible de poursuivre ses études après un DUT InfoNum, en optant pour une Licence (Pro ou pas) puis éventuellement un Master. Parmi les nombreuses possibilités offertes, citons notamment la Licence Professionnelle Archives et Patrimoines Industriels, Culturels et Administratifs (APICA) ou la Licence Professionnelle Activités et Techniques de Communication (ATC) pour se spécialiser dans les domaines de la veille, de l’ingénierie documentaire, dans la gestion de projet, l’archivage électronique, la production multimédia, l’animation de sites web, l’animation de communautés en ligne, etc. Et, bien d’autres cursus existent et sont ouverts aux titulaires du DUT InfoNum ! Pour en savoir un peu plus sur ce DUT, nous avons rencontré Laura M., ancienne étudiante. Quelles sont les raisons qui t’ont poussée à choisir le DUT Info Num ? J’ai choisi Info Num pour son orientation numérique ! Je voulais apprendre, entre autre, à utiliser des logiciels de graphisme pour créer des supports de communication et découvrir le monde de la gestion et de la création de sites internet. En plus de l’aspect numérique, ce DUT nous forme sur toutes les bases des métiers de la communication telles que la gestion de l’information, la photographie, la rédaction et j’en passe. Et après ? Après avoir obtenu mon DUT, j’ai voulu continuer dans cette voie pour me perfectionner et me professionnaliser dans les différents domaines de la communication. J’ai donc intégré une Licence Pro COMEN (Communication et Médiation Numériques) à Dijon qui est l’une des suites possibles à l’issue du DUT Info Num. Dans l’idéal, à terme, j’aimerais vraiment travailler dans le domaine du graphisme et de la création de site web et, pourquoi pas, un jour, pouvoir travailler à mon compte et être mon propre patron ! http://iutdijon.u-bourgogne.fr/www/formations/ dut/dut-information-communication-info-com

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Maxime Deruelle


APICA L’archiviste, un conservateur et un communicant La licence professionnelle APICA - Archives et Patrimoines Industriels, Culturels et Administratifs -répond aux besoins des diverses organisations du secteur public et privé, de se doter de services et de personnels spécialisés dans la gestion et la conservation de patrimoine qu’il soit scientifique, technique, culturel ou industriel. Collecter, traiter, conserver et communiquer sont les quatre maîtres-mots de l’archivage. Enquête ! Bienvenue en APICA La formation a ouvert ses portes à l’IUT de Dijon il y une dizaine d’années. Elle dispose d’un réel contexte professionnel. Plus de la moitié des cours sont en effet assurés par des professionnels intervenants. Certains enseignements sont décentralisés, sous forme de visites sur des lieux d’archives (dépôts d’archives municipales, départementales, régionales, archives d’entreprises, sociétés d’archivage…) et régis par des interventions de professionnels des organismes présentés. Des partenariats solides et très différents, notamment avec de grandes entreprises mais aussi avec les archives régionales, départementales et municipales de toutes la France apportent un contenu et une professionnalisation concrets aux étudiants, professionnalisation présente aussi à travers les projets tuteurés et les stages. Les aspects fondamentaux « La base du métier d’archiviste repose sur des savoirs spécifiques qui sont la connaissance du cadre juridique (lois et règlementations

en vigueur), des connaissances spécifiques à l’archivage et la maîtrise de compétences techniques et technologiques. » explique Céline Chaufaud actuellement étudiante en APICA. Cette formation apporte aux étudiants la maîtrise en gestion et conservation d’archives aussi bien physiques (papiers) que numériques ou de manière générale électronique et comment les communiquer. Ils seront ainsi capables d’intervenir sur tous supports et orienter les organismes vers une gestion et une conservation numérique des documents. A l’ère du numérique, en pleine phase de dématérialisation des contenus, les étudiants sont initiés à des outils spécifiques à la gestion d’archives, comme par exemple des instruments de recherche (inventaires, répertoires, tableaux de gestion) et des logiciels : « les étudiants apprennent à maîtriser des logiciels-métier, qui facilitent les actions principales de l’archiviste : la mise en place de procédure d’archivage, la gestion des transferts vers les services d’archives, la conservation et le traitement des archives, la communication et prêt d’archive », explique Nabil Ben Abdallah, maître de conférence. La communication un autre aspect du métier d’archiviste Directrice des archives municipales dijonnaises (partenaires de la formation APICA) Eliane Lochot, met l’accent sur le pan communicationnel de ce métier. « Le terme communication pour un archiviste a deux sens : • la communication des documents d’archives auprès de ceux qui en ont besoin : comme en salle de lecture pour les usagers, la communication administrative auprès des élus et des services, la communication des données par voie électronique en réponse aux demandes des usagers. Ce sont ces pratiques et la législation qui s’y rapporte que découvrent les étudiants en archives. • la communication au sens de porter à la connaissance du public nos actions et ressources : elle s’exerce par diverses contributions aux bases de données nationales (ministère de la culture, Service interministériel des archives de France) ou européennes (Européana), nous sommes présents sur les réseaux sociaux et nous travaillons avec la presse locale ou nationale. » La valorisation des documents d’archives par des publications, mises en ligne, expositions..., fait aussi partie de l’aspect communicatif. Avec certitude, l’archivistique enseignée au sein de la Licence APICA est très éloignée du cliché des archives poussiéreuses !

Daphnée Martin

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Licence ATC COMEN Une Licence dans l’air du temps L’évolution du web a permis l’émergence de nouveaux outils de communication pour les particuliers, d’une part, mais surtout pour les entreprises. Les réseaux sociaux se positionnent en effet aujourd’hui comme des éléments clés de la communication entre les organisations et leurs publics cibles. Les entreprises l’ont désormais bien compris. De nouveaux métiers sont donc apparus avec l’avènement du web 2.0 : community manager, webmaster, chargé de SEO, responsable digital… Les professionnels formés aux outils numériques sont de plus en plus recherchés. Parmi l’offre de formations répondant à ces besoins nouveaux, figure la licence Communication et Médiations Numériques (COMEN). Une promotion hétérogène : Pour l’année 2015 – 2016, 28 étudiants ont été sélectionnés à l’issue des entretiens écrits et oraux. Tous d’horizons différents mais avec chacun un petit plus qui a fait la différence lors des sélections. Une promotion hétérogène qui travaille de façon solidaire afin que chacun apporte le meilleur de ses expériences passées pour un même objectif : devenir un expert de la communication numérique. Un programme Web 2.0 : Les cours ont débuté dès le mois octobre, les étudiants n’ont pas chômé depuis ! En cours de graphisme, ils travaillent sur l’élaboration de logos et chartes graphiques. Ce type de projet leur permet de se familiariser avec les logiciels de graphisme, tels qu’Illustrator,

Indesign et Photoshop. Exemple concret : les étudiants ont, cette année, fait appel à leur créativité dans le cadre de la réalisation graphique d’une application mobile. Au fil des semaines, ils découvrent également les différentes plateformes de création de blogs et sites web (Wordpress, Drupal…). Des cours plus théoriques leur permettent d’apprendre à gérer les différentes communautés web comme Facebook, Twitter, Instagram... Les différentes étapes à suivre lors de la mise en place d’un plan de communication, d’une stratégie de référencement ou encore le suivi des statistiques d’un site internet. Les étudiants ont un aperçu réel du monde de l’entreprise grâce à l’intervention de nombreux professionnels de la communication. Ils ont en effet la chance de suivre des séances assurées par un spécialiste de la presse, un community manager ou encore un ergonome web. L’offre pédagogique est diversifiée, la promotion COMEN n’a pas le temps de s’ennuyer ! Une Licence Professionnelle Le point fort de la licence Comen, c’est la possibilité de suivre la formation en contrat de professionnalisation, c’est-à-dire en alternance. L’année est découpée en périodes de 2 semaines de cours suivies 2 semaines en entreprise. Il est possible, pour les demandeurs d’emploi ou salariés, d’opter pour la formation continue. Les étudiants en formation initiale, eux, sont amenés à mener un projet tuteuré afin de se confronter avec les réalités du monde professionnel. Ces projets répondent le plus souvent à des besoins d’entreprises de la région et portent notamment sur la refonte d’un site internet, une nouvelle stratégie de communication, l’organisation d’évènements… Autre point fort, les étudiants suivant la formation initiale doivent effectuer un stage obligatoire de 16 semaines pour mettre en pratique les compétences acquises durant l’année. Les étudiants sont donc formés sur le plan théorique mais également pratique ce qui leur permet d’être prêts à entrer dans le monde professionnel, à l’issue de ce cursus d’un an. « LP COMEN est une formation qui nous permet de nous démarquer dans le monde du travail grâce à ses modules diversifiés et ses intervenants qualifiés. » affirme Claire, étudiante de la licence COMEN.

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L’essentiel est donc là : la licence Comen, de par la variété de son programme, mais le parcours de ses intervenants, est aujourd’hui parfaitement en phase avec les attentes des entreprises, vis-àvis de la communication numérique. En résumé, c’est une licence dans l’ère du temps. « La communication numérique devient centrale dans la stratégie de communication des entreprises et la Licence COMEN s’inscrit parfaitement dans cette évolution en formant des communicants à même d’appréhender tous les supports ». Lise Gardavot, Enseignante en Communication interne-externe

Claire Guérel

Ce qu’ils en disent… « Diversité et richesses des parcours des étudiants, des rencontres enrichissantes, bénéfiques pour les travaux en groupe ». Amélie, étudiante de la licence COMEN

« Une formation polyvalente qui permet de toucher tous les aspects de la communication numérique ». Alexa, étudiante de la licence COMEN

« La licence COMEN est une formation qui répond aux besoins actuels du marché de l’emploi en termes de communication, graphisme, community management, blogging... Les étudiants sont réactifs et forces de proposition sur les projets qu’on leur soumet. Je n’ai jamais besoin de désigner des ‘volontaires’ pour parler devant la classe... Comme ils viennent tous de formations différentes, leurs compétences se complètent ». Adeline Lory, Enseignante TD Réseaux sociaux « Formation pluridisciplinaire permettant d’avoir une vue d’ensemble du domaine du numérique, la possibilité d’alternance rend l’insertion dans le monde du travail plus facile » Camille, étudiante de la licence COMEN « Heureux métissage du numérique, de la communication, du graphisme, et de riches et variés enseignements, une chance pour étudiants sélectionnés ! » Marielle Bourdot, Enseignante de Graphisme « La LP COMEN permet de former des professionnels polyvalents capables de concevoir et de mettre en place des outils numériques de communication et d’information. Il me semble que cette phrase résume bien les objectifs de la formation. » Fabrice Pirolli responsable de la licence

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Licence SLIC Trouver son chemin, charger son sac en connaissances et étoffer sa boîte à outils Formation jeune et prometteuse, la licence SLIC a su se démarquer en proposant la fusion unique de l’information-communication et des sciences du langage. L’Origine ? Cette licence SLIC (Sciences du Langage, de l’Information et de la Communication) a été créée il y a 4 ans par Éric Heilmann (son actuel doyen) et Thomas Verjans. Il faut savoir que le paysage de l’information-communication à Dijon est éclaté (iut, ufr…). Un grand nombre de masters sont proposés mais aucune licence générale spécifique ne les alimente. Afin de rester dans le champ de l’information-communication, la licence SLIC fait le lien entre le lycée et le master, au travers d’une orientation progressive et continue. L’objectif principal est de fournir des outils qui permettront aux étudiants de s’insérer dans la vie active. « La licence SLIC ouvre sur plusieurs master différents et c’est cela qui m’a plu » Lucie Robert (L3)

« Après le lycée, j’étais attirée par le domaine de la communication et du journalisme. La licence SLIC me paraissait donc idéale pour explorer ces domaines. Cette licence étant assez large, cela m’aurait aussi permis de me réorienter facilement si elle ne m’avait pas plu. » Charlotte Meunier (L3) De solides fondations La première année (L1) permet de poser les bases. La deuxième (L2) propose une étude plus poussée des nouvelles technologies (TIC) et de la culture web. Enfin, la troisième année (L3) met en avant l’histoire des médias et se concentre à 100% sur l’info-com. Bidisciplinaire, cette licence offre une approche spécifique de l’informationcommunication et des sciences du langage. La partie théorique permet d’acquérir les fondamentaux, qui passent par la compréhension des enjeux numériques et la maîtrise de la langue française. La partie technique permet de concrétiser et mettre en pratique les cours théoriques. « On nous propose différents cours comme de l’écriture journalistique, des revues de presse, du droit des médias. On a aussi la possibilité de faire des stages pour acquérir une expérience professionnelle. » Charlotte Meunier (L3) Une option… stage ? Et oui ! Il est possible de réaliser un stage d’observation de 7 jours au cours de la deuxième année, et 2 jours de stage répartis sur deux semaines durant la troisième année. Ces immersions offrent un aperçu du monde professionnel dans divers domaines (collectivités, associations, entreprises web, agences de presse écrite…) Rendez-vous en terre inconnue L’international occupe une place importante au sein de la licence SLIC. Il est possible, dès la troisième année d’étudier à l’étranger, dans le cadre d’un échange allant d’un semestre à un an ! Lucie Robert, étudiante en Licence SLIC (L3), nous raconte son séjour au Québec : « Mon échange dure une année scolaire, soit du 31 août au 29 avril. Je suis en train de finir ma première session. Mon premier vœu était l’université anglophone de Laval mais l’UB n’envoyait que 5 dossiers et j’étais le 6ème. J’ai donc fais un dossier pour l’université de

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Sherbrooke. J’ai reçu leur réponse début juin pour un départ en août. Il a donc fallu faire toutes les démarches en un temps record, mais le plus dur, c’était de dire au revoir à ma famille. Mais, je ne regrette pas du tout mon choix. Partir étudier dans un autre pays est une expérience incroyable, je le recommande vivement. On apprend beaucoup sur les autres et surtout sur soi-même. Et le canada est un pays génial ! » La force enseignante Le corps enseignant, équipe soudée, structurée, dynamique et complémentaire se compose de sept enseignants titulaires. Ce noyau est permanent durant toute la durée de la licence, et même au-delà (pour les masters de Dijon, notamment Euromédias…). Interviennent également une vingtaine de vacataires divers et variés : ce séminaire professionnel est présent dès la 1ère année, et permet de confronter les idées des étudiants à la réalité. Et après ? La licence SLIC ouvre la porte à tous les masters de France ! Les trois quarts des étudiants en dernière année de licence s’orientent vers un master sur Dijon. Les débouchés professionnels sont, entre-autre le domaine radiophonique, la presse écrite, la communication des organisations ou encore la gestion de l’information. « J’aimerais travailler l’audiovisuel. » Violay Emmanuelle (L3)

dans

l’univers

de

« J’aimerais travailler dans le domaine de la communication dans des librairies ou maisons d’édition. » Lucie Robert (L3)

sentiez capable de faire des choses, en étant confiant, autonome et créatif pour affronter la “vraie” vie. On fera de vous des adultes. On vous apportera des outils essentiels qui vous permettront de voler où vous voulez. » Éric Heilmann, Doyen de la licence SLIC. « Il faut aimer le travail en groupe et suivre l’actualité. On a assez peu d’heures de cours, il faut donc être motivé et être capable de travailler en autonomie. » Charlotte Meunier (L3)

« La licence SLIC offre l’opportunité de trouver son chemin, de charger son sac en connaissances et d’étoffer sa boite à outils. Le master, quant à lui, fournit une méthode et une prise en main pour être capable de « planter sa tente » et d’être autonome. » Éric Heilmann, Doyen de la licence SLIC. Amandine Oudart

« L’année prochaine, j’aimerais intégrer une école de journalisme ou le Master Euromédias. » Charlotte Meunier (L3) Désireux d’étudier en licence SLIC ? « Il faut être curieux et porter un regard critique sur le monde contemporain. Il faut savoir prendre du recul face à “l’info pollution”. Ne pas être spectateur passif mais proactif, pour qu’à la sortie de la licence, vous vous

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Nom de code : IMI Un master 1 sur mesure

Ingénierie des Métiers de l’Information… késako ? Comme on peut le lire sur le site du département info­com de l’université de Bourgogne «ce master approfondit les connaissances théoriques sur les sciences de l’information et de la communication tout en fournissant les compétences techniques nécessaires aux métiers de la communication, du journalisme et de la gestion des contenus et des connaissances.» Il a pour vocation de préparer les étudiant­ es aux masters 2 Gestion des Connaissances (GC) et Euromédias, et propose donc deux options​: Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et Pratique des médias. Mais ne nous laissons pas endormir par le ton martial de son intitulé, car le master IMI évolue d’année en année​ . Sa mission : “proposer une formation adaptée à la fois au monde du travail et au profil de nos étudiants” selon Gilles Bousquet, son responsable. Il faut trouver “un équilibre entre spécialisation et polyvalence, adapté aux demandes des futurs employeurs”​. Ainsi les cours sont partagés entre universitaires et intervenant­es professionnel­les, et les maîtres de stages en entreprise déclarent être satisfaits du contenu des cours (veille, community management, travail collaboratif, réseaux

sociaux, photo, radio, audiovisuel, gestion électronique des documents…). Mélissa, qui a choisi l’option TIC, se réjouit d’avoir “la possibilité de faire un stage​de 5 mois [10 semaines minimum], de pouvoir choisir entre une lv2 ou un projet personnel à mener soi­même, et que ce master débouche sur un M2 qui est faisable en alternance​.” Pour Marine, option pratique des médias, “cette option [est] très intéressante et vivante [car elle propose] beaucoup de pratique​ : enregistrements d’émissions de radio, tournage de courts métrages, interviews, montage vidéo, retouche photos... C’est une réelle opportunité d’être en IMI car nos professeurs et l’Université de Bourgogne mettent à notre disposition des outils modernes et performants (MacBook, caméras, appareils photos, logiciels tels que Photoshop et Première), que nous pouvons emprunter en dehors des cours.” La plupart des étudiants en master IMI provient de la​L3 SLIC​​(Sciences du Langage, de l’Information et de la Communication) dont il est la suite logique, mais il est ouvert aux “étudiants issus d’autres licences, y compris professionnelles, qui peuvent montrer par leur cursus ou leurs activités personnelles ou professionnelles leur intérêt pour les métiers de l’information.” Cette année 18 étudiant­es sur 24 viennent de la licence SLIC (2 ont une licence pro CoMen​, comme Mélissa). Le taux de réussite est excellent​puisqu’on pratique un recrutement responsable : on accepte uniquement les candidat­es dont les chances de réussir sont élevées (cette année 100 candidatures pour une trentaine de places). Après le M1 IMI, la majorité poursuit en m2 Euromédias, d’autres en m2 GC, et d’autres encore choisissent une toute autre voie. Les inscriptions o ​ nt lieu entre mai et juin ! Jeanne Serre

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Bienvenue dans la zone Euromédias Dans l’ombre des écoles de journalisme et des instituts privés spécialisés, il existe un Master à l’Université de Bourgogne qui s’est fait un nom dans le domaine des médias et de la communication : le M2 Euromédias. Le maître-mot du Master 2 Euromédias, c’est la polyvalence. “C’est une formation plurielle” nous explique Catherine Chénier, responsable de la formation. “Ils sont à la fois formés à de l’écriture radio, de l’écriture journalistique, web, mais également à la communication. Parce que l’on sait très bien aujourd’hui qu’un chargé de communication, tout comme un journaliste, doit être polyvalent”. Une polyvalence présentée comme une réponse à l’évolution des professions concernées, avec notamment le constat local de fermeture de médias web et papier, comme La Gazette ou Le Miroir Mag par exemple. Alors cette formation se veut réellement professionnalisante. “Ce sont surtout des projets concrets, comme les écrans de l’aventure ou le supplément Campus du Bien Public” nous explique Cindy, étudiante en Euromédias, quand on lui demande quels sont ses cours de prédilection. En réalité, le master peut se suivre de plusieurs façons : depuis un an, il est possible de choisir l’alternance. Une option qui n’a pas encore été plébiscitée par les étudiants puisque un seul d’entre eux est concerné cette année.

Des rêves de journalisme Eux ? Ils sont une vingtaine dans la promotion, sélectionnés selon différents critères par la commission pédagogique de la formation. Et s’il y a un élément qui est déterminant selon Catherine Chénier, “c’est d’avoir une expérience, déjà, dans le domaine des médias”, en cohérence avec l’objectif professionnel de ce master. Du point de vue du cursus, si la majorité des étudiants sont en provenance de filières littéraires de l’université, de plus en plus sont recrutés à partir de licences d’IUT, et en particulier dans le domaine de l’info-com. Ainsi, c’est après une licence SLIC (Sciences du Langage de l’Information et de la Communication) et un master IMI (Ingénierie des Métiers de l’Information) que Déborah a intégré Euromédias. “Dans mes rêves les plus fous, je deviens journaliste musical” nous explique-t-elle, avant de préciser : “Le journalisme a toujours trotté dans un coin de ma tête.” Et si les étudiants que nous avons interrogé sont tous intéressés en particulier par le domaine du journalisme, Euromédias leur permet, grâce à de nombreux partenariats locaux, d’expérimenter et de se mettre en condition réelle de travail. Pour cela, ils réalisent un stage dans le milieu professionnel, allant jusqu’à 8 mois. Une expérience aussi enrichissante que valorisante sur un CV. Et l’opportunité également de commencer à se créer un réseau professionnel, essentiel aujourd’hui dans le monde du travail. A la une demain A l’origine baptisé “DESS Euromédias”, ce master professionnel créé par Jean-Marc Fick en 1997 va donc bientôt fêter ses 20 années d’existence à Dijon. Cet anniversaire devrait coïncider avec le passage de témoin de Catherine Chénier. Plutôt contente de ce qu’elle a apporté à Euromédias, elle affirme elle-même : “place aux jeunes collègues”. De nombreux sujets de réflexion seront sur la table de son successeur, tant en terme de contenu, dans un domaine en perpétuelle évolution, qu’en terme d’organisation, avec une modification envisagée du rythme d’alternance. Sylvain Nocquard

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Le Master 2 Gestion des Connaissances Une formation plébiscitée par les entreprises Le Master 2 Gestion des Connaissances forme des professionnels qui seront chargés de la gestion et de la diffusion de l’information et des connaissances dans des entreprises ou des organisations. Il peut se faire en alternance, au travers d’un contrat de professionnalisation ou en formation continue, avec un stage de 3 mois. Quelle que soit la formule, cette formation plaît aux entreprises, parce qu’elle est en phase avec leurs besoins actuels en matière de gestion de l’information. Une formation polyvalente axée sur la gestion des connaissances Qu’est-ce ce que le Knowledge Management ? C’est une pratique qui se développe de plus en plus dans les entreprises. Il s’agit de recueillir, d’organiser et de partager le savoir et les connaissances dans l’entreprise. Aujourd’hui, cela passe nécessairement par les réseaux sociaux et les plateformes de travail collaboratif ; le KM (Knowledge Management) est étroitement associé à la communication interne numérique. Les enseignants du Master sont pour l’essentiel issus du monde professionnel.

Ainsi, Joanna Pomian, consultante spécialisée en KM depuis plus de 15 ans, enseigne les fondamentaux de la gestion des connaissances, la conduite des projets et des aspects complémentaires comme la conduite du changement… Gilles Bousquet, responsable du Master, assure les cours sur les plateformes collaboratives et aborde donc tout ce dont on a besoin pour piloter la gestion des connaissances et le travail collaboratif au sein d’une entreprise. Olivier Galibert, quant à lui, est chercheur au laboratoire CIMEOS. Il anime le cours sur la théorie de la communication des organisations. Il aborde ainsi des thèmes tels que les liens entre la communication et la sociologie du travail, les enjeux de la communication numérique interne et externe. Il fait travailler ses étudiants sur les communautés de pratiques en ligne. D’autres thèmes sont abordés au cours de l’année : veille informationnelle, formation interne, e-learning, analyse des données, XML, web sémantique, métadonnées, utilisation de logiciels… De nombreux séminaires, animés par des professionnels, permettent en outre aux étudiants de se confronter à des sujets d’actualité en phase avec le monde de l’entreprise. Une formation plébiscitée par les entreprises « Le Master Gestion des Connaissances est une formation de premier ordre en Sciences de l’Information et de la Communication, avec une grande reconnaissance des milieux professionnels », explique Olivier Galibert. C’est aussi ce qu’affirme Gilles Bousquet, responsable du Master : « Chaque année, je n’ai aucune difficulté à trouver des entreprises pour accueillir les étudiants qui préparent ce diplôme, que cela soit en alternance ou en stage ». La formation est calée sur les besoins des entreprises, qui se montrent satisfaites du contenu. Qui plus est, les jeunes diplômés du Master trouvent facilement des postes à leur mesure à l’issue de la formation. « Le master est excellent car il allie des connaissances fondamentales et pratiques » confie Joanna

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Pomian. « Je connais des étudiants qui ont trouvé des postes exactement dans le domaine du KM et se sont très bien débrouillés ». En effet, les débouchés sont nombreux et diversifiés : consultant, documentaliste, analyste ESM, chargé de projet Web, chargé de communication… avec des salaires variant de 1400€ à 2000€. Ainsi Elsa Heneman, diplômée du Master, occupe aujourd’hui un poste de chargée d’études en Knowledge Management chez Essilor. Elle a pour missions, entre autres, le développement d’outils de KM pour permettre aux collaborateurs d’accéder à des connaissances métier, l’animation de communautés et la gestion du changement par rapport à l’utilisation des outils digitaux.

compétences en communication numérique des étudiants. Choisir ce Master 2, c’est donc miser sur l’avenir, en obtenant un diplôme plébiscité par des entreprises de plus en plus en demande de professionnels de la gestion des connaissances et de solutions collaboratives en interne. Alexa Chamlac

Un Master tourné vers l’avenir Si ce Master a le vent en poupe auprès des entreprises, ce n’est pas toujours le cas auprès des étudiants. Gilles Bousquet déplore que ce Master soit méconnu et les étudiants trop peu nombreux. Mais la qualité prime sur la quantité. « Les étudiants viennent d’horizons différents, cela permet l’enrichissement mutuel » explique Joanna Pomian. Olivier Galibert note, quant à lui, que les étudiants sont « matures, intéressés, motivés et pertinents ». Cela explique sans doute l’excellent taux de réussite de ce cursus. Pour les années qui viennent, Gilles Bousquet souhaite faire évoluer son master, afin d’attirer les étudiants et de s’adapter aux nouveaux besoins des entreprises, en développant notamment la partie communication numérique d’entreprise et gestion des réseaux sociaux. Cela devrait permettre également de susciter l’intérêt des grandes entreprises, qui connaissent bien le Knowledge Management, mais aussi des entreprises plus modestes, motivées par les

Glossaire XML : le langage XML est un langage qui permet de décrire des données à l'aide de balises et de règles que l'on peut personnaliser. Web sémantique : Vision du web reposant sur le partage structuré et intelligent des données, en généralisant un système de métadonnées. Métadonnées : Type de donnée qui permet de caractériser et structurer des ressources numériques, telles que celles contenues dans une page web.

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MASCI La stratégie gagnante d’un master en communication Depuis 1992, le Master en Stratégies de Communication Internationale (MASCI) dispense une formation transversale abordant toutes les composantes des problématiques liées aux stratégies de communication. Proposé par l’Université de Bourgogne et considéré comme l’un des meilleurs de son domaine, ce programme s’appuie notamment sur une agence de communication gérée par ses étudiants, la « JAM ». Multidisciplinaire et à l’écoute Stratégie, communication, international. Trois mots-clés qui définissent parfaitement le MASCI, décomposé en deux années, qui ne sont pas nécessairement liées : Master 1 (« M1 » – BAC+4), et Master 2 (« M2 » – Bac +5). Le M1 est accessible en formation initiale ou continue, tandis que le M2 est ouvert également à l’alternance. Le rythme de formation est alors en moyenne de 3 semaines en entreprise pour deux à l’université, avant une présence en entreprise à temps plein à partir d’avril. Les non-alternants ainsi que les étudiants de M1 profitent, quant à eux, d’un stage en entreprise de 3 mois minimum, à partir d’avril. Autant d’occasions de confronter aux réalités du monde professionnel et de déployer les compétences acquises pendant les mois précédents. Le contenu des cours est principalement orienté vers la stratégie de communication, offrant aux étudiants les compétences nécessaires pour apporter leur réflexion sur des problématiques

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globales ou spécifiques de communication. Mais limiter le MASCI à cette définition serait réducteur : il s’agit là du socle de la formation, mais tous les aspects de la communication sont largement couverts, grâce notamment aux nombreux professionnels qui interviennent auprès des étudiants. Ainsi, des compétences en événementiel, en communication interne, en marketing ou encore en community management sont distillées par des intervenants exerçant par exemple au sein d’organisations comme Disneyland, Michel & Augustin ou encore l’OCDE. Le MASCI bénéficie également d’une grande flexibilité grâce à ses responsables très attentifs aux demandes des étudiants. Dans une optique d’élargissement des compétences, certains cours sont ainsi programmés au gré des années et en fonction des besoins et projets des différentes promotions. L’ouverture sur l’international est bien entendu de mise. Plusieurs intervenants assurent par exemple leurs cours en anglais : les étudiants doivent donc maîtriser cette langue - ainsi qu’une seconde langue -. Un parcours « anglophone » a été créé pour les étudiants souhaitant travailler en anglais ainsi que pour les étudiants étrangers. Ici, on gère une agence ! Parfaitement intégrée à la formation, la Junior Agence MASCI (« JAM ») a été créée spécialement pour les étudiants du master. En véritable agence de communication, elle leur permet de réaliser chaque année une dizaine de projets bien réels, commandités par des professionnels, des associations ou des institutions aux besoins variés. Ces missions internes ou externes, qui peuvent couvrir tous les aspects de la communication, permettent aux étudiants de se positionner, en équipes, sur un ou plusieurs postes en fonction de leurs affinités et de leur projet professionnel. Des mises en situation concrètes, de la réflexion à la réalisation, qui permettent d’acquérir une expérience précieuse pour les étudiants nonalternants, comme le confirme Justine, étudiante en M2 : « parler de la JAM nous aide à être pris au sérieux par les recruteurs ». Et pour cause, de grands groupes ou structures ont déjà sollicité l’agence étudiante afin de répondre à leurs problématiques communicationnelles, à l’instar de La Poste, La Société Générale ou encore la Fondation Abbé Pierre.


Comme pour parfaire cette initiative et récompenser le professionnalisme des acteurs de l’agence, ces projets permettent aux étudiants de M2 de financer un voyage d’études à l’étranger. La dernière promotion a eu la chance de découvrir l’Inde et sa capitale New Delhi. Une jolie façon d’ajouter également une expérience internationale à son C.V.

N’hésitez pas à visiter le site de la JAM pour découvrir la vie de l’agence ainsi que son blog, le Curious Lab : http://www.junioragencemasci.fr

Un master qui n’a « rien à envier aux grandes écoles » Avec autant d’atouts, il n’est pas étonnant de voir régulièrement le master MASCI cité comme l’un des meilleurs de son domaine. On le retrouve notamment au classement SMBG, dans lequel il figure à la neuvième position dans la catégorie « Masters en communication » pour l’année 2015.

Florent Pagnot

Pour plus d’informations sur le master et pour vous inscrire, rendez-vous sur le site de MASCI : http://masci.u-bourgogne.fr

Une étude auprès des étudiants confirme l’influence positive de cette récompense lors de leur candidature. Clémentine, étudiante en M2, rejoint Justine : « le master MASCI n’a rien à envier aux grandes écoles. Je n’ai pas peur de me présenter devant un recruteur et de lui expliquer ce que j’ai fait. » S’il fallait encore une raison de plus de s’intéresser au MASCI, la voici parfaitement résumée.

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Que sont-ils devenus ?

43 Sébastien Veyrier, ancien COMEN 45 Laeticia Guyon, DUT info-com puis MASCI 47 Belinda Belin, ancienne MASCI 48

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Antoine Fresse, ancien Euromédias


Sébastien Veyrier, ancien étudiant de la Licence Professionnelle COMEN, désormais rédacteur web et community manager freelance Nombreux sont les anciens élèves de la Licence Comen à poursuivre sur le chemin de la communication. Sébastien Veyrier est l’un d’entre eux. Du Bac ES à la Licence Pro, en passant par… Pouvez-vous nous faire un bref résumé de votre parcours ? J’ai commencé par un Baccalauréat ES tout ce qu’il y a de plus classique. Par la suite, j’ai entamé une licence en Sciences Sociales que j’ai obtenue, et pendant laquelle j’ai commencé à me former en autodidacte aux techniques de création de site web et de référencement. Et bien entendu je suis titulaire de la Licence Professionnelle COMEN. J’ai fait des métiers du web mon activité principale à la suite de ma licence en Sciences sociales. Je montais alors des petits sites pour des PME et je faisais du référencement et de la rédaction. J’ai également monté quelques sites dédiés à Adsense. J’ai par la suite voulu me spécialiser dans la communication numérique au sens large et la Licence Professionnelle COMEN me semblait toute indiquée pour ça, notamment grâce au volet alternance qui me permettrait de suivre des études tout en étant salarié. Je n’ai pas toujours eu envie de travailler dans la

Un bon tremplin

communication numérique, je me voyais plutôt dans le social. Puis, j’ai vu l’opportunité que représentait le travail sur le web et j’ai accroché rapidement. Mais mon parcours professionnel est parsemé de petites expériences dans des domaines divers, car j’aime bien explorer un peu les choses ! Et COMEN alors ? La LP COMEN a cet avantage de nous proposer des enseignements dispensés par des professeurs à la fois « titulaires » mais également par des professionnels qui sont dans le vif du sujet. Ce qui implique des cours qui sont dans la droite ligne de ce qu’on pourrait nous demander en entreprise. De mon point de vue, la licence est un bon tremplin pour une insertion dans la vie professionnelle, de par le volet stage et alternance qui permet d’être intégré pleinement au sein d’une entreprise. Je ne saurai d’ailleurs que conseiller l’alternance qui pour le coup, permet de se rendre vraiment

Sébastien Veyrier

compte des problématiques liées à la communication digitale en entreprise en tant que salarié. Freelance, le choix de la diversité… Je suis en ce moment mon propre patron : je travaille en tant que rédacteur web et community manager en freelance. Je bosse donc pour divers clients, de la régie de média au spécialiste du e-commerce. Les prestations varient beaucoup en fonction du client. Mon quotidien est celui d’un freelance qui bosse à la maison. Le truc qui ne diffère pas, c’est que quand je me lève, je file comme tout le monde à la machine à café de ma cuisine histoire de me remettre les idées en place. C’est par la suite que ma journée diffère du salarié « classique », si j’ose dire, puisque je n’ai pas de trajet à effectuer pour me rendre au travail si ce n’est monter l’escalier qui mène à mon bureau ! (Il est important de s’aménager une

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pièce dédiée au travail quand

on est freelance).

Ensuite, c’est en fonction des missions du moment. Soit, je me connecte à mes outils de veille ou aux réseaux sociaux quand je bosse sur une prestation de CM, ou alors je surveille l’info sur Google News quand c’est pour de la rédaction d’informations pour un pure player. Avoir des clients d’horizons divers permet finalement de diversifier pas mal les tâches même si finalement, les mécanismes sont toujours plus ou moins les mêmes. Dans la mesure où j’exerce à domicile, je dirais que mon métier empiète forcément sur ma vie personnelle. On a toujours une petite chose à vérifier ou à faire alors que notre compagne sort, elle, de sa journée de travail et aimerait couper un peu de la vie professionnelle. D’autant plus avec les smartphones à cause desquels on a parfois du mal à décrocher du web. Après, l’avantage du statut de travailleur indépendant c’est qu’il n’y a pas de contraintes horaires. Ce qui fait que quand j’ai besoin de faire un break ou une petite balade pour m’aérer l’esprit à n’importe quel moment de la journée, c’est faisable tant que le boulot est fait au final ! Niveau communication digitale, j’aimerais beaucoup être Community Manager pour un club de sport professionnel ou pourquoi pas une ONG, qui œuvre en faveur de l’environnement. Sinon, mon grand rêve serait de faire un métier plus proche de

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la nature. Être enfermé toute la journée commence à être pesant ! Je vais d’ailleurs entamer une formation en apiculture en 2016 pour envisager une reconversion dans ce domaine à moyen terme. Quelques conseils… Si je n’avais qu’un conseil à donner, c’est : ne vous contentez pas de ce qu’on vous dispense en cours mais suivez tout ce qui se passe dans le domaine. Blogs, comptes Twitter, pages Facebook et même communautés Google +. Le web est une source intarissable d’informations et il serait dommage de ne pas en profiter. Ne pas hésiter non plus à assister aux regroupements de professionnels de la communication qui se déroulent près de chez vous histoire de vous constituer un bon réseau. Réseau qu’il faut d’ailleurs commencer à construire dès votre entrée en formation auprès de vos collègues de promo qui seront parfois vos meilleurs alliés pour la suite !

Patricia DiaImessomalkaud


Laetitia Guyon, chargée de communication à la Banque Populaire Son métier, sa passion ! Pur produit de l’Université de Bourgogne, Laetitia Guyon, est d’abord passée par l’IUT de Dijon avant d’obtenir le Master MASCI de l’UB pour finalement occuper aujourd’hui le poste de chargée de communication au sein de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté. Elle revient aujourd’hui sur son parcours et sur sa passion pour la communication. Pouvez-vous nous faire un bref résumé de votre parcours ? Après l’obtention d’un Bac Economique et Social spécialité anglais, j’ai décidé de me lancer dans des études en communication et ai donc intégré l’IUT de Dijon en DUT Information-Communication. J’ai ensuite souhaité me professionnaliser et acquérir des compétences « digitales » en me tournant vers la Licence Professionnelle Activités et Techniques de Communication, option Conception et Réalisation de Services Multimédias en Ligne. Puis, c’est tout naturellement que j’ai décidé de poursuivre par un master (et plus précisément le MASCI - Stratégies de Communication Internationale) car je souhaitais intensifier mes compétences en réflexion stratégique et me présenter sur le marché du travail avec un bagage solide qui me permettrait de devenir, à terme, manager.

Je recommande vivement ce master ! Laetitia Guyon

Parmi les différentes formations en communication qui s’offraient à vous, pourquoi avoir choisi MASCI ? C’est tout d’abord un master renommé (classement SMBG) et très professionnalisant. J’ai tout de suite été attirée par le contenu de la formation : la réflexion stratégique, l’expertise en interculturel et la vision internationale. Les modules sont complémentaires et divers : communication externe, interne, les messages et l’évènementiel, la mise en œuvre d’un plan de communication … Les cours sont orchestrés par des chercheurs en communication, mais également par des professionnels de renom, comme le Directeur France des smoothies Innocent, par exemple. Le master dispose en outre d’une agence de communication autonome, gérée par les étudiants : la Junior Agence MASCI. Elle permet de se mobiliser sur

des projets de A à Z : de la prise de brief à la formulation des recommandations stratégiques. Une réelle opportunité pour se confronter aux contraintes et objectifs de la vie professionnelle. La possibilité de continuer le M2 en alternance est également un atout indéniable du master. Pour ma part, la meilleure formule. J’ai passé deux années très formatrices avec un responsable de master passionné et passionnant, des cours enrichissants et j’en suis ressortie avec une vraie vision de la communication « terrain » au-delà du théorique. Je recommande vivement ce master !

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Vous êtes aujourd’hui chargée de communication à la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté. Comment avez-vous trouvé et obtenu votre poste ? Suite à un stage et une alternance en banque, j’ai d’abord été prise en CDD dans cette entreprise à l’issue de ma formation. J’ai ensuite pris connaissance, en parallèle du CDD, d’une offre sur un site de recrutement, à laquelle j’ai postulé. J’ai ainsi pu décrocher mon poste actuel en CDI au sein du groupe BPCE Bourgogne Franche-Comté directement après la fin de mon CDD et j’en suis ravie. Que vous a apporté votre formation dans votre poste actuel ? Quelles compétences avez-vous développées ? Elle m’a apporté des compétences techniques (graphisme, plan de communication etc) mais aussi une réflexion stratégique essentielle dans notre métier. Le MASCI est une formation qui permet de devenir professionnel et d’être opérationnel dès l’obtention du diplôme. Et c’est ce que recherchent les entreprises. Qu’appréciez-vous dans votre métier ? Quels en sont selon vous les avantages et les inconvénients ? Mon métier … ma passion tout simplement ! Il demande de la rigueur et de l’organisation : il faut savoir s’accrocher et être capable de passer d’un dossier à un autre sans perdre le fil. Avec les évolutions digitales, il est nécessaire de toujours être en veille, pour rester à la pointe ! J’apprécie la polyvalence

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des tâches, la créativité qu’il demande … On ne s’ennuie jamais, chaque jour est différent et est un nouveau challenge ! Comment vous voyezvous dans les cinq ou dix prochaines années ? J’aspire à devenir manager, j’espère que ce sera le cas dans 10 ans. Manager une équipe et être au cœur des enjeux de l’entreprise m’ont toujours fait rêver. Je vais donner le meilleur de moi-même pour y parvenir ! J’ai la chance d’évoluer dans une entreprise dynamique et innovante avec de très beaux projets d’avenir. C’est vraiment motivant. Un conseil pour les futurs diplômés en communication pour leur recherche d’emploi ? Il est essentiel d’être présent sur les réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn et Viadeo, ne pas hésiter également à s’abonner aux alertes sur les sites d’emplois. Et surtout … persévérer, parce qu’il suffit d’une seule opportunité pour décrocher un CDI. Marina Calif


Bélinda Belin, diplômée du Master MASCI, désormais Responsable communication pour le MEDEF et l’UIMM Côte d’Or Bélinda raconte son parcours depuis la Licence LEA, jusqu’à son poste de responsable communication, et partage sa vision de la communication plus particulièrement à Dijon. Du haut de ses 31 ans, Bélinda Belin est responsable communication pour deux organisations patronales : le MEDEF (Maison des Entreprises de France) et l’IUMM Côte d’Or (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie). Cette Bourguignonne d’adoption, poussée par l’envie d’apprendre les langues, a d’abord choisi de suivre une licence Langues Étrangères Appliquées à l’Université de Bourgogne. Dijon est, selon elle, bien placée sur tous les points. Que ce soit pour les opportunités de poursuite d’étude ou pour la vie étudiante. Puis, elle a découvert la communication, par hasard, avoue-t-elle : « de Palo Alto à Shannon et Weaver, en passant par les analyses de pub… j’avais trouvé ma place ». Ce qui lui plaît aujourd’hui dans son métier de communicante, c’est la possibilité de faire des propositions, d’apporter des solutions ou encore d’imaginer des scénarios pour atteindre un objectif. « Ce sont des possibilités infinies à conjuguer sans limite, qui évoluent en permanence. Un métier où l’on a le luxe de pouvoir tout oser, où l’audace paye systématiquement »

Bélinda Belin

assure-t-elle. Pour illustrer son propos, elle cite notamment l’exemple de l’Armée et de l’Église, qui ont toutes deux surfé sur la sortie du dernier Star Wars sur Twitter.

de la communication, ou de convaincre autrui de la pertinence d’une action. « Les gens pensent que vous avez une baguette magique », ajoutet-elle.

Après sa licence LEA, Bélinda s’est tournée vers la maîtrise (aujourd’hui le Master) « Stratégies de Communication Internationale », autrement appelée MASCI. Son approche « punchy » et son cursus mêlant l’interculturel et les langues l’ont tout de suite séduite. Son stage de fin d’études à la CCI Côte d’Or lui a permis d’être embauchée en tant qu’assistante communication puis chargée de communication. Elle a alors découvert les différentes facettes de la communication comme l’événementiel, le rédactionnel, le web ou les réseaux sociaux. Après quelques années, l’envie de faire une deuxième année de master en alternance et la réforme « licence – master – doctorat » ayant enlevé toute la valeur de sa maîtrise, ont conduit Bélinda à « revenir à ses premières amours » : le master professionnel stratégies de communication internationale. Le bémol dans son métier, c’est selon elle, la difficulté parfois à mesurer l’impact

Sa vision de la communication à Dijon ? « Les dijonnais sont très dynamiques, ils animent des communautés, des associations ou des groupes informels – virtuels, des barcamps* ou des formats comme les TEDx. Du côté des formations, l’offre est, large, surtout si on raisonne sur la région entière ». Bref, pour Bélinda, Dijon est bel et bien une ville communicante !

Louis Fucien * Littéralement non conférence, les barcamps sont des rencontres entre plusieurs participants qui échanges sur un thème privilégié autour d’ateliers participatifs.

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Antoine Fresse, du master II Euromédias à Réservoir Prod Antoine, actuellement chargé de casting chez Réservoir Prod, raconte son parcours : de ses années fac à un master Euromédias, il nous dit tout.

Son parcours universitaire… Après deux années de Lettres modernes option InformationCommunication, Antoine Fresse décide de se diriger vers la licence de l’IUP IDERI à Dijon. Une fois sa licence en poche, il s’engage dans un master 1 IMI (Ingénierie des métiers de l’information) puis un master 2 Euromédias. Lorsqu’on lui demande pourquoi il a choisi ce master, il met en avant la diversité du programme proposé : « On touche à tout dans ce master : communication, journalisme, pub, presse...c’est très enrichissant et on vit plein de trucs formateurs. » L’année durant laquelle il a effectué son master, il a pu par exemple, participer à l’organisation du festival musical Generiq, expérience qu’il décrit comme « passionnante ». Pour Antoine, Euromédias est un master très complet qui propose divers moyens de se professionnaliser. « On rencontre des professionnels qui nous proposent des ateliers pratiques, on répond à des véritables commandes, comme des professionnels. » Son chemin vers le monde de l’entreprise… Antoine a toujours eu envie de travailler dans le milieu de la télévision : son souhait est désormais exaucé car il est désormais enquêteur-chargé de casting.

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Antoine Fresse

Sa première expérience dans la télévision fut un stage de 5 mois à Paris chez Effervesce Production, où il a été assistant casting pour le jeu Tout le monde veut prendre sa place. Milieu qu’il n’a pas quitté puisqu’il vient de terminer une mission chez Reservoir Prod pour l’émission C’est mon choix. Son rôle a été de trouver les témoins qui participeront à l’émission.   La journée type d’un chargé de casting… “Arrivé au bureau à 10 heures, on prend connaissance des messages vocaux et mails pour savoir si on a des retours de la veille et ensuite on se remet à chercher nos témoins. En fonction du sujet, on cherche à différents endroits, on peut même être amené à faire du casting sauvage. Quand on a trouvé quelqu’un qui a le profil qui correspond, on passe un long moment au téléphone pour recueillir le maximum d’informations à son propos. Les jours de tournages, on doit s’occuper de nos témoins et les préparer en s’assurant qu’ils partent sur le plateau à l’aise et décontractés.”

Un conseil aux futurs étudiants qui souhaitent s’orienter vers le Master Euromédias… « Aux futurs étudiants du master 2 je pourrais leur dire de venir «comme ils sont». C’est-à-dire qu’on peut venir d’horizons très différents et quand même y trouver son compte. Bien sûr, il faut être prêt à travailler dur et ne pas avoir peur de beaucoup bosser en dehors du temps de cours. Je n’ai pas vraiment de conseil mais, je peux leur assurer que c’est une expérience géniale. »

Manon Guyot

Le Comen Déchaîné, magazine des LP Comen à Dijon !  
Le Comen Déchaîné, magazine des LP Comen à Dijon !  

Le Comen Déchaîné est le magazine réalisé par les étudiants de la Licence Pro Communication et Médiations Numériques à Dijon. Le thème de l'...

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