Page 1

, L’hebdomadaire des étudiants en journalisme de l’Université Laval Volume XXI Numéro 0

le mercredi 19 septembre 2012

Recours collectif

UNIVERSITÉ Retard de l’Aide financière

Les carrés verts s’activent p.2

Du cas par cas

Page 2

QUÉBEC Registre des armes

Décision en appel

Page 5

OPINION Mode de scrutin

Une réforme espérée

Page 4

CULTURE La citadelle de québec

Une visite surprenante

Photo Julia Stewart-Page

Le nouveau film de Podz à Québec p.7

Page 7

SPORTS Mélanie Blouin

Portrait d’une athlète

Page 8 Photo Marie-Michèle Genest


2

U

n i v ersité

Opposants à la grève étudiante

En b r e f Marché du livre usagé Nouvelle plateforme web

C

ette année, le marché du livre usagé (MLU) a innové. Il a créé une plateforme interactive montrant, en ligne, la disponibilité des ouvrages. Depuis le 5 septembre, les étudiants désirant vendre des livres usagés y ont accès. Cet événement a lieu dans les pavillons De Koninck et Pouliot jusqu’au 18 septembre. (G.S.)

Classement des universités Laval perd des plumes

L

’Université Laval chute de la 316e à la 324e place dans le dernier classement du QS World University Rankings. Ses homologues québécois, l’Université McGill et l’Université de Montréal, se classent respectivement 18e et 114e, comparativement à 17e et 137e en 2011. Le Massachusetts Institute of Technology remporte la palme cette année. Cette liste publiée annuellement présente les 700 meilleurs établissements universitaires dans le monde. (C.F.)

Nouveau cours Le printemps érable à l’UL

L

a grève étudiante du printemps 2012 sera le sujet d’un nouveau cours à la session d’hiver 2013 : la sociologie du printemps érable. Le cours du baccalauréat en sociologie abordera le mouvement social créé lors de la crise étudiante sur la question de la hausse des droits de scolarité. Les étudiants évalueront, entre autres, l’impact de ce mouvement sur la collectivité québécoise. (G.M.)

Investissement à l’UL Nouvel atrium au Vachon

L

e pavillon Alexandre-Vachon possède depuis la rentrée un nouvel atrium pour l’usage de ses étudiants et étudiantes. Il est le résultat d’importants travaux ayant totalisé 8M$. Avec sa grande fenestration, le carrefour moderne peut accueillir jusqu’à 500 personnes et possède une aire de restauration. À son terme en 2014, la cure de rajeunissement du pavillon Vachon coûtera à l’université près de 85M$. (S.D.)

L’Exemplaire, le mercredi 19 septembre 2012

Une nouvelle procédure Sarah-Christine Bourihane sarah-christine.bourihane.1@ulaval.ca Québec – Des procédures de recours collectifs visant les collèges, le gouvernement et les universités francophones, dont l’Université Laval, font suite aux procédures d’injonction du printemps dernier. Si ce cas obtient gain de cause, il pourrait compromettre l’avenir des grèves étudiantes selon les associations étudiantes.

M

ihai Adrian Draghici, étudiant en histoire à l’Université Laval, et Kim Laganière, étudiante en soins infirmiers au Collège Montmorency, en sont à la première phase de la procédure d’injonction qui a été déposée à la Cour supérieure. Ils doivent attendre l’autorisation du recours collectif, un processus d’environ six à huit mois. Si tel est le cas, une première audience se tiendra et les étudiants désireux d’entrer dans le recours pourront s’y joindre.

Selon Alexandre Meterissian, vice-président de la Fondation 1625 dont le but est de regrouper des étudiants victimes de préjudices moraux et matériels et de leur apporter un soutien financier, il y a deux arguments centraux. L’université se doit de dispenser les cours à l’étudiant qui les paye. «Quand un étudiant s’enregistre, il entre dans un contrat», soutient-il. De plus, comme les associations étudiantes ne sont pas soumises aux lois des travailleurs, les administrations universitaires

doivent protéger, en cas de grève, le droit des étudiants à recevoir leur cours. À cela, Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), rétorque que la loi 32 atteste la légitimité des associations étudiantes, donc de toutes les décisions prises dans une assemblée, incluant les votes de grève. Mettre le droit contractuel au-dessus du droit de grève équivaut à remettre en question l’accréditation juridique des associations étudiantes. «On ne conteste pas la légitimité du vote pour le retour en classe, mais pour l’entrée en grève» s’étonne-t-elle. Elle explique aussi que les étudiants ont tenté par bien des moyens de faire entendre leur voix, et que, le recours à la grève était la meilleure alternative qu’il leur restait. «Le déclenchement

des élections, ce n’est pas rien», ajoute-t-elle. De son côté, la porte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, pense que vouloir «créer un précédent pour qu’il n’y ait plus jamais de grèves étudiantes» revient à mettre une croix sur une lutte historique, qui entamée dans les années 60-70, a conduit à d’importants acquis sociaux. D’un côté, Alexandre Meterissian considère que des milliers d’étudiants n’ont pas été justement représentés et écoutés. De l’autre côté, Martine Desjardins et Jeanne Reynolds s’entendent pour dire que la grève a eu des conséquences tant pour les étudiants militants que les non militants. De plus, ce n’est pas comme si un espace de discussion n’avait pas été ouvert à tous, lors du conflit, pour faire valoir son opinion.

Retard de l’aide financière aux étudiants

Les étudiants écopent

Olivier Turcotte Olivier.turcotte.15@ulaval.ca

tendre du nouveau gouvernement qui entre en place», ajoute Mme Chouinard.

Gabrielle Simard Gabrielle.simard.1@ulaval.ca Cité Universitaire - Les étudiants d’une dizaine de programmes universitaires offerts un peu partout au Québecvivent une situation financière précaire, après la décision du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) de repousser les versements de l’aide financière pour la session automnale.

L

es étudiants des programmes touchés par la grève du printemps dernier devront attendre jusqu’au au 1er octobre, date du début des cours de la session d’automne 2012. «L’aide financière pour la session d’hiver 2012 a été versée à la mi-mai et le Ministère considère que les étudiants qui reprennent cette session à l’automne ont déjà été supportés», explique Esther Chouinard, responsable des communications au bureau de l’Aide financière aux études (AFE).

Plusieurs étudiants s’indignent de cette situation, s’interrogeant sur leur capacité à subvenir à leurs besoins sans cette aide. Une situation difficile à quantifier puisqu’aucun décompte n’a été fait jusqu’à maintenant du nombre d’étudiants concernés. De plus, le changement de gouvernement laisse l’AFE dans l’obscurité quant aux changements imminents qui s’imposent dans les modalités de versement. «On est dans une période particulière et on ne sait pas trop à quoi s’at-

Archives L’EXEMPLAIRE

Les factures s’empilent et l’aide financière tarde

À l’Université du Québec à Montréal, des situations semblables ont mené à la création de fonds d’aides pour les étudiants touchés. L’Association facultaire des étudiants en Arts (AFÉA) a organisé une opération qui inclut des systèmes de récupération de vêtements et de denrées non périssables afin d’aider les étudiants dans le besoin. Mme Marjolaine Deneault, secrétaire de l’AFÉA, explique que ce fond d’aide provient d’une initiative étudiante proposée lors d’une assemblée générale. Ce fond de fonctionnement aidera tous les étudiants qui éprouvent des difficultés financières. Elle estime que c’est « le mandat de l’association étudiante de les aider», avant d’ajouter que « les étudiants dans le besoin vont voir l’association et on les aide, en les accompagnants pour faire leur épicerie, par exemple ». Quand on sait qu’environ 55 % des étudiants québécois obtiennent de l’aide financière pour continuer leurs études, on constate l’ampleur de la situation. Sur le campus de l’Université Laval, aucun moyen direct et immédiat de ce genre n’ont été mises en place jusqu’à main-

tenant. Du côté de la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), il n’y a pas de fonds d’aide offert aux étudiants. «Nous n’avons pas reçu assez de demandes et de requête de la part des étudiants pour offrir une telle aide», explique le vice-président aux communications, Romain Thibaud. Toutefois, il précise que le Bureau des bourses et de l’aide financière (BBAF) peut aider les étudiants vivant des problèmes financiers. «Même si ce fond est méconnu, les étudiants peuvent toujours s’adresser au BBAF en cas de problèmes financiers», ajoute M. Thibaud. L’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS), évalue à dix, les programmes d’études retardés à la suite du conflit étudiant. «Nous avons reçu les appels de plusieurs étudiants souhaitant recevoir leur aide financière et nous avons enclenché des démarches, car c’est pour nous une question [de respect] des droits étudiants», énonce Valérie Boudreault-Thiboutot de l’AELIÉS. Les étudiants lavallois ne sont donc pas en mesure d’espérer un règlement rapide du dossier. La situation floue qui entoure les démarches aux bureaux de l’AFE et le changement de gouvernement qui plonge les fonctionnaires de l’AFE dans l’attente.


S

L’Exemplaire, le mercredi 19 septembre 2012

how de la rent r ée

3

Rentrée 2012

Un Show à la hauteur des attentes Sébastien Desrosiers sebastien.desrosiers.1@ulaval.ca Québec - De Karim Ouellet à Kid Koala, en passant par Mute et Dance Laury Dance, il y en avait pour plaire à tous les publics à la 11e édition du Show de la rentrée de l’Université Laval.

G

uillaume Arsenault, viceprésident aux affaires internes à la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL) et organisateur de l’évènement, attendait pas moins de 10 000 personnes au pavillon Desjardins-Pollack pour l’occasion. «Je crois que [l’objectif] a été atteint et même dépassé », dit-il, après avoir vu une marée de monde se présenter pour les spectacles et s’enquérir d’objets promotionnels. Questionné sur les points forts de cette 11e édition, M. Arsenault mentionne l’implication cruciale des partenaires et des bénévoles, mais s’attarde sur «la qualité des spectacles [qui] a assuré le succès de l’évènement». Il faut dire que les artistes répartis sur les cinq scènes au cours de la soirée ont tout fait pour plaire à leur public. La première tête d’affiche à apparaître sur scène, Karim Ouellet, l’a fait devant un amphithéâtre HydroQuébec plein à craquer. Lui et ses

musiciens ont offert quelques-uns de ses succès tels Le monstre et La la la. Un peu plus tard, au Grand Salon de l’Université Laval, la foule s’est déchaînée à l’arrivée du groupe Dance Laury Dance. Une ambiance survoltée régnait dans la salle où il était pratiquement impossible d’avancer. « Ça fait très différent d’il y a deux ans », a déclaré Maxime Lemire, chanteur du groupe, en référence à leur apparition au Show de la rentrée en 2010 où ils ouvraient la scène Rock au lieu de la fermer. « Il y avait beaucoup plus de monde cette année et l’ambiance était incroyable » a-t-il mentionné. Il faut noter que la formation Mute, qui les précédait, y a grandement contribué : «J’ai été très impressionné du nombre de spectateurs et de l’énergie que la foule dégageait» a déclaré Jean-Philippe Lamonde, bassiste et chanteur du groupe. Mute en était à sa première apparition à l’Université Laval, et «ne sa-

vait pas trop à quoi s’attendre». Pour terminer la soirée, Kid Koala a pris le contrôle de l’Agora du pavillon Desjardins-Pollack. Le DJ de 37 ans de Vancouver en était lui aussi à sa première apparition au Show de la rentrée après un arrêt au Festival d’été de Québec avec le groupe Deltron 3030 cet été. Il était très excité de se retrouver sur le campus, lui qui trouve «toujours plaisant de jouer devant des étudiants». Kid Koala, de son vrai nom Éric San, s’attendait à quelques milliers de spectateurs tout au plus pour sa prestation et a été agréablement surpris. «J’arbore mon costume de koala pour une des dernières fois en spectacle, alors c’est bien que les gens soient venus en témoigner», dit-il. Malgré les inquiétudes concernant le petit nombre d’artistes francophones, « le Show de la rentrée 2012 s’est avéré être un franc succès » selon Guillaume Arsenault. Son équipe et lui se préparent maintenant pour quelques évènements à l’automne, dont l’Oktoberfest et le spectacle pour les anniversaires de CHYZ (15e) et Impact Campus (25e), ainsi que pour l’édition hivernale du Show de la rentrée, qui se tiendra en janvier.

Photo Laurence Roy-Tétreault

La foule s’est enflammée devant la prestation de Karim Ouellet

Photo Laurence Roy-Tétreault

La musique électronique de Jewish Deli a fait vibrer la scène principale du pavillon Desjardins

Et en coulisses...

Rachel Lapointe Rachel.lapointe.1@ulaval.ca

L I.No a envoûté la foule avec sa musique punk-rock

Photo Laurence Roy-Tétreault

e Show de la rentrée est financé par une vingtaine de partenaires tels que Empire, Volcom ainsi que l’Association des diplômés de l’Université Laval et bien d’autres. Il s’agit cependant d’une initiative 100 % étudiante, prise en charge entièrement par la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL). Pour ce qui est des profits réalisés, c’est-à-dire les pourboires qui seront laissés aux bars des cinq scènes tout au long de la soirée, ils seront redistribués aux différentes associations de l’Université Laval. L’argent des partenaires sert, entre autres, à payer les 15 groupes de musiciens ainsi que les techniciens de scène.

Le groupe The Brains a performé sur la scène Rock

Photo Laurence Roy-Tétreault

«Le Show de la rentrée d’automne 2012 innove par les modifications apportées depuis les années précédentes», explique Romain Thibaud, Vice-président

aux communications de la CADEUL. Plusieurs nouveautés se sont ajoutées cette année. Par exemple, la création d’une cinquième scène, la diversification quant aux genres de musique des groupes, le nombre de groupe se produisant a augmenté, ainsi que l’entrée gratuite pour toutes les personnes présentes et non pas seulement pour les étudiants, comme par le passé.

Marche à suivre

L’organisation du spectacle se forme autour d’un comité de sept personnes qui doivent concevoir la soirée dans un délai très court. Ce comité assure tout ce qui a trait au spectacle: de la stratégie de communication, en passant par l’établissement d’un budget raisonnable, à la logistique lors de la soirée. La CADEUL recrute également quelque 40 bénévoles afin d’occuper différents postes le soir du spectacle.


4

O

p i n ion

L’Exemplaire, le mercredi 19 septembre 2012

Commentaire La réforme gênante!

L’oeuf ou la poule...

L

a rentrée scolaire signifie pour plusieurs le début d’une nouvelle année, une période de renouveau, voire un moment pour faire des résolutions plus sensées que celles du 1e janvier. Septembre est aussi synonyme du retour des étudiants et des travailleurs sur les routes… Les belles journées d’été passées à longer les pistes cyclables se transforment pour plusieurs en interminable séance de chaise musicale, sans musique, ni fou rire, sur la banquette d’une auto ou d’un autobus.

Les journaux en font la une depuis plusieurs jours: les temps de transit sont de plus en plus longs, surtout le matin, sur les deux rives. Or, ceux qui « s’indignent » le plus, sont au cœur même du problème qu’ils soulèvent : la construction, les accidents, les heures de garderies ou les « gens qui conduisent donc ben mal » ne sont pas la cause du trafic. Il y a du trafic parce qu’il y a trop d’autos sur les routes. C’est la définition même du mot. Dans le Journal de Québec, un homme qui disait se rendre de Montmagny à Charlesbourg prétend que « c’est l’enfer ». Sans blague! Dans le meilleur des scénarios, un tel trajet prendrait au moins 1 h 20. Alors comment peut-il se surprendre à passer plus de quatre heures par jour seul au volant? Oui, c’est vrai, il y a des gens qui vivent loin de leur travail. Mais s’ils passent leur temps sur quatre roues, est-ce une conséquence de leur choix, ou bien leur choix collectif qui cause cette réalité? En décidant consciemment de vivre dans une région administrative différente de celle où ils doivent se rendre tous les jours, comment peut-on prendre en pitié le fait qu’ils perdent une partie importante de leur journée sur les routes? Non, je ne m’attends pas à ce que les parents embarquent leurs trois enfants sur leur bicyclette en les trimbalant d’un côté de la ville à l’autre. Par contre, il n’est pas impossible de faire certaines choses en auto, tout en combinant la marche, le vélo ou l’autobus. Ni non plus irréaliste de modifier les comportements des gens pour qu’ils adoptent le co-voiturage (permettant de rouler dans les voies réservées), le transport «cocktail» (mélanger plus d’un moyen de transport dans notre quotidien) ou le travail à domicile. Ces alternatives seront à l’honneur pendant la semaine des transports collectifs et actifs jusqu’au 22 septembre sur le campus et dans la Ville de Québec. Bref, en attendant le tramway ou le train à haute-vitesse qui permettra de travailler à Montréal en vivant à Québec, peut-être est-il temps de considérer de se déplacer à dos d’âne...

Julia Stewart-Page

Julia.stewart-page.1@ulaval.ca

L

oin du succès escompté pour les uns ou du revers annoncé pour les autres, la soirée électorale du 4 septembre dernier aura plutôt démontré une chaude lutte entre les partis politiques, exhibant une division grandissante au Québec et l’incongruité d’un mode de scrutin.

la santé de notre société démocratique. Pourtant, ce changement ne pourra s’épanouir dans un contexte d’augmentation du nombre de partis et où le mode de scrutin favorise les grands partis.

On s’en doute, un tel changement doit être désiré par les plus hautes sphères politiques pour être fait. Si le PQ a ouvert la porte à des référenLe nouveau joueur caquiste ressort mi-figue dums d’initiative populaire, il est fort à parier qu’un mi-raisin de cette soirée. Fort d’un résultat honorable de 27 % des voix à sa première élection géné- scrutin sur cette question n’aura pas lieu, le sujet demeurant théorique et loin des priorités aux yeux rale, 4 % à peine derrière le vainqueur, il ne récolte pourtant que 19 députés, soit 15 % des sièges, alors de plusieurs. Pourtant, tel qu’observée à l’étranger, il est permis de croire qu’une telle modification que le Parti Québécois (PQ) en récolte 43 %. aurait une tendance positive sur la participation citoyenne. En combinant les résultats de la «Il est perCoalition avenir Québec (CAQ) et de mis de croire Cela permettrait aux gens d’avoir Québec solidaire (QS), le constat est qu’une telle le sentiment de faire valoir leur point frappant. On obtient un peu plus de 33 de vue au travers de la démocratie % des votes exprimés pour un résultat modification représentative et d’éviter la déchirante total de 21 députés, soit à peine 16 % aurait une des sièges. Ce résultat occasionne ainsi tendance po- question du vote stratégique. Cela contribuerait peut-être même à atténuer une distorsion de -17 selon le concept sitive sur la le cynisme crasse dans lequel nous du politologue britannique, Michael participation errons en ce moment. Malheureusement, Gallagher. les grands partis ont intérêt à maintenir citoyenne» le système actuel en place, la proporCette situation, Pauline Marois la tionnalité leur ferait perdre de précieux qualifiera d’inédite et dira au lendemain sièges dans une époque où le pouvoir s’obtient de sa victoire, que « le temps du bipartisme est minoritairement par deux ou trois sièges. révolu », euphémisme s’il en est un. Depuis 1998, ils sont, au minimum, trois partis à se partager les Les libéraux s’y opposent depuis longtemps, sièges à l’Assemblée nationale, phénomène amplile PQ y a renoncé avant la campagne et, on l’a vu, fié par l’arrivée de QS et de la CAQ. François Legault, s’il s’est fait le champion du changement, n’a jamais abordé cette question bien Il y a longtemps que le bipartisme ne corresqu’il pourrait être le premier à contester les acpond plus à la réalité sociétale québécoise, mais ce tuelles règles du jeu. constat n’a jamais ouvert le pas au changement qui devait suivre, soit une réforme du mode de scrutin À notre époque où les élus sont conspués, pour inclure une partie de proportionnalité permetceux-ci ont la chance de procéder à un changement tant une représentation plus juste et cohérente des qui redonnerait du sens à l’engagement politique. diversités d’opinion à l’Assemblée nationale. L’acOui, cela affaiblirait certains, mais la société y tuel mode de scrutin dit « uninominal majoritaire à gagnerait. Pourtant, le dossier semble relégué aux un tour » accentue les distorsions en favorisant les calendes grecques. Comme quoi cette idée d’une partis centristes au détriment des partis excentrés «politique différente», est pertinente lorsque loin du ou émergents. pouvoir, mais inopportune quand on s’en rapproche. Le bouleversement idéologique que l’on observe actuellement, l’éclatement de l’axe fédéraSébastien Labelle liste/souverainiste vers l’axe gauche/droite, dénote Sebastien.labelle.1@ulaval.ca

L’équipe de L’Exemplaire Journal école des étudiants en journalisme. Son contenu n’engage en rien la responsabilité du Département d’information et de communication. Fondateur: Jacques Guay; Éditeur: Jean-Claude Picard (656-2131 poste 4683); Directeur de la production: Mathieu Massé (8942); Adjoint à l’éditeur: Rabéa Kabbaj (8942); Rédactrice en chef: Chloé-Stéphanie Noël (4513); Secrétaire de rédaction: Sébastien Labelle (4513); Éditorialiste en chef: Laurence Roy-Tétrault (8954); Maquettiste: Mélissa Côté (8959); Directeur de la photographie: Laurence RoyTétreault (8954); Université: Gabrielle Simard et Claudia Fortier (5224); Municipal, régional et gouvernemental: Julia Stewart-Page (8956); Culture: Cyril Schreiber, Geneviève Messier et Karyan Fortin-Therrien (8957); Sports: Stéphanie Drolet(8957). Conception de la maquette typographique: Marco Dubé et François Baron du Studio Graphiskor; Julie Verville et Mario Fraser; Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, 1994; Imprimeur: Les Presses du Fleuve, 100, avenue de la Cour, Montmagny (Québec) G5V 2V9; Tirage: 1000 copies. Adresse: Département d’information et de communication, C.P. 4120, pavillon Louis-Jacques-Casault, local 3832, Cité universitaire (Québec) G1V 0A6; Télécopieur: (418) 656-3865; Courriel: exemplaire@com.ulaval.ca; Site Web: http://www.exemplaire.com.ulaval.ca; Facebook: L’Exemplaire (Page officielle); Fil Twitter: lexemplaire Points de distribution du journal: Cité universitaire: pavillon Bonenfant, pavillon Casault, pavillon De Koninck, pavillon Desjardins, pavillon des Sciences de l’éducation, pavillon Pouliot, pavillon Vachon, pavillon Lemieux, pavillon Vandry, pavillon Palasis-Prince, Peps; Ville de Québec: Bibliothèque Gabrielle-Roy, Tribune de presse du parlement.


L’Exemplaire, le mercredi 19 septembre 2012

Registre des armes d’épaule

Q

ué bec

Les conservateurs en appel Jean-Michel Poirier jean-michel.poirier.1@ulaval.ca Julia Stewart-Page julia.stewart-page.1@ulaval.ca Ottawa – Le député conservateur Maxime Bernier a confirmé lors de la reprise des travaux parlementaires que le gouvernement du Canada interjettera appel de la décision rendue par la Cour supérieure du Québec quant au régistre des armes d’épaule

L

e jugement rendu le 11 septembre dernier ordonnait au gouvernement fédéral de remettre les données colligées du registre des armes à feu au Gouvernement du Québec et de continuer à enregistrer les armes à feu jusqu’à ce que le transfert soit effectué. Dans son jugement, le juge Marc-André Blanchard critique sévèrement les dispositions de la loi C-19, qualifiant l’action d’Ottawa de «manque de respect envers les champs de compétence du Québec». Il ajoute que le gouvernement fédéral ne peut légiférer pour limiter le

champ d’action des provinces dans leurs propres compétences. La porte-parole en matière de réforme démocratique pour le NPD, Alexandrine Latendresse, dénonce la décision du Parti Conservateur. «On espérait que les conservateurs respectent la décision du juge, c’est vraiment une obstination idéologique de leur part», explique-t-elle. «Le registre a été payé par les provinces; il n’y a aucune raison de les détruire sans les consulter», déplore la députée de Louis-St-Laurent. Plusieurs organisations suppor-

tent aussi le rapatriement de ces données. Parmi eux, la Coalition pour le contrôle des armes, organisation qui regroupe plus de 300 organismes, affirme par voie de communiqué qu’il est nécessaire de les maintenir pour des questions de sécurité publique. Wendy Cukier, présidente de l’organisme, déclare cependant qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour sensibiliser les Canadiens aux dangers des armes à feu.

mis et chaque vente est consignée dans un cahier qui est remis à la Sûreté du Québec». Selon M. Brousseau, le meilleur moyen d’enregistrer les armes est de faire un suivi local avec les commerçants. Il a été impossible de joindre le Parti conservateur du Canada au moment de mettre sous presse.

Des appuis hors-Québec

Selon la porte-parole de la Sûreté municipale de Québec, MarieÈve Painchaud, le registre national des armes à feu fait partie du travail quotidien des policiers. Le registre est vérifié systématiquement avant chaque intervention afin de protéger les agents.

Le gain du Québec dans ce dossier fait écho au Canada. La ministre ontarienne de la sécurité communautaire salue les efforts faits par Québec pour maintenir le registre. Même si le gouvernement ontarien ne prévoit pas créer son propre registre, les autorités aimeraient conserver les données recueillies.

À l’opposé, Jean-Marie Brousseau, armurier de Québec, affirme que le registre des armes à feu coûte cher aux commerçants. Il le considère inutilement complexe et coûteux: «Je ne peux pas vendre une arme à quelqu’un qui n’a pas de per-

Plusieurs municipalités ontariennes appuient la démarche de Québec. La ville de Toronto, qui a été éprouvée par de nombreuses fusillades au cours de l’année, milite activement pour qu’un recours semblable soit adopté en Ontario.

Été chaud et sec

Les récoltes en paient le prix Camille Bélanger-Vincent camille.belanger-vincent.1@ulaval.ca Julia Stewart-Page julia.stewart-page.1@ulaval.ca Québec – Plusieurs agriculteurs de la région vivront des baisses de profits cet automne après un été chaud et sec qui aura causé une maturation prématurée de certains produits et une qualité plus faibles.

C

ette croissance hâtive a forcé les cultivateurs à diminuer leurs prix de vente, afin de pouvoir vendre leurs produits mûrs dans les étalages des marchés avant que ceux-ci ne dépassent leur maturation, tout en faisant face à une augmentation des coûts d’exploitation.

plants. «Avec une petite ferme, nos coûts ont augmenté d’environ 250$ par semaine, sans compter que nos systèmes fonctionnent au gaz, [dont le prix] a aussi bondi cette année. Pour des grandes exploitations, les coûts ont dû être assez substantiels».

«Nos récoltes ont dû commencer plus tôt pour chaque espèce cultivée», admet Mme Lise Bédard, de la ferme Marius Bédard, à Neuville. Bien qu’elle ait subi peu de pertes dues à la sécheresse, l’ensoleillement constant de ses cultures l’a forcé à modifier ses habitudes de récolte établies au fil des années. Les différentes plantations de chacune des espèces ont dû être recueillies dans la même période, en raison d’une maturation simultanée.

Selon Mme Dutil, la qualité des plantes a aussi été affectée. Moins développés et plus petits, les produits dans les «paniers bio» qu’elle distribue sont moins goûteux par rapport à l’an passé. Seul gagnant au tableau: les tomates, dont le feuillage n’apprécie pas l’humidité, ont bien réagi à la sécheresse inhabituelle.

Ginette Dutil, des Serres Naturo dans Bellechasse a, pour sa part, enregistré des dépenses beaucoup plus importantes pour l’arrosage des

la quantité particulièrement faible de petites fèves récoltées cet été aux Serres A. Giguère de Neuville. Mme Jeannine Fiset estime cependant que les cultivateurs de gros fruits et légumes ont subi moins de pertes, car ceux-ci ont pu être récoltés et vendus, même si leur taille était moindre qu’à l’habitude.

Des prix à surveiller

Les sécheresses accrues dans plusieurs régions des États-Unis ont pour leur part entraîné des conséquences désastreuses pour les producteurs céréaliers au sud de la frontière. Selon le United States Department of Agriculture

(USDA) les rendements de maïs ont diminué de plus de 15 %, atteignant le plus bas niveau depuis 1995-96. Pour leur part, les rendements de soya ont diminué de plus de 11 %. Si les marchés s’inquiètent des répercussions de ces mégacultures sur les cours mondiaux au cours des prochains mois, les producteurs québécois pourront tirer leur épingle du jeu. Selon Statistique Canada, les productions de maïs et d’orge ont augmenté respectivement de 20 % et 9 % par rapport à 2011, alors que le rendement du blé est passé de 2.8 tonnes/hectare à 3.4t/h.

En b r e f

Québec 800 AM Fermeture

L

a dernière radio de Québec à diffuser sur la bande AM fermera définitivement ses portes dans les prochaines semaines. La station créée en 1926 sous le nom CHRC diffusait régulièrement les matchs du Rouge et Or et des Remparts, qui seront désormais retransmis par le FM93. (J. S.-P.)

Ottawa Rentrée houleuse

A

près une pause estivale de deux mois, les travaux reprennent cette semaine à la Chambre des communes à Ottawa. Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, est déjà sur la défensive après les attaques du Parti conservateur, qui l’accuse de vouloir imposer une taxe carbone aux citoyens. Les deux partis seraient à égalité dans les sondages, selon la firme Nanos. (J. S.-P.)

Occupy Wall Street er 1 anniversaire

D

e nouvelles arrestations ont eu lieu à Washington lundi lorsque des manifestants ont tenté de bloquer l’accès à la bourse de New York pour souligner le premier anniversaire du mouvement Occupy Wall Street. Suivant les contestations des indignados d’Espagne, l’occupation des espaces publics pour protester contre le pouvoir des institutions bancaires s’est répandue à travers l’Amérique du Nord. (J. S.-P.)

Léon Mugesera Procès au Rwanda

L

e procès pour incitation au génocide de Léon Mugesera s’est ouvert lundi à Kigali. Il est jugé pour un discours anti-tutsi prononcé en 1992 qui aurait incité au génocide de 1994. Mugesera a été expulsé du Canada en janvier dernier après une saga judiciaire qui aura duré plus de quinze ans. (J. S.-P.)

AFFAIRES Lowe’s abandonne Rona

L

Récoltes affectées

Les cultures de petits fruits et légumes ont été plus gravement frappées par la sécheresse durant la période estivale, menant à une perte importante de leur récolte. C’est ce qui explique par exemple

5

Photo Julia Stewart-Page

Les légumes d’automne, qui ont mieux résisté au climat inhabituel de 2012, abondent dans les marchés publics.

a chaîne américaine de rénovation Lowe’s retire son offre d’achat de Rona, qui avait été décriée par le gouvernement du Québec et par le conseil d’administration du quincailler. L’offre de 1.76 milliard de dollars établie au mois de juillet a incité la Caisse de dépôt et placement du Québec à augmenter sa participation dans Rona à 14,18 %. (J. S.-P.)


C

6

ult ur e

Exposition Poésie

En b r e f 27e prix Gémeaux La crème du petit écran

L

a télévision québécoise a récompensée ses artisans dimanche soir. Peu connue du public, c’est la série Vertige, présentée sur Séries+, qui a remporté le plus de Gémeaux, à savoir huit. Le téléroman Apparences a gagné quatre importantes statuettes, dont «meilleure série dramatique». Le téléroman O’, diffusée sur TVA, a empoché trois Gémeaux, tandis que Les Parent s’est vu sacrée «Meilleure émission» du côté des comédies. Le comédien Joël Legendre était en charge d’animer ce gala. (C.S.)

TIFF Dolan récompensé

L

aurence Anyways, le 3e long métrage de Xavier Dolan, a reçu le prix du meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto (TIFF). Un prix qui, dans le passé, a mené Denis Villeneuve avec Monsieur Lazhar et Philippe Falardeau avec Incendies à être mis en nomination aux Oscars pour le meilleur film en langue étrangère. La récompense a ravi Dolan dont le film n’avait pas fait partie de la sélection officielle du dernier Festival de Cannes. (K.F-T.)

O

Félicité Premiers pas théâtraux

livier Choinière, jeune dramaturge dans la fin trentaine, présente sa première pièce de théâtre, Félicité, à la Bordée jusqu’au 13 octobre. Mis en scène par Michel Nadeau, le texte raconte l’histoire de quatre employés de Wal-Mart qui vivent par procuration le destin de Céline Dion. La principale thématique des médias de masse agace et fascine à la fois Choinière qui verra son texte incarné par quatre comédiens de renom, dont Lorraine Côté et Hugues Frenette. (C.S.)

Peter Gabriel Une visite remarquée

A

près 10 ans d’absence, Peter Gabriel renouait dimanche dernier avec le public de Québec. C’était le lancement de sa tournée nord-américaine Back to front, qui célèbre les 26 ans de l’album So. Près de 10 000 spectateurs s’étaient donnés rendez-vous au Colisée Pepsi pour entendre le chanteur britannique, ex-membre de Genesis. Peter Gabriel était entouré des musiciens originaux de So. (C.S.)

L’Exemplaire, le mercredi 19 septembre 2012

Les trois Roy exposent saisir !». Sauf rares exceptions, Claude affirme ne faire aucune retouche.

Lucile Berland lucile.berland.1@ulaval.ca Karyan Fortin-Therrien karyan.fortin-therrien.1@ulaval.ca Québec - La galerie de L’espace contemporain de Québec ouvre ses portes à une nouvelle exposition : Poésie. L’art poétique est un sujet peu commun choisi par les artistes Claude, Marie-France et Marie-Hélène Roy.

M

arie-Hélène Roy est la clé de voûte et l’élément rassembleur de cette réunion d’artistes nouvellement retraités. Mariée à Claude Roy dont elle porte le nom depuis quarante ans, Marie-Hélène fait la connaissance de Marie-France Roy à l’Association culturelle de St-Augustin-deDesmaures il y a quatre ans. Assez vite, ils se mettent d’accord pour exposer ensemble, jouant sur la diversité des supports, des teintes et des techniques employées. Marie-Hélène Roy présente avec fierté la technique particulière quelle utilise, soit l’utilisation de carton-plume biseauté en guise de pinceau et de feuilles de lin au lieu du papier : «C’est une texture presque plastique, pas absorbante, on ne sait jamais comment ça va réagir !» L’artiste a

continué à peaufiner son art, s’intéressant également aux calligraphies étrangères en provenance de Chine, du Japon et du monde arabe. L’artiste confirme fonctionner par pulsions créatrices. «Parfois je ne fais rien pendant trois mois, puis lorsque l’inspiration vient je peins dix supports en une demi-heure», explique-t-elle. Dans la foulée d’une œuvre, elle jette parfois sur le papier quelques haïkus (poèmes japonais très courts) à lire en résonnance avec ses encres.

Les toiles exposées par Marie-France Roy balancent entre sérénité et nostalgie. De ses tableaux d’un bleu dur presque noir, surgit un vol de goélands ou d’oies sauvages, les oiseaux étant la figure préférée de l’artiste : « Ils ont quelque chose que l’on aura jamais !». Tout comme l’écriture a ses vertus thérapeutiques, la peinture fut pour cette femme comme une libération suite à un deuil lourd à porter. Ceci expliquerait le besoin de création

incessant des artistes, comme le confirme une amie des trois Roy : «Je me déplace à chaque exposition car je suis sûre d’être surprise. Ils sont en recherche continuelle ».

Le directeur de la galerie, Michel Therrien, commente l’exposition en ce sens: « Si je devais trouver un autre mot [que poésie] pour unir ces trois artistes ce serait introspection ». Cette exposition atypique est un encouragement au mélange des genres que les galeries d’art contemporain n’osent peut-être pas encore assez au goût des artistes.v

La poésie de Claude

Passionné de photographie depuis l’adolescence, Claude Roy voit plutôt son travail comme une mise en lumière de la beauté naturelle des choses : «La poésie est partout, même dans les éléments les plus banals, il faut savoir la

Photo Lucile Berland

L’artiste peintre, Claude Roy, explique son oeuvre.

Soirée contes et légendes du Festival celtique de Québec

La magie au rendez-vous! Émilie Bonnefous emilie.bonnefous.1@ulaval.ca QUÉBEC – Depuis trois ans, les soirées contes et légendes tiennent une place de plus en plus importante au Festival celtique de Québec créé en 2006. La dernière de ces soirées s’est déroulée au bistro Billig, Crêperie bretonne.

S

elon Valérie Chabot, responsable bénévole de la communication du festival, au départ, il n’y avait aucune soirée dédiée entièrement aux contes et légendes. Aujourd’hui, une attention particulière leur est réservée : «On a décidé de produire nos soirées contes et légendes dans les pubs à caractère celtique de la ville. On veut faire comprendre que le Québec a des origines celtes et que la tradition orale a une place importante dans notre culture.» C’est un aspect qui s’inscrit dans la mission du festival. Selon Mme Chabot, l’importance de cette tradition orale est encore bien présente aujourd’hui, car « même si les conteurs et les contes sont toujours différents et que chacun amène sa propre saveur, le répertoire traditionnel reste le même, par définition.»

Un art à contre-courant

D’ailleurs, la facette traditionnelle tient une place majeure au sein du festival. Selon Mme Chabot, le Festival Celtique de Québec s’est fait « beaucoup connaître par le bouche à oreille. » Il ne possède que depuis peu une page Facebook et un site Internet fonctionnel pour toucher un plus large public. Yolaine, la conteuse dont nous

ignorons le nom pour conserver la tradition, s’adapte elle aussi à cette nouvelle ère : « Même s’il est parfois difficile d’exercer notre métier aujourd’hui et que nous sommes à contre-courant, on contribue à une tradition qui n’était pas là pour rien. On se parle encore et on s’écoute encore. »

La couleur des contes celtes

Bien que ses racines celtes soient minces, la conteuse a un « attachement de cœur » pour la culture celte. Elle distingue d’ailleurs les contes celtes des contes traditionnels québécois qui, eux, «tournent beaucoup autour de la religion, avec les personnages récurrents du curé, du diable et du cheval noir.» Selon

Photo Émilie Bonnefous

Le musicien Benoît Fortier et la chanteuse Yolaine au Billig.

Yolaine, «les contes celtes ont davantage une couleur, avec les fées, les grandes landes vertes, les cercles de pierre et les farfadets. Ils ont toujours une magie qui est là, par défaut.» Pour ajouter à cette magie, Yolaine était accompagnée sur scène par le musicien Benoît Fortier, originaire de la ville de Québec. Cet ajout, lui permet de donner un habillage différent aux contes et d’ajouter au spectacle. Un spectacle qui, justement, ne pourrait pas atteindre toute sa force sans la présence d’un public. La petite salle du bistro Billig était remplie d’une quinzaine d’amateurs de contes qui on pu abreuver leur imaginaire tout en dégustant un repas. Pour Yolaine, le public est très important. «On est en conversation constante avec lui. Ce contact-là, c’est presque les trois quarts du conte» ajoute-t-elle. D’ailleurs, la participation du public était évoquée dès le début du spectacle par la conteuse : «Soyez avertis, si vous ne fermez pas vos cellulaires, c’est un farfadet qui va répondre» L’ambiance de la soirée était installée.


C

L’Exemplaire, le mercredi 19 septembre 2012

Activités hors du commun

ult ure

7

La Citadelle et ses mystères nocturnes Chloé Patry-Robitaille chloe.patry-robitaille.1@ulaval.ca Québec — Projet pilote de la célèbre garnison militaire de Québec, La Citadelle insoupçonnée offre, depuis le mois de juillet, des visites nocturnes à la lueur de lanternes. L’événement, qui en est à sa première saison, permet de découvrir les anecdotes et les légendes qui ont parcouru les murs et traversé l’histoire de l’endroit.

C

’est en compagnie d’un guide fantôme, le caporal anglais nommé Peter, que la visite d’une heure trente se déroule. Les personnages incarnés sont des personnalités historiques peu connues mais divertissantes pour le public : le patriote et auteur Edward Alexander Theller et le soldat Henri Lecorre. Contrairement à la visite de jour qui traite davantage de l’aspect historique de la Citadelle et du Royal 22e Régiment, La Citadelle insoupçonnée nous fait découvrir «des petites histoires dans l’histoire», explique le guide acteur Jean-Philippe Leclerc. Sa collègue, Ève-Marie Lisotte, est d’ailleurs emballée par le projet : «C’est l’occasion pour les gens de voir la Citadelle dans un contexte complètement différent et de vivre une expérience enrichissante tout en s’amusant.» La visite est un divertissement éducatif théâtral où l’interaction avec le guide se limite aux moments du déplacement entre les monuments pendant qu’il n’y a pas de monologues de la part

des personnages. Le public, plutôt discret et à l’écoute, a su apprécier l’ambiance et la magie des lieux. La vue imprenable sur le Château Frontenac, le fleuve Saint-Laurent et la ville qu’offre les remparts, ainsi que l’immensité du site, en a surpris plusieurs. Hélène Bédard, qui a déjà effectué la visite de jour, a été enchantée de vivre celle de nuit, puisqu’elle est totalement différente et présentée de manière très attrayante par les guides : «Je trouve ça très intéressant de voir ce côté de l’Histoire [et de voir], comment les gens vivaient ici. Les acteurs nous ont [raconté] des anecdotes drôles que je ne connaissais pas.» La visite permet aussi de découvrir plusieurs bâtiments historiques qui se trouvent entre les murs de la Citadelle. Entre autres deux édifices qui datent du régime français, soit une vieille poudrière construite en 1750 et la Redoute, construite en 1693. Cette visite nocturne d’un lieu historique est présentée jusqu’au 27 octobre en français seulement pour cette année.

Billy Talent

Photo Laurence Roy-Tétreault

Billy Talent était en feu samedi après-midi lors d’une prestation spéciale présentée par la filiale 3E du Festival d’été de Québec. Le groupe ontarien a offert, aux quelque 5000 fans qui s’étaient présentés, près d’une heure de musique punk rock sur le toit du Château Laurier. L’événement s’inscrivait dans le cadre d’une tournée promotionnelle pour leur nouvel album, Dead silence. La troupe de Ben Kowalewicz a ainsi réitéré son histoire d’amour avec Québec. (C.S)

Photo Marie-Michèle Genest

Marc-André Grondin tient le rôle principal dans L’affaire Dumont

Festival de cinéma de la ville de Québec

Podz en ouverture

Marie-Michèle Genest marie-michele.genest.2@ulaval.ca

Québec - Dans le cadre de la deuxième édition du Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ), la rue StJean a revêtu ses plus beaux atours afin d’accueillir les artisans du film L’affaire Dumont. Ils ont lancé le bal aux célébrations du septième art qui prennent place du 13 au 23 septembre dans divers lieux de la Vieille Capitale.

C

’est dans une ambiance détendue et enjouée que le réalisateur Podz et les acteurs du film ont foulé le tapis rouge déroulé pour l’occasion devant le Capitole. Basé sur des faits réels, le long métrage, présenté en première, raconte l’histoire de Michel Dumont, un homme de Boisbriand accusé à tort de viol dans les années 90, ainsi que de sa courageuse épouse Solange Tremblay, décidée à combattre l’injustice que subit son mari.

conjointe Solange, visiblement émus, ont été chaudement applaudi par un public touché par leur histoire.

Pour tous les goûts

Créé pour les gens de Québec, le FCVQ offre une sélection éclectique pour les cinéphiles de tous horizons. Drame, horreur, comédie, films expérimentaux, documentaires et courts métrages constituent les 140 productions québécoises et internationales présentées au festival.

Le réalisateur Podz, de son vrai nom Daniel Grou, connu pour Rencontrée à la sortie de la les téléséries Minuit, le soir et 19- salle, Mme Michaud, détentrice 2, ainsi que pour les films Les 7 d’une passe pour le festival, jours du Talion et 10 ½, semblait semblait satisfaite de son exsoucieux de la réaction du pu- périence et fébrile à propos du blic, mais détendu lors du bain de FCVQ. «C’est un peu comme foule. Affichant un sourire cha- une initiation pour moi, j’aime leureux, il était visiblement heu- beaucoup l’univers du cinéma, reux d’inaugurer cette mais je n’ai pas grande fête du cinéma l’occasion de à Québec. «C’est sûr voir beaucoup de «140 proque j’adore faire de la films, alors ça va ductions télé et pour moi la télé être une occasion québécoises c’est du cinéma aussi, condensée, à côté mais voir un film dans de chez nous et et internatioune salle comme ça pour pas cher!» nales [sont] sur un grand écran, s’exclame la résiprésentées au c’est ça mon but», a-tdente de Québec. festival» il confié. Au-delà des À la fin de la salles combles, projection, en compagnie des ac- les initiateurs du projet aspiteurs du film Marc-André Gron- rent à une vraie fête du cinéma din et Marilyn Castonguay, les pour Québec. D’ailleurs, selon véritables Michel Dumont et sa Christopher Lemonnier, l’un

des trois cofondateurs du festival et directeur de la programmation, la mission principale du festival est de faire vivre aux gens une expérience cinématographique enrichissante. Il souhaite aussi les sortir de leur zone de confort et leur offrir la possibilité d’échanger avec les artisans du grand écran.

La relève mise de l’avant

Le FCVQ encourage les créateurs d’ici en faisant une grande place au cinéma québécois. Au menu, on retrouve entre autres, Bestiaire de Denis Côté, le film expérimental J’espère que tu vas bien, tourné en un seul planséquence et improvisé par les acteurs David La Haye et MarieChantal Perron, ainsi que le film de clôture Inch’ Allah, réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette. Le festival se fait aussi un devoir de mettre en valeur les réalisateurs émergents du Québec. Ainsi, afin d’encourager la relève et de leur offrir une plus grande visibilité, le prix du «Meilleur Premier Film» sera décerné et des courts métrages de réalisateurs prometteurs précéderont les projections.

Activités variées

Diverses activités complémenteront les séances tenues au Palais Montcalm, au Cinéma Cartier et au Cabaret du Capitole. L’Espace Casino de Charlevoix de la Place d’Youville se transformera en piste de danse et en lieu de discussions animées entre le public et les artisans, alors que des courts métrages seront présentés aux bars Le Cercle et le Temps Partiel. Enfin, l’univers du cinéma côtoiera celui de la musique au Largo-Resto Club.


S

8

p ort s

L’Exemplaire, le mercredi 19 septembre 2012

Mélanie Blouin

En b r e f

Un saut vers l’excellence

Lock-out LNH 4e conflit en 20 ans

Vanessa Picotte Vanessa.picotte.2@ulaval.ca

L

a Ligue nationale de hockey a décrété un lock-out à ses joueurs. Incapables de s’entendre sur le principal enjeu du partage des revenus, les propriétaires et les joueurs restent campés sur leurs positions respectives. Plusieurs joueurs envisagent d’aller joueur en Europe advenant le prolongement du conflit. (S.D.)

P

10 km de l’UL 43e édition

ier-Olivier Laflamme a dominé dimanche dernier le 10 km de l’Université Laval en un temps de 31:02.8. Du côté des femmes, Catherine Cormier a été la plus rapide avec un chrono de 35:12. Il s’agit du plus vieil événement de course à pied organisé à Québec. Cette année, 927 coureurs ont participé à l’événement. (S.D.)

Soccer universitaire Doublé du Rouge et Or

F

iche parfaite pour les équipes de soccer du Rouge et Or dimanche au Stade TELUS-Université Laval. Les deux formations ont défait aisément leurs adversaires, les Citadins de l’UQAM. L’équipe masculine a gagné 3 à 1 et les femmes ont signé, quelques heures plus tard, une écrasante victoire de 8 à 0. (S.D.)

Tennis Coupe Davis

M

ilos Raonic, 15e joueur mondial, a procuré la victoire au Canada en remportant dimanche son duel face au SudAfricain Izak Van der Merwe, 6-2, 6-2, 6-4. Avec ce gain de 3 à 1 contre l’Afrique du Sud, le Canada est assuré d’accéder au Groupe Mondial l’an prochain. (S.D.)

Rugby féminin Toujours invaincue

L

’équipe féminine de rugby du Rouge et Or a remporté son premier match sur la route contre les Gee Gees d’Ottawa 2910. Claudiane Renaud a été élue joueuse du match. Il s’agit d’une troisième victoire en autant de parties pour les représentantes du Rouge et Or. (S.D.)

Québec - Mélanie Blouin est la première athlète active portant les couleurs du Rouge & Or à se rendre aux Jeux olympiques. Étudiante au baccalauréat en nutrition de l’Université Laval, elle a pris part en août dernier au plus grand rassemblement sportif de la planète à Londres. Photo Audrey-Anne Maltais

La championne Kirsten Flipkens lors de la conférence d’après match

Challenge Bell

Une victoire émotive Audrey-Anne Maltais audrey-anne.maltais.1@ulaval.ca Cité universitaire – La Belge Kirsten Flipkens a défait la Tchèque Lucie Hradecka en deux manches de 6-1 et 7-5 dimanche lors du Challenge Bell présenté au Peps de l’Université Laval. Il s’agit de sa première victoire sur le circuit de la Women Tennis Association (WTA).

«C

’est le plus beau jour de ma vie», a déclaré la 102e joueuse mondiale très émue. Elle a remporté assez aisément la première manche 6-1 avant de recevoir une meilleure opposition de son adversaire qui s’est inclinée 5-7. Flipkens déclare s’être retrouvée face à des services plus puissants et un meilleur jeu de la part de Hradecka, 60e mondiale. La gagnante ne regrette pas son choix de se présenter à la dernière minute au tournoi de Québec, d’autant plus qu’elle dit avoir perdu le soutien de sa fédération plus tôt cet été. Elle espère donc que son résultat leur prouvera qu’ils ont eu tort de la laisser de côté. Pour sa part, la joueuse tchèque semblait très déçue, avec une 5e défaite en finale d’un tournoi de la WTA. «J’ai fait beaucoup d’erreurs, [Flipkens] a bien servi et a très bien joué».

Une 20e édition réussie

Le président du Challenge

Bell, Claude Rousseau, était comblé de l’édition de cette année; l’achalandage ressemblait aux autres années avec quelque 20 000 personnes qui se sont déplacées au courant de la semaine. Le but du Challenge Bell est de permettre à des athlètes du Québec et du Canada de performer au niveau international. La performance des Québécoises au tournoi et celle d’Eugénie Bouchard, en particulier, en a impressionné plus d’un. «La cerise sur le sundae c’est la performance d’Eugénie. Un match incroyable!», s’est extasié Jacques Hérisset, directeur du tournoi depuis 17 ans. M. Hérisset espère que le tournoi aura encore autant de succès auprès du public et des joueuses dans les prochaines années avec le nouveau stade du Peps où l’évènement aura lieu dans le futur. Le directeur mentionne que c’est un tournoi apprécié autant par les joueuses que par les entraineurs et les amateurs de tennis de Québec.

M

élanie a fait ses débuts en gymnastique pour ensuite faire du saut en hauteur après sa rencontre avec l’instructeur Jean Lépine. À la suite de cette rencontre, «Je ne me suis plus jamais arrêtée!» La jeune perchiste de 22 ans a connu une année très chargée et mouvementée. Après une préparation qui l’a fait voyager en Floride, en Allemagne, en France et dans l’Ouest canadien, c’est au Championnat canadien de Calgary que tout s’est décidé pour elle. Elle y a établi un record personnel avec un saut de 4.40 mètres. «Mélanie poursuit sa progression semaine après semaine et mois après mois», a expliqué l’entraîneur-chef d’athlétisme du Rouge & Or, Félix-Antoine Lapointe.

Études

L’athlète en est à sa troisième année au baccalauréat en nutrition. «Elle a fait les compromis nécessaires et les sacrifices essentiels pour avoir un bon rendement sur le plan académique comme sur le plan sportif», a soutenu Simone Lemieux, directrice du baccalauréat en nutrition. Sacrifices, c’est le mot que Mélanie utilise pour nous parler de la conciliation entre le sport de haut niveau et les études universitaires. «Tout est centré sur ta performance. Tu coupes sur ta vie sociale, sur tes loisirs; tu fais des choix », a confié la jeune athlète. Elle est, selon Simone Lemieux, une élève re-

marquable, mais une athlète encore plus exceptionnelle. « Mélanie est une athlète déterminée, persévérante et ses qualités d’athlète lui servent comme étudiante » a livré Simone Lemieux.

Dans la cour des grands

Elle a terminé 19e à ses premiers Jeux olympiques, ce qui lui a permis d’acquérir une solide expérience. «Les meilleures sont âgées de 28 à 30 ans, alors j’ai encore du temps pour arriver à ce niveau là. En plus, j’ai pu acquérir une expérience vraiment plaisante et formatrice», a-t-elle dit. Celleci a apprécié pouvoir prendre part à cette compétition dans un stade d’envergure avec plus de 80 000 spectateurs. Elle a aussi pu se mesurer aux athlètes de renommée mondiale. «C’est les Olympiques, peu importe ce qui arrive cette journée-là, il faut que tu donnes le meilleur de toi-même. J’ai reçu une claque dans la face puisqu’il fallait que je performe», s’est-elle remémorée.

Un futur prometteur

Mélanie entreprend donc la prochaine saison d’entraînement à Québec et prévoit retourner à Toronto à l’hiver. Pour la suite, rien n’est encore décidé. À plus long terme, la fierté du Rouge et Or a certainement dans la mire les prochains Jeux olympiques qui se dérouleront à Rio de Janeiro en 2016. Avec la progression que Mélanie Blouin connaît, tout porte à croire que ce sera un nom à retenir dans les prochaines années.

Football Rouge et Or

Duane John démissionne

Marie-Pier Cayer marie-pier.cayer.1@ulaval.ca

Cité universitaire – Malgré une semaine mouvementée et le départ de leur coordonnateur offensif, Duane John, le Rouge et Or demeure imperturbable et l’emporte 31-7 sur les Axemen d’Acadia.

A

u lendemain de ce départ surprise pour l’organisation, la direction du club de football du Rouge et Or de l’Université Laval a vite réagi. Ils ont embauché Justin Éthier, qui avait occupé plusieurs fonctions avec l’équipe entre 2001 et 2009. Il a aussi remporté quatre Coupe Vanier au sein de l’organisation.

Les rumeurs de congédiement planaient autour de l’équipe et Jacques Tanguay s’est empressé de les démentir : «Ce n’est pas un congédiement. Les résultats de l’équipe n’ont pas apporté cette situation-là, ce n’est pas dans les mentalités de l’organisation». Le président explique la décision du jeune coordonnateur : «La vie de coach est

complètement anormale, ça prend des gens avec une passion sans limites qui sont prêts à sacrifier bien des choses. À 28 ans, Duane n’était pas prêt à le faire pendant encore des années», a renchéri M. Tanguay. Pour Tristan Grenon, quartarrière, l’annonce de Duane John a pris de court les joueurs. «Il n’y a eu aucun relâchement de la part de Duane, même dans le doute, il ne le montrait jamais». L’annonce de son remplaçant a réjoui les anciens et nouveaux joueurs du Rouge et Or.

Le retour de Justin Éthier au poste de coordonnateur offensif encourage les dirigeants de l’équipe quant au reste de la saison : «Dans les meilleurs intérêts, on a eu la chance de voir Justin Éthier accepter de prendre la relève de Duane jusqu’à la fin de la saison» a ajouté M. Grenon.

La victoire et rien d’autre

Malgré une fiche parfaite et le partage du 1er rang au classement québécois avec les Carabins de l’Université de Montréal, l’équipe connait un début de saison en demi-teinte selon plusieurs.

Exemplaire Volume XXI - Numéro 0  

En une cette semaine: Des procédures de recours collectifs visant les collèges, le gouvernement et les universités francophones,dont l’Unive...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you