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tribune L e j o u r n a l d u P L R va u d o i s

sommaire édito – Mibé – Ils ont dit Politique fédérale – Spéciale élections Réflexion Les députés en action – Agenda Jeunes Libéraux-Radicaux Vaud Question de valeur Dans le monde Frivolités essentielles – On met le feu

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JAB 1005 Lausanne Place de la Riponne 1 – 1005 Lausanne Annoncer les rectifications d’adresse

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médecine et responsabilité

je me soigne... oui mais comment ?

message du président La prévoyance vieillesse : un sujet primordial Page 3

dossier médecine et responsabilité en 2018, la confédération a payé

2,8 milliards de subsides aux primes d’assurance maladie.

Pages 6-7

politique cantonale

Les succès vaudois attirent l’attention Interview de Pascal Broulis Page 9

Chacun se plaint des hausses des primes maladie mais tout le monde court chez le médecin au premier bobo, enfin pas tout le monde... Les médecines douces hors remboursement d’assurance attirent pourtant de plus en plus les patients qui veulent se soigner plus naturellement. Analyse et commentaire. point fort

Il était une fois en 2030...

Pages 6 et 7

Page 11 Administration : Tribune, place de la Riponne 1, 1005 Lausanne, T : 021 323 72 78, F : 021 320 60 86, E : tribune@plr-vd.ch   éditeur : PLR.VD.  Rédaction : Fabienne Guignard, rédactrice en chef, E : tribune@plr-vd.ch Publicité : Urbanic Régie publicitaire, T : 079 278 05 94, E : info@urbanic.ch  c.c.p : 12-234282-6 / IBAN : CH93 0900 0000 1223 4282 6  Direction artistique: Fabienne Guignard et Catherine Berney Mazza Impression: PCL


édito

médecine à deux vitesses ? par Fabienne Guignard, rédactrice en chef

La population vieillissant, le recours à la médecine est de plus en plus inévitable. Mais à quel prix ? La voilà qui coûte très cher sans que l’on réussisse véritablement à éradiquer le mal. Depuis des années, on met des emplâtres sur des jambes de bois. Cela ne suffit pas et tout le monde y va de ses propositions, valables et diverses, mais qui ne prennent pas le problème à bras le corps, ou pour le moins pas autant qu’il le faudrait. C’est vrai le remède n’est pas de tout repos. Si la facture des coûts de la santé fait mal aux portemonnaies de tous, l’ordonnance pour les faire diminuer touche au mode de vie, aux anciennes habitudes de soins où il n’y a pas de limites ou si peu. Avons-nous droit à la meilleure médecine ? Sûrement mais pas aux excès. La meilleure médecine est-elle celle qui coûte le plus cher ? Passe-t-elle par une succession de consultations médicales, d’examens de toute sorte pour se rassurer (et pour éviter des plaintes...) ? De prise de médicaments à haute dose ? La médecine actuelle ne vise-t-elle pas à rassurer tout le monde mais pas toujours avec de bons effets ? Pourquoi le patient, comme le médecin, ne pourraient-ils pas changer leur façon de voir en se responsabilisant mieux ? Les petits bobos ne prennent-ils pas trop de place dans les urgences et les cabinets médicaux ? D’autres formes de médecine, plus douces, une alimentation saine et un mode de vie plus équilibré n’ont-elles pas aussi leur place en prévention ? Le cursus de formation des professionnels de la santé, à tous les niveaux, exclut toutes les médecines dites complémentaires. Qui connaît les plantes, l’acupuncture, et même l’ostéopathie ? Quasi personne. Alors comment les professionnels de la santé pourraient-ils conseiller à leurs patients des traitements moins chimiques ? Il y a donc beaucoup de pistes pour diminuer les coûts de la santé car sachonsle la médecine à deux vitesses est déjà en train de s’installer dans notre pays. Ceux qui ont les moyens de payer et les autres. Cela méritait bien un dossier dans tribune… 2 | tribune | No 6

ils ont dit

marc-olivier buffat

laurine jobin

emmanuel-henri mayama

«le système de cotisation salariale en fonction de l’âge doit être revu et adapté à des réalités sociétales qui ont profondément changé depuis 1985. »

« dans le dictionnaire plr on n’hésite pas à employer les termes développement et croissance car nous misons sur la responsabilité, un frein naturel aux excès. »

« il est plus que jamais nécessaire de rappeler tant à la gauche qu’à la population que l’état n’a pas le monopole des solutions. »


message du président

la prévoyance vieillesse : un sujet primordial par Marc-Olivier Buffat, président du PLR Vaud, député

Plus de quatre Vaudois(es) sur cinq ont accepté le projet RFFA, lequel prévoit un refinancement à court terme de l’AVS par une augmentation modérée de la TVA. Au soir des résultats, le conseiller fédéral Alain Berset a rappelé qu’il ne s’agissait que d’une étape et que d’autres réformes seront nécessaires.

« l’âge de la retraite ou l’âge guillotine ne correspond plus à l’évolution structurelle et moderne de la société. » La prévoyance vieillesse est l’une des premières préoccupations des Suisses. Il convient de redonner confiance aux citoyens en assurant la pérennité du système de retraite, qu’il s’agisse du 1er pilier (AVS) et 2e pilier (LPP) ou du 3e pilier (prévoyance individuelle). Lors de son dernier congrès, le PLR Suisse a adopté une résolution donnant des options claires qui permettent d’affronter avec courage et volonté l’arrivée des « papy boomers ». L’âge de la retraite ou l’âge guillotine ne correspond plus à l’évolution structurelle et moderne de la société. Une transition en faveur de la flexibilité du départ à la retraite correspond donc à une nécessité, ainsi qu’à la volonté des Suisses de pouvoir rester actifs plus longtemps et sans que la réglementation de l’AVS ait un effet pénalisant. Celui qui continue à travailler au-delà de l’âge prévisible de la retraite devrait pouvoir obtenir une rente plus élevée. Afin de garantir le financement de l’AVS, le PLR est disposé à tendre la main à une hausse modérée de la TVA, déjà concrétisée dans la RFFA. à l’aune de l’égalité, l’âge de la retraite doit également être uniformisé. Il convient en outre dès aujourd’hui de définir les paliers pour une augmentation progressive de l’âge de la retraite qui corresponde à la forte augmentation de l’espérance de vie dans notre pays. S’agissant du 2e pilier, la dépolitisation du taux de conversion qui suscite des

Pour faire fructifier sa retraite... débats à chaque adaptation devrait faire l’objet de critères de définition permettant une certaine prévisibilité par rapport à l’évolution démographique. Le système de cotisation salariale en fonction de l’âge doit être revu et adapté à des réalités sociétales qui ont profondément changé depuis 1985. Un taux de cotisation mieux lissé éviterait de pénaliser les seniors et l’obligation de cotiser étendue aux plus jeunes travailleurs, même en dessous de 25 ans. Il en va de la cohésion intergénérationnelle. L’accès au 2e pilier doit également être facilité par un encouragement ou une fiscalité améliorée. Osons même aller plus loin en proposant une réforme permettant à l’époux ou à l’épouse qui suspend son activité professionnelle, ou y renonce, de continuer à cotiser un montant minimal au 2e pilier. Quant au 3e pilier, les études récentes démontrent que celui-ci est trop souvent négligé. Un relèvement des montants maximum permettrait de l’encourager. De même, il devrait être possible de racheter les années perdues comme pour le 2e pilier. Par souci d’égalité,

le rachat des cotisations au 3e pilier pour le conjoint inactif professionnel devrait être possible. Le 3e pilier devrait également permettre d’imaginer des solutions pour une prévoyance liée au logement, respectivement au logement protégé, pour garantir des structures d’accueil adéquates et plus souples que les EMS et qui pourraient être préfinancés durant la vie active.

En conclusion, la sécurité de nos rentes dépend de notre capacité à adapter régulièrement le système aux nouvelles réalités sociales. La force d’un pays ne se mesure pas seulement à ses acquis ou à son PIB, mais à sa capacité à adopter des réformes structurelles qui permettent à chacun d’envisager une retraite digne de ce nom dans des conditions acceptables.

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politique fédérale – spéciale élections fédérales

vous avez dit « thèmes de campagne? » par Laurine Jobin, secrétaire générale PLR Vaud

Quels seront les grands thèmes des élections fédérales de cet automne ? Les fameux « baromètres des préoccupations » montrent les primes d’assurance maladie en tête des préoccupations des Suisses, suivies des relations avec l’Union européenne, du changement climatique et de la prévoyance

« nos candidats tiennent dur comme fer à l’autonomie communale. » vieillesse. Si ces sujets constitueront sans nul doute le plat de consistance des fédérales, les candidats ne savent pas encore exactement avec quelle sauce celui-ci sera servi. Ça, c’est l’affaire de l’actualité, qui a un talent tout particulier pour imposer ses thèmes. Et ce n’est pas Greta Thunberg qui nous contredira. Mais finalement peu importe, au fond, puisque les candidats qui feront campagne sous les couleurs bleue et blanche ont plus d’une flèche à leurs arcs. Ils ont désormais tous rédigé les textes de leurs flyers de campagne. Un scan rapide de ces derniers montrent que parmi les mots les plus employés par les candidats se trouvent : la Suisse, l’innovation, le pays, la formation, sous toute ses coutures et notamment publicité

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professionnelle et duale, et le verbe « s’engager ». à la lecture de ces textes, on se balade dans notre terroir, que l’on souhaite valoriser et protéger, on y parle de la « terre » (et même des forêts du Jorat !), et bien sûr de nos agriculteurs et de nos traditions, dont nous sommes fiers. Le passé est abordé, mais aussi et surtout le futur, que l’on conjugue tantôt en « avenir ». Un avenir pour notre jeunesse, dont chacun se préoccupe. Pour elle, on souhaite un système éducatif et des filières de formations performantes et en adéquation avec les besoins de l’économie, garante des emplois. Les emplois, ces saints Graals qui permettent d’assurer la cohésion et le dynamisme du pays. Un dynamisme que l’on doit aussi à nos relations avec l’Union européenne, comme le souligne les candidats. Des relations que nous devons soigner. Dans le dictionnaire PLR, on n’hésite pas à employer les termes « développement » et « croissance », car nous misons sur la responsabilité, un frein naturel aux excès. Aussi « économie » ne va plus sans « entrepreneuriat », « savoir-faire », «  innovation et nouvelles technologies », que l’on souhaite encourager en accompagnant les entreprises et les start-up sur le chemin de la numérisation, mais aussi les travailleurs, pour que les métiers du futur soit à la portée de tous. Être proche des citoyens, au cœur du tissu associatif, ça, c’est aussi dans l’ADN libéral-radical. C’est aussi pour cette raison que les candidats tiennent dur comme fer à l’autonomie communale. Ils souhaitent alléger la pression fiscale sur les contribuables, trouver des solutions concertées pour limiter la hausse des primes maladie et permettre des politiques familiales modernes, où conciliation des vies privées et familiales riment avec modèles de travail flexibles. L’un d’eux : le télétravail, permettrait notamment de diminuer nos déplacements et donc notre impact sur l’environnement. Un sujet pris à bras le corps par les candidats, qui confirment la responsabilité individuelle et collective de chacun en la matière.

repas de soutien

te !

Save the da

on vous espère très nombreux... n Ve 28 juin, dès 11 h 30 Eurotel de Montreux Lunch de soutien de Laurent Wehrli

n Ve 6 septembre, 11 h 30 à 15 h Repas de soutien des candidats du PLR Gros-de-Vaud

n Me 3 juillet, 17 h Frience (Gryon) Soirée de lancement de la campagne de Jacqueline de Quattro

n Sa 7 septembre, 10 h à 16 h Marché paysan Bühlmann, Blonay Brunch de soutien de Laurent Wehrli

n Je 4 juillet

Repas de soutien des candidats du PLR lausannois

n Ma 28 août, en soirée Lieu à définir Repas de soutien de Jacqueline de Quattro n Ve 30 août Forum de Savigny Repas de soutien des candidats du PLR Lavaux-Oron n Di 1er septembre, 11 h à 15 h Brunch de soutien d’Alexandra Antonazzo et Antoine Müller

n Ve 6 septembre, 11 h 30 à 15 h

La Berneuse, Leysin Restaurant tournant Kuklos Repas de soutien de la liste PLR Innovation

n Di 8 septembre, 10 h à 15 h Brunch de soutien de Laurence Cretigny, Boris Cuanoud, Nicolas Suter et Maxime Girod n Je 12 septembre, Yens Repas de soutien d’Isabelle Moret n Me 18 septembre, Montricher Repas de soutien de John Desmeules n Je 19 septembre Repas de soutien d’Olivier Feller et Christine Girod Baumgartner n Ve 20 septembre, 12 h, Crissier Repas de soutien de Stéphane Rezso n Me 25 septembre, 18 h 30 Granges-Marnand Repas de soutien d’Olivier Français n Ve 27 septembre, 18 h à 21 h Soirée de soutien des candidats du PLR Jura-Nord vaudois


politique fédérale – spéciale élections fédérales

une seule recette : battre le pavé ! par Philippe Miauton, président PLR Lausanne, coordinateur romand pour les fédérales et candidat au Conseil national sur la liste PLR

La mère des campagnes a démarré, dans quelques mois se dérouleront les élections fédérales. C’est l’heure des classements, des bilans et des sondages qui s’enchaînent. Mais l’important en définitive, ce sera le bulletin que glissera l’électeur dans l’urne le 20 octobre.

« le repli n’est pas plr. la peur des défis n’est pas plr. » Dans ce contexte, il faut être fier de notre pays. Un pays qui sait mettre en valeur sa principale matière première : sa matière grise. Ce génie suisse s’exprime au travers de nombreux classements : premier rang de la compétitivité, premier rang à l’indice mondial de l’innovation. Et quel est le parti de l’innovation ? Le PLR. Je suis fier ensuite parce que la Suisse est un pays de liberté et de cohésion qui

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en fait l’un des pays les plus heureux au monde. Fier enfin, bien que notre pays soit petit, qu’il reste compétitif et peut s’enorgueillir de finances saines. Quel est le parti qui défend cette économie florissante ? Le PLR. En défendant l’économie et la liberté d’entreprendre, nous défendons l’emploi et la prospérité, favorisant ainsi le bien-être de la population. Liberté, cohésion et innovation, c’est la réussite de la Suisse et la colonne vertébrale de notre politique libérale-radicale. Il faut être fier aussi parce que la Suisse n’est pas une île. Elle a su préserver ses particularités tout en maintenant une ouverture sur le monde. Le repli n’est pas PLR. La peur des défis n’est pas PLR. Des défis, il y en a encore plusieurs auxquels notre parti et le politique devront répondre. Les préoccupations des Suisses sont claires, au premier rang desquelles  : bilatérales, prévoyance vieillesse, coûts de la santé et climat. Je n’ai pas peur car la population nous considère comme le parti le plus crédible sur le dossier des bilatérales. Et le second plus crédible sur les questions de santé et de prévoyance. Sur le climat, grâce à l’impulsion de notre présidente nationale, nous allons mettre en avant nos solutions faites d’innovation et d’incitations libérales au lieu d’interdits et de taxes de gauche. Il y a de la place pour nos solutions !

Nos adversaires prétendent souvent que nous sommes éloignés des préoccupations des gens. Vraiment ? Rappelons-leur ces chiffres : 31 sur 33. C’est le nombre de votations, depuis le début de la législature, où la population a voté dans le sens des mots d’ordres de notre parti. Mieux que le Conseil fédéral, excusez du peu. Nous ne sommes clairement pas déconnectés des citoyens. Le PLR peut-il encore progresser ? Oui, et il en apporte la preuve depuis 4 ans. Nous avons remporté près de 30 sièges supplémentaires dans les parlements cantonaux pour occuper aujourd’hui la première place des partis cantonaux. Avec cet élan, nous pouvons espérer atteindre notre objectif : nous pouvons

passer devant le PS à l’échelle nationale. Jamais encore nous n’avons été aussi près de ce but. Mais pour y parvenir, il n’y a qu’une seule recette : se mobiliser. Aujourd’hui, malheureusement, toujours à l’échelle nationale, quand l’UDC mobilise quasiment l’ensemble de son potentiel électoral et le PS les deux tiers, le PLR, lui, ne mobilise que la moitié. Le potentiel est là, il faut aller le chercher. Soyons fiers de notre pays, soyons fiers de notre politique, soyons fiers de nos résultats. Soyez les ambassadeurs du PLR, soyez le team PLR. En battant le pavé, portez nos valeurs : liberté, cohésion, innovation. Le 20 octobre, avançons ensemble et partons en campagne !

save the date

évènement phare de la campagne PLR ts a id d n a c s e d rk o rw e Aft et de leurs supporters 19, dès 18 h

Mardi 10 septembre 20

à l’école de la construction, route Ignace Paderewski 2, à Tolochenaz Plus d’informations suivront ! No 6 | tribune | 5


dossier médecine et responsabilité

et si tout le monde se prenait mieux en charge par Fabienne Guignard, rédactrice en chef

La dernière étude de Comparis annonce une augmentation des primes d’assurance maladie de 2 à 3 % pour 2020. Une de plus. Les Suisses seraient-ils à ce point malades que chaque année le nombre de soins augmente autant ? Il ne faut plus se voiler la face. Il faut changer les règles du jeu. Et ça peut faire mal.

« parlons des excès des uns et des autres qui coûtent à la communauté et aux particuliers des sommes gigantesques. » La santé n’a pas de prix disent ceux qui ne veulent rien changer. Ce n’est pas vrai. Même si c’est un droit universel que d’être soigné, il n’est pas sans limites. Parlons des excès des uns et des autres qui coûtent à la communauté et aux particuliers des sommes gigantesques. Tout le monde veut contrôler la hausse des coûts sur le papier mais personne ne veut diminuer les prestations, ni prendre des mesures drastiques pour y parvenir, ni les patients qui courent à la moindre occasion au service d’urgence pour un petit bobo ni les médecins qui courent après les consultations (il faut bien assurer la bonne marche financière du cabinet) ou prescrivent trop d’examens (scanner, IRM) pour être sûr... La pratique de la médecine actuelle est-elle encore une profession libérale ? Elle est à ce point réglementée et le financement finalement assuré par les patients ou les pouvoirs publics (car rappelons-le l’assurance maladie est obligatoire) que le médecin sera remboursé. Combien de professions libérales peuvent-elles bénéficier d’une assurance financière de cette ampleur ? Et comme les primes sont hautes, avec ou sans franchise, le patient ne voit pas pourquoi il ne profiterait pas de la situation. Et le corps médical fait de même. Comme les assureurs qui ne sont pas toujours très « nets » avec les remboursements. 6 | tribune | No 6

Opérer quand c’est vraiment nécessaire... Le tarif TARMED si compliqué permet des factures dont il est quasi impossible de contrôler la véracité. Il n’est pas rare qu’un médecin facture une deuxième séance (une séance officielle est de 20 minutes) sous un prétexte quelque peu douteux, à savoir une consultation psychologique. Si parler à son médecin plus de 20 minutes, c’est avoir des problèmes psychologiques où va-t-on. C’est ainsi qu’un simple rendez-vous (175 francs) avec une prise de sang (75 francs) revient pour 20 minutes à 250 francs. Rajoutez les coûts des médicaments prescrits et il faut se battre pour ne pas en avoir… Incroyable mais vrai. Quand on dit que

ce n’est pas nécessaire, que l’on va se prendre en charge différemment, en changeant l’alimentation par exemple, voilà ce que l’on vous répond la bouche en cœur : « Mais c’est l’assurance qui paie ». Et qui paie l’assurance ? L’assuré. Qui paie la franchise ? L’assuré.

« on constate déjà une médecine à deux vitesses. » Si elle est haute, bonjour les dégâts. Si vous bénéficiez de subsides pour la payer, c’est bien les impôts de tous qui prennent en charge la facture.

On constate déjà une médecine à deux vitesses : ceux qui ont les moyens de payer les 10 % de participation aux frais et ceux qui vont renoncer aux soins et médicaments par manque d’argent. Voilà une réalité que l’on ne veut pas voir. Le déni est si facile. Alors à chacun de se responsabiliser. C’est possible. Aborder la maladie, les accidents, la mort n’est jamais chose facile. Mais il y a d’autres moyens de prendre soin de sa santé : l’alimentation, les médecines douces, l’activité physique, le yoga, la méditation ainsi que les médecines chinoises, ayurvédiques (de tradition millénaire), la phytothérapie, la naturopathie, la macrobiotique indienne que


dossier médecine et responsabilité

pratiquait la doctoresse Kousmine en son temps, l’homéopathie et quelques autres. Les acupuncteurs et autres ostéopathes cherchent par leurs traitements à fluidifier l’énergie du corps et du mental. Ces formations ne s’apprennent pas sur un coin de table. Ce sont des études longues et sérieuses.

« ces métiers de médecines douces, dites complémentaires, ne s’improvisent pas. » La phytothérapie elle aussi ne s’apprend pas sur internet. La médecine douce ne doit pas être mise entre les mains d’apprentis sorciers même de bonne volonté. Les plantes comme les huiles essentielles sont à la fois nocives et soignantes. Encore faut-il les connaître. Ces métiers de médecines douces, dites complémentaires, ne s’improvisent pas. L’usage des plantes n’est jamais anodin... L’automédication a ses limites. Mais qu’en est-il de la formation sur ces matières dans le cursus universitaire des médecins et pharmaciens ? Quasi aucune. C’est bien là le problème.

« le patient doit être mieux intégré, écouté dans son processus de soins. » S’ils n’ont pas fait l’effort ou n’ont pas eu l’envie de s’y intéresser, comment peuvent-ils conseiller leurs patients qui veulent se soigner le plus naturellement possible, avec le moins de chimie possible ? Pire, les patients n’osent pas dire à leur médecin traitant qu’ils font appel à des médecines douces de peur d’être rabroués. La médecine n’accepte pas cette approche différente de la santé car elle ne l’a connaît pas ou quasi pas. L’argument de l’effet placébo a bon dos. Pour éviter les erreurs, ne pas prendre n’importe quel produit vanté sur les sites internet : « Renseignez-vous auprès de votre médecin disent les experts : peut-on prendre telle ou telle

Pourquoi négliger les médecines douces ? plante avec mon syntron, mon médicament contre l’hypertension, le cholestérol ? ». Sauf qu’il ne sait pas. Alors la plupart du temps, il dit NON. Les pharmacies regorgent pourtant de produits de ce type (dont les clients sont friands) mais très peu de professionnels sont réellement informés. Il y a heureusement quelques officines spécialisés qui sont tout à fait compétentes, qui savent depuis longtemps que le millepertuis doit être pris avec des pincettes, que le jus de pamplemousse tous les matins est à éviter. Le corps médical, les pharmaciens le découvrent seulement aujourd’hui… Quelle découverte ! Un aromathologue qui se respecte sait qu’il ne doit pas intervenir si son patient suit un traitement contre le cancer. Il y a heureusement quelques médecins qui prennent des positions en faveur des médecines complémentaires comme le professeur Pierre-Yves Rodondi, ancien patron de la médecine intégrative et complémentaire du CHUV aujourd’hui à Fribourg. Comme son frère, Nicolas Rodondi, professeur de médecine à Berne qui est l’un des

premiers médecins de renom à préconiser une diminution drastique de la médication pour les personnes âgées. De 13-14 médicaments par jour, quatre ou cinq sont selon lui suffisants avec un bon suivi. Une récente émission de la TSR, 36,9, était sur le sujet fort bien argumentée. Vivre mieux avec moins de chimie et d’examens intrusifs. Et moins cher.

« vite et tout de suite ne doit-il pas être réservé aux vraies urgences ? » La responsabilité de sa santé, la gestion de sa maladie et de sa mort incombe à chacun. Le patient doit être mieux intégré, écouté dans son processus de soins tout particulièrement dans les soins de fin de vie. Des hospitalisations pour des personnes du quatrième âge sont généralement coûteuses, difficiles à supporter pour le patient, sans espoir de guérison. Alors pourquoi continuer à les prescrire ? Un exemple tout récent d’une dame de 93 ans, chez elle, bon

pied bon œil, à qui on vient de déceler un cancer du sein. Pas de problème, mammographie, convocation au CHUV pour l’opération sans qu’on lui ait demandé son avis. Elle a dit NON avec l’aide sa fille, car il est difficile de dire Non à une convocation de l’hôpital… Un cancer du sein à cet âge met-il sa vie en danger plus que son âge avancé ? Le patient tout comme le médecin doit apprendre lui aussi à se prendre en charge avec plus de responsabilité. Les hypocondriaques ne doivent pas être récompensés de leurs abus. Les médecins de famille doivent être réhabilités. Les visites aux urgences pour des petits bobos sanctionnées. Vite et tout de suite ne doit-il pas être réservé aux vraies urgences ? Les médecins arrêter d’exiger des consultations et prise de sang tous les trois mois, pour prescrire une ordonnance pour une maladie chronique. à chacun sa part. Et au politique d’oser aussi remettre l’église au milieu du village et dire non à tous ceux qui profitent du système de santé qui doit rester un bien commun. Pour assurer la cohésion sociale, c’est vital. No 6 | tribune | 7


réflexion

la transition énergétique : une opportunité pour l’économie par Nicolas Suter, député, candidat au Conseil national sur la liste PLR Innovation

et Boris Cuanoud, président PLR Aubonne, président du Conseil communal, candidat au Conseil national sur la liste PLR Innovation

En Suisse on le sait bien, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! La demande de pétrole et de ses produits dérivés est pourtant toujours importante. En effet, nous importons plus de trois quarts de notre énergie primaire (hydrocarbures, combustible nucléaire et électricité). Ces importations nous rendent dépendants de l’étranger et représentent un excédent d’importation de plus de 6 milliards de francs annuellement. Pour réduire le risque de dépendance, la Suisse applique une stratégie de diversification d’approvisionnement, mais elle reste toutefois vulnérable dans la mesure où elle ne pourrait tenir que quelques mois sur ses réserves. Si l’on ajoute à la fuite de capitaux et à la perte d’indépendance les atteintes indéniables au climat causées par les émissions de gaz carbonique, il est grand temps que la Suisse mobilise ses ressources pour adresser cette triple équation : créer de la valeur en Suisse, préserver notre indépendance et réussir la transition énergétique. La Suisse est pionnière dans la captation de ses ressources hydroélectriques et de leur utilisation, elle a néanmoins besoin d’un nouvel élan. Ce nouvel élan est voulu par tous, ou presque, mais les moyens d’y parvenir 8 | tribune | No 5

Rien n’est impossible... diffèrent grandement selon notre positionnement sur l’échiquier politique. à notre gauche, on prône la panique, on cultive la mauvaise conscience, on prêche la décroissance le tout sanctionné par des taxes, des contraintes et une absence de cohérence. à notre droite, quand ce n’est pas le déni doublé de cécité sur les enjeux climatiques, on a droit à des raccourcis protectionnistes. Notre pays a les cartes en main pour réussir la transition énergétique plébiscitée par le peuple le 21 mai 2017 avec la nouvelle loi sur l’énergie (Stratégie énergétique 2050, sortie progressive du

nucléaire). Les deux axes d’action sont les économies d’énergies et le développement d’énergies renouvelables. Sur ces deux fronts la Suisse réunit des atouts essentiels. En effet, nous avons la capacité de trouver les moyens d’investir autant dans des mesures d’économies d’énergie que dans la production d’énergies renouvelables. Nous avons également un tissu industriel et économique, des institutions de formation de pointe, ainsi qu’un découpage territorial capable de mettre en place de manière cohérente une stratégie de transition énergétique ambitieuse.

Ces investissements sont à mettre en relation avec les milliards dépensés chaque année pour notre approvisionnement en hydrocarbures. La différence étant que la valeur ajoutée sera réalisée principalement en Suisse et des milliers d’emplois pérennes seront créés dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures et des services énergétiques. Une transition énergétique bonne pour le climat et pour l’économie peut donc être réalisée de manière responsable, libre et innovante. C’est la manière de faire PLR !


politique cantonale

les succès vaudois attirent l’attention pascal broulis : « c’est stimulant d’être ainsi repérés » Il est loin le temps où les Vaudois étaient gentiment renvoyés à leur campagne d’un : « Mais vous avez tout ! Le pain, le vin, le sel… » Au 21e siècle c’est sur les cartes économiques que le canton se signale en exemple d’un développement réussi. Rencontre avec l’un des artisans de ce changement, notre ministre des finances PLR Pascal Broulis. Standard & Poors vient de confirmer le AAA vaudois, meilleure note financière possible. Une satisfaction ? PB : Bien sûr. Ce n’est pas parce que cette note n’attire plus l’attention qu’elle est banale. En 2003, Vaud était noté A comme le Botswana, au dernier rang des collectivités suisses expertisées. La note a été relevée six fois pour atteindre AAA en juin 2013, et être ensuite confirmée deux fois par an. à l’époque on luttait contre la dette, aujourd’hui l’enjeu consiste à garder la maîtrise de nos charges. Mais Standard & Poors nous dit : « Nous pensons que vous allez absorber l’anticipation, dès 2019, de la réforme de la fiscalité des entreprises. Pour nous, vous êtes solides. » Ce regard extérieur est indispensable. En même temps le laboratoire d’idées AvenirSuisse nous scrute… avec des conclusions élogieuses ? PB : C’est stimulant d’être ainsi repérés et mis en avant, y compris en comparaison avec Zurich. L’étude d’AvenirSuisse, publiée en mai, est intitulée : « Le dynamisme unique de l’Arc lémanique » ce qui me paraît particulièrement parlant. Et son introduction précise que le territoire scruté recouvre en fait l’ensemble des cantons de Vaud et Genève. Ce qui se dégage c’est l’image d’un vrai pôle économique, qui me paraît d’ailleurs interagir avec tous ses voisins. Je pense que c’est un élan qui concerne l’ensemble de la Suisse Romande.

Le canton de Vaud abonné au triple A. Quels en sont les points forts ? PB : Sans conteste notre diversification économique. La région lémanique est un des secteurs les plus importants au monde pour le commerce des matières premières, mais elle se signale aussi dans le domaine du Medtech, de la chimie. Elle peut encore compter sur des apports originaux comme celui des organisations internationales à Genève et du sport international avec près de soixante fédérations et le CIO présents sur Vaud. Dans une autre étude, l’Office fédéral de la statistique constatait à la fin de l’année dernière que le canton profite des grands évènements sportifs mondiaux. Avec 80 % de ses actifs

dans le secteur tertiaire et 17 % dans le secondaire, Vaud est aujourd’hui une terre de start-up et de services, à l’instar de Genève. Depuis 2008, la croissance du PIB vaudois est en moyenne de 2,7 % par an, contre 2,2 % pour la zone euro et de 1,2 % pour l’ensemble de la Suisse. Et maintenant ? Quel rôle doit jouer l’état ? PB : Encore et toujours soigner les conditions-cadres, continuer à tirer parti du fédéralisme, c’est une force qu’AvenirSuisse souligne d’ailleurs. Vaud a pu donner un excellent signal en anticipant la réforme de l’imposition

des entreprises, désormais adoptée au niveau fédéral. Vivier de chercheurs et d’une main-d’œuvre de haut-niveau nos Hautes écoles jouent un rôle crucial dans nos succès et je n’oublierai pas la culture, l’apport de nos grands festivals, l’impact et le rayonnement de Plateforme 10 et de ses musées. Il faut poursuivre, rester attentifs à nos dépenses, maîtriser nos charges, continuer à investir avec ambition dans nos infrastructures, être vigilants, par exemple par rapport à la stabilisation de nos caisses de pension. Et semer les graines qui germeront dans cinq, dix ou quinze ans et fourniront les emplois de demain.

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les députés en action

votre agenda politique

des questions importantes qui attendent des réponses

assemblées générales

par Olivier Bloch, secrétaire général adjoint PLR Vaud

Nos députés PLR ont adressé plusieurs questions au Conseil d’État : intégration des élèves en situation de handicap, situation de la pêche professionnelle dans le canton et faisabilité des projets d’énergies renouvelables.

prise en charge scolaire des enfants en situation de handicap La politique scolaire se veut la plus intégrante possible. Il s’agit d’accueillir les enfants souffrant d’un handicap dans les classes. Pour rendre possible cette intégration, les enfants ayant des besoins particuliers peuvent bénéficier d’un encadrement spécifique. Dans un communiqué de 2018, le Conseil d’État a annoncé que 650 personnes apportaient leur aide à environ 1000 enfants. Des inquiétudes subsistent et Josephine Byrne Garelli interroge le Conseil d’État à ce sujet. Il s’agit de savoir quelles compétences sont exigées pour ces postes, s’il existe un cahier des charges précis, si ce type d’encadrement est en concurrence avec d’autres structures. Elle s’inquiète aussi du nombre d’enfants qui se seraient vu privés de cet encadrement ainsi que des raisons de cette situation.

un prédateur ailé Les cormorans sont une espèce protégée qui semble particulièrement affectionner les rives sud du lac de Neuchâtel. Depuis 2001, le nombre d’individus n’a cessé d’augmenter, tant et si bien que les derniers recensements font état de 1200 couples répartis sur trois colonies. Cette espèce piscivore ne connait pas de prédateurs naturels. Des estimations portent à 300 tonnes par an les prélèvements de poissons dans le lac par ces oiseaux. Dans le même temps, le rendement de la pêche professionnelle dans le lac s’est élevé à 163 tonnes en 2018. Philippe Cornamusaz interpelle le Conseil d’État à ce sujet. Il s’agit de faire un état des lieux de la population de cormorans dans le canton et d’étudier les démarches qui peuvent être entreprises afin de soutenir les pêcheurs. Les réponses à cette interpellation permettront d’ouvrir le débat, de faire un bilan et appelleront à d’autres actions parlementaires.

énergies renouvelables, où est-ce que ça bloque ? Plus un jour sans que l’on entende parler du climat, des gaz à effet de serre, de la montée des eaux, de la chute de la biodiversité, etc. Pour répondre à ces défis, on assiste à une avalanche de mesures et de propositions : proclamation de l’urgence climatique, blocage d’axe de circulation, manifestations. Selon certains, il faudrait taxer davantage et interdire encore plus. Dans cette atmosphère, Nicolas Croci Torti propose que l’on étudie en premier lieux les projets locaux qui n’ont pas attendu la grève du climat pour proposer une production d’énergie locale et renouvelable. En 2007, Olivier Français, alors député, déposait un postulat demandant au Conseil d’État d’entamer les démarches en vue de la construction d’un barrage au fil de l’eau à Bex-Lavey et/ou Illarsaz. Douze ans plus tard, le Parlement attend encore une réponse concernant ce projet. Une seule question est adressée au Conseil d’État : « Quelles sont les entraves qui empêchent le Conseil d’État de traiter ce postulat et de faire avancer l’étude de la concrétisation de ces projets ? » Gageons que la réponse à cette question permettra de lever le voile sur les raisons et l’identité des responsables de ces blocages. 10 | tribune | No 6

n PLR Dézaley Je 4 juillet, 20 h Salle des anciens bureaux (bâtiment de la Grande salle) n PLR Grandson Me 26 juin, 20 h Bonvillars, Caveau de la Cour Invité : Alexandre Berthoud, président de la Commission des finances du Grand Conseil n PLR Valbroye et environs Me 3 juillet, 20 h, Marnand Salle de l’Ancien Collège n PLR Ville de Nyon Me 3 juillet, 19 h 30 Conservatoire de Nyon n PLR Yvonand-Menthue Je 27 juin, 20 h Grande salle de Molondin (Casino) AG suivie de la présentation des candidats du Jura Nord-Vaudois au Conseil national

plr dézaley

n Stamm Dernier mercredi de chaque mois, dès 18 h Puidoux, Auberge Communale

plr écublens

n Broche de la section Me 28 août, dès 18 h 30 Refuge d’écublens

femmes plr.vaud n Forum annuel

Me 4 septembre Avec les 22 candidates PLR vaudoises aux élections fédérales 2019. Nouvelle édition du speed-dating.

Contact : cdumoulin@bluewin.ch

plr lausanne

n Stamm Je 4 juillet, 9 h à 13 h

Lausanne, Restaurant du Théâtre Invité : Philippe Miauton, président

du PLRL et candidat au Conseil national Thème : sujet d’actualité

Inscription d’ici au 02.07.19 : francoise.longchamp@bluewin.ch

plr vaud

n Brunch annuel (infos p. 12) Di 18 août, de 11 h à 14 h Yvorne, Château Maison Blanche n Université d’été (infos p. 12) Sa 24 août, 9 h Morges, Hôtel de la Longeraie n Congrès Montcherand Me 2 octobre, 19 h 30

tribune

n Prochaine parution 28.08.2019 n Délai rédactionnel 19.08.2019


point fort

il était une fois en 2030... par Carole Dubois, députée, présidente du Groupe PLR au Grand Conseil, candidate au Conseil national sur la liste PLR

… un canton de Vaud avec une diminution de la mobilité individuelle de 50 % et un moratoire sur toutes les nouvelles routes, une limite maximale de 19° dans les espaces chauffés, la reconversion de l’agriculture vers l’agroécologie et la « démécanisation » de la production, un revenu de transition écologique, une diminution du temps de travail sans perte de salaire (les trajets comptant dans le temps de travail), l’introduction d’un revenu maximal. Last but not least : l’introduction de trois repas végétariens obligatoires par semaine. Alleluia, on aura toujours le droit de boire du chasselas ! Une vue de l’esprit bobo ? Non, un résumé du texte de l’initiative et du projet de loi de notre collègue Yvan Luccarini, d’Ensemble à Gauche. Au choix, soit un généreux partage d’une vue éclairée de son monde idéal, soit une démarche politique électoraliste de l’extrême-gauche qui tente, par ce biais, de faire passer ses postures idéologiques sous couvert de lutte contre le réchauffement climatique.

« la lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas être la porte ouverte à tous les excès. » Malgré le danger pour – à nouveau au choix – la liberté individuelle, le développement et le maintien de nos entreprises, l’emploi et l’attractivité de notre canton, c’est avec seulement une toute petite majorité que cette initiative a été classée par le Grand Conseil, contre un renvoi en commission demandé par la gauche in extenso, y compris 6 des 8 vert’libéraux… c.q.f.d. C’est un fait, il est de notre devoir de nous préoccuper du futur climatique

La potion magique de l’extrême gauche pour sauver le monde. et de notre environnement. Le PLR l’assume. Cependant, la lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas être la porte ouverte à tous les excès et amalgames induits par un sentiment d’urgence, voire de panique. Ce n’est pas avec une politique d’interdits, mais en promouvant l’innovation, le progrès et des conditions-cadres adéquates que nous proposons des actions proportionnées et ciblons des objectifs réalistes  : favoriser l’indépendance énergétique et encourager les énergies renouvelables  ; développer une économie circulaire ; soutenir la rénovation des bâtiments et la réduction de la consommation d’électricité par des incitations fiscales ciblées ; promouvoir la recherche et le développement dans les filières du recyclage et du stockage de l’énergie, etc.

Les technologies actuelles et les innovations à venir offriront de nouvelles opportunités pour nos entreprises, nos écoles et formations professionnelles et notre mode de vie. Nombre de privés et entrepreneurs ont d’ailleurs déjà pris de virage de l’efficience énergétique, privilégiant une mobilité peu génératrice d’émissions CO2 et promouvant des modèles de travail flexible. Il est de notre devoir de les

soutenir dans cette direction. C’est le modèle demandé par la génération Z, nos enfants ainsi que les Jeunes Libéraux-Radicaux qui seront les politiques de demain. Les PLR que nous sommes sont déterminés à protéger le climat tout en assurant la prospérité économique de notre pays et en appelant à la responsabilité individuelle. Croissance et durabilité sont des notions compatibles !

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recevoir tribune, c’est bien

s’abonner c’est mieux, beaucoup mieux !

tribune n’est pas un journal comme les autres. Il est engagé. Il a des convictions. Il se veut innovant, contemporain, proche des citoyens. Avec un brin d’humour, de l’autodérision, du cynisme parfois. Des idées toujours. Il aborde sans tabou les défis de demain, dans tous les domaines. Ne mérite-t-il pas votre soutien ? Bien sûr. Alors pourquoi ne pas glisser dans les paiements de ce début d’automne CHF 90.– pour vous abonner ?

Ou CHF 50.– si vous êtes un senior (CHF 150.– entreprise). Tout don est également le bienvenu. à peine le prix d’un repas à deux sur une jolie terrasse de ce canton. Rien de plus. Du plaisir pur sucre. Une petite douceur que le PLR appréciera… Alors saisissez à pleine main le bulletin de versement encarté dans cette édition, transformez-le en ordre bancaire. Et nous pourrons vous dire merci !

à vos agendas

ud

R Va Université d’été du PL Samedi 24 août 2019,

9 h

#teamPLR

#teamPLR

Brunch annuel du PLR

Vaud

, de 11 h à 14 h

La traditionnelle

aura lieu à l’Hôtel

Université d’été du PLR Vaud

samedi 24 août 2019, de 9 h à 13 h

de la Longeraie, route de la Longeraie 14 à Morges.

CHF 25.– / participant inclus petit-déjeuner, conférence, participation à un atelier à choix et apéritif de 12 h à 13 h.

Dimanche 18 août 2019

Pour son Brunch annuel, le PLR Vaud vous convie dimanche 18 août 2019, de 11 h à 14 h, au Château Maison Blanche, route de Corbeyrier à Yvorne.

Tenue décontractée.

CHF 50.– / participant dès 16 ans (jus, café ou thé inclus), CHF 25.– / pour les enfants de 10 à 15 ans révolus et gratuit pour les enfants de moins de 10 ans révolus. Coin pour les enfants, la manifestation aura lieu par tous les temps.

Informations et inscriptions (jusqu’au 9 août 2019)

www.plr-vd.ch

http://www.plr-vd.ch/universitedete/

par téléphone au 021 323 72 78

Inscriptions (jusqu’au 2 août) : http://www.plr-vd.ch/brunch/, par courriel à i.jordan@plr-vd.ch ou par téléphone au 021 323 72 78.


jeunes libéraux-radicaux vaud (jlrv)

cap sur le climat !

à nous de prendre le bon chemin... par Emmanuel-Henri Mayama, membre des JLRV

Les dernières élections cantonales zurichoises, perçues comme un avant-test des fédérales, ont démontré que l’électorat est plus sensible aux discours axés sur la protection de l’environnement. Le 22 mars dernier, les JLRV ont élu une nouvelle présidente qui a clairement exprimé le souhait de faire de la question climatique son cheval de bataille. Le désormais ancien viceprésident Luc-Olivier Stramke rappelait

« il est temps de se retrousser les manches ! » déjà dans l’édition de janvier 2019 de notre journal la nécessité pour le PLR de développer un discours plus offensif sur l’écologie. Il est temps de se retrousser les manches ! Cette approche doit se faire sur le long terme, pas seulement en vue des élections fédérales, au risque de tomber dans un électoralisme de mauvais goût. Dernièrement, nous avons pu observer que la ville de Lausanne, à l’instar d’autres cités majoritairement occidentales, a frémi sous les pas d’une jeunesse déterminée à exprimer son

souhait de voir l’avènement de politiques écologiques plus ambitieuses, plus audacieuses. Les messages affichés sur les pancartes étaient tantôt positifs, prêtant à sourire et à nous incliner à la bienveillance, tantôt maladroits voire outrageants. La jeunesse socialiste vaudoise, qui s’est particulièrement illustrée en la matière, n’a pas manqué de faire de la récupération politique. Face à ces manifestions, la droite, conformément à son ADN, a eu une réponse plurielle. Parmi les réactions, notre jeunesse de parti s’est fendue d’un communiqué de presse indiquant qu’elle appréciait la prise de conscience sur la question et qu’en bonne élève du libéralisme, elle encourageait la recherche et l’application de mesures incitatives en lieu et place de sanctions. Mention spéciale aux jeunes UDC vaudois qui ont préféré les actes à la parole en initiant une journée de nettoyage des forêts, prairies et bords du lac. L’exemple des jeunes UDC démontre que nous ne pouvons pas nous contenter du rôle de commentateur. En effet, nous devons mener des actions positives, non-extravagantes et surtout cohérentes avec notre discours qui prône aussi la non-exclusion de la

responsabilité individuelle. Initier ou participer à des actions de nettoyage des lieux publics, d’entretien de nos espaces verts, promouvoir des périodes incitants les citoyens à changer leurs habitudes en favorisant exclusivement les commerces et les produits locaux, voilà quelques exemples d’actions concrètes et faciles à conduire qui doivent apporter la preuve que notre jeunesse de parti ne se contente pas de rabâcher un catéchisme de droite mais au contraire, qu’elle s’engage activement pour faire face aux enjeux environnementaux.

Il est plus que jamais nécessaire de rappeler tant à la gauche qu’à la population que l’état n’a pas le monopole des solutions. Ce type d’actions permettra de casser cette image de simples opportunistes lorsqu’il s’agit du climat, tantôt « Jasager », tantôt « Neinsager ». C’est dans cette optique que le nouveau comité des JLRV veut initier un vrai changement de cap porteur de bons fruits, qui nous mènera sans doute à élargir voire à construire une collaboration avec les autres jeunesses de parti dans l’intérêt de notre pays et de notre planète.

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question de valeur

petite réflexion impertinente sur le désherbage par Jean-François Ramelet, pasteur, responsable de « l’esprit sainf, une oasis dans la ville » à Lausanne

Connaissez-vous Jean Grosjean (1912-2006) ? C’est un monument de la littérature française selon JeanMarie Le Clézio (Prix Nobel de littérature 2008). Grosjean est le traducteur d’Eschyle, de Sophocle, de Schakespeare, de la Bible (La Pléiade), du Coran et auteur d’une œuvre poétique saluée par de nombreux prix. Si j’en parle ici, c’est que je viens d’apprendre incidemment qu’une bibliothèque renommée de Lausanne dont je suis membre, avait « désherbé » ses livres. Les bras m’en tombent. Le vocable peut faire penser à « Monsieur jardinier », au glyphosate ou à Bayer, c’est selon. Dans le jargon bibliothécaire, le terme désigne le processus qui vise à trier et éliminer les livres les moins lus des rayons d’une bibliothèque, ou considérés comme de peu d’intérêt pour faire place à de nouvelles acquisitions. Désherber est moins coûteux que d’agrandir les rayons et les murs de ladite bibliothèque. Pas de pitié pour les ouvrages de Jean Grosjean, désherbés sans état d’âme. Allez savoir pourquoi, cette nouvelle, somme tout anodine, a provoqué des liens étonnants dans mon esprit. Quelle synapse a-t-elle été activée pour que je pense à la fameuse affaire

Quels livres sacrifier ? Lambert qui défraie la chronique chez nos voisins français, ou encore au livre de Claude Mermod : « Je vais mourir mardi 18 » qui évoque la question du suicide assisté. Comment se faitil que le désherbage des livres de Jean Grosjean ait suscité une telle connexion ? Car j’ai bien conscience qu’il est inconvenant de rapprocher le destin de livres (fussent-ils de la prestigieuse collection de la Pléiade) et celui de personnes souffrant d’un mal incurable. Sans doute l’activation neuronale, vient-elle d’un malaise diffus. Un vertige à l’idée que l’on ait pu éliminer les livres de Grosjean dans un lieu qui

SOLDES

pourtant avait vocation de promouvoir et préserver la littérature. Toute proportion gardée, j’éprouve le même malaise face à la libéralisation du suicide assisté à laquelle on assiste sans mot dire en Suisse, où l’on délivre la potion létale à des personnes souffrant de polypathologies, un euphémisme pour parler de la vieillesse. Un courant ultra libéral au sein d’Exit (en Suisse alémanique), veut encore aller plus loin et milite pour le libre accès à la potion létale sans ordonnance et sans motif médical. Je peux sans peine concevoir que face à des maladies incurables ou des souffrances intolérables (il existe des

douleurs que l’on ne peut soulager), une personne puisse désirer la mort. Je n’ai jamais hésité comme pasteur à accompagner des personnes qui avaient fait ce choix douloureux et je pourrai être favorable à une forme très cadrée d’euthanasie ; une pratique qui me paraît moins hypocrite que celle qui prévaut en Suisse. Il n’empêche : je m’insurge contre la tendance actuelle qui va vers une libéralisation totale du suicide assisté au nom de la liberté individuelle et l’autonomie idolâtrée du sujet. L’accommodement de notre société et de nos politiciens, indifférents face à ce glissement me dérange. Ne voient-ils pas l’émergence d’un véritable commerce de la mort ? Est-ce de la complaisance pour ces trépas anticipés que des bonnes âmes nous vendent comme propres, économiques et hygiéniques (des morts « Swiss made » en quelque sorte) ? Est-ce par souci de faire des économies (aux assurances et à la société) ? Contrairement à la bibliothèque, je suis d’avis qu’il est temps de créer et d’élargir les murs des unités des soins palliatifs pour que toutes personnes souffrant d’une maladie incurable et en fin de vie puissent y trouver une place et y être accompagnés avec la patience, la bienveillance et les soins donnés pour une mort digne. Attention, un désherbage peut en cacher un autre !

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dans le monde

parlement européen : prime au fédéralisme

par Pierre Schaeffer

En première lecture, le Parlement européen sort affaibli du dernier renouvellement. Les deux grands partis de droite et de gauche, qui se partageaient la majorité depuis 40 ans, devront désormais négocier des compromis avec un tiers-parti centriste, composé de démocrates et de libéraux, alors même qu’à l’extrême droite plusieurs groupes souverainistes camperont en lisière, rassemblés sur un consensus fragile, le refus de l’immigration. Mais l’arbre des dernières élections européennes cache-t-il la forêt, celle d’une évolution du Parlement européen, dans sa légitimité, avec une progression des suffrages qui dépassent les 50 %, dans son pouvoir, avec la montée des périls représentés par la prépondérance de deux empires, celui des étatsUnis et celui de la Chine ? On mesure que le Parlement européen réélu en mai dernier n’est pas le énième du genre, 40 ans après celui de 1979, créé à l’initiative du noyau dur d’une Europe représentée par Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing. L’objectif était alors de démocratiser les institutions européennes, technocratiques dans leur conception initiale du Traité de Rome (1957). L’élection du Parlement européen au suffrage universel représentait un vrai progrès démocratique dans une

constellation d’institutions politiques cohérentes dont on va immédiatement mesurer le poids après l’élection du Parlement européen. C’est d’abord le renouvellement de l’exécutif communautaire, la Commission et son président, élu après un double vote des états en Conseil des ministres et du Parlement européen. Au demeurant, le nouveau président destiné à succéder au Luxembourgeois, Jean-Claude Junker, pourrait n’être ni allemand ni français, pour cause de désaccord des deux états et de renvoi de la présidence à un état « intermédiaire » qui a toute chance de venir de l’Europe septentrionale, l’Europe de la mer du Nord et de la Baltique, centre de gravité actuel de l’Union européenne (UE). L’autre nomination d’importance qui entre dans le dispositif institutionnel européen est celui du président de la Banque centrale européenne qui ne devrait pas échapper à l’Allemagne, représentée par le président de la Bundesbank qui devra affronter deux difficultés majeures. C’est d’abord le maintien ou non d’une politique monétaire « accommandante » destinée à se substituer aux politiques budgétaires des états aujourd’hui paralysées par la dette, au prix de taux d’intérêt nuls ou négatifs, de plus en plus contestés par l’épargnant allemand. C’est ensuite la menace d’une crise « grecque » en

Italie dont la dette doit être restructurée contre le gré du gouvernement souverainiste, aujourd’hui menacé de sanctions par Bruxelles. L’avènement d’une constellation européenne moins soumise au noyau dur franco-allemand ouvre la voie, élargie par le Brexit, à une UE rééquilibrée, dont pourrait bénéficier le futur accord institutionnel de la Suisse, plus égalitaire au profit des états intermédiaires, ceux d’Europe du Nord qui ont toujours défendu le fédéralisme contre les états-Nations, la France en particulier, mais l’Allemagne aussi après avoir renoncé à la démocratisation de la construction européenne. C’est au

nom de ce fédéralisme réhabilité que les états d’Europe du Nord ne cessent d’appeler au respect des traités et d’abord du Traité de Maastricht sur l’Union monétaire. Ces élections européennes n’ont pas été une simple routine. La quantité, c’est-à-dire le nombre d’électeurs qui se sont exprimés se change en qualité, celle qui génère une UE plus cohérente autour de ses traités, plus égalitaire entre ses états, pour tout dire plus fédérale grâce à la faiblesse du noyau franco-allemand et du retrait du Royaume Uni, dans un monde dominé par le duopole sino-américain.

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frivolités essentielles

on met le feu

kyriakos ou le népotisme à la grecque...

que des questions et des questions ?

par Jerry Khan & associés

Dorénavant le Conseil d’état met au mieux six mois, mais plus régulièrement au minimum une année pour répondre aux interpellations, alors que légalement il n’a que trois mois. Le Parlement vaudois a trouvé un nouveau jeu : poser plein de questions. Réponse la semaine suivante. Scandale ! Voilà l’administration sous pression avec un jour de congé supplémentaire, le lundi de Pentecôte, pour répondre au record de 26 questions… Du coup, Nuria Gorrite veut arrêter de jouer et légiférer. Dur dur d’être présidente…

pas de question

Mon chouchou shooté, son successeur pas chouchou... par Fabienne Guignard

Vous connaissez Kyriakos Mitsotakis ? Bien sûr que non sauf si vous êtes Grec… Et bien c’est celui qui va shooter Alexis du pouvoir le 7 juillet prochain… Elections anticipées obligent… La droite vient de tout rafler lors des récentes élections. Syriza n’a plus rien sauf la Crète… Pauvre Alexis… Mais qui est donc ce Kyriakos ? Un type plutôt élégant, pas franchement beau, 1,90 m, polyglotte. C’est surtout le chef du clan Mitsotakis, un membre imminent d’une riche et grande famille de politiciens. Elle revient aux affaires…

« berlin regretterait presque mon chouchou. » Alexis n’est plus en odeur de sainteté (lui l’athée). Son charisme ne suffit plus à combler les espoirs des Grecs quand ils reçoivent leur feuille d’impôt, leur fiche de paye et leur retraite… Les Grecs sont pauvres. Ils ont choisi un peu par dépit, Kyriakos, le leader de l’opposition de droite : « Un fils de ». Faut dire qu’il n’y avait personne d’autre de crédible… Alexis avait tout fauché sur son passage en 2015… Un peu comme Emmanuel. Aujourd’hui le népotisme reprend ses droits. Une tradition. Je vous explique. 16 | tribune | No 6

Le père de Kyriakos a été premier ministre. Sa maman était son chef de cabinet, sa sœur Doria, ministre de la culture, une très jeune et jolie femme.

« la petite famille au grand complet aux manettes de l’état. » Elle a fait du chemin. La voilà Maire d’Athènes durant les fameux JO de 2004, (ceux où il a fallu faire recours en urgence à des entreprises étrangères pour finir à temps les constructions…), puis ministre des affaires étrangères sous l’ère Karamanlis, celui-là même qui a pris quelques libertés avec les comptes du pays… Elle est membre du parlement comme lui. Son jeune neveu, Kostas, sera très tôt gouverneur d’Athènes, un préfet quoi, et depuis quinze jours Maire de la Capitale car tête de liste du parti Nouvelle Démocratie dont il est lui, Kyriakos, le président national. C’est pas beau ça… La petite famille au grand complet aux manettes de l’état. Il y aura sûrement bientôt quelques cousins, beaux-frères et autres nièces pour compléter le tableau. Ils se partageront le gâteau avec l’aval de leurs électeurs qui connaissent très bien la maniclette… Mais bon.

C’est finalement rassurant de voir revenir les bonnes vieilles habitudes… Et la presse se tait. Chez nous les têtes de liste ça n’existe pas. On met les sortants en tête, on biffe, on cumule, on compose sa liste… Bref on choisit mais en Grèce, comme en France, en Espagne d’ailleurs, l’électeur choisit une liste dont l’ordre d’élection est défini à l’avance et le champion désigné par son parti est forcément élu… Super… Kyriakos, c’est plutôt un modéré, qui a fait ses études à Stanford. L’ennemi numéro un d’Alexis. Il était contre tout, surtout contre l’accord historique avec la Macédoine du Nord… Il veut baisser les impôts, la TVA. Mais comment va-t-il faire ? Il doit produire des excédents budgétaires de 3,5 % pour rembourser ses créanciers. Sinon, couperet, menaces, sanctions. La Troïka a été si intransigeante avec le gouvernement d’Alexis. Le sera-t-elle autant avec un des leurs ? Car Kyriakos est l’un des leurs, membre du PP, le parti d’Angela. Mais la droite grecque n’a pas toujours été fiable… Alors Berlin regretterait presque mon chouchou… Obtiendra-t-il quelques petits arrangements refusés à Alexis ? Les petits arrangements entre amis… Suffit d’être dans le bon camp… Et Alexis, c’est sûr, ne l’était pas…

Suite à l’interminable série de questions, non seulement l’administration a été sous pression, mais c’est la buvette qui a fait le plein tout l’aprèsmidi. Jamais le chiffre d’affaires n’a été aussi important… En la matière le PLR est particulièrement à l’aise, car aucun député(e ) PLR n’avait posé de questions, c’est bien connu le PLR est pour le moins d’état. Par contre faire fonctionner la buvette, là on peut aider !

toutes en mauve Après les signes de solidarités avec le cancer du sein, où tout le monde avait un truc rose, maintenant avec la grève des femmes, toutes étaient habillées avec du mauve. C’est plus un Parlement, c’est la fashion week ! C’est Zalando qui doit être content… publicité

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Profile for Laurine Jobin

TR Juin 2019  

TR Juin 2019  

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