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Revue officielle de la Ligue Francophone de Recherches et d’Activités Subaquatiques affiliée à la Fédération Royale Belge de Recherches et d’Activités Subaquatiques - rue Jules Broeren, 38, 1070 Bruxelles - Trimestriel - décembre 2019- Bureau de dépôt : Bruxelles X - N° d’agrément : P301098

No 254

HIPPOCAMPE Lifras Diving Belgium

LE GRAND BLEU

DE LUC BESSON REVIENT AU CINÉMA

Enseignement : RESULTATS DES STAGES MONITEUR

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DU 10 AU 13

JANVIER

2020

CETTE ANNÉE CE SERA LA PLONGÉE ! SALON-DE-LA-PLONGEE.COM PARC DES EXPOSITIONS PARIS - PORTE DE VERSAILLES

Retrouvez-nous sur Production & organisation Tél. : +33 (0)1 43 74 72 89


EDITO

2020 Le conseil d’administration et le comité de rédaction de l’Hippocampe ont le plaisir de vous présenter leurs meilleurs vœux pour l’an prochain. Cette année encore la Lifras peut se réjouir d’être une ligue active. Nous avons mis en place un partenariat pour promouvoir le concert d’Éric Serra au mois de mars 2020. Il vient jouer en «live» la musique du film le grand bleu dans sa version longue. Plus de deux heures de projection et de musique. Ce film culte a fait naître une génération d’apnéistes et de plongeurs, il y a déjà 30 ans. Les membres de la Lifras bénéficient, grâce à ce partenariat, d’un prix préférentiel et la ligue d’une vitrine extérieure avec une très belle visibilité. Les pages Facebook de la Lifras sont maintenant au nombre de deux. La première s’appelle «Lifras - officiel». Elle est destinée à promotionner la Lifras et ses commissions. Cette page informe toutes les personnes (membres ou pas) intéressées par les différentes activités réalisées et à venir de la ligue. La seconde page Facebook «Lifras – membres» reprend, entre autres, la vie des commissions au travers de leurs actions illustrées par des photos ou des vidéos. Le conseil d’administration a aussi décidé de valoriser ses moniteurs au travers d’une ligne vestimentaire et d’un logo qui leur est réservé. Ceci permettra à tous de les identifier d’un seul coup d’œil. Voilà quelques actions menées cette année, l’année nouvelle est déjà pleine de projets.

Bonne et heureuse année Marc Hiernaux

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Hippocampe n°254 décembre 2019 Revue officielle de la Lifras A.S.B.L. Ligue Francophone de Recherches et d’Activités Subaquatiques affiliée à la Fédération Royale Belge de Recherches et d’Activités Subaquatiques (membre fondateur de la CMAS) Quatre parutions l’an : mars - juin - septembre - décembre Siège social : Rue Jules Broeren, 38 à 1070 Bruxelles Tél. : 02 521 70 21 - Fax : 02 522 30 72 E-mail : lifras@lifras.be Éditeur responsable : Maria del Pilar Ruiz Lopez Rue G.Stocq, 18 1050 Ixelles Gsm : 0477 74 38 17 E-mail : pilarlifras@gmail.com Rédacteur en chef : Marc Hiernaux Avenue des Paveurs, 10 1410 Waterloo Gsm : 0475 46 09 65 E-mail : marc.hiernaux@skynet.be Comité de rédaction : Sylviane Godin sylviane.godin@gmail.com Robert Henry henry.robert@skynet.be Luc Smit lucsmit@omnipubli.be Rose Kondrativ rose.kondrativ@gmail.com Régie publicitaire : Robert Henry Gsm : 0475 76 77 85 E-mail : henry.robert@skynet.be Correcteurs : Cécile Hauterra Albert Potier Marie-Jo Dauby André Schweicher Florence Crohin Catherine Vincke Chris Pauwels

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Infographie : Rose Kondrativ rose.kondrativ@gmail.com Production : Omni Publi sprl info@omnipubli.be Toute reproduction, adaptation ou traduction, même partielle, des articles parus dans ce numéro, est interdite sans l’accord préalable de la rédaction. L’Hippocampe décline toute responsabilité pour les documents et photos qui lui sont envoyés.

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Photo de couverture : Pierre-Bernard Demoulin

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Attention!

Vos articles, photos et publicités de dernière minute pour le prochain Hippocampe doivent parvenir au rédacteur en chef au plus tard le 20 janvier 2020


Sommaire

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6 Mallorca 10 Résultats des stages MF et MN 11 Résultats MC 12 Le Grand Bleu revient au cinéma 16 La plongée photo, une question d’équipe 18 Un championnat inoubliable! 26 Le Télévie au Moana 28 22e salon de la plongée à Paris 30 La TSA à l’Octopus de Soignies 32 Recyclage des moniteurs 2019 34 Pratique de la RCP à plusieurs mains 36 le BAVU 38 Le DEA 40 Les aventures A’DD 41 Recommandations du Pôle Sécurité La Commission Féminine 42 On a tous en nous quelque chose de Philippe! 44 Dahab 2019 46 Protocoles 2019 pour les 3* en milieu naturel 48 Planning des activités pour les candidats MF 2020 Fiches récapitulatives des parcours vers l’AM et le MC 49 Cours AMB Jean-Noël 51 Infos utiles 53 Exercice TSA

INFO Lifras Le CA rappelle à ses membres que la Lifras n’est en rien responsable des dégradations de matériel dans le cadre des activités Lifras et qu’il appartient aux personnes concernées de prendre contact avec l’assurance RC-familiale du tiers responsable. 5


Mallorca

Destination alternative ou premier choix? J’ai eu récemment l’occasion, avec mon club, le Maaramu, d’effectuer un séjour plongée à Majorque. Présentée comme «mieux que la Costa Brava ou que le Golfe du Lion / côte d’Azur mais moins bien que la mer Rouge», je me demandais si cette destination pouvait être choisie pour elle-même.

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MALLORCA – SANTA PONÇA Comme chacun le sait, Majorque est située au beau milieu de la Méditerranée, plus précisément dans la mer des Baléares (elle-même située entre les Baléares et la côte est de l’Espagne continentale). Le séjour se déroulait à Santa Ponça situé à hauteur de la ville de Valence. Soleil garanti … Santa Ponça est une petite ville touristique du sud-ouest de l’île de Mallorca, à 25 km de Palma. Toute l’infrastructure touristique habituelle y est présente, selon les qualités et budgets que vous voudrez y consacrez. Le club de plongée était le Zoea Mallorca, situé dans le joli port de plaisance, à un jet de pierre du large. Il ne faut que 2 petites heures d’avion au départ de Charleroi pour atterrir à Palma et une quarantaine de minutes pour arriver à Santa Ponça. Mallorca étant en Europe (Espagne), les formalités administratives sont réduites au minimum, une carte d’identité suffit. Un avantage non négligeable. LES SITES PRINCIPAUX Au départ de Santa Ponça, vous avez la chance d’avoir accès, en 15 minutes maximum de bateau, à deux réserves naturelles : «El Toro» et «Malgrats» . El Toro est un îlot qui permet jusqu’à 6 plongées différentes avec une grande diversité de vie. Les plongées commencent sur une plate-forme située à environ 6 – 7m de profondeur, descendant progressivement jusqu’à atteindre les 30m recommandés, bien qu’il soit facile d’atteindre les 45m, voire un peu plus pour les plus téméraires ... Une grande diversité de vie est présente dans une eau entre 25°C et 17°C. J’y ai observé des mérous en abondance, dorades, murènes, poulpes, bernard-l’ermite, araignées de mer, méduses spectaculaires, oblades, corbs, serrans écritures, chapons... Un peu plus bas, une mostelle se tapit dans l’ombre. Le tout dans des bancs de castagnolles, sars ou saupes se jouant de la lumière omniprésente. C’est une plongée pour tous les niveaux. Le jeu du soleil dans les éboulis est magnifique et laisse admirer les champs de posidonie ou les éponges colorées. Jetez un œil dans le grand bleu et vous verrez certainement passer un banc de barracudas : ce sont des habitués des lieux ! 7


La nuit, vous découvrirez une nature aquatique en chasse et également, si vous regardez bien dans les crevasses, de nombreuses crevettes jaunes dont les yeux pétillent de malice. Malgrats est encore plus proche du port, à peine 5 minutes de zodiac. Nous sommes sur un autre îlot rocheux en forme de colonne vertébrale. Une fois dans l’eau, on arrive à un tombant débouchant jusqu’à 35 mètres de profondeur. Cette réserve est très variée en terme de paysages sous-marins. Avec un peu de chance, vous verrez comme moi, une grande nacre vivante (beaucoup sont malheureusement mortes) et même des coquilles St-Jacques, pour les yeux uniquement ... La réserve marine des Malgrats offre 3 sites de plongée différents, dont un pour débutant. C’est là, pour la première fois, que j’ai croisé une méduse «œuf sur le plat» : photographe à vos marques ! Autres surprises, bien que cela ne soit pas la saison, un doris dalmatien et une flabelline. Et toujours en compagnie de bancs des petits poissons habituels dansant autour de vous au point d’en donner parfois le tournis. Mais c’est bien en matière de paysages que ce site est à découvrir. Pour ce faire, une bonne idée consiste à partir du côté ouest, passer par le cap sud de l’îlot et être récupéré «au parachute» côté est. Petit bémol, nous n’avons, bien entendu, pas les couleurs des mers chaudes, ni la même variété d’espèces. Par ailleurs, comme souvent en Méditerranée, nous voyons peu de «gros». Nous n’avons en effet pas croisé de tortues (il y en a, paraît-il), ni dauphin, ni requin. Autre point faible pour les amateurs du genre : peu d’épaves à explorer ; en tout cas à l’endroit où nous étions. ALTERNATIVE OU PREMIER CHOIX ? Nous l’avons dit, les avantages sont nombreux en terme d’accès à l’île de Majorque au sein de l’Europe. Le climat est avantageux toute l’année. Pour nous, plongeur, la vie sous-marine, faune et flore, est riche et variée. Ainsi, j’ai particulièrement apprécié les sites très proches et les paysages des réserves naturelles bien conservées, se jouant des rayons lumineux. Il n’y a malheureusement que peu d’épaves et les couleurs sont plus limitées que dans les mers plus au sud. Cependant, après les plongées, ou pour les accompagnants, il est très agréable de se pro8


mener dans les rues touristiques, de découvrir un petit restaurant local. Et, si vous avez le temps, faites, comme nous, un saut jusqu’à Palma, ville historique créée en 123 avant J.-Ch., riche en possibilité de visite. Cette destination mérite mieux que de servir d’alternative. C’est un véritable bonheur à découvrir ou redécouvrir et y admirer, pourquoi pas après une belle plongée parmi les mérous, un superbe coucher de soleil. Texte et photos : Benoît Lonay Secrétaire du Maaramu Trésorier de la Commission audiovisuelle de la Lifras benoitlonay@yahoo.com

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RESULTATS DES STAGES MONITEUR FEDERAL ET MONITEUR NATIONAL

2019

Félicitations aux nouveaux moniteurs fédéraux (MF) Danny Capart, Laurent Devillers, Hugues Humblet, Virginie Lis, Geneviève Moreas, Nicolas Mouchart, Laurent Patriarche, Frédéric Puissant Félicitations à la nouvelle monitrice nationale (MN) Caroline Gallez

Philippe Pittier, DTF et Pilar Ruiz, présidente

Stage MF

10 Photos Stages : Sven Vandekerckhove – Michel Scius (FB)

Stage MN

Caroline Gallez


LES NOUVEAUX MONITEURS FÉDÉRAUX

Laurent Devillers

Geneviève Moreas

Nicolas Mouchart

Hugues Humblet

Virginie Lis

Laurent Patriarche

Frédéric Puissant

LA NOUVELLE MONITRICE NATIONALE

Caroline Gallez

Claude Smeyers, président stage MF et Vincent Leroy vice-président stage MF

Enrique Cordon, président stage MN et son jury

Moniteurs Club 2019

Danny Capart

Laurent Aerts Vincent Agie Pascal Andre Leny Bette Vincent Bonmariage Michel Brunelle Daniel Dewitte Sophie Eyben Noelle Gaspar Emmanuel Kouar Sylvie Lemoine Didier Lenaerts Valérie Majerus René Marnette Rudy Mathurin Kevin Nalinne Ludovic Pecheux Jean Pichon Frédéric Platiau Jean Reniers François Valentin Deavy Van De Velde Jennyfer Verhoeven

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LE GRAND BLEU REVIENT AU CINÉMA LE 31 MARS 2020

EN CINÉ-CONCERT POUR UNE SOIRÉE INOUBLIABLE Le 11 mai 1988, Luc Besson sort son film «Le Grand Bleu», devenu culte pour nous plongeurs. Après plus de 30 ans, le film sera projeté lors d’un ciné concert au Palais 12 du Heysel. Éric Serra, compositeur de la musique et ses musiciens interprèteront la bande son à l’identique pendant la projection du film. Jamais une bande originale de film n’aura eu autant d’âme que dans «Le Grand Bleu». Une expérience exceptionnelle pour ceux qui souhaitent voir ou revoir ce film devenu incontournable. Eric Serra a été récompensé pour la bande originale : - Victoire de la Musique de film - César de la meilleure musique de film - Nombreux disques d’or et de platine avec plus de trois millions d’exemplaires vendus …, La Lifras est partenaire du ciné-concert «Le Grand Bleu».

A cette occasion, la rédaction de l’Hippocampe a rencontré Éric Serra lors de son passage à Bruxelles en octobre dernier. Agréablement surpris de rencontrer des plongeurs belges, il nous explique comment il a écrit cette musique incroyablement liée au film. Hippocampe : Eric Serra, la musique du «Grand Bleu», c’est une énorme référence pour les plongeurs. Votre musique est indissociable de ce film. Lorsque vous écriviez cette musique, aviez-vous déjà l’impression que vous alliez devenir ce troisième élément dans ce duel entre Jacques Mayol et Enzo Maiorca? Eric Serra : Non, je ne me rendais pas compte de cela. La première fois que Luc Besson (le réalisateur) m’a parlé du «Grand Bleu», c’était 3 ans avant le tournage du film. Il m’a raconté l’histoire du «vrai» Jacques Mayol que je ne connaissais pas. Je n’étais pas spécialement branché plongée à l’époque et encore moins apnée. Luc me fait visionner une vidéo sur le record en apnée de Jacques Mayol (105 m à cette époque). Un documentaire avec toute la préparation (yoga) et bien entendu son record. J’ai donc découvert l’apnée grâce à ce documentaire. J’avoue avoir été bouleversé, j’ai adoré, j’ai trouvé cela magnifique par l’exploit sportif de haut niveau et par le côté très zen et spirituel de ce documentaire. Cela a été pour moi le déclenchement de l’écriture musicale. J’ai eu l’occasion de le rencontrer, il nous a, Luc et moi, initiés à sa technique et bien entendu nous avons alors pratiqués l’apnée ensemble.

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J’ai fait beaucoup d’apnée avant d’écrire la musique du «Grand Bleu». Cela m’a permis de ressentir les sensations des apnéistes. Pour vous donner un exemple, en méditerranée, on se mettait sur un fond de 10, 12 mètres, on se couchait au fond, bien lestés et on restait le plus longtemps possible, allongés pendant de longues minutes en regardant vers la surface… Ça c’était ... (Éric sourit). C’étaient des sensations uniques qu’on ne connaît nulle part ailleurs et qui sont très fortes. Tout ça évidemment m’a influencé pour écrire la musique du film. Je pense que les gens en avaient besoin à ce moment-là.

Jacques Mayol et Enzo Maiorca (Sorrento, 1977)

H : Vous expliquiez que pour comprendre et ressentir les sensations en plongées, vous vous êtes initié à la technique de Jacques Mayol. Elle consiste en quoi

H : Jacques Mayol est un personnage important pour nous plongeurs et en particulier pour les apnéistes. Lors de vos rencontres, quel genre d’homme était-il

ES : Sa méthode était simple, il pratiquait le yoga axé principalement sur la respiration.

ES : Je l’ai rencontré lorsqu’il était déjà âgé, c’était un homme assez paradoxal …

Il était à la fois très zen et en même temps avec un ego surdimensionné. Lors de nos quelques rencontres nous avons essentiellement parlé d’apnée et bien entendu des plongés que nous avions faites. Mais personnellement, je ne l’ai pas fréquenté longtemps et donc je ne peux, honnêtement, pas vous dire quel genre d’homme il était vraiment.

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H : Aujourd’hui encore, vous pratiquez l’apnée en mer? ES : Cela m’arrive encore mais beaucoup moins maintenant. A chaque fois que je suis au bord de la mer, je ne peux pas m’empêcher d’aller voir ce qu’il y a en bas. H : Le 31 mars prochain, au Palais 12 du Heysel, sera projeté sur grand écran la version longue du «Grand Bleu». Il s’agit d’un ciné-concert dont la Lifras est partenaire. A cette occasion vous jouerez en «live», c’est-à-dire sur scène avec 6 autres musiciens, la musique et les sons originaux du film. Pourquoi avoir accepté ce challenge? Ce n’est pas un exercice facile ! ES : Non, ce n’est pas facile. C’est un gros challenge. C’est très intéressant et cela me plaît. Et puis surtout, après l’avoir fait 2 fois à Paris l’année dernière, j’ai pu constater l’effet que cela faisait sur le public. Les gens sont bouleversés en sortant de ce ciné-concert, c’est le film «Le Grand Bleu» avec une dimension émotionnelle décuplée. Oui cela m’amuse. Et puis il y a aussi le challenge technique, c’est très complexe comme technologie. On joue vraiment la musique du film, note pour note par rapport à l’original et synchronisés à l’image près. Pour arriver à cela, derrière l’écran c’est la NASA … 14

H : Merci beaucoup Éric Serra. La suite de l’interview dans le prochain Hippocampe de mars 2020 … Éric Serra nous raconte ses plongées sur le tournage d’un autre film de Luc Besson «Atlantis» ; son regard sur sa musique de film et ses projets. Interview : Sylviane Godin Photos Interview : Marc Hiernaux

3 raisons pour assister à ce ciné-concert : 1. C’est la première fois qu’un cinéconcert est organisé pour un film français 2. C’est la première fois qu’il s’agit d’un orchestre qui n’est pas symphonique 3. C’est la première fois que le compositeur interprète sa musique sur scène.

Vous souhaitez participer à cet événement exceptionnel, rendez-vous dans votre My Lifras Vous n’avez pas encore un compte, allez sur : www.lifras.be/Accès membres/ My Lifras ensuite cliquez sur «Login ou mot de passe oublié?» et vous recevrez une invitation à vous inscrire via votre adresse mail.

Belle occasion pour la Lifras de vous faire bénéficier de TARIFS

AVANTAGEUX Il existe 3 catégories : Cat I = 78 €/pers Cat II = 68 €/pers Cat III = 48 €/pers


Photos : Pierre Hennequin

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: o t o h p ! e e p é i g u n q o é ’ l d p n La o i t s e u q e n u La photographie sous-marine est un art qui se pratique à deux, tout comme la plongée sous-marine. Ca tombe bien, nous avons décidé de faire équipe ensemble pour représenter la Lifras au championnat du monde de photographie sous-marine qui s’est déroulé à Tenerife du 17 au 22 septembre 2019. Bien que nous, nous plongions ensemble depuis plus de 25 ans, nous avons eu l’occasion d’explorer les éléments qui font du photographe et de son assistante, un binôme d’enfer.

Le rôle de l’assistante du photographe est crucial dans le cadre du championnat du monde. Toutefois, celle-ci ne peut

jouer son rôle que si le photographe a pleinement confiance en elle et qu’ils communiquent en permanence pour éviter toute source d’incompréhension, de déception ou de stress. Ce serait dommage de passer à côté du cliché du siècle, alors autant bien se préparer et réviser ses bases. En guise de préparation, nous nous sommes rendus dans différentes carrières afin de faire quelques tests. Déjà un grand merci aux Combustibles D. Tourneur et Fils pour leur logistique lors de nos déplacements et aux Assurances Wathlet et Associés s.a. pour leurs conseils en matière de couverture d’assurance, de matériel photo, et d’assistance voyages.

Lors d’une plongée à Floreffe, nous avons testé la communication visant à assurer un bon positionnement du modèle dans la photo souhaitée. Les signes de plongée permettent une bonne gestion de la plongée. Ils sont parfois plus limités lorsqu’il faut rapidement demander au modèle de se rapprocher du poisson, de reculer plus à l’arrière-plan, de tourner légèrement la tête pour que le visage soit bien éclairé par les flashs, de rester immobile pour une photo de style, ou encore de ne plus expirer pour éviter d’avoir des bulles dans la photo. He bien, il faut être créatif. Lorsque l’assistante est également photographe, cela aide parce qu’il est plus aisé de répondre aux attentes du photographe lorsque l’on imagine le cliché qu’il est en train de prendre. Nous avons inventé quelques signes pour répondre à ces différentes situations et nous avons également utilisé les lampes à cet effet. On s’amuse à Floreffe

Pour le deuxième test, nous sommes allés à Ekeren (Flandre) afin d’évaluer le rendu d’une combinaison PhotoSuit de Mares et finaliser notre choix de combinaison pour le championnat. La combinaison néoprène noire est courante chez les plongeurs, mais elle ne ressort pas sur les photos. Or, pour la catégorie «grand angle avec modèle», il est utile de disposer d’une combinaison colorée pour mettre le modèle en valeur dans la photo. Les fonds de Teneriffe se marient bien avec le rouge et le jaune. Le jaune est la couleur privilégiée des photographes car elle met de l’énergie dans la photo comme le soleil dans un paysage. Le rouge est également fascinant, il illustre la passion. Notre préférence s’est concrétisée sur base de considérations pratiques. En effet, la combinaison Photosuit de Mares jaune étant indisponible, nous avons – grâce à l’aide de Mares Benelux (un grand merci Erwin !) – pu obtenir un lycra Photosuit rouge. Elle donne excessivement bien sur des clichés rapprochés comme celui-ci-dessus. Lorsque le modèle est plus à l’arrière-plan, le rouge ne ressort pas assez et il faut malgré tout privilégier le jaune ou le blanc. 16

La combinaison Photosuit rouge de Mares donne bien lorsque l’éclairage est proche


Globe Marine a joué un rôle logistique important dans les échanges avec Mares. Leur stock varié de matériel en Inox est précieux pour trouver la meilleure façon d’accrocher les accessoires du matériel photo. Ils ont une panoplie d’articles très complète pour cela. Globe Marine nous a aussi permis de gonfler nos bouteilles rapidement avant certaines de nos plongées d’entraînement. (Merci Sabine!)

Aquatop prépare des mélanges sur mesure

Tout le nécessaire inox est disponible chez Globe Marine L’équipement du photographe et de son assistante est important. Une revue sous l’angle «photo» est nécessaire. C’est ce que nous avons fait lors d’une autre sortie. D’une part, l’objectif était d’assurer que le photographe dispose d’un équipement qui soit à sa disposition à tout moment, qu’il puisse l’actionner d’une seule main et les yeux fermés (enfin dans le viseur de l’appareil). Et d’autre part, il fallait également qu’il soit bien connu de son assistante puisque c’est elle qui avait la charge de monter et démonter les bouteilles pendant que le photographe, lui, s’occupe de remplacer les batteries, l’objectif, le dôme, le port plan ou de changer la carte mémoire. Encore un détail, pour que le modèle apparaisse dans toute sa splendeur, ne pas oublier d’attacher son parachute à la bouteille, ce sera plus esthétique. Quant au deuxième détendeur, celui-ci peut être attaché à la stab de manière à être le moins visible possible et de

Lors d’une autre plongée test, nous nous sommes rendus au barrage de l’Eau d’Heure après être passés chez Aquatop pour gonfler au Nitrox. La photographie sous-marine sans Nitrox, c’est comme un Perrier-menthe sans menthe. C’est le moment de mentionner que le championnat du monde s’effectue uniquement avec des plongées sans paliers. Lors des essais, le Nitrox permet notamment de rester un petit peu plus longtemps sur une épave ou un fond rocheux spécifique et de faire des plongées moins fatigantes tout en maximisant notre séjour

ne pas pendouiller sous le plongeur. Les tuyaux inutiles devront aussi disparaitre pour laisser place à la vision singulière et artistique du photographe. Et n’oubliez pas le principal, faites-vous plaisir !

sous l’eau. Aquatop nous a accompagnés en nous concoctant des mélanges Nitrox adaptés au type de plongée que l’on souhaitait réaliser lors de notre préparation (Merci Jean-Philippe !). Au détour du magasin, nous avons également trouvé plusieurs lampes de différentes puissances à tester en plongée, dont une petite de la taille d’un gros marqueur qui peut être fixée au masque du photographe et être actionnée d’une seule main. Ce qui est très pratique pour le photographe qui ne lâche jamais son appareil et ne dispose que d’une seule main pour tout le reste.

Texte : Valérie Woit et Pierre-Bernard Demoulin Equipe nationale 2019 Photos : Valérie Woit, Pierre-Bernard, Aquatop 17


Un championnat inoubliable! Cette 17e édition du championnat du monde de photographie et vidéographie sous-marine a eu lieu le long des côtes de l’île de Tenerife, territoire espagnol profitant d’une certaine autonomie. Cette île fait également partie de l’archipel des Canaries qui compte au total 7 terres émergées, toutes résultantes d’une ancienne activité volcanique (Lanzarote, Fuerte Ventura, Gran Canaria, La Palma, El hiero, La Gomera et Tenerife).

La Galletas, c’est là! Cette compétition s’est tenue dans le sud de l’île dans la petite ville côtière de Las Galletas. Le port récemment agrandi et rénové était idéalement situé pour offrir, en plus de la logistique, des sites plongées variés : grottes, tombants, rochers, crevasses, éléments de lave déchiquetés, … qui offrent une large palette d’espèces vivantes adaptées et parfois endémiques. Un championnat du Monde de photographie sous-marine met en compétition une série de photographes et de vidéastes du monde entier. Chaque pays peut proposer 2 équipes de photographes et deux équipes de vidéastes. Une équipe est composée d’un photographe / vidéaste et d’un.e assistant.e. Il y avait 33 équipes de photographes et 8 de vidéastes.

Drapeaux des pays participants 18


Les équipes plongent dans les mêmes conditions, sur les mêmes sites au cours du même séjour. Il y a 4 sites et 4 plongées prévues réparties sur deux jours. Une plongée le matin à neuf heures et une à midi. La répartition se fait par tirage au sort : les pays sont répartis sur des bateaux qui sont divisés en 4 groupes : un par site de plongée puis ils changent pour que tout le monde puisse plonger une fois sur chaque site. La compétition définit 5 catégories de photo. Chaque équipe pourra donc proposer une photo dans chacune d’elle. Elles seront soumises au jury avec le choix des autres équipes. Les catégories suivantes : • Grand-angle sans plongeur • Grand-angle avec plongeur • Portrait de poisson • Macro / proxy (photo rapprochée) • Thème de la compétition : poisson cartilagineux (ce thème varie d’édition en édition) Avec Valérie Woit, nous sommes partis 3 jours plus tôt afin de prendre nos repères. Nous voulions pouvoir travailler les prises de vue, rechercher des habitants particuliers dans les anfractuosités, imaginer de nouvelles compositions, peaufiner les réglages d’exposition, optimiser les positions du modèle et notre communication in situ. Pour ce faire, nous avons choisi le centre de plongée Buceo Tenerife qui est installé depuis bientôt 25 ans. Ils connaissent très bien les sites de plongée de cette côte et en particulier les 4 sites choisis par la CMAS.

Il y a aussi deux sites de secours en cas de mauvais temps. Nous ne les avons pas testés car la météo s’annonçait bonne pour les premiers choix. Le Club de Buceo Tenerife est bien équipé : ils ont deux bateaux, deux compresseurs, des bouteilles de 12 et 15 litres. Ils peuvent également gonfler au Nitrox, ce qui nous a permis de mieux profiter des deuxièmes plongées.

Durant ces 3 jours, nous avons plongé avec d’autres participants au championnat : le Chili, la France, la Suisse et l’Italie. Bien que la tension pouvait se ressentir, l’ambiance était conviviale. Ce fut l’occasion de faire connaissance, de discuter des types de mer et de lieux de plongée variés. Après ces trois jours passés à Las Galletas, nous nous sommes rendus à l’hôtel du championnat. Immense, luxueux, peu chaleureux, tout est payant en supplément (boisson, accès à certaines parties de l’hôtel, …). Nos chambres n’étaient pas prêtes, nous avons dû attendre 4 heures. Après une belle cérémonie d’ouverture dans l’après-midi, le soir c’était le meeting technique. Une réunion en soussol, mal aéré où la température est vite montée. Au sens propre comme au figuré. Les explications étaient données en espagnol et traduites incomplètement et approximativement en

Préparation pour le meeting technique

Un peu serrés à 10 avec le matériel de plongée et de photos sous-marine 19


anglais. Les questions posées en anglais étaient traduites en espagnol de la même façon. Ensuite les questions étaient régulièrement mal comprises avec des réponses qui n’étaient pas adéquates, lorsque les organisateurs ne se contredisaient pas. Tout ceci créant un énervement ostensible et compréhensible dans l’audience. Bref, un chaos impressionnant. Il y a aussi eu le tirage au sort de la répartition des pays par bateau. L’équipe des photographes espagnols avait déjà son bateau désigné et donc pas de tirage au sort pour eux. Sans importance ? C’est ce que l’on nous a dit, mais peutêtre pas tant que cela. Vous le lirez plus loin. Une répartition pour le moins assez étrange, car nous étions 10 sur notre bateau. Le plus petit (6 mètres - 140 chevaux) et le moins rapide de tous. 4 Slovènes, 4 Belges, le commissaire de bateau et la capitaine. Alors que des bateaux de 8 mètres (250 chevaux- se trouvaient avec 8 personnes (6 plongeurs + commissaire + pilote). C’est moins confortable mais pas incontournable. Surtout que la pilote, Sandrine du Club «La Morena», est très compétente et partage volontiers l’une ou l’autre astuce. Lors de ce meeting technique, les lieux et moments de plongée sont également tirés au sort. Notre agenda est scellé. Jour 1 - 9h00 : site «El Faro» ou «Las Rosas» selon l’appellation choisie. Un endroit que j’ai choisi pour faire de la macro. Jour 1 - 12h00 : site «Montaña amarilla». J’ai choisi d’y faire du grand-angle avec un objectif linéaire16-35 mm Jour 2 - 9h00 : site «El buffadero». Choix du grand-angle avec un objectif fish-eye 8-15 mm Jour 2 - 12h00 : site «Los Chuchos». Gardé pour le grand-angle ou la macro. Au final ce sera du grand-angle. Je vous explique plus loin pourquoi.

Les murènes sont assez communes des tonnelles installées la veille et trois petits locaux pour accueillir le matériel d’une bonne centaine de personne, rien n’est prêt. Pas de table pour les appareils photos, pas de chaise, pas d’emplacement désigné par bateau, par équipe, … Un nouveau chaos s’installe. Au bout de deux heures et demie nous sommes prêts.

Là ce sont les bateaux qui naviguent à gauche, à droite dans le port sans savoir très bien où aller, les plongeurs qui essaient de les attraper au passage, consignes contradictoires,... Finalement, avec une heure et quart de retard sur le programme, nous prenons la direction de la première plongée.

La compétition se répartit sur 3 jours. Un jour de test (une répétition générale) et les deux jours de compétition. La journée d’essai est identique au premier jour de la compétition. Jour de test - mercredi 18 septembre. Nous commençons une demi-heure plus tôt que les autres jours afin de pouvoir absorber les «éventuels» délais dus aux derniers préparatifs. En effet, lorsque nous arrivons sur place, à part 20

Sélection macro, 26e place


Retour au port pour un pique-nique bienvenu : un sandwich, un berlingot de jus sucré à souhait et un fruit. C’est aussi le moment de changer la configuration. Départ au plus juste pour un intervalle de deux heures entre les deux plongées. Retour au port à 15h30 au lieu de 14h00. Le temps perdu ne se rattrape pas … !). Après remise des cartes mémoires aux commissaires, nous partons pour un lunch : une paella à 16h00. Une première pour moi à cette heure-là. Retour à l’hôtel à 17h30. Le temps de démonter le matériel, ranger, recharger, installer la configuration pour le lendemain, une petite douche et il est temps d’aller chercher la carte mémoire. Les photos n’auront pas été gardées, mais elles auront été vérifiées et validées : pas de nom de fichier reconnaissable, pas d’information de copyright, pas de photos effacées au cours de la plongée, nombre inférieur à 250, photos du commissaire avant et après chaque plongée, … Ici aussi, ils ne sont pas prêts. Il faudra attendre un délai supplémentaire de 45 minutes pour pouvoir récupérer la carte. Je peux enfin télécharger mes photos et les passer en revue avec Valérie. Discussion, critique, «choix virtuel», stratégie pour le lendemain. Nous voilà prêts au maximum de ce qui nous est donné. Nous allons dormir le plus tôt possible.

Sélection pour le grand angle avec plongeur, 20e place

Sélection pour le portrait de poisson, 16e place

Jour 1 de la compétition - jeudi 19 septembre. Les améliorations logistiques attendues ne sont pas là. Il manque des tables. Mais cela rend juste les choses moins pratiques et un peu risquées pour le matériel. Nous partons avec seulement 15 minutes de retard. Le retour se fait avec peu de retard. Les plongées durent tout de même entre 60 et 70 minutes. Nous n’avons que des 12 l gonflées à 200 bars sur des fonds entre 30 et 3 mètres. Seulement, le plus intéressant se trouve entre 20 m et 10 m. En dehors de cette zone, nous consommons de trop ou il y a trop de houle rendant la prise de vue délicate. Les espagnols eux font 88 minutes. Ils ne consomment rien semble-t-il. Sur le premier lieu de plongée (El Faro - Le phare) je retrouve mon anfractuosité repérée la veille. Mais je ne suis pas le seul. La veille je m’étais quelque 21


peu attardé sur ce lieu précis : murène jaune, crustacé semblable à un macropode, petites rascasses, … J’ai dû être repéré : un croate m’a devancé. Qu’à ne cela ne tienne, je patienterai. Valérie veille et m’appelle dès que la place est libre. Je ramène entre autre les clichés que je garderai pour le portrait de poisson et la macro. Le retour se fait face au vent d’Est. On prend des paquets de mer plein la figure, plein le bateau. Les plus lents, nous arriverons toujours les derniers au port. Là c’est le changement d’objectif, la mise en place du dôme et le remplacement des batteries toujours sous les yeux vigilants des commissaires. Pendant ce temps, Valérie s’occupe du matériel : démontage, changement de bouteille et installation du matériel. Sur le second lieu (Montaña amarilla - la montagne jaune), c’est le grandangle avec et sans modèle. Nous avons trouvé un lieu avec une forme d’algues intéressantes, colorées en brun-rouge-jaune. Nous utilisons ce lieu pour mettre en valeur le bleu, le soleil, les couleurs d’une girelle paon. Ce même lieu est utilisé pour faire une photo avec Valérie comme modèle. Techniquement c’est assez difficile car c’est une prise de vue vers le haut, pas une simple contre-plongée, une véritable prise de vue vers le ciel.

Banc de Roncador Et là il faut synchroniser: de faire une photo avec une tortue • Sa respiration pour éviter les bulles ou l’épave de l’après-midi et Valérie. • Le passage d’un poisson ou la posi- Surtout qu’il me faut encore une photo tion de Valérie avec le thème de la compétition : les poissons cartilagineux : raie ou requin. • La respiration de Valérie • Le mouvement des algues emportées dans la danse de la houle (même Jour 2 de la compétition - vendredi à 12 mètres il y en avait à cause du vent 20 septembre. d’Est) Le chaos revient. Si tout s’annonce • Le cadrage et la composition modifiés bien avec la directive donnée à 8h40 par cette même mer de fond qui me d’embarquer à 9h00, les choses comfait valser mencent à déraper lorsqu’à 9h20 on nous annonce que l’Italie a «oublié» Si je ne suis pas pleinement satisfait, je ses cartes mémoires à l’hôtel. Tout le suis néanmoins content des résultats. monde doit attendre car tous les baJ’espère avoir une opportunité demain teaux doivent partir en même temps

La grotte à fleur de surface 22


Sélection pour la catégorie grand-angle, 10e place du port. 9h30, le président de la CMAS donne l’instruction de partir de toute façon, tant pis pour les distraits. 9h50, rien n’a bougé. Une autre nouvelle vient nous effarer. Les bouteilles des équipes «photo» espagnoles ont été contrôlées avec 270 bars ! Les équipes vidéos ont purgé leur bouteille, rien n’a pu être constaté par un commissaire. Juste des témoins «non-officiels». Néanmoins, ces 4 équipes ont été les seules la veille à avoir pu faire 88 minutes de plongée alors que les 78 autres personnes n’ont pas dépassé les 70 minutes. Les plaintes sont déposées par plusieurs pays. Des équipes veulent faire la «grève» tant qu’une décision sur la sanction n’est pas prise. Les discussions s’animent, le temps passe. Nous finissons par partir vers 10h15. Première plongée sur le site «El Bufadero» Pour cette plongée, j’ai choisi le zoom grand-angle fish-eye 8-15 mm. Dès la mise à l’eau c’est la ruée sur les tortues. Nous essayons quelques prises de vue, mais c’est trop le «souk». Nous décidons de descendre pour voir s’il y a des raies sur le sable à 25 mètres. Pas de raie mais des bancs de «roncadors». Des poissons qui grognent lorsqu’ils sont pris dans une nasse. Un

bruit produit en faisant vibrer leur vessie natatoire. Nous trouvons les groupements de poissons déjà «occupés» par d’autres photographes et leurs modèles. Après quelques essais non convaincants, nous remontons pour aller dans une petite grotte. Cependant la marée est trop basse, il y a trop de particules remuées. S’il y a quelques effets amusants, rien de valable pour un championnat. En sortant une tortue passe et se dirige vers la limite clairobscur du soleil rasant la falaise. Une bonne option pour le grand-angle. Mais Valérie me fait signe que la limite inférieure de la pression dans sa bouteille est atteinte. 30 bars. Pour ne pas risquer la disqualification, nous arrêtons la prise de vue. Rien d’exceptionnel cette fois-ci. Le retour au port se fait agrémenter par deux supporters de la Slovénie que nous retrouvons sur la côte avec un étendard aux 3 drapeaux de la Croatie, de la Slovénie et de la Serbie. Ils nous accompagnent et nous précèdent jusqu’au port. Aujourd’hui pas de changement d’objectif. Je laisse le caisson intact. Outre le fait que cela me convient bien pour l’après-midi, j’ai remarqué en préparant mon caisson, qu’un bouchon du système de mise en dépression est abîmé et se ferme difficilement. Donc,

je ne prends pas de risque en faisant l’échange avec le 16-35 mm. Je garde le grand-angle, car si je ne suis pas enchanté par ma photo de macro, j’ai besoin de grand-angle. En effet, les photos actuelles de grand-angle sans modèle et avec modèle sont trop similaires et je n’ai pas de photo de raies. L’après-midi, nous partons pour le site nommé «Los Chuchos» ou «Las Rayas» Situé juste à la sortie du port, à moins de 5 minutes en bateau, nous sommes censés rencontrer des raies puisque nous n’en avons pas encore vu. Du moins durant les jours de la compétition. Lors de la préparation et dans le passé, c’est «The place to Be» pour les rencontrer. Les raies y sont présentes vers 12h00. Pas de chance, avec le délai produit le matin, il est 14h00 lorsque nous arrivons sur place. Là notre skipper, Sandrine, nous dit que ce n’est pas le bon site. L’ancre est placée trop à l’ouest d’environ 400 mètres. Elle crie et informe les deux autres bateaux, mais rien n’y fait. Les «machos» de service ne font pas confiance à une femme et se remettent encore moins en question. La responsable de la compétition nous instruit de nous mettre à l’eau. Nous avançons en surface le plus à l’est possible mais on nous dit de ne pas nous écarter du bateau. Au top, avec Valérie nous suivons la ligne d’ancre et pal23


nous faisons notre choix final. Il faut absolument remettre notre sélection avant 22h00. Il est 21h30 ils ne sont pas prêts : trop de photos, ordinateurs trop lents, version pour PC et la FEDAS utilise des MAC, … des explications, des excuses, … Puis il y a la discussion concernant la tricherie de l’Espagne. Vers 2h du matin les organisateurs nous annoncent la disqualification des photographes espagnols. Mais rien pour les vidéographes. À 2h35 je remets ma sélection et je vais dormir. Les derniers auront remis leurs choix à 4h30.

Rendez-vous au salon pour la projection mons vers l’est face au courant. Après environ 7 minutes, nous arrivons sur site et pas de raies. Nous retrouvons la petite épave à 20 mètres de fond. Nous sommes suivis par Filip et Merel, l’autre équipe de photographes belges. Je suis content car je voulais refaire des photos d’ambiance avec et sans modèle sur cette épave. Un peu essoufflé par l’effort, la prise de vue demande une dose de concentration inhabituelle. Après quelques photos, nous décidons de revenir vers les roches et de remonter un peu. J’édite avec l’appareil quelques images pour les passer en noir et blanc. Toute édition avec les possibilités des appareils sont autorisées pour autant que cela se fasse durant la plongée. Malheureusement, j’ai dû me tromper quelques fois car seule une transformation a été enregistrée. Heureusement,

24

elle fait partie des photos lauréates. Après avoir un peu palmé et recherché le bateau nous faisons surface. Nous sommes les premiers. C’est la première fois. Par contre, plusieurs parachutes ont fait surface. Loin du site prévu et donc sur un fond non connu avec du courant plusieurs palanquées se sont perdues. Pas de raies pour nos 24 plongeurs. Une plainte a été déposée. Elle a été acceptée mais aucune décision / acte / conséquence n’en est sorti. De retour au port, c’est la dernière remise de carte. Le matériel est rincé, rangé. Aujourd’hui il faut tout ramener à l’hôtel. Un petit lunch vite fait (toujours vers 16h30) et nous nous dirigeons vers l’hôtel en bus. Nous récupérons la carte vers 18h20. Téléchargement, analyse, première sélection. Nous nous restaurons puis,

Regroupement de Belges pour la projection

Jour de délibération et de proclamation. En milieu d’après-midi il y a une projection des films et des photos qui ont été soumis au jury. C’est donc le résultat du travail de chacun. Le meilleur, l’expression des visions diverses du monde sous-marin de Tenerife qui est offert à nos yeux. Nous pouvons ainsi voir toutes les images. Sans en connaître la cotation, tout en pouvant faire soimême son choix et avoir ses préférences. C’est là que l’on prend conscience de l’implacable partialité du jugement face une telle variété. Même si nous le savions, même si nous l’avons accepté. Il faut cependant aussi reconnaître que certaines photos sortent du lot et recueillent plus de faveurs. Nous partons à 20h pour la proclamation. Arrivé à l’auditorium, nous patientons, prenons un verre, discutons avec les personnes rencontrées lors du championnat et lors des plongées d’exploration.


Le temps passe et le retard s’accentue encore. Le président de la CMAS nous apprend que deux jurés ont manqué dans le jury. Il a fallu en trouver deux autres. La cotation a donc pris du retard puis c’est le temps des additions, du comptage et du tri qui a pris du temps. Pour finir, la proclamation se déroule tardivement. Après cela un apéro dinatoire à 23h00 commence à l’hôtel. Mais ce n’est pas tout, deux semaines plus tard, nous recevons de nouvelles listes de résultats différents de la cérémonie de proclamation. Et pas un peu. Entre autre Filip Staes, notre compatriote qui n’était pas repris dans les lauréats, se retrouve avec une médaille de bronze en portrait de poisson ! Bravo Filip ! Et une pensée pour le candidat néerlandais qui s’est vu passer en 4e position. Raison : on a mal compté les points, en refaisant les calculs, nous sommes arrivés à un autre résultat … Si l’exécution du championnat n’avait rien d’un niveau mondial comme nous pourrions nous y attendre, surtout comparé à celui de 2015 aux Pays-Bas, il y avait des points très positifs. Le lieu, les plongées, l’ambiance, les rencontres, les échanges, … sont d’excellentes raisons pour participer à une telle compétition. Nous ne pouvons qu’encourager la FEDAS à améliorer la mise en œuvre et l’organisation d’une telle compétition. Ils ont des sites de plongée magnifiques le long de leurs côtes. Qui sait si cela pourrait être la destination d’une édition future.

Mon épouse qui est restée en Belgique pour veiller sur les enfants et la maison en cette période de rentrée scolaire. Valérie Woit qui fut une assistante efficace, engagée et optimiste lors de la compétition et lors des entraînements. Mares qui nous a procuré un habit de lumière pour Valérie dans son rôle de modèle. Aquatop (magasin de plongée proche de Namur) pour son soutien matériel et financier et son expertise des gaz lors des entraînements. Globe Marine (Magasin de plongée au sud de Bruxelles) pour son soutien logistique et financier lors de notre préparation. Tourneur et Fils (combustibles) pour leur soutien financier. Le cabinet d’assurances Wathlet pour leur soutien financier. La Commission Audiovisuelle Lifras et la FEBRAS pour leur participation financière. Merci également à Danny et JeanPierre pour le coaching et le soutien moral.

Une telle aventure, ne peut se faire ni se terminer sans l’aide des personnes et de sponsors que je tiens à remercier ici.

Texte : Valérie Woit et Pierre-Bernard Demoulin - Equipe nationale 2019 Photos : Valérie Woit, Pierre-Bernard, Sandrine Boutet Carte : Open Street Map

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MOANA

Photo : Fred Willem

TÉLÉVIE

7 Septembre 2013, 6h30. L’équipe est au taquet, chacun connait son rôle, chacun sait les enjeux. Ils affluent de toute la Belgique, Liège, Arlon, Tournai, et autres contrées lointaines, avec en tête un but. Un seul objectif, réaliser le défi qu’un jour de douce folie, quelques membres du Moana se sont engagés à réaliser.

12 HEURES DE PLONGÉES, DANS LE LAC DE ROBERTVILLE… POUR LE TÉLÉVIE

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Il parait qu’il a plu. Malgré cela, dès 8h30 des plongeurs arrivent déjà, il y aura 120 mises à l’eau, 10 baptêmes de plongée - enfants et

adultes, 17 collectes de sang puisque la Croix-Rouge était aussi présente afin de récolter du sang. Sans temps mort, le relais prend ses marques et démarre,

Photo : Fred Willem

Porté à bout de bras par quelques membres du Royal Moana, de réunions en réunions, ce projet est là, concrétisé par tout ce qui se trouve sur l’espace du lac de Robertville, gracieusement prêté pour l’occasion par le Syndicat d’initiative de Robertville. Des heures de réunions, discussions, négociations avec tous les intervenants, commerçants locaux, syndicats, le CA du Royal Moana, divers sponsors, font que ce projet est déjà une réussite, avoir rassemblé tant de monde et les amener au but final. Le jour J est enfin là, tout est en place, et nous attendons les plongeurs de pied ferme. Les bénévoles, 80 personnes au total, sont à leur poste, celui-ci au parking, celui-là à la sécurité, d’autres au compresseur, ceux-ci encore attendent les candidats au baptême. Les paddles prêtés pour l’occasion attendent patiemment sur l’eau que des téméraires veuillent bien se lancer. L’équipe du bar est prête, l’HoReCa se met en place.


et sans relâche tout au long de cette journée, les palanquées vont se succéder, avec pour certains une récompense, un brochet par-ci, une écrevisse par-là ou encore une anguille furtive.

Photo : Fred Willem

De la surface, Fanny Dehaye, journaliste RTL INFO, est là et peut suivre les plongeurs grâce au ballon en forme de cœur qui flotte en surface et qui accompagne les plongeurs. Nous sommes approchés par le président du Télévie de Malmedy pour une future éventuelle, collaboration. Le tout en rythme, car deux orchestres se succéderont, dont un finira même sur les barques et feront danser en rythme les sirènes de Robertville.

A côté, la course de pédalo laissera les sportifs de haut niveau qui y ont participé en grande discussion sur les tactiques adoptées. Filmé par l’Ecole du drone, représentée par son président, Jean-Yves Leclercq, toutes les images seront projetées sur un écran de 10 m², loué pour l’occasion. Les magiciens déambulent sur l’espace et font rire, surprennent, étonnent les jeunes et moins jeunes qui malgré le temps se sont déplacés. Merci aussi à l’équipe d’intervention d’urgence, qui a été présente de bout en bout. Un merci tout particulier à la Lifras. Leur engagement lors de cette opération tant en logistique qu’en terme de sponsoring, a fait que cette journée a été possible. Un merci particulier à son représentant Frédéric Willem, délégué CA à la Commission Apnée, qui est resté présent à nos côtés toute la journée.

Royal Moana, dont le président, André Mathonet, qui n’a pas hésité tout au long de cette préparation à mettre la main à la pâte. A leur sortie, un feu d’artifice éclate, et celui-ci, éblouissant, remplacera le soleil qui n’a pas daigné montrer son museau de toute la journée. La journée Télévie s’achève comme toujours en Gaule par un repas et des chansons… Merci à tous pour votre engagement dans cette cause. Un merci particulier à René Marnette, instigateur principal de cette récolte de fonds. Et à bientôt pour une prochaine édition… Michel Bastin

Au total, près de 200 personnes sont là, et pour une première, ce n’est pas si mal. On en aurait voulu 10 fois plus, parce que le but est de rapporter un maximum de fonds au Télévie, mais nous savons que nous approchons les 9 000 euros. Ce chiffre n’est pas définitif. La dernière palanquée est mise à l’eau, représentée par des membres du

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DU 10 AU 13

JANVIER

2020 LA «NOUVELLE GÉNÉRATION» À L’HONNEUR

AVEC STEVEN SURINA, PARRAIN DE CETTE 22e ÉDITION!

Avec une progression constante du nombre de ses visiteurs et exposants (63 211 entrées, 500 stands en 2019), le rendez-vous des amoureux de la mer et des océans, 22e édition en 2020, prend de la bouteille… mais pas une ride! La thématique de la prochaine édition en témoigne : la relève est assurée, incarnée par Steven Surina! Il est quasiment né palmes aux pieds… Ses parents, moniteurs de plongée, lui font faire ses premières bulles à 6 ans en Corse, avant de s’expatrier en Egypte en 2002.

monde, en font un véritable ambassadeur des océans. Hélène de Tayrac-Senik, Présidente et Fondatrice du Salon International de la Plongée Sous-Marine, a décidément du flair! Jovial, pétillant, le jeune homme marquera immanquablement l’édition 2020! On y retrouvera au côté du parrain du salon, toute une génération moderne aux parcours fascinants. Avec une formidable énergie, tous incarnent, cette «Nouvelle Génération» que célèbrera l’édition 2020 du Salon.

Steven Surina a alors 14 ans. Adolescent, la mer Rouge devient son terrain de jeu. Il en explore les plus beaux sites de l’Arabie Saoudite à Djibouti, du Soudan à l’Erythrée. Et s’y forge une expérience remarquable, notamment en matière de comportement animal, et plus particulièrement des requins, aussi nombreux que variés dans ces eaux.

CETTE ANNÉE CE SERA LA PLONGÉE !

A seulement 23 ans, Steven Surina fonde en 2011 Shark Education. Son objectif? Partager sa passion pour les requins et transmettre les secrets d’une interaction réussie entre l’homme et l’animal. Ses nombreux séminaires, ses nombreuses collaborations scientifiques à travers le

Le programme des animations, avant-premières, conférences et expositions de la 22e édition? Patience, comme chaque année, il se prépare de grands moments dans les coulisses du salon!

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Retrouvez-nous sur

Rendez-vous du 10 au 13 janvier 2020!

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L’œuvre culte de Luc Besson

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ERIC SERRA ET SES MUSICIENS POUR LA PREMIERE FOIS EN TOURNÉE

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LA TSA

A L’OCTOPUS DE SOIGNIES Toutes les belles histoires commencent toujours par… «Il était une fois». Celle-ci en fait partie… Alors… Il était une fois un club de plongée qui s’appelait Octopus. Sa présidente Fabienne Descamps et Pierre Dupong, responsable des événements, avaient convié tous leurs membres à la piscine de Soignies pour une belle soirée. C’était un vendredi d’octobre. Tous, jeunes, adultes, allaient (re)découvrir une discipline à la fois technique et ludique : la TSA.

requin» de son cadenas ou encore parcourir une partie de la piscine avec une balle de golf sur une cuillère… Plus de 10 activités étaient proposées par les organisateurs TSA. Si cela semblait facile, la quasi totalité de ces ateliers se faisait en apnée. Et donc en plus de réaliser les «jeux», il fallait aussi gérer son air !

Tout cela dans une ambiance familiale. A la fin de la soirée, autour d’un souper Pizza préparé par Fabian, tous les participants étaient convaincus que la TSA est avant tout un excellent moyen d’acquérir aisance et aquacité tout en s’amusant.

Ils étaient impatients de s’initier aux différents ateliers préparés par 3 membres sympathiques de la Commission TSA. Alors que Laurence expliquait les différents parcours, Thibault et Jean-Marc les installaient dans la piscine. C’est sous leurs regards attentifs que par groupes de 3 à 4 plongeurs, ils se mirent à l’eau. Au début… par quoi commencer? Ils hésitaient par le passage dans des cerceaux, la réalisation d’un puzzle, recréer les lettres TSA avec des tubes, vider l’eau d’une bouteille, «libérer un

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Le puzzle

La balle de golf


LA TSA

COMME COMPLÉMENT À L’ENSEIGNEMENT TRADITIONNEL La TSA est dérivée entre autres des techniques de plongée Lifras et des techniques de secours spéléo. Elle est un complément idéal et ludique aux entraînements classiques en plongée adulte ou enfant. La TSA, de part le jeu en équipe, permet également d’apporter un esprit plus collectif au sein d’une palanquée. En prenant l’habitude de travailler ensemble, les relations et les liens de confiance se tissent au sein de la palanquée, le jeu devient un support d’échange.

Laurence Sénéchal

La Commission TSA Lifras, c’est aussi une équipe dynamique qui se déplace volontiers dans vos clubs pour une soirée découverte. Tout comme l’Octopus en octobre dernier, vous souhaitez organiser une initiation à la TSA pour les membres de votre club, alors n’attendez plus et contacter Laurence Sénéchal, la secrétaire de la Commission : tsa@lifras.be. La rédaction La corde

Fabienne Descamps et les participants

L’assemblage

Le hockey

Le vidage

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Recyclage des moniteurs

de l’Enseignement

2019

Lors de la formation continuée des moniteurs de cette année 3 thèmes ont été abordés :

La plongée durable, le syndrome métabolique et la formation du 1* en 8 séances. Michèle Mulders qui est biologiste et éco-conseillère, nous a rappelé les gestes essentiels pour protéger notre planète. Sur base de cette citation, «On ne saurait ni aimer ni respecter ce que l’on ne connaît pas», elle nous invite à former nos plongeurs à la biologie marine. Dès les premières sorties de nos plongeurs, expliquons-leur les comportements adéquats sous l’eau et en surface, sensibilisons-les à la configuration du matériel et à leur aquacité. Elle invite les moniteurs à se former et à s’informer pour pouvoir diffuser leurs connaissances. Le développement durable repose sur 3 dimensions : sociale, environnementale et économique. Un projet ou une action «durable» répond à un équilibre entre ses 3 dimensions. Chacun choisit dès lors les actions qu’il est prêt à mettre en place selon ses envies et ses moyens. Michèle nous explique, par le cycle du changement, les différentes étapes qui mènent à l’engagement vers de nouvelles habitudes. Pour la deuxième formation, le docteur Jean-Pierre Brunain nous présente le syndrome métabolique sur base du PowerPoint créé par le docteur Gaétane Maturin. Aussi appelé le syndrome X, le SM prédispose à la survenue du diabète de type 2 et à des complications cardiovasculaires. Ses causes sont multifactorielles dont une prédisposition génétique, un retard de croissance in utero et la sédentarité. Avec différentes mesures de poids et de tour de taille, nous pouvons déjà savoir si nous sommes à risque. Jean-Pierre recommande une prise de sang régulière, de pratiquer une activité physique de minimum 30 minutes 3x par semaine et d’adapter notre régime alimentaire. Chez une personne à risque une intervention intensive basée sur une meilleure hygiène de vie réduit de 58 % le risque de développer un diabète de type 2 au bout de 3 années de suivi et retarde sa survenue de 11 années.

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des débutants lors de leurs premières plongées. Après la formation, se retrouver autour d’un verre avec les formateurs pour signer l’exercice réalisé est très motivant. Cette occasion de partager ses impressions ou simplement discuter permet l’intégration des nouveaux venus. Les avantages pour Benoît sont le faible taux de perte des membres, leur intégration, la qualité technique atteinte en fin de formation, l’implication des AM. Cependant ces formations nécessitent beaucoup de matériel et un taux élevé d’encadrants en fonction du nombre d’élèves. Vous pourrez trouver plus d’information sur ces sujets dans les PowerPoints sur l’extranet (documentation/recyclage/2019). Michèle Mulders et Annick Haveaux Les 2 types de diabète sont abordés et plus particulièrement pour le diabète de type 2 les symptômes, les conséquences et les conditions de non contre-indication à la plongée. Pour terminer, Benoît Michel, moniteur national, nous présente son expérience de la mise en application de la formation en 8 séances des candidats 1*. Depuis 2016, il constate que les plongeurs issus de cette formation restent majoritairement au sein du club contrairement à ceux formés classiquement. Il partage donc sa méthode de formation pour ceux qui seraient intéressés de l’essayer. De petits groupes de +/- 4 plongeurs avec 2 formateurs référents qui les suivent planifient ensemble les 8 dates pour garantir la présence de tous. Un sujet théorique ex-cathedra est présenté pendant 45’ juste avant la piscine. La pratique piscine prévoit l’équipement d’un bloc, un échauffement, la formation à un des exercices de la carte et une évolution avec bloc. Ce dernier améliore l’aisance et donc le confort

N’hésitez pas à soumettre vos idées de thème au Pôle Formation/Evaluation en envoyant un mail à enseignement@lifras.be. Merci à tous ceux qui ont œuvré pour la bonne réalisation de cette formation continuée : l’équipe de l’EPO, Katia, Michèle, Jean-Pierre, Gaétane, Ben, Brigitte, Johan, … A l’année prochaine,

Benoît Michel

Annick Haveaux Pôle F-E - MN 302

Jean-Pierre Brunain

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Pratique de la RCP Ce petit mémo n’est pas un cours complet de RCP. C’est un ensemble de conseils qui vous permet de passer d’une RCP que vous pratiquez individuellement (car enseignée comme telle lors de vos évaluations) à la réalité de terrain puisque nous ne sommes jamais seuls au bord de l’eau. Cette évaluation plus «théorique» a toute sa raison d’être. Vous devez démontrer votre capacité à gérer les différentes étapes (avec des exigences fonction du niveau de brevet) de la prise en charge d’une personne inconsciente qui ne respire plus. Vous devez démontrer seul de A à Z.: • Analyser la situation et vous mettre en zone de sécurité avec la victime • Récolter les bonnes informations à transmettre aux secours (voir/ entendre/sentir) • Appeler les secours (Garder un contact avec le 112 / hautparleur du GSM pour qu’ils vous accompagnent et vous soutiennent pendant ce moment stressant) • Et entamer une RCP - Ventiler - Masser - Utiliser le bon matériel (Masques/O2/DEA) • Stabiliser et surveiller la victime en PLS. En EAO, les palanquées de sécurité se composent idéalement de 3 personnes (CFPS, autres…). Au bord de nos piscines, nous sommes encore plus nombreux. La prise en charge si elle est bien coordonnée est ainsi plus efficace. La liste énumérée ci-dessus doit être appliquée à plusieurs. COMMENT PRATIQUER ? Une personne référente, un coordinateur est INDISPENSABLE. Soit la personne la plus expérimentée ou à défaut, la première personne qui constate l’incident distribuera les rôles. Pour nous plongeur, toute personne inconsciente càd qui ne réagit pas à un ordre ou au toucher (serrer la main, pincer la joue,…) et qui ne respire pas (ou si nous avons un doute à ce sujet) est considérée comme noyée. La RCP commence par 5 insufflations et s’enchaine ensuite par le cycle classique de 30 massages 2 insufflations.

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Les différents intervenants : • Analyser la situation et vous mettre en zone de sécurité avec la victime : - Peut se faire par tous. • Le coordinateur désigne une personne qui pratique : - La ventilation * • Le coordinateur désigne une autre personne qui pratique : - Le «voir/entendre/sentir». Cette personne commencera les massages. Elle est effectivement déjà bien positionnée (soit à droite ou à gauche de la personne à réanimer) • Le coordinateur récolte les informations et la RCP est mise en œuvre.


à plusieurs mains • Le coordinateur appelle les secours. • Le GSM est mis sur haut-parleur et reste près de la victime. • Le coordinateur va chercher le défibrillateur* et l’installe (voir mémo DEA) • Le coordinateur fait le nécessaire pour faciliter l’approche des secours à la victime. • Le coordinateur prépare les documents nécessaires à l’éva cuation de la victime et joint également le moyen de décompression utilisé. N.B : Si d’autres personnes sont présentes, le coordinateur peut les désigner à la fois pour aller chercher le DEA et pour attendre l’arrivée des secours. Il pourra rester ainsi en permanence auprès de la victime. • Une RCP est éprouvante et fatigante. Profitez du temps d’analyse par le DEA pour échanger les rôles. Il faut que les compressions restent efficaces. Le coordinateur dès que possible y participe aussi. En détails : La ventilation : • Il est évident que le matériel de sécurité doit être prêt et efficace au bord de l’eau. L’incident qui nécessite la plus grande urgence est la RCP. Il faut toujours avoir un Pocket masque (masque oro-nasal de réanimation) branché à la bouteille d’O2 prêt à l’usage (en piscine ou en EAO). Une autre option c’est le BAVU (ballon auto remplisseur à valve unidirectionnelle) avec source d’admission d’O2 et ballon de réserve (voir article BAVU). • Il faut se positionner dans le prolongement de la personne à ventiler. Vous pouvez ainsi attraper et appliquer le masque correctement sur le visage tout en maintenant la tête en hyper-extension : - Vous avez alors deux possibilités soit vous insufflez vous même, soit la personne qui masse insuffle (vous gardez ainsi la bonne position de la tête et la bonne adhésion du masque) - Si vous prenez l’option du BAVU, il faut une grande habi tude pour à la fois maintenir le masque et ballonner. Il est donc plus judicieux que ce soit la personne en charge du massage qui ballonne également (voir article BAVU) Que ce soit une RCP seul ou à plusieurs, le cycle reste le même 30/2. On ne masse plus quand on insuffle. Une RCP est stoppée si la victime reprend connaissance et/ou à la prise en charge par les services de secours. Dr Gaëtane Maturin

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LE BAVU

Ballon auto-remplisseur à valve unidirectionnelle DESCRIPTIF

3

1 . masque facial 2 . ballon en caoutchouc ou en silicone 3 . valve séparatrice

2

4

6

5

4 . valve d‘échappement

1

5 . source d‘admission d‘02 6 . ballon de réserve

LES MASQUES FACIAUX Ils assurent la jonction entre le BAVU et les voies aériennes du patient. Il en existe plusieurs modèles et plusieurs tailles adaptés à la morphologie de la victime : adulte, enfant ou nourrisson. La coque du masque peut être opaque ou transparente ce qui permet dans ce cas de surveiller la coloration des lèvres et la survenue de vomissements.

2 1. Bourrelet gonflable 2. Orifice de gonflage

3

3. Coque du masque

4

4. Raccord de fixation avec le B.A.V.U.

1 AVANTAGES DU BAVU  éviter le bouche à bouche (B.A.B), Plus «hygiénique» que le B.A.B.  moins fatiguant  administrer de l’air plus riche en O2 que l’air expiré par le sauveteur (21 % contre 16 % environ)

LE SAVOIR FAIRE TEST AVANT UTILISATION : Il suffit d’effectuer une insufflation en bouchant l’orifice de sortie de la valve avec son pouce, du coté destiné à être relié au masque. Il doit alors ressentir la pression exercée par l’air chassé du ballon, et vérifier l’absence de fuite tant vers l’extérieur que par reflux vers l’intérieur du ballon. Après cette vérification, le masque peut être adapté sur la valve séparatrice. 36

ENSUITE :  libérer les voies aériennes,  le sauveteur se place derrière la tête de la victime, dans le prolongement de sa tête,

 il réalise à deux mains une bascule de la tête en arrière (une élévation du menton à l’aide des doigts d’une main en crochet, et un appui sur le front de la paume de l’autre main),


 ensuite, en tenant toujours le menton relevé, il lâche le front de la victime et saisit l’ensemble masque-ballon au niveau de la valve séparatrice,  on se penche en avant pour visualiser correctement la place du masque,  on commence par la partie étroite du masque médiane sur la racine du nez,  on rabat le masque vers le menton pour appliquer tout son pourtour sur le visage de la victime,  on pose le pouce de la main qui va tenir le masque sur la partie étroite du masque,  le majeur et l’annulaire se placent en crochet sous le menton et le tire vers le haut,  ces deux doigts exercent avec le pouce une pression en forme de pince qui assure l’étanchéité du masque sur le visage,  pendant toute la durée des insufflations, la tête est maintenue en bascule arrière,  de la main libre on saisit le ballon par sa partie centrale  on le comprime en refermant les doigts, la durée de l’insufflation est de 1.5 à 2 sec. et doit être progressive. Les personnes ayant de petites mains peuvent s’aider en appuyant le ballon sur la joue de la victime. Volume insufflé : - chez l’adulte entre 800 et 1200ml, au minimum 600 ml - chez l’enfant : l’insufflation doit être interrompue lorsque la partie inférieure du thorax commence à se soulever.

RISQUES DE LA VENTILATION AU BAVU 1.BAROTRAUMATISME PULMONAIRE Lorsque le sauveteur insuffle une trop grande quantité d’air. Surtout vrai chez l’enfant, où le sauveteur doit utiliser un BAVU et un masque adaptés à sa morphologie. 2. VOMISSEMENTS Les insufflations peuvent entraîner une distension gastrique, ce qui risque de provoquer un reflux du contenu de l’estomac du pharynx vers les poumons. En cause par exemple : - une bascule imparfaite de la tête en arrière et donc une mauvaise libération des voix respiratoires favorisant ainsi le passage vers les voix digestives, - une durée d’insufflation trop brève ou trop brutale.

VENTILATION AU BAVU ET MASSAGE CARDIAQUE Elle se pratique de préférence à 2 sauveteurs :  le premier pratique la ventilation avec le BAVU,  le second effectue les compressions sternales,  l’alternance des mouvements se compose de 2 ventilations au masque suivies de 30 compressions. (Si on est seul, on alterne la ventilation et les compressions selon le même rythme). Dr Gaëtane Maturin

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Le DEA

Un DEA, ce n’est pas dangereux, ça ne mord pas, ça sauve des vies. Il y en a de différentes sortes mais son usage est clairement expliqué, étape par étape, dès que vous prenez l’appareil en mains. Lors d’une RCP, le DEA doit TOUJOURS être utilisé (si disponible) et il s’utilise PARTOUT. Au bord de l’eau (carrières, piscines), sur un bateau, sur un ponton métallique,… . Quand placer un DEA ? Nous sommes rarement seuls sur nos sites de plongée. Soit le coordinateur qui gère l’incident désigne une personne, soit vous vous signalez et prenez l’initiative. Dès ce moment, il faut aller chercher l’appareil le plus rapidement possible. A titre informatif, lorsque vous ouvrez le boitier contenant un DEA, une alarme sonore virulente peut se faire entendre. Son but n’est pas de vous effrayer ou de vous dissuader de l’utiliser. Elle alerte les gens aux alentours d’une procédure de RCP en cours et les incite à vous rejoindre pour participer à la prise en charge de l’accidenté.

Comment placer un DEA ? La RCP NE DOIT PAS être interrompue pendant la mise en place du matériel. En pratique, une personne poursuit la RCP pendant qu’un deuxième intervenant effectue les différentes opérations de mise en place du DEA. Il faut : • dégager complètement la poitrine de l’accidenté. Découper rapidement aux ciseaux la combi et maillot. • bien sécher l’endroit où les électrodes sont appliquées • si nécessaire essuyer régulièrement au niveau du thorax pour éviter l’accumulation d’eau entre les électrodes (risque de brûlures pour la victime) 38

Il est parfois nécessaire de raser la zone d’application des électrodes pour assurer une bonne adhésion de celles-ci. Tout ceci prend un peu de temps et nécessite peut être une adaptation de votre trousse de secours (ciseaux et serviettes) mais est indispensable pour assurer l’efficacité du DEA.

Que fait un DEA ? Il analyse de façon cyclique l’activité cardiaque. Si le cœur bat régulièrement, il n’administre pas de choc Si le cœur ne bat plus du tout (arrêt cardiaque) il n’administre pas de choc Si le cœur bat de façon anormale (irrégulier, inefficace) il propose d’administrer le choc. Un DEA qui n’administre aucun choc n’est pas un bon ou un mauvais signe, cela ne doit pas modifier votre attitude face à la prise en charge. Une RCP ne s’arrête que si la personne reprend connaissance ou quand les services d’urgence prennent le relais.

Un DEA s’utilise partout ? OUI. Dans notre cas, il y a quelques précautions d’usage. Comme pour toute RCP, le premier réflexe est la mise en sécurité de la victime et des sauveteurs. • Ne pas laisser la victime les pieds dans l’eau ou dans quelques centimètres d’eau comme l’on pourrait trouver dans un semi-rigide

•Un sol humide comme en piscine nécessite l’utilisation d’une serviette de bain sous la victime et les sauveteurs s’ils ne peuvent s’écarter suffisamment ou disposer de sandales (Crocs ou autres) • Sur un bateau et un ponton métallique, nos chaussons nous isolent et la victime conserve toujours la partie arrière de sa combi. Si possible, ajoutez une serviette de bain sous celle-ci. • Pour le bateau, on portera une attention toute particulière : - Qu’il se positionne dans une zone calme - à faire arrêter le moteur En effet les vibrations du moteur ainsi que les mouvements du bateau peuvent interférer avec l’analyse effectuée par le DEA retardant ainsi l’émission d’un choc salvateur, et ce en particulier sur les embarcations de petite taille. Si une évacuation jusqu’au port ou à un point de rencontre a été décidée (en concertation avec les services de secours), veiller à ne pas retarder le transport. N’hésitez pas à vous renseigner sur l’emplacement des DEA sur les sites de plongée que vous fréquentez et bonnes bulles à tous.

Dr Gaëtane Maturin


Votre croisiériste belge en mer Rouge

Croisières au Soudan de février à mai Croisières en Egypte de mai à décembre Tél Belgique : 0470 34 55 13 - Tél Egypte : +20 115 302 27 81 info@oceanos-safari.com - www.oceanos-safari.com - Facebook : OceanosSafari 39


LES AVENTURES A’ DD (Ou les recommandations du Pôle Sécurité)

Bonjour, e André. je m’appell ent tous DD. ll urs m’appe z mon médecin Les plonge e e rends ch mot. m je , ui ’h un grand t s e Aujourd t n a it icat de fin tra mon certif t ur o p traitant…en n a e ar une fois p ctro dans un centre le Je le vois re t é Ensuite l’ sorties en s le i o m plongée ! à es au st faite… l’affaire e t les belles plongé potes e soleil.

Carte d’identité

- Plongeur - Brevet 3*PPA (2500 plongées) - 55 ans - J’aime les plongées épaves et profondes - J’aime aussi l’apéro avec les copains

- Bonjour Dr. Vous avez encore beaucoup de monde aujourd’hui. Ne vous inquiétez pas, pour moi ça ira vite. C’est juste pour le certificat de plongée. - Bonjour André. Vous me dites ça chaque fois ! N’oubliez pas ce n’est pas un certificat, mais bien une attestation d’aptitude médicale à la plongée. Vos réponses à mes questions doivent être sincères. Je peux être amené à vous faire contresigner votre déclaration. Il y a quand même bien longtemps que vous n’avez plus fait de prise de sang. - Ce n’est pas nécessaire Dr. Tout va bien. - André, il y va de votre santé et la meilleure médecine est la médecine préventive ! EXAMEN MÉDICAL

Poids : 123 kg Taille : 182 cm Périmètre abdominal : 126 cm Indice de masse corporelle (IMC ou BMI) : 37,2 (KG/Taille en m²) TA : 145/85 - Bon André vous êtes vraiment à risque de développer un diabète si ce n’est déjà fait ! - Mais enfin Dr ce n’est pas possible, je ne mange pas de sucre. Je n’aime pas ça ! Et je me sens bien.

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- Cela n’a rien à voir André. Vous présentez une obésité abdominale (périmètre abdominal supérieur à 94cm), une TA au-delà de 130 et il y a déjà trois ans suite à votre dernière prise de sang, le bon cholestérol (HDL) était <0,4g/L. Il n’en faut pas plus. Au minimum, vous présentez un syndrome métabolique comme 30 % de la population. La même incidence que le F.O.P. pathologie que tous les plongeurs craigne. Celle-ci est tout aussi silencieuse et peut compromettre votre parcours de plongeur. A ce stade, on peut encore empêcher l’apparition d’un diabète. Quand il est installé, c’est beaucoup plus contraignant et on peut aboutir assez vite à l’insuline si on n’est pas rigoureux ! Voici votre prescription pour une prise de sang. Il faut absolument vérifier votre sucre et le cholestérol. On se revoit pour les résultats. - Et bien Dr, je ne m’attendais pas à ça. Si j’avais su…. Pauvre DD … N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ! Le Pôle Sécurité


Recommandations du Pôle Sécurité

Matériel

Suite à plusieurs incidents survenus lors de plongées en mer et EAO, il est apparu nécessaire de préciser l’importance du rôle du serre-file au moment du contrôle du matériel. Le gilet de stabilisation est un élément primordial de sécurité chez le plongeur. Il doit être correctement adapté à la taille du plongeur et d’une capacité de gonflage suffisante. Le système de gonflage, «direct system», Air II, inflateur du costume étanche ou inflateur + purge latérale doivent être performants et bien connectés.

Commission Féminine Après une année 2019, année de repos pour la Commission, année qui a vu le départ de 4 de ses membres, MarieHélène et Fabienne se sont réjouies de l’arrivée de Giuseppina, Valérie et Sabine. Nous voici, à l’an neuf, fin prêtes et volontaires pour démarrer de nouveaux et beaux projets. Toujours à la recherche de personnes motivées, ayant du

QUID DES PURGES ??? Peu de plongeurs en toute honnêteté vérifient la bonne étanchéité de celles-ci avant l’immersion. C’est ainsi que sur des plongées effectuées en pleine eau on se retrouve avec des plongeurs incapables de se stabiliser parce que la purge du gilet est restée bloquée en position ouverte, voire le gilet déchiré (cas vécu). Ce type d’incident n’est pas rare et il mérite que le Pôle Sécurité attire l’attention de tous les plongeurs et moniteurs sur la vérification du bon fonctionnement de la purge et du gonflage du gilet avant la plongée. Suite à cette nouvelle recommandation, le Pole sécurité espère pouvoir vous éviter la survenue d’incidents, voire d’accidents de plongée. Le Pôle Sécurité

temps à consacrer à la réalisation de ses objectifs, la «Commission féminine» recrute de nouvelles «dames contacts» autant pour la mise en route d’organisations (conférences, rencontres) que pour la rédaction d’articles. Une «dame contact» est la personne qui fait le lien entre son club et la Commission. Toujours mise au courant des travaux,

elle peut y participer activement même si elle ne sait pas rejoindre le Bureau lors des réunions qui ont lieu généralement à la maison de la plongée à Anderlecht. Nous souhaitons à tous les Lifrasiens et les Lifrasiennes une belle et bonne année en plongée, en apnée, en TSA, en HSA et en nage à la palme. Dans l’attente de vous lire, au plaisir de vous retrouver. L’équipe de la Commission féminine (COF) Projet 2020 La «COF» part en vadrouille dans tous les centres labellisés de la Lifras. c o m m i s s i o n f é m i n i n e Mesdames, d’ores et déjà, bloquez ces dates dans votre agenda : 26 avril, 24 mai, 28 juin, 27 septembre, 25 octobre, 22 novembre. Les informations vous seront communiquées ultérieurement. 41 Suite au prochain numéro.

r s


On a tous en nous quelque chose de Philippe!... Liège, les halles des Foires de Coronmeuse, le Salon des Sports et de l’Aventure, je suis à la recherche d’un président... Après de longues minutes passées à me frayer difficilement un chemin au milieu des innombrables visiteurs qui ont envahi cet impressionnant endroit je l’aperçois enfin, au loin... Très chic classique, il est vêtu d’une chemise blanche impeccable, garnie d’une cravate rouge et bleue. Il porte un pantalon de flanelle grise et un blazer bleu marine, constellé de boutons dorés, la classe! Un large sourire illumine son visage, soulignant des yeux rieurs cerclés d’une fine paire de lunettes. Cependant, quelque chose d’étrange dans sa façon de se déplacer retient mon attention. Cette personne élégante semble en effet slalomer

Photos : Dominique Jacquemin

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allègrement au milieu de cette foule compacte, avide d’adrénaline, comme glissant sans bruit sur un invisible coussin d’air. Intrigué, ce n’est qu’en arrivant à sa hauteur que, surpris, je comprends enfin la raison de cette étonnante fluidité. Monsieur le président, à l’allure rapide et distinguée, est en fait chaussé d’une paire de rollers aux roues étincelantes! C’est ainsi que, amusé par ce personnage original conjuguant joyeusement classicisme et fantaisie débridée, je fis la connaissance de l’ineffable Philippe Desitter, alors président de la récente Commission Apnée Lifras. Tels deux gamins heureux de se trouver ensemble dans un immense magasin de jouets et à grands coups d’éclats de rire, nous sommes instantanément devenus des amis, des frangins... Cela va bientôt faire 25 ans!

A l’époque, avec un ami de mon Club, nous nous essayions à la plongée en apnée dans les eaux froides et noires du lac de la Haute Sûre, au GrandDuché de Luxembourg. Auparavant, nous sillonnions le fond, en long et en large, à grands coups de palmes, lampe torche à la main, une bouteille bien capelée sur le dos. Nous étions complètement ignorants de cette pratique si différente de la plongée bouteille, mais très motivés et inspirés comme beaucoup d’autres par les récentes images devenues mythiques du film de Luc Besson «Le Grand Bleu». Nous tâtonnions verticalement, mètre par mètre, sans véritable technique, mus par l’enthousiasme de la découverte et la volonté puérile de «toucher l’fond». Jusqu’au jour où mon «Buddy» me fit remarquer qu’il existait depuis peu, au sein de la Lifras, une Commission dédiée entièrement à l’apnée ! Si bien que, peu de temps après, je me retrouvais dans la Principauté, en compagnie de ce sympathique président qui, avec le multi-recordman Jean-Pol François, m’apprit les bases de ce qui est devenu pour moi une véritable passion. Je continue à pratiquer l’apnée avec bonheur et à la transmettre avec joie, comme il le fit pour moi et pour une multitude d’apnéistes et de nageurs avec palmes toutes ces longues années!... Malgré bien des coups durs, dont il se relevait chaque fois sans jamais se plaindre mais avec une inépuisable


énergie et un courage impressionnant, il a été pendant près de trente ans le moteur principal de l’apnée dans notre pays, tissant également des liens très fort avec d’autres fédérations, faisant ainsi rayonner lapnée belge à l’étranger lors de stages et de compétitions en France, en Turquie, en Egypte, etc... Ainsi était-il, notre Phil, notre Philou, notre Desit... Philippe PhilPlouf» Desitter, «Anarstiste Intelligentil» comme il aimait lui-même se résumer. «Un distributeur de bonne humeur» ainsi tendrement qualifié par son grand ami Jean-Pol, un chaleureux «soleil à face de lune» ... Nous, les amphibiens intermittents, te sommes «profondément» reconnaissants, mon Grand, pour tout ce que tu as apporté à ce sport d’exception, qui rassemble aujourd’hui de plus en plus d’adeptes lesquels, sans avoir eu la chance de te connaître, héritent néanmoins d’une part de ta «Philiation»!... Oufti Phil, tu me manques et le «Grand Bleu» s’est assombri! Dominique Jacquemin Photos de Dominique Jacquemin et Mike Antonic (Commission Apnée Lifras)

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Dahab 2019

Comme très souvent depuis 2007 et en alternance avec d’autres spots de plongée en Egypte, nous nous sommes rendus dans le Sinaï, à Dahab (l’or en arabe), pour notre sortie annuelle. Cet endroit magique est réputé être La Mecque de l’apnée grâce à son «Blue Hole» dans lequel se déroulent régulièrement des compétitions mondiales. Il est devenu, avec le temps, et grâce à sa notoriété internationale grandissante, la Babel de notre sport favori, tellement nombreux sont les dialectes de tous horizons qu’on y entend désormais en une joyeuse cacophonie des plus exotiques...! Nous devions être sept participants au départ, pour finalement nous retrouver sur place à cinq seulement, Erin, Andy, Mike, Frank et moi. Un «Full des I3 par les I1», soit les 2/3 de la Commission Apnée ou les 3/4 du Comité Enseignement, à vous de choisir! Mais cette sortie, que nous attendions, comme tous les ans, avec beaucoup d’impatience, comportait cette fois une démarche bien particulière. En effet, le décès soudain de notre ami Philippe Desitter, quelques jours à peine avant notre départ programmé depuis plusieurs mois, nous a laissés tous consternés et profondément attristés. Aussi, dans l’intention de communier en pensée avec sa famille et ses amis au moment de ses obsèques à Liège, nous avons simultanément déposé à quelques 25 m sur le fond, une plaquette commémorative en hommage à cet irremplaçable pionnier de l’apnée belge. Nous n’étions donc que cinq apnéistes Lifras mais, à notre grand étonnement, c’était en fait près de quarante-cinq apnéistes belges qui poussaient d’un commun accord leurs bouées respectives sur les spots marquant les différentes profondeurs en face du «Light House»! Un groupe de la Nelos ainsi qu’un autre d’Apnea Académy Belgique, ayant également choisi cette période pour y organiser leur premier stage à Dahab... Ce furent finalement dix jours quelque peu surréalistes, alliant de belles descentes dans le grand bleu de la mer Rouge avec des moments d’émotion 44


intense, suivis de franches rigolades à gorges déployées, entre amis... Et que dire de l’ambiance du retour, alors que trente-deux jeunes finalistes de Miss Belgique, en séjour à Sharm-el-Sheikh avec le sémillant David Jeanmotte, nous attendaient à l’aéroport pour nous accompagner dans l’avion et rendre ainsi cette fin de vacances beaucoup plus supportable!... A suivre, l’an prochain, Inch’Allah ! «Les Copains Dahab’Or» ! Dominique Jacquemin Photos de Dominique Jacquemin et Mike Antonic (Commission Apnée Lifras)

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Protocoles 2019 pour les DP 3* en milieu naturel Depuis ce début d’année, nos protocoles ont été modifiés au niveau des directions de palanquée pour l’obtention du brevet 3*. En effet, une direction de palanquée pour un brevet 3* demande que le candidat puisse faire une prise de contact complète, un briefing avec une planification de la plongée, un encadrement responsable dans l’eau et un débriefing adéquat. A la demande de nos moniteurs et candidats, nous avons clarifié les critères de réussite pour chacune des parties de l’exercice. Nous en avons également profité pour préciser une finalité spécifique à chaque direction de palanquée : accompagnement d’un plongeur 1*, parcours d’orientation, utilisation du parachute et gestion de la décompression.

Rappelons au passage que le plongeur Lifras 3* devient «guide de palanquée» au sens des normes européennes 24801-3 ; il peut dès lors encadrer de nouveaux plongeurs, sous certaines conditions. Ces exercices de direction de palanquée sont donc très importants à ce niveau de plongée. Les moniteurs encadrant ces exercices doivent pouvoir valablement évaluer leurs candidats, dans les meilleures conditions pédagogiques possibles. Et comme support pédagogique justement, il existe maintenant depuis début 2019 une fiche DP 3*.

AVEC AU RECTO LES CRITÈRES COMMUNS POUR LES 5 DIRECTIONS DE PALANQUÉE :

FICHE DE SUIVI PÉDAGOGIQUE Exercice : DIRECTION DE PALANQUEE 3*

Candidat :

Moniteur :

Date :

Finalité travaillée : n°

Note pour les moniteurs : la plongée se déroule normalement : ni simulation d’incident, ni épreuve. Le candidat ne doit pas satisfaire à tous les points pour réussir l’épreuve.

PRISE DE CONTACT : Le candidat rassemble les membres de sa palanquée et fait les présentations. A l’initiative du candidat, renseignements mutuels sur : Obligations administratives : brevets, cotisations / assurances, visites médicales, ECG. Expérience générale et expérience particulière au type de plongée envisagée. La fréquence et la date des dernières plongées. Le matériel : en ordre et complet, bouteille gonflée et de capacité suffisante… Les moyens de décompression primaires et backups. Recherche d'éventuels problèmes spécifiques (soucis physique, d’oreilles, consommation…) PLANIFICATION ET BRIEFING : Le candidat donne une brève description du site de plongée (attraits, particularités, dangers…) Il présente l’organisation de la sécurité sur le site. Il établit un profil (et un parcours) en fonction des objectifs, des desiderata et prérogatives des plongeurs. Il planifie la déco en fonction des moyens de décompression de la palanquée ; il propose un palier de sécurité. Il définit des paramètres de plongée : tps fond / tps total, prof. et décompression maximales. Il fixe le mode de mise à l'eau, de descente et de remontée. Il donne des consignes adaptées au site et à la plongée (perte de compagnon, givrage...) Il fixe et justifie les causes de fin de plongée (stops). Il désigne un serre-file et lui donne ses instructions. PLONGEE : Le candidat s'assure avec l'aide du serre-file que le matériel complet de chacun a été présenté. Il signale son départ à l'organisateur (ou à la palanquée de sécurité). Il se met à l'eau en premier et en sort en dernier. Il conduit la palanquée en veillant pendant toute la plongée sur chacun de ses membres. Il s'inquiète régulièrement de la consommation et des éventuels paliers de ses compagnons. Il respecte sa planification (temps, profondeur, décompression). Il respecte le parcours qu'il a proposé au briefing.

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Il maîtrise les signes de communication traditionnels et ceux, spécifiques, liés à la décompression. Il regroupe sa palanquée en fin de plongée et gère les paliers (obligatoires / de sécurité). Il signale son retour et donne ses paramètres à l'organisateur, reprend la sécurité.

Commentaires


ET AU VERSO, LES CRITÈRES SPÉCIFIQUES À CHAQUE FINALITÉ :

Finalité de la D.P. n° 1 : ACCOMPAGNEMENT D’UN PLONGEUR 1*

Prise de contact + planification et briefing : Le candidat met en confiance le plongeur 1*. Il donne les consignes de sécurité (équilibrage oreilles, plaquage du masque, remontée lente…) Il décrit clairement le déroulement de la plongée et un itinéraire adapté au plongeur 1*. Il prête assistance au débutant lors de l'équipement. Plongée Le candidat sécurise la mise à l'eau du plongeur 1* (conseils, rappels). Il assiste le plongeur 1* dans sa progression horizontale, et surtout verticale, et se tient prêt à intervenir à tout moment (équilibrage, aisance et manipulation du matériel...) Il observe les difficultés physiques (équilibrage, plaquage de masque, froid, essoufflement…) et l’attitude du plongeur 1* (craintes de la profondeur, du noir…) Il réalise un parcours intéressant, adapté au niveau et respecte les prérogatives plongeur 1*.

Finalité de la D.P. n°2 : PARCOURS D'ORIENTATION

Le candidat relève lui-même un cap, en surface, vers une cible désignée par le moniteur. En se guidant à l'aide du compas, il réalise un parcours de 100m à une profondeur à laquelle il n’existe aucun point de repère. Tolérance à l'arrivée : maximum 10% de la distance réalisée. Il se maintient avec aisance à cette profondeur pendant toute la durée du parcours. Il palme à un rythme adapté à la palanquée et s'assure régulièrement que les autres membres le suivent.

Finalité de la D.P. n°3 : UTILISATION DU PARACHUTE A réaliser lors d’une plongée sans palier et préalablement aux D.P. 4&5.

Planification et briefing : Le candidat est capable d'expliquer, au cours de son briefing, l'utilisation et l'utilité du parachute de palier. Plongée Cette fiche n’est pas obligatoire. Nous conseillons Le candidat gère la remontée en pleine eau depuis une profondeur de minimum 15 mètres. toutefois aux moniteurs qui encadrent l’exercice Il démontre son habileté à déployer son parachute en fin de plongée ; il ne dépasse pas la profondeur de 5m et ne redescend pas de l’utiliser, tout de plus de 1m.au moins de la faire connaître Il se maintient avec aisance à la profondeur de 5 mètres et maintient la palanquée à sa hauteur. à leurs candidats 3*, d’en parcourir le contenu Il vérifie la durée du palier, fait le signe de remonter après 5 minutes, et émerge avec sa palanquée en respectant la vitesse de avantremontée l’exercice la première fois surtout - et de sur- les derniers mètres. l’utiliser pour le débriefing de l’exercice en luimême. Finalité des D.P. n°4 et n°5 : GESTION DE LA DECOMPRESSION A réaliser après la D.P. Parachute.

Le candidat inspire confiance lors de la gestion d'une plongée à une profondeur minimale de 30 mètres.

Il donne un briefing adapté à ce type de plongée.les Des cases sont disponibles pour y indiquer Il met en évidence lescandidat risques accentués ce type de plongée : narcose, consommation, essoufflement… remarques afin que le puissepar repartir Il tient compte de la présence dans sa palanquée d’un plongeur en situation de plongée successive. avec un support lui indiquant les points à améIl tient compte de la quantité d'air en présence pour pouvoir réaliser la plongée envisagée et disposer d'une réserve suffisante. liorer Illors de sa prochaine prestation. gère la décompression de l’ensemble des membres de la palanquée en interrogeant ses partenaires sur la décompression indiquée par leurs moyens de décompression et en prenant des décisions adaptées.

Il démontre son habilité à utiliser son parachute de palier. Mais rassurons les candidats, tous les critères ne doivent pas être acquis, même pour la dernière DP! C’est le moniteur encadrant qui resteau juge, COMMENTAIRES et CONSEILS relatifs complément réalisé : selon le contexte de la plongée et l’importance de chaque critère dans ce contexte.

Le protocole des épreuves en milieu naturel a été revu de la même manière ; il résume les différents critères de la fiche pédagogique :

Ces critères remplacent donc nos anciens protocoles DP 3*. Ils sont au service des moniteurs pour évaluer nos candidats 3* et au service des plongeurs pour mieux les préparer. Bonnes plongées à tous ! Pour le pôle Brevets de la Commission de l’Enseignement, Cédric Willot - c.willot@macareux.be Commission de l’Enseignement – Lifras – Edition 2020/01 Sources (voir Extranet) : Info Enseignement numéro 68 du 11/02/2019, Recueil des Epreuves en EAO-201901.pdf, P3 Fiche DP 201902.pdf 47


Planning des activités pour les candidats MF 2020 ETAPE

DATE

ACTIVITE

MODALITES D’INSCRIPTION

DATE LIMITE

N°1

16/01/2020

Séance d’information*

Voir planning enseignement

09/01/2020

N°2

06/02/2020

Formation Thème

Voir planning enseignement

23/01/2020

N°3

25/04/2020

Théorie et épreuve physique

Envoyer formulaire d’inscription

06/02/2020

N°4

19 au 21/06/2020

WE résidentiel** et rattrapage Inscription en ligne épreuve physique et théorie

N°5

28/09 au 02/10/2020 Stage Fédéral

30/04/2020

Automatique

30/04/2020

*Non obligatoire - ** Facultatif mais vivement conseillé

Fiches récapitulatives des parcours vers l’AM et le MC Tu envisages de présenter l’assistant moniteur ou le moniteur club ? Nous te présentons les étapes, les modalités pratiques et l’agenda pour la prochaine session.

Assistant Moniteur 2020-2021

3 ETOILES

Conditions particulières Standard 2.2.1*

Formations théoriques spécifiques (validité 3 ans – 3.3*) Date 29/03/20 (Inscription 13/03)

Assistant moniteur Conditions générales Standard 2.1*

Conditions générales Standard 2.1*

Epreuves en EAO et EAR (3.5.1-3.5.2*)

Moniteur club 2020

Examen théorique ** (3.5.2*) et Epreuves en EAO (3.5.1*)

Date 30/08/20 (Inscription 15/08)

Formations théoriques spécifiques (validité 3 ans- 3.3*) Date 29/03/20

Date 30/08/20

(Inscription 13/03)

(Inscription 15/08)

Modalité : voir planning enseignement

Modalité : voir planning enseignement

Examen théorique (validité 3 ans - 3.5.3*) Conditions particulières standard 2.2.2* Date 13 décembre 2020 (date limite d’inscription 20/11/2020)

Modalité : renvoyer la carte d’exercice complétée Repêchage examen théorique mars 2021

Epreuves pédagogiques (3.4- 3.5.3*) Conditions particulières standard 2.2.2* Session mars : terminer endéans 3mois.(Inscription 01/04/20)

Session septembre : terminer avant le 17/11 (inscription 04/09/20)

Modalité : renvoyer la carte d’exercice complétée

(inscription automatique)

Epreuves pédagogiques (3.4-3.5.4*) Conditions particulières standard 2.2.3* Terminer endéans les 3 mois de la réception des jurys Modalité : le candidat recevra par mail les jurys après la réussite de l’examen théorique

Assistant moniteur Modalité : renvoyer les 3 fiches pédagogiques et le formulaire d’homologation

Examen piscine (3.5.4*) Prérequis : Avoir réussi la dernière pédagogie 2.2.3* Date 25/11/20 (date limite d’inscription : 17/11/20) Modalité : renvoyer les 3 fiches pédagogiques et le formulaire récapitulatif

*Voir standard MC (version 2019/01) **-La validité de l’examen théorique AM/MC est de 3 ans (soit réussi en 12/2017-2018-2019 ). -L’AM ayant réussi l’examen théorique avant 12/2017 suit le module de recyclage en 2020 auprès des associations régionales (à défaut d’avoir repassé l’examen en 12/2019). Il aura accès à la session d’épreuves pédagogiques de septembre et il renvoie la fiche de recyclage pour le 16/11/20. -L’AM par passerelle n’a pas accès au module de recyclage. Il doit avoir passé l’examen théorique.

*Voir Standard AM (version 2018/01)

Annick Haveaux Pour le Pôle Formation et Evaluation 48


FORMATIONS POUR CANDIDATS MONITEURS FEDERAUX/ NATIONAUX

… CA VOUS CONCERNE … DES FORMATIONS POUR TOUS 25 avril 2020 Journée Secourisme COURS

POUR TOUS PLONGEURS ET NON PLONGEURS

Basic Life Support Provider - Oxygen Provider Advanced Oxygen First Aid – AED - On Site Neurological Assessment for Divers Ces cours font référence aux normes de RCP et AED d’octobre 2015 conformément aux directives de l’ERC (Conseil Européen de Réanimation) Pour tout renseignement complémentaire : Serge Vanden Eijnde - serge.ve64@gmail.com

L’AMB donne rendez-vous aux candidats MF-MN ainsi qu’à tous les encadrants MF-MN qui le souhaitent dès le mois d’avril 2020 à Vodelée. Pour tout renseignement complémentaire : Marc Allemeersch - epsm@skynet.be

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Jean-Noël, Comment en ces quelques lignes exprimer la profonde tristesse qui nous a envahis dès l’annonce de ton décès, comment expliquer le vide soudain que tu laisses derrière toi? Surmontant notre chagrin, notre peine profonde, nous penserons plutôt à tous ces moments que nous avons passés en ta compagnie, au sein de ton centre de plongée, ton CIP, dont tu étais si fier malgré toutes les difficultés de gestion, que bien souvent nous plongeurs nous ne pouvions percevoir, baignés dans l’insouciance de nos vacances, ou la fébrilité de nos préparations. Tu aimais rire, plaisanter et par ta gentillesse, ta présence, ton soutien tu nous emmenais dans ton jardin privé, à la découverte de ces fonds marins que tu aimais tant. Combien d’entre nous ont eu l’honneur et la chance de pouvoir croiser ta route sur le chemin qui les menait vers leur nouvelle étoile de moniteur? Nous ne le saurons sans doute jamais, mais c’est certain que pour chacun d’entre nous tu avais la même attention et que tu étais toujours prêt à nous aider, en nous refilant les bons tuyaux, les clefs de la réussite. C’est dur de perdre un ami avec lequel on a passé de si longs et bons moments, un ami qui nous a transmis ses connaissances, son savoir, son expertise sans compter, un ami qui nous accueillait avec un sourire rayonnant, et que l’on quittait avec beaucoup d’émotion vraie et sincère.

Tu es parti bien trop tôt mon bon Jean-No, mais dis-toi bien que tu vis et vivras toujours et à jamais dans notre cœur et notre mémoire. A te revoir mon ami…

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Président conseil d’honneur et de discipline : Enrique CORDON Gsm : 0479 40 05 24 E-mail : Eric.cordon@skynet.be COMMISSION MÉDICALE Président : Olivier GOLDBERG Tel : 0497 44 55 69 E-mail : olivier@ogoldberg.net

CONSEIL D’ADMINISTRATION

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Présidente : Maria del Pilar RUIZ LOPEZ Rue G.Stocq, 18 1050 Ixelles Gsm : 0477 74 38 17 E-mail : pilarlifras@gmail.com Vice-président : Marc HIERNAUX Avenue des Paveurs, 10 1410 Waterloo Gsm : 0475 460 965 E-mail : marc.hiernaux@skynet.be Trésorier : Jean-pierre VLIERACKER Rue Georges Rodenbach, 4 1420 Braine-l’Alleud Gsm : 0476 31 91 78 E-mail : tresorier@lifras.be Secrétaire général : Roland THIEBAULT Hoogstraat, 31 1980 Zemst Gsm : 0475 92 00 03 E-mail : roland.thiebault@lifras.be Administrateurs : Didier ARTS rue Baudet, 7 7090 Petit-Roeulx-lez-Braine Gsm 0495 50 86 02 E-mail : easy.engine@skynet.be Catherine BES Rue de la Plaine, 10 1390 Archennes Gsm : 0476 24 92 89 E-mail : catherine.bes@skynet.be Sylviane GODIN Rue Bruyère St Jean, 95 1410 Waterloo Gsm 0475 87 99 95 E-mail : sylviane.godin@gmail.com Robert HENRY Avenue Docteur Terwagne, 46 1310 La Hulpe Gsm : 0475 76 77 85 E-mail : henry.robert@skynet.be Marc LYCOPS Avenue de la Liberté, 158 boite 7 1080 Bruxelles Gsm : 0473 81 68 62 E-mail : marc@lycops.eu Frédéric WILLEM Rue des Charmes, 28 5100 Namur Gsm : 0475 64 59 74 E-mail : willem.frederic@skynet.be COMMMISSIONS

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COMMISSION APNÉE Président : Andy BUHL E-mail : president.apnée.lifras.lifras@gmail.com Secrétaire : Philippe COTTON Email : pc@philippecotton.com Trésorier : Milos ANTONIC (Mike) Gsm : 0475 52 80 07 Email : mikeantonic@me.com COMMISSION ENSEIGNEMENT Directeur Technique Fédéral : Philippe PITTIER Gsm : 0497 48 81 17 E-mail: phil090906cath@skynet.be Trésorier : Marc ALLEMEERSCH Gsm : 0475 45 60 48 E-mail : marcallemeersch@skynet.be

COMMISSION SCIENTIFIQUE Présidente : Valérie MAJERUS Bois du Chétois, 5 5101 Lives-sur-Meuse Gsm : 0495 51 07 92 E-mail : valmajerus@gmail.com Secrétaire : Hody MICHEL E-mail : mhody@yahoo.fr COMMISSION NAGE AVEC PALME Président : Dominique ANDRÉ Rue du Béguinage, 15 1476 Houtain-le-Val Gsm : 0477 47 69 92 E-mail : dominique.andre2811@gmail.com Secrétaire : Thomas SCULIER Gsm : 0472 60 72 80 E-mail : educationphysique@live.be Trésorier : Bruno DUPONT E-mail : bruno.dupont@uliege.be COMMISSION PLONGÉE TECHNIQUE Président : Alain SEMAL Gsm : 0494 05 36 72 E-mail : ecole@cyana.be Secrétaire : Eric JACQUEMIN Tél. : 352 691 266 085 Gsm : E-mail : eric.jacquemin@gmail.com COMMISSION HOCKEY SUBAQUATIQUE (HSA) Présidente : Jeanne BOUTE Gsm : 0497 05 40 19 E-mail : jeanne.boute@gmail.com Secrétaire : Nathalie MEESSEN E-mail : nath.meessen@hotmail.com Gsm : 0493 12 71 99 Trésorière : Cindy DE CAUWER GSM : 0486 56 85 21 E-mail : cindydecauwer@gmail.com COMMISSION AUDIOVISUELLE Président : Jonathan VANNIEUWENHUYZE Gsm : 0497 55 67 05 E-mail : johnvnh@yahoo.fr Secrétaire : Catherine GRIMONPONT Gsm : 0470 21 10 49 E-mail : catherine.grimonpont@economie.fgov.be Trésorier : Benoit LONAY Gsm : 0486 62 29 68 E-mail : benoitlonay@yahoo.com COMMISSION DES TECHNIQUES SUBAQUATIQUES ET D’ORIENTATION (TSA) Président : Gilles HEINEMANN E-mail : gilles_tsa@lifras.be Gsm : 0474 89 17 01 Secrétaire : Laurence SENECHAL Gsm : 0497 31 53 20 E-mail : laurence_senechal@hotmail.com Trésorier : Thibault HAYT Email : thibault_tsa@lifras.be Gsm : 0494 13 13 11 COMMISSION FÉMININE Présidente : Fabienne DESCAMPS Route d’Obourg, 73 7000 Mons Gsm : 0496 92 72 77 E-mail : fabydesc@skynet.be Secrétaire : Giuseppina (Pina) LO CASTRO E-mail : pina.locatsro@skynet.be

Allée du Bol d’Air,13 à 4031 Angleur Tél : 04 / 336 82 20 - Fax : 04 / 344 46 01 Courriel : info@aisf.be - Site web : www.aisf.be

COMMISSION PLONGÉE ADAPTÉE Président : Eric CORBIER Gsm : 0499 56 40 38 E-mail : eric.corbier@skynet.be Secrétaire : Tonino BARBIAUX Gsm : 0475 60 44 40 E-mail : tonino.barbiaux@hotmail.com CONSEIL JURIDICTIONNEL Présidente : Katia AMRI Gsm : 0486 46 36 77 E-mail : katiaamri@gmail.com Secrétaire : Daniele GOFFINET Gsm : 0476 23 68 51 E-mail : goffinet.daniele62@gmail.com SECRÉTARIAT ADMINISTRATIF LIFRAS Rue Jules Broeren, 38 à 1070 Bruxelles Tél. : 02/521 70 21 Fax : 02/522 30 72 www.lifras.be E-mail : lifras@lifras.be

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Katia VAN DE VEEGAETE : katia@lifras.be Muriel VAN BLOMMEN : muriel@lifras.be Comptabilité : comptabilite@lifras.be JOURS ET HEURES D’HOMOLOGATION

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Lundi de 9h30 à 11h30 Mercredi de 9h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h00 Vendredi de 13h30 à 16h00 E EN CAS D’ACCIDENT

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Accident à l’étranger : Pour l’application des garanties, l’assuré doit obligatoirement et préalablement à toute intervention engageant les garanties assistance du contrat, APPELER EXCLUSIVEMENT LE N°: +32 3 253 69 16 (CHARTIS-Assistance) Appelez le 100 (d’un portable le 112) ENSUITE, contactez le DAN Numéro vert De belgique : 0800 12 382 DAN Urgence international : 39 06 4211 5685 En dehors de nos frontières : +32 2 262 22 82 Attention! En Zélande, formez le 112 OBLIGATIONS Pour tout accident corporel : examen médical dans les 3 jours.

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Décès : D’abord, endéans les 48h, envoyer une déclaration à la Lifras : Rue Jules Broeren, 38 à 1070 Bruxelles Tél. : 02/521 70 21 - Fax : 02/522 30 72 E-mail : lifras@lifras.be Ainsi qu’ à ARENA : avenue des Nerviens, 85 bte2 à 1040 Bruxelles Tél. : 02/512 03 04 - Fax : 02/ 512 70 94 Autres : déclaration à expédier au plus tard dans les 15 JOURS accompagnée d’un CERTIFICAT MÉDICAL (faute de quoi elle n’est pas prise en considération) uniquement au secrétariat LIFRAS.

Direction Générale du Sport - ADEPS Boulevard Lépolod II, 44 - 1080 Bruxelles Tel: 02/413 25 00 Email : adeps-info@cfwb.be

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NELOS Ligue Néerlandophone de Recherches et d’Activités Subaquatiques A.S.B.L. Affiliée à la Fédération Royale Belge de Recherches et d’Activités Subaquatiques Siège social : Brusselsesteenweg, 313/315 - 2800 Mechelen Conseil d’administration : Président : Ronny MARGODT E-mail : voorzitter@nelos.be Gsm : 0473 96 13 50 Vice-président Herwig VAN COTTHEM E-mail : ondervoorzitter@nelos.be Gsm : 0495 55 85 19 Trésorier Dirk SAMAN E-mail : penningmeester@nelos.be Gsm: 0475 26 79 20 Administrateurs : Rik Olievier E-mail : boetiek@nelos.be Gsm : 0475 64 31 71 Ivo HUBERT E-mail : ivo.hubert@nelos.be Gsm : 0475 49 87 24 Sven VANDEKERCKHOVE E-mail : sven.vandekerckhove@nelos.be Gsm: 0476 34 00 64 Franklin FORREZ E-mail : franklin.forrez@nelos.be Gsm : 0473 24 53 02 Secrétariat administratif : Brusselsesteenweg, 313/315 - 2800 Mechelen Tél. : 015 29 04 86 - Fax : 015 20 61 58 Mme Margaux MONTRIEUX E-mail : secretariaat@nelos.be

FEBRAS Fédération Royale Belge de Recherches et d’Activités Subaquatiques A.S.B.L. Siège social : Rue Jules Broeren, 38 - 1070 Bruxelles Conseil d’administration : Présidente : Maria del Pilar RUIZ LOPEZ Rue G.Stocq, 18 - 1050 Ixelles Gsm : 0477 74 38 17 E-mail : pilarlifras@gmail.com Co-président : Ronny MARGODT Steenovenstraat, 24 - 8490 Varsenare Gsm : 0473 96 13 50 Email : voorzitter@nelos.be Trésorier : Dirk SAMAN Groeningenlei, 106 - 2550 Kontich Gsm : 0475 26 79 20 E-mail : dirk.saman@nelos.be Administrateurs : Catherine BES Rue de la Plaine, 10 - 1390 Archennes Gsm : 0476 24 92 89 E-mail : catherine.bes@skynet.be Marc LYCOPS Avenue de la Liberté, 158 boite 7 1080 Bruxelles Gsm : 0473 81 68 62 Jean-Pierre VLIERACKER Rue Georges Rodenbach – 1420 Braine-l’Alleud Gsm 0476 31 91 78 E-mail : jpvlieracker@hotmail.com Ivo Hubert Stijn Steuvelslaan 24 – 2630 Aartselaar Gsm 475 49 87 24 E-mail : ivo.hubert@nelos.be Sven VANDEKERCKHOVE Acaciastraat, 76 - 9890 Gavere Gsm : 0476 34 00 64 Secrétariat administratif : Margaux Montrieux Rue Jules Broeren, 38 - 1070 Bruxelles Tél. : 02 521 70 21 - Fax : 02 522 30 72

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LE PLOMBIER SOUS-MARIN : Illustration de lʼexercice

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MANIPULATION ET CONSTRUCTION Explication de l’exercice au dos

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LE PLOMBIER SOUS-MARIN Description : Les trois plongeurs devront reproduire les lettres T S A à lʼaide des différents bouts de tuyau. Ils effectuent le trajet en passage dʼembout jusquʼau milieu de la piscine, là le plongeur équipé du scaphandre sʼ immobilise, les deux autres feront la navette en apnée entre la bouteille et le bac où se trouvent les différentes pièces servant à la construction des lettres. Attention tous les plongeurs doivent participer à la réalisation de lʼ épreuve. Lʼexercice se termine lorsque les trois plongeurs rapportent les lettres T S A en petite profondeur et qu'elles sont déposées sur le bord de la piscine. Matériel : - un scaphandre pour trois - les différents bouts de tuyaux permettant de réaliser les lettres T S A - un bac pour les bouts de tuyaux Variantes :

Matériel :

Version en masque occulté et montage des lettres à coté de la bouteille dʼair.

2m50 de tube en PVC diamètre 32

3 connexions en T

6 connexions à 90°

2 manchons

Didactique : Cet exercice favorise fortement : - la gestion du passage dʼembout à 3. - la gestion de l' apnée - la coordination - la communication

Couper 11 morceaux de tuyau dʼ une longueur de 15 cm Couper 3 morceaux de tuyau dʼ une longueur de 20 cm Difficulté par niveau :

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Niveau 1*

Niveau 2*

Niveau 3*

Niveau 4*

Version en apnée relais à trois plongeurs. 8 m entre le point de départ et le bac, trajet aller en apnée, retour en surface sur le dos.

Passage dʼembout jusquʼ au bac qui se trouve au bout de la piscine et montage des lettres à coté de celui-ci.

Passage dʼembout jusquʼ au bas de la pente où ils déposent la bouteille et effectuent le reste du parcours en apnée relais (distance +/-10m)

Passage dʼembout jusquʼ au haut de la pente où ils déposent la bouteille et effectuent le reste du parcours en apnée relais (distance +/-15m)

MANIPULATION ET CONSTRUCTION

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