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tion des bilans. En outre, je m’occupe de l’accueil des personnes qui arrivent ici, dans les bureaux, et du standard. Pendant le Festival, je suis aidée au standard par une équipe de vingt personnes : douze qui travaillent ici et huit qui sont au Palais des Congrès (siège de la billetterie, de l’accueil du public, de la salle de presse, sans oublier que c’est aussi un des lieux de spectacles. N.d.A.) Depuis quand travaillez-vous pour le Festival ? Depuis dix ans. J’ai commencé en 2004 comme bénévole au standard, dans le précédent bureau du Festival: la «Maison du Festival». Ensuite j’ai travaillé en CDD au standard et à la billetterie et enfin j’ai été embauchée de façon permanente au standard et à la comptabilité. Vous avez donc une expérience en administratif? J’ai un diplôme professionnel de comptabilité et ensuite j’ai appris aussi l’informatique, indispensable pour travailler. Est-ce que ça vous plait de travailler pour le FIL ? Enormément, j’adore travailler pour le Festival, comme tous mes collègues je pense. Nous nous engageons à fond et donnons le maximum pour le Festival. Nous formons une équipe très solide et très unie, nous nous retrouvons souvent ensemble en dehors du travail et cela contribue à maintenir une bonne ambiance au travail. Quels sont vos rapports avec la culture bretonne? Je suis bretonne de naissance. Mes parents habitent toujours dans les Cotes d’Armor et dans ma famille on parle breton. Moi je ne le parle pas couramment mais je le comprends très bien, J’ai fait partie du Cercle de danses de première catégorie de Pluneret, avec lequel j’ai participé à de nombreux concours; la culture bretonne fait partie de mon patrimoine.

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Nous avons ensuite interviewé Diane Laure, une des responsables du secteur artistique. Vous pouvez nous décrire en quoi consiste votre travail? Je suis l’assistante du directeur du FIL et je coordinatrice artistique. Je m’occupe, sous la responsabilité du directeur général de la programmation et des spectacles; pendant six mois de l’année je dois établir qui vient et qui jouera au Festival et à quelles conditions, en étroite collaboration avec Lisardo. Je prends contact avec les différents artistes. Les groupes, et leurs managers pour connaitre leur disponibilité et pour négocier leurs demandes. Ensuite, après avoir sélectionné les artistes, avec le directeur, je suis en charge de la programmation et de la logistique; je dois m’assurer que tous soient effectivement présents, que les conditions des contrats soient respectées et je dois m’occuper de la réussite des spectacles. Je collabore avec Hélène qui s’occupe du logement et des transports, et avec Yann qui gère les manifestations traditionnelles comme le Championnat des Bagadoù, la Grande Parade et les défilés, les concours et les manifestations culturelles. Yann a une bonne expérience dans le secteur puisque l’année dernière il n’a substituée pendant mon congé-maternité. De plus, à partir du mois d’avril je suis aidée par une stagiaire qui m’assiste jusqu’à la fin du Festival. Je m’occupe aussi de la partie protocolaire, des contacts avec les Ambassades et de l’accueil des VIP. Comment se fait le choix des différents artistes et groupes qui participent au Festival? Chaque année nous recevons un nombre énorme de demandes de participation: 5000-6000. En moyenne, seulement 10% correspondent à l’esprit du Festival. Je fais une sélection attentive qui demande beaucoup de temps, en écoutant leurs propositions musicales et à la fin le cercle se referme et il ne reste environ qu’une

douzaine d’artistes que je propose au directeur. Ceci concerne les candidatures que je reçois, mais la majeure partie des groupes et artistes sont choisis directement par nous. Lisardo est souvent en voyage et assiste aux «show case», et ainsi il découvre des artistes qui lui plaisent et qui correspondent à son projet culturel. Il me demande alors de prendre contact avec eux. La recherche d’artistes se fait dès le mois de septembre, immédiatement après le Festival, mais dans certains cas encore avant, surtout pour ceux qui ont programmé leurs tournées avec grande anticipation. En ce qui concerne la partie protocolaire, c’est-à-dire les relations avec les Ambassades, les Gouvernements et les Ministères, on doit commencer deux, trois ans avant. En effet, en ce moment, par exemple, Lisardo est en Australie, qui sera la nation à l’honneur du FIL 2016, pour mettre en place les premiers contacts. Depuis quand travaillez-vous pour le FIL? Depuis environ dix ans. J’ai commencé comme bénévole puis comme stagiaire, ayant fréquenté un master tourisme et organisation d’événements. Au début je m’occupais des spectacles organisés par le Festival à Paris, Nantes, Rennes et Lyon et ensuite on m’a embauchée pour mon poste actuel. Durant ces dix ans avez-vous remarqué des changements dans l’organisation du Festival? L’esprit du FIL à mon avis n’a pas changé, il y a toujours une large participation de bénévoles et les personnes impliquées travaillent avec enthousiasme. Du point de vue organisation nous sommes plus nombreux que par le passé et je crois que nous sommes plus professionnels; il y a plus de dossiers administratifs à suivre et nous avons affinés nos stratégies de communications et de marketing, qui sont très importantes pour le maintien et la réussite du Festival.

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Lineatrad 30-2014  

Festival Suq a Genova Fausta Vetere Premio Andrea Parodi Celtie d’Oc Festen ‘Oc Premio Giovanna Daffini Gran Bal Trad La Fieste da Sedon...

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Festival Suq a Genova Fausta Vetere Premio Andrea Parodi Celtie d’Oc Festen ‘Oc Premio Giovanna Daffini Gran Bal Trad La Fieste da Sedon...

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