{' '} {' '}
Limited time offer
SAVE % on your upgrade.

Page 1

tribune L e j o u r n a l d u P L R va u d o i s

sommaire édito – Recommandations de vote 2 Message du président 3 Politique fédérale 5 élection complémentaire au CE 8 9 Politique cantonale Spéciales 24 Janvier 10-11 Question de valeur – Coup de gueule 14 Dans le monde 15 Frivolités essentielles 16

| N o  11 | j e u d i 19 d é c e m b r e 2 019

le plr à la fête...

JAB 1005 Lausanne Place de la Riponne 1 – 1005 Lausanne Annoncer les rectifications d’adresse

édition entaire supplémvement exclusi nique électro

un père noël très généreux en 2019

politique fédérale La dignité au cœur de l’économie solidaire Page 4 spéciales mibé suisse

spéciales mibé suisse

par Fabienne Guignard, rédactrice en chef

rendons pour une fois hommage à ueli… il a quand même rencontré vladimir, donald et jinping... ... un petit parmi les grands...

La politique n’a pas à être analysée par l’œil exclusif des experts politiques et des sondeurs en tout genre, les dessinateurs de presse ont démontré depuis longtemps leur force de frappe. Dans cette petite rétrospective des dessins de Mibé, mon choix s’est posé cette année sur les membres du Conseil fédéral et leurs hôtes étrangers en Suisse ou chez eux… Concours de circonstance, il y est beaucoup question de notre ami Ueli qui manifestement a eu avec les grands de ce monde des rapports très fréquents. Bizarre pour un isolationniste…

Plante carnivore

La potion magique d’Emmanuel

La fondue, ça crée des liens

Les tunnels de Doris

Ueli à Davos

Napoléon Macron

Quand on parle de plantes vertes, on ne pense pas spontanément aux plantes carnivores… Et pourtant il y en a beaucoup jusqu’à nos Verts au Parlement. Heureusement ils sont encore en bouton, donc trop faibles pour être vraiment dévoreurs… Mais attention, petits deviendront grands et les crocs dehors, ils pourraient bien en avaler quelques-uns…

Tiens, il a une potion magique … Il ne doit pas bien savoir l’utiliser ou elle n’est pas vraiment au point. Elle est plutôt excitante au vu des remous dans les rues de France. La vraie formule, c’est nous qui l’avons. Elle a fait ses preuves et avec le temps, on pourra encore l’améliorer. Mais lui, il ne la veut pas notre formule. Pas assez bonne…

Pas de miracle, les bonnes relations passent souvent par le ventre. Pour cela il faut des recettes simples, efficaces que tout le monde peut refaire à la maison… La fondue, Jinping a adoré. Très attentif à ne pas perdre son morceau de pain… Rien à voir avec les cheeseburgers de Donald… On s’en met partout…

En Suisse on aime bien ce qui est caché. Alors, les tunnels, on adore… Personne ne sait ce qui s’y passe vraiment. On creuse et on cache des choses. ça coûte cher c’est vrai mais tant pis. Les murs, c’est souvent moche et c’est pas convivial. Doris était fortiche pour défendre nos trous… Elle les faisait même payer en partie par nos voisins…

C’est moins loin que Washington, Moscou ou Pékin. C’est moins cher aussi. Mais il faut rencontrer tout le beau monde d’un coup. Pour le cœur, c’est beaucoup d’émotions. Chaque jour un nouveau grand… Finalement, il a bien tenu le coup notre Ueli.

Avec Macron, sûr, il n’y aurait pas eu l’Acte de Médiation… Il aurait gardé la Suisse pour lui. Mais si la Suisse est si forte aujourd’hui, c’est peut-être justement parce qu’elle n’est pas administrée par la France… Je sais, je suis méchante…

Ueli à la Maison-Blanche

Ueli en Chine

à la bonne franquette à Davos

Hollande à Lausanne

La marelle

Roger le chouchou

Déjà qu’il devait être super stressé d’y aller… Mais ça s’est bien passé. Vous vous rendez compte, Ueli à la Maison-Blanche. C’est la première visite officielle d’un président de Confédération dans le bureau ovale. Il a fallu que ça tombe sur lui… Il est fort ce Ueli… Il a même réussi à leur vendre nos vieux Tiger...

Mais oui il y était… Les Chinois adorent la Suisse. C’est historique. Alors forcément l’ami Ueli a été très bien accueilli à Pekin. Sûr qu’il y avait dans ses bagages quelques kilos de fondue moitié moitié pour Jinping et quelques meules de L’étivaz pour les autres… Les affaires sans les amuse-bouches n’ont jamais d’issues positives… En Chine comme chez nous…

Pour refaire le monde, rien de mieux qu’une petite assiette de viande séchée à Davos… Facile à manger, avec les doigts (ça a plu à Donald), froide… Tout ce qu’il faut pour ne pas s’en mettre partout. Et convivial, toute le monde pique dans le même plat… Ah non, pas Donald, il a peur des microbes. Pour lui, une assiette à partager avec personne.

Une visite de Hollande en terre vaudoise lui aura donné du baume au cœur. PYM et Simonetta étaient tout fiers. Mais rires dans la salle. « Hollande réélu parce que venu en Suisse… », la bonne blague. Flamby était si content d’entendre de si bons pronostics. Il en avait pas souvent l’occasion ni dans son pays ni ailleurs d’ailleurs…

La course aux Conseils d’état : la dernière fois Amarelle est arrivée première au ciel… Parfois, il peut nous tomber sur la tête. Il y a bien aujourd’hui un tirage au sort pour choisir un candidat... Dans le fonds, on aime mieux la marelle que Juliette…

On a bien de la chance. Roger c’est une des plus grandes stars au monde. Et elle est à nous. Mais quand on parle de lui, tout le monde est content. C’est bizarre tout de même… C’est peut-être parce qu’il a du talent. Sûrement.

6 | tribune | No 11

No 11 | tribune | 7

spéciales mibé suisse Pages 6-7

les députés en action Liste des souhaits PLR au Gouvernement Page 12

point fort Cher vert Noël... Page 13

2019 se termine en beauté pour le PLR Vaud. Plusieurs cadeaux ont déjà été ouverts et quels cadeaux : l’élection d’Olivier Français, Isabelle Moret à la présidence de l’Assemblée nationale, Olivier Feller vice-président du Groupe parlementaire à Berne et le dernier sera sûrement l’élection de Christelle Luisier Brodard au Conseil d’état... On ne peut que dire merci. Pages 5 et 8

Administration : Tribune, place de la Riponne 1, 1005 Lausanne, T : 021 323 72 78, F : 021 320 60 86, E : tribune@plr-vd.ch   éditeur : PLR.VD.  Rédaction : Fabienne Guignard, rédactrice en chef, E : tribune@plr-vd.ch Publicité : Urbanic Régie publicitaire, T : 079 278 05 94, E : info@urbanic.ch  c.c.p : 12-234282-6 / IBAN : CH93 0900 0000 1223 4282 6  Direction artistique: Fabienne Guignard et Catherine Berney Mazza Impression: PCL


édito

sacré cirque ! par Fabienne Guignard, rédactrice en chef

On aura tout vu. Une petite association dite « la Grève pour le climat » vient de nous lancer une illustre inconnue à la course au Conseil d’état. Juliette a été tirée au sort devant la presse qui trouve cela plutôt mignon... Je le reconnais, Juliette est un joli prénom. Mais c’est un peu court jeune fille. Enfin je dis « jeune fille », dans le fond je n’en sais rien puisqu’on ne l’a encore jamais vue et que manifestement on ne la verra jamais… Sur les plateaux, ils viennent à plusieurs pour défendre leurs idées et ne veulent parler que du climat. C’est très pratique quand on ne connaît rien d’autre… Ils se remplacent parmi… Une candidature collective… Des élus permutables selon les envies du moment… Il faut dépersonnaliser… C’est bien joli, mais sans leader désigné on ne va nulle part. Greta, leur modèle, n’est pas anonyme… Les voilà tous enthousiastes et fiers d’avoir fait un joli coup. Verrat-on le seul prénom « Juliette » sur le bulletin de vote ? Je vois mal le service juridique de l’état accepter une telle bouffonnerie… Ce n’est pas tout. Un membre du parti pirate se lance aussi dans la course. Il a 51 ans. Un rebelle forcément. Le parti pirate au moins, on connaît. Où donc vont-ils trouver les sous pour une campagne, à supposer qu’ils aillent jusqu’au bout  ? Les réseaux sociaux, cela ne coûte rien c’est vrai. Peut-être pas d’affichages ni de flyers non plus, en tout cas pour Juliette. Mais le candidat pirate joue à visage découvert. Il s’affichera… Savent-ils que s’ils perdent avec moins de 5 % des votants, ils pourraient assumer des frais d’élection. Et là, du coup, c’est moins rigolo… Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer de cette situation saugrenue, mais Christelle Luisier devra dans tous les cas assumer une campagne qu’elle sait atypique. Elle fera campagne à la loyale. Elle sera élue mais tout ce cirque ne donne pas beaucoup de crédibilité au monde politique. La démocratie mérite mieux que cela… Mais les deux candidats farfelus ne le savent pas… 2 | tribune | No 11

bonnes fêtes de fin d’année et que 2020 soit magnifique

recommandations de vote du 9 février 2020 votations fédérales NO N

Initiative populaire du 18 octobre 2016 « Pour davantage de logements abordables ».

OU I

Modification du 14 décembre 2018 du Code pénal et du Code pénal militaire (discrimination et incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle).


message du président

rendons hommage au système démocratique suisse par Marc-Olivier Buffat, président du PLR Vaud, député

Linguistiquement et culturellement orienté vers la France, ce coin de pays a parfois eu des yeux de Chimène pour les politiciens de l’hexagone ou d’autres pays européens, pour leurs rhétoriques percutantes, leurs débats enflammés ou pour un système plus majoritaire autorisant ainsi des options politiques plus tranchées ; par opposition au système suisse hérité de la révolution radicale de 1848 et de son évolution plus libérale de 1874, soit un système fortement attaché aux règles de la proportionnalité qui a certes pour corollaire une répartition plus diffuse des majorités, mais qui oblige les principaux partis et acteurs politiques à des compromis au bénéfice prioritaire et supérieur du citoyen. La répartition du pouvoir entre autorités locales et municipales, cantonales et fédérales, avec leurs diversités et disparités assure une capillarité démocratique de tous les instants même si les rapports entre ces différents échelons de pouvoir sont parfois compliqués du fait de leurs inévitables imbrications (les relations compliquées entre le canton de Vaud et les Communes vaudoises, en sont un exemple suffisamment parlant). Cette participation citoyenne est encore renforcée par deux institutions démocratiques majeures : la démocratie semi-directe (initiative et référendum) ; un système de milice éprouvé. Dans les pays qui nous entourent en revanche, les démocraties semblent frappées par l’impuissance ou menacées par les extrémismes. Osons affirmer que 30 ans après la chute du mur de Berlin, les démocraties européennes affrontent sans doute la crise la plus profonde qu’elles ont connue depuis les années 1930. Sur le front extérieur, elles se trouvent sur la défensive face à l’émergence de démocratures qui opposent à une certaine paralysie des nations libres, une certaine capacité à mener des stratégies plus performantes au moins sur le court terme. Sur le front intérieur, elles sont minées par une paralysie des institutions qui

Un bon système politique, c’est beaucoup de créativité. les rendent souvent ingouvernables, offrant ainsi un terreau fertile aux différents populismes de gauche ou de droite. La France est désormais paralysée par les grèves dans le cadre de la réforme des retraites, attaquée par la gauche et la droite, acteur historique de la politique française ; en Espagne, la multiplication d’élections ne permet pas de dégager des majorités alors que, dans le même temps, les partis de droite semblent se renforcer ; Angela Merkel désormais prisonnière d’une grande coalition formée par défaut entre la CDU et le SPD ; l’Italie ne cesse de refaire et défaire des majorités hétérogènes pour ne pas dire hétéroclites où le parti populiste attend impatiemment son heure ; sans parler de la Belgique qui est sans gouvernement depuis plusieurs mois, de certains extrémismes inquiétants dans les ex-états des empires centraux, tels que l’Autriche, la Pologne, la Hongrie, etc.

« L’ingouvernabilité » de ces démocraties nourrit hélas les procès en politique antisystème, encore alimentée par les réseaux sociaux. Si l’on ajoute la désoccidentalisation du monde ainsi qu’un quasi désert théologique et les églises qui se vident, les perspectives futures ne s’annoncent guère réjouissantes pour les démocraties plurielles. Les commentateurs politiques étrangers sont nombreux à vouloir rendre hommage au système démocratique de notre pays et dans le travail, certes parfois lent, mais patient et obstiné pour adapter et faire évoluer notre pays. Face aux dérives et aux excès de populisme, seuls semblent pouvoir subsister les systèmes optant définitivement pour mettre les citoyens au centre du débat politique, pour décentraliser les décisions et éviter une concentration de pouvoir, réaffirmer l’impartialité de l’état, en garantissant le fonctionnement des

contre-pouvoirs, tels que la démocratie semi-directe. Nous devons dès lors nous battre pour réhabiliter et crédibiliser les mérites du compromis à la sauce helvétique, la stabilité institutionnelle garantie par la « formule magique » même si elle est susceptible d’évolution, soutenir la jeunesse par une véritable pédagogie de la liberté et de la participation à la vie politique de milice. Cela implique également de s’opposer fermement aux différentes attaques plus ou moins sournoises qui, sous le vocable peu clair de transparence, tentent à porter atteinte à la capacité de porter en avant des projets issus de la société civile. La vie politique suisse n’a pas besoin de loi ou de règlement tel que celui projeté par le Conseil d’état du canton de Vaud. La liberté c’est aussi de pouvoir participer financièrement ou non à toute forme de participation de la vie politique dans le strict respect de sa sphère privée. No 11 | tribune | 3


politique fédérale - économie

la dignité au cœur de l’économie solidaire par Laurine Jobin, secrétaire générale PLR Vaud

L’hiver, c’est pour certains la saison des cadeaux, du vin chaud, du champagne et des huîtres. Mais c’est aussi celle des stands de bienfaisance et des ventes de gâteaux, confectionnés par de petites

« dans l’économie solidaire, l’objectif final du labeur n’est pas de générer de l’argent mais une plus-value sociale et environnementale. » mains pour récolter des fonds à l’attention d’une association, qui œuvre ici ou ailleurs. La « solidarité » est ainsi une sonorité qui réchauffe l’atmosphère. L’occasion pour nous d’éclairer un concept différent de celle-ci, ou, si on prend le sujet par l’autre bout, une conception singulière du capitalisme : « l’économie sociale et solidaire ». Si ce modèle n’est pas nouveau, il est certainement encore (trop) peu connu, alors qu’il a sans doute à nous offrir de belles inspirations. Éclairage. Les partisans de l’économie solidaire prônent une philosophie du travail différente, disent-ils, de celle qui entoure le capitalisme traditionnel. Dans l’économie solidaire, l’objectif final du labeur

« les entrepreneurs de l’économie solidaire défendent le droit d’aider son prochain tout en générant du profit pour sa propre survie. » n’est pas de générer de l’argent, mais une plus-value sociale et environnementale. L’argent n’y est pas pour autant tabou : si le profit n’est pas une finalité en soi, c’est un moyen reconnu pour atteindre ses fins. Ainsi, les structures qui adoptent les codes de l’économie solidaire mélangent en quelque sorte les pratiques de deux mondes : elles ont les mêmes « objectifs » que les organisations à buts sociaux ou environnementaux (type organisations 4 | tribune | No 11

La vulnérabilité n’exclut pas la dignité, au contraire... internationales et non gouvernementales, ONG), mais ne recourent pas à la charité et aux dons pour fonctionner, employant les mêmes « moyens » que nos entreprises dites capitalistes (capital, profit, réinvestissement, etc.). Leurs revenus proviennent d’une relation commerciale, entretenue avec des « clients » et non des « bénéficiaires ». En somme, les entrepreneurs de l’économie solidaire défendent le droit d’aider son prochain tout en générant du profit pour sa propre survie. Et cela fonctionne. En Amérique du Sud, un avocat aide une communauté défavorisée à conserver des logements de fortunes sur un terrain qui ne leur appartient pas. Si une ONG aurait tout simplement « offert » son expertise, l’homme de loi demande une rémunération à ses clients, ce qui lui permet d’agir pour le bien de la communauté,

tout en assurant sa propre subsistance. Les microcrédits solidaires sont un autre exemple. Grâce à eux, des individus n’ayant pas accès à un compte bancaire trouvent les fonds nécessaires pour débuter une activité lucrative. Il ne s’agit toutefois pas d’une œuvre charitable : l’argent ne leur est pas donné, mais prêté selon certaines conditions

« une personne en difficulté recherchera avant tout à préserver sa dignité et non de l’aide, c’est pourquoi elle paiera si elle le peut. » (comme celle d’avoir plusieurs garants). Un autre modèle intéressant est celui de cet hôpital, en Inde, qui soigne les patients atteints de la cataracte. Ceux

qui ont les moyens de payer honorent leur dû tandis que les autres se voient offrir le traitement. Parti de rien, le fondateur est aujourd’hui propriétaire de plusieurs hôpitaux en Inde et assure que son « business model » fonctionne. Selon lui, une personne en difficulté recherchera avant tout à préserver sa dignité, et non de l’aide, c’est pourquoi elle paiera si elle le peut. Il souligne aussi que, soignés, ces gens peuvent retrouver un travail perdu à cause de leur cécité. Le médecin gagne ainsi sa vie, tout en basant son « business model » sur la lutte contre la pauvreté. À l’heure où notre système économique est appelé à se réinviter, l’économie solidaire offre des pistes intéressantes à explorer. Même les théoriciens de la décroissance pourraient se laisser convaincre : si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue certainement.


politique fédérale

isabelle moret, première citoyenne de suisse

un immense bravo ! nous sommes si fiers... par Fabienne Guignard, rédactrice en chef

2020, une année très féminine pour le PLR Vaud. Isabelle Moret élue historiquement brillamment présidente du Conseil national, Jacqueline de Quattro qui laisse son siège au Conseil d’état vaudois pour occuper un magnifique fauteuil à l’Assemblée nationale et last but not least Christelle Luisier, candidate à l’Exécutif et très probablement future conseillère d’état.

Autant de femmes à des postes clés en même temps, on ne voit pas cela si souvent, pour le moins dans notre parti… La preuve que le temps où l’on disait le PLR macho est bel et bien passé. Sans compter qu’une jeune femme va dès janvier succéder à une autre jeune femme au secrétariat général. Décidément, 2020 est une bonne cuvée pour la cause féminine au PLR. Revenons bien sûr sur la brillante élection d’Isabelle qui va une année durant diriger avec sa petite clochette magique les difficiles débats législatifs à venir. On le sait peu hors partis que le président du législatif est le plus haut représentant du peuple. Durant

Une élection historique avec 193 voix sur 198. une année, il est le représentant de la population souveraine dans notre pays. Garant de la pluralité des idées et du respect démocratique. Et cela à tous les niveaux. Alors « Notre Isabelle » est ainsi la première vaudoise à occuper cette digne fonction et bien sûr la première femme PLR vaudoise. Je crois savoir que le cœur de quelques mandataires

actives pour la cause des femmes tout au long de leurs carrières politiques aura vibré à cette annonce. Je pense bien sûr à Doris Cohen-Dumani et Odile Jaeger sans oublier bien sûr Christiane Langgenberger qui de làhaut doit savourer la victoire car c’en est une, elle qui avait été la première femme à présider le Parti radical suisse.

C’est sous les ovations du Congrès du PLR Vaud à Roche que la nouvelle présidente a été accueillie en terres vaudoises après sa magnifique réception officielle à Yens. Que cette année d’exception te soit belle, Isabelle ! Profites-en bien jusqu’à la dernière goutte… Le vin vaudois versé à Berne étant le meilleur, il serait dommage de ne pas en profiter...

vu dans le parti

le plr vaud encore à l’honneur

olivier feller

est le nouveau vice-président du groupe plr des chambres fédérales Belle nomination. Un grand bravo ! Sûr qu’on va le voir encore plus souvent à la tribune et dans tribune...


spéciales mibé suisse par Fabienne Guignard, rédactrice en chef

rendons pour une fois hommage à ueli… il a quand même rencontré vladimir, donald et jinping... ... un petit parmi les grands...

Plante carnivore

La potion magique d’Emmanuel

La fondue, ça crée des liens

Quand on parle de plantes vertes, on ne pense pas spontanément aux plantes carnivores… Et pourtant il y en a beaucoup jusqu’à nos Verts au Parlement. Heureusement ils sont encore en bouton, donc trop faibles pour être vraiment dévoreurs… Mais attention, petits deviendront grands et les crocs dehors, ils pourraient bien en avaler quelques-uns…

Tiens, il a une potion magique … Il ne doit pas bien savoir l’utiliser ou elle n’est pas vraiment au point. Elle est plutôt excitante au vu des remous dans les rues de France. La vraie formule, c’est nous qui l’avons. Elle a fait ses preuves et avec le temps, on pourra encore l’améliorer. Mais lui, il ne la veut pas notre formule. Pas assez bonne…

Pas de miracle, les bonnes relations passent souvent par le ventre. Pour cela il faut des recettes simples, efficaces que tout le monde peut refaire à la maison… La fondue, Jinping a adoré. Très attentif à ne pas perdre son morceau de pain… Rien à voir avec les cheeseburgers de Donald… On s’en met partout…

Ueli à la Maison-Blanche

Ueli en Chine

à la bonne franquette à Davos

Déjà qu’il devait être super stressé d’y aller… Mais ça s’est bien passé. Vous vous rendez compte, Ueli à la Maison-Blanche. C’est la première visite officielle d’un président de Confédération dans le bureau ovale. Il a fallu que ça tombe sur lui… Il est fort ce Ueli… Il a même réussi à leur vendre nos vieux Tiger...

Mais oui il y était… Les Chinois adorent la Suisse. C’est historique. Alors forcément l’ami Ueli a été très bien accueilli à Pekin. Sûr qu’il y avait dans ses bagages quelques kilos de fondue moitié moitié pour Jinping et quelques meules de L’étivaz pour les autres… Les affaires sans les amuse-bouches n’ont jamais d’issues positives… En Chine comme chez nous…

Pour refaire le monde, rien de mieux qu’une petite assiette de viande séchée à Davos… Facile à manger, avec les doigts (ça a plu à Donald), froide… Tout ce qu’il faut pour ne pas s’en mettre partout. Et convivial, toute le monde pique dans le même plat… Ah non, pas Donald, il a peur des microbes. Pour lui, une assiette à partager avec personne.

6 | tribune | No 11


spéciales mibé suisse La politique n’a pas à être analysée par l’œil exclusif des experts politiques et des sondeurs en tout genre, les dessinateurs de presse ont démontré depuis longtemps leur force de frappe. Dans cette petite rétrospective des dessins de Mibé, mon choix s’est posé cette année sur les membres du Conseil fédéral et leurs hôtes étrangers en Suisse ou chez eux… Concours de circonstance, il y est beaucoup question de notre ami Ueli qui manifestement a eu avec les grands de ce monde des rapports très fréquents. Bizarre pour un isolationniste…

Les tunnels de Doris

Ueli à Davos

Napoléon Macron

En Suisse on aime bien ce qui est caché. Alors, les tunnels, on adore… Personne ne sait ce qui s’y passe vraiment. On creuse et on cache des choses. ça coûte cher c’est vrai mais tant pis. Les murs, c’est souvent moche et c’est pas convivial. Doris était fortiche pour défendre nos trous… Elle les faisait même payer en partie par nos voisins…

C’est moins loin que Washington, Moscou ou Pékin. C’est moins cher aussi. Mais il faut rencontrer tout le beau monde d’un coup. Pour le cœur, c’est beaucoup d’émotions. Chaque jour un nouveau grand… Finalement, il a bien tenu le coup notre Ueli.

Avec Macron, sûr, il n’y aurait pas eu l’Acte de Médiation… Il aurait gardé la Suisse pour lui. Mais si la Suisse est si forte aujourd’hui, c’est peut-être justement parce qu’elle n’est pas administrée par la France… Je sais, je suis méchante…

Hollande à Lausanne

La marelle

Roger le chouchou

Une visite de Hollande en terre vaudoise lui aura donné du baume au cœur. PYM et Simonetta étaient tout fiers. Mais rires dans la salle. « Hollande réélu parce que venu en Suisse… », la bonne blague. Flamby était si content d’entendre de si bons pronostics. Il en avait pas souvent l’occasion ni dans son pays ni ailleurs d’ailleurs…

La course aux Conseils d’état : la dernière fois Amarelle est arrivée première au ciel… Parfois, il peut nous tomber sur la tête. Il y a bien aujourd’hui un tirage au sort pour choisir un candidat... Dans le fonds, on aime mieux la marelle que Juliette…

On a bien de la chance. Roger c’est une des plus grandes stars au monde. Et elle est à nous. Mais quand on parle de lui, tout le monde est content. C’est bizarre tout de même… C’est peut-être parce qu’il a du talent. Sûrement.

No 11 | tribune | 7


politique cantonale

élection complémentaire au conseil d’état

christelle luisier brodard une candidate qui ne doit rien au hasard... La campagne pour le Conseil d’état est lancée. Christelle Luisier Brodard sera la candidate du PLR Vaud. On connaît depuis peu son premier adversaire dans les urnes : elle s’appelle Juliette et a été tirée au sort…

Si la méthode prête à rire, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de la réalité démocratique que notre parti et les électeurs vaudois devront affronter. Mais grande inconnue : la réaction du service des communes en charge des élections, donc du matériel de vote ? Peut-on légalement désigner un candidat anonyme, sans rien connaître de lui,

d’elle en l’occurrence ? Une première démocratique et ce n’est pas en se référant à la Grèce antique que la représentante de la Grève pour le climat va pouvoir changer le temps et éviter les coups de chaleurs politiques… La campagne sera sans doute étonnante pour autant qu’elle ait lieu… Une troisième candidature issue du

Parti pirate vaudois Jean-Marc Vandel vient à compléter la liste des candidatures quelque peu originale... Mais à parler politique, Christelle Luisier Brodard n’a aucun souci à se faire. Elle est solide, compétente et joyeuse… Nous la retrouverons bien sûr dans l’édition de tribune de janvier. Un interview à lire absolument. FG

agenda de campagne

Les Libéraux-Radicaux

Save the date !

Christelle Luisier Brodard au Conseil d’État!

lausanne

n Présence au marché Sa 14 décembre, 9 h

épalinges

Repas de soutien

n Présence au stand

Sa 11 janvier 2020, 9 h

rolle

Jeudi 16 janvier 2020 à 19h00 Halle des Fêtes de Payerne

n Lu 13 janvier 2020, 19 h

payerne

dard Luisier Broda Christelle Lu rord rd Bda r ie is lle te is hr C ro B r ie t! is Luil d’Éta onse Chrais Clle ute d’État !

n Repas de soutien Je 16 janvier 2020, 19 h

Muenritif offert 19h Apé Men 19h Apéritif offert ***

lausanne

me fera it tre s pla isir Vot re présen ce lors de cette soirée soutien. et je vou s rem ercie de vot re précie ux Christe lle Lu isie r

épalinges

utien il so se de s on C pa re au au e ! ip at ic rt Ét d’ pa il Je se on au C utien deutso sso pa re au e ip ic n rt ie pa Je de s pa re u au Men u Je participe www.christelleluisier.ch

Entreprise:

Entreprise: Entreprise:

Prénom: ritif offert 19h Apé Nom: *** rée Ent Prénom: *** Entrée : e Nom teri Prénom: L’assiette de charcu e Nom: Entrée L’assiette aus rcu NPA: de cha e teri ann e-L ern sse: Pay e Adre teri rcu cha NPA: te de L’assietPay e-Lausanne ern sse: Adre : NPA *** e-Lausanne Payern Adresse: ***t Commune: ail: *** Pla E-m Commune: Plat -vent de volaille, il: E-ma e: mun Com -au Plat Vol nt de volaille, E-mail: Vol-au-ve volaille, Nombre de participants: nt de ade -vesal Vol-auriz, Nombre de participants: ne: pho riz, salade Télé nts: icipa part de e: bre phon Nom Télé de riz, sala *** *** Téléphone: s age from *** Platea de fromages Plateauude atur Sign u de fromages e: e: Platea*** atur Sign *** Signature: *** Desser Dessertt 2020ier 2020 7 janv leier 7 janv onled’ici d’ici Dessert eau pay inscnripti insceriptio votrevotr ern oyeroyer oir renv ernois oir renv pay voulvoul eau rnePayerne 7 janvier 2020sse dessse Gât bienbien Gât de de - 1530 ercisons 153015Paye iption d’ici lenena remrcion 15 -Lys reme inscr Lysdes vous s vous s votre Nou Nou oyer ois Impa Impa t renv ern t ir pay nena voulo Magk Mag Gâteau Payerne Fran à kFran rier àrier courcour ou par ou par Nous vous remercions de bien .chr.ch isier t - Impasse des Lys 15 - 1530 onne. uisie onne pers parpers 50.-par CHF50.CHF . personne CHF 50.- par prises comprise noncom sonsnon Bois sons Bois Boissons non comprises

bar du bar re du ertubar Ouv re Ouv du reertu Ouvertu h 22 dès h 22 h dès 22dès

ellelpar courrier à Frank Magnena hristllelu e@criste telle stell@ch ààchris chri 58902 7039 2 80037039 80809 8003 8080 5890 CH29CH2 ristelleluisier.ch ou e oueIBAN ou IBAN placplac à christelle@ch sursur ment ou Paie 8003 5890 7039 2 79.79. 3535 Paie 079 175 Tél. 079175 e tIBAN CH29 8080 Tél. placmen sur t men Paie h 79. ier.c 35 eluis 175 stellistelleluisier.ch Tél. 079 .chri.chr www ons: mati www s infor ons: r.ch mati luisie Pour toute stelle .chri r tout www ons:infor maties infor Pour toutesPou du Stade - Payerneerne

nuenue Ave s -sdu Stade - Pay du erne Fête leledes e - Pay - Ave Hal Stad Fête nue - Ave sdes Fête Halle desHal

mbola Toola olamb TombTo r Ba Bar Bar

n à la rencontre de la population Ma 21 janvier 2020, 6 h 30 Les Croisettes n Présence à la commémoration de l’Indépendance vaudoise Ve 24 janvier 2020, 12 h

gland

n Présence à la commémoration de l’Indépendance vaudoise Ve 24 janvier 2020, 18 h

corcelles-payerne

n Présence à la commémoration de l’Indépendance vaudoise Ve 24 janvier 2020, 22 h 30

vevey

n Présence au marché Sa 25 janvier 2020, 9 h


politique cantonale

le cannabis, un sujet récurrent de mésentente... par Florence Gross, vice-présidente PLR Vaud, députée

Cet automne, vos députés ont dû débattre de divers textes relatifs à la drogue  : prévention, répression, puis enfin autorisation. Lors des débats, la gauche parlementaire ainsi que la Ministre responsable de la sécurité ont minimisé le fléau que représente le trafic de drogue qui nécessite pourtant des mesures dissuasives. Pire, après le fatalisme de la gauche lié au « deal de rue », qui prétend que toute répression est inutile, le Parlement, par 76 oui, 58 non et 2 abstentions a renvoyé au Conseil d’état la motion Jessica Jaccoud et consorts « Pour associer le canton de Vaud au test de consommation légal de cannabis ». Ce texte souhaite autoriser, sous prétexte de test, la consommation de cannabis, substance encore aujourd’hui traitée de drogue. Avec quels arguments ? Favoriser la prévention et la diminution de ce même « deal de rue ». Dès lors, légaliser, autoriser l’illégal favoriserait la prévention. Cette vision de la société m’effraie. Vision, relayée par des textes au Parlement, qui demandent de laisser les dealers dans la rue, de tester les drogues en manifestation afin d’assurer à son acheteur que « c’est de la bonne » ! Sans même tenter de s’attaquer à celui qui la vend, celui qu’on appelle encore dealer, mais que, au vu des discussions actuelles nous appellerons prochainement commerçant. Selon les motionnaires, cette consommation sous surveillance du cannabis en permettrait un meilleur contrôle. à quand une même demande pour les drogues dures telles que l’ecstasy ou l’héroïne ? Le risque est important de passage de la drogue douce, telle le cannabis, aux drogues dures est totalement nié. à une époque où la gauche prône la prévention en matière de santé publique afin de diminuer les coûts de la santé, la même gauche souhaite autoriser un produit considéré comme dangereux et illicite. Il existe encore aujourd’hui des personnes qui y renoncent car c’est illicite. L’autoriser c’est tenter, voire même l’accepter.

Cette si jolie plante, c’est du chanvre... Quelle est la prochaine étape ? La gestion du cannabis par l’état ? J’espère que notre canton ne deviendra pas une destination de tourisme telle qu’Amsterdam, mais que nos paysages, notre patrimoine et nos produits locaux légaux resteront à l’avenir des intérêts avérés. Des tests supervisés par des médecins ont déjà été réalisés et montrent que le cannabis thérapeutique n’est pas efficace. Pire, les données prouvent que des personnes consommant régulièrement du cannabis ont davantage de risques de développer une dépression

ou des symptômes psychotiques. Combattre un problème de santé publique, en en créant un autre, je peine à comprendre. Ce texte demande de tester le cannabis pour des dépendants. Il ne me semble pas qu’on donne de la bière aux alcooliques afin de combattre leur dépendance. Prévenir ce n’est pas offrir. Les arguments sont fallacieux : cette proposition ira jusqu’à rapporter une certaine somme en taxe et impôts par année. Nous y voilà ! Et j’imagine que dans six mois, les motionnaires proposeront des paiements directs et autres

subventions aux producteurs de cannabis surtout s’ils produisent bio ! Quel paradoxe ! Ces mêmes députés s’offusquent qu’une entreprise cigarettière puisse faire du mécénat ; entreprise qui offre de nombreux postes de travail dans notre canton, qui est un contribuable important. Malgré les arguments des députés PLR, la motion a été acceptée au Grand Conseil. Dès lors, plutôt que de prévenir, nous devrons accepter ces premiers pas qui mèneront sans aucun doute à une libéralisation du cannabis.

No 11 | tribune | 9


spéciales 24 janvier

commémoration du 24 janvier plr corcellespayerne

plr lausannois

n Ve 24 janvier 2020, 18 h 30 Auberge Communale Apéritif, partie officielle et papet vaudois CHF 45.– /pers. Infos et inscriptions jusqu’au 21.01.20 : www.plr-corcelles.ch ou contact@plr-corcelles.ch ou tél. 079 365 42 74

n Ve 24 janvier 2020, 18 h 30 Salle du Vieux-Moulin, Saint-Prex CHF 50.– /pers. (thé ou café compris), menu à choix.

Hôte d’honneur :

Johanna Gapany, conseillère aux états. Toast à la Patrie par Mathilde Maillard, secrétaire générale PLRL. Infos et inscriptions jusqu’au 15.01.20 : secretariat@plrl.ch

Invité d’honneur :

Gilles Meystre, député. Toast à la Patrie par le Servagnin, qui fête ses 600 ans, représenté par Raoul Cruchon. Infos et inscriptions : Dominique Kubler, ch. du Petit-Dézaley 4, 1110 Morges dominique.kubler@hotmail.com ou 078 601 41 55

Orateur : Marc-Olivier Buffat,

président du PLR Vaud, député Infos et inscriptions jusqu’au 10.01.20 : au 079 767 37 01 ou brugger.chr@bluewin.ch ou PLR Yvonand, p.a. Charles Wernuss, rue des Vergers 21, 1462 Yvonand

secrétariat plr horaire pendant les fêtes Nos bureaux seront fermés du 24 décembre à midi au 3 janvier 2020 y compris.

continuez de nous suivre

10 | tribune | No 11

n Ve 24 janvier 2020, 19 h Restaurant de l’Hôtel de Ville, Yvonand Tombola CHF 40.– /pers. (hors boissons), entrée, menu à choix et dessert.

plr arr. morges

plr gros-de-vaud

n Ve 24 janvier 2020, 19 h Salle du Château, échallens à l’entrée, bar tenu par les JLR Tombola CHF 40.– /pers. (hors boissons). Hôte d’honneur : Jacques Bourgeois, conseiller national et directeur de l’Union suisse des paysans. Infos et inscriptions jusqu’au 17.01.20 : daniel.traini@baloise.ch ou par courrier à : Daniel Traini, ch. du Pâqueret 4, 1305 Penthalaz

plr yverdon-les-bains et yvonand-menthue

n Ve 24 janvier 2020, 19 h 45 Restaurant le Chalet des Bains , Lausanne Assemblée générale à 18 h Au menu saucisse aux choux IPG sur son papet vaudois CHF 70.– /pers. (sans les boissons).

plr sous-arr. romanel

n Ve 24 janvier 2020, 19 h Auberge de la Fleur de Lys, Prilly CHF 50.– /pers. Infos et inscriptions : a.racloz@csd.ch

instagram.com/plrvaud/

twitter.com/PLR_VD @PLR_VD

facebook.com/PLR.LiberauxRadicauxVaudois/ @PLR.LiberauxRadicauxVaudois


spéciales 24 janvier

nouveaux élus 2019

nouvelles présidences de sections nouveaux municipaux plr en 2019 Bravo et merci à tous ceux et celles qui s’engagent pour notre parti dans nos communes. Madame Amélie Flückiger, municipale à Chardonne Monsieur Nicolas Burri, président du PLR Pays-d’Enhaut Monsieur Pierre-Frédéric Guex, municipal à Buchillon Monsieur Didier Siegfried, municipal à Corseaux Monsieur Olivier Cherbuin et Madame Dominique Losey, municipaux à Corcelles-près-Payerne Monsieur Olivier David, municipal à Yvonand Madame Laurence Müller Achtari, municipale au Mont-sur-Lausanne Madame Véronique Savioz, municipale à Saint-Prex Monsieur Christophe Echenard, président du PLR Lavey-Morcles Monsieur Jean-Luc Friederich, président de la nouvelle section Leysin - Les Ormonts Madame Denise Gemesio, présidente des Jeunes Libéraux-Radicaux Vaud Monsieur Yvan Kraehenbuehl, président PLR du sous-arrondissement Riviera-Vevey

vu dans le canton

Monsieur Félix Schmidt, président du PLR Épalinges Monsieur Antonio Medugno, président du PLR Bussigny Monsieur Grégory Bovay, président du PLR Blonay Monsieur Carlos Bujard, municipal à Fey Monsieur Bernard Perret, municipal à Forel Monsieur Rémy Roulet, président du PLR Villeneuve - Haut-Lac Madame Rachel Carvagna-Debluë, présidente du PLR Ville de Nyon Monsieur Joël Tettoni, président du PLR Dézaley Monsieur Olivier Veluz, président du PLR Bourg-en-Lavaux Monsieur étienne Blanc, municipal à Lutry Monsieur Frédéric Duc, municipal à Donneloye Monsieur Yves Leuenberger, municipal à Chavornay Monsieur Giorgio Micello, municipal à Rolle

guy-philippe bolay et nathalie jaquerod entrent en fonction à la cour des comptes sous la bannière plr Merci à éliane Rey et Frédéric Grognuz qui quittent leur mandat et bravo aux nouveaux.


les députés en action

liste des souhaits plr au gouvernement par Olivier Bloch, secrétaire général adjoint PLR Vaud

Pour faire avancer le Canton de Vaud en 2020, une liste de souhaits ne sera pas de trop. Alors voici, adressés au Gouvernement à majorité de gauche, quelques vœux :

Régler la péréquation intercommunale et la facture sociale

La facture prend l’eau...

Motions, interpellations, interventions : nos députés, qui sont aussi parfois syndics ou municipaux, n’ont eu de cesse d’apporter des solutions afin de faire avancer ce dossier. Un groupe de travail entre l’État et les communes a bien été formé, toutefois, le sentiment qui prévaut est que la situation peine à se débloquer. Espérons que la solution émerge l’année prochaine.

Des comptes et un budget équilibrés En corrélation directe avec le poids de la facture sociale, le budget de l’État tout juste bénéficiaire pour 2020 laisse augurer des lendemains qui déchantent pour le canton. Quant aux comptes, même s’il est difficile de prévoir les effets de l’entrée en vigueur de la réforme de la fiscalité des entreprises sur le plan fédéral, les collectivités publiques et les contribuables apprécieraient de voir s’alléger leurs factures, à la faveur des écritures de bouclements habituelles. Tout un art...

Un plan Climat efficient supportable En 2020, le climat risque fort de rester au cœur des débats. Cela tombe bien car, nouvelle élue au Conseil national, Jacqueline de Quattro a laissé dans ses dossiers, en quittant son bureau, un projet déjà bien avancé de plan climat à l’échelle cantonale. Il reviendra à sa ou son successeur d’y ajouter sa touche et le présenter l’année prochaine. Enfin du concret à ce sujet et, en plus d’autres mesures, qui sait, éventuellement l’opportunité d’ensuite parler d’autre chose.

D’un monde à l’autre...

La démocratie c’est du sérieux...

Une avancée concernant la nouvelle Loi sur l’exercice des droits politiques Alors là, attention : un vieux serpent de lac sommeille dans les profondeurs du Léman. La loi sur l’exercice des droits politiques, celle-là même qui est la garante de nos droits d’électeurs et d’éligibilité, est sur le point d’être revue. Mais on ne s’attaque pas à un tel sujet sans de multiples précautions. La conseillère d’État en charge de ce sujet a lancé une consultation. Le PLR a répondu. Je peux même écrire ici que le PLR Vaud souhaite adjoindre quelques nouveautés lors de cette modification. Du travail en perspective pour nos députés siégeant dans la commission dédiée à ce sujet, notamment à propos de la « transparence » financière des partis et associations qui est au cœur du projet.

Allègement des normes et des règlements en vigueur

Un millefeuille administratif qui reste sur l’estomac...

Tout édile local le sait, les normes deviennent de plus en plus présentes, sévères et touchant à tous les aspects de la vie quotidienne des communes. C’est ainsi par exemple qu’une source devient du jour au lendemain impropre à la consommation, qu’une STEP doit être reconstruite alors que ses analyses convenaient parfaitement jusqu’à ce jour ou que des sanitaires de bâtiment scolaires ne conviennent plus à l’accueil de jour. Une application réaliste des normes serait souhaitable. Sans faire du « Vaud finish ». Sans croire au Père Noël, il convient de rappeler que ces sujets ont déjà été abordés à de moult reprises. Profitons de la nouvelle année et des bonnes résolutions de chacun pour faire avancer ces dossiers et leur trouver rapidement des réponses efficaces.

12 | tribune | No 11

agenda politique Save the date !

stands

n PLR Yverdon Sa 11 janvier 2020 Place Pestalozzi Distribution de vin chaud n PLR Vevey Sa 25 janvier 2020, 9 h à 12 h Marché

jlr vaud

n Stamm de Noël Me 18 décembre, 18 h 30 XIIIe Siècle, Lausanne n Assemblée générale Me 8 janvier 2020 Moudon n Formation militantisme Sa 11 janvier 2020, 14 h Secrétariat du PLR Vaud, Lausanne Infos et inscriptions  : alex.oktay@outlook.com

les mousquetaires et leurs amis

n Déjeuner-débat Je 9 janvier 2020, 12 h Sous-sol du Restaurant Le Vaudois, Lausanne Orateur : Laurent Wehrli Sans inscription, formule abordable.

plr lausannois

n Stamm mensuel Je 9 janvier 2020, 12 h Restaurant du Théâtre, Lausanne Invité : Jean-Christophe de Mestral, physicien et municipal. Thème : « Le dilemme climatique». Inscription d’ici au 07.01.2020  : francoise.longchamp@bluewin.ch

plr vaud

n Congrès exceptionnel

Lu 10 février 2020, 19 h 30 Uniquement en cas de 2e tour à l’élection complémentaire du Conseil d’état n Congrès à Lausanne Me 25 mars 2020, 19 h 30 n Congrès région d’Orbe Me 24 juin 2020, 19 h 30 n Congrès à Gland Me 25 novembre 2020, 19 h 30

tribune

n Prochaine parution Me 15 janvier 2020 n Délai rédactionnel Lu 6 janvier 2020


point fort

cher vert noël...

On peut quand même pas se priver de tout... par Carole Dubois, députée, cheffe du Groupe PLR au Grand Conseil

Au secours, début décembre… Début d’une période trépidante et stressante, mauvaise pour le cholestérol et hautement génératrice de questions qui reviennent annuellement à ce moment : quels cadeaux, quelle déco, quel repas ? Questions d’autant plus anxiogènes que nous devons maintenant nous les poser sur un mode éthique, durable et une production indigène. D’abord les cadeaux de Noël… Un véritable casse-tête. Le siècle dernier nous pouvions encore faire un saut en ville le 24 et faire le plein en trois heures chrono, sans culpabiliser en achetant un jouet en pastique, bruyant et à la durée de vie très limitée. Maintenant, notre conscience éthique demande un peu plus de réflexion. Pour les petits : jouets en bois, sans peinture toxique, voire sans peinture du tout. Les livres bien sûr, pour autant que le message

« genré » soit politiquement correct (il faut que je relise Petzi, Martine, Caroline et autres collections mythiques pour vérifier). Pour les adultes, pashminas et thés issus du commerce équitable, huiles et autres gourmandises locales feront l’affaire. Restent les ados… et là, je sèche. La solution des dix dernières années, soit le bon Zalando qui sert à tout et fait plaisir aux « fashion victimes » de 13 à 20 ans, c’est terminé : trop d’emballages et de vêtements « made  in » qui ne passent

« pour les fêtes, quels cadeaux, quelle déco, quel repas ? » pas l’examen ! Je crois que je vais, pour tester la sincérité de leur engagement, essayer le « pas de cadeaux à cause de l’urgence climatique ». Ceci fait, attaquons la décoration du sapin. Premièrement un arbre choisi

avec soin par les bûcherons de la commune, en parfaite adéquation avec le jardinage bien réfléchi de notre forêt. Exit les boules stockées au galetas depuis des années dont on ne sait pas l’origine, les guirlandes dorées et argentées en matériau synthétique, qu’on ne sait de toute façon jamais comment arranger élégamment. Mais nous n’avons pas tous le temps de faire nous-mêmes des boules en pâte à sel ou en pain d’épice, ni des guirlandes en pop-corn de maïs cantonal, alors que faire ? J’imagine que les décorations achetées dans les marchés de Noël locaux peuvent faire l’affaire. Des guirlandes électriques ? Oui, mais alimentées à l’énergie verte. Last but not least, le repas de Noël ! J’ose avouer que j’aime le foie gras. Le mien vient d’un jeune traiteur de ma région, agrémenté de figues, c’est délicieux. Un filet de bœuf garanti producteur vaudois, des patates itou, un gratin de cardons (indéniablement genevois)

et des sorbets faits avec des fruits suisses. On est tout bon. Sans oublier le roi du repas : le vacherin Mont-d’Or de ma vallée, affiné sur place, coulant

« et si on essayait : pas de cadeau à cause de l’urgence climatique. » et parfumé à souhait. Le tout arrosé de chasselas et de vins de notre épicurien canton bien sûr. Restent le café et les chocolats pour caler le tout. Et là… tout se gâte. Quel est le bilan carbone des grains de café et des fèves de chocolat qui composent ces nectars ? Allez, une petite entorse à la perfection sera pardonnable, n’est-ce pas ? On digérera ce léger écart avec une gentiane bien combière. Chères lectrices, chers lecteurs, je vous souhaite un très joyeux Noël et une merveilleuse nouvelle année.

No 11 | tribune | 13


question de valeur

au secours, martin reviens ! par Jean-François Ramelet, pasteur, responsable de « l’esprit sainf, une oasis dans la ville » à Lausanne

31 octobre 1517, Martin Luther affichait ces 95 thèses contre la pratique des indulgences sur la porte de l’église de Wittemberg. Ce coup d’éclat marque l’émergence du mouvement de la Réforme. Les indulgences sont connues depuis longtemps dans l’Église et à la fin du Moyen âge, la pratique est très populaire. La période y est propice. Elle est sombre, jalonnée par des guerres, des famines, des épidémies. L’omniprésence de la mort affecte les mentalités. La misère et la peur règnent, si bien que les fidèles aspirent à trouver dans l’au-delà un monde meilleur. Mais se sachant imparfaits, ils redoutaient être condamnés aux peines de l’enfer, ou devoir patienter longtemps dans l’antichambre morne et terne du purgatoire avant de goûter aux délices du paradis. Dépositaire des mérites cumulés par les saints et le Christ, l’Église gérait un trésor de grâces qu’elle distribue à ses fidèles sous forme d’indulgences, des sortes de ristournes célestes. Pour en bénéficier, il fallait donner de sa personne, faire pénitence, accumuler des mérites par des dévotions, des pèlerinages et des mortifications. Dès le milieu du XIVe siècle, le Pape Sixte IV décidait de mettre en vente

les indulgences, posant les bases d’un « business » florissant, permettant au pénitent d’apaiser sa conscience sans payer de sa personne. Les lecteurs de cette rubrique savent que je suis un farouche défenseur de la cause écologique. J’estime qu’il est temps que les politiciens de ce pays prennent au sérieux la menace que fait peser sur les générations futures et les populations les plus vulnérables de la planète, notre économie de rapine et de prédation. Je devrais donc me réjouir de la future loi sur le Co2 qui sera débattue aux chambres fédérales au printemps prochain. Mais en réalité, je suis de

plus en plus perplexe, car cette loi sonne à mon sens le retour en force des indulgences. Parmi les mesures proposées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, on trouve les taxes sur les billets d’avions, ainsi que sur l’essence. Je doute fort de leur efficacité et il est même fort probable que ces taxes produisent l’effet inverse. Car le citoyen, s’en acquittant, aura l’impression d’avoir fait sa part et contribué activement à la lutte contre le réchauffement climatique. « Ayant payé pour », il se sentira autorisé à ne rien modifier de ses habitudes.

Diminuer les émissions de Co2 ne pourra se faire qu’en prenant des mesures qui encouragent l’innovation, la commercialisation et l’attractivité de véhicules moins gourmands en énergie fossile. Pour cela, les coûts environnementaux devraient déterminer les prix. Plus l’atteinte environnementale d’un véhicule est grande, plus son coût d’achat devrait être élevé (y compris l’énergie grise et le recyclage). Ce n’est pas la mobilité qui doit être taxée, mais la nocivité d’un véhicule. La même logique devrait s’appliquer aux coûts d’un vol en avion. Le prix d’un billet devrait refléter les engagements écologiques des compagnies aériennes. Pour une même destination, les prix les plus bas, et donc les plus concurrentiels, seraient ceux des compagnies qui auront su investir dans des avions sobres, du bio kérosène, des procédures de décollage et d’atterrissage économes, des peintures et des fuselages améliorant la pénétration dans l’air. Seuls des prix qui tiennent compte des coûts environnementaux (les fameuses externalités négatives), favoriseront la saine concurrence et l’innovation technologique et auront finalement une réelle incidence sur les émissions de gaz à effet de serre. Méfions-nous, les taxes, ces écoindulgences, ne sont que « des permis de polluer » avec bonne conscience. Martin reviens !

coup de gueule

l’échec des apprentis hygiénistes par Gilles Meystre, député

L’hygiénisme a depuis des lustres envahit la restauration. Mais il s’attaque à une autre victime désormais : la culture… Lors d’un récent débat sur le financement du Musée cantonal des BeauxArts à Lausanne, le Grand Conseil vaudois s’est écharpé au sujet d’un don : 400  000 francs offerts sans contrepartie au musée par l’un des plus gros employeurs lausannois, Philip Morris. Cris d’orfraie chez les députés-hygiénistes, masqués derrière de prétendus 14 | tribune | No 11

arguments éthiques, sanitaires ou philosophiques : il faut refuser cet argent ! étonnement chez votre serviteur… Car lorsqu’il s’agit de financer l’AVS par le biais de taxes sur le paquet de cigarettes, ou de financer nos routes, la police ou nos écoles par le biais des impôts, les mêmes milieux souhaiteraient que le Philip Morris raque davantage… Cherchez la cohérence  ! Faut-il en conclure que l’argent du cigarettier est tantôt vertueux, tantôt vicieux ? Qu’il pue trop pour financer la culture, mais

sent finalement assez bon pour financer l’AVS, le social ou nos écoles ? Et faut-il rappeler que quelle que soit la forme de son versement – impôt, taxe ou don – l’argent provient d’une même poche ? L’intégrisme est parfois sans limite. Par chance, le Grand Conseil s’est muni d’un grand briquet et n’a fait… qu’une bouffée des attaques hygiénistes  ! Le bon sens est sauvé. Jusqu’au prochain assaut.


dans le monde

france-allemagne : l’histoire au galop

Deux étalons qui doivent s’entendre... Aujourd’hui c’est pas évident... par Pierre Schaeffer

Vingt ans après la chute du Mur, les ondes de choc ne cessent de se propager en Allemagne et en Europe, de l’Atlantique à l’Oural. La Réunification allemande produit aujourd’hui ce que l’on pressentait il y a 30 ans avec un soupçon d’inquiétude quand Mitterrand se précipitait à Kiev pour rencontrer Gorbatchev  : la montée des tensions entre la France et l’Allemagne, c’est-à-dire la fin de l’axe franco-allemand, catalyseur de la construction européenne. La dégradation des relations entre les deux pays, toujours évoquée à mots couverts, et pour parler vrai la mésentente entre la chancelière Merkel et le président Macron ont, à tout le moins, l’avantage de rendre justice à ceux qui l’avaient anticipée : de Gaulle en 1963, qui fait adopter un traité d’amitié franco-allemand et Mitterrand qui, au lendemain de la chute du Mur et avant même la Réunification, jette les bases avec Helmut Kohl, de l’Union monétaire. Cet ancrage institutionnel de la coopération entre les deux états s’avère particulièrement précieux, alors même que les initiatives de la France et de son président, Emmanuel Macron, provoquent l’irritation d’une Allemagne

qui n’est plus la RFA, appréciée par la France pendant 40 ans, la « bonne Allemagne », celle de la Rhénanie et de sa majorité chrétienne-démocrate. L’Allemagne d’Angela Merkel s’est dite préoccupée par les initiatives de Macron, en particulier ses déclarations

« on est entré à berlin et à paris depuis l’élection de macron dans l’ère d’une double méprise. » sans nuances sur les institutions qui sont les piliers de la politique étrangère allemande depuis la création de la RFA, il y a 70 ans : l’OTAN, accusée par Macron de « mort cérébrale » et l’Union européenne (UE) réputée « au bord du précipice ». Autant de sujets de discorde qui étonnent après les initiatives très européennes de Macron. N’est-il pas à Berlin dès le lendemain de son élection pour clamer sa bonne volonté européenne, en particulier, sa disposition à signer de nouveaux traités, face à une Angela Merkel qui en prend acte, mais précise que « ces traités devront avoir du sens ». Et pour tout dire devront être respectés.

On est entré, à Berlin et à Paris, depuis l’élection de Macron, dans l’ère d’une double méprise. Le président français, avec constance, réclame une réelle contribution de l’Allemagne au soutien de la conjoncture dans une Europe de croissance faible, à la mesure de ses excédents budgétaires et commerciaux. C’est le sens de ce projet de fonds européens d’investissement que la chancelière a réduits à des crédits symboliques et de la contribution de l’Allemagne à une défense européenne, sur fond d’augmentation du budget militaire chez les membres de l’OTAN, réclamée par Trump. Mais il n’y aura pas de corps expéditionnaire franco-allemand pour servir dans le Sahel ou au Levant contre l’islamisme. L’Allemagne se contentera de progresser vers un budget militaire de 2 % de sa richesse annuelle. Du côté allemand, la méprise n’est pas moindre. La France doit respecter les critères de la monnaie unique, énoncés par le Traité de Maastricht : 3 % de déficit public et 60 % de dette. Or Paris ne donne aucun signe de réduction de la dépense publique qui, en France, bat des records sans générer de croissance. De même le gouvernement français n’affiche-t-il

aucune faveur pour la stabilité monétaire, garantie par l’euro, et totem de la politique économique allemande. L’autre méprise, c’est l’attachement irréversible de l’Allemagne à l’OTAN, clamé depuis la création de la RFA en 1949, année de fondation de l’OTAN, avant même son adhésion formelle au traité en 1954. La tentation neutraliste, redoutée pour l’Allemagne réunifiée, ne viendra pas de ce pays, mais de la France qui ménage la Russie, malgré l’annexion de la Crimée et la guerre du Donbass. « L’archipellisation » de la France vaut aussi pour l’Europe du Traité de Rome (1957), divisée dans son noyau dur franco-allemand, dans la cohésion des XXVIII par le fossé qui sépare la France du bloc des pays de l’Est et des états de la Ligue hanséatique, regroupée derrière les Pays-Bas. C’est une autre Allemagne et une autre Europe qui s’imposent à la France, indifférente pendant trente ans au nom des idées reçues et qui aujourd’hui après un réveil tardif, tente de réformer l’Europe, sans succès, au nom du respect des traités revendiqués par les états de l’Europe du Nord et de l’Est, en ce 80e anniversaire de l’invasion de la Pologne. No 11 | tribune | 15


frivolités essentielles

volodymyr zelensky des coulisses à l’avant-scène...

La scène du monde, c’est pas du cinéma... par Fabienne Guignard

J’adore la Suisse… On a des sacrés gros problèmes existentiels… Notre formule magique qui dure depuis plus de soixante ans s’est vue écornée par l’arrivée des Verts qui voulaient se faufiler dans nos institutions fédérales comme des vers dans une pomme… Mais on ne les a pas laissés faire… Qu’est-ce que c’est que ces mentalités à tout bousculer d’un coup ? En Suisse, on doit attendre son tour et quand on veut jouer aux perturbateurs du jeu, on prend une raclée. Bref, en Suisse la patience est une fierté nationale. Alors pour celle qui veut passer devant ses petits copains et leur faire des croche-pattes, cela ne passe pas comme une lettre à la poste. Faut faire attention. Les Verts voulaient une place. à leur place justement on aurait fait pareil mais le problème pour eux, c’est qu’on n’est pas à leur place et que la nôtre, on veut la garder le plus longtemps possible. Alors oui, c’est vrai, les Verts rougissants sont la quatrième force du pays. Aujourd’hui. Mais ils ne voulaient pas prendre la place des petits PDC qu’ils ont dépassés, ils voulaient notre place à nous, celle d’Ignazio… Faut dire qu’il est pas tant aimé notre Ignazio… 16 | tribune | No 11

Pendant ce temps-là les Britanniques continuent de se demander « si oui ou si non ». Boris était au pied du mur. Mais il vient d’arriver au sommet sain et sauf. Le Brexit c’est fait. Angela, elle, doit gérer dans son pays l’après-chute du mur, ce qui n’est pas plus simple. Emmanuel est dans une mouise telle qu’on voit mal comment il va s’en sortir. Le beau Pedro, pas mieux, toujours pas de majorité pour faire un gouvernement, les indépendantistes catalans de gauche prêts sous conditions à les soutenir.... Et les anciens leaders indépendantistes de tous bords, toujours en prison risquent de sortir sous peu malgré une condamnation très dure. La loi espagnole est très bizarre… Le fameux Puigdemont s’attend à un possible cadeau de Noël belge à Waterloo, cadeau empoisonné : son extradition vers Madrid… Un retour au pays par la case prison… Il y a Mélenchon qui se voit écoper d’une peine de prison avec sursis pour s’être pris pour Robespierre devant les caméras de BFMTV… Et le célèbre Patrick Balkany, en prison depuis deux mois, qui se présente pour une nouvelle mandature à la Mairie de sa ville. On aura tout vu… C’est le grand show des politiques…

Heureusement il y a Volodymyr Zelensky en Ukraine. Il ne fait que jouer son rôle au cinéma pour de vrai. On le prenait pour un rigolo à la Coluche mais il est tout de même titulaire d’un Master en droit… Eh oui les amis, en Ukraine, les stars du show-business ont aussi fait des études… Comme Brad Pitt, George Clooney ou Bradley Cooper… Il est plutôt mignon Volodymyr, même très élégant. Et face à Emmanuel dans la cour de l’Elysée, il ne faisait pas honte à son pays… à la même table qu’Angela et Vladimir, il avait tout de même besoin de boire un petit verre d’eau pendant la séance photos, question de se donner une contenance devant les médias du monde entier… Vous imaginez le stress du mec… Et Vladimir qui joue le type humble, toujours les yeux baissés, lui, le maître des coups de couteaux dans le dos… Faut dire qu’il s’entraîne… Alors Volodymyr, on lui tient les pouces… On a envie qu’il réussisse à arrêter la guerre. Et si cela peut redonner un peu de baume au cœur à Emmanuel, grand manitou des rencontres, tant mieux… Le pauvre Manu est la cible de toutes les attaques… C’est toujours plus facile d’attaquer les petits jeunes, Emmanuel, Greta, même combat… Il y a des méchants qui leur veulent du mal…

« emmanuel est dans une mouise telle qu’on voit mal comment il va s’en sortir. »

« eh oui les amis, en ukraine les stars du show-business ont aussi fait des études. »

« vladimir joue le type humble, toujours les yeux baissés, lui le maître des coups de couteau dans le dos. »

« emmanuel, greta, même combat... il y a des méchants qui leur veulent du mal. »

Profile for Laurine Jobin

TR Décembre 2019  

TR Décembre 2019  

Advertisement