Page 1

Revue officielle de la Ligue Francophone de Recherches et d’Activités Subaquatiques affiliée à la Fédération Royale Belge de Recherches et d’Activités Subaquatiques - rue Jules Broeren, 38, 1070 Bruxelles - Trimestriel - juin 2018 - Bureau de dépôt : Bruxelles X - N° d’agrément : P301098

No 248

HIPPOCAMPE Lifras Diving Belgium

HMHS Britannic : un rêve pour un plongeur

Marathon Télévie au C.U.P.

1


EDITO

Bientôt les vacances... Bientôt les vacances et le retour du soleil qui nous a tant manqué cette année. Je pense que vous aurez à cœur de profiter de cette période, car ce fut une année assez peu lumineuse du point de vue de la météo. Notre présidente Pilar Ruiz Lopez est devenue pour 2 ans la présidente de la FEBRAS. On doit aussi noter qu’elle a été élue à la CMAS comme présidente de la Commission Féminine et que son mari Marc Allemeersch a été nommé au bureau technique de la CMAS EUROPE. Pour un petit pays comme le nôtre, nous pouvons être fiers d’avoir ces représentations au sein de la CMAS et de la CMAS EUROPE. Il faut noter aussi la participation d’un club de notre ligue au Télévie. Je pense que nous ne manquons pas d’enthousiasme, et que nous pouvons remercier les nombreux plongeurs qui, au travers de ce Télévie, on fait rayonner la Lifras. Bonnes vacances à tous, profitez bien de l’été.

Marc Hiernaux

3


Hippocampe n°248 juin 2018 Revue officielle de la Lifras A.S.B.L. Ligue Francophone de Recherches et d’Activités Subaquatiques affiliée à la Fédération Royale Belge de Recherches et d’Activités Subaquatiques (membre fondateur de la CMAS)

28

Quatre parutions l’an : mars - juin - septembre - décembre Siège social : Rue Jules Broeren, 38 à 1070 Bruxelles Tél. : 02 521 70 21 - Fax : 02 522 30 72 E-mail : lifras@lifras.be Éditeur responsable : Maria del Pilar Ruiz Lopez Rue G.Stocq, 18 1050 Ixelles Gsm : 0477 74 38 17 E-mail : pilarlifras@gmail.com Rédacteur en chef : Marc Hiernaux Rue des Alliés, 20 à 1190 Bruxelles Gsm : 0475 46 09 65 E-mail : marc.hiernaux@skynet.be Comité de rédaction : Sylviane Godin sylviane.godin@gmail.com Robert Henry henry.robert@skynet.be Luc Smit lucsmit@omnipubli.be Rose Kondrativ rose.kondrativ@gmail.com Régie publicitaire : Robert Henry Gsm : 0475 76 77 85 E-mail : henry.robert@skynet.be Correcteurs : Cécile Hauterra Albert Potier Marie-Jo Dauby Florence Crohin Catherine Vincke

6

Infographie : Rose Kondrativ rose.kondrativ@gmail.com Production : Omni Publi sprl info@omnipubli.be Toute reproduction, adaptation ou traduction, même partielle, des articles parus dans ce numéro, est interdite sans l’accord préalable de la rédaction. L’Hippocampe décline toute responsabilité pour les documents et photos qui lui sont envoyés.

10 4


Attention!

Vos articles, photos et publicités de dernière minute pour le prochain Hippocampe doivent parvenir au rédacteur en chef au plus tard le 25 juillet 2018

Sommaire 6 Rencontre PA - TSA 10 Marathon Télévie au CUP

34

14 Mon premier challenge TSA :

ma première victoire

16 Vous souhaitez devenir moniteur enfant? 18 Les radicaux libres 22 Journée recyclage de la plongée enfant 24 La plongée enfant et la profondeur 24 Concours photo Lifras 28 Un club belge en Espagne 32 Championat OBK 2018 34 HMHS Britanic 46 Harry’s Cup 2018

46

50 AG Febras 52 La Commission Féminine met les

femmes à l’honneur

54 AG Lifras 58 Les procédures d’assimilation de

plongeurs et de moniteurs

60 Nouvelles de la CMAS 62 Calendriers des cours et formations

AMB et CFIP

64 Infos utiles 66 La BD des plongeurs 5


Rencontre PA - TSA Avec le soutien de la Commission Plongée Adaptée, en étroite collaboration avec la Commission TSA et la Commission Féminine et celle du photographe Pierre-Bernard Demoulin.

A

la piscine de l’Hélios à Charleroi, le dimanche 25 mars, la 4 e édition de l’organisation du club du CSDC et de Tonino Barbiaux.

Pour l’occasion, la Commission TSA a invité les plongeurs PA et leurs encadrants à prendre part aux nombreux jeux sous-marins spécialement adaptés pour le public présent. Aucune obligation, pas de compétition, juste le plaisir de s’essayer à l’un ou l’autre des quelques quinze à vingt ateliers sousmarins proposés. Sans jambes, sans bras, trisomiques, autistes, paralysés ou sclérosés, ils ont eu l’occasion de se dépasser et de s’amuser. Avec leur compagnon de plongée pour les assister, ils ont pu profiter d’une sacrée organisation rendue possible grâce à la solidarité des volontaires. Les grandes baies vitrées et le soleil ont donné une belle lumière pour immortaliser l’événement. Cette année, nous ont rejoint le club du Nemo’s Diving d’Evere faisant partie de la Nelos. Charles Reyniers, son président, commente la 1ère participation : Piscine Hélios Charleroi 13h30. Alain de Lombaert nous attend de pied ferme au bas des marches de la piscine. Nous sommes 5 PA avec encadrement. Nemo’s Diving vzw (Nelos) participe pour la première fois à une activité de la Commission Plongée Adaptée Lifras et organisée par le CSDC.

6


7


8


Un accueil chaleureux avec un T-shirt en prime nous met immédiatement dans le bain. Après la collation, Laurence Sénéchal, responsable à la TSA, nous fait un briefing et nous donne les explications des différents jeux proposés. 14h30 : début des activités TSA très variées. Après plus de 2 heures passées sous l’eau, nous faisons surface, fatigués mais contents. Au nom de notre école de plongée Nemo’s Diving, je tiens à remercier Tonino et le CSDC pour l’accueil et l’organisation de cette belle journée. Nous en gardons un très bon souvenir et qui sait, à une prochaine fois. Charles Reyniers «Tous ensembles, tous ensembles! Tonino». Il me vient à l’idée ce cri rassembleur. Les valeureux «tsaïstes» n’ont pas ménagé leurs forces pour installer le matériel nécessaire. Fallait voir les puzzles, les bouteilles d’eau (pour le coup immergées), les arceaux, les tableaux, les dessins, etc… Par équipes de 3, un plongeur à mobilité réduite accompagné de ses encadrants s’affaire d’un atelier à l’autre. Que du bonheur! Un grand moment pour la Lifras. Fabienne Descamps Présidente de la Commission Féminine Photos : Pierre-Bernard Demoulin www.plongeephoto.com

9


Interview d’Alain Gallée, du «Marathon Télévie au — Alain, quel est ton brevet aujourd’hui? Aujourd’hui, je suis 3* PPA. Je vais présenter les examens d’Assistant Moniteur en fin d’année et mon objectif, devenir moniteur. —Quel est ton lieu de plongée préféré? Il y a beaucoup de lieux de plongée, près de chez nous… La Zélande, sans hésitation. En carrières j’aime bien plonger à Vodelée. Mais je préfère la Zélande pour sa diversité. Ma deuxième destination préférée est l’Egypte et la Mer Rouge. C’est lors d’une croisière en Egypte que j’ai décidé d’organiser le projet Télévie.

«Comment peut-on la plongée sous-ma au Télévie?»

—Explique… Le Télévie m’a toujours attiré. Parce que la cause contre le cancer me touche. C’est une organisation caritative qui n’a jamais fait l’objet de soupçons et donc c’est un événement qui est rassurant, qui est fait par RTL par des gens qui sont investis. Le public s’approprie cet événement, au final. Comme me le disait Sabrina Jacobs «le Télévie n’appartient plus à RTL, ça appartient au public maintenant». Il y a je pense plus de 1 000 activités Télévie par an. Ce sont des gens comme moi qui l’ont fait spontanément… Donc sur le bateau, on se demandait «comment peut-on associer la plongée sous-marine au Télévie?»… J’ai donc eu l’idée d’organiser un relai sous-marin : une partie avec bouteille, une partie en apnée. J’ai ensuite demandé l’autorisation au comité Télévie. Ils m’ont tout de suite donné le OK. —Ils t’ont apporté un soutien d’une manière ou d’une autre? Le gros avantage est que tu peux vendre les produits Télévie. Et quand tu les vends bien, c’est vraiment un apport financier important, parce que ces produits se vendent bien. Au final, notre club de plongée (CUP) a apporté au Télévie 10.024,22 EUR. —Est-ce que la Lifras t’a soutenu dans ce projet Télévie? La Lifras m’a beaucoup soutenu. J’ai pu utiliser les réseaux de communication de la Lifras pour faire passer l’événement auprès des plongeurs. Pilar Ruiz, présidente de la ligue, m’a mis à disposition des drapeaux, des beachflags et du matériel pour qu’on puisse également faire la promotion de la Lifras. Parce que c’était aussi une opportunité de la faire connaître et de montrer qu’on est solidaires avec le Télévie. Tout le conseil d’administration de la Lifras nous a suivi. Ils ont voté à l’unanimité «oui» pour le suivi du soutien au projet. D’autres clubs se sont joints au nôtre, dont le Calypso, Abyss. Certains clubs appartenaient à la Lifras, d’autres appartenaient à d’autres ligues. Mais en tant qu’organisateur, nous (CUP) avions imposé à l’ensemble des clubs (qu’ils soient Lifras ou non) de respecter les règles Lifras. Et le message est très bien passé. Tout s’est déroulé sans le moindre pépin, sans le moindre accident. 10


organisateur C.U.P.Âť

n associer arine

11


En plus, le spectacle qui a été offert aux gens qui sont venus voir était très beau. Notre partenaire commercial Globe Marine nous a aussi amené beaucoup de monde, que ça soit pour la plongée avec bouteille ou en apnée. Il a mis du matériel de plongée à disposition. Il a apporté des bouteilles. —Pour organiser ce projet, c’est beaucoup de travail? Enormément… Il faut obtenir toutes les autorisations. Parce qu’on a eu la chance que la commune d’Uccle mette la piscine (piscine Longchamp) à disposition gratuitement avec du personnel (gratuitement aussi) pour nous aider dans l’aspect «organisation de la piscine», pour l’utilisation du vestiaire, etc. Mais cela a dû passer en conseil communal, il a fallu avoir l’autorisation de la présidente de l’asbl Piscine Longchamp, l’autorisation du directeur, Patrick De Nutte. Il y a l’aspect organisationnel et réservation des dates et s’assurer que tout soit libre et fin prêt pour ce moment-là. Mais il y a aussi l’organisation «autour» : la recherche de clubs partenaires, de bénévoles pour venir nous aider. On a mis aussi au point un système pour que les gens aient à manger. Parce que la buvette était ouverte, mais ne donnait pas à manger… Donc j’ai installé un stand «sandwichs». Il a fallu organiser la vente de produits Télévie, trouver parmi les bénévoles des personnes se sentant l’âme de vendeur pour vendre les produits Télévie. Il y a aussi la recherche de sponsors. On a ainsi reçu 5 000 EUR de sponsors. Des sociétés diverses, le chauffagiste Elaerts, une compagnie d’assurance (Concordia), un entrepreneur (M-Elion), des sociétés immobilières (Archiservice sa et Galudo sprl, Globe Marine ainsi que d’autres sponsors qui ont choisi de ne pas être cités.

L’équipe CUP avec Sabrina Jacobs 12

Alain Gallée et Pilar Ruiz

«L’aspect caritatif rapproche les gens»


Comité CUP à la remise du chèque Télévie à Walibi

Le stand Lifras

de l’événement »

La recherche de sponsors est un énorme travail. Mais si on fait à nouveau un marathon Télévie l’an prochain, je sais à présent comment m’y prendre pour rechercher efficacement des sponsors. Je connais déjà pleins de sociétés que je pourrai aller trouver et qui pourront intégrer la sponsorisation de notre événement dans leurs budgets. Mais même si l’organisation d’un tel événement demande du travail, c’est aussi une belle opportunité de créer des liens. L’aspect caritatif de l’événement rapproche les gens.

Ce que j’aimerais pour l’avenir, c’est que plusieurs clubs organisent ensemble une activité Télévie. Je pense ainsi à organiser un «Comité Télévie» au sein de la Lifras. Je vais d’ailleurs en parler à Pilar. Et…je vois plus loin encore… pourquoi la Nelos et la Lifras n’uniraient-elles pas leurs forces pour organiser conjointement une activité afin de soutenir «Levenslijn» et «Télévie»? La rédaction

13


Mon premier challenge TSA : ma première victoire!

P

longeur depuis mes 8 ans, j’ai découvert la plongée sous différentes formes. J’ai pu découvrir que la Lifras était représentée par plusieurs commissions, dont la TSA.

Le dimanche 10 septembre 2017, j’ai participé à mon premier challenge à la carrière de Lessines sans savoir réellement ce qu’était la TSA. Avec mes coéquipiers, nous avons formé une équipe multigénérationnelle : moi (15 ans), mon papa JeanMarc (50 ans) et mon ami Jean (28 ans). Nous avions trouvé un nom d’équipe original : My little Poney. 3 épreuves nous attendaient : une épreuve d’orientation, une épreuve d’agilité et une épreuve d’endurance. Je ne m’attendais pas à m’amuser autant et apprécier cette nouvelle discipline. Nous avons réalisé ces épreuves dans une bonne ambiance et face à d’autres équipes sympathiques. Nous avons beaucoup ri, des autres et aussi de nous- mêmes. Pour l’épreuve d’orientation, nous avons battu à plate couture les autres équipes grâce au cap boussole entre les 3 bouées de

14

mon papa. Nous avons eu un chronomètre digne des champions. Pour l’épreuve d’agilité, nous devions transvaser des balles d’un filet jusqu’à un panier.


Cela aurait été facile mais nous devions les faire passer d’abord dans un long tuyau qu’il fallait orienter jusqu’à l’ouverture du panier. C’était l’épreuve la plus rigolote. Pour l’épreuve d’endurance hors de l’eau, nous n’avions pas le meilleur temps mais nous étions bien classés. L’épreuve consistait à pousser un radeau sur 100 m. Arrivés là, nous

devions remplir des verres de champagne d’un liquide bleu jusqu’à la limite indiquée et ensuite, revenir aux pontons. Nous avons passé une très bonne journée et avons pu offrir notre trophée d’or à notre club. N’hésitez pas à participer ! C’est une expérience à ne pas rater ! Lucas Szalies

15


Vous souhaitez devenir Quelles qualités sont-ell Tous les enfants qui veulent faire de la plongée sont passionnés par l’eau. Mais transformez cet engouement en apprentissage efficace... • AVOIR LE SENS DE LA COMMUNICATION Une relation a toujours deux bouts (comme une écharpe) : chacun est responsable de son bout. Cette vision est très profonde car elle nous oblige à nous sentir responsables de : u ce que l’on envoie : messages positifs et négatifs ; u ce que l’on reçoit ; u ce que l’on fait des messages reçus : comment on réagit aux réponses émises par l’interlocuteur. Pour communiquer, nous utilisons bien plus que des mots. Notre gestuelle, notre façon de nous asseoir, de parler et d’établir un contact visuel sont autant de moyens de communication qui influencent les messages que nous transmettons verbalement. Communiquez de manière bienveillante et respectueuse. La confiance naît de la sincérité des échanges, d’autant plus que notre communication non verbale nous trahit. • AVOIR LE SENS DE LA PÉDAGOGIE Enseigner la plongée aux enfants par la Pédagogie du Sens mène aux apprentissages par deux leviers, celui de l’expérimentation, grâce à des activités ludiques, pratiques et du matériel sensoriel visant à favoriser leur faculté à éprouver le monde, et celui de la sémantique, c’est à dire comprendre ce qu’ils apprennent, donner du sens aux apprentissages. • ETRE PATIENT ET TOLÉRANT Nous avons tous des bons jours et des mauvais jours. Et, nombre d’enfants traversent des phases où ils veulent tout et tout de suite, qu’il s’agisse d’un objet ou de notre attention. Cependant, en grandissant, les enfants doivent apprendre que certaines choses ne sont pas possibles immédiatement et qu’elles nécessitent de la patience. Pour déterminer comment réagir, demandez-vous s’il cherche votre attention pour satisfaire un besoin ou pour contenter un désir. Rappelez-vous qu’il faut fixer des limites et faire preuve de cohérence. 16

Soyez aussi tolérant que patient. Un enfant pense d’abord à ses propres besoins et désirs. Il est donc normal qu’il les exprime. Comme moniteur, vous pouvez toutefois lui faire comprendre que certaines demandes sont acceptables et que d’autres ne le sont pas. Valorisez sa capacité à attendre et apprenez-lui à apprivoiser l’attente et la patience. Vous lui donnerez ainsi des outils pour vivre en société. • ETRE MÉTHODIQUE ET RIGOUREUX Qui se plaindrait de travailler avec quelqu’un de rigoureux? N’est-ce pas la précieuse qualité de l’homme appliquée sur qui l’on peut compter? N’est-elle pas indispensable pour inspirer confiance? Si bien sûr. Mais quand la rigueur est entre les mains d’un perfectionniste qui en abuse, elle se meurt et devient rigidité. Serait-ce une bonne raison pour abandonner la rigueur entre les bras du laxisme? Qui ne serait pas tenté de le faire... à tort. L’enseignement de la plongée, et plus encore avec des enfants, exige de la rigueur de la part du moniteur, car il implique un processus, des règles précises. uVeillez à relativiser le cadre par rapport à l’objectif visé; uTenez compte de la réalité changeante; uAcceptez d’envisager tous les possibles y compris ceux auxquels on ne pense pas. Quand la rigueur du geste s’allie à la gymnastique de l’esprit, la créativité peut alors s’exprimer et l’innovation peut décupler la performance. • SAVOIR PRÉVENIR LES PROBLÈMES AVANT QU’ILS ARRIVENT = SÉCURITÉ S’il est bien un point important en plongée, c’est LA SECURITE! En effet, à quoi bon partir sous l’eau si c’est pour prendre des risques inutiles. La plongée est, et doit rester une activité sûre. Il existe une multitude de consignes, toutes aussi importantes les unes que les autres afin d’assurer la sécurité sur site et sous l’eau et de limiter les risques de la plongée sousmarine. Bien évidemment, il n’est rien de mieux que l’expérience pour garantir une sortie «SAFE» et plus vous aurez de la bouteille, plus il vous sera facile de prévoir les risques. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, PRÉVENIR les problèmes avant qu’ils arrivent.


Moniteur Enfant? les requises? • POSSÉDER UN BON ESPRIT D’ÉQUIPE La cohésion et le sentiment d’appartenance à une communauté sont des principes essentiels qui renforcent l’implication personnelle des acteurs, qu’ils soient moniteur, enfant plongeur, parent d’enfant plongeur. La force de l’équipe peut stimuler l’engagement ! Vos émotions positives comme l’enthousiasme, la motivation, l’implication personnelle et l’altruisme... sont contagieux ! Cassez les dynamiques négatives. Mais installez et entretenez des dynamiques positives. Valorisez l’esprit de votre groupe d’enfants ! • SUPPORTER DES EFFORTS PHYSIQUES PROLONGÉS DE MANIÈRE À ÊTRE CAPABLE D’INTERVENIR EFFICACEMENT ET DE NE PAS S’ESSOUFLER

L’attention se base sur les récepteurs sensoriels du cerveau qui gèrent nos sens et correspond à la manière dont le cerveau gère un événement extérieur (un son, une image, une odeur) ou interne (une pensée ou un sentiment) puis porte et maintient cet événement à un certain niveau de conscience. Certains enfants sont hyperactifs ou souffrent de troubles de déficit de l’attention (TDA/H). Cela se manifeste notamment par un déficit de la flexibilité attentionnelle : uil se désengage trop facilement de l’activité en cours à cause d’événements interférents intérieurs (ses propres pensées) ou extérieurs (bruits, événements visuels) à cause d’un mauvais fonctionnement de ses mécanismes d’inhibition, uil peine à écarter l’information non pertinente et à se réengager dans son activité, étant sans cesse attiré par les stimulations diverses.

La motivation est très forte mais il n’est pas aisé de se remettre pareillement en cause quand on n’a plus vingt ans … A l’instar des pilotes d’avion, il faut «des heures de vol» même si la qualité d’un moniteur ne se déterminera pas seulement en fonction des heures passées dans l’eau, encore que ... !

Il vous sera donc nécessaire d’être attentif à ce qu’il apprenne à développer ses capacités d’attention et de concentration de manière autonome et durable.

On devient moniteur enfant quand on se sent capable d’en assumer pleinement les responsabilités et quand on a l’envie de plonger pour les autres. La plongée est un loisir, mais un loisir sportif, et, comme à chaque fois que l’organisme est exposé à des efforts physique avec des enfants, à savoir :

Vous êtes plongeur 3*? Oui, vous pouvez suivre la formation et devenir encadrant en plongée enfant !

porter les bouteilles, mettre en place du matériel didactique, donner son cours, ranger le matériel, … il est indispensable que vous disposiez d’un minimum de condition physique. Ainsi, la plongée se déroulera dans les meilleures conditions et laissera un souvenir impérissable… • ETRE ATTENTIF ET RÉAGIR RAPIDEMENT, EN PERMANENCE, EN CAS D’ÉVÉNEMENTS IMPRÉVUS ET GARDER SON SANG-FROID

Si vous vous reconnaissez dans ces qualités, rejoignez-nous en devenant moniteur enfant!

Vous êtes au minimum AM? Oui, vous pouvez suivre la formation et devenir instructeur en plongée enfant ! Pour l’Atelier Permanent de la Plongée Enfant Marc Allermeersch Valérie Fabre Virginie Gailliez Danièle Goffinet Marc Maréchal

L’attention du moniteur plongée enfant est mise à rude épreuve. Celle-ci se doit d’être constamment en éveil. On l’appelle souvent le poulpe! 17


Les radicaux libres

Amis ou ennemis du plongeur? P

our un être vivant aérobie, l’oxygène est une molécule indispensable à la vie.

Mais aussi les neurones ou d’autres entités comme les follicules pileux, les spermatozoïdes…

L’oxygène est inerte au contact de la matière vivante : il ne réagit pas spontanément, ce qui explique sa teneur élevée dans l’atmosphère (21 %). On le trouve sous sa forme la plus stable c’est le dioxygène 02.

Lorsque l’O2 quitte l’Hb. pour pénétrer dans les cellules, il est toujours sous sa forme stable et inerte. C’est là qu’intervient la «chaîne respiratoire mitochondriale». Au sein des cellules, on trouve des mitochondries, entités plus ou moins nombreuses. Plus la cellule est active plus elle en possède. Les mitochondries sont de petites «usines» qui jouent un rôle capital.

Il est commun de savoir qu’il diffuse via le système alvéolocapillaire et se fixe à l’hémoglobine (98%). Cette protéine véhicule l’oxygène partout dans le corps et le «dépose» à bon port. Toutes nos cellules ont besoin d’oxygène pour fonctionner. Que se soit les cellules constituant un organe comme les reins, un muscle comme le biceps ou le cœur.

Plant cell

Elles transforment l’oxygène de façon à ce qu’il réagisse avec la matière vivante.

Mitochondrion

Un peu de chimie… C’est une réaction dite d’oxydo-réduction intervenant avec le cycle de Krebs. L’oxydation est une perte d’électron (A) La réduction est un gain d’électron (B) C’est donc un transfert d’électron d’un composé A vers un composé B. Dans un premier temps l’02 est un accepteur d’électron (B). Il subit la réduction et fixe un électron. A ce moment, l’02 devient un anion superoxyde, susceptible de donner un électron (A). Cette propriété rend l’02 très réactif du fait de la tendance de cet électron à se réapparier, déstabilisant ainsi d’autres molécules.

18


Chargé de cet électron célibataire, l’02 est capable d’oxyder les lipides et protéines pour produire l’énergie dont nos cellules ont besoin. … Les molécules ainsi transformées deviennent à leur tour d’autres radicaux libres et initient ainsi une réaction en chaîne. Dans nos cellules, nous avons donc 2 types d’oxygène : - Le dioxygène en dehors des mitochondries - L’oxygène chargé d’un électron dans les mitochondries Dans les conditions physiologiques environ 0,4 à 4% des électrons s’échappent des mitochondries et réagissent avec l’O2 dissout dans le reste de la cellule (cytoplasme). Nos cellules consomment donc l’O2 produisant ainsi de l’énergie. Au même titre que nos voitures qui consomment du carburant et produisent des particules fines …de cette chaine respiratoire sont produits des «déchets» sous forme des dérivés réactifs de l’oxygène (ROS). Les espèces oxygénées réactives sont des produits normaux du métabolisme. Leur production basale correspond à 3 % de la quantité totale d’oxygène consommé. C’est dans les ROS que l’on trouve nos radicaux libres (RL).

La production d’espèces radicalaires est donc physiologique et liée à l’activité physique ainsi qu’à l’intensité d’oxygénation. Heureusement, notre organisme possède des défenses efficaces. On les appelle les anti-oxydants. Ce sont des enzymes, des oligo-éléments (Sélénium, Zinc, Cuivre…) et des vitamines (Vit C et E …). La vitamine E se trouve en quantité variable dans les huiles (olive, soja, mais) et dans les noix et noisettes. La plupart des mammifères sont capables de synthétiser de la vitamine C dans le foie ou les reins excepté l’homme. Un apport journalier de 100mg par jour est nécessaire (les fruits frais).

Le zinc est présent dans les viandes et poissons mais aussi dans les légumes secs et céréales complètes. Le cuivre est présent dans le son, l’avoine, le seigle et le foie de veau. Il existe donc un équilibre entre formation de RL et anti-oxydants. Quand celui-ci est rompu, on parle de stress oxydatif.

Un radical libre est constitué par tout atome ou molécule possédant un électron célibataire.

Les radicaux ont une durée de vie très courte, agissent à concentration très faible et en très peu de temps. Ceci leur confère un effet local par rapport à leur lieu de production. En fait, ils sont à la fois amis ; Citons leurs effets antibactériens quand ils sont produits par nos globules blancs ou encore le processus de fécondation car produit par les spermatozoïdes, ils percent la paroi de l’ovule. Et ennemis ; Citons le peroxyde d’hydrogène (H2O2) ou eau oxygénée qui, présent au niveau des follicules pileux, explique les cheveux blancs ou encore l’oxydation des LDL qui forme les plaques de cholestérol de nos artères.

Le stress oxydatif est lui pathologique. Il est observé lorsque la production des espèces oxygénées réactives (ROS) dépasse les capacités de défense des tissus. Les RL sont à la base de l’intoxication à l’O2 et ils s’attaquent alors aux lipides et protéines qui composent nos cellules. 1. La première ligne de défense fait intervenir des molécules antioxydantes servant de tampon immédiat (oligo-éléments et vitamines) 19


2. La deuxième ligne de défense est l’activation du système enzymatique 3. La dernière ligne de défense (moyen ultime) pour éviter des effets trop délétères sur l’organisme est l’apoptose càd la mort de la cellule.

En fonction de leur nature, ils stimulent ou ils inhibent le neurone. En cas d’exposition excessive à l’02, en augmentant la Pp02, la concentration tissulaire en oxygène augmente la production d’espèces radicalaires dans les mitochondries.

Les facteurs augmentant la production des ROS :

Les RL qui en découlent peuvent interférer avec la conduction nerveuse.

Facteurs environnementaux Facteurs endogènes

Ils abiment directement les cellules nerveuses avec le risque d’aboutir à l’apoptose ou agissent sur les neuromédiateurs. L’un de ces neurotransmetteurs est le GABBA ; il possède des propriétés inhibitrices càd qu’il bloque le neurone en aval. En fait, il régule l’activité d’autres neurones excitateurs. Ceci permet un fonctionnement en alternance des différents types de neurones.

1. Radiations et U. V

1. Hyperglycémie (diabétique)

2. Métaux lourds

2. Hyperlipidémie

3. Médicaments

3. Inflammation

4. Les pesticides et solvants 4. Hyperoxygénation (O2 hyperbare) industriels 5. Infections

5. Choc septique

Les RL vont dégrader le neuromédiateur GABBA diminuant le rétrocontrôle. Le risque est évidemment la crise hyperoxique. C’est le résultat d’une décharge neuronale (c-à-d des cellules nerveuses) excessive et hypersynchrone (toutes les cellules réagissent en même temps, alors que d’ordinaire, elles fonctionnent en alternance). Souvent comparée à une crise d’épilepsie, il est essentiel de comprendre que la cause est exclusivement liée à l’augmentation de la PpO2.

Notre hygiène de vie est un élément essentiel et nous ne pouvons pas toujours éviter les polluants liés à l’environnement. Notre souci aussi est l’hyperoxygénation. La plongée en air enrichi, les paliers de décompression à 80100%, le caisson hyperbare…. Je vous rassure, après un palier de déco à 80%, vous ne sortirez pas avec plus de cheveux blancs ou avec une fertilité accrue. Il y a une notion de temps d’exposition et de réactivité des cellules. Les premières concernées sont les cellules nerveuses par leur grande dépendance à l’oxygène. Au niveau du cerveau, on parle de neurone. Les neurones communiquent entre eux par leurs synapses. Mais ces synapses ne se touchent pas directement. L’information est transportée par des substances chimiques appelées neuromédiateurs.

20

Un plongeur souffrant d’une crise hyperoxique n’est pas épileptique et ne le deviendra pas pour autant. De la même façon qu’en revenant en surface, votre plongeur sera certainement inconscient et sa prise en charge sera la même qu’un plongeur supposé noyé. Il devra donc être mis sous 02 thérapie devenue anodine puisque de nouveau à PpO2 à 1bar (=100% à Patm.). Alors amis ou ennemis, comprenons qu’encore une fois, nous sommes notre pire ennemi et que les RL ne font que leur boulot ! Soyons rigoureux dans notre planification, attentifs lors de la plongée et surtout veillons à notre hygiène de vie au quotidien. Gaëtane Maturin MF 1048


:

:

21


Journée recyclage de la Plongée Enfant MERCI pour votre présence! L’événement a été un énorme succès. L’Atelier Permanent de la Plongée Enfant a reçu pas moins de 50 personnes. Retour sur cette journée, riche en découvertes et en partage. Le samedi 5 mai, à partir de 9h00, le C.A.S.H. a ouvert les portes de La Croisette à tous les instructeurs et encadrants en plongée enfant. La matinée a débuté avec Marc Allemeersch, qui a fait un état des lieux des dernières normes en vigueur en plongée enfant. Le Docteur Guy Vandenhoven a pris le relais pour relater l’évolution de la plongée enfant et les avancées des recherches en médecine. Les invités, venus des quatre coins de la Belgique, ont pu ainsi poser des questions, se nourrir des nouvelles avancées et partager leurs expériences et leurs savoir-faire, parfois, autour de certaines problématiques. Lors de la seconde partie de la matinée, simultanément, plusieurs ateliers étaient proposés, en passant par celui animé par Danièle et Virginie qui évoquent la structure d’une préparation et la réalisation d’une leçon en piscine en vue de la certification d’un candidat instructeur ou encadrant. Puis, celui de la TSA, animé par Thibault et Laurence, dont la pratique des techniques subaquatiques représente et illustre un excellent moyen pour les plongeurs, enfants ou non, de s’entraîner et de continuer à apprendre des techniques tout en s’amusant. Pour terminer par le partage d’expériences, la découverte des toutes dernières innovations de jeux de Valérie, ou encore échanger sur les projets de demain. Avec un peu d’imagination, tout devient un jeu !

22

Un moyen qui permet une meilleure approche, et qui a une raison d’être dans la formation de nos dauphins Cette journée conviviale fut clôturée par un barbecue suivi d’une plongée.


PHOTO

CAP D’ABELLE

BANYULS SUR-MER

LES 3 MOINS

RESERVA MARINA DE BANYULS

CERBÈRE PORTBOU

PUNTA FALCÓ

PUNTA GATILLEPIS PUNTA CLAPÉ BETA BLANCA

ILLA GROSSA

PARC NATURAL DEL CAP DE CREU ET E

Si nous en sommes là aujourd’hui c’est grâce à vous. MERCI !

RA R

L’E

’O

MA SS AD

EL PORT DE LA SELVA

NC AL

LA

DO

CU L

W OO DS ID

IP

AD

EL

LP

LA

DE

IT

LM

OL

Í

OS GR BA U

P CA

FA R

LLANÇÀ

LA

C’était, pour tous, une grande réussite, qui a permis de partager notre univers et de créer des liens encore plus forts. Nous tenons donc à remercier tous les participants, pour leur présence et leur implication.

ZONA D’ESPECIAL INTERÉS PESQUER COLERA-PORTBOU

MO

COLERA

B

CADAQUÉS

Pour l’Atelier Permanent de la Plongée Enfant ROSES

Marc Allemeersch Valérie Fabre Virginie Gailliez Danièle Goffinet Marc Maréchal

EMPURIABRAVA

DIVING CENTER COLERA - 17496 COLERA

DIVING CENTER COLERA · 17496 COLERA · COST COSTA BRAVA NORD - GIRONA - ESPANYA Tel. 0034 972 389 018 · www.divingcentercolera.

0034 972 389 018 - INFO@DIVINGCENTERCOLERA.COM

WWW.DIVINGCENTERCOLERA.COM

23


CONCOURS P

En 2017 a eu lieu le premier concours photos Lifras (voir Hippocampe 246). Plus de 22 participants, beau succès pour cette édition. Voici les 5 photos retenues par le jury composé des instructeurs photos 1* et du Bureau de la Commission Audiovisuelle. Félicitations aux photographes. Les organisateurs attendent encore plus de candidats pour la prochaine édition en 2018.

Coup de coeur : Michael Dufranne

24

Macro : Michael Dufranne


HOTO LIFRAS

Paysage : Yves Dohlen

Plongeur : Yves Dohlen

25


Poisson : Cathy Grimonpont

Deuxième concours de la Commission Audiovisuelle Lifras Samedi 13 octobre 2018 aura lieu notre deuxième concours photos. Nous «flasherons» dans une carrière liégeoise. Le concours est ouvert à tous les membres de la Lifras. Les modalités d’inscription et le règlement seront disponibles dans le courant du mois d’août, sur le site de la Lifras et le Facebook de la Commission Audiovisuelle (ses membres recevront un email avec les liens utiles). David Nabet Commission Audiovisuelle 26


Liquidation totale de matériel de deuxième main

• Baptême • Exploration • Formation © Fred DI Meglio

Contact : Fabienne HENRY 11, avenue de la Viguerie - 13260 CASSIS Tél. : +33 (0)4 42 01 87 59 Port. : +33 (0)6 89 55 82 96 fabienne2k6@narval-plongee.fr www.narval-plongee.com 27


Un club belge en Espagne

L

e club «Odysea» se trouve à Torredembarra, à 80 km de Barcelone, ville culturelle et mondialement connue et à 20 km de Tarragon qui fut la deuxième ville la plus importante à l’époque romaine et dont de nombreux vestiges permettent des visites historiques vraiment intéressantes. Le club donne directement sur le port, c’est un jeune club tenu par des jeunes moniteurs de plongée belges. Ce club fonctionne depuis 5 ans et offre différentes possibilités aux plongeurs. Les plongeurs trouveront une structure professionnelle et efficace en saison. Pour les accompagnants qui ne plongent pas, beaucoup de centres d’intérêt s’offrent à eux, de visites intéressantes et la possibilité de se reposer auprès d’une piscine pendant que le conjoint va plonger. La structure du centre permet la venue de groupes allant jusqu’à 24 personnes. Le centre dispose de tout le matériel de plongée disponible à la location.

28

L’accueil se fait de manière simple et conviviale, il suffit au plongeur de se présenter au club en règle de cotisation, de brevet, de visite médicale et assurance, comme partout d’ailleurs. Les plongées se font au départ de pneumatiques très bien équipés avec des échelles perroquet et des moteurs de 200 cv, pouvant accueillir chacun 12 plongeurs. La sécurité à bord est complète : oxygène, VHF, échosondeur, GPS... Les deux moniteurs responsables du centre, Maxim et Denis, ont pour vocation de former principalement des brevets une et deux étoiles. Pour cela le club dispose d’une piscine principalement pour les membres du club. Ce qui leur permet de peaufiner leurs formations de manière efficace avant de la pratiquer en mer. Il y a aussi une mise à l’eau à partir de la plage, le long de la jetée (riche en vie marine), ce qui permet de faire des baptêmes intéressants.


29


D’autre part le centre organise 3 sorties quotidiennes avec des profondeurs maximum de 40 m. Le plus souvent les profondeurs sont de 20 à 30 m. Ceci permet à tous les plongeurs de faire des plongées agréables et en toute sécurité, la règle étant de faire de la plongée No Deco. Parmi les sorties plongées, il est possible de visiter des épaves ainsi que des grottes sous-marines. Adjacent au centre, un restaurant tenu par Sarah la maman de Maxim, où les plongeurs pourrons déjeuner et déguster la fine cuisine espagnole ou des entrecôtes frites à des prix démocratiques. Bien évidemment vous trouvez toute une série de bières belges. Pour le logement plusieurs options sont proposées par les responsables du centre, à savoir pour un groupe de 10 plongeurs, il y a une maison d’hôtes. Pour des groupes plus importants jusqu’à 24 plongeurs, il y a la possibilité de louer des bungalows de luxe dans un Ressort avec piscine, plage privée et de nombreuses animations. Pour s’y rendre, soit en voiture, soit en avion avec un vol direct sur Barcelone et ensuite louer une voiture, soit prendre le train à Barcelone jusqu’à la gare de Torredembarra. Pour résumer, l’«Odysea» est un club très agréable, offrant de nombreuses possibilités, et non négligeable, à des prix très intéressants. La rédaction

Infos : Odysea Diving Center Port de Torredembara 43830 Torredembara Espagne +34 63 65 69 21 info@odysea.cat

www.odysea.cat

30


Ma

xim

S ar ah

De

nis

31


Championnat de Belgique de photographie sous-marine et vidéographie OBK 2018 La nouvelle édition OBK 2018 du championnat «Open» de Belgique de photographie et vidéo est officiellement ouverte ! Pour les photos, il y a 5 catégories : . Portrait de poisson. . Macro. . Grand angle. . Grand angle avec modèle. . Thème choisi pour 2018 est facile «arthropodes».

Deux niveaux coexistent : les juniors qui débutent (j’en fais toujours partie avec le même enthousiasme qu’il y a, déjà, quatre ans !) et les masters, pour les professionnels de l’image.

Il y aura bien sûr les homards en Zélande et les écrevisses à Ekeren à photographier mais pour les biologistes en herbe rien n’empêche d’immortaliser les Hémimysis ou encore les larves de demoiselles. Le championnat «Open» concerne exclusivement la Zélande au mois de mai et Ekeren au mois de septembre 2018. Les dates ont déjà été communiquées : entre le 10 et 16 septembre 2018 pour les photos en eau douce. En ce qui concerne les vidéastes, ils auront la possibilité, s’ils le souhaitent, de réaliser l’ensemble de leurs rushs en Zélande (que ce soit en mai ou en septembre). Je vous invite à lire le règlement pour connaître toutes les subtilités du concours. L’envoi des photos au jury se fait sous format électronique via WeTransfer. Cela permet de gagner du temps et simplifie la vie des photographes et des vidéastes.

Pour la partie photo, les frais d’inscription pour le championnat «Open» est de 5 € et de 25 € pour le «Festival». En ce qui concerne les vidéos, les frais varient en fonction de la participation souhaitée. La proclamation des résultats aura lieu le 17 novembre 2018 à TODI, magnifique endroit rempli de poissons d’origine des lacs africains. Des informations détaillées seront publiées et diffusées par les canaux de communication habituels. Vous pouvez aussi m’envoyer un mail à l’adresse : cathygrimonpont@gmail. com. Dans le cadre de ce concours, notez déjà dans vos agendas que la Commission Audiovisuelle de la Lifras organisera une sortie à Ekeren en date du samedi 15 septembre 2018. Inscrivez-vous sur le site Facebook de la Commission Audiovisuelle de la Lifras (https://www.facebook.com/ groups/cav.lifras/?fref=ts) pour ne manquer aucune information !

A côté du championnat «Open», il y a le «Festival». Les cinq catégories sont identiques mais surtout les photos peuvent venir du monde entier et peuvent être retravaillées. Ce qui n’est pas le cas pour la partie «Open».

DÉCOUVREZ LES

Cathy Grimonpont

SITES CACHÉS DES PLONGEURS GRECS www.ioniandivecenter.com

Liko - www.lifendive.com

Le centre belgo-grec Ionian Dive Center situé en Grèce, à Marathopoli, Péloponnèse, propose des plongées individuelles ou en groupes sur des sites pratiquement vierges.

32

Ionian Dive Center

info@ioniandivecenter.com Pierre Callens +32 475 97 37 63


33


HMHS Britannic Un rêve pour un plongeur Au printemps 2017, j’ai contacté Randy, un ancien compagnon de plongée, pour savoir s’il voulait aller plonger à Malte sur le HMS Russell (à -120 m), un croiseur de la Première Guerre mondiale, qui a sauté sur une mine en 1916. «Désolé, dit-il, j’aurais aimé, mais j’ai déjà un projet pour plonger sur épaves au large des côtes d’Irlande du Nord et ensuite je pars en expédition sur le Britannic.»

Expédition? Britannic? Cela semble vraiment intrigant. «S’il y a une place supplémentaire disponible, fais-le moi savoir», je le dis plein d’espoir, même si je sais que c’est très improbable. «Ce n’est pas impossible, dit Randy, parce qu’il y a eu une annulation. Essaye de contacter de ma part Pim van der Horst (le chef de l’expédition).» Quelle chance pouvais-je avoir de pouvoir en faire partie? Habituellement, ce type d’expédition est réservé aux plongeurs les plus expérimentés du monde, souvent des plongeurs professionnels. Pim, le chef de l’expédition a obtenu un permis des autorités grecques pour plonger sur l’épave pendant 10 jours au début d’octobre. Trois semaines plus tard, je reçois son approbation et … je paye mon acompte.

à «seulement» 120 m de profondeur. C’est donc la seule véritable opportunité de découvrir ces bateaux de légendes et … de tragédies. Et enfin, c’est un challenge! C’est loin d’être simple de plonger sur cette épave. Non seulement nous sommes loin des limites normales de la plongée loisir mais en plus, administrativement, il est obligatoire d’obtenir la permission des autorités grecques ainsi que du propriétaire de l’épave, l’anglais Simon Mills.

POURQUOI LE BRITANNIC EST-IL LE GRAAL DES PLONGEURS D’ÉPAVES? Premièrement, c’est le jumeau du plus célèbre navire du monde : le Titanic. Il fait partie d’une série de navires à passagers, Olympic, Titanic et Britannic, tous 3 commandés par la White Star Line et construits au chantier Harland & Wolff à Belfast dans la période 1910-1914. C’était alors les plus grands et les plus luxueux paquebots du monde avec une longueur d’environ 270 m, largeur de 28 m et hauteur de 53 m, des géants de plus de 52 000 tonnes de déplacement. Le Britannic est le dernier construit des trois navires et aussi le plus grand des 3 frères (environ 6 m plus long, 1 m plus large et 2 000 tonnes plus lourd) suite à l’expérience des problèmes de stabilité de la coque de l’Olympique et plus tard des portes étanches du Titanic. Deuxièmement, alors que le Titanic fortement détruit a sombré au fond de l’océan Atlantique à 3 800 m de profondeur et que l’Olympic a été démantelé en fin de carrière en 1935, le Britannic, lui, est toujours en très bon état au fond du détroit de Kea au large d’Athènes

34

De plus, comme l’épave est enregistrée comme tombe de guerre, les autorités britanniques sont en principe également tenues de donner leur autorisation. Tout cela prend beaucoup de temps, de la part des organisateurs, de la persévérance et coûte beaucoup d’argent. Au fil des ans, il n’y a eu que quelques expéditions qui ont été autorisées à plonger sur l’épave et même avec de très sérieuses restrictions (interdiction de pénétration par exemple).


«Le jumeau du plus célèbre navire du monde : le Titanic» 35


L’HISTOIRE DU NAUFRAGE : Le Britannic fut lancé au début de la Première Guerre mondiale (donc après le tragique naufrage du Titanic en 1912) non pas en tant que paquebot, mais en tant que navire-hôpital pour servir les troupes britanniques dans le cadre de la campagne de Gallipoli en Turquie. Après moins d’un an de service en tant que navire-hôpital, il sauta en 1916 sur une mine dans le détroit de Kea en se rendant à Gallipoli. Malgré les améliorations apportées à la coque et surtout aux volets étanches, le navire sombra en moins de 55 minutes, soit le tiers du temps mis par le Titanic pour couler. La plupart des 30 victimes du naufrage sont mortes dans des circonstances tragiques, car les canots de sauvetage ont été brisés par le brassage des hélices dû à la gîte alors que le capitaine Charles Bartlett, dans un dernier recours désespéré pour sauver le navire, tentait de le faire échouer sur la plage de Kea. Bien que beaucoup aient cherché l’épave du HMHS Britannic, elle n’a été découverte qu’en 1975 par Jacques Cousteau qui l’a trouvée à plusieurs milles nautiques de la position officielle du naufrage. Cousteau et son équipage ont ensuite plongé sur l’épave, mais en raison de l’équipement relativement primitif alors disponible à cette époque, le temps de fond était limité (environ 15 minutes) par rapport aux options actuelles (environ 30 minutes). Malgré cela, ce fut une réussite impressionnante au cours de laquelle ils utilisèrent les méthodes les plus récentes 36


connues jusque-là, méthodes seulement employées par la plongée militaire et commerciale (par exemple une chambre de décompression submergée). Ainsi, en raison des conditions difficiles de la plongée, des grandes ressources nécessaires et des restrictions sur les équipements de plongée, il aura fallu 20 ans pour qu’à nouveau d’autres plongeurs puissent accéder à l’épave. Parmi les premiers figurent une équipe de plongeurs techniques des les plus expérimentés et dirigée par Kevin Gurr, avec la participation de Dave Thomson et des frères Richard et Ingemar Lundgreen qui ont plongé 5-6 fois sur cette épave en 3 semaines. Quand j’ai demandé à Dave Thomson s’il avait des conseils à prodiguer pour plonger sur cette épave, il m’a dit: «C’est une épave absolument fantastique : vous allez adorer, mais vous ne devriez même pas envisager d’y plonger sans scooter. Le courant y est imprévisible et vous ne savez pas si sa direction à la surface est la même qu’au fond sur l’épave. Et il peut être si fort que vous pouvez à peine vous tenir à la ligne d’ancrage.» Inutile de dire que j’ai équipé mon scooter avec une nouvelle batterie d’une autonomie de plus de 3 heures, spécialement fabriquée pour la circonstance. Un pré requis normal pour plonger sur des épaves de cette profondeur est que vous y plongez avec un recycleur afin d’obtenir un temps fond raisonnable ainsi qu’une marge de sécurité suffisante en cas de problème. Avec un système ouvert, il est pratiquement impossible de transporter suffisamment de bouteilles des différents mélanges gazeux pour atteindre un temps de fond de plus de 20 minutes à la

profondeur du Britannic, sans parler de la facture d’hélium et d’oxygène ni de la logistique pour remplir toutes ces bouteilles. Donc, je plonge avec un recycleur JJ-CCR, créé par Jan Pedersen de Præstø et réalisé artisanalement avec une remarquable précision. Il est souvent appelé par la communauté « le 4x4 des recycleurs » parce qu’il est simple à utiliser, il fonctionne selon le principe dit KiSS et a la réputation d’être extrêmement fiable. Ce n’est pas pour autant que l’on puisse dire qu’il est simple de plonger en recycleur ! Par conséquent, l’expérience exigée pour les participants de l’expédition sort également de l’ordinaire avec l’obligation de prouver minimum 10 plongées à -100 m et 100 plongées trimix. Et c’est bien utile lorsqu’on regarde les caractéristiques spécifiques aux plongées sur le Britannic, où le temps de plongée total prévu est estimé à environ 3 h, l’utilisation de scooter, le port de 3 bouteilles de bail out (qui ne sont utilisées qu’en cas de panne du recycleur) ainsi que la redondance de tout l’équipement essentiel. En préparation de cette expédition, j’ai accompagné une partie de l’équipe à s’entraîner sur les épaves profondes de Villasimius en Sardaigne (y compris San Marco -107 m) ainsi qu’un voyage à Arenzano, où nous avons plongé sur l’Amoco Milford Haven (max 84 m) ainsi que U455 (118 m max) pour être sûr que notre équipement était en ordre et que la configuration ainsi que les plans de plongée étaient à la hauteur du défi.

«C’est une épave absolument fantastique : vous allez adorer, mais vous ne devriez même pas envisager d’y plonger sans scooter. Le courant y est imprévisible et vous ne savez pas si sa direction à la surface est la même qu’au fond sur l’épave. Et il peut être si fort que vous pouvez à peine vous tenir à la ligne d’ancrage.» 37


Vu que le centre de plongée de Kea, notre camp de base, est normalement un centre de loisirs, il fut nécessaire d’apporter presque tout l’équipement sur place y compris les bouteilles de paliers. C’est ainsi que mes deux collègues belges et moimême avons envoyé une grande partie de notre matériel par camion dans deux grandes caisses d’un poids total de plus de 300 kg, en plus de notre équipement de plongée normal de 50-60 kg, transporté lui par avion jusqu’à Athènes. Après un long voyage en avion, puis en voiture et en ferry, à notre l’arrivée à Kea, a commencé un travail d’assemblage de tous les équipements, de mélange de gaz pour les recycleurs et les bouteilles de bailout et en vérification de la pleine charge de toutes les batteries. Le gaz de fond standard utilisé était un TX 8/70 et comme bailout, la plupart des participants avaient choisi de plonger avec 3 x 12l Alu avec respectivement TX 12/60, TX 20/35 et

38

NX 72 comme compromis entre la sécurité et la commodité. De plus, une NX 50 était placée sur la ligne d’ancrage à -21 m ainsi que de l’oxygène pur au palier de déco. La durée standard d’une plongée était de 25 minutes (temps de descente inclus), ce qui donne une plongée totale d’environ 3 heures selon le plan de décompression choisi. Ensuite, toutes les prévisions météorologiques disponibles ont été analysées pour évaluer le meilleur moment de mise à l’eau. Idéalement, la vitesse du vent doit être inférieure à 5 nœuds (~ 8 m / sec) et la hauteur des vagues inférieure à 1 mètre. Et en même temps, le courant au-dessus de l’épave doit normalement être inférieur à 1 nœud. Ces trois éléments combinés font que vous ne pouvez habituellement plonger qu’une fois tous les 3 jours en octobre. Heureusement, les perspectives étaient bonnes avec 2 jours de plongée possibles dès le début, ce qui a provoqué une activité trépidante à peine débarqués au centre de plongée.


39


LES PLONGÉES : Le premier jour, il y avait encore trop de vent pour plonger sur le Britannic et nous avons donc choisi de plonger sur la deuxième épave incluse dans nos autorisations, à savoir le navire de ligne SS Burdigala (183 m de long et 20 000 tonnes), qui est debout sur un fond de 70 m, un peu plus près de la côte et mieux protégé des intempéries. Le Burdigala est une très belle épave qui mérite à elle seule un voyage à Kea. Il est assez similaire au SS Polynésie, au large de Malte, mais est en bien meilleur état (même s’il est en deux parties) grâce au fait qu’il est lui aussi soumis aux mêmes restrictions que Britannic et n’est donc que très rarement visité.

«L’épave semble être en très bon état après plus d’un siècle au fond. Elle est magnifiquement envahie par les coraux et les algues aux couleurs vertes et jaunes et il n’y a aucun dommage visible à la partie arrière de l’épave.»

40

Après une plongée d’environ 2 heures sur ce Burdigala avec une visibilité d’environ 35-40 m, tout l’équipement et les configurations ont été testés et étaient fin prêts pour le lendemain. Au vu de la météo qui semblait s’améliorer, les responsables du centre et le chef de l’expédition sont sortis pour placer la ligne d’ancre sur la poupe du Britannic près des hélices, tandis que le gros de la troupe éprouvait sa patience en peaufinant l’équipement pour le lendemain. Dans la matinée, l’ambiance était bonne avec un temps ensoleillé et seulement 6-7 m / s de vent, donc tout était prêt et semblait idéal pour plonger. Mais sous la bonne humeur on pouvait aussi ressentir une certaine tension. Tension que nous ressentions tous face à une plongée aussi profonde sur une épave aussi grande et en redoutant les conditions de courant et de visibilité. Justement, le courant sur l’épave le matin était si fort que les bouées étaient partiellement noyées sous la surface rendant de facto la plongée impossible avant l’après-midi avec l’espoir que le courant diminue.


Après le déjeuner, nous avons appris que le courant était tombé à environ 1 nœud et tout le monde a commencé à charger l’équipement sur le bateau de plongée. Imaginez ; 11 plongeurs chacun avec recycleur, scooter et 3 bailout plus les bouteilles supplémentaires pour la corde d’ancrage, cela occupe beaucoup d’espace. Vous devez être extrêmement disciplinés pour faire fonctionner tout cela sans heurt pour éviter le chaos dans les équipements. Quand nous sommes arrivés aux bouées de balisage du Britannic, il y avait encore du courant, mais pas assez pour ébranler notre confiance en nous. La première équipe a dû vérifier que l’ancre était fermement fixée sur l’épave pour ensuite notifier la surface à l’aide d’une bouée-marqueur,

le feu vert pour les autres palanquées. La deuxième équipe composée de 3 plongeurs est ensuite descendue sans scooter. Après une attente supplémentaire de 10-15 minutes, je pouvais finalement effectuer ma mise à l’eau avec mon équipe composée de mes deux amis belges Karl et Mattie avec qui j’avais déjà plongé à Malte et en Belgique. Tout de suite, il est devenu clair que le courant était un problème sérieux car il faisait au moins 1 nœud et la ligne d’ancrage était trop longue. Heureusement, nous avions des scooters relativement puissants avec nous, donc nous sommes descendus rapidement sur l’épave (ndlts : ces scooters sont capables de contrer des courants de 3 nœuds). L’équipe avant nous sans scooters a rapidement rencontré des problèmes et un seul d’entre eux a réussi à atteindre l’épave. Les deux autres ont atteint seulement 20 et 60 m avant d’abandonner. En cours de descente, nous avons rencontré la première équipe à la remontée ainsi que le dernier membre de la deuxième équipe qui a seulement pu rester 5 minutes sur l’épave. Enfin, l’épave apparaît à environ 70 m. C’est le côté bâbord et l’hélice bâbord qui se détache lentement du crépuscule vers -85-90 m. L’épave semble être en très bon état après plus d’un siècle au fond. Elle est magnifiquement envahie par les coraux et les algues aux couleurs vertes et jaunes et il n’y a aucun dommage visible à la partie arrière de l’épave. Elle est intacte, dominée par l’énorme hélice bâbord d’un peu plus de 7 m de diamètre et par les 2 jeux de bossoirs dépassant de plus de 10 m le pont supérieur. L’autre chose immédiatement remarquable est le pont de promenade qui s’ouvre comme un corridor sur une série d’ouvertures bâbord et qui facilite notre orientation. Après avoir passé quelque temps à bâbord pour se repérer sur cet énorme mastodonte, nous glissons le long de l’épave et descendons ainsi sur ce qui constituait autrefois le pont supérieur du Britannic. Maintenant seulement, il est tout à fait clair que l’épave gît sur le fond de la mer Égée depuis plus de 100 ans, parce qu’il est vraiment difficile d’identifier les différentes parties du pont supérieur. Tandis que les minutes passées à se repérer défilent sur nos ordinateurs, le temps déco lui, s’accumule à la vitesse de l’éclair. L’accord entre nous était que nous devions retourner à la ligne d’ancre quand nous avions atteint un TTS (temps total de remontée en surface) d’environ 125-130 minutes. Il est dur de devoir quitter de cette épave incroyable, mais l’idée de plus de 2 heures de décompression avec un courant inconnu sur la ligne d’ancrage, nous a motivé à quitter le fond. Au début, le courant relativement doux (de ~ 0,5 nœuds) ne nous a pas dérangé, mais il est devenu de plus en plus fort, passant depuis les 60-70 m à 2 nœuds au palier de déco à 6 m, où la ligne tremblait sous la charge. Heureusement, notre équipe avait de bons scooters avec une autonomie suffisante, ce qui nous a permis de soulager nos bras et la ligne d’ancrage qui était sous forte charge avec jusqu’à 9 plongeurs en déco et imaginez, une résistance à l’eau semblable à un CX de camion. Nous étions donc bien fatigués de retour sur le bateau de soutien, mais heureux d’avoir réussi la première plongée sans problème, même si les deux plongeurs qui n’ont pas atteint l’épave étaient déçus. Pour les 2 jours suivants, malheureusement, les prévisions météo étaient mauvaises, et ensuite cela devait s’améliorer sensiblement.

41


Maintenant nous savions que l’équipement et la configuration fonctionnaient de manière satisfaisante. Ainsi, les jours suivants, nous avons affiné l’équipement et tous les accords mutuels, à la fois au sein de l’équipe et entre les différentes équipes. Ainsi, notre palanquée a été déplacée en tant que deuxième équipe à cause des problèmes liés aux plongeurs sans scooters qui avaient causé des retards et ont rendu plus difficile la mise à l’eau en respectant des intervalles raisonnables. Ensuite, la ligne d’ancrage devait être raccourcie d’environ 40 m afin que nous puissions descendre plus rapidement jusqu’à l’épave, avec ou sans scooter. La plongée suivante a eu lieu trois jours plus tard dans des conditions presque idéales : plein soleil, force du vent de 2 à 3 et creux de 0,7 m max. Nous avons encore plongé sur la poupe de l’épave. En tant que premier homme de la deuxième équipe, je devais être prêt à me mettre à l’eau en même temps que la première équipe pour pouvoir aider en cas de besoin. Lors de cette plongée, Peter a eu des problèmes avec un capteur sur son recycleur et sa plongée s’est donc terminée avant même qu’elle ne commence. J’ai donc dû changer d’équipe, afin que Dave ait un compagnon de plongée. Ce qui ne fut pas un problème car grâce à cela j’ai eu le meilleur photographe du voyage comme binôme. Cette fois tout s’est bien déroulé : presque pas de courant, de très bonnes conditions d’éclairage et maintenant, nous savions comment nous orienter sur le colosse. Les photos de Dave ainsi que sa vidéo montrent clairement à quel point les conditions étaient bonnes (https://www.youtube.com/watch?v=GhRkfG6Y9_Q), avec une visibilité jusqu’à environ 40 m. Bien sûr, nous devions prendre également LA photo de signature devant la plaque commémorative de Jacques Cousteau ainsi que des photos de la fameuse hélice bâbord.

Après la deuxième plongée, le temps resta encore clément et nous avons pu continuer pendant les 2 jours suivants, l’exploration de la partie avant de l’épave. Ce furent des plongées assez différentes car la proue est bien plus profonde (-110 m) que la poupe, donc ici on arrive presque au fond sablonneux. De plus, la masse de l’épave fait partiellement ombre à l’avant brisé. Il fait donc très sombre et en même temps la visibilité descend à 15-20 m. Nous devions également nous réorienter sur l’épave maintenant que la ligne d’ancrage était posée autour de la fracture dans la coque devant le pont (voir photo de la rupture dans proue). Mais même si j’avais été nerveux au sujet de l’orientation avant la plongée, ça s’est plutôt bien déroulé grâce à notre préparation et à l’étude attentive des plans du navire. Cette fois, nous voulions regarder de plus près l’ancre qui est encore à poste sur le flanc de la proue et ensuite la cassure du pont. L’ancre est en fait si grande (+/- 5x5 m, plus de 10 tonnes) que je ne l’ai pas vue en arrivant dessus. Je n’ai pu la voir qu’en reprenant de la hauteur. 42


Plus tard, sur le pont, j’ai trouvé l’un des télégraphes à double commande qui se trouvait du côté tribord du pont. Au départ, il me fut difficile de l’identifier, bien que le télégraphe soit l’une des choses que tous les plongeurs d’épaves recherchent habituellement. Parce que l’épave est tellement envahie par les coraux et les moules, qu’elle est sur le côté et qu’elle a été exposée à la corrosion pendant plus de 100 ans. Ces objets « de détail » sont si petits par rapport aux dimensions du reste de l’épave que vous devez faire preuve d’une bonne imagination pour pouvoir distinguer l’objet parmi la ferraille.

Nous avons également essayé d’entrer dans la cale moteur via le trou de l’une des cheminées. Malheureusement, cela s’est avéré impossible car la grille devant l’entrée était encore intacte et l’espace trop petit pour passer avec tout notre équipement. Cette plongée est devenue la plus longue et la plus profonde de la semaine avec -113-116 m, un temps de fond d’env. 30 minutes et un temps total de plongée supérieur à 3 heures et demie. Notre quatrième et dernière immersion sur le Britannic a eu lieu le lendemain, tôt le matin, car la météo semblait changer sérieusement et rendre toutes plongées ultérieures impossibles. Toujours à la pointe, nous avons essayé de trouver l’entrée du célèbre « Grand Escalier » et nous voulions obtenir plus de photos autour du pont. Alors que nous avons eu de bonnes séquences vidéo depuis le pont et la promenade couverte, nous n’avons pas réussi à trouver une entrée praticable à ce « Grand Escalier ». Maintenant, avec du recul, je crois savoir où c’est, mais c’est malheureusement trop tard.

43


Il faisait très sombre sur l’épave, presque comme s’il faisait nuit. Nous avions eu la bonne idée de placer des lumières stroboscopiques sur la ligne d’ancre. Cela rendait le décor un peu moins sinistre et facilitait le réglage de cap vers la ligne d’ancrage dans l’obscurité presque complète à 110 m. Puis, les conditions météo se sont complètement aggravées avec des vents de 6 Beaufort et près de 2 m de creux et ce qui a malheureusement annoncé la fin de notre expédition. Nous commencions juste à connaître l’épave et nous aurions pu l’explorer davantage. Mais voilà, ce sont les impératifs de ces expéditions pour lesquelles il faut d’abord avoir la chance d’y avoir accès puis ensuite la chance de pouvoir y réaliser 4 plongées à des profondeurs allant jusqu’à 116 m avec un temps de fond moyen de plus de 25 minutes et un temps total de plongée cumulé de 13 heures, le tout sans aucun problème ! Je considère cela comme un privilège. En comparaison, plusieurs de ces expéditions précédentes n’ont pu plonger qu’une seule fois sur l’épave. Nous n’avons pas à nous plaindre, même si bien sûr, nous en voulons toujours plus.

44

Il y a aussi des limites à ce que nous pouvons demander à votre corps avant de tomber malade ou de nous retrouver dans un caisson de décompression. Je me félicite d’avoir évité ces mésaventures et d’avoir été assez privilégié pour faire partie d’un travail d’équipe bien huilé qu’une telle expédition représente. Pour moi c’était de loin l’épave la plus impressionnante qu’il m’a été donné de plonger jusqu’à présent et contrairement à la plupart des épaves du même âge, le métal est vraiment remarquablement intact sans pour autant commencer, comme un mille feuilles, à s’effondrer sous son propre poids (pour autant que je puisse en juger). En outre, la plupart des outils et des planches de pont sont toujours en place, ce qui est absolument fantastique lorsque vous comparez avec d’autres épaves dans le monde.


La coopération pendant l’expédition était tout simplement fantastique, surtout lorsque l’on tient compte du fait que nous étions un groupe émanant de 7 pays européens différents (Belgique, Chypre, Danemark, Pays-Bas, Irlande, Royaume-Uni et Allemagne) qui fondamentalement ne se connaissaient pas avant. Tout le monde a travaillé dur pour être prêt à 100% à résoudre tous les problèmes et à se sécuriser les uns les autres en équipe. L’ensemble a été soutenu par le centre de plongée de Kea (Kea Divers) qui a travaillé 24 heures sur 24 pour que toute la logistique fonctionne sous la direction du directeur de l’expédition Pim van der Horst qui s’est assuré que tout se passe bien. C’est une collaboration dont nous pouvons apprendre énormément pour notre travail au quotidien et en faire une expérience absolument inoubliable.

En mémoire de Randy McNally, mort en mer d’Irlande en août 2017. Auteur Soren Bowadt, Trimix instructor and Rebreather Tec Diver Traduit de l’anglais par Phil Kerstenne (CMAS 5812) Club Lifras Les Macareux, Rixensart.

45


Harry’s CUP 2018 C

omme chaque année depuis près de 23 ans, Harry Klerks, Instructeur photos 3* connu aussi bien à la Nelos qu’à la Lifras, dévoile les résultats du concours photos Harry’s Cup. Ce concours est organisé depuis quelques années déjà aux Philippines.

Il se veut principalement bonne enfant et permet aux photographes amateurs de s’amuser en côtoyant de plus aguerris.

Un jour, dit-il, on m’a demandé d’apprendre la photographie sous-marine à quelques plongeurs. Il y avait bien la Zélande, mais l’eau n’était pas encore comme elle l’est actuellement : peu de visibilité et en plus, peu d’endroits sécurisés pour faire de la photo sous-marine. Il faudrait aller en Mer Rouge… Hippo : Vous êtes donc partis en Mer Rouge? HK : Oui, nous sommes partis en Mer Rouge. Et j’ai proposé à Pierre Pauwels (anciennement chez Mares et actuellement directeur de Dive Technics), de me sponsoriser. Ce n’est pas évident d’analyser des photos, et qu’est-ce qu’une bonne photo ? Sur le bateau, on prenait des photos dans la journée, le soir on les développait dans la chambre. Après le souper, nous discutions de ce que nous avions fait, ce que nous pourrions améliorer ou modifier. Et puis on a décidé d’en faire un concours. Le jugement se faisait sur place. Les photographes donnaient des points aux autres. C’est ouvert à tout le monde? Professionnels? Amateurs? Oui, c’est ouvert à tout le monde. On est entre amis, on s’entraide. Tout le monde connaît tout le monde et tout le monde est le bienvenu. Ce soir, c’est la proclamation des résultats par catégories, et franchement, il y a une belle ambiance de camaraderie. Une volonté ? C’est ce que je cherche : une ambiance entre amis, entre photographes. Il y a des gens qui viennent depuis 20 ans, même s’ils ne viennent pas chaque année. 46

Et ce qui est important pour moi, c’est que des francophones et des néerlandophones soient présents. Ces dernières années, il y a même des Chinois et des Canadiens qui nous ont rejoints. Cela veut donc dire que ton concours est international? Oui, ce soir il y avait aussi des Hollandais et des Français. Ces dernières années, pas mal de nationalités sont représentées comme des Luxembourgeois, des Danois, des Allemands. Et pour y participer, il faut simplement avoir un appareilphotos? Et prévoir les frais de voyage… Ce concours s’appelle la Harry’s Oceanic Cup…est-ce une volonté Non, elle s’appelle «Harry’s Cup» et j’ajoute, quand il est connu, le nom du sponsor. C’est une lourde organisation? C’est amusant, c’est mon hobby, mais c’est quand même 50 heures de travail.


Tu choisis toujours les Philippines comme destination Je tiens compte surtout du rapport qualité/prix. On a déjà été aux Caraïbes, aux Maldives, et j’ai comparé le rapport qualité/prix. Aux Philippines, l’eau est plus chaude, nous sommes sous les tropiques… Pendant 10-12 ans, on a fait la Mer Rouge. Mais à un certain moment, tout le monde me disait «on en a marre de la Mer Rouge…va autre part!». La prochaine Harry’s Cup aura lieu vers quelle époque? En 2019, elle aura lieu durant la deuxième quinzaine de mars. Harry Klerks, quel est ton parcours en tant que plongeur et photographe Je photographie depuis 40 ans. J’ai eu des hauts et des bas…Avant j’étais très bon, puis je suis devenu très mauvais et maintenant je suis de nouveau très bon…Je suis de nouveau dans le top. Pourquoi? Tu as changé de matériel Pour faire de la bonne photo, il faut du temps. Il faut aller dans l’eau, il faut chercher. Le soir, au lieu de regarder la télévision, il faut prendre son appareil en main et voir «est-ce que j’ai tout sorti?». Chez moi, je suis pendant deux heures avec mon appareil et j’essaie de voir «qu’est-ce que je peux changer? Qu’est-ce que je peux améliorer?».

Et ce qui est très important, c’est de regarder les photos des autres. Quelle serait une astuce que tu donnerais à un jeune photographe qui débute pour faire une belle photo? Prendre le temps de faire une photo, de refaire cette photo jusqu’à ce qu’elle soit parfaite. Merci Harry.

La rédaction

Photo : Harry Klerks 47


1er Catégorie Master poissons - Jean-Pol Melin

48

1er Catégorie pocket - Marc Eeckhaut

1er Catégorie Master macro - Peter Poels


1er CatĂŠgorie Master grand angle - Luc Eeckhaut

2e CatĂŠgorie Master grand angle - Paul-Henri Cerckel

49


1er Catégorie Master créatif - Luc Eeckhaut

Assemblée générale de la FEBRAS C

’est au mois d’avril dernier qu’a eu lieu l’Assemblée générale de la FEBRAS. Celle-ci s’est déroulée à Maline dans les locaux de la Nelos. Notre présidente Pilar Ruiz, a repris la Présidence de la Febras pour 2 ans. Il faut noter que cette année, 3 membres du Conseil d’administration Lifras avaient décidé de mettre fin à leur mandat, à savoir Jean Robert Delobbe, Robert Henry et Vincent Leroy. Ils ont été remerciés pour les nombreuses années de travail au sein du CA de la FEBRAS. Dès lors, 3 nouveaux administrateurs ont élus, Jean-Pierre Vlieracker, Marc Licops et Catherine Bes. Nous leurs souhaitons bon travail pour l’avenir. La rédaction

50


05-18-DSM Ad 148,5x210 FR.qxp_Mise en page 1 25/05/18 18:57 Page1

DSM AURA 60 ANS CETTE ANNÉE ! L’aventure à débuté en 1958 !

+ Un large choix d’articles de plongée, d’apnée et de natation parmi les plus grandes marques aux meilleurs prix + Conseils + Service après-vente + Ventes internet + Formations DAN + Une équipe : Martine, Françoise, Gaelle, Christophe, Kevin et Roland

© 05/2018 - design by pop-up.lu

5% SUR VOTRE PROCHAIN ACHAT SUR INTERNET Utilisez le code promo 1958 valable jusqu’en septembre 2018

www.diving-scuba-marine.com LIQUIDATION TOTALE À WAUTHIER-BRAINE

50 à 60% de remise les 3, 10, 17 et 24 juin de 10 à 18h Parc Industriel de Wauthier-Braine Zone A, 10A - 1440 Braine-le-Château

Rue Georges Raeymackers 47 - 1030 Bruxelles Tél. 02 / 215 07 72 | e-mail: shop@dsm-h2o.be

Accès aisé, parking 10 places Ouvert de 10 à 19 h du mardi au vendredi, de 10 à 18h le samedi

51


La Commission Féminine

met les femmes à l’honneur

E

n collaboration avec les clubs, la Commission Féminine vous propose de faire connaissance avec des plongeuses reconnues pour leur dynamisme, leurs partages. Merci aux présidents et aux chefs d’école qui ont bien voulu jouer le jeu. Prêtes à poursuivre l’expérience, à l’occasion de nos futurs articles et grâce à vous, nous continuerons de mettre à l’honneur les plongeuses dont vous nous proposerez le portrait…

Jacqueline Lanckmans : Présidente des Piranhas depuis 9 ans, Jacqueline a porté son club à bout de bras en enseignant les principes de la Lifras avec conviction. Chirurgienne, elle propose régulièrement ses services aux différentes commissions. Toujours partante par tous les temps, son enseignement bénévole et son dévouement ont permis aux Piranhas de survivre. Assistante Moniteur, elle ne ferait qu’un pas vers le monitorat si son métier ne lui prenait pas la majorité de son temps. Conviviale et accueillante, sa participation aux différentes activités de la Lifras nous est précieuse. Les membres du club des Piranhas Aurélie Niclou : Surnommée «Crapaude», mascotte bien active. Depuis 17 ans parmi nous, toujours souriante et prête à rendre service. Dans le CA du club, elle gère la boutique. Fin mai, Aurélie obtient son brevet 3*PPA. Elle rêve de devenir monitrice sur un bateau en eau chaude. La vie (au club) serait nulle sans ses bulles… Dominique Dasnois Président CSA Marie Hélène Wilmart : Une maman pour tous les membres du club. Alain Desaer Président du CPJodoigne

Catheline Hausman : Une femme pompier plongeuse, de la folie et de la douceur. Alain Desaer

52

Myriam Duperrois : Prodigue ses bons conseils et met en confiance les plongeuses et plongeurs. Brevet 4 étoiles de notre ligue, Myriam plonge déjà en Méditerranée en 1969 ; elle découvre la Mer Rouge en 1990. Les plongées en Zélande et dans nos carrières n’ont plus de secret pour elle. Jacques Orban, Chef d’école du club Nato D.S.

Marie-Josée Fauville : Toujours la passion dans son regard bleu quand elle plonge. Une femme exceptionnelle! Fréderic Tordeur Président du club CPEnghien


Valérie Ruelle : Toujours prête à partager son expérience de monitrice avec le plus joli des sourires, au club du RCAS. Marie Rassart

Laurie Brodkom : Besoin d’encadrement au club du Gallatea? D’organiser un passage de brevet? D’aider pour une péda? Laurie est toujours prête! Marie Rassart

Monique Mersch : À 74 ans, notre Monique tient une forme olympique à faire pâlir de jalousie le reste du club. Elle est de toutes les sorties et de tous les voyages, gère la trésorerie depuis des temps immémoriaux et illumine chaque instant par son éternelle bonne humeur! Laurent Chabot Président du club «les Grands Fonds»

Frédérique Boeyen : Une insatiable passion pour la plongée, une soif d’apprendre, une vive curiosité pour tout ce qui l’entoure, au club du CPSM. Marie Rassart

Françoise Piteraerens : Mamy très attentionnée et dévouée envers sa famille, elle trouve le temps de s’adonner à sa passion pour la plongée dans toutes les mers du monde. Fidèle à notre club Marlin depuis sa création, elle y est très appréciée. Jean Louis Chevalier Président des Marlins

Martine Thomas : Une monitrice en or. Marie Rassart du club du RCAS

Valérie Fabre : Le dynamisme d’enfer ! Jamais à court d’idées pour organiser des animations pour les enfants, toujours disponible et très enthousiaste, le sourire permanent…que du bonheur ! Piet, Président du CDC

Wendy Cochin : Par son sourire, sa bonne humeur permanente, sa condition physique et son soucis de progresser dans l’encadrement plongée, Wendy suscite l’enthousiasme autour d’elle et rallie nombre de membres de l’école par les multiples sorties plongées qu’elle organise. André Mathonet Président du club Moana Ce ne sont pas les seules. Si vous n’avez pas eu le temps de répondre, n’hésitez pas à revenir vers la Commission Féminine, nous relaierons. Fabienne Descamps Présidente de la Commission Féminine

r s

53


AG Lifras C

’est en mars dernier que s’est tenue l’Assemblée générale de la Lifras. Assemblée composées des représentants des clubs affiliés à la fédération (président ou délégués).

La présidente, Pilar Ruiz, explique, assistée par son Conseil d’administration, toutes les actions entreprises par le CA au cours de l’année 2017. Actions diverses pour lesquelles le rôle des administrateurs n’est pas de tout repos. Aujourd’hui encore, certains points font encore l’objet de discutions et/ou de négociations.

Un dialogue juste, parfois vif entre les représentants des clubs et le CA mais toujours avec le respect de chacun. Il est établit que chaque administrateur s’implique dans sa tâche pour faire avancer cet énorme paquebot qui doit, parfois, naviguer avec prudence et détermination. A l’AG de la Lifras, les présidents ou délégués des commissions donnent leur bilan d’une année écoulée. Là aussi, le constat est que beaucoup d’activités sont organisées pour l’ensemble des membres de la Lifras.

Cette année, le trophée «Challenge Lifras» est remis au club Aquanaute et à son président, Eric Ernotte pour avoir inscrit le plus de nouveaux membres en 2017 par rapport à ses membres en 2016. 54


Mais cette année était un peu particulière et riche en émotions. Des mandats d’administrateurs, présidents de commissions ou encore de commissaires aux comptes étaient redistribués. Parmi les administrateurs, Vincent Leroy, membre du CA pendant 9 ans, s’est occupé principalement de la boutique et des achats pour la ligue, pour toutes les commissions de la Lifras. Il était responsable de tous les imprimés de la fédération comme la farde et les manuels, les carnets et bien d’autres choses encore. Il termine avec fierté, celle de présenter aux participants, le nouveau Manuel Niveau 3.

Et puis, Jean-Robert Delobbe, membre du CA depuis 19 ans. Il a mis en place toute une série de plateformes informatiques administratives et financières. Il a développé le logiciel GEMELI, bien connu des secrétaires de clubs et le logiciel GESTAT à l’attention des commissions. Jean-Robert a également assuré la fonction de trésorier de la Lifras pendant 17 ans. A chaque assemblée générale, les commissaires aux comptes ont mentionnés la qualité de son travail. Sa tâche difficile, pas toujours populaire est reconnue par tous comme rigoureuse et conforme. Pilar a trouvé les mots vrais et légitimes pour souligner leurs personnalités et leurs travails au sein du CA.

Deux commissaires aux comptes, François Dessart et Pascal Delannoy, ne souhaitaient plus assumer ces fonctions. Au nom du CA, Pilar les remercie pour leurs interventions toujours pertinentes lors de l’analyse des comptes de la Lifras.

55


Mais une Assemblée Générale se doit de terminer par des élections pour divers postes.

Pilar Ruiz et Catherine Bes ont été réélues administrateurs de la Lifras pour un mandat de 3 ans.

Roland Thiebault et Jean-Pierre Vlieracker ont été élus nouveaux administrateurs de la Lifras pour un mandat de 3 ans. Marc Driessen et Eddy Soumillion rejoignent Lucien Dandois comme commissaires aux comptes.

Laurence Senechal Commission TSA et Jonathan Vannieuwenhuyze Commission Audiovisuelle

Katia Amri Conseil Juridictionnel

Marc Allemeersch Commission Tech

Olivier Goldberg Commission Médicale

Frédéric Willem, Commission Apnée

Michel Hody Commission Scientifique 56

Jeanne Boutte Commission Hockey Subaquatique

Fabienne Descamps Commission Féminine

Philippe Pittier(DTF), Sven Vandekerkhoven, Ronny Margodt u


Votre croisiériste belge en mer Rouge

Croisières au Soudan de février à mai Croisières en Egypte de mai à décembre Tél Belgique : 0470 34 55 13 - Tél Egypte : +20 115 302 27 81 info@oceanos-safari.com - www.oceanos-safari.com - Facebook : OceanosSafari

Journée Biologie eau douce à la Plate Taille

Samedi 22 Septembre 2018 de 9h à 16h !! Maximum 20 plongeurs!!

2 plongées + ateliers thématiques Conditions: • Etre au minimum plongeur 2* • 15 € la journée • Clôture des inscriptions : le 7 septembre 2018. L’inscription via le formulaire, sur le site Lifras - Commission Scientifique.

Dès votre inscription validée, vous recevrez le complément d’information par mail ainsi qu’un fichier personnel à remplir et à emporter le jour du stage. Renseignements : • Valerie Majérus : val.majerus@gmail.com • Philippe Schweich : philschweich@gmail.com Coordination inscription : • Yves laitat : yves.laitat@gmail.com

57


Infos du Pôle Développement sur

les procédures d’assimilation de plongeurs et de moniteurs

D

epuis quelques années, de nombreux chefs d’école ont fait appel à la Cellule Assimilation, plus couramment appelée «Cellule MF», pour traiter des demandes d’assimilation de plongeurs venant d’autres fédérations ou ayant quitté la Lifras de nombreuses années, par exemple, pour raisons professionnelles. L’assimilation de plongeurs à la Lifras existe depuis 2011! (Déjà !) La dernière Assemblée Générale de l’Enseignement a apporté quelques modifications organisationnelles: la cellule MF a été fusionnée au Groupe de Travail Compétitivité qui traitait déjà les demandes d’assimilation de moniteurs. Ainsi est né le Pôle Développement ! Il rejoint, dans la structure de la Commission Enseignement, les Pôles Brevet, Sécurité et Formation-Evaluation. Vous l’aurez compris, le Pôle Développement travaille (principalement) sur les assimilations de plongeurs et de moniteurs. Concrètement : Que faire si un candidat désire intégrer votre école et est déjà détenteur d’un brevet délivré par une autre fédération/organisme ? Vous pouvez l’accompagner dans une procédure d’équivalence qui déterminera, sur base de ses acquis antérieurs, le brevet Lifras qui peut lui être attribué. Le Chef d’Ecole du club dans lequel le candidat se présente demande à ce dernier de fournir son historique complet de plongeur. La Boutique Lifras vous propose des «kits équivalences» reprenant le manuel théorique du brevet visé et une carte de préparation aux épreuves qui liste les compétences à justifier. Le Chef d’Ecole et le candidat parcourent ensemble les points repris sur la carte d’assimilation et justifient de l’expérience du candidat. Les assimilations de plongeurs 1* sont traitées par le Chef d’Ecole. Il peut bien entendu solliciter l’aide du Pôle pour un conseil. Mais le Chef d’Ecole peut gérer le dossier de manière autonome et le transmettre ensuite au Secrétariat Lifras pour homologation. Lorsqu’un plongeur se présente avec des brevets et une expérience qui lui permettent de solliciter une équivalence 2*, le Chef d’Ecole doit avertir le Pôle (par l’intermédiaire du délégué régional) dès réception de la candidature. Son analyse (le brevet visé) sera confirmée par le délégué régional préalablement à la poursuite du parcours d’assimilation. Lorsque la procédure (gérée intégralement dans le Club) est terminée, la carte d’assimilation et ses annexes (copies de carnets, de brevets…) sont transmises au délégué régional

58

qui examine la complétude et la conformité du dossier avant de l’envoyer au Secrétariat pour homologation. Le Pôle prend la main pour le traitement des assimilations de plongeurs 3*. Le délégué régional définira alors, après un entretien avec le candidat et après analyse de ses titres et expérience, une proposition de mise à niveau. Lorsque la carte d’assimilation aura été complétée, un exercice de direction de palanquée sera réalisé sous le contrôle d’un Moniteur Fédéral du Pôle Développement. La carte et ses annexes seront alors adressées au Bureau de l’Enseignement pour approbation. Il est entendu que le candidat devra avoir une expérience au minimum équivalente à un candidat Lifras qui présenterait le brevet. Dans le cas contraire, des mises à niveau seront nécessaires (plongées de nuit, plongée en mer, directions de palanquées, obtention du CFPS, épreuves de remontées…). Clarification Administrative. Lors d’une assimilation, se posait la question de la couverture d’assurance. Aujourd’hui, le brevet inférieur au brevet visé sera octroyé durant une période transitoire de 6 mois. Exemple : 1 plongeur Rescue Advance Padi demande une assimilation Lifras. Il peut prétendre à un P2* moyennant quelques mises à jour et exercices. Pendant cette période il recevra une carte P1*. Pour ce qui concerne l’assimilation de Moniteurs (traitée par les MN du Pôle), nous vous renvoyons à l’article paru dans l’Hippocampe 244 de juin 2017 « Equivalence – Association – Assimilation ». En vrac :

u La version pdf des cartes d’assimilation est disponible

dans l’Extranet. Elle vous permet de lister les prérequis demandés au candidat.

u L’assimilation de la spécialisation PPA est également possible (prenez alors contact avec les MN du Pôle). u L’assimilation des spécialisations Nitrox est gérée par l’Atelier Permanent Nitrox (contact : Laurent Joppart).

u Si vous faites partie d’un club sans moniteur, votre DTR sera le référent dans le cadre d’une procédure d’assimilation.

Le Pôle est disponible pour toute question portant sur une équivalence et se veut réactif. N’hésitez pas à contacter votre délégué régional! Le Pôle est disponible pour toute question portant sur une équivalence et se veut réactif.

N’hésitez pas à contacter votre délégué régional!


LA NOUVELLE STRUCTURE EST COMPOSÉE DE : POUR LE PÔLE DÉVELOPPEMENT (ASSIMILATIONS DE MONITEURS ET DE PLONGEURS) :

Patrice Finet

0477/22 78 96 finetpatrice@gmail.com

Claude Smeyers

0475/48 35 09 claude@smeyers.org

Yvan Barthélemy 0496/55 30 99 yb@geometric.be

POUR LE GROUPE DE TRAVAIL ASSIMILATIONS (ASSIMILATIONS DE PLONGEURS) :

Assimilation de plongeurs sur le Hainaut

Bob Cuypers

0497/057738 bobcuypers61@yahoo.com

Assimilation de plongeurs sur la province de Liège

Michel Coumont

0475/76 92 89 michel@coumont.com

Assimilation de plongeurs sur le Brabant

Assimilation de plongeurs sur la région Namur / Luxembourg

Didier Leroy

Valérie Gaspar

0490/429449 didierleroybxl@gmail.com

Assimilation de plongeurs sur la province de Liège

Vincent Dethioux

0475/63 38 39 vdethioux@gmail.com

0479/53 85 34 vg@geometric.be

Support et corrections

Marie-Jo Dauby

0476/35 68 64 dauby.mj@gmail.com 59


NOUVELLES DE LA CMAS

A

la question que peut faire la CMAS pour nous, je répondrai que pouvons-nous faire pour la CMAS?

Pour les deux années à venir, j’ai pris en ma fonction de Présidente de la Lifras la présidence de la FEBRAS. A ce titre, j’ai assisté à l’assemblée générale de la CMAS en Thaïlande début mai. Même s’il s’agit là d’un beau pays, je peux vous dire que le programme chargé de réunions ne m’a pas permis de le visiter. Ce fut, comme souvent en la circonstance, une belle opportunité de prendre ou garder contact avec des responsables d’autres fédérations et d’échanger des procédures ou des projets. Les contacts avec l’Espagne, la France, l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie, la Turquie, l’Italie, les Pays-Bas, les Seychelles et certains pays d’Amérique centrale sont intéressants et susceptibles d’être utiles à notre fédération. J’ai eu l’occasion de m’entretenir à plusieurs reprises et de manière significative avec la présidente de la CMAS, Ana, et son secrétaire général, Hassan. Ce fut l’occasion de constater une nouvelle fois l’expression d’un grand respect et de considération à l’égard de la FEBRAS et de notre Ligue. Nous restons pour ces dirigeants une référence de gestion, de projets, d’ambition et surtout de qualité de formation de nos plongeurs et de nos cadres : un exemple pour eux. Dans ce sens, j’en ai profité pour leur lancer une invitation exceptionnelle : assister à notre stage de mer en Italie à Lavagna. La réponse se fait attendre mais je l’espère positive. Notre Commission de l’Enseignement et son Directeur Technique seront une nouvelle fois mis en avant aux yeux de la CMAS.

60

CMAS EUROPE L’assemblée générale de la CMAS voit également l’occasion d’assemblées générales des «continents» : Europe, Amérique, Méditerranée, … Le co-président FEBRAS, Rony Margoodts, président de la CMAS Europe repositionne depuis un an la CMAS Europe dans un rôle important de porteuse de projets. Rony et son équipe défendent des projets relatifs à la biodiversité, l’environnement mais aussi à la sauvegarde de la qualité de l’enseignement CMAS.

Finalement, par la présence de Marc Allemeersch comme membre de la CMAS Europe et Directeur du Control Quality au Comité Technique, la CMAS Europe s’engage à défendre les fédérations nationales qui voient des associations/fédérations délivrer des cartes CMAS soit abusivement, sans respect des standards ou même frauduleusement. Pour votre information, la Lifras est un des membres de la FEBRAS, unique fédération reconnue par la CMAS en Belgique. Ceci veut également dire que les fédérations ou associations qui délivrent des brevets CMAS et les cartes afférentes le font en toute opposition avec les engagements internationaux CMAS. GROUPE DES SIX Une autre réunion importante a mis autour de la table les 6 grandes fédérations mondiales : Italie, France, Allemagne, Turquie, Corée et bien sûr la Belgique. Il s’agit d’un groupe, le G6, dont les partenaires vendent le plus grand nombre de cartes CMAS par an. Le Bureau Exécutif CMAS reconnaît là le dynamisme de certaines fédérations en se mettant à l’écoute de ces fédérations actives. Au G6, une nouvelle fois, la problématique de la vente des cartes par des fédérations non nationales a été abordée. Il faut vous rappeler que depuis plusieurs années ce problème est sur la table et Jean Rondia (ancien président de la Lifras) avait déjà tenté d’agir à l’époque. Il était peut-être un peu isolé pour avoir un résultat significatif mais manifestement, la pression vient de toutes parts et on peut espérer une réaction structurelle. Une des conclusions majeures de ce groupe est le manque de visibilité de la CMAS. On peut certainement transposer cette conclusion à notre Fédération. L’image se développe notamment par les réseaux sociaux, le site internet, une ligne de vêtements et de supports et des contacts (par newsletter) aux fédérations. Une autre conclusion est la nécessité de maîtriser son marché intérieur et développer ses spécificités.


Un autre constat est le manque flagrant d’échanges entre les fédérations CMAS : nous travaillons sur des projets qui existent certainement déjà dans une autre fédération. Pourquoi ne pas partir de là pour progresser plus rapidement? Les pages ne sont finalement pas tout à fait blanches. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE L’assemblée générale et les réunions préparatoires ont permis d’aborder divers sujets : — La CMAS bénéficie d’un streaming des compétitions sportives, ce qui est un plus pour le développement de son image. La nage avec palmes y est largement mise en avant et bientôt l’apnée le sera aussi. D’autres activités internationales peuvent également faire l’objet de ce type d’annonce. — La CMAS se retrouve également sur NETFLIX — 30 ans d’anniversaire du film « Le Grand Bleu ». Il s’agissait notamment d’une belle promotion de la CMAS et de l’apnée. Il est indispensable de se remettre en scène. — Le monde de la plongée a débuté à la CMAS. Mais nous n’avons pas su nous adapter à notre environnement subaquatique, notamment par le fait de vouloir limiter l’aspect commercial. La CMAS n’a pas su offrir les outils de cette évolution. De nouveaux projets sont en cours de développement : e-learning, blue-helmet (environnement), streaming, apnée, images, … — Une volonté déclarée de rester proche des fédérations en accentuant une meilleure communication. Cela sera le seul moyen de faire (re)sortir la fierté d’appartenir à la CMAS. — La Commission Scientifique reste active et propose un livret pour la découverte de la plongée aux jeunes et un autre livret sur les récifs coralliens. Cette commission développera une approche plus clientéliste et moins élitiste basée sur l’impact de certains animaux sous-marins sur leur monde, comme la méduse. — Une journée internationale du nettoyage des plages est fixée au 15/09/2018. — Le Comité Technique développe la plongée adaptée et organise en septembre une formation internationale en Espagne, à Alicante. — Ce même comité procède à une relecture des standards en vue de tendre vers une simplification mais surtout vers une amélioration de la qualité de l’enseignement.

COMMISSION DES FEMMES CMAS Pour en terminer, à la demande du Bureau Exécutif de la CMAS, j’ai été sollicitée pour prendre la direction de la nouvelle Commission des femmes à la CMAS. A l’instar de ce qui a été mis en œuvre dans notre ligue, je suis soutenue par une série de femmes «contact». Elles sont issues de plusieurs fédérations éparpillées dans le monde : Turquie, Suisse, Tunisie, Seychelles, France, … Elles permettent une approche culturelle différente. Un questionnaire sera adressé aux fédérations CMAS pour permettre de réaliser un état des lieux du rôle de la femme dans l’administration des fédérations CMAS, dans le support et dans la pratique de la plongée. Un bel outil potentiel. Pilar Ruiz

61


COURS AMB 2018

POUR ASSISTANT MONITEUR ET MONITEUR CLUB MATIERE

RESPONSABLE

DATE - 2018

LOCAL

NAVIGATION

Jean-Pol RICHARD

Lundi 18 juin

ULB Bloc U 20H

FAUNE & FLORE

Michèle MULDERS

Lundi 25 juin

ULB Bloc U 20H

PROTOCOLES EXERCICES

Cédric WILLOT

Lundi 3 septembre

ULB Bloc U 20H

MEDECINE : Anatomie, Physiologie

Henry DE BROUX

Lundi 10 septembre

ULB Bloc U 20H

MATERIEL

Marc DRIESSEN

Lundi 17 septembre

ULB Bloc U 20H

MEDECINE : ADD

Henry DE BROUX

Lundi 24 septembre

ULB Bloc U 20H

MEDECINE : Barotraumatismes

Henry DE BROUX

Lundi 1 octobre

ULB Bloc U 20H

MEDECINE : Accidents toxiques

Henry DE BROUX

Lundi 8 octobre

ULB Bloc U 20H

MEDECINE : Noyade

Henry DE BROUX

Lundi 15 octobre

ULB Bloc U 20H

ADMINISTRATION

Pilar RUIZ LOPEZ

Lundi 22 octobre

ULB Bloc U 20H

MEDECINE : Pathologie faune marine Henry DE BROUX

Lundi 19 novembre

ULB Bloc U 20H

Pré-examen (inscription jusqu’au 16/11/18)

Jean-Pol RICHARD

Lundi 26 novembre

ULB Bloc U 19H30

Examen

Com Enseignement

Dimanche 9 décembre

Calendrier des formations CFIP MF/MN 2018 22 au 24 juin

Adeps Lifras Weekend de Formation en Résidentiel Centre ADEPS le Ciernaux Lifras

Jeudi 19 juillet 18h30

PT CFIP

Traversée du barrage

Jeudi 02 Aout 18h30

PT CFIP

Prise de contact/Briefing - Thème : Descente «dans le bleu» - plongée avec remontées aléatoires

Dimanche 12 Aout 8h30

PT CFIP

AM : 40m : Prise de contact/Briefing - Thème : PPA - plongée avec remontées aléatoires PM : 30m: Prise de contact/Briefing - Thème : Météo, navigation, choix d’un site de plongée - plongée avec incidents aléatoires

Jeudi 16 août 18h30

PT CFIP

Traversée

Jeudi 23 août 18h30

PT CFIP

Traversée

Jeudi 06 Septembre 18h30

PT CFIP

Dernière formation CFIP - Thème surprise - Repas de clôture

INSCRIPTION PRÉALABLE AUX FORMATIONS sur www.cfip-plongee.be

62


63


COMMISSION MÉDICALE Président : Olivier GOLDBERG Tel : 0497/44 55 69 E-mail : olivier@ogoldberg.net

CONSEIL D’ADMINISTRATION Présidente : Maria del Pilar RUIZ LOPEZ Rue G.Stocq, 18 1050 Ixelles Gsm : 0477 74 38 17 E-mail : pilarlifras@gmail.com Vice-président : Marc LYCOPS Avenue de la Liberté, 158 boite 7 1080 Bruxelles Gsm : 0473 81 68 62 E-mail : marc@lycops.eu Trésorier : Jean-pierre VLIERACKER Rue Georges Rodenbach, 4 1420 Braine-l’Alleud Gsm : 04776 31 91 78 E-mail : tresorier@lifras.be Secrétaire général : Albert BASTIN Rue A. Renard, 25 4420 Montegnée Gsm : 0477 83 09 41 E-mail : a.bastin.lifras@gmail.com Administrateurs : Catherine BES Rue de la Plaine, 10 1390 Archennes Gsm : 0476 24 92 89 E-mail : catherine.bes@skynet.be Robert HENRY Avenue Docteur Terwagne, 46 1310 La Hulpe Gsm : 0475 76 77 85 E-mail : henry.robert@skynet.be Marc HIERNAUX Rue des Alliés, 20 1190 Bruxelles Gsm : 0475 460 965 E-mail : marc.hiernaux@skynet.be Roland THIEBAULT Hoogstraat, 31 1980 Zemst Gsm : 0475 92 00 03 E-mail : roland.thiebault@proximus.be Johan SCHOUPS Schuifelaarstraat, 64 1800 Vilvoorde Gsm : 0477 75 73 61 Email : johan.schoups@viapass.be COMMMISSIONS COMMISSION APNÉE Présidente : Frédéric WILLEM Gsm : 0475 64 59 74 E-mail : willem.frederic@skynet.be Secrétaire : Milos ANTONIC (Mike) Gsm : 0475 52 80 07 Email : mikeantonic@me.com Trésorier : Thierry SAINTENOY Gsm : 0475 49 04 66 E-mail : saintenoy.thierry@gmail.com COMMISSION ENSEIGNEMENT Directeur Technique Fédéral : Philippe PITTIER Gsm : 0497 48 81 17 E-mail: phil090906cath@skynet.be Trésorier : Marc ALLEMEERSCH Gsm : 0475 45 60 48 E-mail : marcallemeersch@skynet.be Président conseil d’honneur et de discipline : Alain DAURY Gsm : 0485 69 84 50 E-mail : alain.daury@yahoo.fr

64

COMMISSION SCIENTIFIQUE Présidente : Valérie MAJERUS Bois du Chétois, 5 5101 Lives-sur-Meuse Gsm : 0495 51 07 92 E-mail : valmajerus@gmail.com Secrétaire : Hody Michel E-mail : mhody@yahoo.fr COMMISSION NAGE AVEC PALME Président : Dominique ANDRÉ Rue du Béguinage, 15 1476 Houtain-le-Val Gsm : 0477 47 69 92 E-mail : dominique.andre2811@gmail.com Secrétaire et trésorier : Thomas SCULIER Gsm : 0472 60 72 80 E-mail : educationphysique@live.be COMMISSION PLONGÉE TECHNIQUE Coordinateur technique : Marc ALLEMEERSCH Secrétaire : Thierry CHARLIER Gsm : 0472 24 06 12 E-mail : gcef@skynet.be Trésorier : Alain SEMAL Gsm : 0494 05 36 72 E-mail : alain.semal@gmail.com COMMISSION HOCKEY SUBAQUATIQUE (HSA) Présidente : Jeanne BOUTTE Gsm : 0475 05 40 19 E-mail : jeanneboutte@gmail.com Secrétaire : Nathalie MEESSEN E-mail : nath.meessen@hotmail.com Gsm : 0493 12 71 99 Trésorière : Cindy DE CAUWER GSM : 0486 56 85 21 E-mail : cindydecauwer@gmail.com

COMMISSION PLONGÉE ADAPTÉE Président : Yann TONDU Gsm : 0479 55 05 72 E-mail : yan.tondu@gmail.com Secrétaire : Karine Menu Gsm : 0474 42 61 75 Email : menukarine@gmail.com CONSEIL JURIDICTIONNEL Présidente : Katia AMRI Gsm : 0486 46 36 77 E-mail : katiaamri@gmail.com Secrétaire : Daniele GOFFINET Gsm :0476 23 68 51 E-mail : goffinet.daniele62@gmail.com SECRÉTARIAT ADMINISTRATIF LIFRAS Rue Jules Broeren, 38 à 1070 Bruxelles Tél. : 02/521 70 21 Fax : 02/522 30 72 www.lifras.be E-mail : lifras@lifras.be Katia VAN DE VEEGAETE : katia@lifras.be Muriel VAN BLOMMEN : muriel@lifras.be Godon REYNAERT : godon@lifras.be JOURS ET HEURES D’HOMOLOGATION Lundi de 9h30 à 11h30 Mercredi de 9h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h00 Vendredi de 13h30 à 16h00 E EN CAS D’ACCIDENT Appelez le 100 (d’un portable le 112) ENSUITE, contactez le DAN Numéro vert De belgique : 0800 12 382

COMMISSION AUDIOVISUELLE Président : Jonathan VANNIEUWENHUYZE Gsm : 0497 55 67 05 E-mail : johnvnh@yahoo.fr Secrétaire : Catherine Grimonpont Gsm : 0470 21 10 49 E-mail : catherine.grimonpont@economie.fgov.be Trésorier : David NABET E-mail : nabetd@gmail.com

En dehors de nos frontières : +32 2 262 22 82 Attention! En Zélande, formez le 112

COMMISSION DES TECHNIQUES SUBAQUATIQUES ET D’ORIENTATION (TSA) Président : Gilles HEINEMANN E-mail : gilles_tsa@lifras.be Gsm : 0474 89 17 01 Secrétaire : Laurence SENECHAL Gsm : 0497 31 53 20 E-mail : laurence_senechal@hotmail.com Trésorier : Thibault HAYT Email : thibault_tsa@lifras.be Gsm : 0494 13 13 11

Décès : immédiatement (en tous cas dans les 48 heures), envoyer une déclaration à : ARENA, avenue des Nerviens, 85 bte2 à 1040 Bruxelles Tél. : 02/512 03 04 Fax : 02/ 512 70 94

COMMISSION FÉMININE Présidente : Fabienne DESCAMPS Route d’Obourg, 73 7000 Mons Gsm : 0496 92 72 77 E-mail : fabydesc@skynet.be Secrétaire : Christine COLLIGNON E-mail : christine.collignon@lescarrieres.be Trésorière : Fabienne SHUTTLER E-mail : info@lescognets.be

Allée du Bol d’Air,13 à 4031 Angleur Tél : 04 / 336 82 20 - Fax : 04 / 344 46 01 Courriel : info@aisf.be - Site web : www.aisf.be

OBLIGATIONS Pour tout accident corporel : examen médical dans les 3 jours.

Ainsi qu’au secrétariat LIFRAS lifras@lifras.be Autres : déclaration à expédier au plus tard dans les 15 JOURS accompagnée d’un CERTIFICAT MÉDICAL (faute de quoi elle n’est pas prise en considération) uniquement au secrétariat LIFRAS. Accident à l’étranger : Pour l’application des garanties, l’assuré doit obligatoirement et préalablement à toute intervention engageant les garanties assistance du contrat, appeler exclusivement le n°: +32 3 253 69 16 (CHARTIS-Assistance)

Direction Générale du Sport - ADEPS Boulevard Lépolod II, 44 - 1080 Bruxelles Tel: 02/413 25 00 Email : adeps-info@cfwb.be


FEBRAS Fédération Royale Belge de Recherches et d’Activités Subaquatiques A.S.B.L. Siège social : Rue Jules Broeren, 38 - 1070 Bruxelles Conseil d’administration : Présidente : RMaria del Pilar RUIZ LOPEZ Rue G.Stocq, 18 - 1050 Ixelles Gsm : 0477 74 38 17 E-mail : pilarlifras@gmail.com Co-président : Ronny MARGODT Steenovenstraat, 24 - 8490 Varsenare Gsm : 0473 96 13 50 Email : voorzitter@nelos.be Trésorier : Dirk SAMAN Groeningenlei, 106 - 2550 Kontich Gsm : 0475 26 79 20 E-mail : dirk.saman@nelos.be Administrateurs : Catherine Bes Rue de la Plaine, 10 - 1390 Archennes Gsm : 0476 24 92 89 E-mail : catherine.bes@skynet.be Marc LYCOPS Avenue de la Liberté, 158 boite 7 1080 Bruxelles Gsm : 0473 81 68 62 Johan SCHOUPS Schuifelaarstraat, 64 1800 Vilvoorde Gsm : 0477 75 73 61 Email : johan.schoups@viapass.be Herwig VAN COTTHEM Sergierstraat, 24 2020 Antwerpen - Gsm : 0495 55 85 19 E-mail : ondervoorzitter@nelos.be Sven VANDEKERCKHOVE Acaciastraat, 76 - 9890 Gavere Gsm : 0476 34 00 64 Secrétariat administratif : Margaux Montrieux Rue Jules Broeren, 38 - 1070 Bruxelles Tél. : 02 521 70 21 - Fax : 02 522 30 72

Willy, Je rêve d’un monde où tu as retrouvé ta liberté... Ton courage face à ta terrible épreuve force le respect... Te revoir au dernier week-end Zélande a été pour nous, les Squales, un magnifique cadeau. Tu as pu exprimer ta reconnaissance envers tous ceux qui ne t’ont jamais lâché Tu n’as montré aucune rancune envers ceux qui, par gêne ou par manque de disponibilité, se sont éloignés de toi. Tu nous as partagé ta volonté de continuer à vivre malgré tout... Et voilà que tout s’arrête... Nous nous retrouverons pour de magnifiques plongées, dans un autre monde, libérés de toutes contraintes et heureux d’être ensemble. On t’aime.... (D’après un texte de Ph. Leusch)

NELOS Ligue Néerlandophone de Recherches et d’Activités Subaquatiques A.S.B.L. Affiliée à la Fédération Royale Belge de Recherches et d’Activités Subaquatiques Siège social : Brusselsesteenweg, 313/315 - 2800 Mechelen Conseil d’administration : Président : Ronny MARGODT Steenovenstraat, 24 - 8490 Varsenare Gsm : 0473 96 13 50 Vice-président Herwig VAN COTTHEM Sergierstraat, 24 - 2020 Antwerpen Gsm : 0495 55 85 19 Trésorier Dirk SAMAN Groeningenlei, 106 - 2550 Kontich Gsm: 0475 26 79 20 Administrateurs : Ivo HUBERT Stijn Streuvelslaan, 24 - 2630 Aartselaar Gsm : 0475 49 87 24 Karl VAN DER AUWERA Lintsesteenweg 176 - 2570 Duffel Gsm: 0486 89 76 67 Sven VANDEKERCKHOVE Acaciastraat 76 - 9890 Asper Gsm: 0476 34 00 64 Franklin FORREZ - Sterrestraat 54 8511 Aalbeke Gsm: 0473 24 53 02 Secrétariat administratif : Brusselsesteenweg, 313/315 - 2800 Mechelen Tél. : 015 29 04 86 - Fax : 015 20 61 58 Mme Margaux MONTRIEUX E-mail : secretariaat@nelos.be

65


66


Plongez comme vous aimez

ALMONDA, un 3ème bateau DIVING ATTITUDE dès le 10 mars 2018 Mer Rouge : Égypte, Soudan • Atlantis • Exocet • Almonda • Plongée Loisir Plongée Tech • Formations • Scooters • Sidemount • Recycleurs • Plongée Solo Croisière

Bio

Croisières

sur

mesures

Plongée

enfant

Exploration

Épaves

Trimix • Baptèmes recycleur Triton • Apnée • FFESSM/PADI/SDI-TDI/CMAS/IANTD

Diving Attitude Nathalie en France : +33 7 81 08 03 38 - nathalie@divingattitude.com Hélène et Serge en Egypte : +20 122 24 67 395 - info@divingattitude.com www.divingattitude.com - Page Facebook = “exocet.divingattitude”

67


S620 Ti

S620 Ti est le tout dernier des deuxième étages hautes performances «Série S » de SCUBAPRO. Il offre un travail respiratoire amélioré (37% d’effort inférieur à celui du S600) dans un boîtier plus compact et plus léger. Ultra-résistant, son tube d’admission en titane résiste à la corrosion. Les réglages ergonomiques de l’effort inspiratoire et de l’effet Venturi (VIVA) sont simplifiés. Son nouveau déflecteur, conçu pour des débits élevés, dévie le flux de bulles de votre champ de vision tout en réduisant l’effort respiratoire. Son nouvel embout améliore le confort et augmente le débit d’air. http://www.scubapro.online/s620ti-detendeur/ SCUBAPRO.COM

Disponible avec les premiers étages MK25 EVO et MK17 EVO.

Hippo 248 site  
Hippo 248 site