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23 janvier au 13 février 2014 // VOLUME 58, NUMÉRO 07

www.journalinteret.com L’INTÉRÊT - HEC MONTRÉAL

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LE JOURNAL DES ÉTUDIANTS DE HEC MONTRÉAL

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Édito//

SOMMAIRE L’intérêt POLITIQUE

FLAVIEN ISZURIN SAOUD MAHERZI

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L’intérêt DÉVELOPPEMENT DURABLE - Dumpster Diving / Viande brassée en labo! - Agriculture productiviste

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L’intérêt ÉTUDIANT

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DOSSIER SPÉCIAL JEUX DU COMMERCE 2014 - Président CCHEC / Témoignage participant p.09 - Volet Participation / Volet Social p.10 - Flag Football p.11 - Être bénévole du comité organisateur p.12

flavien.iszurin@hec.ca saoud.maherzi@hec.ca

Bonne année à tous! Pour nous, en tout cas, elle sera bonne. Polémiques, histoires macabres, catastrophes naturelles, le comble du journaliste passionné semble s’annoncer pour cette nouvelle année 2014. Bienvenue aux Infâmes Anonymes.

- France : À la recherche du bonheur perdu - Les Échos de Saoud : Printemps Arabes

Ah l’autre! Voici Saoud (Bonjour Saoud!). Lui, c’est la force tranquille à double-tranchant du journal. Le gendre idéal qui vous prend au dépourvu. Un mélange de Gandhi à l’extérieur, et de Malcolm X à l’intérieur. Cet infâme personnage est encore plus fourbe que son comparse, car à l’inverse du premier, Saoud ne manque jamais une occasion de critiquer publiquement la politique du gouvernement d’Israël. Vous rendez-vous compte des bas-fonds vers lesquels il fait plonger ce journal?

Voici Flavien (Bonjour Flavien!). Flavien est, dans les infâmes, un sacré numéro. Toujours à l’affût de l’avis qui viendra défrayer les chroniques, il exècre le politiquement À son âge, les jeunes hommes sont censés aller aux putes, correct, sans lequel la décadence morale aurait pris le dessus pourtant. s’abreuver d’alcool, et rentrer à quatre pattes chez eux. Dans son immaturité et sa gaminerie, il préfère s’intéresser à la politique Selon lui, Poutine aurait du recevoir le prix Nobel, le communisme est et aux sujets sensibles du monde. Grave erreur! Pour ma part, j’ai encore en date, et pire encore, il arbore fièrement la coupe démodée de perdu espoir de le ramener à la raison. Tintin, sans doute une de ses idoles. Certains disent même qu’il aurait passé le « mur du con ». Bref, mes chers lecteurs, vous aurez compris Vendez votre âme aux Diables, là est l’intérêt. que le nouveau corédacteur en chef de L’intérêt est un personnage de la pire espèce. Mais encore, si vous aviez vu l’autre.

L’intérêt CULTUREL

- Mon oncle d’Amérique : Cours de psycho - Le Carrousel : théâtre - L’intention derrière la photographie

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CRÉDITS Journal L’Intérêt HEC Montréal 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Local RJ-781, Montréal, (Québec), H3T 2A7 | tél.  : 514 340-6105 Comité exécutif Présidente : Catherine Lavery | VP Interne : Sébastien Keita | VP Externe : Victor Lheritier | Illustrateur : Melki Melgarejo | Photographe  : Andréa Monguilod | Graphistes : Antoine Delacressonnière (antoine@lemonadeagency.ca), Catherine Lavery Comité Rédactionnel

Rédacteur en chef : Flavien Iszurin & Saoud Maherzi | Chef de pupitre-Politique : Sebastian Keita | Chef de pupitre-Culture : Maryse Boulos | Chef de pupitre-Environnement : Jérome Côté Blanc-Collomb | Chef de pupitre-Vie étudiante : Guillaume Charron | Chef de pupitre-Affaires : Jean-Louis Paya | Correctrice : Julie Salomon Journalistes : Violaine Rollin, Victoire Louis, Romain André, Audrey Taillefer Contributeurs : Ermita Passana, Victor Lhéritier Imprimeur : Hebdo Litho | Distributeur : Chad Ronalds Pour la rédaction : saoud.maherzi@hec.ca et/ou flavien.iszurin@hec.ca Pour la publicité : redaction.interet@hec.ca L’Intérêt est le journal des étudiants de HEC Montréal et il est publié par l’AEHEC. Il est membre de la Presse universitaire canadienne et du University-Wire. L’Intérêt est un journal d’opinion et, à ce titre, n’est pas tenu de présenter des articles neutres et impartiaux. Le contenu de ce journal est indépendant de la direction de HEC Montréal et des associations étudiantes. Les textes n’engagent que l’auteur et ne reflètent en aucun cas l’opinion de l’École, de l’AEHEC ou des autres collaborateurs du journal. Le matériel contenu dans L’Intérêt peut être reproduit avec mention de la source. Nous avons adopté dans ces pages la majeure partie des rectifications orthographiques recommandées par l’Académie française.

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L’INTÉRÊT POLITIQUE//

FRANCE

À LA RECHERCHE DU BONHEUR PERDU flavien iszurin

flavien.iszurin@hec.ca

C’est en écoutant la chanson de Pharell Williams, « Happy » que je me suis souvenu que mon cher pays d’origine était loué il y a encore quelques décennies pour le concept reconnu de joie de vivre. Que reste-t-il de la joie de vivre à la française aujourd’hui? Cette question m’est apparue encore plus insistante après avoir constaté les réactions et la polémique en écho à l’article de Newsweek, The fall of France. La parade des médias mainstream fut de considérer les propos de l’auteur irrecevables puisque de toute façon le journal était voué à la disparition. Cette parade me paraissant un peu faible, j’ai décidé de donner mon opinion, sans chercher à défendre Newsweek, mais en mettant les médias dominants devant le fait accompli. Tout d’abord, l’article de Janine di Giovanni contient des inexactitudes ahurissantes, tout droit sorties du Saint-Esprit, j’en conviens : le demi-litre de lait couterait 4 dollars à Paris…je conseille à l’auteur de changer de fournisseur et d’aller dans la première épicerie normale, elle constatera que le litre de lait coûte plutôt 70 centimes d’euros, si je me souviens bien. Ensuite, l’article véhicule une idée trop répandue qui me parait impertinente, à savoir que l’exode des français vers le Canada, l’Australie, le Royaume-Uni et l’Allemagne aurait coïncidé avec l’arrivée du président socialiste Hollande en 2012. Il est peut-être vrai que la tendance s’accélère depuis deux ans, mais elle me semble indépendante des aléas politiques, et plus reliée à une somme de difficultés, de vexations, de frustrations, et d’exaspérations vécues par de nombreux français de bonne volonté depuis de nombreuses années. Mais quelles sont donc les sources de ces exaspérations? Pour commencer, il faut reconnaître que le contexte fiscal français est désastreux pour la force vive de chaque nation que représente sa classe moyenne, avec son lot de petits entrepreneurs, de salariés et professions libérales. La politique de rigueur imposée depuis deux ans a visé en premier lieu toutes ces couches de la population, à travers notamment l’incroyable taxation des plus-values boursières,

panache d’un trop grand nombre de personnes à vouloir changer quoi que ce soit. Très souvent en France, toute idée nouvelle, toute proposition pour rendre plus efficient ce qu’on constate ne pas l’être est automatiquement vu comme une menace à nos acquis, surtout de la part des grands syndicats, donc les comités dirigeants ne sont que des faire-valoir des partis politiques, et presque jamais des gens Ensuite, il convient de parler de maux plus structurels et enracinés réfléchis ayant une vision pragmatique. Les esprits de bonne volonté, dans les problématiques actuelles de la France depuis plusieurs de toutes classes sociales, vivent souvent la frustration d’être soumis décennies. La désindustrialisation du territoire français s’accélère, à une forme implicite de dictature de l’irrationnel. faisant son lot de nouveaux chômeurs et de personnes à reconvertir. En 2013, le nombre d’entreprises en situation de défaillance a atteint L’immense force de la France reste sa population imaginative, créative, dynamique, et bien formée. La un record. Toute une nouvelle misère conclusion que quoi qu’on fasse rien ne sociale se crée, surtout en Province, changera, que des résistances impossible car Paris, capitale intégrée dans la à dépasser viendront toujours nous mondialisation, échappe relativement entraver dans notre épanouissement, à la crise grâce à l’abondance de porte un nombre très important de son industrie de services, financiers, français à émigrer depuis 15 ans surtout. immobiliers et autres pour lesquels En cela la comparaison de Newsweek l’activité reste soutenue. avec l’exil des Huguenots après la révocation de l’édit de Nantes en 1685 Dans les salons parisiens, les petites est tout à fait pertinente  : la vague élites oligarchiques des grands partis d’émigration française actuelle est sans politiques analysent la montée du précédent depuis cette époque, ce qui est Front National comme la résultante un signe historique fort de l’effondrement d’un racisme culturellement ancré d’une nation. au sein du petit peuple français, et qu’il convient donc de blâmer et de Ayant eu l’occasion de parler avec rééduquer en faisant de grandes diverses personnes en France, j’ai été campagnes médiatiques sur la lutte contre le racisme. Cela m’amène à mon point suivant : le déni total frappé par l’incroyable pessimisme, constante qui revenait dans de l’économie. Toute la journée en France, nous recevons notre lot chaque discours. Je me rappel de cet homme d’origine grecque à de reportages et de pseudo-analyses sur le racisme, l’antiracisme et l’aéroport d’Orly me faisant le conseil prophétique de rester au Canada pour mon salut, de ce chauffeur de taxi d’origine africaine pourquoi cela serait une grande priorité nationale. me parlant de son projet d’émigrer au Canada, et plus généralement Le problème est que cette stratégie de diversion permanente du de ce nombre incroyable de personnes qui me disent « comme tu as gouvernement pour éviter de se consacrer aux problématiques réelles eu raison de partir! ». Lorsque je suis parti ici en 2010, je n’avais (développement, infrastructures, éducation, intégration, fiscalité) ne aucune pensée particulière sur la France, si ce n’est que le Canada marche plus auprès des personnes un minimum éduquées, et de plus répondait à mon besoin permanent de découvrir de nouveaux en plus de français d’origine maghrébine ou africaine comprennent horizons. À présent, lorsque j’attends mon métro et que je regarde le piège qui leur avait été tendu depuis 30 ans, et commencent aussi les écrans qui affichent les nouvelles de RDI, je dis toujours à mon à interpeller le gouvernement sur des problématiques concrètes, voisin : « Voilà une différence majeur avec la France, ici on sait se et non plus sur des questions de racisme, comme cela a été le cas consacrer à l’économie et aux sujets essentiels à la construction début janvier de la part d’un jeune de banlieue, livrant un discours d’une société viable ». À méditer pour nos braves élites oligarchiques du Parti socialiste et de l’UMP, si elles veulent encore avoir une magistral au ministre de l’intérieur Manuel Valls. chance d’entrer positivement dans l’histoire et non pas comme Une autre source d’exaspération vient également du manque de traîtres à la nation. des dividendes, même des plans d’épargne-logement désormais. On a fait couler beaucoup d’encre sur la taxe à 75%, mais on oublie parfois de signaler que c’est la classe moyenne qui est la première victime de l’action de ce gouvernement qui cherche à racler les fonds de tiroirs par tous les moyens.

Toute la journée en France, nous recevons notre lot de reportages et de pseudo-analyses sur le racisme, l’antiracisme et pourquoi cela serait une grande priorité nationale.

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l’intérêt POLITIQUE//

Les Echos de Saoud :

Le Printemps Arabe a t-il fané?

saoud maherzi

Il y a 3 ans, alors que j’allais au lycée français de La Marsa, en banlieue de Tunis, la bouche fermée comme par habitude, nous entendions parler de ces manifestations massives qui avaient lieu dans la capitale, et dans les grandes villes du pays. C’était alors le début de ce que les médias appelleraient plus tard Le Printemps Arabe. Il y a 3 ans, Ben Ali, Kadhafi, et Moubarak étaient encore à leur poste respectif et laissaient penser qu’ils y étaient encore pour un long moment.

saoud.maherzi@hec.ca Néanmoins, les peuples, appuyés par ci par là par une puissante « spontaneity », en ont décidé autrement, et nous voilà débarrassés – d’une manière ou d’une autre - de ces dictateurs avérés. Trois ans plus tard, la Syrie est embourbée dans une guerre civile que l’on attribue aussi au printemps arabe, alors que les manifestations réprimées en Arabie Saoudite, elles, en sont curieusement exclues. C’est à se demander ce qu’est le printemps arabe, et quelle est la légitimité de ce rassemblement des différentes révolutions, en un terme commun.

Ainsi, nous ne pouvons pas établir de réelles similarités qui puissent légitimer la soumission de ces révolutions toutes différentes, à une même et unique appellation. Le printemps arabe n’existe pas en tant que tel, si ce n’est sous la forme de fleurs toutes différentes, certaines risquant plus de faner que d’autres.

Tout d’abord, ces révolutions diffèrent toutes entre elles dans le degré de violence observé. En Tunisie, les manifestants ont été pacifiques dans leur grande majorité, ne laissant place qu’à une rébellion d’idées et de martyres. En Egypte, la situation est plus compliquée, et des émeutes en prison organisées par les Frères Musulmans causent la mort de deux cent policiers.

En Libye, c’est une véritable guerre civile qui s’est déclarée, opposant le front rebelle, composé notamment de combattants djihadistes étrangers liés à Al Qaida, et l’armée officielle fidèle à Kadhafi. Dans ce contexte, la violence n’est pas imputable qu’aux forces dictatoriales mais aussi aux rebelles. Ces degrés de violence sont aussi visibles dans le traitement accordé aux dictateurs dans leur pays respectif. Ben Ali a été aidé à fuir afin que le calme revienne, Moubarak a été condamné à de la prison puis relâché en conditionnelle, et Kadhafi a été lynché à mort par les futurs garants de la démocratie libyenne. En Syrie, le degré de violence peut être apparenté à celui de la Libye, mais le conflit étant plus long, la violence prend de l’ampleur, et les morgues d’hôpitaux ne cessent d’emplir, faisant de ce conflit l’un des plus mortels du 21ème siècle. Par ailleurs, la période postrévolutionnaire dénote aussi d’importantes différences entre ces nations. En Tunisie, le Ben Alisme a vite laissé place à une transition libérale, avec des élections législatives donnant raison à une troika dominée par le parti islamiste 04 // 23 janvier au 13 février 2014 // VOLUME 58, NUMÉRO 07

Ennahdha. Depuis, l’économie du pays est affaiblie - en témoignent la valeur de la monnaie, l’inflation exorbitante, et le rétrécissement progressif de la classe moyenne. L’insécurité est en hausse, avec l’entrée d’armes illégale sur le territoire tunisien, des activités terroristes, et deux assassinats politiques en 2013.

Néanmoins, la vie a repris son cours, et le peuple reste le garant indubitable des libertés qu’il s’est octroyé il y a de cela trois ans. Ainsi, suite à une pression populaire d’envergure, un Dialogue National entre la troika au pouvoir et les partis d’opposition s’est mis en place, afin de laisser le pouvoir à un nouveau gouvernement indépendant, qui devrait prendre de 2011 sont condamnés à de lourdes peines de prison. Pour ce place peu après la parution de cet qui est de la Libye, le pays s’est fortement islamisé, appliquant article. la chariaa (loi islamique), et les bastions rebelles sont restés en place, armés ; ceci menant certaines fois à des affrontements avec En Egypte, tout de suite après la révo- l’armée, ou d’autres commandos. lution, le climat est tout autre. L’armée saccage des campements de manifestants restés sur la place Tahrir (place phare de la révo- Sans oublier l’assassinat de l’ambassadeur des Etats-Unis à Benlution égyptienne), arrête des manifestants, et perpétue ses pra- ghazi par une horde de salafistes en colère suite à la projection tiques de torture. d’un film américain islamophobe. En Syrie, la situation est ressemblante et cacophonique, puisque l’Armée Syrienne Libre (ASL) Cela n’empêche tout de même pas la tenue d’élections législa- mène des expéditions punitives afin de reprendre le contrôle de tives et présidentielles, donnant le pouvoir au parti des Frères Mu- villes détenues par des bastions rebelles liés à Al Qaida, tout en sulmans, et à Mohamed Morsi. Par la suite, la supposée incom- perpétuant sa guerre contre l’armée de Bachar Al Assad. Toutepétence de Morsi conduit à des manifestations massives, que des fois, contrairement à la Libye où les musulmans sont fortement sources disent appuyées par l’armée et la police, afin de destituer majoritaires, les ethnies présentes en Syrie sont diverses, avec Morsi de son poste de président. des musulmans chiites et sunnites, des chrétiens, mais aussi des kurdes, ce qui remet de l’huile sur le feu dans ce conflit qui n’en L’armée, sous couvert de représenter le peuple, mène ce qui demandait pas tant. semble clairement être aujourd’hui un coup d’Etat, ou un coup de force massif des militaires pour démanteler et emprisonner les Ainsi, nous ne pouvons pas établir de réelles similarités qui Frères Musulmans afin de reprendre le pouvoir. puissent légitimer la soumission de ces révolutions toutes différentes, à une même et unique appellation. Le printemps arabe Ainsi, en Egypte, quelles que soient les appréhensions quant aux n’existe pas en tant que tel, si ce n’est sous la forme de fleurs mouvements islamistes, la liberté d’expression et les valeurs de toutes différentes, certaines risquant plus de faner que d’autres. légitimité de la démocratie ont été mises en péril. La situation Il ne reste, quant à nous, qu’à voir la vie en rose. est toujours tendue, alors que des manifestants de la révolution


L’INTÉRÊT DÉVELOPPEMENT DURABLE// maryse drouet

maryse.drouet@hec.ca

Dumpster diving…

Quessé ça?!

VIANDE BRASSÉE EN LABO! jérome côté blanc-collomb jerome.cote-blanc-collomb@hec.ca

Toi, Homo sapiens, homme savant. Tu veux te nourrir gratuitement tout en contribuant au bien de la planète? Dans un article paru dans le journal Métro il y a quelques temps, un jeune journaliste, se croyait tel un aventurier découvrant l’Amérique, en tentant pendant 48 heures de se nourrir sans dépenser un sou. Or des centaines voire plus, de Montréalais vivent sans presque rien dépenser pour se nourrir depuis bien longtemps! Cela en partie grâce à une alimentation plus réfléchie et pour certains grâce au dumpster diving. Le dumpster diving (ainsi dénommé aux ÉtatsUnis, « skip dipping » en Australie, « skipping » en Grande-Bretagne ou encore trésordure en France) est l’art de trouver son bonheur dans les bennes à ordures. Du nom des célèbres et énormes poubelles du manufacturier Dempster, le terme « diving » vient réellement illustrer l’action de plonger dans les poubelles pour aller rechercher les invendus, commerciaux ou résidentiels, encore comestibles ou utilisables.

Vous l’aurez compris, à la différence de certaines autres villes (ne citons personne…) où les supermarchés se sont mis à verser de l’eau de javel sur les poubelles, Montréal se classe comme une ville où le dumpster diving n’est pas un tabou mais reste un sujet délicat.

nous informait que 30 à 40% de nos dépenses ménagères en nourriture finissaient aux poubelles. C’est ainsi que l’organisme récupère près de 11 millions de tonnes de denrées par an qu’il redistribue à quelques 200 organismes communautaires qui vont pouvoir aider près de 145 000 personnes. Certaines boulangeries de Montréal donnent également leurs invendus à des associations qui aident les itinérants de la ville. Le JAM, Justice Alimentaire Montréal, qui coordonnait le Colloque, tente aussi de mettre en place des ateliers et regroupements de personnes et organismes de tous horizons afin de discuter sur des méthodes pour des systèmes alimentaires durables (notamment en passant par des circuits courts pour la distribution).

Bref. Vous l’aurez compris, à la différence de certaines autres villes (ne Que ce soient pour des raisons économiques, citons personne…) où les supermarsociales ou politiques, le dumpster diving s’étend chés se sont mis à verser de l’eau de depuis quelques années à travers le globe. Interdit javel sur les poubelles, Montréal se dans certains pays, encouragé dans d’autres, c’est classe comme une ville où le dumpsun moyen pour certains de faire face au gaspillage intensif. Le monde ter diving n’est pas un tabou mais reste un sujet délicat. Et malgré dans lequel nous vivons nous pousse de plus en plus à consommer et tout ce que les sceptiques en diront, il y a bien plus de gens qui le on observe parallèlement de grandes quantités de nourriture qui sont pratiquent qu’on ne le pense! encore bonnes à être consommées, jetées à cause d’un petit défaut physique ou parce que la date limite d’utilisation optimale (DLUO1) Et maintenant, quelques conseils de nos avertis en la matière pour est dépassée.2 les intéressés : faîtes cuire les aliments (confitures et ratatouilles sont les bienvenues!), faîtes le de préférence entre amis (plus facile La FAO nous révèle que plus d’un tiers de la nourriture produite au pour transporter les quantités impressionnantes que vous allez récumonde est actuellement gaspillée ou perdue dans la chaîne de pro- pérer!), respecter les spots (entre autre ne pas révéler le lieu de la duction. Parallèlement, 850 millions de personnes souffrent de faim récolte!), et… laissez-vous surprendre par ce qui vous tombera sous chronique, c’est-à-dire ne reçoivent pas assez de nourriture réguliè- la main. Tout cela dans un esprit joyeux et de partage! 1 rement pour mener une vie active. Date à laquelle l’aliment perd un peu de sa qualité nutritionnelle et gustative. Lors du Colloque sur les systèmes alimentaires durables qui s’est 2 À ne pas confondre avec la date limite de consommation (DLC), date à tenu à HEC Montréal le mardi 12 Novembre, Moisson Montréal laquelle le produit devient périmé et impropre à la santé.

Dites au revoir à votre steak tant aimé, le futur c’est la viande synthétique. Nous sommes encore bien loin de là. Cependant, déjà quelques dizaines de laboratoires autour du globe ont réussi le pari. L’un d’entre eux a même fait cuire un cette viande sous la forme d’un burger lors d’une conférence de presse à Londres l’été passé. Les critiques ont jugé que le burger avait en effet la consistance et texture propre à la viande mais qu’il lui manquait le caractère juteux provenant du gras animal.

Dites au revoir à votre steak tant aimé, le futur c’est la viande synthétique.

L’industrie du bétail représente 60 milliards d’animaux ayant un impacte énorme tant sur le plan social, éthique ou environnemental. L’élevage du bétail occupe 30% de la surface (non gelée) de la terre, consomme 8% de l’eau potable de la terre, et est responsable pour 18% des émissions de gaz à effet de serre. Sans parler du massacre animal à la base de cette industrie. En revanche, la viande synthétisé en laboratoire solliciterait 99% moins de terre, 82%-96% moins d’eau, produirait 78%95% moins de gaz à effet de serre, et ne tuerait pas un seul animal. Car en effet, cette viande n’est produite qu’à partir d’un petit échantillon de tissu musculaire prélevé sur l’animal et d’autres substances favorisant le développement des cellules composant ces tissus. C’est une solution miracle. Et lointaine également. Selon l’un des chefs de projet du laboratoire ayant produit le burger, il faudra encore 10 à 20 ans de recherche pour pouvoir mettre au point un produit sur le marché. Un investissement trop coûteux pour des compagnies cherchant un retour sur investissement. Néanmoins, si l’offre n’est pas là il est certain que la demande, la nécessité, y est, tant sur le plan social qu’environnemental. Et pour les sceptiques qui se soucient de leur bon vieux patty à hamburger, vous pourrez toujours rajouter du ketchup.

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L’INTÉRÊT DÉVELOPPEMENT DURABLE// flavien iszurin

flavien.iszurin@hec.ca

misère et scandales

de l’agriculture productiviste

Le sous-titre de l’article reprend directement celui du livre que j’ai lu et dont je vous propose le résumé, à savoir le Livre noir de l’agriculture, écrit par la journaliste française Isabelle Saporta en 2011. Sur 250 pages, l’auteure nous relate les investigations et les entretiens qu’elle a menés sur l’ensemble du territoire français pendant plusieurs années dans les diverses branches agricoles. Il me tenait à cœur que son récit trouve un écho au sein de la communauté étudiante. La première partie de cette série de quatre articles sera consacrée à l’élevage porcin. L’enquête d’Isabelle Saporta met en lumière de manière très documentée et pertinente, l’absurdité d’un système productiviste dans lequel les consommateurs ingurgitent leur lot quotidien de pesticides et autres additifs, alors que les agriculteurs sont contraints d’investir dans des équipements ultra-modernes très onéreux et de s’endetter. Il en résulte une incapacité à vivre correctement car ils vendent leurs produits à un très faible coût, des suicides, des maladies liées à leur travail, alors que la grande distribution engrange des marges impressionnantes. À quoi ressemblent les élevages porcins? La France peut « s’enorgueillir » de produire chaque année 25 millions de porcs, donc 5 200 000 pour la seule Cooperl Arc Atlantique. La taille moyenne des exploitations a été multipliée par 70 en 40 ans. La Bretagne produit à elle seule la moitié du cheptel français. Les porcs sont élevés dans des bâtiments gigantesques, et vivent sur caillebottis sous lesquels flottent leurs déjections. Les élevages doivent investir dans des systèmes de ventilation sans lesquels les porcs mourraient. Chauffage et ventilation constituent 85% de la consommation d’électricité d’un élevage industriel. La majorité des élevages bretons consomment 1171 kilowatts-heure par truie et par an, soit la consommation moyenne d’un albanais ou d’un indien. La surmédicalisation des bêtes L’élevage porcin se caractérise par l’utilisation intensive des antibiotiques. En 2008 l’industrie porcine a consommé 675 tonnes d’antibiotiques, soit la moitié des besoins vétérinaires en médicaments. Cette utilisation est rendue nécessaire par le fait que comme les porcs vivent dans des espaces trop exigus dans lesquels ils respirent un air chargé d’ammoniac, ils développent des maladies respiratoires. Ces conditions obligent aussi les éleveurs 06 // 23 janvier au 13 février 2014 // VOLUME 58, NUMÉRO 07

à user d’antidépresseurs à outrance, donc certains sans restriction de temps avant l’abatage. Subsiste également un système quasimafieux entre les agriculteurs, les vétérinaires et les laboratoires pharmaceutiques, ces derniers exerçant un pouvoir incitatif extrême pour pousser à la surmédicalisation. L’alimentation  : rentabilité à vos risques et périls S’il fût une époque guère lointaine où les porcs mangeaient les déchets organiques de la ferme, ce temps est désormais révolu et dorénavant le cochon est devenu la poubelle des industries du monde entier. Chaque année en France, 250 usines fabriquent 6,5 millions de tonnes d’alimentations pour porcs. Celle-ci se compose des déchets des industries des agrocarburants, des amidonneries, ou encore des drêches des distilleries et des brasseries. On y incorpore des additifs et des vitamines de synthèse qu’on fait venir du monde entier, très souvent de Chine, donc la conséquence fût des scandales sanitaires retentissant. En 2004 et 2005, 5000 éleveurs virent ainsi leurs animaux intoxiqués par du cadmium, métal lourd utilisé pour les batteries, provenant d’un stock de sulfate de zinc importé de Chine. La ration alimentaire étant composée aussi à 50% de blé, c’est autant de céréales qui viennent à manquer dans l’alimentation humaine, et qui participe à la flambée des cours du blé.

dans des projets de méthanisation des algues vertes, dans le but de les traiter pour en faire du biogaz, lui-même ensuite transformé en électricité. 134 millions d’euros sur 5 ans destinés au ramassage des algues et aux projets d’usines à gaz. Cependant, comme le lisier est constitué à 96% d’eau, il faut ajouter des compléments pour faire fonctionner ces usines, ce qui pousse paradoxalement à devoir cultiver davantage de maïs, lui-même très dépensier en eau. On peut également évoquer le problème des algues bleues en eaux douces, les cyanobactéries qui prolifèrent avec l’excès d’azote et de phosphore contenu dans le lisier, avec pour conséquence de rendre l’eau des rivières toxiques. La « contribution » québécoise à l’agriculture française La société québécoise Ro-Main a développé une gamme de produits high-tech très populaires auprès des agriculteurs français. Contact-O-Max, pour faciliter la venue en chaleur des truies, sondes vaginales pour faciliter les inséminations…la firme va plus loin avec son fameux Pig-watch, système perfectionné de capteurs relié à un ordinateur permettant de détecter le moment optimal pour l’insémination des truies. Voilà un panel de l’équipement dans lequel doivent investir nos agriculteurs, donc le métier s’apparente davantage à celui d’un technicien agronome qu’à un éleveur. On peut ajouter à cela le fameux bras-robot Hercule, récompensé par un prix santé sécurité au travail, permettant d’évacuer les cadavres des truies de 400 kilos, tâche effectivement pénible pour un homme seul! Comme on peut le voir, la production de porc implique quantité de coûts absurdes, aussi bien au niveau de la production qu’en termes de coûts sociaux.

Les répercussions sur l’environnement L’élevage intensif génère le lisier, ce mélange d’excréments fermentés par-dessus lequel vivent recluses les bêtes. En Bretagne, 70 000 tonnes d’algues vertes se forment chaque année en conséquence de l’épandage massif de ce lisier sur les terres nues. 8 à 10 millions de tonnes de lisier sont produits chaque année. Pour pallier au problème, le gouvernement français avait décidé en 2009 d’investir La deuxième partie sera consacrée à la culture du maïs.


L’INTÉRÊT ÉTUDIANT//

STARTUP WEEKEND MONTRÉAL 2014

La main invisible HEC Montréal – pour vous, par vous. sebastian keita

sebastian.keita@hec.ca

Conforté par le succès de l’édition précédente, l’événement du Startup Weekend Montréal 2014 affirme son droit de promettre. 150 participants et 54 heures séparent idées primaires, de start-ups. Tant prônée, mais souvent délaissée dans les écoles de commerce, c’est l’événement par excellence qui allie créativité à finalité.

200 places « premier arrivé, premier servi » pour le public. L’événement clôturera en soirée sous couvert de cocktail-réseautage et sera accessible à tous moyennant 10 dollars.

élites ou simple passionnés, tout le monde est concerné. En tant que spectateur certes, mais de plus, moyennant 75$, il est possible de participer à l’événement en tant que compétiteur. Dans cette dernière modalité, les opportunités sont assurées. Que ce soit pour apprendre, réseauter, démarrer une start-up, trouver un partenaire d’affaires ou bien rejoindre une communauté ; la limite c’est bien vous!

D’une simplicité ironique, le concept du Startup Weekend s’avoue pourtant l’intérêt d’une génération nouvelle d’entrepreneur. Sous optique planétaire, le Startup Weekend se distingue. De ses origines humbles en 2007 Statistiques positives à l’appui à Boulder au Colorado par Andrew Hyde, le Trois jours, où entrepreneurs, designers et développeurs partageront concept de l’évènement se raffine à même d’une participation, il faut tant leurs plans visions que leurs plans compétitions dans le son expérience internationale. savoir que plus de 36 % développement de leurs start-ups. Appuyé par de véritables gurus des start-ups du Startup du marketing, des investisseurs ainsi que nombreuses autres À présent, sept ans après Weekend sont toujours personnalités, l’événement souscrit bien à cette théorie élémentaire sa création, les chiffres en opération après trois de la main invisible évoquée par John Smith ; il possède même la impressionnent. mois et qu’environ 80 distinction d’en être le garant provisoire. % des participants planifient de continuer Au dernier En cette toute première soirée de décompte, avec leur équipe ou l’événement, soit le vendredi 7 février, il 100 pays, 400 start-up après ledit y aura mise en valeur des idées émises villes, 1068 week-end. par les participants. Subséquemment, événements, la formation des équipes se fera sous impliquant Le Startup Weekend 2014 prophétie organique, dans laquelle plus de 100 000 se tiendra le 7, 8 et 9 février chacun des 150 participants pourra entrepreneurs. prochain. Étant à sa deuxième soit énoncer, soit souscrire aux idées édition, il promet de rêver, alors présentées. L’événement approchant, n’hésitez pas à assister. il est peut-être utile de rappeler De là, aura lieu cette formation que ce fut par l’audace d’une équipe Et qui sait, l’envie d’organiser l’événement 2015 naturelle des équipes. Il est à noter organisatrice formée par des étudiants de sera peut-être à votre porte. que cette première soirée, tenue dans HEC Montréal, que l’île montréalaise a trouvé l’amphithéâtre Banque Nationale, sera goût à sa toute première Startup Weekend en ouverte et gratuite à tous. février 2012.

Ce fut par l’audace d’une équipe organisatrice formée par des étudiants de HEC Montréal, que l’île montréalaise a trouvé goût à sa toute première Startup Weekend en février 2012.

La journée subséquente, celle du Depuis, l’université Concordia a samedi 8 février, sera consacrée à la rejoint les rangs organisateurs. réalisation de chacune des start-ups par À sa deuxième édition, quatre les équipes formées la veille. C’est là étudiants du BAA composent où, les équipes déballeront leurs idées respectives pour mieux les l’indomptable équipe organisatrice soit Julie Salomon, construire. Julien Robert, Jean-Philippe Malette et Étienne Adou. La dernière journée, celle du dimanche 9 février, aura pour objectif la consécration des meilleures réalisations. Sur ce point, un jury renommé aura les grâces de trancher. Ici aussi, il y aura possibilité d’assister, par contre, soyez avisé du nombre limite de place, environ

À l’approche du jour fatidique, Julie Salomon fait pourtant déjà part de son inquiétude majeure, la difficulté de faire passer le message quant à l’universalité du Startup Weekend. Étudiants ou non, VOLUME 58, NUMÉRO 07 // 23 janvier au 13 février 2014 // 07


L’INTÉRÊT ÉTUDIANT//

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Dessin I et II Dessin III – Modèle vivant Bande dessinée Peinture à l'acrylique I et II La peinture et l'inconscient I et II Mélange des couleurs Mosaïque Impression sur textile

MUSIQUE

DANSE

Guitare

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CINÉMA ET MÉDIAS

Voix

Médias

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Animation radio Écriture journalistique Introduction au métier de recherchiste Techniques d'entrevue (télé et radio)

Production et réalisation ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■

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Gumboots Percussions brésiliennes et afro-cubaines Percussions moyen-orientales

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Réalisation d'un vidéoclip Réalisation d'un reportage Film d'animation image par image

Dessin animé avec Flash Conception d'un site web I et II Création d'un projet d'infographie Initiation à Illustrator Photoshop I et II

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Animation radio Écriture journalistique Introduction au métier de recherchiste Techniques d'entrevue (télé et radio) Réalisation d'un reportage

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Harmonica I et II Flûte traversière Saxophone

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Composition musicale (musique populaire) Slam de poésie Paroles de chanson

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Initiation au jazz et à l'improvisation Jazz vocal I et II Guitare jazz manouche Ensembles de jazz

Ateliers de traitement de l'image ■ ■ ■

Initiation à la création musicale par ordinateur Création musicale avec GarageBand Création de musique électronique avec Ableton Live Composition musicale avec Digital Performer

Photographie I – Le numérique Photographie II – La pratique Photographie III – Le studio Photographie IV – Le studio avancé Photographie de presse Développement Noir et blanc I et II

Film d'animation image par image Gestion d'images avec Lightroom Photoshop I et II

THÉÂTRE ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■

Diction et phonétique Écriture humoristique Improvisation I et II Interprétation I – Le personnage Interprétation II – Le jeu Interprétation III – La scène Pose de voix parlée Slam de poésie

Pour la plupart des instruments

Cours préparatoires aux baccalauréats en musique ■ ■

Création d'un projet d'infographie Initiation à Illustrator Conception d'un site web I et II Photoshop I et II

Mosaïque Impression sur textile Création de bijoux I Technique de coupe de cheveux Tricot I et II

PHOTOGRAPHIE

Leçons individuelles ■

Allemand I, II, III et IV – Conversation Anglais I, II, III et IV Arabe classique I et II Chinois mandarin I et II Espagnol I, II, III, IV, V et VI – Conversation Italien I, II, III – Conversation, IV, VI – Conversation Japonais I Portugais I et II

MODE ET CRÉATION

Piano classique Piano jazz ou populaire

Création musicale par ordinateur

Communication orale I et II Création littéraire Lecture rapide Écriture humoristique Pose de voix parlée Diction et phonétique Slam de poésie Écriture de dialogues

Communication graphique ■

Violon I et II Violoncelle I

Jazz

Communication média ■

Vents

COMMUNICATION ■

Piano ■

Multimédia ■

Baladi (danse orientale) I et II Danse africaine Danse contemporaine I et II Danse contemporaine III – Synapse Danse indienne (Bollywood) Danses folkloriques I, II et III Gumboots Hip-hop Salsa et autres danses latines Swing Tango argentin

LANGUE

Création et composition musicale

Chant populaire I et II Chant classique I Soul et gospel I et II Jazz vocal I et II Diction et phonétique I Pose de voix parlée

Expérimentation ■

Cordes

L'art du montage Montage avec Final Cut Pro I et II Initiation à After Effects

Percussions ■

Caméra vidéo et trucs de tournage Prise de vue et cadrage Initiation à la direction photo Écriture de dialogues Principes de direction de production Assistance à la réalisation Scénarisation

Postproduction ■

Basse électrique I Guitare classique I Guitare populaire I, II, III et IV Guitare électrique Guitare flamenca I et II Guitare jazz manouche Ukulélé I et II

Théorie musicale I et II Lecture vocale et dictée musicale II et III

Ateliers offerts dans une salle multimédia dotée de 8 iMac d’Apple équipés de la Master Collection CS6 d’Adobe et de la suite Final Cut Studio HD.

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08 // 23 janvier au 13 février 2014 // VOLUME 58, NUMÉRO 07

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DOSSIER SPÉCIAL JDC// Témoignage lucide d’un participant des jeux du commerce 2014

JEUX DU COMMERCE 2014

mathieu primeau tamborini

mathieu.primeau-tamborini@hec.ca Les Jeux du Commerce, c’est une grande famille. En 72 heures, tu apprends à connaître une centaine de personnes qui forment une délégation incroyable. Toutes ces personnes partagent avec toi, les même buts, le même stress intense, mais surtout, le même désir de gagner. En une fin de semaine, tu en apprends plus qu’en une année scolaire complète! Les Jeux du Commerce, c’est une façon d’en apprendre beaucoup au niveau académique. Tu apprends à travailler en équipe et à avoir une nouvelle méthodologie de travail grâce à des coachs incroyables. Les Jeux du Commerce te montrent comment utiliser tes apprentissages théoriques pour les mettre en pratique. Les Jeux du Commerce, c’est une façon d’en apprendre beaucoup au niveau psychologique. Tu apprends à travailler sur toi même, tes forces, tes faiblesses, mais surtout, ton potentiel, tes limites et celles que tu peux surpasser. L’expérience des Jeux du Commerce m’a permis entre autre de gagner une confiance qui me sera utile le restant de ma vie. Les Jeux du Commerce, c’est quelque chose qui a changé ma perspective des compétitions académique. Pour ma part, j’ai eu la chance de rencontrer trois personnes exceptionnelles. Trois personnes que j’espère avoir la chance de côtoyer toute ma vie. Une future comptable, un futur ‘’big shot’’ de la finance et un futur gestionnaire marketing. Trois personnes aux personnalités différentes, mais tous des personnages aussi attachants les uns que les autres. Les Jeux du Commerce nous apporte certes une expérience universitaire fabuleuse et une expérience unique, mais c’est surtout une chance inouïe de se faire des amis pour la vie. Le fait de travailler d’arrache pied pendant plus de huit mois avec des personnes sensationnelles, qui nous font vivres toutes sortes d’émotions indescriptibles, fait en sorte que notre vie en est marquée à jamais. Je ne saurai jamais comment les remerciés d’avoir fait de mes Jeux du Commerce une expérience hors du commun, mais surtout, une expérience inoubliable. Oser entreprendre, Mathieu Primeau Tamborini Gagnant de la première place aux Débats Oratoires. Ce texte est dédié à Philippe Bourdeau, Laura CourvilleLebouyonnec et Tristan Blass-Lalumière, tous débatteurs et grands gagnants de l’édition des Jeux du commerce 2014.

benjamin goldfarb

benjamin.goldfarb@hec.ca

En mars 2013, notre Comité se voyait élu pour succéder à une brillante année au niveau des compétitions universitaires. Janvier 2014, nous voilà à mi-chemin dans notre parcours et déjà la nostalgie se fait sentir.

En fin de semaine, nous avons eu la chance de représenter notre école lors de la 26ème édition des Jeux du Commerce à TroisRivières. Bien que nous nous étions préparés depuis plusieurs mois à la compétition, bien que c’était pour ma part ma 3ème participation, je peux vous garantir que la fébrilité était au rendez-vous déjà lors de la remise des kits à nos délégués, ce moment tant attendu par notre délégation.

Vous devez la vivre car cela va changer votre parcours universitaire. Vous devez la vivre car cela vous en apprendra beaucoup plus sur vous-mêmes que n’importe où ailleurs. Je ne pourrais terminer de parler de mon expérience sans remercier certaines personnes. Tout d’abord, j’aimerais remercier mon Comité Compétitions pour le travail colossal effectué depuis le début et spécialement Mathilde Bonnet, coordonnatrice de la compétition, qui aura été tout simplement exceptionnelle durant tout son mandat Les Jeux du Commerce ont lieu pendant 3 jours. Mais la réalité est et sans qui, nous n’aurions pu arriver à obtenir de tels résultats. tout autre. Les Jeux du Commerce, c’est une préparation qui dure J’aimerais aussi en profiter pour remercier les professeurs qui ont des mois. Ce sont des partenaires qui soutiennent notre délégation, pris le temps d’encadrer nos équipes, et spécialement M. René ce sont des professeurs qui prennent en charge nos équipes Gendreau pour son indéfectible support. académiques, ce sont des bénévoles qui entraînent nos équipes sportives et sociale, ce sont des étudiants qui consacrent des J’aimerais aussi remercier M. Jean-François St-Pierre et la heures par semaine pour une seule raison : représenter Fondation HEC Montréal pour l’appui continuel qu’ils fièrement leur école, représenter fièrement HEC offrent aux compétitions. Enfin, j’aimerais remercier Montréal. Les Jeux du Commerce sont terminés la délégation HEC Montréal 2014 pour m’avoir aujourd’hui mais les amitiés que nous avons créées fait vivre une fin de semaine inoubliable et pour ne font que commencer. m’avoir offert des souvenirs à n’en plus finir. Vous êtes tous les meilleurs ambassadeurs que notre Nous avons vécu durant ces 3 jours l’expérience la école pouvait avoir. plus inoubliable de notre bac. 84 personnes unies sous un même étendard bien qu’avec des horizons HEC un jour, HEC toujours. si différents. La beauté de cette compétition réside dans les liens que l’on tisse, dans les souvenirs Benjamin Goldfarb que l’on y forge. Il est difficile de dégager un moment Parrain de la délégation HEC Montréal particulier de cette fin de semaine tant chaque petit Président Comité Compétitions HEC Montréal détail peut avoir une place importante dans notre esprit. Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est une expérience que vous devez vivre. VOLUME 58, NUMÉRO 07 // 23 janvier au 13 février 2014 // 09


DOSSIER SPÉCIAL JDC//

VOLET PARTICIPATION VOLET social Clairanne Addleman

clairanne.addleman@hec.ca

OUH HEC! OUH HEC! OUH HEC! Ces paroles résonnent toujours en moi bien que la compétition soit maintenant terminée. Je me sens encore fébrile de la montagne russe d’émotions que j’ai vécues dans les derniers jours et je n’arrive pas à croire que c’est déjà la fin. Trouver les mots pour décrire l’expérience que j’ai vécue le weekend dernier aux Jeux du Commerce… tout simplement impossible. Certaines expériences sont indescriptibles, il faut les vivre pour les comprendre réellement et les Jeux en font certainement partie. Pour ma part, j’ai eu la chance de représenter mon école dans le volet participation aux côtés de quatorze autres accompagnateurs tous plus motivés les uns que les autres. Durant les derniers mois, nous avons minutieusement préparé la compétition et développé une complicité incroyable. De la même façon, nos équipes académiques, sportives et sociale ont travaillé d’arrache-pied pour être fins prêts à livrer leur meilleure performance le moment venu. Tant d’heures de préparation, tant de stress et d’anxiété pour un moment qui passe en un clin d’œil. À partir de la séance de remise de kits la veille du grand départ, tout a déboulé à une vitesse fulgurante : préparation, maquillages, transport, zones tampons, iPod battle, party étage, bénévolat, matchs sportifs, résolution, pitch, repas sur le pouce, dégrise, sieste quand le temps le permet et ça recommence. Durant le weekend, les activités s’enchainaient les unes après les autres. Sans même prendre le temps de réfléchir, nous agissions un peu comme des robots, chacun accomplissant la tâche qui lui était attitrée, en espérant se rendre jusqu’à la fin, pour ne pas dire survivre. Ces trois journées de compétition sont excessivement exigeantes, mais de loin les plus enrichissantes que j’ai vécues depuis mon arrivée à HEC Montréal. Je me sens extrêmement privilégiée d’avoir pu prendre part à cette aventure et surtout d’avoir fait la rencontre de personnes incroyables qui tout comme moi ont HEC tatoué sur le cœur. Sans la collaboration de tous les membres de la délégation, rien de tout cela n’aurait été possible. Un peu à la manière d’un casse-tête, toutes les parties s’imbriquaient de façon à former un tout, une délégation de 84 personnes unie et solidaire. On ne pourrait passer sous silence les personnes qui par leur support financier, moral, matériel ou autre ont permis de rendre tout cela possible, qu’il s’agisse de l’école, des professeurs, des entraineurs sportifs, des commanditaires, du Comité Compétions, des parents, des amis pour n’en nommer que quelques uns. Tant de fatigue, tant d’émotions, mais chose certaine aucun regret. Nous avons tous donné notre 110% et un simple trophée ne saurait refléter tout l’apprentissage réalisé. Chacun de nous en ressort grandit et riche en souvenirs. La vérité c’est que je pourrais vous en parler en long et en large pendant des heures et il serait encore difficile de comprendre l’essence même de ce que sont vraiment les Jeux du Commerce. Le meilleur conseil que je pourrais vous donner, c’est de le voir par vous-mêmes, d’oser l’expérience des Jeux! Clairanne Addleman, 1ère position Volet Participation 010 // 23 janvier au 13 février 2014 // VOLUME 58, NUMÉRO 07

suzy truong

suzy.truong@hec.ca

Dès ton entrée au HEC, assis sur les sièges du salon IBM, tu entends parler en tant qu’étudiant de première année à quel point ces trois années qui t’attendent seront inoubliables. On te répète sans cesse que tu vivras des expériences remarquables et que tu feras des rencontres qui te serviront toute ta vie. Je dois dire que durant la dernière année et demi, à travers mes implications diverses, j’ai aisément pu le constater. Mais rien ne me laissait présager ce que j’allais ressentir en participant aux Jeux du Commerce. Aux Jeux, il y a plusieurs volets, pratiqués par différents élèves, avec des intérêts bien distincts. Mais nous sommes unis par un seul but : faire rayonner le HEC Montréal. Pour ma part, j’ai fait le volet social, mais lorsque j’en ai eu l’occasion, j’ai pleuré comme si c’était le résultat de mon cas académique que j’attendais. J’ai crié comme si c’était moi qui étais en mesure de marquer le point gagnant aux sports. J’ai écouté les arguments des débats oratoires comme si c’était moi qui devais y répliquer. J’ai chanté le chant des autres écoles comme si la participation ne dépendait que de moi. Tous les membres de la délégation ont ressenti la même chose j’en suis certaine, et c’est ce sentiment de solidarité qui nous motivait à ne pas baisser les bras. Car les occasions ne manquent pas pour baisser les bras. Les Jeux du Commerce, c’est beaucoup de plaisir, mais c’est également une tonne de travail acharné. J’ai vu à plusieurs reprises la fatigue extrême et des larmes sur le visage de certains. Il serait tellement plus facile d’aller se coucher que de rester debout, les poches sous les yeux, à garder sa motivation au plus haut. Mais au sein de notre délégation, personne ne choisit l’option facile. J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs personnes extraordinaires à travers cette expérience. Des gens motivés, prêts à se donner pour leur école, des gens drôles, et des amis pour la vie. C’est probablement le plus bel aspect de cette expérience. Les Jeux du Commerce, c’est un monde à part. C’est une des meilleures expériences d’un parcours universitaire. C’est en vouloir encore plus quand ça se termine. C’est comme aller à la guerre, mais avec un kit vraiment plus cute. C’est la fierté d’afficher les couleurs de ton université. Les Jeux, c’est la meilleure occasion de s’impliquer, se surpasser, rencontrer des gens incroyables, et quiconque a l’occasion d’y participer devrait le faire. Suzy Truong 3ème place volet Social


DOSSIER SPÉCIAL JDC//

all b oot f g fla oswaldo vibert

oswaldo.vibert@hec.ca

Les Jeux du Commerce à Trois-Rivières sont sans aucun doute la plus belle expérience à laquelle j’ai pris part depuis mon arrivée à HEC Montréal. Bien que les JDC n’aient duré que trois jours, une longue préparation était nécessaire et le chemin pour s’y rendre fût parfois ardu.

Cette aventure a commencé au début de la session avec les premières pratiques pour déterminer la composition de l’équipe de flag-football. Dans mon cas, étant déjà impliqué au sein du comité CPA et travaillant plus de 15 heures par semaine, j’hésitais grandement à y participer par manque de temps. Toutefois, après quelques discussions avec des amis ayant vécu l’expérience, j’ai été convaincu qu’il s’agissait d’une opportunité à ne pas laisser filer surtout à ma dernière année au baccalauréat. J’ai donc tenté ma chance et été sélectionné dans l’équipe. À travers les semaines d’automne et d’hiver nous avons eu un grand nombre d’entrainements, tantôt au soleil, tantôt sous la pluie, tantôt sous la neige. Ayant un emploi du temps fort chargé, il serait faux de dire qu’il ne m’ait pas arrivé de me demander à quelques reprises pourquoi je faisais tout ça. Une partie de la réponse m’est apparu lors des mini-jeux. Ce fût à ce moment que pour la première fois je rencontrais les autres

membres sportifs de la délégation. D’autres étudiants, qui, comme moi, s’entraînaient depuis plusieurs semaines malgré des horaires chargés mais qui également étaient animés par un dynamisme et un désir de s’impliquer pour faire rayonner leur École.

chacune d’entre elles un élément commun revient constamment, soit l’immense fierté des étudiants pour l’École et le désir de la représenter avec dynamisme et détermination pour accomplir ce qui semble impossible au départ.

Lors des jeux, j’ai rencontré les autres membres de la délégation. Ainsi, en plus de la victoire de mon équipe, cette merveilleuse fin de Ensemble nous avons tous vécu des moments forts en émotions, semaine m’a apporté beaucoup sur le plan personnel et j’en garderai et à travers ces moments j’ai réalisé que chacun avait une histoire de très bons souvenirs. fantastique à raconter. Je tiens donc sincèrement à remercier et féliciter certaines Que ce soit celle qui s’est pratiqué des centaines d’heures dans le but personnes sans qui ces jeux n’auraient pas été aussi mémorables. de faire une présentation de 20 minutes devant des juges, ou celui Alors à Benjamin Goldfarb, Mathilde Bonnet et l’ensemble du Comité qui n’a dormi que quelques heures durant toute la fin de semaine Compétitions, à mon coach Maxime Bertrand-Gilbert, aux gens de la pour s’assurer que tous étaient réveillé à temps et ne manquait de participation qui n’ont jamais cessé de nous encourager et à tous les autres membres de la délégation HEC Montréal des JDC 2014 un rien. grand merci du plus profond du cœur. Outre les victoires, les défaites, les rencontres et les partys de cette fin de semaine, ce sont surtout les histoires qui ont menées les Oswaldo VIbert membres de la délégation aux JDC qui me marqueront, car derrière Flag-Football, 1ère place JDC 2014

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DOSSIER SPÉCIAL JDC// LAURENCE BAULIEU

Être bénévole du comité organisateur aux JDC

laurence.baulieu@hec.ca

Alors que plus de 80 étudiants du HEC Montréal affichaient fièrement leurs couleurs dans les différents volets de la compétition lors de la 26ème édition des Jeux du Commerce à Trois-Rivières il y a quelques jours, nous étions plusieurs étudiants de l’école à offrir de notre temps au comité organisateur en tant que bénévole. En fait, sur un total d’environ 70 bénévoles provenant des 13 universités participantes aux Jeux du Commerce, nous étions plus d’une trentaine provenant d’ici. Comment expliquer un tel engouement? Alors que certains n’avaient pas été sélectionnés lors des recrutements académiques ou sportifs, que d’autres ont tentés leur chance pour le volet participation ou social et que d’autres avaient simplement envie de voir ce à quoi ressemblaient les Jeux du Commerce, tous ont sans aucun doute vécu un week-end des plus

incroyables.

à boire un verre ou encore à discuter dans nos chambres.

En tant que VP Académique du CCHEC, il était hors de question pour moi de ne pas être présente, et c’est alors que je me suis inscrite auprès du comité organisateur et que j’ai convaincu des amis de faire de même.

Bien que nous ayons des tâches à accomplir lors des jours de compétition, l’expérience des Jeux du Commerce, que tu fasses partie d’une délégation ou non, est une expérience que tous les étudiants devraient vivre au minimum une fois durant son parcours universitaire.

À notre arrivée à TroisRivières, nous étions tous au même hôtel et nos chambres avaient été formées par rapport à notre université de provenance.

C’est l’occasion de créer des liens avec des gens venant de partout dans l’Est du Canada, de Moncton à Ottawa, passant par Rimouski et l’Abitibi.

Rapidement, des liens se sont tissés avec les gens avec qui nous partagions notre chambre, mais nous nous retrouvions souvent plus d’une douzaine à manger ensemble,

NOuvELLE actIvIté uNIquE au quéBEc :

Avoir du plaisir et avoir des histoires incroyables à raconter à ses amis à son retour… qui voudront sans aucun doute faire partie de l’aventure à leur tour l’an prochain, pour les JDC à Sherbrooke!

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012 // 23 janvier au 13 février 2014 // VOLUME 58, NUMÉRO 07

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L’INTÉRÊT CULTUREL//

MON ONCLE D’AMÉRIQUE : introduction au cours de psycho Un regard artistique sur les fondements psychologiques des individus Dans l’avion qui flavien iszurin me ramenait à flavien.iszurin@hec.ca Montréal, la programmation d’Air Canada m’a gratifié d’une superbe découverte cinématographique. Si au départ, le visionnage du film n’était justifié que par la présence de Depardieu (si le film est nul au moins il y aura le panache de Gégé) et d’Alain Resnais à la réalisation, je découvris très vite une œuvre magistrale que je revis quelques jours plus tard afin de vérifier si ma perception du film était authentique et non biaisée par l’ennui d’un voyage de 8 heures. Mon impression fut confirmée et je me demandais comment cela pouvait être possible que je ne connaissais pas ce grand classique du cinéma médiate, boire, manger, se reproduire ; le second français. Les programmations d’avions ne sont cerveau, cerveau d’affectivité, présent chez les mammifères est celui de la mémoire. Il nous permet de fadonc pas toujours à jeter, merci Air Canada! Mon oncle d’Amérique est un classique français sorti en 1980. Le réalisateur Alain Resnais (Nuit et brouillards, Hiroshima mon amour…) nous offre un film à la réalisation complexe mêlant trois histoires superposées de trois personnes issus de milieux différents, donc nous allons constater le conditionnement à la petite enfance, et suivre l’évolution dans leur vie professionnelle et amoureuse. Le récit s’entremêle des explications du neurobiologiste Henri Laborit, qui reprend les travaux de Paul D. MacLean sur la théorie des trois cerveaux. Le conditionnement de l’enfance Les trois personnages principaux du film sont René, fils d’agriculteur ayant grandi dans un milieu rural conservateur, Jeanine, issue d’une famille ouvrière des quartiers populaires de Paris, et Jean, né dans une famille de cadres supérieurs de la Province. René voit sa jeunesse façonnée par un père autoritaire et un oncle moqueur. Cela va le rendre à la fois humble mais orgueilleux une fois qu’il se sera émancipé de son milieu. Jeanine va être imprégnée des manifestations politiques auxquelles participaient ses parents, et deviendra une artiste bohême rêveuse, alors que Jean est conditionné très tôt à être un premier de la classe et taillé pour exercer de hautes fonctions. La théorie des trois cerveaux La description de l’enfance des protagonistes est corrélée aux explications d’Henri Laborit sur la théorie de MacLean. Les êtres vivants possèdent trois cerveaux superposés : le premier cerveau, ou cerveau reptilien qui déclenche le comportement de survie im-

té. Jean, après avoir été démis de sa fonction de directeur de chef de l’information à la radio, va développer ses coliques néphrétiques. René, perturbé d’être mis en concurçonner nos émotions par nos expériences de ce qui est agréable et rence dans son poste de directeur technique puis blâmé pour ses de ce qui ne l’est pas. Le troisième cerveau est le cortex cérébral, erreurs futures, va développer des ulcères à l’estomac. particulièrement développé chez les êtres humains. Cela illustre le fait que lorsque l’agressivité ne peut pas s’expriIl est dit cortex associatif qui nous permet de développer une mer sur les autres chez les hommes, à cause des lois sociales, mémoire des expériences plus abstraites. Les deux premiers cer- l’individu va avoir tendance à somatiser cette agressivité vers une veaux, fonctionnent de façon inconsciente, ils induisent nos pul- partie de son corps. Chez les hommes, cette impossibilité d’agir sions et nos automatismes culturels, alors que le troisième fourni va les pousser à développer de l’agressivité envers eux-mêmes, un langage explicatif, qui souvent sert d’alibi au fonctionnement avec des conséquences dramatiques, illustrées par la tentative de suicide de René à la fin du film. des deux premiers. Les quatre comportements humains Le propos de Laborit démarre sur la nécessité des individus de maintenir leur structure et leur équilibre biologique, à travers des pulsions exprimées dans quatre comportements de base, qui sont en quelque sorte des faisceaux reliant les différents étages du cerveau. Les quatre comportements sont : un comportement de consommation, pour combler nos besoins fondamentaux, un comportement de gratification, à travers le mécanisme de récompense qui va susciter du plaisir et la volonté de voir cette situation se répéter, un comportement relié à la punition, qui va se traduire soit par la lutte, soit par la fuite, et un comportement d’inhibition qui débouche sur l’angoisse.

La conclusion du film À ma stricte opinion, la force majeure du film, au-delà du jeu très efficace des acteurs, est d’exposer de manière pratique et réaliste les bases de la théorie de McLean et des travaux d’Henri Laborit. Cela va ailleurs intégralement à l’encontre de l’opinion des critiques de 1980, qui reprochaient au film justement la mise en scène de situations exposant des théories du comportement.

Si bien sûr, la recherche dans le domaine a considérablement progressé depuis 30 ans, ce film reste une base idéale pour commencer à explorer le sujet, ce que nous sommes amenés à faire dans le cours de psycho de deuxième année. Comme le dit Henri Laborit, la connaissance du fonctionnement du cerveau humain ne Le comportement d’inhibition chez les person- permet de transformer le comportement des hommes, tout comme la connaissance des lois de la gravité n’affranchissait pas les nages La deuxième partie du film s’articule autour de la réaction des hommes de celle-ci. personnages à des situations difficiles. Le professeur Laborit nous énonce les conclusions d’expériences menées sur des rats qui Elle permet néanmoins de prendre des décisions plus réfléchies nous expliquent les conséquences des comportements sur la san- dans un cadre collectif. VOLUME 58, NUMÉRO 07 // 23 janvier au 13 février 2014 // 013


l’intérêt culturel//

Je suis là pour vous. Profitez-en. Régime collectif de soins de santé et dentaires des étudiants de HEC Montréal En tant qu’étudiant à HEC Montréal et membre de votre association étudiante, vous êtes inscrit au Régime collectif de soins de santé et dentaires des étudiants de HEC Montréal. Le régime est un service offert par votre association étudiante en collaboration avec l’ASÉQ pour compléter le régime d’assurance maladie provincial.

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plus dE

LE CARROUSEL

Une ronde d’émotions s’entrelaçant autour des mémoires d’une vie Le Théâtre d’Aujourd’hui présente Le maryse boulos carrousel ; deuxième pièce s’inscrivant dans maryse.boulos@hec.ca la trilogie Mères, trilogie pour une actrice. Seule sur scène, Sylvie Drapeau transporte son audience à travers les souvenirs d’une femme cherchant à décortiquer ce qui la lie à sa mère. C’est ainsi qu’elle ressasse les images et les personnages qui ont pu influencer son existence. Un texte de Jennifer Tremblay et une mise en scène de Patrice Dubois. Le monologue s’articule autour d’une femme dont on ne mentionne jamais le nom. Sur la route vers le chevet de sa mère, la narratrice se demande : « Pourquoi cette grille qui se refermait sur ma mère se referme-t-elle encore sur moi? » Question qui tire ses racines d’une souffrance incomprise. Cependant une certitude prévaut ; elle ne reproduira pas la relation qu’elle a pu vivre avec sa mère avec ses fils. « Le destin de la fille est l’avenir de la mère et vice-et-versa » lance-t-elle dans un rire désespérée. La puissance de cette pièce est sans contredit son texte. Il est simple, beau et empreint d’images. La mise en scène n’a ainsi nul besoin d’être bourrée d’artifices. Seulement grâce à la force des mots, nous nous retrouvons une fois dans un resto-bar à écouter du Joe Dassin et puis l’instant d’après dans un morne pensionnat de bonnes sœurs. On en tirerait davantage en lisant Le carrousel ainsi que les deux autres textes complétant la trilogie. Malgré les talents de Sylvie Drapeau, quelques passages du monologue pesaient lourds. C’est un texte teinté de poésie qui vaut la peine d’être lu lentement. « La liste, c’est la tête. Le carrousel, c’est le cœur. La délivrance, c’est le ventre » explique l’auteure dans La presse. Somme toute, l’expérience théâtrale est agréable. Je la conseille à tous ceux qui ont envie de se plonger dans une belle histoire intime. Le carrousel de Jennifer Tremblay est présenté au Théâtre d’Aujourd’hui du 15 janvier au 8 février 2014. Pour en savoir plus, theatredaujoudhui.qc.ca/carrousel

014 // 23 janvier au 13 février 2014 // VOLUME 58, NUMÉRO 07

Vision

10 000 $

PLuS dE 250 $

En couvErturE

En couvErturE

vaccins, chiropratique, physiothérapie, diététique, ambulance, hospitalisation, etc.

Examen, lunettes ou lentilles cornéennes, correction de la vue au laser.

Dentaire

Voyage

PLuS dE 750 $

jusqu’à 120 jours par voyagE Et jusqu’à

En couvErturE

Examen, nettoyage, plombage, traitement de canal, extraction de dents de sagesse, etc.

5 000000 $

120 jours par voyage et jusqu’à 5 000 000 $ par accident, assurance annulation et assurance interruption en cas d’urgence médicale.

Complétez votre couverture en consultant un membre du Réseau Santé ASÉQ.

Vous pouvez compléter avantageusement votre couverture en consultant un membre du réseau dentaire, du réseau de la vision, du réseau de physiothérapeutes ou du réseau de chiropraticiens.

Étudiants internationaux

Inscription familiale

La majorité des étudiants internationaux sont inscrits seulement à la portion dentaire. Toutefois, certains étudiants internationaux titulaires d’une carte d’assurance maladie provinciale pourraient s’inscrire à la portion santé.

Vous pouvez inscrire les membres de votre famille (conjoint et/ou enfants) au régime en payant des frais supplémentaires aussi avantageux que les vôtres. Pour inscrire votre conjoint ou votre famille, visitez www.santeetudiante.com

J’ai la flexibilité d’offrir bien des options. Seuls les nouveaux étudiants à la session d’hiver pourront faire une demande de changement de couverture entre le 4 et le 30 janvier 2013. Tout changement de couverture (retrait ou inscription familiale) doit être effectué en ligne sur www.santeetudiante.com. Vous aurez le choix entre : • inscrire votre conjoint et/ou vos enfants ; • conserver le régime en totalité ou en partie ; • demander un retrait.

Vous avez un téléphone intelligent muni d’un lecteur de code QR? Scannez le code ci-contre pour accéder au site de votre régime.

Voici mon numéro : Le Centre de service aux membres est là pour vous aider de 9 h à 17 h, du lundi au vendredi. (514) 789-8715 / Sans frais 1 877 789-8715


L’INTÉRÊT CULTUREL//

Imran Shayne, l’intention derrière la photographie romain andré

romain.andre@hec.ca

Imran Shayne étudiant en année préparatoire au HEC a obtenu la première place lors du concours de photographie organisé en novembre dernier par Expression.

Comment t’es-tu retrouvé à t’intéresser à la pose-t-il pas plutôt comme un spectateur? photographie? photographie n’est pas simplement le reflet de la réalité, il s’agit R Une Je suis issu d’une famille d’artistes, ma grand-mère était peintre d’un objet d’art que tu créé en la saisissant. La création artistique R et mon frère étudie le cinéma. Mon père tout particulièrement réside ici dans l’acte de vouloir, de vouloir donner forme à une vision est photographe amateur depuis une vingtaine d’années, c’est lui qui éphémère. m’y a donné gout depuis maintenant 3 ans. y a aujourd’hui une certaine mode de la photographie. Q IlQue Dans ton travail, tu laisses beaucoup de place à la penses-tu de tous ces amateurs qui s’improvisent Q libre interprétation. N’as-tu pas peur que le public photographe une fois sorti de Futurshop un réflex à la main? dénature ainsi le moment capturé? y a aujourd’hui une perte de sincérité des individus dans notre R Ilsociété La beauté, en particulier de cette photo, vient du fait qu’il n’y a basée sur l’importance de l’image avant toute chose. Si Dali R pas d’information. Celle-ci a été prise dans l’instant, sans que je nous dit que « L’artiste est celui qui est inspiré et non celui qui inspire » les connaisse le gars. J’étais dans une ruelle comme tant d’autres en Inde. individus cherchent aujourd’hui dans la pratique de l’art, un simple ornement Il m’a fait signe, je l’ai pris en photo, et dans l’espace d’un cliché c’était qui les complaira dans ce désir d’être envié par autrui. On ne se veut plus terminé, sans le moindre mot échangé. Ça aurait pu être n’importe qui, artiste pour l’art, mais pour l’acte de création artistique comme symbole n’importe où. On m’a d’ailleurs demandé si la scène avait eu lieu au social. L’important n’est plus de vivre un instant, mais de l’afficher comme Mexique. Chacun peut donc y voir ce qu’il veut, mais ce qui reste à la vécu sur Facebook. fin c’est juste l’instant.

Q

sudoku - SOLUTION /

4 7 9 8 5 2 1 3 6

2 5 1 3 7 6 9 4 8

6 3 8 4 9 1 7 5 2

5 9 6 7 1 8 4 2 3

3 1 4 2 6 5 8 9 7

7 8 2 9 3 4 5 6 1

8 4 3 5 2 7 6 1 9

9 6 5 1 8 3 2 7 4

1 2 7 6 4 9 3 8 5

Tu te compares à un peintre, pourtant quand celui-ci s’impose comme un acteur de son art, le photographe, lui, ne se pose-t-il pas plutôt comme un spectateur?

Q

Une photographie n’est pas simplement le reflet de la réalité, il s’agit d’un objet d’art que tu créé en la saisissant. Le photographe choisit de capturer un instant, là où quelqu’un d’autre ne ferai que passer au travers de celui-ci. La création artistique réside ici dans l’acte de vouloir, de vouloir donner forme à une vision éphémère.

R

Contrairement à toi, beaucoup de candidats se sont présentés en détail et ont décrits longuement leurs photos. Cela ne gâche-t-il pas le cliché, où est alors la place que tu souhaites faire à l’imagination?

Q

Cela dépend toujours de la photographie en question. Certains clichés sont embellis par une légère explication quand d’autres doivent être appréciés sans. L’auteur doit parfois laisser son œuvre être admirée comme elle est perçue et non comme il voudrait qu’elle soit vue. L’art est une occupation humble, elle doit rester simple et neutre.

R

Tu te compares à un peintre, pourtant quand celui-ci s’impose comme un acteur de son art, le photographe, lui, ne se

Q

VOLUME 58, NUMÉRO 07 // 23 janvier au 13 février 2014 // 015


JOURNAL L'INTÉRÊT - PARUTION #7 (2013-2014) VF  
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