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Le Journal e

N°11 - Messidor, Thermidor, Fructidor CCXVI - 3 trimestre 2009

Trimestriel de la Libre pensée de Rodez

L'événement

Passeport pour le fichage Sommaire L'événement

Passeport pour le fichage pages 1 à 3 Actualité

Obsèques civiles : rencontre avec Ludovic Mouly page 3 Dossier

Se débaptiser, c'est possible pages 4 et 5 Analyse

Des jardins et des mômes page 6 Actualités

Succès de la conférence "Droits de l'Homme et euthanasie" page 7

Evêché : jardins et dépendances page 8 “Le Journal de la Libre pensée de Rodez” est un trimestriel d’actualités et d’informations édité par la «Libre pensée de l'Aveyron», association loi 1901 déclarée en préfecture de Rodez sous le n°0122006660, publiée au Journal officiel sous le n°20040038 Directeur de la publication : Solange Rioux Siège social : 31, rue des Moutiers 12000 Rodez Mél. librepenseerodez@free.fr Site :librepensee12.free.fr Imprimé par les soins de l’association numéro ISSN : 1952-8175 Prix : 1,25€. Abonnement annuel : 5€ Nombre d’exemplaires :100

A

lors que les Français qui veulent partir en vacances se heurtent, dans les préfectures et les mairies, aux difficultés de mise en place de délivrance du nouveau passeport biométrique, La Libre pensée s'interroge sur les évolutions technologiques et législatives des documents d'identité et leurs conséquences sur la préservation de la vie privée. Car à quoi servent les « papiers » ? A prouver son identité bien sûr. Mais nous avons plusieurs identités et plusieurs sortes de papiers. L’identité administrative : elle a le corps pour objet ; particularités physiques, photographie, empreintes, et récemment données biométriques sont portées sur les papiers 1

d’authentification de l’identité de l’individu. Elle appartient à l’Etat. Elle sert au contrôle social de la population (carte d’identité, passeport, carte de sécurité sociale, permis de conduire, carte d’électeur). L’identité sociale : elle est constituée de nos proches, de nos agissements (comportement, déplacements, achats, contacts, adhésions ) ; elle s’éparpille sur différentes cartes dont les données sont stockées dans des fichiers distants interconnectables. Elle peut être considérée comme une surveillance non stop. L’identité culturelle : elle est celle des règles, normes, valeurs partagées avec un groupe. L’ipséité : c’est le sentiment intime de rester le même du début à la fin de notre vie. La perception de la dignité est liée à l’ipséité. Suite en page 2


Le Journal

L'EVENEMENT

papiers pas pris L’identité numérique, enfin : elle concerne toutes les informations disponibles sous forme électronique (coordonnées, certificats, prises de paroles, photographies, vidéos, liens, avis, hobbies, consommation, connaissance, profession, services de rencontres, avatar…). Connectée à l’identité administrative, elle dévoile et porte atteinte à la vie privée, à l’intime, et à partir de toutes ces traces, elle donne une image de soi que les plus avertis gèrent avec soin. Pour prévenir ces atteintes et faire de chaque citoyen un « homo numéricus » libre et éclairé, un rapport d’information a été déposé le 27 mai au nom de la commission des Lois par le groupe de travail relatif au respect de la vie privée à l’heure des mémoires numériques, pour une confiance renforcée entre citoyens et société de l’information. Anne-Marie Escoffier, sénatrice de l’Aveyron en est l’un des deux auteurs avec Yves Détraigne.

comme la fable de la grenouille dont on chauffe progressivement l’eau du bain et qui finit bien cuite, on s’habitue à être fiché, observé, repéré, plus ou moins tracé, sans même souvent en avoir conscience. Certains y voient à terme plus de sécurité et de confort dans la vie quotidienne, ce qui n’est pas faux, quand d’autres voient poindre un Etat policier, voire totalitaire, un biopouvoir à la Foucault qui tient les corps et les masses, ce qui n’est pas invraisemblable .

Mais encore ?

La politique sécuritaire n’est pas une vue de l’esprit. Les forums tenus ce printemps dans toute la France le démontrent. Cahier de doléances ou ingéniérie pour assentiment ? Sous la houlette des préfets, les remontées de « la France d’en bas » (guillemets de La Dépêche du 17 avril) étaient attendues. Pas celles de la France d’en haut ? (Oh la nigaude !) Succès mitigé.

Au nom de la sécurité collective revêtue de l’habit des libertés individuelles, comme le geai des plumes du paon, on assiste à un passage insidieux du droit de l’individu à une identification, à l’obligation de devoir social. Un peu

Mais quand cette politique pointe dans l’Education nationale, les protestations et la mobilisation ne tardent pas et sont vives, surtout quand la cible prend la forme d’un « fichier ». On se souvient de ce rapport de l’INSERM* qui préconisait le 2

pointage des troubles comportementaux des enfants, l’hyperactivité, dès trois ans. On sait la levée de bouclier et la polémique qu’a provoquée la mise en place de la base élève dans le premier degré, sur trois niveaux : école, Inspection académique et Ministère de l'Education nationale. "C’est de la traçabilité humaine !" ont crié les collectifs d’éveillés. "Nos enfants ne sont pas des animaux" ont renchéri les parents et tous mettent en avant pour les dénoncer préventivement le stockage et l’usage des données à long terme. La base un tant soit peu édulcorée, voilà qu’arrive au Bulletin officiel (BO) du 4 juin la « prévention du décrochage scolaire ». Louable intention… si elle ne s’accompagne pas de l’idée subliminale : élève «décrocheur» = probabilité d’élève voyou à garder dans le colimateur. Le vagabondage à la Rimbaud, en bateau ivre, c’est ter-mi-né ! Au placard celuilà. Avec la princesse de Clèves ? *L’INSERM émane de l’Institut national d’hygiène (INH) créé en 1941 sous le gouvernement de Vichy (nutrition, maladies sociales, hygiène, épidémiologie).


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L'EVENEMENT / ACTUALITE OBSEQUES CIVILES

Quelques livres pour approfondir ¤ "Identité numérique", un Flip book, astucieux et documenté, édition arTerrOriste ; ¤ Armand Mattelard, "la globalisation de la surveillance – aux origines de l’ordres sécuritaire", édition La Découverte, poche ;

Rencontre avec Ludovic Mouly

¤ le classique "Surveiller et punir", de Michel Foucault aux éditions Gallimard : ¤ et le rapport précédemment cité :"La vie privée à l'heure des mémoires numériques. Pour une confiance renforcée entre citoyens et société de l'information." Rapport d'information N° 441 (2008-2009) de M. Yves Détraigne et Mme Anne-Marie Escoffier, à la librairie du Sénat. Nous vous parlerons dans le prochain numéro du Journal des RFID et autres petites choses, benoîtes mais redoutables

Le passeport biométrique Le passeport électronique, ou biométrique, est reconnaissable au petit logo qui se situe en bas sur la couverture. Au niveau international, la partie électronique du document répond aux spécification définies par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) dans la spécification DOC9303, Partie 1, Volume 2. Les données à stocker dans le document sont typiquement d'une taille comprise entre 32 et 64 kilo octets. Le mécanisme de base qui permet d'améliorer la sécurité du document via le support de l'électronique est l'Authentification Passive, permettant schématiquement de signer les données associées au porteur du passeport (données textuelles [Nom, Prénom, Sexe, N u m é r o d e document, etc....], image faciale, empreintes digitales). D'autres mécanismes sont également disponibles de manière optionnelle, tels le Contrôle d'Accès Basique qui permet en principe de prévenir l'espionnage de la liaison lecteur sanscontact <-> passeport et l'accès au passeport à l'insu du porteur ou l'Authentification Active qui permet de prévenir le clonage du document. Le règlement (CE) n° 2252/2004 du Conseil européen du 13 décembre 2004 « établissant des normes pour les éléments de sécurité et les éléments

biométriques intégrés dans les passeports et les documents de voyage délivrés par les États membres » prévoit la prise des empreintes digitales de toute personne demandant un passeport pour un Etat membre de l'Union européenne. Tous les Etats de l'UE n'ont toutefois pas encore intégré ce règlement, qui est lié au Système d'information Schengen II. Pour ces passeports, il est prévu qu'un nouveau mécanisme de sécurité, le « Contrôle d'Accès Etendu

», soit utilisé. Par décret du 30 décembre 2005, la France a mis en place un passeport électronique, qui a été mis en circulation à partir de mai 2006. Le nouveau passeport biométrique doit être délivré à partir de juin 2009. Outre la photographie d'identité numérisée et les deux empreintes digitales, le passeport est lié à l'application DELPHINE, premier fichier national biométrique utilisé à des fins administratives.

Extrait de l'encyclopédie Wikipédia. 3

Le 10 juin, Ludovic Mouly, président de la communauté d’agglomération du Grand Rodez, recevait en ses locaux une délégation de la Libre Pensée de l’Aveyron qui avait sollicité ce rendezvous en même temps qu’elle lui adressait son dossier sur les cérémonies civiles posant l’absence de salles dédiées, particulièrement gênante lors d’obsèques civiles. Bien que la Communauté d’agglomération n’ait pas compétence pour régler ce problème, elle est néanmoins un lieu de réflexion et de projets intercommunaux réunissant huit maires. Nous souhaitions sensibiliser son président, cheville ouvrière de cette structure tout comme peuvent l’être les présidents de communautés de communes du département. Le problème évoqué semble nouveau car il a maintenant plus de visibilité du fait de la baisse de la pratique religieuse, mais il perdure depuis la difficile laïcisation des obsèques dans les années 1880. Il n’est pas celui, exclusif, des adhérents de la Libre Pensée et les salles ne leur seront pas expressément réservées, ce qu’ils ne demandent pas. Ce n’est pas une demande communautaire. L’égalité revendiquée est celle des citoyens. Ce 10 juin, les échanges sur le sujet furent nourris et empreints de cordialité. Bien évidemment il fut question de laïcité et des subtilités de la loi de séparation de 1905, relativement aux édifices du culte. Cette loi fit la part belle aux catholiques, alors en position d’hégémonie dans le paysage religieux français, ce qui nous vaut aujourd’hui moult avatars.


DOSSIER

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Se débaptiser, c'est possible

Hormis quelques très rares illuminés qui ont choisi, « majeurs et vaccinés », sciemment et consciemment, de se faire baptiser, les proclamés « chrétiens » ont subi ce « sacrement », âgés de quelques jours ou quelques mois, sans qu’on leur demande leur avis ! Ce qui permettait aux « princes de l’Eglise » d’affirmer, avec la mauvaise foi (!) qui les caractérise que 80% des Français étaient catholiques… Le dernier sondage sur les croyances des dits Français les embête bien un peu, qui révèle que 51% seulement se disent catholiques, mais que 30% d’entre eux avouent ne

pas croire en dieu !! Ne cherchez pas à Ces impies-là peuvent se contenter de comprendre… ce n’est qu’un « Mystère négliger cette appartenance imposée et » de plus. se moquer du tiers comme du quart d’être catalogués catholiques… ou bien Or donc, dans cette foule de baptisés « ils peuvent estimer que cette première malgré nous », il en est beaucoup qui, à décision sans leur demander leur accord l’âge de raison, se sont mis à réfléchir et, est inacceptable. après avoir pesé le pour, le contre, tourné le problème dans tous les sens, ont décidé « en leur âme et conscience » de NE PAS CROIRE en un dieu qui régenterait leur vie et en ferait de simples machines préprogrammées, irresponsables et condamnées à subir un « destin » inéluctable écrit par « le Tout Puissant ».

Dans ce cas-ci, ils ont la faculté, pleine et entière, de réclamer leur radiation des listes et d’exiger de ne plus être comptés parmi les adeptes de cette religion. Il suffit pour cela d’écrire au curé de l’église où le baptême eut lieu (ou à l’évêque) et demander la « débaptisation ».

Comment se faire débaptiser : la procédure de A à Z Si vous souhaitez vous faire "débaptiser", sachez tout d’abord qu’il n’existe aucun sacrement dans la religion chrétienne qui permette d’être "débaptisé". Par ailleurs d’un point de vue non chrétien et notamment libre penseur, ce terme n’a aucun sens. Il s’agit donc ici d’une démarche pour être radié du registre des baptêmes . Ces démarches peuvent paraître compliquées, il n’en

est rien. Si vous ne savez pas très bien à quelle Eglise vous adresser (notamment dans le cas du protestantisme), sachez que l’association qui gère l’église dans laquelle vous avez été baptisé est obligée par la loi de vous fournir tous les renseignements dont vous avez besoin pour accéder aux données personnelles vous concernant et les rectifier , y compris celles des registres des Eglises supra-locales.

Par ailleurs faire une q u i g r o u p e p l u s i e u r s d e m a n d e s e u l e m e n t à paroisses sous l’autorité d’un l’église locale peut suffire. évêque, c’est le territoire où il exerce son autorité religieuse. Attention : le A/ Vous avez été baptisé en terme évêché peut être tant que catholique : synonyme de diocèse mais il peut également désigner le 1°) Procurez-vous l’adresse bâtiment ou la ville où réside postale de la paroisse où vous l’évêque. avez été baptisé ainsi que l’adresse postale du diocèse 2 ° ) A d r e s s e z d e u x dont dépend cette paroisse. exemplaires remplis de la L e d i o c è s e e s t l a lettre présentée page circonscription religieuse suivante, l’un au curé... 4


Le Journal

DOSSIER

... de la paroisse concernée et l’autre à l’évêque du diocèse concerné. Il s’agit d’une lettre type qui peut être adaptée à votre cas, par exemple si vous avez été catholique et que vous ne l’êtes plus, vous pouvez la personnaliser. Joignez à chaque lettre une photocopie de votre carte d’identité ou d’une autre pièce d’identité.

l’église locale réside essentiellement dans le vocabulaire. Procurez-vous également l’adresse postale, s’il y a lieu, de l’église supralocale à laquelle est rattachée la paroisse ou l’église locale concernée. Attention : l’Eglise Baptiste, de même que les anabaptistes, ne baptise pas d’enfants en principe, mais seulement des chrétiens [Voir un exemple de lettre ci- avertis ; vous pouvez après] cependant, si vous vous êtes fait baptiser dans une telle Église et que vous n’êtes plus B/ Vous avez été baptisé en chrétien, demander à être tant que protestant : radié du registre des baptêmes de cette Eglise. 1°) Procurez-vous l’adresse postale de la paroisse (s’il 2°) Modifiez la lettre type s’agit d’une Eglise Réformée présentée dans ce dossier ou d’une Eglise Luthérienne) pour l’adapter au culte ou de l’église locale (s’il protestant : s’agit d’une Eglise Baptiste ou d’une Eglise Pentecôtiste) Remplacez "Monsieur le où vous avez été baptisé. La curé" par "Monsieur le différence entre la paroisse et p a s t e u r " e t a j o u t e z - y

éventuellement "Messieurs les membres du Conseil Presbytéral" (pour les Eglises Réformées et Luthériennes) ou "Messieurs les membres du Conseil d’église" (pour les Eglises Baptistes et Pentecôtistes). Ce Conseil a pour mission d’accompagner et d’entourer le pasteur dans sa charge. Supprimez "Monsieur l’évêque" ; remplacez "l’Eglise catholique" par "l’Eglise Réformée" ou "l’Eglise Luthérienne" ou "l’Eglise Baptiste" ou "l’Eglise Pentecôtiste". Si vous êtes un peu perdu vous pouvez également simplifier en remplaçant simplement par "l’Eglise protestante" ; s’il s’agit d’une Eglise Baptiste ou Pentecôtiste, remplacez "paroisse" par "église locale" ; supprimez "diocèse" et remplacez-le, s’il y a lieu, par le nom de l’église

supra-locale à laquelle est affiliée la paroisse ou église locale concernée ; enfin adaptez cette lettre à votre cas personnel, notamment si vous avez été baptisé dans une Eglise Baptiste, c’est-àdire adulte. Remplacez par exemple "je ne suis pas chrétien" par "je ne suis plus chrétien" etc. Remplissez cette lettre ainsi modifiée. Adressez-en un exemplaire au pasteur de la paroisse ou église locale concernée. Adressez, s’il y a lieu, un deuxième exemplaire de cette lettre à l’Eglise supra-locale à laquelle est affiliée la paroisse ou église locale concernée. N’oubliez pas de joindre à chaque lettre la photocopie d’une pièce d’identité.

né(e) à ................... s ................... . atholique, aprè c ... . . se ... . gli l'E ... .. e d ................... des baptêmes . 'évêque, l ... tre r . u gis ... sie .. re on ... le . M . / ur ..... ré nsu s Monsieur le cu ................... crit(e) à mon i .................... ........,constate avoir été ins ts : n e ar p s Je soussigné(e) ... e . . m ... . . de .. ........ le r la volonté .................. .................... ) sans mon consentement, pa .................. .. ... . . ... ... . .. . ... ... . . . e . ( é ..... ........ des avoir été baptis e : ................ ................................... ............. (e) du registre (s) de mon pèr nc à être radié ................... do ............. .le e .. . d t ... u ... . an NOM et Prénom . .. to : r em ... e d .. pa èr , ... Je m . (s) de ma conscience. ers manuscrits diocèse ........ NOM et Prénom à ma liberté de ffacés des fichi ................, intenant que je ortant soient e é est contraire .................. rc pp e catholique. Ma o f ra iss se e 'y s ro gli êm s pa t e l'É al ap la e b d in s n en m o o isé n m t a ns si d'appartenir et m ) io oi o t e t a ch (n au s n rm a o rs chrétie toutes les inf cés des fichie quelle je n'ai p et la ffa e à m , o e Je ne suis pas u n ct ie n l e o s a m y ne e l les, et, s'i t-à-dire qu me membre d'u baptêmes, c'es les rendre illisib tifiés, à mon nsidéré(e) com t permettant de documents rec ux plus être co ve e n je , s n io pie jointe des procédé adéqua o ict c v e n un co s c e e m av r n choisi rectificatio suis en âge de nc pas. ion écrite de la n'appartiens do is une confirmat a l é d s ef et à laquelle je br s lu yer dans les p .......... Veuillez m'envo .................... : e ss ................... ..... ... ... . adre . . ... ... . .. . ... ... . . . la loi du 6 août ... .......... ................... consolidée par ... s, .. té ... er .. N° et rue ...... lib ... . aractère x . au ... . de données à c x fichiers et ................ ................ formatique, au "un traitement sont pas Commune ..... ................... u' l'in . ne q à 7 ... . e ue q le ... tiv e a .. tic l ar ... re irm f .. 8 on af 7 s .... 19 plus l'article 8 loi stipule dans e us D Code postal : ... e la loi n° 78-17 du 6 janvier o s . tte e) ..] Ce . m [ . ê n x u -m tio ie oi a e qu ccurrence m e de rectific caractère relig Je vous rappell tretiennent e à ma demand ncernée" (en l'o n lucratif et à en dr co n no e ui t n po q n é s bu r o e à à n rs e e on pe s m ig r l a is l b autre organ 2004, vous o chéant, les pe nsentement de ociation ou tout de cet organisme et, le cas é avoir reçu le co vre par une ass u u o personnel doit œ n n e tio is ia m oc données à ss ts a n iteme cette s, à ce que des interdits "les tra ncernent que les membres de motifs légitime tivité" . s c iant de son e a d tif n r s so ju ou o e p c d ue r, e iq re ne d os ys s les réserve qu'il e personne ph liers dans le ca e droit de s'opp u l ut g o a t " ré e es ou effacées s e u lé ct iq il qu u ta ys n ro ise ph r c co é es l'article 40 pr mises à jour, ve toute personne " a , l et avec celui-ci d e es it t" qu a té f é en e l l p m en pu m ite ti sé s co i es , tra t à lu et d'un rsque l'intér a cas, rectifiées L'article 38 quan ant fassent l'obj érimées [...] Lo vertu de l'aliné ient, selon les nnel la concern , équivoques, p ons exigées en itement que so ti es a tra èt ér n pl p 'u o m d x co e u caractère perso a in bl , a é s s d i sont inexacte r, qu'il a procé xiger du respon s r le demandeu concernant, qu identité peut e plir les diligence s r, sans frais pou re personnel la e i tè c tif a s r ju ca it à s do e ent doit accom nt te m e u m to ite donné ite re tra d n u tra e d r e du p l sponsable le responsab is gré d'entre demande, le re mise à un tiers, ssi je vous saura ées en dehors de la s n Au . tra " a é é ét in l a a e r ie nné ent au prem é communiqu précédent" . e que "si une do ans la présente ées conformém qui auraient ét e article stipul mme indiqué d s qu'il a effectu me concernant co n el es tio é De plus ce mêm nn c ra o a s f pé er ef o p t s n e l re e ui notifier es à caractè paroisse, soi utiles afin de l r que les donné ptêmes de cette é s. nécessaires pou registre des ba du nt na ve timents distingu ro les démarches p ssion de mes sen é baptisé(e) et t re é xp 'ai j l'e , ù r o u ie se s n is paro z agréer, Mo ésente, veuille lettre. ception de la pr é r e n n bo .. . nt . ... ita . En vous souha à ................. .................., Fait le ......... . ... .......... Signature :.....

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ANALYSE

Le Journal

Des

jardins et des mômes C ô t é j a r d i n : d e u x g â t e a u x - Sinon il y a le must : les jardins d’éveil ! d’anniversaires Pouvant être ouverts dans les locaux de l’école maternelle. Ouverture : 7 h 30-19 2009 : la charte des droits de l’enfant a vingt heures avec apprentissages, et éveil, ans. 2009 : le droit opposable à la garde forcément. C’est tout bonnement une sousd’enfants a un an. structure, une sous–marque, un « truc » au On se souvient des effets d’annonce, il y a rabais pour la petite enfance, avec des un an le concernant ; on se souvient aussi du éducateurs au lieu de professeur des écoles, sublime rapport de la députée des Alpes- un méli-mélo des deux et la participation Maritimes, Michèle Tabarot, sur le financière des familles au lieu de la gratuité. développement de l’offre d’accueil de la petite enfance où l’on y développe à peu Côté cour : un rapport près tout, sauf ce qui a fait ses preuves et nous est envié un peu partout : l’école Comme le retour des feuilles mortes, le maternelle. Il est écrit en toutes lettres au rapport de la Cour des Comptes, dont les chapitre « impératifs et objectifs » : « les chiffres parlent même à ceux qui leur sont tout-petits ne doivent pas subir un temps de réfractaire,s et éclairent ce qui précède. garde [y compris temps d’école] trop long Celui de 2008 nous apprend que le nombre en dehors du domicile pour permettre d’enfants de 0 à 3ans est passé de 2 250 000 d’équilibrer la vie de l’enfant à la maison et en 2003 à 2 339 000 en 2006. sur le lieu d’accueil ». Va Entre 2003 et 2007, le taux de pour l’équilibre . scolarisation des 2-3 ans a Petite enfance. On y diminué de 27% (-29% dans Quatre vingt pages plus loin, le même rapport développe à peu près le public, -18% dans le préconise des modes de tout, sauf ce qui a fait privé), alors que ce taux g a r d e i n n o v a n t s ses preuves et nous est augmentait de 36, 13% pour (inénarrables aussi) ; je envié un peu partout : la garde à domicile aidée.En n’en citerai que deux 2006, le coût d’un enfant l’école maternelle. pour laisser au lecteur le accueilli en maternelle (hors plaisir de redécouvrir périscolaire) était de 4570 l’eau tiède des autres modes : euros ; en mode de garde collectif il était - La crèche d’entreprise, amplitude horaire de... 13368 euros. 7 heures-21 heures. On sait que l’amplitude La PAJE (prestation d’accueil du jeune d’ouverture à pour objet de répondre à la enfant) pour la garde à domicile représente demande variable de garde, mais elle finit depuis 2004 l’essentiel des 13 milliards toujours par être le temps de garde total d’euros d’aides aux modes de garde. En pour beaucoup d’enfants, dans les 2003, 8,13 milliards d’euros ; en 2006, structures qui les accueillent. Et crûment on 10,44 milliard d’euros soit 28% avance la « fidélisation des salariés », « plus d’augmentation. Elle bénéficie aux longtemps présents à leur poste de travail.» familles aisées. Bismarck y a pensé avant. 6

Acte I. (Re)mis en scène : le jardin d’enfants ! Bon sang, mais c’est bien sûr ! A SaintAffrique, une jeune maman prend l’initiative de l’innovation. (La Dépêche du 21 mai 2009) Elle a trouvé le Graal ! Ou comme le laboureur, son trésor : c’est le jardin d’enfants. Et la voilà qui part à la recherche d’appui et de soutien sonnants et trébuchants... auprès des collectivités locales... dont nous attendons avec curiosité les réponses. Bizarre cette envie de « cultiver » des enfants ; en pot ? en serre ? ou en pleine terre ? en fermette ou en domaine AOC ? Acte II de l’innovation : la salle d’asile, l’ouvroir ? En critique, le CAS (centre d’analyse stratégique ; ex-Commissariat au plan). Il met en garde : "La privatisation de la prise en charge des petits enfants peut être un puissant mécanisme de reproduction intergénérationnelle des inégalités" et "l'accès des enfants aux crèches et à des établissements préscolaires de grande qualité est une mesure efficace en faveur de l'égalité des chances, dont les plus défavorisés tirent les plus grands bénéfices". Inutile de gloser, à répéter sans modération. Epilogue Laissons les jardins aux jardiniers, la terre aux cultivateurs, et aux enfants, l’école publique laïque, dûment abondée de fonds publics.


ACTUALITES

Le Journal

Succès de la conférence Droits de l'homme et euthanasie La Libre Pensée de l'Aveyron et l'ADMD-12 ont organisé conjointement le vendredi 29 mai dernier une conférence intitulée « Droits de l'Homme et euthanasie. » L'euthanasie, en France, est un sujet récurrent qui, selon les sondages, a la faveur de nos concitoyens puisque, à 80%, ils répondent oui à sa légalisation. L'ADMD s'est attachée, depuis une trentaine d'année, à faire aboutir cette légalisation ; la Libre Pensée est favorable à la demande d'euthanasie et agit dans le cadre plus général de la défense des libertés individuelles qu'elle mène depuis 160 ans.* Devant une quarantaine de personnes, Eric Lowen, directeur de l'Université populaire de Philosophie de Toulouse, a cadré son propos du point de vue non pas militant mais philosophique, détaché des éléments passionnels qui parasitent le débat, en faisant retour aux fondamentaux. Il a expliqué dans un premier temps la notion des droits de l'homme, qui se situent au-dessus des lois des Etats et dépendent des sociétés. Ils sont inhérents à la nature humaine ; ils sont universels. Avant d'être des droits, ce sont des besoins, des intérêts d'espèces, en l'occurrence homo sapiens sapien. Ces besoins ont été tellements bafoués qu'on les a posés comme des droits : liberté, respect, dignité, contexte de vie. Les fondements sont matérialistes. Ces droits ne sont pas rattachés à une transcendance. Cela posé Eric Lowen a établi les passerelles entre un droit (humain) et ses déclinaisons. Le droit liberté rend possible de faire des choix existentiels, dont celui de revendiquer

Gérard Tourette (ADMD12), Eric Lowen et Solange Rioux (LP12)

l'euthanasie, en réappropriation de sa vie et de son corps comme ont pu l'exprimer en leur temps les revendications féministes ou comme on peut le faire à l'occasion des cérémonies funéraires. L'euthanasie est reliée à d'autres champs de combat pour les libertés. Le conférencier s'est ensuite attaché à replacer l'euthanasie dans le cadre de la vie. Elle n'est pas à inclure prioritairement comme c'est le cas dans les questions agonistiques (douleur, souffrance). Elle est l'ultime application de la liberté humaine au sens de ce qui fait la verticalité de l'être humain. C'est une mort choisie et non subie. L'individu est acteur de sa mort ; il l'intègre dans l'accomplissement de sa vie ; c'est l'affirmation d'une conscience, d'une volonté. L'euthanasie relève d'une question intime, personnelle. Elle

n'est pas une question médicale. La décision médicale est au service de la condition humaine. Elle est technique. L'euthanasie est une problématique nouvelle du XXe siècle ; elle n'est pas une revendication politique ; elle n'engage que soi. Mais une majorité s'arroge le droit d'imposer ses vues à une minorité. La majorité n'est valable qu'en politique - la majorité ne peut voter l'éthique. Donner un droit n'oblige pas à l'exercer. Enfin, tout droit, toute liberté se conquiert par la lutte ; c'est un affrontement et il faut avoir le courage de s'y mesurer. Le débat nourri qui a suivi confirmait l'intérêt de l'auditoire pour cette approche de la question de l'euthanasie.

Le droit de mourir dans la dignité est une nouvelle liberté démocratique à conquérir Communiqué commun de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) et la Fédération Nationale de la Libre Pensée (FNLP). Les représentants de nos deux associations se sont rencontrés afin de confronter leur point de vue respectif sur le choix de la fin de vie. Elles font le même constat : il y a annuellement environ 530 000 décès dans notre pays, 75% de ceuxci ont lieu en milieu hospitalier. Un changement profond de comportement a eu lieu en quelques décennies, ce qui amène les associations intéressées et les citoyens de ce pays à une nouvelle

approche de ce problème. Nos deux associations récusent, tout d’abord, les erreurs d’appréciation des détracteurs du droit à mourir dans la dignité quant aux nombres de cas concernés : certains avancent qu’une centaine environ de cas annuels ne justifient pas de légiférer ; d’autres annoncent qu’un quart des morts en services de réanimation seraient des euthanasies qui ne disent pas leur nom. Là où ce droit légal existe, on constate que les chiffres vont de 0,50% des décès annuels (Oregon – USA) à 1,80% (Pays-Bas). La Belgique connaît un taux de 1,70%. E n France il est vraisemblable que le chiffre y soit actuellement inférieur

car, en l’état du droit à ce jour, une personne qui aide à une fin de vie se retrouve devant les tribunaux pénaux. Si des avancées ont eu lieu au cours de ces dernières années sur ce problème, la revendication de nos deux associations demeure pleine et entière : il faut aboutir rapidement à la création du droit à une aide active à mourir. Avoir le choix de sa fin de vie est une liberté élémentaire qui reste à conquérir. Il est évident que la création de ce dispositif légal ne doit pas être une mesure d’ajustement pour faire des économies dans le domaine de la santé et des soins, et n’a pas pour objet de s’opposer aux soins

palliatifs qui sont indispensables. On ne peut cependant admettre que les soins palliatifs soient imposés à ceux qui n’en veulent pas. Nos deux associations se prononcent donc pour la dépénalisation de l’acte d’euthanasie par la création du droit à une aide active à mourir qui encadrerait réglementairement et législativement le choix de fin de vie. Aucune considération philosophique et/ou religieuse ne doit pouvoir s’opposer à cette liberté fondamentale. L’être humain doit être maître de son destin, c’est pourquoi nous revendiquons ce droit. L’ADMD et la FNLP décident, d’un commun accord, d’agir dans ce sens.

Retrouvez le site internet de la fédération nationale de la libre pensée : www.fnlp.fr Et le site de la Libre pensée de Rodez http://librepensee12.free.fr 7


ACTUALITES

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Evêché : jardins et dépendances Chacun sait combien la loi de séparation de 1905 fut clémente aux catholiques quant à leurs édifices cultuels. Au cas où nous l’aurions oublié, Madame le ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, vient de commettre, avant de quitter ses fonctions, une circulaire de 33 pages en date du 25 mai 2009 pour nous rafraîchir la mémoire et mettre les points sur les « i » ; un vade-mecum pour ne pas dire un cathéchisme de l’édifice du culte : propriété, construction, réparation et entretien, règles d’urbanisme, fiscalité, au filtre de son interprétation de la loi de 1905, de la jurisprudence et des rapports de commissions dont celui de 2006 (rapport Machelon). Et elle commence fort : « La liberté d’exercice du culte trouve son corollaire dans le droit de disposer, pour chaque culte, de locaux adaptés à la célébration publique du culte ». Voilà une interprétation personnelle de la loi qui est une invite à exiger ces locaux pour les uns, et à les financer pour les autres ; les uns étant les adeptes des religions anciennes et nouvelles présentes et à venir, les autres étant les élus de la République ; et les financements : les fonds publics. Cette interprétation dénature la loi. Le droit "liberté de conscience" - c’est-à-dire celui d’avoir une religion et d’en célébrer le culte, celui de ne pas en avoir une plutôt qu’une autre ou celui de n’en pas avoir du tout, réservé à la libre appréciation de chacun - où l’Etat depuis la loi de 1905 ne prend aucune part et ne verse théoriquement aucun subside, devient par cette phrase de la ministre un droit créance exigeant de lui des locaux de culte. Clic clac le tour est joué. Ici ou là, tout de même, la jurisprudence abondamment évoquée rappelle

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chichement les principes juridiques essentiels ayant trait à la laïcité, distingue exercice du culte et exercice public du culte. Broutilles. L’affectation est toujours gratuite, exclusive et perpétuelle et l’affectataire maître chez lui y compris des jours et horaires de visites quand son chez-lui est classé aux monuments historiques et ferait le bonheur des curieux, des amateurs, des historiens, des touristes etc., bref du plus grand nombre.

et leurs dépendances » : « ...c’est par la jurisprudence administrative qu’une doctrine a peu à peu été établie. [...] Ont été ainsi considérés par le juge comme des dépendances d’un édifice du culte : - la sacristie qui lui est attenante ; la chapelle située sous l’abside de l’église ; - les abords immédiats quand ils sont nécessaires à la tranquillité et à la dignité des célébrations ou quand ils ont toujours été eux-mêmes utilisés à des fins cultuelles ; - un calvaire se trouvant associé à On se souvient (Le Journal N° 9) l’exercice du culte lors de de la problématique des jardins de processions ; l’évêché de Rodez, véritable « - le mobilier en place… » Central Park ruthénois », lieu de repos et de hobby potager pour le La liste s’arrête là. Les jardins de seul affectataire de la cathédrale, l’évêché ne sont pas des l'évêque ; privilèges scandaleux dépendances de la cathédrale (pas pour d’autres . plus que l’évêché, résidence de Voilà que la circulaire en son l’évêque lui-même, pour lequel il chapître I, paragraphe 2, précise « doit, en principe, payer un loyer au le périmètre des édifices du culte propriétaire : le Conseil Général

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de l’Aveyron.) Réjouissons-nous : les lieux de culte exigés ne le seront pas avec parcs et jardins ! Nous formulions le vœu dans notre n°10 de janvier que l’évêque de Rodez retrouve le goût du partage à défaut de comprendre l’intérêt général. A ce jour Monseigneur n’a toujours pas retrouvé ce goût pourtant revendiqué par le christianisme, mais il autorise parfois la visite du clocher d’où l’on a une vue plongeante sur les jardins, faisant pour le coup de chaque visiteur ruthénois, à son corps défendant, un Moïse contemplant la terre de Canaan. La circulaire NOR/IOCD0910906C du 25 mai 2009 (bureau central des cultes), est insérée sur internet sur le site officiel des circulaires : http://circulaires.gouv.fr.

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Le Journal n°11