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Obama? Obama! La trajectoire d’un citoyen

Maude Heurtelou


Obama? Obama! La trajectoire d’un citoyen Author: Maude Heurtelou Cover design and page layout: Nathalie Jn Baptiste Š Copyright 2009, Educa Vision Inc. Coconut Creek, FL All rights reserved. No part of this book may be reproduced or transmitted in any form or by any means, electronic or mechanical, including photocopying, recording or by any informational storage or retrieval system except by a reviewer who may quote brief passages in a review to be printed in a magazine or a newspaper without permission in writing from the publisher. For information, please contact: Educa Vision Inc., 7550 NW 47th Avenue Coconut Creek, FL 33073 Telephone: 954-968-7433 Fax: 954-970-0330 E-mail: educa@aol.com Web: www.educavision.com ISBN 13: 978-1-58432- -


Obama? Obama! La trajectoire d’un citoyen

Deux ans après qu'Hawaii devienne un Etat des EtatsUnis d'Amérique, un jeune Noir de 23 ans du Kenya nommé Barack et une jeune blanche de 18 ans du Kansas nommée Stanley Ann se rencontrèrent à l'Université de Hawaii dans une classe de langue russe. Uniques dans leur personnalité respective, ils développèrent un intérêt accru l'un pour l'autre, s'aimèrent et se marièrent en 1960. De cette union est né le 4 août 1961, au Centre Médical Kapialani, un petit garçon nommé Barak Obama junior.


En un sens, cet enfant métis naît dans une ville idéale, car Honolulu, la capitale d’Hawaii, est habitée par une population de plusieurs ascendances ethniques, en contraste avec d’autres villes des Etats-Unis où on rencontre une majorité caucasienne. Ceci pour dire que les Hawaiiens sont d'apparences physiques variées et un enfant métis pourrait y passer inaperçu. Barack Jr. est né alors que ses parents étaient encore étudiants. Pendant qu'ils continuaient leurs études, les nouveaux mariés vivaient avec les parents d'Ann qui accueillirent le jeune couple et le bébé avec enthousiasme, et donnèrent au petit Barack toute leur affection.


La mère étant blanche et américaine, malgré son intelligence et ses idées originales, n' attirait pas forcément l'attention sur elle. Cependant le père, avec son accent africain et bien connu pour son intelligence extraordinaire et sa fierté évidente, retint l'attention de plus d'un. A l'université, ses notes étaient excellentes, ses discours sur le racisme étaient éloquents et, ses interventions sur l'égalité des races et les droits de l'homme attiraient l'attention de plusieurs. Son sens du leadership était notoire et il gagna la sympathie de plus d'un. Au cours de ses études, il fonda l'Association des étudiants étrangers. Il termina son programme d'études à la tête de sa promotion. A la fin de son programme en économie, qu'il completa en un temps record, il reçut plusieurs offres de bourses d'études dont une, de la prestigieuse Université Harvard de Cambridge, au Massachusetts.


Flatté de cette offre rare, le jeune père se sépara de sa femme et de son fils pour poursuivre ses études. Entretemps, le bébé grandit sous les regards affectueux de sa famille maternelle. Il développa un rapport unique avec ses grands parents que, plus tard, il appellera affectueusement Tutu et Gramps. Sous peu, la distance finalement éteignit la flamme entre les deux jeunes mariés. Barack père retourna dans son pays natal à la fin de ses études, et ce, pour satisfaire son contrat avec le gouvernement du Kenya. La jeune mère continua ses études, tout en prenant soin de son fils. En janvier 1964, le couple divorça.


Plus d’un an après, Ann rencontra un nouveau prétendant, étranger lui aussi, mais de l'Indonésie. Le jeune Indonésien, Lolo Soetoro, non seulement s'intéressa à la jeune femme, mais aussi développa des liens constructifs avec le petit garçon et les parents d'Ann. Après deux ans de relations fructueuses, sous les regards approbateurs des parents, Ann Dunham et Lolo Soetoro se marièrent et firent des plans pour aller vivre en Indonésie avec le jeune Barack. À cette époque, comme il arrive souvent aux Etats-Unis, le jeune Barack était appelé par son surnom Barry par ses proches et ses amis.


Lolo quitta les Etats-Unis pour l'Indonésie, devançant ainsi sa femme et son jeune beau-fils qui le rejoignirent plus tard pour continuer leur vie de famille. C'est ainsi que le jeune Barry passa 4 ans en Indonésie, de 1967 à 1971. Pendant cette période, il découvrit la culture indonésienne et fit face, pour la première fois, aux charmes et aux limitations de la vie des pays pauvres. La population indonésienne, quoique joyeuse et accueillante, subissait des carences nutritionnelles, des maladies infectieuses et des limitations financières sérieuses. Ce nouveau tableau devint un laboratoire d'apprentissage pour Barry et sa mère. C'est avec attention que Barry vit sa mère ouvrir son cœur et son âme à cette nouvelle vie en aidant généreusement les Indonésiens autant qu'elle le pouvait, même si sa propre famille vivait dans des conditions financières limitées.


En Indonésie, Barry fréquenta l'école publique de son quartier, apprit à manger les plats exotiques indonésiens et se fit des amis partout sur son passage. Cependant, sa mère insistait pour qu'il continue à suivre le programme scolaire des Etats-Unis, dans l'éventualité de son retour à son pays natal. La tâche ne lui était pas facile, car certains jours, pour terminer ses devoirs et remettre les tests américains à temps, le jeune enfant devait se lever à 4h:00 du matin pour étudier et faire ses devoirs, ce qu'il n'aimait pas du tout.


Alors que Barry avait 10 ans, en 1971, sa mère décida qu'il était temps de le renvoyer aux Etats-Unis pour qu'il poursuive ses études. N'étant personnellement pas prête à y retourner, elle envoya Barry chez ses grands-parents à Honolulu. La décision était aussi difficile pour la mère que pour le fils, surtout pour Barry qui se séparait de sa mère, de sa petite sœur, Maya, née entre temps, et de son beau-père avec qui il avait de bonnes relations. C'était comme une nouvelle aventure, aller vivre avec les grands-parents à Honolulu en Hawaii, et aussi changer d'école. Ses grands-parents l'inscrivirent à une école privée et sélective de Honolulu, l'Ecole Punahou de Hawaii.


Ainsi commença une nouvelle période d'adaptation dans la vie du jeune Barry qui s'articulait autour des grandsparents affectueux et des nouveaux camarades de classe. À la maison, l'adaptation se faisait aisément, mais à l'école, c'était plus difficile de s'intégrer à un groupe d'élèves qui se connaissaient depuis la petite école et qui s'identifiaient à une classe économiquement plus confortable et plus sophistiquée que la sienne. Dans un premier temps, Barry était donc le nouveau venu, parfois taquiné outre mesure par les autres élèves. Son vrai nom, Barack, étant exotique, était aussi un sujet de sarcasme. Son apparence métissée ne passait pas inaperçue et était aussi sujet de taquinerie. Cependant, Barry s'adapta rapidement et se fit de nombreux amis dont il gardera d'agréables souvenirs.


C'est durant cette période que son père revint en visite à Hawaii et rencontra son fils après presque huit ans d'absence. Cette présence subite du père biologique fut marquée par des sentiments contradictoires. L'enfant était à la fois content de rencontrer son père et réticent à accepter sa manière rigoureuse d'imposer ses points de vue sur son éducation en général et sa formation académique en particulier. Cependant, une tournure intéressante se présenta pendant le séjour de Barack père. L'école du jeune Barack invita le père visiteur pour un entretien avec les élèves de la classe de son fils. Barack père fit un excellent exposé sur la vie au Kenya, la flore, la faune et la population. Sa conférence avait pour but d'initier les élèves à la vie dans un autre continent, une autre culture et un monde différent, où le président tout comme la population sont de race noire. Les élèves furent impressionnés et dirent garder un souvenir marquant de cette présentation. Le jeune Barack était ému et fier des talents de communicateur de son père.


Ce passage, quoique bref du père dans la vie du fils, permit à Barry de se représenter son père plus concrètement dans sa mémoire et même de trouver des points communs avec lui. Bien des gens d'ailleurs souligneront plus tard que Barry, comme son père, a des talents exceptionnels d'écrivain et de penseur dès son jeune âge. Le séjour du père fut court. Il retourna au Kenya peu après. La vie avec Tutu et Gramps continua tout simplement pour Barack Jr. Quelques années après, sa mère et son beau-père se séparèrent. Ann décida de retourner à Hawaii avec sa petite fille Maya et y rejoignit son fils.


En 1974, Barack Jr. avait 13 ans. Vers la même époque, sa mère s'inscrivit à un programme de Maîtrise en Anthropologie et reprit la charge de l'éducation de ses deux enfants avec qui elle vivait dans un appartement. C'est déjà l'adolescence et le jeune Barack s'épanouissait socialement en se faisant des amis et en participant aux activités de basket-ball. Les tensions sociales entre les étudiants plus aisés financièrement et les moins pourvus comme Barack continuèrent, mais Ann fit comprendre à son fils que sa famille était en transition et qu'il n'était pas facile d'être mère célibataire et de poursuivre des études supérieures en même temps. Le budget familial étant limité, il fallait bien se serrer la ceinture et déterminer des priorités en attendant mieux.


C'est aussi la période où le jeune Barack devait définir son identité et ce n'était pas chose facile. Il est né d'un père noir et il vit avec sa mère blanche. Il est métissé. Qu'est-ce que cela veut dire pour un jeune qui veut définir son identité? Qui est-il ? Et pourquoi certaines personnes se font des idées préconçues sur les autres à partir de la couleur de leur peau et sans même les connaître ? Est-ce que la couleur définit un être humain? Ayant grandi avec des grands-parents blancs et une mère blanche, étant aussi fils d'un Noir, le jeune Barack trouvait toutes les bonnes raisons de valoriser les deux races. Sa philosophie était de valoriser l'essence d'une personne plutôt que sa couleur.


Sa crise d'identité ne sera pas sans conflits. Dans les moments difficiles de son adolescence, il essaya certaines drogues. Sa mère intervint à temps pour susciter une prise de conscience chez lui et le ramener à la raison. A l'école, ses notes qui commençaient à baisser, remontèrent à leur niveau initial. A cette période, le jeune Barack rencontra et developpa des liens d'amitiés avec Ray, un autre Afro-Américain de deux ans son aîné qui partageait avec lui des points communs de la vie des jeunes Noirs éduqués de l'époque. Tous les deux, au cours de discussions animées, essayaient de trouver des réponses aux questions existentielles qui les préoccupaient. L'amitié de Ray joua un rôle important dans la vie du jeune Barack, rapporte-t-on.


Pour collecter les données de sa thèse en anthropologie, Ann décida, vers la fin de ses études universitaires, de retourner temporairement en Indonésie. Le jeune Barack choisit de rester à Honolulu avec ses grands-parents tandis que Maya accompagna sa mère. Une fois de plus, Barack s'adapta à cette séparation et se rapprocha de ses grands-parents.


Après ses études secondaires, il fut admis au Collège Occidental de Los Angeles, en Californie. A cette époque, déjà, le jeune homme semblait mieux assumer son identité et sa personnalité. Il s'identifia aux AfroAméricains et embrassa la négritude. C'était aussi la période où il exprimait clairement sa préférence pour son nom de naissance Barack plutôt que le surnom Barry. Ceux qui l'ont connu à cette époque mentionnent qu'il prenait le temps nécessaire pour expliquer l'origine de son nom et sa signification au Kenya qui veut dire: Béni de Dieu.


En embrassant la négritude, Barack s'identifia aux Noirs du monde entier. A cet effet, il prit part à des mouvements engagés, en solidarité avec les Noirs de l'Afrique du Sud. A l'université, il participa activement et de façon non équivoque à la conscientisation des étudiants. Il organisa des meetings, écrivit des lettres et invita des leaders pour qu'ils viennent discourir à l'université en faveur des droits des Noirs sud-africains, victimes du racisme de la minorité blanche de ce pays.


Comme il voyait grand et voulait tester ses limites, le jeune Barack ne termina pas ses études au Collège Occidental. Il se fit transférer à l'Université Columbia de New York, à la recherche de plus de défis dans un horizon plus large. Là, il prit des cours de relations internationales, de gestion gouvernementale et de sciences politiques. A cette phase, on le vit prendre ses études très au sérieux. Il se fit remarquer par son application à prendre soin de sa santé quotidiennement, à manger sainement et à faire des exercices physiques régulièrement. Il s'intéressa à la spiritualité et prit l'habitude de visiter une église baptiste de son quartier. Il jeûnait les dimanches et s'abstenait autant que possible de socialiser inutilement, dédiant son temps à la lecture instructive.


A New York, il partagea un appartement avec un nouvel ami, Sadik, un Anglais d'origine culturelle pakistanaise. Un an après son arrivée à New York, Barack travaillait dans la construction pendant l'été. Sa mère et sa sœur, qui étaient venues le visiter pendant cette période, redécouvrirent un Barack mur et profondément sage. Au cours des conversations du soir, au retour du travail, il eut d'intéressants échanges avec sa mère et sa sœur. C'est pendant cette visite qu'il partagea avec elles son désir d'aller visiter son père un jour au Kenya. La réaction d'Ann concernant ce projet était positive, car elle y voyait une expérience bénéfique pour son fils. Cependant, le projet n'aura pas de suite puisque malheureuement Barack père mourut dans un accident de voiture en 1982.


En 1983, Barack obtint son diplôme de l'Université Columbia puis il décida de devenir animateur communautaire. A ce poste, il aidait la communauté de Bronzeville, à Chicago, à se prendre en main, à améliorer l'état de ses rues et à se créer des emplois. En tant qu'animateur communautaire, il était le porte-parole de ceux-là qui ne pouvaient pas se défendre contre les inégalités sociales, les abus institutionnels et les infrastructures gouvernementales locales. Ses interventions auprès des autorités locales et fédérales avaient pour objectif d'aider les moins nantis à sortir de l'assistance sociale pour qu'ils se construisent un meilleur avenir.


Il travaillait aussi dans une entreprise internationale de finances en tant qu'analyste d'affaires. A ce poste, il conseillait les gestionnaires d'entreprises soucieux d'améliorer leurs affaires. Cependant, son intérêt pour l'amélioration de la qualité de la vie des pauvres de sa communauté grandissait. Il accepta, en 1984, un poste d'animateur communautaire, cette fois, dans le Sud de Chicago, Illinois.


Au début, cette nouvelle communauté était méfiante étant donné qu'elle avait été souvent bafouée antérieurement par des leaders irresponsables. Cependant, avec le temps, cette suspicion disparaissait. Les gens se rendaient compte de la détermination de Barack à les informer et à les guider vers la voie d'une vie meilleure. Peu à peu, ils se rallièrent autour de lui. Après un an de dur labeur sous le leadership de Barack, les citoyens eurent non seulement l'attention des politiciens mais aussi leur support. Une amélioration notable apparut dans le Sud de Chicago qui s'embellit, devint plus propre et mieux organisé. On remarqua aussi une baisse du taux de criminalité dans la zone. Des parcs et des centres d'attractions furent érigés pour le plaisir et le confort des citoyens. La contribution de Barack dans cette expérience communautaire est notoire, appréciée et acclamée.


Après trois ans en animation communautaire, en 1987, Barack décida d'entrer à l'Ecole de Droit de l'Université Harvard à Boston, Massachusetts. Juste avant, il réalisa son désir de rencontrer sa famille du Kenya. Il rencontra ses frères et sœurs du côté paternel, mais l'un d'eux, David, était déjà enterré, mort dans un accident de motocyclette. Sa visite à Nairobi, capitale du Kenya, et dans les milieux ruraux de ce pays, l'émut profondément. L'accueil de la famille élargie fut chaleureux, spécialement celui de sa grand-mère paternelle, Granny.


Il retourna aux Etats-Unis satisfait et prêt à poursuivre sa voie.Une fois à Harvard, il continua ses lectures sur les problèmes des démunis, des pauvres, des délaissés et des affamés. Il passa de longues heures à lire des documents liés aux causes légales, en particulier le cas Brown vs. Le Système d'éducation national américain.


Vers la fin de sa première année en Droit, en 1989, Barack retourna à Chicago pendant l'été pour un stage dans un cabinet d'avocat. C'est là qu'il rencontra Michelle Robinson qui deviendra son épouse en 1992. L'année suivante, ses études en droit seront couronnées par d'excellents résultats, ce qui le rendit éligible pour le poste de Rédacteur en chef de la prestigieuse revue de droit à Harvard. Cette fonction, pour la première fois occupée par un Afro-Américain, était un honneur bien mérité. Le jeune avocat est diplômé magna cum laude en 1990.


Devenu avocat, il pratiqua le droit civil dans un cabinet reconnu, tout en enseignant le droit constitutionnel à l'Ecole de Droit de l'Université de Chicago de 1992 à 2004. En 1995, il publie son premier livre : Rêves de Mon Père. L'expérience d'écrire ce livre lui fut aussi une opportunité de prise de conscience, de recherche d'identité et de découverte du chemin à poursuivre


Vers 1996, Barack s'intéressa à la politique. Un an plus tard, en 1997, on l'élit au poste de Sénateur de l'Etat de l'Illinois où il réussit à effectuer trois mandats. Il présida le Comité de santé publique et des services sociaux. Dans le cadre de cette expérience, il développa des talents uniques qui lui permirent de fonctionner aisément aussi bien avec les Démocrates libéraux qu'avec les Républicains conservateurs. Il réussit aussi à bien s'entendre avec le Gouverneur de son État qui était républicain. Il arriva à faire passer des lois qui ont un effet à long terme sur la vie des citoyens d'Illinois, comme par exemple celle exigeant qu'on filme les interrogatoires policiers après une arrestation. Il se fit défenseur des démunis pour l''accès aux soins médicaux. Il défendit aussi la cause des homosexuels. Il fit augmenter les subventions allouées à la recherche médicale liée au virus du SIDA.


Sa première fille, Malia, naquit en 1998. En 2000, il se présenta sans succès à la Chambre des Représentants. En 2001, sa femme donna naissance à sa deuxième fille, Sasha. C'était aussi pendant cette année que les EtatsUnis subirent les attentats terroristes du 11 septembre, ce qui conduisit à la guerre contre l'Iraq. Le jeune sénateur était contre la guerre et il l'exprima vigoureusement.


En 2002, Barack est réélu au poste de Sénateur dans l'État d'Illinois, et en 2003 il préside le Comité de santé du sénat. Un an plus tard, en 2004, il mena sa campagne pour le Sénat au niveau national. Il réunit assez d'argent pour bien mener sa campagne, surtout à la télévision. Alors que son rival était bien connu, il gagna avec 70% des voix. Elu sénateur du Parti démocrate en novembre 2004, il siégea comme représentant de l'Illinois le 4 janvier 2005. Son inexpérience lui causa des difficultés et il connut succès et échecs pendant ce mandat. Il réussit, cependant, à proposer des projets de lois, à parrainer des propositions de lois et à voter d'après sa conscience, même contre la majorité.


En 2006, il publia son deuxième livre, l'Audace de l'Espoir. Un livre bien reçu par les lecteurs et les chroniqueurs. C'est aussi la période pendant laquelle il voyagea en Europe, en Afrique et en Moyen Orient. Ses expériences s'accumulèrent et sa philosophie et son jugement s'affinèrent. L'année suivante, le 10 Février 2007, à Springfield, Illinois, il déclara devant le Vieux Capitole son intention de devenir un candidat à la présidence des Etats-Unis.


Alors que certains étaient préoccupés par son inexpérience au niveau du Sénat national, d'autres craignirent que le pays ne soit pas prêt à élire un Noir comme Commandant en chef. Ainsi, pendant les primaires du parti démocrate, la campagne de Barak Obama en vue de devenir le candidat officiel du parti aux élections présidentielles du 4 novembre 2008 suscitait curiosité, animation, intérêt et passion à travers tout le pays. Son affiliation religieuse fut questionnée, car certains faisaient courir la rumeur qu'il pratiquait la religion islamique, ce qui inquiétait bon nombre d'Américains soucieux des tendances extrémistes de certains adeptes de cette religion. Barack clarifia toute confusion en déclarant qu'il était chrétien. Le sénateur, qui voulait représenter tous les gens et toutes les tendances de son parti, ne se laissa pas impressionner ni décourager par les commentaires désobligeants des uns ou des autres. En retour, il obtint le support extraordinaire de toutes les couches sociales du pays.


Après une longue campagne contre Hillary Clinton, ancienne Première Dame du pays, opposante bien connue, très qualifiée et surtout admirée, Barack Obama fut officiellement désigné candidat du parti démocrate, le 27 août 2008, lors de la convention de Denver.


Cette étape sera suivie d'une campagne nationale non moins intense où le candidat Obama fit face à son homologue du parti républicain, John McCain. Cependant, ni la ténacité de McCain, ni la distorsion de l'image et de la campagne d'Obama par des membres du parti républicain, y compris la candidate à la viceprésidence, Sara Palin, ne réussiront à ternir la réputation du candidat. Le 4 novembre 2008, Obama remporta les élections générales avec une marge remarquable. Il devint le 44e président élu des États-Unis.


Le 20 janvier 2009, Barack Obama fut assermenté président du pays, devenant ainsi le premier AfricainAméricain à ce poste. Des millions d'Américains et des touristes du monde entier assistèrent à son investiture à Washington D.C. Le monde entier était cloué devant un téléviseur pour vivre cet événement extraordinaire et historique. La prestation de serment de Barak Obama comme président des Etats-Unis eut des échos partout et provoqua l'admiration des citoyens de tous les continents de la Terre.


Le chemin parcouru par cet homme, qui, aujourd'hui, est à la tête du pays le plus puissant du monde, fait du 21e siècle une ère qui défie toutes traditions et tous préjugés. Les gens de tout âge et de toutes les nations regardent les Etats-Unis avec des grands yeux d'étonnement, d'admiration et d'envie.


L'ascension de Barack Obama à ce poste de leader de la nation la plus puissante au monde est une cause d'espoir pour les jeunes, quelles que soient leurs origines culturelles. Tous peuvent caresser le désir de devenir président un jour, si c'est leur rêve. Chaque citoyen, quelle que soit son origine ethnique, sait maintenant que ce rêve est possible et que l'humanité est prête.


Des jours et des mois après cet évènement historique, le monde entier sait qu'il ne rêve pas, que la présidence de Barack Obama est une réalité. Cependant, l'émerveillement international est encore pétillant et alors que certains, muets de surprise, n'en reviennent pas, tous trouvent en ce tournant une occasion de célébration et de rapprochement des races et des ethnies. L'écho de ce 20 janvier se fait encore entendre, et, dans la mémoire de tous et de chacun on peut s'imaginer des voix exprimant avec joie et dans toutes les langues de la Terre: Obama ? Obama !


Obama? Obama! La Trajectoire d'un Citoyen  

8pp, Perfect Binding ISBN: 1584325550 Catalog number: B541

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