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tribune L e j o u r n a l d u P L R va u d o i s organe

issu

du

mariage

de

sommaire Edito et Mibé 2 Message du président 3 Fiscalité des entreprises, par P. Broulis 4 Point fort – Opinion 9, 13 Les députés en action 11 Chroniques 14, 15

la

JAB 1005 Lausanne Place de la Riponne 1 – 1005 Lausanne Annoncer les rectifications d’adresse

| N o   5 | m e r c r e d i 2 8 m a i 2 014

N o u v e ll e

Revue

radicale

et

du

Forum

libéral

la femme dans notre société

quand compétence et féminité feront-elles bon ménage ? bientôt sûrement...

politique fédérale

Le temps nous donnera raison Page 5

dossier femmes

62 millions

de femmes dans l’ue ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles selon une dernière étude. Pages 6, 7 et 8

coup de griffe

Passons à table. Mangeons des grillons ! Page 12

frivolités essentielles Le retour de Ségo

L’identité, l’image et le rôle de la femme dans la société et dans le monde du travail n’ont pas encore trouvé leur équilibre. Les clichés sont bien présents. Faisons le point de la situation dans notre dossier Femmes. Commentaires et analyses. Pages 6, 7 et 8

Page 16 Administration : Tribune, place de la Riponne 1, 1005 Lausanne, T : 021 323 72 78, F : 021 320 60 86, E : tribune@plr-vd.ch Editeur : PLR.VD. Rédaction : Fabienne Guignard, rédactrice en chef, E : tribune@plr-vd.ch Publicité : IRL Plus, T : 021 525 48 73, E : publicite@irl.ch BCV c.c.p : 10-725-4 / IBAN : CH42 0076 7000 Z525 3578 7 Layout : PLR Vaud


édito

la femme, ce maillon fort par Fabienne Guignard, rédactrice en chef

S’il est de nos jours un sujet délicat à traiter, c’est bien celui de la condition des femmes dans notre société. Parce que d’aucuns pensent qu’elles ont pris le pouvoir rendant parfois les hommes perturbés ne sachant plus comment se comporter, d’autres estiment que la femme objet est vraiment de retour. Avec ces starlettes de téléréalité qui donnent, perchées sur leurs talons de 12 cm et dans des tenues plus que vulgaires très souvent, une image de la femme bien loin d’être valorisante. Harcèlement sexuel, violences domestiques, mobbing sont pourtant le lot de bien des femmes aujourd’hui encore, dans leur vie privée comme au travail. Cela peut paraître paradoxal même contradictoire mais ça l’est. Alors dire que l’égalité homme femme est acquise est un bien grand mot même si des efforts juridiques et institutionnels considérables ont été réalisés ces dernières décennies. Bien des familles monoparentales connaissent la précarité. Le monde du travail ne leur offre à ces femmes que des postes subalternes. Parler de quota, de carrière professionnelle, de parité salariale ou tout simplement d’égalité des chances est encore un but vers lequel il faut mettre toute son énergie. Hommes et femmes ensemble. La société a changé. La femme n’est plus la seule responsable du ménage, des enfants, de la famille même si elle reste, on le voit tous les jours, le maillon fort, celui de la logistique. Car c’est bien l’homme qui dans ce contexte est le maillon faible de par son manque d’engagement. Peut-on le lui reprocher, lui qui depuis des millénaires – c’est donc dans ses gènes – voit la femme en charge des tâches les plus ingrates. Voilà pourquoi TRIBUNe met dans cette édition la femme en exergue car le débat doit se poursuivre et les solutions être trouvées dans la sérénité et pour longtemps. Ce ne sont pas que des mots, «la femme est l’avenir de l’homme», écrivait Aragon. Beaucoup ont semblet-il la mémoire courte. J’aime à penser que c’est peut-être vrai… 2 | tribune | No 5

ils ont dit

roxane faraut

fathi derder

pascal broulis

«en 2012 il manquait dans notre canton 1300 places de crèche et environ 25 % de l’offre actuelle en parascolaire. »

« depuis quelques mois, deux partis s’acharnent à déstabiliser le pays. heureusement, le plr assume ses responsabilités et reste garant de notre stabilité. »

« contre l’immigration de masse, il était indispensable de fixer un cap, de remettre de la prévisibilité dans notre économie. »


message du président

explosion en plein vol de notre neutralité par Frédéric Borloz, président du PLR Vaud, député

Les sujets des votations du 18 mai dernier ont largement mobilisé nos sections. Près d’une trentaine d’entre elles ont tenu des stands. C’est de bon augure pour les prochains sujets comme la Caisse unique, l’initiative Ecopop ou le revenu de base inconditionnel, ou pour les élections qui approchent. A cette mobilisation de notre parti fait écho celle des citoyens. Les scores contre le salaire minimum et contre l’initiative de Franz Weber sont autant de satisfaction, compte tenu de la forte participation. Les défaites du Gripen et du ministre de la Défense sont, quant à elles, regrettables.

« comment prétendre être neutres si nous ne sommes plus à même d’assurer la police aérienne de notre pays?» Rien ne sert de revenir aujourd’hui sur la qualité du processus de choix de l’avion, sur les caractéristiques de l’avion, sur la qualité de la campagne ou encore sur les propos du leader dans ce dossier. En revanche, notre sécurité et surtout notre neutralité méritent désormais que l’on remette l’ouvrage sur le métier. Nonobstant ce que la gauche antimilitariste a pu revendiquer au soir de sa victoire, le NON sorti des urnes n’est pas venu sanctionner l’armée mais un avion qui n’a pas convaincu. Certains même pour sanctionner un parti. Au sortir du NON du 18 mai, c’est bel et bien notre neutralité à brève échéance qui ressort menacée. Car comment prétendre être neutre si nous ne sommes plus à même d’assurer la police aérienne de notre pays ? Le Département de la défense doit donc au plus vite se remettre en ordre de bataille pour proposer aux Chambres fédérales un nouveau dossier, bien ficelé cette fois. La sécurité a un coût, qu’elle soit civile ou militaire. Des efforts doivent certes être consentis dans tous les départements fédéraux, mais un rapide calcul révèle que c’est le Département de la défense

qui a réalisé les plus grosses coupes ces dernières années. Prétendre à la neutralité en sous-traitant la sécurité de notre espace aérien et non seulement illusoire, mais surtout pas sans conséquences financières. Il y a des chances que l’achat d’avions reviendrait au final bien moins cher à long terme. Serions-nous prêts à intégrer l’OTAN, à demander à l’Allemagne ou à la France d’assurer notre police aérienne? Rien n’est moins sûr. Notre réflexion sécuritaire mérite mieux que cela. Car les Suisses tiennent à la neutralité. Au Département de la défense de rebondir aujourd’hui pour que les missions constitutionnelles de l’armée puissent être remplies et que notre statut de pays neutre perdure.

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politique cantonale réforme de la fiscalité des entreprises

«feuille de route » du conseil d’état

par Pascal Broulis, conseiller d’Etat

La fiscalité des entreprises est un sujet de réflexion depuis de nombreux mois, pour la Confédération comme pour les cantons. Nous devons répondre aux pressions qui contestent notre imposition différenciée des bénéfices, selon qu’ils sont de source nationale ou internationale. Venant de pays qui font eux-mêmes preuve d’une grande créativité dans ce domaine ces pressions sont discutables et je ne l’oublie pas. Mais on ne peut les ignorer. Elles désécurisent des firmes-clés pour la diversité du tissu économique, en particulier vaudois. De nombreuses solutions ont été envisagées. Inattaquable sur le plan de publicité

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4 | tribune | No 5

l’égalité de traitement la plus stable passe par un taux unique. Tout le problème consiste à le fixer. Il élèvera la facture des entreprises actuellement soumises à l’impôt différencié. Pour éviter leur exode il doit donc être compétitif vis-à-vis d’autres pays et cantons. Mais il doit aussi être supportable pour nos finances publiques car toutes les autres entreprises paieront moins.

«le canton prévoit une hausse des seuils de l’imposition à la dépense en lien avec la pratique fédérale. » C’est dans ce contexte que le Conseil d’Etat a présenté le 4 avril dernier sa « feuille de route ». Alors que les incertitudes se sont encore aggravées suite à l’acceptation de l’initiative « Contre l’immigration de masse », il était indispensable de fixer un cap, de remettre de la prévisibilité dans notre économie. Ce cap prévoit que le taux net vaudois d’imposition des bénéfices de 23 % – qu’il est d’ores et déjà prévu de réduire à 21,64 % d’ici 2016 (voir tableau) – sera encore progressivement baissé pour se fixer à 13,79 % à l’horizon 2020. Sur les plans national et international (voir tableau) cette diminution du taux vaudois répond à l’impératif de compétitivité posé ci-dessus.

Cantons et pays

Taux en vigueur Taux décidé en 2013 pour 2014

Taux décidé pour 2015

Taux visé en 2020

Zoug Schwytz

14,9 (17,5) 14,62 (17,12) 14,29 (16,67)

Vaud

23,0 (29,875) 22,33 (28,75) 21,64 (27,625) 13,79 (16,0)

Neuchâtel 14,16 (16,50) 13,40 (15,50) Obwald 12,66 (14,50) Nidwald 12,66 (14,50) Irlande 12,50 Lucerne 11,82 (13,40) *En pour-cent, taux net (et brut) d’imposition des bénéfices. L’impôt payé est déductible de la masse imposable. Le taux brut s’applique à celle-ci. Le taux net est celui effectivement payé une fois la déduction effectuée.

L’effet financier sera progressif, mais son impact sur le canton et les communes est estimé à quelque 450 millions de baisses de recettes brutes par an dès 2020. C’est envisageable à la condition – je le souligne – que la Confédération qui bénéficie largement de l’imposition des entreprises compense la moitié de la baisse, soit au moins 200 millions par an. Soucieux d’équilibres, le Conseil d’Etat a inscrit dans la même feuille de route des mesures liées et coordonnées à cette réforme. L’abaissement de la valeur locative en fait partie de même que l’augmentation des subsides pour l’assurance-maladie. Une partie des allègements d’impôts des entreprises sera redirigée vers les familles par une amélioration des allocations familiales (à la charge des employeurs) et de l’accueil de jour des enfants. Le canton prévoit encore, en lien avec la pratique

fédérale, une hausse des seuils de l’imposition à la dépense. La consolidation de la chaîne fiscale et l’amélioration de procédures d’aides sociales, induisant des économies, complètent le dispositif. Y compris la compensation fédérale attendue le coût de cette feuille de route est de l’ordre de 350 millions par an. Les communes sont également concernées et des discussions s’ouvrent avec leurs représentants. Au terme d’un processus qui démarrera avant l’automne, le projet législatif est programmé, si tout se passe bien, pour le 1er semestre 2015. La santé de nos finances, encore attestée par les comptes 2013, permet ce plan ambitieux. Il recèle des incertitudes et sera suivi de très près par le Conseil d’Etat. Mais surtout, et ce sera ma conclusion, il consolide l’avenir économique du canton.


politique fédérale la suisse et ses turbulences

le temps nous donnera raison par Fathi Derder, conseiller national

La Suisse traverse de sérieuses turbulences. Depuis quelques mois, deux partis s’acharnent à déstabiliser le pays. Heureusement, dans cette agitation, le PLR assume ses responsabilités, et reste garant de notre stabilité. Une attitude responsable qui sera payante, à terme, dans les urnes.

« sur la scène internationale, didier burkhalter se présente comme le meilleur président de la confédération que la suisse ait connu depuis longtemps.» D’un côté, poussée par l’agressivité revancharde de son vieux leader, la droite populiste s’attaque aux institutions fondatrices du pays. Parlement, gouvernement, banque centrale, justice: tout y passe. Au risque d’affaiblir la Suisse. Pour certains, visiblement, le marketing politique prime sur l’intérêt national. Les milieux scientifiques en ont déjà fait les frais : ils viennent de perdre une année de travail à tenter de réparer les pots cassés le 9 février. A terme, cela nous coûtera des points de PIB et des emplois. Les électeurs apprécieront. D’un autre côté, la gauche a choisi le même langage : elle multiplie les initiatives destructrices, et s’attaque aux forces vives de la Suisse, la souplesse de son marché du travail, et sa capacité à produire de la richesse. De droite et de gauche, deux attaques simultanées, et inquiétantes. Fort heureusement, ces salves révèlent quelques bonnes nouvelles. Deux, principalement. La première, c’est que le peuple n’est pas dupe. La gauche a reçu deux gifles consécutives sur « 1:12 » et le salaire minimum. De quoi doucher la frénésie socialiste pour de dangereuses initiatives populistes. La deuxième bonne nouvelle, c’est qu’il existe encore un parti capable de contrer les populismes de tous bords. Le PLR se bat, à Berne, sur tous les dossiers chauds du moment. De manière constructive. A commencer par notre indispensable

prospérité, pour laquelle nous avons présenté un programme complet de relance, jeudi dernier, avec mes collègues Ruedi Noser et Andrea Caroni. Au plus haut niveau de l’Etat, nos conseillers fédéraux travaillent avec une efficacité remarquable. Après l’accord avec la Chine l’année dernière, Johann Schneider-Ammann s’engage avec succès pour une politique d’innovation efficace, et vient d’obtenir deux victoires spectaculaires dans les urnes. Sur la scène internationale, Didier Burkhalter se présente comme le meilleur président de la Confédération que la Suisse ait connu depuis longtemps. A la présidence de l’OSCE, il effectue un travail de médiation exemplaire dans la

publicité crise ukrainienne. Sur le dossier européen, sa persévérance nous permet de garder des relations constructives www.sinosante.ch avec l’Union européenne. __________ Ensemble, Centre de médecine chinoise __________________________________ nos deux conseillers fédéraux mènent Acupuncture avec succès les négociations pour sauMoxibustion Massage Tuina ver les bilatérales, et nos emplois. Phytothérapie En résumé: le PLR tient la baraque, et Morges: La Gare 26 cela se voit. Les poussées populistes 021 802 08 88 nous ont fait du mal, ces vingt dernières Lausanne: Petit-Chêne 38 années. Mais les électeurs ne sont pas 021 312 61 18 dupes: ils voient le travail effectué. Vevey: Simplon 23 Nous devons nous battre avec persé021 922 33 88 vérance, et patience, pour 2015, 2016 Yverdon: Remparts 20 et 2017. Avec un objectif ambitieux: 024 426 88 88 la victoire du PLR. Nous pouvons gagner Nyon: Divonne 44 022 362 38 38 des sièges, seuls. Nous le devons, pour BON pour un bilan de santé chinois la Suisse. Le temps nous donnera raison.

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dossier femmes

suffragette un jour...

Le paradoxe de la femme: confiance en soi et fragilité. par Fabienne Guignard, rédactrice en chef

« Après avoir étudié la condition des femmes dans tous les temps et dans tous les pays, je suis arrivé à la conclusion qu’au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur demander pardon ». Voilà ce qu’écrivait Alfred de Vigny au XIXe siècle. Un visionnaire ? Non, un romantique. Mais dans la finalité, la phrase prend tout son sens par son actualité. A chercher des citations sur la condition des femmes, qu’il m’a été difficile d’en trouver une qui ne soit pas machiste ! Et c’est parfois avec surprise qu’on en découvre l’auteur. Monsieur de Talleyrand par exemple qui dira : « Là où tant d’hommes ont échoué, une femme peut réussir ». Bel hommage. Si la condition de la femme a connu des aléas, des avancées puis des retours en arrière, la voilà au centre véritablement des mouvements sociaux à la fin du XIXe siècle avec l’arrivée tapageuse des suffragettes dans les pays anglosaxons principalement. La femme égale de l’homme? Un concept nouveau apparu au cours de la deuxième partie du XXe siècle seulement. Droit de 6 | tribune | No 5

vote, liberté de gérer son corps, donc sa sexualité grâce à la contraception et à la libéralisation des mœurs ont bien entendu marqué l’évolution de la femme dans l’échelle sociale et sociétale. Quelques décennies plus tard, on peut raisonnablement se demander si la condition de la femme, sa liberté n’est pas en train de régresser même si, sur le plan juridique, les choses ont largement progressé.

«à chercher des citations sur la condition des femmes, il a été difficile d’en trouver une qui ne soit pas machiste !» Beaucoup de jeunes femmes oublient ou ignorent que les combats pour avoir le droit de maîtriser leur corps et leur image, sous toutes ses formes, sont une manière de prendre le pouvoir de leur vie ou tout au moins le garder. On voit aujourd’hui comme il est facile de dénigrer une femme, des sex tapes et vidéos entre copains, déjà à l’école, pour l’humilier telles les

20 000 femmes tondues après la Deuxième Guerre mondiale, la poitrine exhibée pour signifier que leur corps n’est pas moral. Mais c’est par le droit de vote que le combat de l’émancipation a débuté: Nouvelle-Zélande (1893), Australie (1902), Finlande (1906), Angleterre (1918), Etats-Unis (1919), France (1944). Et la Suisse? En 1971 sur le plan fédéral et en 1959 déjà dans le canton de Vaud, précurseur national. Rappelons que dans toute l’histoire de l’humanité, la Suisse est le seul pays au monde où le corps électoral masculin ait accordé le droit de vote aux femmes par un vote au suffrage direct (majorité du peuple et des cantons). Personne n’a fait mieux… La Suisse a été pionnière en matière d’avortement. La possible interruption de grossesse est inscrite en 1942 dans le Code pénal. Il faudra attendre 2002 pourtant pour que les femmes puissent avorter sans l’accord d’une commission de médecins. Notre pays fut ainsi l’emblème d’un Etat libéral. Et le canton de Vaud fut plus que d’autres ouvert à ces pratiques. De nombreuses femmes, suisses et étrangères, ont donc vu notre

Elégance et compétence. pays comme un eldorado de la liberté de la femme. Un peu comme il est perçu aujourd’hui très progressiste en matière de fin de vie. Le droit de vote universel en Suisse a ainsi participé à la création d’une nouvelle société où la femme doit avoir une place entière, égale de l’homme. On redéfinit la notion de famille (1988), d’autorité parentale (1978), le viol entre époux est reconnu en 1992 et poursuivi d’office dès 2003 tout comme les violences domestiques. Une avancée majeure. Le droit du divorce est


dossier femmes

suffragette toujours... modifié en 2000. C’est en 2005 seulement que l’assurance-maternité reconnaît le congé de maternité dans la loi. En matière d’argent, le Code civil est modifié en 1988. La femme a le droit d’ouvrir un compte, de gérer son argent librement. Elle pourra percevoir par exemple sa rente AVS (de 63 à 65 ans) sans que le montant ne soit directement versé sur le compte de son mari. Mais la loi ne suffit pas toujours et les mentalités ont du mal à suivre. Il n’était pas rare qu’un employé refuse d’obtempérer par peur d’un mari furieux. Les obstacles étaient plus sociaux que juridiques.

« on peut raisonnablement se demander si la condition de la femme n’est pas en train de régresser.» Contrairement aux idées reçues, les femmes ont toujours travaillé même si le mari, jusqu’en 1988, avait le pouvoir de le lui interdire... eh oui… Apparaissent alors les métiers dits féminins. L’inégalité des salaires devient vite un enjeu de la cause féminine tout comme la ségrégation des emplois et la précarité. Autre évolution, les femmes n’arrêtent plus de travailler lorsqu’elles ont des enfants. Est venu le temps d’associer vie professionnelle et vie privée. Le temps partiel fait son apparition, les préoccupations familiales comme la création de crèches, de cantines, d’horaire continu dans les écoles, la défiscalisation des frais de garde, le télétravail sont au centre des débats politiques. La réussite professionnelle se manifeste souvent dans des domaines délaissés par les hommes comme les soins, la médecine, le droit et l’enseignement. Moins de 5 % des postes de direction sont occupés par des femmes dans l’UE. L’accès aux études supérieures ne va décidément pas de pair avec égalité homme-femme. Marie Curie sera la première femme à recevoir un prix Nobel (1900) puis un deuxième en 1911. Coco Chanel ose montrer les chevilles de ces dames leur rendant liberté et aisance dans le mouvement. La mode devient pour la première fois l’alliée de la femme:

Le poids des responsabilités, de grands moments de solitude... féminine et pratique. Simone de Beauvoir écrira Le Deuxième Sexe en 1949 alors que la même année Mao interdisait la pratique mutilante des petits pieds. Preuve que le communisme a tout de même quelques avantages… Françoise Sagan publie Bonjour Tristesse qui fit scandale. Elle dira: «Aujourd’hui, les jeunes filles écrivent ce qu’elles veulent». Signe d’émancipation dans les années soixante, les femmes au volant et surtout propriétaires d’une voiture. Un symbole masculin par excellence qui vient de tomber.

La mixité des élèves à l’école marque aussi un pas dans l’éducation des femmes. Elles peuvent choisir leur métier. Quelques femmes d’envergure rentrent en politique : Simone Veil, Margaret Thatcher, Angela Merkel, Christine Lagarde. Ruth Dreifuss est la première femme présidente de la Confédération en 1999. En 2010, les femmes deviennent majoritaires au gouvernement suisse comme en Finlande, en Norvège, en Espagne et au Cap Vert. Et en 2012, c’est le Canton de Vaud

qui entre dans le palmarès des gouvernements féminins… Quel paradoxe pour la femme, à la fois libre de ses actes et de son destin, indépendante et égale tout en restant objet du désir de l’homme. Ni l’homme ni la femme n’ont à ce jour trouvé la formule de l’équilibre idéal entre compétence et féminité. Les excès sont partout et dans tous les sens. Voilà bien un défi qu’il s’agira de relever et comme le disait Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Et c’est l’œuvre d’une vie… No 5 | tribune | 7


dossier femmes conciliation vie familiale, vie professionnelle

souplesse et flexibilité par Roxane Faraut, présidente PLR Nyon, vice-présidente des Femmes PLR Vaud

Encore aujourd’hui, lorsque nous parlons de conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, notre regard tend à se focaliser sur l’aide que nous pourrions apporter aux femmes, afin de les aider à pouvoir mener de pair tant leur rôle de maman que leurs ambitions professionnelles. Personne n’est à blâmer dans cette idée que la diminution du temps de travail est – et reste – l’apanage des femmes. Les chiffres suisses sur le temps partiel sont parlants. A l’arrivée d’enfants dans la cellule familiale, 65 % des femmes ont un emploi à temps partiel alors que seuls 3,5 % des hommes réduisent les heures passées au travail. Le partage du temps partiel femmes/ hommes paraît pourtant une des pistes à sérieusement encourager. En effet, si dans un couple, les deux parents acceptaient un emploi à 80 %, non seulement la possibilité de faire carrière serait possible pour les conjoints mais, les besoins en structures de gardes seraient modifiés. De plus, les attentes des hommes sont encore minimisées concernant ces problématiques, mais tout porte à croire que les papas de demain (génération Y) attendrons de l’entreprise plus de souplesse et de flexibilité afin de concilier leurs obligations professionnelles et familiales. publicité

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A nous politiques de réfléchir et proposer des solutions afin de faire évoluer tant les mentalités concernant le temps partiel, mais d’aussi encourager les entreprises à miser davantage sur des modèles de travail innovants comme le télétravail. Le monde de l’entreprise semble prêt à ces évolutions, economiesuisse et l’Union patronale suisse venant d’éditer un papier de position allant en ce sens. En matière de garde hors du milieu familial, bien que le canton de Vaud soit doté de la loi sur l’accueil de jour concernant les structures pré et parascolaire, l’offre reste insuffisante pour les modes de garde institutionnels et collectifs. En 2012, selon le rapport mené conjointement par la FAJE et l’IDHAEP, nous manquions dans notre canton, de 1300 places de crèche et d’environ 25 % de l’offre actuelle en parascolaire. Les coûts de ces structures restent encore dispendieux pour les jeunes ménages, en raison par exemple, de réglementations draconiennes imposées par le SPJ. Un assouplissement du taux d’encadrement dans les structures d’accueil, permettrait soit d’en diminuer les coûts ou de créer des places supplémentaires. En outre, une déduction plus importante pour les frais de garde, une augmentation des allocations familiales ou la création de bons de garde, encourageraient certainement les femmes à un retour à l’emploi après une grossesse. Au lendemain du OUI à l’initiative sur l’immigration de masse, les entreprises basées dans le canton de Vaud auront plus que jamais besoin de mesures qui permettent d’utiliser au mieux les ressources nationales disponibles et particulièrement celles des femmes. Dans un pays où femmes et hommes ont un excellent niveau de formation, dans une Suisse moderne où les parents ont le désir de pouvoir décider librement quelles sont les conditions de prise en charge adaptées à leurs besoins, il est indéniable que c’est à nous PLR, de proposer les conditions-cadres nécessaires à la voie libérale pour concilier vie familiale et vie professionnelle. Qui est en fait l’affaire de tous...


point fort 15 millions pour les améliorations foncières

politique de la terre brûlée et jacquerie au grand conseil !

par Jean-Marie Surer, député, président du groupe PLR au Grand Conseil

Le fait n’est pas nouveau, les passes d’armes lors des débats du Grand Conseil sont plus faciles à monter en épingle qu’à se plonger dans le fond complexe des dossiers débattus. Un article paru le 14 mai dernier en témoigne. Parallèlement, il est toujours plus simple de s’ériger en victime plutôt que d’affronter les critiques et de dégager des solutions. Mme Métraux l’a bien compris lorsqu’elle a préféré s’offusquer d’un débat vif au parlement sur les améliorations foncières plutôt que de reconnaître les besoins du monde agricole et de l’économie. Plantons le décor. Le crédit-cadre 2010-2014 permettant d’offrir un cadre organisationnel approprié pour gérer les aspects fonciers et financiers de projets publics ou privés de mise en valeur du sol, était épuisé depuis belle lurette. De nombreux projets se trouvaient menacés par les délais d’attente. Le groupe agricole du Grand Conseil, par la voix de son président, Eric Sonnay a donc

demandé une rallonge supplémentaire au Conseil d’Etat, suggérant de passer à 15 mios de rallonge, en lieu et place des 8.5 mios avancés. Ceci, rappelonsle, pour permettre de répondre aux promesses émises à un certain nombre de projets. Goûtant peu cette demande, le gouvernement a fait planer la menace de retirer le projet de décret. En clair: vous voulez plus de fonds aujourd’hui, nous pourrions supprimer le décret ou réduire la voilure dans le prochain décret… Cette politique de la terre brûlée, que la majorité de gauche du gouvernement semble privilégier aujourd’hui, s’est révélée aussi détestable que stérile. Pire, cette surdité aux attentes des députés n’a contribué qu’à jeter de l’huile sur le feu. Alimentés par ce chantage, les débats se sont envenimés. Jamais toutefois, les attaques n’ont été personnelles comme semblent l’avoir interprété la ministre ainsi que la presse. Si les desiderata des députés servent de prétextes à la majorité de gauche pour hausser le ton et user de chantages, l’atmosphère du Grand Conseil risque

vite de ne plus être respirable. Ce d’autant plus que cette augmentation a passé la rampe, haut la main lors du vote,

puisque 104 députés l’ont approuvée (23 abstentions). Dans ce dossier, le courant n’a tout simplement pas passé.

coup de gueule

homme d’état ou gartenzwerg ? par Jacques Décosterd, conseiller communal, vice-président PLR sous-arr. Riviera

La polémique est partie d’une plaisanterie douteuse du conseiller fédéral Ueli Maurer. Certes, les femmes ont été attaquées et maltraitées par ses propos. Certes aussi, leurs réactions qui ont suivi, cinglantes, imagées et socialement réseautées sont compréhensibles, bien qu’il eut été plus avisé de laisser ses paroles scabreuses s’enfoncer dans la gadoue d’où elles n’auraient jamais dû sortir. Soit ! Mais, une fois l’écran de fumée de la provocation dissipé, que retenir du langage et du comportement de cet homme politique censé être l’un des

« sept sages » ? D’un homme exerçant une des plus hautes charges de l’Etat n’est-il pas attendu un autre niveau de discours, légèrement plus élevé que la corolle des pâquerettes ? Apparemment Monsieur Maurer s’en

moque et s’accommode de cet esprit qui sied mieux à un chef de parti qu’à un homme d’Etat, sans égard pour personne. Dans le contexte actuel, la Suisse a pourtant un urgent besoin d’envergure politique, intérieure et extérieure, et ne peut se contenter d’avoir au gouvernement un poids mort au charisme inexistant. La seule vision de Monsieur Maurer est celle d’une Suisse dont le nain de jardin est l’emblème. Soumis aux caprices du temps, mais imperturbablement immobile ! Alors, quel crédit accorder à cet homme, à ses paroles, à son (in)action ? Car la crédibilité d’un pays ou d’un canton tient à la capacité de ses ac-

teurs politiques, et en l’occurrence de son collège gouvernemental, à se projeter et à défendre les intérêts de ses citoyens et de ses entreprises avec le respect qui leur est dû. Cette hauteur de vue est une composante essentielle que doit posséder tout homme ou femme politique, qui plus est si il ou elle est membre d’un exécutif. La polémique n’y a aucune place, l’humour potache non plus ! Le succès d’un pays ne se construit pas sur cette base et c’est pour l’avoir oublié, volontairement ou pas, que Monsieur Maurer doit être blâmé, par ses pairs d’abord, puis par les électeurs. Aujourd’hui plus qu’hier, l’Ueliganisme n’est pas admissible ! No 5 | tribune | 9


vu dans le canton

hommage à jean-jacques cevey par Fabienne Guignard

Il est des personnalités politiques que l’on ne peut laisser s’en aller sans dire un mot. Sans leur dire merci. JeanJacques Cevey allait souffler en juin ses 85 bougies dont un bon nombre d’entre elles ont été dévouées à la politique et au journalisme. Car ne l’oublions pas JJC, licence de droit en poche, aura été rédacteur en chef du Journal de Montreux puis de la Nouvelle Revue de Lausanne, devenue depuis la fusion libérale-radicale, TRIBUNe PLR. Ce n’est donc pas sans émotion que je me souviens de cet homme, véritable homme d’Etat, belle plume, bel orateur, qui s’est

tions Leenaards et Jean Planque, économiques en présidant les destinées pendant 14 ans de l’Office national suisse du tourisme, actuel Suisse Tourisme, scientifiques en présidant l’Institut suisse de recherche sur le cancer ou politiques à la tête de l’organisation des Suisses de l’étranger. Merci Jean-Jacques pour le travail accompli. Tu as eu ce que l’on appelle une vie bien remplie. Je crois savoir que tu as été heureux et c’est bien ce que l’on peut souhaiter à tout homme, d’Etat ou pas, au moment où s’ouvre un autre destin, inconnu mais peut-être bien tout aussi magnifique… Bon voyage!

démené en son temps pour que notre parti garde son organe de presse. Jean-Jacques Cevey, c’est aussi cette bête politique qui, en tant que syndic de Montreux, député et pendant 24 ans conseiller national, sans oublier son passage de huit ans à la présidence du Parti radical vaudois, aura marqué de son empreinte les Vaudois et le parlement national. Il le présidera d’ailleurs en 1987. Jean-Jacques Cevey était bien sûr un homme de conviction, tombé très jeune dans la marmite de la politique, mettant son intelligence, ses réseaux, son influence au service de grandes causes: culturelles comme les fonda-

assemblée générale jlrv

quelle belle équipe !

Les Jeunes libéraux-radicaux vaudois, réunis en assemblée générale ordinaire en avril dernier, ont élu Oriane Engel à la présidence, Loïc Hautier à la viceprésidence, Jonathan Kuntzmann à la trésorerie et Victor Braune au poste de secrétaire. Le comité est complété par Maxim Wuersch, Jérémy Berthet, Matthieu

Delacrétaz, Alexandre Favre et Marc-Antoine Siegwart. Un nouveau comité dynamique, issu de tous les milieux professionnels et dont le plus jeune membre est âgé de 15 ans, est prêt à relever les défis majeurs qui l’attendent lors de ces prochaines années. Le comité, appuyé par plus de 150 membres, souhaite continuer

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à promouvoir les JLRV comme étant le premier parti défenseur des intérêts de la jeunesse dans le canton de Vaud. La réélection d’Oriane Engel à la tête des JLRV témoigne de la satisfaction des participants au travail accompli depuis deux ans par la présidente et l’ensemble de son comité. C’est un signal clair donné que le cap suivi doit être maintenu pour asseoir la légitimité des jeunesses libérales-radicales, renforcer leur poids politique et pour accroître le nombre de militants et sympathisants au sein des jeunes. Durant ce nouveau mandat, l’équipe nouvellement constituée continuera à défendre les valeurs qui lui sont chères comme la liberté et la responsabilité, en poursuivant notamment le combat mené depuis

plusieurs mois au travers de leur pétition contre la LADB. Les prochaines échéances électorales sont également en point de mire ; les JLRV vont s’employer à présenter des candidats de qualité, tout en soutenant l’ensemble des listes PLR pour que les succès soient au rendez-vous. Pour terminer, les JLRV adressent de chaleureux remerciements à Fabien Baeriswyl, Arnaud Benjamin, Richard Medlinger et Baptiste Muller, tous les quatre membres sortants du comité. Un merci particulier à Baptiste Müller qui a œuvré au poste de vice-président ces deux dernières années. Bonne et longue route à vous tous ainsi qu’aux JLRV ! Le comité JLRV


les députés en action par Nicolas Tripet, secrétaire général adjoint

combler les retards en matière d’améliorations foncières (af)

Grâce à l’amendement du député Eric Sonnay déposé au nom du groupe agricole du Grand Conseil, le parlement a accepté à une très large majorité de rattraper le retard accumulé depuis 3 ans dans le crédit alloué aux Améliorations Foncières (AF). En effet, ce dossier est à l’étude depuis 3 ans et le champ d’application des AF a été élargi: construction de bâtiments ruraux en plaine, installations d’irrigation des terres agricoles, projet de développement régional agricole. Il est donc juste de rétablir ce crédit additionnel (+6,5 millions) pour permettre un rattrapage complet des retards pris ces dernières années

Jeudi 5 juin 2014, 12 h - 14 h Restaurant du Théâtre, Lausanne n  Stamm mensuel Invité d’honneur : Vincent Baudriller, nouveau directeur du Théâtre de Vidy. Prix du repas, boissons comprises, CHF 40.–/pers. Inscription 079 210 61 58 ou françoise.longchamp@bluewin.ch

plr vaud Congrès

dans l’examen et le traitement des demandes. Cela permettra ainsi aux nombreux exploitants agricoles qui sont en difficulté économique de pouvoir réaliser des projets essentiels à leur survie. Lors de l’entrée en matière, le Conseil

d’Etat avait menacé de retirer le projet de loi si ledit amendement était accepté. Devant la détermination du plénum pour soutenir les milieux agricoles et viticoles, le Conseil d’Etat n’a pas mis sa menace à exécution.

comme la plupart des Cantons suisses – considérait comme agricole, au sens fiscal, tous les immeubles employés dans le domaine et ce, quelle que soit leur affectation au sens de l’aménagement du territoire (zone agricole ou à bâtir). En cas de vente d’un immeuble

agricole ou de transfert de la fortune commerciale à la fortune privée, seule la reprise d’amortissement était imposée au titre de l’impôt sur le revenu. Le solde de la différence était en revanche imposé au titre de l’impôt sur le gain immobilier. Cependant, l’application dudit arrêt entraîne une imposition au titre de revenu non plus seulement sur la reprise d’amortissement. L’imposition passe alors de 7% à 40% environ. Il en résulte, en cas de cessation d’activité agricole lors de retraite ou de legs, une véritable asphyxie fiscale. Dans certains cas, un paysan se verrait même obligé de vendre sa ferme pour s’acquitter des charges fiscales. Une aberration!

Gland, salle de Montoly Projection du match Suisse-Honduras dès 22 h ! n Mercredi 8 octobre 2014, 20  h

les mousquetaires et leurs amis

Jeudi 12 juin 2014, 12 h Restaurant Le Vaudois, Lausanne Orateur : Laurent Wehrli, président du Grand Conseil.

plr sections & arrondissements n Assemblées générales grandson

Mercredi 4 juin 2014, 20 h Salle du Conseil communal

aigle

Mardi 10 juin 2014, 20 h Salle Frédéric Rouge

lausanne

Jeudi 12 juin 2014, 19 h 30 Restaurant Le Vaudois

lucens

Lundi 16 juin 2014, 19 h 30 Ancien Collège de Lucens

épalinges

Jeudi 19 juin 2014, 19 h

lavaux-oron

clients américains non-déclarés

quelles conséquences pour le canton? Les questions fiscales avec les EtatsUnis sont décidément d’une brûlante actualité. La presse a dernièrement rapporté que Retraites Populaires avait accueilli des clients américains ayant souscrit des assurances-vie auprès de leur institution. Si les clients concernés étaient déclarés, il n’y aurait pas de quoi inquiéter l’établissement. En revanche, si ces derniers n’étaient pas en règle avec le fisc américain, de lourdes sanctions et des conséquences financières seraient à prévoir. Ainsi, la députée Catherine

plr lausanne

n Mercredi 25 juin 2014, 19  h 30

une fiscalité agricole qui asphyxie

Dans la cadre de l’épineux dossier de la fiscalité agricole, Alexandre Berthoud a fait voter une détermination demandant au Conseil d’Etat d’intervenir auprès du Conseil fédéral pour revenir sur un récent arrêt du Tribunal fédéral. Auparavant, le Canton de Vaud –

votre agenda politique

Jeudi 19 juin 2014, 20 h Restaurant du Port, Pully

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Jeudi 3 juillet 2014, 18 h 30 Foyer du Collège

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Labouchère a interpellé le Conseil d’Etat en vue d’obtenir quelques éclaircissements sur la manière qu’a Retraites

Populaires d’appliquer l’accord FATCA et si, en cas d’amende, le canton pourrait se voir solliciter.

pour la conciliation de la vie privée et familiale Samedi 21 juin 2014, 9 h 30 - 14 h Hôtel Alpha-Palmiers, Lausanne

tribune news fin juin 2014 exceptionnellement uniquement électronique à lire sur le site plr-vd.ch

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coup de griffe

passons à table. mangeons des grillons ! par Frédéric Haenni, président de GastroVaud, ancien député PLR

Les drosophiles sont la hantise des cuisines. La bête noire des chefs. Chaque jour l’insecte est traqué. On astique, on nettoie, on surveille. On évite même d’entrouvrir les fenêtres, par peur que l’indésirable n’y déniche une entrée. Vade retro satanas ! Imaginez un seul instant la tête du client découvrant la petite bête échouée dans ses aliments… Imaginez aussi la réaction – mi-horrifiée, mi-contentée – de l’inspecteur des denrées alimentaires, tombant nez-à-nez avec l’importun diptère… Bonjour les sanctions ! Envolée, votre réputation.

« en 2013, pas un mois n’a passé sans qu’on cherche des poux à la restauration.» A Berne, certains nourrissent d’autres préoccupations... Dans la marmite politique, les insectes sont tendances. Non seulement tolérés, ils sont même mangés : cake au citron avec vers caramélisés, macarons aux grillons. C’est qu’il faut an-ti-ci-per... Voyezvous, « Nous serons 9 milliards en 2050 et il faudra trouver des solutions pour nourrir l’humanité ». Et puis surtout, « il n’y a pas plus sain et bio »… Alors, agriculteurs, abandonnez vos

troupeaux ! Boulangers, faites grouiller vos farines! Et cuisiniers, laissez rentrer diptères, hyménoptères et autres lépidoptères ! Paroles d’insectivores. Foi de visionnaires. En 2013, pas un mois n’a passé sans qu’on cherche des poux à la restauration. Dans les domaines de l’hygiène, de la qualité ou de la traçabilité. Composé d’insectes et de grillons interdits d’apprêt dans nos maisons, l’apéritif parlementaire fait ainsi figure d’ultime provocation ! Entre la Coupole fédérale et la réalité de la restauration, il y a donc un océan... Par chance, il en va différemment dans le canton de Vaud. Associée à la révision de la Loi sur les auberges et débits de boissons – et en particulier de son volet formation – la restauration vaudoise a en effet pu compter en 2013 sur l’oreille attentive du Conseil d’Etat et du Grand Conseil. Mieux : nos appels en faveur d’une consolidation de la formation des futurs cafetiers-restaurateurs se concrétiseront cette année. Au programme : des enseignements renforcés dans le domaine de la gestion et de la connaissance des produits. Vaudois naturellement. Propres à la consommation. Conformes à la législation. Des produits qui ne volent et ne rampent pas. Des produits qui ne grouillent et ne sautent pas. Mais des produits qui font honneur à la réputation gastronomique de notre canton. Bon appétit !

révision de la ladb en bref (Soumise au vote du Grand Conseil en principe avant les vacances estivales)

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Objectifs

n n n

Lutter contre l’abus d’alcool chez les jeunes. Pacifier les nuits, garantir l’ordre et la tranquillité publics. Renforcer la formation des professionnels.

Nouveautés

n Interdiction de la vente à l’emporter, pour la bière et les alcools distillés, de 20 h à 6 h. n Elargissement du nombre de jours de cours obligatoires préalables à l’obtention d’une licence (ex-patente). n Introduction de nouvelles matières: prévention du bruit, connaissance des produits. n Obligation faite aux exploitants de suivre des formations complémentaires en cas de manquements graves. n Suppression de l’effet suspensif automatique en cas de recours contre une décision de fermeture immédiate


opinion

trop de votations ne tue pas la participation, mais la crédibilité de certains partis par Philippe Miauton, secrétaire général du PLR Vaud

La Suisse aime ses outils démocratiques qui traduisent sa particularité. Les ras-le-bol des Français ou des Européens face à leur impuissance politique se manifestent de moindre manière dans nos frontières. Toutefois, chez nous aussi, les partis politiques doivent réinventer leur engagement, leur communication, dans un monde qui a sensiblement changé. Et dans

« contre toute attente, la mobilisation des deux derniers scrutins a été remarquable (+55 % dans les deux cas)» lequel, tout doit aller vite. Par voie de conséquence, c’est le système politique suisse qui se cherche, tiraillé entre une stabilité qui a fait sa force par rapport aux autres pays, et une nécessité d’adaptation rapide aux besoins de la population, au risque de créer une certaine incertitude. L’équilibre est difficile à trouver. Les outils de l’initiative populaire et du référendum sont aujourd’hui pointés du doigt. Moins pour leur résultat que pour leur démultiplication. Entre 1981 et 2014, 280 questions ont été posées à la population, contre 150 entre 1951

et 1980. Ces outils sont victimes de leur succès en quelque sorte. Trop de votations tuerait l’intérêt des citoyens. Sujets trop techniques, signatures trop simples à récolter, et appels aux urnes trop fréquents: les critiques pleuvent. Contre toute attente, et paradoxalement, la mobilisation des deux derniers scrutins a été remarquable (plus de 55 % dans les deux cas). Ces chiffres sont à mettre dans le même paquet que les votes sur l’adhésion à l’EEE, le traité de Schengen ou l’immigration de masse. L’importance des sujets, où leurs implications sur la Suisse mobilisent. Ce qui inquiète en revanche c’est l’objectif qui se cache derrière cette démultiplication d’objets de votation. Les partis s’en servent comme autant de campagnes qui leur permettent de s’afficher et de montrer leur activisme. Ces outils ont longtemps été réservés aux minorités et aux partis d’opposition qui n’avaient, par définition, pas accès au pouvoir. Aujourd’hui, l’objectif originel a complétement été détourné. L’UDC et le PS démultiplient les récoltes, quand bien même ce sont des partis gouvernementaux. «Il faut aller sur le terrain, donc il faut trouver un sujet», en clair, mettre la charrue avant les bœufs. «Une campagne pour la caisse unique se profile en septembre à l’échelon national, lançons une initiative cantonale pour alléger les primes dans le canton de Vaud

pour faire précampagne», etc. De même l’inscription dans le programme du PS du «dépassement du capitalisme» se traduit par un chapelet d’initiatives balayées les unes après les autres: 1 :12, salaires minimums, six semaines de vacances pour tous. Doit encore venir, le revenu de base inconditionnel. Si les récoltes ne s’avèrent pas trop compliquées le résultat des urnes peut s’avérer à double tranchant. Les partis provoquent certes le débat, mais ils n’enregistrent que quelques victoires

d’estime pour de nombreuses défaites. Le vote des citoyens, lorsqu’ils se déplacent en nombre, donne un poids au résultat. Le 18 mai dernier, une majorité de l’électorat de gauche n’a pas suivi le PS et les syndicats, rendant la défaite encore plus amère compte tenu des 56 % de participation. Le ras-le-bol des citoyens semble donc plutôt se traduire par une forte mobilisation pour rejeter un objet que par une abstention que la population ne réserve qu’au sujet qui ne l’intéresse pas.

forum romand pour la conciliation de la vie privée et familiale samedi 21 juin 2014, de 9 h 30 à 14 h

hôtel alpha-palmiers rue du petit-chêne 34, lausanne

programme 09 h 30 09 h 40 10 h 15 11 h 00

Bienvenue Introduction 1 : Isabelle Moret, vice-présidente du PLR Suisse Introduction 2 : Frédérique Reeb-Landry, présidente du Groupement entreprises multinationales Ateliers 1 & 2 (animés par les Jeunes libéraux-radicaux vaudois): – politique en matière d’accueil de jour des enfants en Suisse Romande; – flexibilité des horaires en entreprise et travail à temps partiel.

n o i t a invit

12 h 00 Retour en Plénum (assuré par les JLRV) thèmes 1 & 2, discussion 12 h 30 Conclusion: Sylvie Perrinjaquet, conseillère nationale PLR NE 13 h 00 Apéritif dînatoire

inscription Nous vous prions de nous faire parvenir votre inscription jusqu’au 6 juin 2014 (nombre de places limité) à info@plr.ch ou par fax: 031 320 35 00


question de valeur

moderne, vous avez dit moderne ? par Jean-François Ramelet, pasteur, responsable de «l’esprit sainf, une oasis dans la ville » à Lausanne

Voici revenu le temps des mariages. Mariage ? Vous avez dit mariage? Il n’y a plus guère qu’un pasteur pour oser encore user de ce vocabulaire has been, ce reliquat d’une société conservatrice, patriarcale et forcément misogyne. Au vu du nombre de divorces, de la diversité des modèles d’union et de familles, un postulat a été déposé au Conseil national « Pour un droit de la famille moderne et cohérent». « Moderne ! » aujourd’hui c’est le mot magique et incantatoire que l’on prononce quand on estime que l’héritage du passé est décidément dépassé. Pour faire avancer le débat (?), le DFJP a demandé un avis de droit à Mme Ingeborg Schwenzer, professeur de droit à l’Université de Bâle. Mme Schwenzer plaide pour la disparition de la valeur juridique

du mariage et propose de ne reconnaître désormais à égalité plus que des «communautés de vie», quelle que soit l’orientation sexuelle des partenaires. Le mariage religieux qui n’est que purement symbolique, pourra continuer à se célébrer à l’Eglise.

«que le mariage soit en difficulté, c’est une chose évidente. mais que le politique se propose de le démanteler carrément, c’est grave. » Parmi les propositions de l’experte, notons la possible porte ouverte à la reconnaissance de la polygamie et de la communauté de vie entre demi-frères et demi-sœurs. Moderne? Vous avez dit moderne? Par le passé certains ont cru reconnaître dans le divorce une avancée

sociale, une libération, une émancipation hors du carcan pesant et liberticide du mariage! Je plaide pour ma part, aujourd’hui, pour affirmer que le mariage est un acte politique de résistance. Dans notre société une norme s’est peu à peu imposée: c’est celle de l’éphémère; celui de l’événementiel; de la nouveauté; de la fluidité; de la mobilité, qui ensemble composent le nouveau conformisme ambiant. Ces réalités génèrent une culture de la rupture, de la volatilité, du changement et de la nouveauté qui finissent par réduire la durée de vie des objets, comme des relations humaines. On se plaît à nommer ce phénomène: «l’obsolescence programmée», contre lequel il n’existe qu’un seul remède efficace: «le développement durable». On parle de développement durable pour les biens de consommation, pour l’économie, la finance, les énergies. Pourquoi n’en parlerait-on pas pour les relations humaines et notamment pour

les projets de couples ? A peine si on ose encore parler d’engagements, de promesses et de fidélité.

« je plaide pour ma part, aujourd’hui, pour affirmer que le mariage est un acte politique de résistance. » Que le mariage soit en difficulté, c’est une chose évidente. Mais que le politique se propose de le démanteler carrément, c’est grave. Par contre pourquoi ne ferait-on pas l’éloge du mariage heureux, qui est un acte civique et politique. Car le mariage, par les promesses librement consenties, est une protestation contre l’éphémère et l’usure. Tirer sur le mariage, c’est comme tirer sur une ambulance : il n’y a rien d’héroïque à cela.

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dans le monde

la france et l’europe par Pierre Schaeffer

La France vit un psychodrame dont elle a l’exclusivité et qui, à tout le moins, fait justice de sa réputation cartésienne. Elle vient de participer à une élection destinée à envoyer sièger 74 députés au Parlement européen dont près de la moitié des électeurs, plusieurs grands partis et certains ministres contestent les votes voire en remettent en cause l’existence même. Par-delà les apparences d’une consultation démocratique, en vigueur depuis 35 ans, c’est un véritable procès qui est adressé à l’Europe, celui de sa responsabilité dans la crise qui frappe la France, d’une crise qui n’est pas cyclique, mais durable, qui sécrète chômage, faible croissance, déficits, dette et paupérisation. Cette France qui est, aujourd’hui, l’homme malade de l’Europe a trouvé le remèdemiracle à ses malheurs, le bouc-émissaire de ses échecs : l’Europe.

« cette france qui est aujourd’hui l’homme malade de l’europe a trouvé le remède miracle a ses malheurs, le bouc émissaire de ses échecs : l’europe.» La campagne qui vient de s’achever par la victoire du parti le plus anti-européen le FN, devenu première formation politique française a ainsi accrédité la « vraie» vérité, celle qui justifie les contre-performances de l’économie française. Ainsi en est-il de l’effritement des exportations françaises, alors que l’Allemagne, accusée de profiter de l’euro, exporte plus hors de la zone euro qu’à l’intérieur, le tout à l’enseigne d’un déficit commercial annuel français de 80 milliards de francs suisses. C’est ici que surgit le ministre du Redressement industriel, Arnaud Montebourg, qui dénonce, non pas la perte de compétitivité des entreprises françaises et leurs fusions avec des entreprises étrangères, mais la « passoire » européenne, pour mieux revendiquer la « démondialisation » de l’économie française et le retour au protectionnisme. Cette même France qui crie «haro sur l’Europe» revendique l’abrogation de Schengen, c’est-à-dire la fin de la librecirculation des personnes et surtout du visa unique dans la zone Schengen.

Que se passera-t-il pour les milliers de réfugiés qui arrivent sur l’île de Lampedusa? L’Italie devra-t-elle faire face, seule? Il n’y a là aucune réponse. Pas davantage sur la libre-circulation des capitaux qui a cédé le pas à un contrôle des changes occultes, celuilà même réclamé – déja – en 2001 par le député Montebourg, dans un rapport qui désignait un autre boucémissaire, la Suisse, accusée de «combat de façade» dans la lutte contre le blanchiment de capitaux. La cause est entendue, sur fond de dénonciation des Français résidant à Genève ou Bruxelles, au titre de la liberté d’établissement mais qualifiés d’exilés fiscaux, donc de présumés fraudeurs. Des déboires économiques de la France et de la fermeture de son territoire, revendiqué par les partis extrêmes de droite et de gauche, il n’y a qu’un pas vers le refus de l’euro. Là, c’est une incantation collective pour dénoncer «l’euro fort», l’euro surévalué qui freinerait les exportations françaises. Dans une sorte d’obsession nationale, la France est le seul pays de la zone euro, soit dix-huit pays, à dénoncer la parité de l’euro, à exiger l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE) dont ce n’est pas le rôle et à désigner le bouc-émissaire des mécomptes

commerciaux de la France. Dans cette campagne, pas un mot des avantages donnés à la France par l’euro, qu’il s’agisse du coût de l’énergie, des taux d’intérêt faibles, de l’inflation réduite. C’est une véritable hargne qui s’exerce à l’encontre de la BCE et de son président, l’Italien Mario Draghi, qui se réhabiliterait s’il acceptait de financer la dette française, par le biais d’une monétisation, c’est-à-dire de la création monétaire et de la baisse de l’euro. Au cœur de cette querelle nourrie par toute la classe politique française, il y a publicité

le fédéralisme qui porte la BCE et que la France rejette, alors même que la création de dix grandes régions l’imposera. La France est entrée dans l’avant-dernier acte du psychodrame provoqué par le Traité de Maastricht (1992) qui crée l’euro. Le dernier acte sera ou celui d’un vrai fédéralisme budgétaire et monétaire, après assainissement de ses finances, ou du retour à un franc français au fil de l’eau, providence du travail frontalier qui envoie déjà 170 000 Français dans les entreprises suisses.


on met le feu

frivolités essentielles

par Jerry Khan & associés

le retour de ségo

roi de la récup’ A peine le refus de «Sauvez Lavaux 3» connu que tout le monde était devenu le géniteur du contre-projet plébiscité par le peuple. Même les écolos qui avaient combattu ce contre-projet de toutes leurs forces au Grand Conseil, et ailleurs, en étaient devenus les heureux parents. Pourquoi être surpris, la récupération est un mode de vie écolo, pas vrai?

buvez du lavaux ou mettez m’en 3... de lavaux ! A la lecture du score des communes vaudoises pour « Sauvez Lavaux 3» une grande surprise ! Le Canton refuse cette initiative verte par 68 % ; mais le moins bon défenseur du Lavaux est la commune d’Henniez avec seulement 55 % d’opposants ! Même Bière fait mieux, c’est dire... par Fabienne Guignard

r(i)p Après UBS, Credit Suisse et toutes les autres banques, c’est au tour de Retraites Populaires (RP) d’être sous la loupe du département de justice américain. On se réjouit déjà de voir en direct sur CNN la déposition du président du Conseil d’Etat, Pierre-Yves Maillard, administrateur des RP, devant le sénat américain, à la même place de Brady Dougan, disant comme lui qu’il n’était au courant de rien…

prix nobel pour un plr ? Notre conseiller fédéral Didier Burkhalter préside à merveille l’OSCE, tentant par tous les moyens d’empêcher une escalade en Urkaine. S’il continue, il est bon pour le Nobel de la Paix! publicité

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16 | tribune | No 5

Je sais. Je ne devrais pas. Dans un dossier spécial consacré à la cause des femmes en égratigner quelquesunes, ce n’est pas bien. Mais tant pis, elles sont socialistes et françaises… J’ai moins de remords…

«tromper des méchantes c’est moins culpabilisant que de tromper des gentilles... alors pourquoi se priver... hollande se venge !» Faut dire qu’il est difficile de résister à la tentation de dire du mal de Ségolène Royal. Elle a l’habitude. Mais je vais aujourd’hui être moins méchante qu’il y a 9 ans, temps révolu où elle voulait être présidente de la France. Car il faut lui reconnaître tout de même quelques mérites. Tout d’abord, celui de n’avoir peur de rien. Et dans le fond, peut-être même est-elle plus méritante que je ne l’aurais cru. Elle a tout de même supporté François Hollande pendant vingt ans. Quatre enfants plus tard, et toujours pas mariée avec lui, elle a eu du nez. Entre Valérie, Julie, et toutes les autres que l’on ne connaît pas, elle n’a pas dû rigoler tous les jours Ségolène. Notez bien que lui non plus… On le sait aujourd’hui, le père de ses enfants n’est pas un exemple de respect de la femme tout en lui reconnaissant le fait qu’il ait bon goût en matière de

physique mais qu’il les choisit toutes à forte personnalité. Mot élégant pour dire mauvais caractère. Mais dans le cas de Val et Ségo, c’est franchement la vérité… Ce qui n’empêche pas qu’il peut leur arriver d’être gentilles. Mais tromper des méchantes, c’est moins culpabilisant que de tromper des gentilles… Alors, pourquoi se priver… Il y va bon train… Ségolène ne doit son retour en grâce au gouvernement qu’à l’éviction de la précédente première dame que l’on dit, paraît-il, à nouveau très proche du président. Mais Ségo est en place. A sa place, dira-t-elle. Et elle balance… C’est son côté «femme libre». Elle balance sur Montebourg. Et ça j’adore. Faut dire que Montebourg, c’est le chewing gum sous la chaussure dont on ne réussit pas à se débarrasser.

« faut dire que montebourg c’est le chewing gum sous la chaussure dont on ne réussit pas à se débarrasser. » Toujours à ramener sa fraise. Un coq dans la basse-cour… Mais un coq les pieds dans le fumier… mais fumier français, le meilleur… Moi je préfère les marches à Cannes… Mais il n’y va jamais. Lui qui n’aime que la France, il se sentirait perdu entre Leo, Brad et George… Moi pas, c’est bizarre. Ségolène tacle sur ses collègues mi-

nistres. Ils seraient mysogynes… Eh oui, les politiciens sont généralement machos. Un sport… Et pas qu’en France. Même notre Ueli l’a compris à ses dépends, lui qui vient de perdre son joujou pour avoir comparé son avion à un ustensile de cuisine aux mains de sa femme. Autre preuve qu’il n’y va non plus jamais dans la cuisine… car il ne sait ni s’en servir, ni le choisir… son joujou s’entend. Mais il y a des femmes malignes. Regardez Angela. Elle vient d’inviter François à une rencontre informelle dans son fief électoral, le Land de Mecklembourg - Poméranie antérieure (sûr qu’il ne sait même pas où c’est), pour se rabibocher un peu. Tous frais payés par Siemens… Au programme, croisière au large des falaises calcaires de l’Ile de Rügen, dîner et petit-déjeuner en tête à tête, promenade côte-à-côte dans la ville hanséatique de Stralsund (rien que ça...). Que c’est romantique… Et il est célibataire… Le seul président en charge qui avait été reçu de cette manière : George Bush en 2006. Il en était revenu tout épouéré. Et François pourrait lui se perdre sur le chemin du retour, car sans GPS il tournera en rond. Ce qui ne va pas le changer beaucoup d’ailleurs… A moins qu’il n’y aille en scooter, ce qui ne changera rien non plus… Mais son tournis, c’est peut-être bien le but caché de cette invitation, question de bien l’embobiner. Ah ces allemandes, toujours au taquet…

Tr05 mai 2014  
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