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Bulletin bois 70/2004 Construire en montagne Maison Walpen, Blatten bei Naters Maison R. Gay, Choëx Résidence secondaire Lüscher, Niederried bei Interlaken Maison de vacances au Flumserberg Chamanna da Tschierva, Val Roseg Cabane Cristallina, Bedretto

Une ‹chalet/tour› comme maison de vacances dans les montagnes de Flums. Architectes: EM2N Architekten ETH/SIA, Zurich


Là où la fenêtre devient un tableau de maître Les constructions des régions de montagnes, regroupées sous l’appellation ‹chalet›, sont trop souvent des bâtiments pour lesquels un volume construit a reçu un habit folklorique exigé par un règlement de construction. Leur taille peut aller de la simple maison individuelle au grand locatif, fruit de la spéculation immobilière. Il existe toutefois de nombreuses réalisations extrêmement intéressantes sur le plan architectural pour lesquelles une profonde réflexion a été menée anfin de tenir compte des besoins spécifiques du maître de l’ouvrage, des conditions cadres dictées par un habitat sporadique et des caractéristiques spécifiques du site. Cette architecture novatrice amène son lot d’exigences auquel la construction en bois actuelle peut aisément répondre. Par le passé, les constructions en bois répondaient à une typologie régionale claire: les constructions valaisannes en madrier, les fermes bernoises, caractérisées par leur toiture imposante, les maisons à colombage situées en milieu urbain étaient autant d’icônes facilement identifiables. Le développement de nouveaux matériaux et l’évolution vers une préfabrication importante permettent aujourd’hui aux architectes et ingénieurs de répondre aux exigences les plus diverses. Cette évolution est mise en évidence par le choix des objets présentés dans ce numéro du Bulletin bois. Ce qui frappe avant tout, c’est l’attention particulière apportée aux ouvertures qui mettent ‹sous cadre› des paysages somptueux. Les deux premiers objets présentés sont situés en Valais. La maison de la famille Walpen à Blatten bei Naters est construite à proximité d’un petit village traditionnel. Contrairement aux apparences, le concept qui régit cette construction n’est pas basée sur le style historique de la région mais bien davantage sur l’art valaisan de la construction. Les fenêtres y sont traitées avec des décrochements créant des espaces intérieurs comparables à des alcôves. La seconde réalisation valaisanne est une maison d’architecte, elle est située à proximité du village de Choëx, dans un environnement sylvestre. Les surfaces vitrées extrêmement généreuses donnent l’illusion que l’environnement naturel est une composante essentielle de la construction. Les deux réalisations qui suivent ont une vocation claire de résidence secondaire. Elles mettent l’accent sur la mise en scène de l’environnement naturel. Des vues

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exceptionnelles sur les chaînes de montagnes environnantes ou sur un torrent de montagne garantissant un dépaysement et un état d’esprit propice à la détente. Dans la résidence secondaire Lüscher à Niederried près d’Interlaken, la cuisine jouit d’une vision panoramique sur le paysage grâce à une façade vitrée se développant sur deux niveaux. Dans la maison de vacances de Flumsberg, les architectes ont simplement eu recours à des baies vitrées de grand format pour offrir une vue spectaculaire sur les montagnes. Ces quatre constructions sont situées à des altitudes modérées et dans des environnements protégés des avalanches et des tempêtes par les forêts avoisinantes. Les deux derniers objets présentés sont des cabanes du Club alpin suisse. Elles sont situées dans un environnement hostile que l’on rencontre lorsque l’on dépasse la limite des forêts. Pour se prémunir contre les avalanches, il a fallu intégrer à la façade de la cabane Tschierva, dans le massif de la Bernina, un mur en béton armé faisant office de pare avalanche. Pour la cabane Cristallina, située dans le massif du Gotthard, la construction a été placée sur une arrête rocheuse légèrement surélevée. Lorsqu’un montagnard atteint l’un de ces refuges, il se trouve face à des objets de taille imposante et d’une architecture remarquable qui surprennent dans de tels environnements. En s’installant confortablement pour une nuit, l’hôte est saisi par le panorama qui s’offre à ses yeux au travers des larges fenêtres tant dans le réfectoire que dans les dortoirs. Le recours aux nouvelles techniques de mise en œuvre du bois a permis d’élargir l’éventail des possibilités offertes par ce matériau. Hormis la générosité des espaces vitrés, les réalisations qui sont présentées dans ce document font appel à une maîtrise parfaite de la technique et de la logistique liée au transport et au montage de constructions réalisées dans ces sites isolés. On peut espérer que ces réalisations exemplaires feront école au niveau des autorités en charge d’élaborer les règlements de construction et que la notion de ‹chalet› saura évoluer vers celle de constructions de montagne en bois de grande qualité architecturale. Roland Brunner, Responsable de la communication technique de Lignum


Maison Walpen, Blatten bei Naters

Dans le vieux Blatten, les maisons de village se blottissent contre le Blindberg, une croupe boisée en saillie sur la vallée du Rhône, dont la face nord est constituée d’une paroi rocheuse abrupte. Prenant exemple sur la falaise, les mazots élancés, soutenus par leurs soubassements en maçonnerie, sont accolés les uns aux autres tel un mur d’enceinte. La pittoresque place du village est délimitée par la chapelle et les maisons d’habitation. Cette qualité spatiale hors du commun est accentuée par une disposition plus ou moins dense d’une grande diversité de constructions le long de la rue du village. La petite échelle du lieu définit l’orientation des faîtes. Les logements sont disposés sur des socles en maçonnerie, alors que les granges sont surélevées par des piliers en bois interrompus par des dalles de pierre circulaires. Dans cette région, la tradition constructive valaisanne a été respectée et, depuis peu, finement réinterprétée dans la maison Walpen. La maison Walpen se situe en retrait du hameau. Le bâtiment respecte les principes de l’art régional de construire, sans toutefois donner dans le formalisme historique. La manière traditionnelle de travailler avec la topographie et l’habileté avec laquelle les contraintes naturelles sont surmontées,

restent parfaitement valables pour cette construction neuve. Le bâtiment, entièrement réalisé en bois, est posé sur des murs en pierres appareillées. A l’instar des mazots valaisans, l’espace situé sous la maison est destiné à l’entreposage du bois de feu et de matériel divers. Le terrain n’a été excavé qu’à l’emplacement des fondations. Depuis le hall d’entrée au rez-de-chaussée, une cage d’escalier disposée transversalement par rapport au plan partage la maison en deux zones d’habitation. Côté aval, un petit logement indépendant de deux pièces superposées dont le palier de la cage d’escaliers sert de vestibule et, côté amont, un appartement de cinq pièces se développant sur deux niveaux. L’appartement, qui ne comporte pas de véritable couloir de distribution, suit le modèle traditionnel régional avec des pièces donnant les unes dans les autres. L’entrée se fait directement dans la grande cuisine habitable qui constitue la pièce centrale du logement. Depuis cet espace, on accède d’un côté à une pièce de séjour et, de l’autre, à une seconde volée d’escalier qui distribue l’étage. Celui-ci suit le même principe, avec une pièce centrale distribuant deux chambres et une salle de bain en alcôve. Les murs de façade de la partie centrale du bâtiment sont constitués de deux couches de madriers en mélèze

avec une isolation intermédiaire. Dans ces espaces, la construction en bois massif est perceptible également depuis l’intérieur. Le reste du bâtiment est constitué d’une simple couche de madriers revêtue à l’intérieur d’une isolation et d’un lambrissage en mélèze de 18 mm. Les cloisons intérieures sont également en madriers de mélèze et les portes coulissantes. Les espaces intérieurs sont caractérisés par les assemblages à mi-bois des madriers qui leur donnent une qualité plastique supplémentaire.

Situation

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Soubassement

Composition plancher combles: Lambris 20 mm Poutraison 100 x 200 mm/Isolation cellulosique Panneau de fibres mou 40 mm Lattage 30 mm Mélèze 18 mm, planches de bord sans nœud Composition plancher étage: Plancher mélèze 22 mm, faux-quartier sans nœud Lattage 30 mm Panneau acoustique en fibres de bois 20/22 mm

Rez-de-chaussée

Lambris 20 mm Poutraison 100 x 200 mm/Isolation laine de roche 40 mm Lattage 30 mm Mélèze 18 mm, planches de bord sans nœud Composition façade (de l'int.): Mélèze 18 mm, planches de bord sans nœud Lattage 30 mm Frein vapeur Lattage vertical 40 x 200 mm/Isolation cellulosique Madrier mélèze 115 mm Composition plancher rez-de-chaussée: Plancher mélèze 22 mm, faux-quartier sans nœud Lattage 53 mm Pare-vapeur Lambris 20 mm

D:Lärche 18/155mm iSe tenbrett er it mÄsten

Zimme r +2.925 B: panpla S tt e NK 25mm W : panpla S tt e NK19mm D: panpla S tt e NK19mm

Poutraison 100 x 200 mm/Isolation cellulosique Panneau de fibres mou 40 mm Lattage 30 mm Zimme r +2.925

Mélèze 18 mm, planches de bord avec nœuds

Détail Coupe sur façade

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B: panpla S tt e NK 25mm W : panpla S tt e NK19mm D: panpla S tt e NK19mm

Etage


Coupe longitudinale

Lieu 3914 Blatten bei Naters (VS) Maître de l’ouvrage Ruth et Armin Walpen, Blatten Architectes Gion A. Caminada Arch. FAS/SIA, Vrin; Francesco Forcella et Thomas Stettler Direction des travaux Marcel Escher, Brigue Ingénieurs Conzett, Bronzini, Gartmann, Coire Entreprises bois Holzbau AG, Mörel; Zeiter und Berchtold, Brigue; Studer AG, Brigue Bois mis en œuvre Madriers en mélèze 53 m3; planchers mélèze 22 mm 85 m2; lambrissages mélèze 18 mm 70 m2; plafonds mélèze 18 mm 125 m2 Volume SIA 116 1200 m3 Durée de la construction Automne 2001–été 2002

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Maison R. Gay, Choëx

Implantée à flanc de montagne, dans une clairière bordée d’une ancienne châtaigneraie, cette maison d’architecte bénéficie d’une situation exceptionnelle et d’une vue discrète sur la vallée du Rhône. Une allée d’arbres accompagne la route d’accès qui aboutit à un auvent largement dimensionné et à l’entrée de la maison. La transparence et la luminosité de ce pavillon en pleine nature en font un lieu unique et privilégié. Placé perpendiculairement à la pente, le bâtiment articule la parcelle en deux parties: à l’est, une forêt naturelle et sauvage et à l’ouest un pré au caractère plus ordonné. Un soubassement en béton, enchâssé dans la pente du terrain, fait office de mur de contention. Il constitue également le socle dans lequel vient s’insérer un volume rectangulaire sur trois niveaux entièrement en bois. Ce dispositif a permis de construire en bois jusqu’au sous-sol, en garantissant à la fois une bonne protection mécanique contre la terre et une isolation optimale pour ce niveau. Le rez-de-chaussée inférieur accueille des espaces de services et de rangement dans la partie enterrée, une bibliothèque ainsi qu’une pièce de travail avec vue sur la forêt

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et sortie de plain-pied dans la partie aval. Au rez-de-chaussée supérieur, se trouvent l’entrée principale, des rangements, une cuisine et un grand espace de séjour vitré sur trois côtés avec terrasse à l’est et à l’ouest. L’étage comporte des sanitaires, des rangements, une chambre et une pièce de travail. L’escalier, constitué de deux volées droites longeant la paroi est, se déploie dans un espace ouvert sur les trois niveaux. L’orientation nord du bâtiment procure une belle qualité d’ensoleillement à l’est et à l’ouest, à la fois différencié, très pénétrant ou, au gré, tamisé par de grands stores en toile qui prolongent l’espace du séjour sur les deux terrasses. Le principe constructif fait appel à des éléments de parois et de planchers préfabriqués en bois qui assurent également la stabilité du bâtiment. Les parois sont constituées d’une ossature en sapin de 140 mm d’épaisseur recouverte sur une ou deux faces de panneaux à copeaux orientés de 18 mm. Les éléments de contreventement sont disposés sur trois côtés dans les murs de façades et dans deux cloisons transversales. Le bardage extérieur est constitué de lames horizontales en sapin brutes de

sciage, peintes en gris. Les planchers ainsi que la toiture font appel à un solivage apparent de 220 mm de hauteur et à un panneau 3 plis de 27 mm collaborant statiquement. Ces poutraisons apparentes rythment l’espace et définissent la géométrie du plan. La toiture froide est revêtue de zinc titane. A l’intérieur, les matériaux utilisés sont le bouleau pour les boiseries, le frêne pour l’escalier, des panneaux MDF noirs, teintés dans la masse pour les cloisons. Les revêtements de sol sont constitués d’ardoises collées sur chape avec chauffage de sol. En référence à l’essence des arbres de la forêt toute proche, l’ameublement est en châtaignier.


Situation

Lieu Route de Champian 31, 1871 Choëx (VS) Maître de l’ouvrage Roland Gay Architecte Roland Gay architecte FAS/SIA, Monthey; Collaborateurs responsables Bernard Comte, Mathieu Olsommer Ingénieurs bois Chabloz & Partenaires SA, Lausanne Entreprises bois Charpente Gay & Pasetti SA, Monthey Menuiseries extérieures Châtelet SA, Monthey Menuiseries intérieures Michellod & Fils, Monthey Bois mis en œuvre Bois massif 38 m3, Bois lamellé collé 10,6 m3; Revêtements extérieurs lames bois 195 m2; Revêtements intérieurs multiplis bouleau 185 m2; Matériaux dérivés du bois MDF 190 m2 Volume SIA 1200 m3 (bâtiment); 385 m3 (couvert) Prix/m3 SIA (2001) CHF 667.– (bâtiment); CHF 120.– (couvert) Année de construction 2001 Rez-de-chaussée inférieur

Rez-de-chaussée supérieur

Etage

Coupe transversale

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Composition toiture: Tôle zinc-titane Lambrissage ajouré Fermette Isolation fibre minérale 80 mm Laine minérale 80 mm Pare-vapeur Panneau 3 plis sapin 27 mm Solive sapin équarri 80 x 220 mm Composition paroi (de l’int.): Panneau multiplis bouleau 22 mm Lattage/Vide technique Pare-vapeur Ossature bois/Laine minérale 140 mm Panneau à copeaux orientés (OSB) 18 mm Lattage/Vide de ventilation Lames sapin, peintes en gris Composition plancher: Ardoise 10 mm Chape ciment 80 mm + chauffage au sol Feuille résiliente Isolation polyuréthanne expansé 2 x 20 mm Panneau 3 plis sapin 27 mm apparent Solive sapin équarri 80 x 220 mm apparent

Détail Coupe sur façade

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Résidence secondaire Lüscher, Niederried bei Interlaken

La résidence secondaire de la famille Lüscher à Niederried bei Interlaken est implantée dans la pente au-dessus du lac de Brienz – une situation qui ne va pas de soi lorsque l’on considère les nombreuses dérogations qu’il a fallu obtenir pour parvenir au but. C’est grâce à une bonne collaboration avec les autorités communales, la sauvegarde du patrimoine du canton de Berne et la commission de protection des berges, que les maîtres de l’ouvrage ont pu obtenir toutes les autorisations nécessaires. La collaboration entre les maîtres de l’ouvrage et les architectes a été facilitée par le fait que les deux partis avaient la même vision du projet: celui-ci devait s’inscrire dans le site tout en se distinguant du style chalet et autres toits à deux pans. Le résultat est un agencement de trois parallélépipèdes rectangles à toit plat, dont les façades, revêtues d’un lambrissage en mélèze, sont percées de grandes baies vitrées s’ouvrant sur le lac et les Alpes. Situées sur une parcelle entre le chemin de fer du Brünig et le lac, l’habitation et la petite annexe qui sert d’atelier sont édifiées

sur un plan horizontal défini dans la pente par un mur de soutènement en béton. Ce mur et les volumes construits définissent une petite cour fermée sur trois côtés. Un chemin pédestre passe au-dessus de la parcelle. Toutefois, l’organisation des différents volumes en bois a été conçue de manière à ce que la cour soit protégée du regard des promeneurs tout en leur laissant la vue sur le lac et la maison historique ‹Huber›. Le volume principal, disposé parallèlement à la pente, abrite la cuisine et la salle de bain ainsi qu’un grand séjour de plain-pied dont la façade vitrée peut largement s’ouvrir sur la cour de graviers et sur l’atelier situé en face. Depuis la cuisine, un escalier en double hauteur permet d’accéder, côté lac, à un troisième volume abritant une chambre à coucher et un autre espace de jour se développant sur deux niveaux. Les éléments de façades, de plancher et de toiture en ossature bois ont été préfabriqués en atelier pendant que les fondations linéaires et le mur de soutènement étaient coulés sur le chantier. Après avoir été amenés par camions à proximité de la parcelle, ces éléments ont été héliportés et

assemblés sur place. La maison a ainsi pu être montée en une seule journée, permettant au second œuvre de commencer dès le lendemain.

Situation

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Coupe transversale

Rez-de-chaussée

Composition toiture: Gravier 40 mm Lé bitumineux Panneau d'aggloméré 19 mm Solivage 100 x 220 mm/Isolation Panneau OSB 15 mm Frein vapeur Vide d'installation 30 mm Panneau plâtre cartonné 15 mm Composition façade (de l'int.): Panneau de plâtre armé de fibres 15 mm Lattage/Vide d'installation 27 mm Frein vapeur Ossature 60 x 160 mm/Isolation laine minérale Panneau OSB 15 mm Pare-vent résistant aux UV Lattage/vide d'installation 27 mm Lambrissage horizontal rhomboïde 20 mm, mélèze brut de sciage Composition dalle: Parquet noyer 10 mm Panneau de plâtre armé de fibres 25 mm Chauffage au sol 30 mm Panneau d'aggloméré 19 mm Solivage 60 x 220 mm/Isolation cellulosique Panneau OSB 15 mm Vide sanitaire 400 mm

Lieu Ursisbalm, 3853 Niederried bei Interlaken (BE) Maître de l’ouvrage Hans et Ursula Lüscher, Berne Architectes oberholzer + rüegg architekten, Rapperswil; Roman Oberholzer et Andreas Rüegg Ingénieur bois + civil Walter Bieler AG, Bonaduz Entreprise générale/bois W. Rüegg AG, Kaltbrunn; Marcel Rüegg Bois mis en œuvre Structure: BLC 0,3 m3, bois massif collé 11,0 m3; Panneaux: aggloméré 19 mm 172 m2, de copeaux orientés (OSB) 15 mm 310 m2, panneaux de plâtre armé de fibres 15 mm 100 m2, panneaux de plâtre cartonné 18 mm 125 m2, panneau feuilleté collé 45 mm 16 m2; Façades: bardage ajouré en mélèze brut de sciage, bois contreplaqué 15 mm couvert de cire au phénol et de laque couvrante Volume SIA 116 580 m3 Prix/m3 (CFC 2) CHF 716.– Durée de construction Janvier–mars 2002

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Maison de vacances au Flumserberg

Y a-t-il une différence entre l’acte d’habiter au quotidien et le mode de vie adopté dans une résidence secondaire durant les vacances? La maison de vacances est en général une version allégée de la villa standard, dotée d’apports anecdotiques ou pseudo-rustiques dont l’expression aussi bien que l’organisation restent très conventionnelles. L’opportunité de sortir des sentiers battus et de profiter d’un changement de rythme et de décor pour organiser un mode de vie différent, a rarement été saisie comme dans l’exemple de ce ‹chalet de montagne›. Cette maison de vacances est implantée à flanc de montagne, en bordure d’une zone construite et proche des pâturages qui, en hiver, deviennent pistes de ski. Son implantation et sa volumétrie réagissent à cet emplacement particulier. La construction s’étire en hauteur afin de profiter au maximum d’une vue à 360° sur un panorama exceptionnel. Hormis un simple chemin d’accès en graviers, aucune intervention ne modifie la topographie du lieu. En hiver, les skieurs traversent la parcelle pour rejoindre les pistes de skis. Contrairement à un logement courant, morcelé en différentes pièces, le bâtiment est constitué d’une superposition de volumes libres de tout cloisonnement. Les différents espaces sont reliés entre eux par une circulation verticale matérialisée par un

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escalier hélicoïdal habillé d’une résille tubulaire. Au niveau du chemin d’accès, l’étage inférieur comprend le garage, imposé par le règlement de construction. Il constitue le socle en béton sur lequel s’appuie le volume habité en bois. Ce niveau n’est pas uniquement dévolu aux voitures, il peut changer d’affectation et se transformer en salle de jeu pendant l’été ou en local pour les skis en hiver. Sur leur face intérieure, les murs en béton sont revêtus jusqu’au plafond de nattes de drainage à picots en polypropylène qui donnent à cet espace particulier une dimension d’intériorité poétique. L’étage intermédiaire, d’une hauteur d’étage de quatres mètres, est occupé par un grand dortoir pouvant accueillir jusqu’à huit personnes. L’espace est séparé en deux parties par le volume occupé par l’escalier ainsi que par une baignoire/douche ronde enveloppée d’un voile translucide tendu, les lavabos sont disposés en périphérie, simplement fixés à même la paroi. A l’étage supérieur, un bloc de cuisine et une cheminée suspendue sont les seuls éléments d’articulation de cet espace dévolu au séjour. L’ensemble des revêtements intérieurs, planchers, parois, plafonds ont été traités de manière identique par des panneaux à copeaux orientés qui font également office de contreventement pour l’ossature bois. L’enchaînement des séquences spatiales progressant du bas vers le haut conduit de l’espace sombre du garage éclairé artifi-

ciellement jusqu’à la lumineuse pièce de séjour jouissant d’une vue panoramique sur les montagnes environnantes en passant par l’étage du dortoir aux fenêtres minuscules. Extérieurement, le bâtiment reprend certains éléments de la typologie locale des granges ou des chalets traditionnels: le revêtement en bois foncé et les petites fenêtres. Cependant, ses proportions élancées et sa géométrie particulière, combinés à ses grandes baies vitrées, aboutissent à une nouvelle typologie de ‹chalet/tour›. Les qualités de cette maison ne se situent pas tant au niveau des détails ou des matériaux utilisés que dans sa situation et les espaces particuliers qu’elle offre. Une collaboration étroite entre l’ingénieur bois et les architectes ont permis de séléctionner des éléments constructifs avantageux, afin de tenir un budget particulièrement serré, tout en donnant aux espaces à vivre un caractère à la fois vivant et modeste.


Lieu Cafrida, Flumserberg (SG) Architectes EM2N Architekten ETH/SIA, Zurich; Mathias Müller et Daniel Niggli Ingénieur bois Pirmin Jung Ingenieurbüro für Holzbau GmbH, Rain Entreprise bois Frommelt Zimmerei & Ing. Holzbau AG, Schaan FL Bois mis en œuvre Bois lamellé collé 7,2 m3, bois équarri 4,9 m3, panneau à copeaux orientés (OSB) 460 m2 Surface brute 183 m2, dont 104 m2 habitable Prix/m3 (CFC 2) CHF 504.– (selon budget) Durée de construction Juin–décembre 2002

Situation

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Composition toiture: Couverture cuivre, joints en agrafe Couche de séparation Lambris support 27 mm sur néoprène Lattage croisé 60 x 60 mm, chanfreiné Lé d'étanchéité Panneau OSB 15 mm Chevron bois lamellé collé 80 x 320 mm/Vide de ventilation 120 mm/ Isolation laine de roche 200 mm Frein vapeur Panneau OSB 15 mm, apparent avec agrafage visible Composition façade (de l'int.): Panneau OSB 15 mm, apparent avec agrafage visible Carrelets d'ossature 60 x 160 mm/Isolation laine de roche Lattage horizontal 40 mm/Isolation laine de roche Pare-vent résistant aux UV, noir Bardage épicéa 22 mm, rainé crêté, lasuré Composition plancher étage: Panneau OSB 15 mm, rainé crêté, joints collés, poncé et huilé Feutre Chauffage au sol Polystyrène expansé 2 x 20 mm Panneau OSB 15 mm, sans joint libre Solivage bois lamellé collé 100 x 280 mm/ Isolation partielle (dans la zone balcon) Panneau OSB 12 mm, apparent avec agrafage visible

Détail Coupe sur façade

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Elévation nord-est

Coupe longitudinale

Rez-de-chaussée inférieur

Rez-de-chaussée supérieur

Etage

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Chamanna da Tschierva, Val Roseg

Après un premier projet rejeté suite aux oppositions de diverses institutions, la section Bernina du Club alpin suisse a été amenée à organiser un concours d’architecture pour l’agrandissement de la cabane de la Tschierva. Les différents organismes impliqués dans le premier projet ont été, dès le début, intégrés dans le jury du concours. Celui-ci était composé de représentants du Service cantonal de la construction, du Service de l’urbanisme, du Service cantonal de l’entretien des monuments, de la Commission cantonale pour la sauvegarde du patrimoine et de représentants du Club alpin suisse. Le concours a été gagné par le projet ‹Prima Vista› dont le parti a été d’accentuer le contraste entre l’ancien et le nouveau tout en thématisant la vue exceptionnelle. Des simulations à l’aide de maquettes ont conforté les architectes dans leur intention de ne pas agrandir une fois de plus la cabane de la Tschierva qui avait déjà connu passablement d’extension par le passé. Le bâtiment existant, isolé et introverti, devait garder son caractère dominant. Elle devait rester un objet autonome dont la capacité serait augmentée par l’adjonction d’un bâtiment neuf indépendant. Celui-ci se démarque de l’ancienne construction en affirmant ses qualités contemporaines dans le domaine de la vue, de l’ensoleillement et de l’atmosphère qui y règne. Posé en porte-à-faux sur le mur de soutènement existant, qui a été prolongé pour recevoir le

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nouveau bâtiment en bois, le parallélépipède rectangle offre un accès couvert pour les randonneurs complété par une vaste terrasse protégée du vent pour les pique-niques. L’agrandissement de la Chamanna da Tschierva n’a pas augmenté la capacité d’accueil (100 places), mais offre des infrastructures plus spacieuses et confortables aux hôtes et aux gardiens de la cabane. Les dortoirs et la cuisine sont plus spacieux, les toilettes accessibles de l’intérieur de la maison et les espaces communs offrent des places assises en suffisance. La salle à manger, située dans le nouveau bâtiment, séduit tant par sa décoration intérieure que par ses grandes fenêtres panoramiques donnant sur les montagnes. Grâce à l’installation d’une cage d’escaliers satisfaisant aux exigences de la police du feu, les interventions dans l’ancienne construction ont pu être réduites au minimum. A part les difficultés liées au site et les aménagements spécifiques nécessaires, le système constructif utilisé s’apparente à celui d’un bâtiment à ossature bois courant. Par contre, la structure de protection contre les avalanches a été un facteur important au niveau du concept et lors de la construction. Les frais occasionnés par le transport des éléments par hélicoptère, l’alimentation de la cabane en eau, la centrale électrique, l’installation d’épuration des eaux usées et l’hébergement des ouvriers pendant la durée du chantier se sont élevés à un quart du budget total.

La protection contre les avalanches est assurée par des pare-avalanches traditionnels formés de madriers de mélèze insérés dans des profilés métalliques verticaux encastrés dans le sol. La structure porteuse du bâtiment est constituée d’éléments de façade préfabriqués en ossature bois et de dalles en bois massif. La Chamanna da Tschierva se situant au fin fond du Val Roseg à une altitude de 2583 mètres, l’ensemble des matériaux de construction a été transporté par hélicoptère. Le montage s’est effectué par le même moyen et dans un temps réduit. La cabane trône au-dessus du Vadret da Tschierva et constitue un point de départ apprécié pour les randonnées en haute montagne à destination de Piz Bernina, de Piz Roseg, de Piz Morteratsch ou encore de Piz Tschierva. Le plus fréquenté est le Biancograt sur le Piz Bernina, également appelé ‹escalier du ciel›.


Sous-sol

Rez-de-chaussĂŠe

Etage

Combles

Coupe transversale

Coupe longitudinale

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Composition toiture: Etanchéité ardoisée en deux couches Isolation cellulaire 120 /240 mm avec pente 1,1 % Frein vapeur et lé d'étanchéité provisoire Elément en planches chevillées 260 mm, apparent

Composition plancher étage: Linoleum avec isolant phonique Lissage Dalle mixte bois-béton, dimensionnée F60, constituée d'une couche béton 75 / 95 mm et d'éléments en planches chevillées 125 /145 mm, apparents

Composition façade (de l'int.): Panneau en plâtre armé de fibres 2 x 15 mm, lissé et peint Frein vapeur Ossature 80 x 180 mm/Isolation laine de roche Panneau OSB 18 mm Pare-vent Vide de ventilation Cale mélèze 50 x 60 mm brut de sciage Plateau mélèze 80 x 160 mm brut de sciage Profilé HEA 160, zingué au feu, ancré au mur béton avec joint néoprène min. 20 mm

Composition plancher rez-de-chaussée: Lame mélèze 27 mm, rainé crêté, raboté et huilé Isolation laine de roche 30 mm Couche intercalaire laine de roche 10 mm Pare-vapeur Béton armé 160 mm

Composition dalle sous-sol: Plaque céramique 15 mm Chape ciment 55 mm avec chauffage au sol Feuille de séparation PE 2 mm Isolation cellulaire 100 mm Détail Coupe sur façade

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Bitume Béton armé 120 mm


Coupe transversale

Lieu Fond du Val Roseg, altitude 2583 m (GR) Maître de l’ouvrage Club alpin suisse, section Bernina Architectes Hans-Jörg Ruch, dipl. Arch. ETH/SIA/BSA, St. Moritz; chef de projet Sacha Michael Fahrni, dipl. Arch. HTL Direction des travaux Toni Spirig, Celerina Ingénieur Beat Birchler, dipl. Ing. ETH/SIA, Silvaplana Physique du bâtiment Stadlin Bautechnologie, Buchs Entreprise bois A. Freund Holzbau GmbH, Samedan Bois mis en œuvre Structure: éléments en planches chevillées 20,9 m3, ossature 4,0 m3, bois feuilleté collé 1,2 m3; panneaux à copeaux orientés (OSB) 15 mm 91 m2, plaques de plâtre armé de fibres 15 mm 292 m2; Façades: madrier de mélèze 15,3 m3 Coût total CHF 1,95 million (extension et rénovation) Durée de construction Juin–septembre 2002, inauguration juin 2003

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Cabane Cristallina, Bedretto

La cabane Cristallina est située à une altitude de 2570 m dans la partie sud du massif du Gotthard. Ce nouveau refuge du Club Alpin Suisse (CAS) est situé sur un plateau abrité des avalanches, sur le col de Cristallina. Les deux précédentes cabanes ont toutes été emportées par des avalanches, la dernière en février 1999. Il était donc impératif de trouver un site hors du tracé des avalanches. Après une analyse de la situation, la nouvelle construction a été implantée 200 mètres au-dessus de l'ancien site, sur une arrête séparant les bassins versants du val Bedretto et du val Bavona. Cette cabane est le fruit d'un concours d'architecture organisé par la section tessinoise de la fédération des architectes suisses (FAS). Le jury, composé de personnalités de renom, a sélectionné le projet intitulé ‹Barchesa› parmi 142 travaux présentés. Cette appellation est une allusion aux anciennes étables basses et allongées que l'on trouve dans les alpages et auxquelles cette construction s'apparente. La nouvelle cabane est un parallélépipède rectangle sobre orienté au sud et disposé sur un socle rocheux faisant également office de terrasse. Elle compte deux niveaux entièrement construits en bois. A cette altitude, les conditions climatiques sont particulièrement rudes. Le bâtiment s'intègre avec justesse dans son environne-

ment aussi bien en été, lorsqu'il paraît posé sur la roche vive, qu'en hiver lorsqu'il est recouvert d'un manteau de neige de plus d'un mètre d’épaisseur. Sa position le met à l’abri des avalanches; cependant il a fallu compter avec des pressions très importantes dues aux vents pouvant souffler jusqu'à 300 km/h et avec les contraintes dues aux amoncellements de neige pouvant atteindre 2,6 tonnes par mètre carré. La construction se développe sur une longueur de 30 m sur deux niveaux. La construction en bois est posée sur un soussol en béton armé qui fait office de socle. La façade nord, particulièrement exposée, est formée d'un mur en béton armé montant jusqu'aux contrecoeurs du second niveau. La construction en ossature bois est revêtue d’un lambrissage vertical en mélèze qui doit prendre, avec le temps, une patine grise semblable à la couleur des rochers environnants. Les planchers sont réalisés en éléments de bois massif afin de garantir une bonne isolation phonique. La couverture, réalisée au moyen d'un film d'étanchéité synthétique, est assurée contre les importants efforts de succion par une couche de dalles en granit. La pente de la toiture est donnée par une isolation spéciale d'épaisseur variable. Un dispositif adéquat a été mis en place pour permettre un contrôle périodique de l'état de la couverture. L'adjudication des travaux s'est fait en

tenant compte des possibilités offertes par les entreprises de la région. Au total, il aura fallu plus de 2000 vols en hélicoptère pour amener les matériaux de construction sur le chantier. Pour réduire les coûts de transport, le béton a été utilisé avec une grande parcimonie. Après le dynamitage de la roche, le sous-sol et le mur arrière de protection ont été bétonnés. Ensuite, le sous-sol a pu recevoir les réservoirs d'eau potables et les installations de production d'énergie. La construction préfabriquée en bois a été posée au début de la seconde année de chantier. Le transport et le montage ont été réalisés en trois jours. Les revêtements de façades et les aménagements intérieurs ont été achevés pour la fin de l'été. La cabane Cristallina a été inaugurée en juillet 2003. Malgré ses dimensions imposantes, cette construction ne comporte pas de grands dortoirs mais une multitude de chambres petites et moyennes. Il s’agit-là d’une évolution récente dans l'organisation de l’espace dans les cabanes de montagne. Les 120 places sont ainsi réparties dans des chambres de quatre, huit et douze lits. Ce concept permet d'offrir aux alpinistes un repos de qualité après une journée d’effort. L'apaisement est encore complété par la vue extraordinaire offerte à travers les larges baies vitrées.

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Composition toiture: Plaques granit 40 mm Natte caoutchouc 10 mm Film synthétique Film d'étanchéité Isolation 120–40 mm pour mise en pente de la toiture Isolation 80 mm Barrière vapeur Eléments en planches chevillées 240 mm, apparents Composition façade étage (de l'int.): Panneau trois plis épicéa/sapin 19 mm Panneau OSB 15 mm Ossature 60 x 180 mm/Isolation laine de pierre Panneau OSB résistant à l'humidité 15 mm Ossature 60 x 140 mm/Isolation laine de pierre Panneau OSB résistant à l'humidité 15 mm Lattage horizontal 54 mm (moitié supérieure de la paroi) Lattage/Vide de ventilation 27 mm Lambrissage mélèze 27 mm

Composition plancher étage: Panneau trois plis épicéa/sapin 27 mm Chape sèche 25 mm Panneau de fibres de bois mou 20/22 mm Eléments en planches chevillées 160 mm, partiellement apparents

Composition façade rez-de-chaussée (de l'int.): Panneau trois plis épicéa/sapin 19 mm Panneau OSB résistant à l'humidité 15 mm Ossature 60 x 180 mm/Isolation laine de pierre Lattage 50 x 50 mm/Isolation laine de pierre Panneau OSB résistant à l'humidité 15 mm Lattage horizontal 54 mm (moitié supérieure de la paroi) Lattage/Vide de ventilation 27 mm Lambrissage mélèze 27 mm Fenêtre bois/métal mélèze et aluminium naturel, U = 1,1 W/m2K

Composition plancher rez-de-chaussée: Natte caoutchouc 10 mm Panneau particules 25 mm Lattage 60 x 60 mm/Isolation laine de pierre Lé bitumineux Béton armé 200 mm

Composition mur soubassement (de l'int.): Panneau plâtre 12,5 mm, enduit Isolation cellulaire 50 mm, collée Béton 250 mm

Composition dalle sous-sol: Natte caoutchouc 8 mm Panneau plâtre 22 mm Panneau de fibres de bois mou 8 mm Marin 40 mm Isolation cellulaire 40 mm, collée Béton armé 120 mm

Détail Coupe sur façade

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Sous-sol

Coupe transversale

Rez-de-chaussée

Etage

Lieu Col Cristallina, altitude 2568 m, 6781 Bedretto (TI) Maître de l'ouvrage CAS section Tessinoise Architectes Nicola Baserga et Christian Mozzetti, Muralto; Sacha Denicolà Ingénieur Gianfranco Sciarini, Vira Gambarogno Entreprise bois Gebr. Bissig Holzbau GmbH, Altdorf Bois mis en œuvre Structure bois: Bois lamellé collé 25 m3, ossature 45 m3, éléments en planches lamellées-chevillées 120 m3, plateaux mélèze 30 m3; panneaux trois plis 19–35 mm 1500 m2, OSB 15mm 600 m2, panneaux particules 25 mm 350 m2, panneaux OSB résistants à l’humidité 15 mm 650 m2, panneaux de fibres 12,5 mm 1500 m2, panneaux de sol en plâtre armé de fibres 25 mm 450 m2, panneaux de fibres de bois mou 900 m2; lambrissage de façade 27 mm mélèze raboté 500 m2 Volume SIA 116 2580 m3 SIA Prix/m3 (CFC 2) CHF 1200.– Durée de construction Mai 2001–juillet 2003

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Lignum Holzwirtschaft Schweiz Economie suisse du bois Economia svizzera del legno

Responsable Roland Brunner Rédaction Roland Brunner, Lignum, avec André Carlen et Joëlle Cornuz, Lignum-Cedotec

Falkenstrasse 26 CH-8008 Zurich Tél. 01 267 47 77 Fax 01 267 47 87 info@lignum.ch www.lignum.ch

Conception graphique BN Graphics, Zurich

En Budron H6 CH-1052 Le Montsur-Lausanne Tél. 021 652 62 22 Fax 021 652 93 41 lignum@gve.ch

Bulletin bois, mars 2004 Editeur Lignum, Economie suisse du bois, Zurich Christoph Starck, directeur

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Photos Lucia Degonda, Zurich (Maison Walpen); Robert Hofer, Sion (Maison R. Gay); Daniel Gerber, Zurich (Résidence secondaire Lüscher); Hannes Henz, Zurich (Maison de vacances au Flumserberg); Filippo Simonetti, Brunate (Chamanna da Tschierva); Filippo Simonetti, Brunate (Cabane Cristallina) Administration, abonnements, expédition Andreas Hartmann, Lignum Impression Kalt-Zehnder-Druck, Zug

ISSN 1420-0252 Le Bulletin bois paraît quatre fois par année, en allemand et en français. Abonnement annuel CHF 48.– Publications isolées CHF 15.– Classeur CHF 80.– Classeur vide CHF 10.– Prix sous réserve de modifications. Les membres de Lignum reçoivent le Bulletin bois et le Lignatec gratuitement.

Les droits pour la publication des différents objets présentés restent réservés aux architectes respectifs. Les informations publiées ont été recueillies auprès des concepteurs.

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Bulletin bois 70/2004  

Construire en montagne

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