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EN ROUTE VERS L’ECOSSE… SELECTION ETE 2011

Ah ! L’Ecosse ! Son hymne résonnant dans les stades de rugby, Sean Connery, leur haine des anglais, ce climat so… « So », ses côtes sauvages, son whisky et… sa littérature ! Car il n’y a pas que Walter Scott ! Découvrez par le biais de notre sélection d’été, quelques noms de cette littérature qui ont souvent plusieurs cordes à leur arc

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BURNSIDE, John : (Né en 1955, à Dunfermline). Poète et écrivain écossais, il a étudié l’anglais et les langues européennes avant de travailler dans l’informatique. C’est en 1996 qu’il se consacre à l’écriture. Son œuvre est encore peu traduite en français, mais il a reçu dans son pays de nombreux prix comme le Scottish Arts Council Book Award et le prix Whitbread (L’équivalent du prix Médicis au Royaume-Uni). De plus, il est membre honoraire de l’université de Dundee et maître de conférences en Ecriture Créative à l’université de St Andrews. • Un mensonge sur mon père (Ed. Seuil, Coll. Points, 2010, 7.5€) C’est le récit poignant et profond d’un homme en recherche de réponses sur un père haï et incompris, menteur et dur. John Burnside expose brillamment et simplement, sur un ton juste et vrai, la difficile acceptation de la filiation et tente d’appréhender et de comprendre ce père pour mieux se retrouver luimême… COOPER, Dominic : (Né en 1944, en Ecosse). Auteur de trois romans, dont deux ont été traduits en français, Dominic Cooper a été très favorablement accueilli par le public et la critique. Il a d’ailleurs reçu le prestigieux prix britannique Somerset Maugham Award pour son premier roman (Le cœur de l’hiver, Editions Métailié pour la traduction française). • Vers l’aube (Ed. Métailié, Coll. Bibliothèque écossaise, 2009, 18€) Un homme, en proie au désespoir et aux doutes, essayera de s’émanciper de son passé en détruisant par le feu sa vie rangée. Commence alors une véritable quête pour une nouvelle paix intérieure, une errance dans les terres arides de l’Ecosse, où la rencontre de l’homme tourmenté avec la nature impitoyable, se mue en un cheminement intime et salvateur. FLETCHER, Susan : (Née en 1979, à Birmingham). Après des études et une maîtrise d’anglais à l’université de York, Susan Fletcher parcoure les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle Zélande. Elle revient ensuite en Angleterre pour étudier l’Ecriture Créative. Puis elle s’installe dans l’Oregon avec sa famille où en parallèle de son activité d’écrivain, elle dirige un atelier d’écriture dans un collège. Pour son premier roman, La fille de l’irlandais, elle a reçu deux des plus prestigieux prix en Grande-Bretagne : Le Whitbread Prize et le Betty Trask Award. • Un bûcher sous la neige (Ed. Plon, Coll. Feux croisés, 2010, 22€) Ce roman magistral est la confession d’une jeune fille en marge de la société, accusée et condamnée pour sorcellerie et victime de l’étroitesse d’esprit de ses contemporains. En plein cœur d’une Ecosse désunie, sublime et sauvage, déchirée par une guerre de pouvoir, cette femme proche de la nature, pure et lumineuse, paiera fort le prix de la cruauté des hommes. Sublime ! GRAY, Alasdair : (Né en 1934, à Glasgow). Alasdair Gray est un poète, romancier, dramaturge et illustrateur écossais. Après des études en beaux-arts, il devient peintre décorateur de théâtre puis professeur d’art à l’université de Glasgow. C’est en 1958 qu’il commence la rédaction de son premier roman Larnak, pour achever 25 ans plus tard. Alasdair Gray est un personnage important dans le paysage culturel écossais. Il a notamment créé avec James Kelman et Tom Leonard ‘l’école de Glasgow’ dans les années 70, un mouvement littéraire qui a largement influencé la littérature écossaise et britannique. • Pauvres créatures (Ed. Métailié, Coll. Suites, 2004, 10.50€) Dans un style baroque et flamboyant, véritable pastiche du roman gothique victorien, Alasdair Gray va faire voler en éclat les traditions figées d’un monde rigide grâce à son personnage de Bella Baxter. Homonyme féminin du monstre de Frankenstein, elle va, par son innocence et sa naïveté, son intelligence et sa beauté, souffler un vent novateur sur la société. Avec cet humour et cet esprit que l’on lui reconnaît volontiers, l’auteur nous sert un chef d’œuvre de la littérature contemporaine écossaise. Magistral ! KAY, Jackie : (Née en 1961, à Edimbourg). Née d’une mère écossaise et d’un père nigérien, elle sera adoptée par un couple de Glasgow. Elle étudia la musique et le théâtre à la ‘Royal Scottish Academy of

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Music and Drama’. C’est avec la poésie qu’elle commence sa carrière littéraire. Son premier recueil a d’ailleurs obtenu le Scottish Arts Council Book Award. Son premier roman Le trompettiste était une femme a obtenu quant à lui le Guardian Fiction Prize. • Le trompettiste était une femme (Ed. Hachette, Coll. Littérature, 2001, 24.59€) Dans l’univers bleuté aux vapeurs d’alcool et de cigare des clubs de jazz, un scandale éclate : le célèbre trompettiste disparu était en réalité… une femme. L’incompréhension et la colère des proches laissent peu à peu la place au questionnement sur l’identité et sur ces choix que l’on fait pour échapper à son destin. ROBERTSON, James : (Né en 1958, en Ecosse). James Robertson est poète, auteur de nouvelles et de trois romans. Il a fait ses études à l’université d’Edimbourg et une thèse sur la littérature écossaise, en particulier sur l’écrivain Walter Scott. En parallèle de sa carrière d’écrivain, il travaille depuis 2000 avec Itchy Coo, un éditeur de livres pour enfant, à la traduction d’œuvre en langue écossaise. • Le fanatique (Ed. Métailié, Coll. Bibliothèque écossaise, 2003, 18.50€) Un étudiant désillusionné en quête d’identité, va se plonger corps et âme dans le passé obscur de son pays en reconstituant le destin d’un fanatique condamné à mort au XVIIème siècle pour tentative d’assassinat. Dans ce roman mystérieux, à la frontière du fantastique, l’obsession d’un homme pour un personnage historique, pourrait bien se révéler salvatrice. SPARK, Muriel : (Née en 1918, à Edimbourg, décédée en 2006 en Toscane). C’est après la seconde guerre mondiale que Muriel Spark commence à écrire, d’abord de la poésie, puis de la critique littéraire. Elle devient d’ailleurs rédactrice de la revue Poetry Review en 1944. Son premier roman (Les consolateurs) paraît en 1957, mais c’est avec Les belles années de Mlle Brodie, paru en 1961, qu’elle se révèle au public. Elle a obtenu plusieurs grands prix comme par exemple, le TS Eliot Award ou encore le British Literature Prize. En 2004, un prix littéraire est même créé en son honneur : Le Muriel Spark International Fellowship Award, attribué pour la première fois en 2005 à Margaret Atwood. • Les belles années de Mlle Brodie (Ed. Serpent à plumes, Coll. Motifs, 2006, 6€) A la fin des années 30, dans un Glasgow puritain et conservateur, Melle Brodie, jeune maîtresse peu conventionnelle, à la fois naïve et manipulatrice, va se mettre à dos l’école toute entière et sera victime d’un complot qui la conduira à sa perte. SACKVILLE-WEST, Vita : (Née en 1892, à Knole House, décédée en 1962). Fille du 3ème baron de Sackville, elle grandit dans le Kent. Connue pour ses étroites relations avec Virginia Woolf, elle mena une carrière de poète et de romancière. Elle reçut d’ailleurs à deux reprises pour sa poésie, le Hawthorden Prize (en 1927 puis en 1933). En 1946, elle fut intronisée ‘Companion of honour’ pour ses services rendus à la littérature de son époque. • Paola (Ed. Autrement, 2009, 12€) Suite au décès de son oncle, le narrateur retourne sur le domaine de son enfance, au fin fond de la campagne écossaise. Ce sera pour lui l’occasion de s’interroger une fois de plus sur les liens du sang et de la famille, ainsi que de remettre en question une société coupée du monde et privilégiée. WARNER, Alan : (Né en 1964 à Oban). Reconnu par la critique, comme la nouvelle voix de la littérature écossaise contemporaine, au même titre qu’Irvine Welsh et A.L. Kennedy, Alan Warner est un écrivain à succès aux nombreuses récompenses, comme le Somerset Maugham Award. Il est considéré par le magazine Granta comme l’un des vingt meilleurs écrivains britanniques. Son roman Morvern Callar a d’ailleurs fait l’objet d’une adaptation cinématographique. • Morvern Callar (Ed. Jacqueline Chambon, 1998, 16.80€) Morvern Callar s’ennuie, la vie n’a pas grand intérêt dans cette ville portuaire écossaise. Morvern ne s’étonne même pas de retrouver son amant la gorge tranchée. Elle décide de voyager et embarque pour l’Espagne. Mais le retour sera douloureux… Morvern Callar incarne une héroïne moderne et spontanée. Un roman drôle et touchant.

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Pour frissonner de plaisir : les polars de l’été BROOKMYRE, Christopher : (Né en 1968 à Glasgow). Après des études de littérature anglaise, avec une spécialité pour le théâtre, Christopher Brookmyre devient journaliste à Edimbourg, Londres, puis Los Angeles. Il reçoit pour son premier roman Un matin de chien, le prix First Blood Award en 1996 et le Sherlock Award. Ses romans mêlent la comédie au message politique, à l’action et au crime. Depuis 2008, il est le président de la Société Humaniste de l’Ecosse. • Les canards en plastiques attaquent ! (Ed. Denoel, Coll. Grand public, 2010, 22€) Des morts qui parlent, des lumières qui s’éteignent… Gabriel est capable de tout ! A l’université de Glasgow, la question divise : escroc ou prodige ? Dans ce chef d’œuvre du genre, le ton est décalé, l’humour grinçant et tout le monde en prend pour son grade ! En un mot comme en cent, Christopher Brookmyre est génial ! MAY, Peter : (Né en 1951 à Glasgow). D’abord journaliste puis scénariste à succès pour la télévision écossaise, il se consacre à l’écriture depuis la fin des années 90. Passionné par la Chine, il implantera l’action de plusieurs de ses romans en Asie. Il est d’ailleurs membre honoraire de l’Association des Auteurs Chinois de Romans Policiers. Il vit dans le sud de la France depuis 5 ans. • L’île des chasseurs d’oiseaux (Ed. Le Rouergue, Coll. Noir, 2009, 19.50€) L’inspecteur Fin McLeod est envoyé sur l’île Lewis, son île natal pour y mener l’enquête. Dans ce lieu coupé du monde au large de l’Ecosse, un piège cruel se refermera sur lui… Sur fond de traditions ancestrales, ce roman psychologique jouera avec vos nerfs et vous glacera le sang. Génial ! McBRIDE, Stuart : (Né à Dumbarton). Stuart McBride a d’abord étudié l’architecture à l’université d’Edimbourg avant de se consacrer à l’écriture. Il voulait préalablement écrire de la science fiction mais son agent de l’époque l’en a dissuadé. C’est pourquoi il s’est tourné vers le roman policier. Il est maintenant l’étoile montante de la littérature policière écossaise. Sa plume redoutable et son humour ont séduit un très large public dans le monde entier. Mortelle Ecosse est son premier titre traduit en français. • Mortelle Ecosse (Ed. J’ai lu, Coll. Policier, 2009, 7.60€) Corrosif et anticonformiste, l’inspecteur Logan McRae, entouré de ses collègues et de sa hiérarchie, offre une image étonnante de la police écossaise. Dans la lignée de Ian Rankin, Stuart McBride s’impose comme l’un des maîtres du polar écossais. McDERMID, Val : (Née en 1955 à Kirkcaldy). Après des études à Oxford où elle était la plus jeune étudiante de sa promotion, elle se lance dans une carrière de journaliste. C’est à l’âge de 21 ans qu’elle commence à écrire. En parallèle, elle continue le journalisme et intervient régulièrement à la radio sur BBC. • Sans laisser de traces (Ed. Flammarion, 2011, 21€) Lorsque deux affaires irrésolues ressurgissent, l’inspecteur Karen Pirie doit repartir sur les traces du passé pour y découvrir la clé du mystère. Avec un suspense haletant, vous vous enfoncerez dans les brumes d’une Ecosse angoissante et mystérieuse. RANKIN, Ian : (Né en 1960 à Fife). Ian Rankin a étudié la littérature anglaise et américaine à l’université d’Edimbourg. Sa thèse de doctorat portait sur la fiction moderne écossaise et en particulier sur Muriel Spark. Il est maintenant devenu l’auteur de romans policiers le plus lu du Royaume-Uni. Il a reçu au cours de sa carrière, pas moins de dix prix et récompenses en Grande Bretagne, en France, au USA et au Danemark. En 2002, il a été décoré de l’ordre de l’Empire Britannique. • L’étrangleur d’Edimbourg (Ed. LGF, Coll. Policier, 2003, 6€) John Rebus, c’est ce flic sans ambition, fumeur invétéré et solitaire sur qui son patron ne miserait par une seule livre. Et pourtant… Après des mois d’une enquête qui piétine et des journalistes qui jasent, la solution pourrait bien venir de lui…

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La librairie Delamain part en Ecosse