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, L’hebdomadaire des étudiants en journalisme de l’Université Laval VOLUME XX NUMÉRO 8

LE MERCREDI 23 NOVEMBRE 2011

UNIVERSITÉ corps professoral

Manque de femmes

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POLITIQUE CAQ

Réactions à Legault Page 3

MONDE libre-échange asie pacifique

Ouverture des négos

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QUÉBEC SALON DE BRONZAGE

Controverse Page 6

CULTURE BD PAUL

Miroir du Québec Page 7

Enseigner ou non le tatouage dans les écoles Photo Ali Dostie

Sophie Côté sophie.cote.9@ulaval.ca Québec — Alors que la pratique du tatouage est de plus en plus répandue, son enseignement dans les écoles est loin de faire l’unanimité.

A

insi, selon Mme MarieChristiane Mathieu, directrice de la maîtrise en arts visuels avec mémoire à l’École des arts visuels de l’Université Laval, il ne revient pas aux écoles d’enseigner les secrets du tatouage. De son point de vue, il serait plus logique que ce type de formation soit offert par des instituts en esthétique. Elle a rappelé que toute la question de l’éthique et du code de déontologie doit être considérée, la pratique du tatouage consistant à poser un geste sur un corps. À ses yeux, encore faut-il se demander si le tatouage peut être considéré comme un art. «Dans le cadre d’une démarche artistique, il faut dépasser la question des mots. Il n’y a pas juste le résultat; il faut se demander on le fait pour quoi. Je n’enlève rien au talent, mais la différence est dans la réflexion», a-t-elle soutenu.

Ouverture au cégep

Au Cégep Limoilou, l’enseignante et coordonnatrice du DEC en arts plastiques, Émilie SanterreAyotte, est d’un tout autre avis. Selon elle, le tatouage est un art en soi, qui pourrait donc, à ce titre, s’intégrer au collégial comme une nouvelle formation. «Ça pourrait être enseigné, ça aurait sa place. Il faudrait qu’il y ait une demande, mais je verrais très bien le tatouage s’intégrer à la technique de Métiers d’arts, qui pourrait être un profil offert aux étudiants», a-t-elle indiqué. D’après ce qu’ont rapporté le Cégep Limoilou et le Cégep de Sainte-Foy à L’EXEMPLAIRE, les étudiants s’inscrivant à des programmes d’arts pour percer dans le milieu du tatouage sont rares. Actuellement, les deux cégeps comptent chacun un étudiant

ayant manifesté un fort intérêt pour le tatouage. Mme SanterreAyotte précise qu’au Cégep Limoilou, les enseignants sont favorables à ce qu’un étudiant puisse expérimenter le tatouage dans le cadre de sa formation. «Dans le cadre d’un projet personnel où la discipline est libre, un étudiant pourrait choisir de le faire en tatouage. Il y a une ouverture pour ça», a-t-elle avancé.

touage, de tatoueur à apprenti tatoueur. Une formation longue, qui peut s’échelonner sur plusieurs années.

Une question jamais abordée

«Ça pourrait peut-être se faire un jour. Actuellement, les gens s’organisent pour apprendre avec d’autres tatoueurs, et les places sont saturées. L’idée de faire affaire avec un professionnel, ça pourrait être bénéfique, les gens auraient plus confiance», a-t-il lancé.

De son côté, le ministère de l’Éducation n’a encore jamais évalué la possibilité d’intégrer le tatouage à des formations en arts dans le réseau scolaire. À la direction des communications du ministère, Esther Chouinard a expliqué à L’EXEMPLAIRE la semaine dernière que jamais une demande n’a été formulée à cet effet, précisant que les programmes de formation sont élaborés en fonction des besoins en main-d’œuvre et de la récurrence de ces mêmes besoins.

Un plus pour le métier?

L’enseignement du tatouage se fait ainsi dans les studios de ta-

Aux dires du tatoueur et propriétaire de Toutenkamon à Québec, Lawrence Tannous, il serait intéressant que le tatouage franchisse les murs des établissements scolaires, même si cela semble pour le moment peu probable.

Le tatouage continue de jouir d’une popularité importante dans la société actuelle. Les statistiques les plus récentes sur le sujet sont issues d’un sondage LA PRESSE CANADIENNE et Léger Marketing datant de 2002. Ce dernier révèle que 18 % des Canadiens portaient alors un tatouage, un bijou corporel (autre que sur le lobe de l’oreille) ou les deux.


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N I V E RSITÉ

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Égalité homme-femme

EN BREF

Manque de professeures

enseignement Malaise chez les profs

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lusieurs problèmes sont vécus actuellement par les professeurs même ceux de niveau universitaire, a souligné Bernard André, docteur en éducation et professeur à la Haute école pédagogique de Lausanne en Suisse lors d’une conférence présentée à l’Université Laval la semaine dernière. La profession d’enseignant serait plus difficile notamment à cause d’un malaise avec les étudiants et d’une perte de sens au travail. (X.S.-F.)

stages à l’international Nouvelles opportunités

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a branche lavalloise de l’AIESEC, une association étudiante internationale implantée dans 110 pays, a lancé le 13 novembre un nouveau projet visant à faire la promotion de stages pour les étudiants lavallois dans les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). L’initiative BRIC fut inaugurée par une journée conférence la semaine dernière à l’UL sur les pays émergents. (F.D.-P.)

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faculté de droit Nouveau certificat

vec près de 95 % des cours disponibles en ligne, le certificat en droit de l’Université Laval sera accessible dès cet hiver. Le certificat vise à donner des connaissances de base du droit. Les principaux inscrits sont des gens sur le marché du travail désirant approfondir leurs connaissances. La formule en ligne donnera à un plus grand nombre de personnes accès à la formation. (J.C.)

travail à l’étranger Prisé par les employeurs

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e travail à l’étranger est plus populaire que jamais auprès des étudiants. C’est ce qui est ressorti de la conférence portant sur le travail à l’international, présentée jeudi dernier par le Service de placement et le Centre d’aide aux étudiants, qui a connu un record de participation. Cette expérience est encouragée par les employeurs qui font désormais face au multiculturalisme dans leurs équipes de travail. (B.A.)

Photo Gabrielle Thibault Delorme

D’après l’agronome Claire Bolduc, les producteurs agricoles sont laissés à eux-mêmes quant à la décision de vendre leur terre à des intérêts étrangers.

Accès restreint aux terres agricoles

Compétition des investisseurs étrangers Danny Gauthier danny.gauthier.2@ulaval.ca Cité universitaire — Dans un contexte où le prix élevé des terres québécoises restreint l’accès aux étudiants désirant faire de l’exploitation agricole, les investisseurs étrangers représentent une menace.

«L

a valeur actuelle des terres et des exploitations agricoles est trop élevée», a déploré Claire Bolduc, agronome et présidente de Solidarité rurale, lors du colloque de la relève en agronomie tenu vendredi dernier par le Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation de l’UL. Étant donné la valeur considérable des terres agricoles au Québec, Mme Bolduc estime que de nombreux étudiants ne pourront pas jouir du plein potentiel des terres. «Les jeunes de la relève doivent bénéficier de dons importants de leurs parents pour s’établir», a-t-elle avancé. Même son de cloche du côté du représentant de la relève agricole du Québec, Jean-François Ménard, pour qui l’héritage est un avantage considérable, «les jeunes qui ne viennent pas du milieu agricole n’ont pas les moyens d’investir dans une aussi grosse machine: un jeune producteur qui prend en charge les terres familiales n’a pas à s’endetter pour payer un fonds de terre qui peut représenter 15 à 90% de son emprunt», a souligné M. Ménard.

Protéger les terres agricoles du Québec

«La vente des terres agricoles à des Chinois ou à d’autres étrangers, c’est un non catégorique», s’est indigné Jean-François Ménard. Selon lui, un groupe d’investisseurs chinois de Shanghai, munis de 300 millions $, est prêt à acheter

40 000 hectares de terres en Montérégie et dans d’autres régions. Un des buts du colloque est de conscientiser la relève à la richesse que représentent les terres québécoises. «C’était très important pour moi que les étudiants sachent à quoi s’attendre sur le plan économique, il y a de très hauts dirigeants qui connaissent la valeur de nos terres et ce sont les jeunes de demain qui devront se battre pour les conserver», a soutenu M. Ménard. D’après l’agronome Claire Bolduc, les producteurs agricoles sont laissés à eux-mêmes. «Le producteur n’a aucune forme d’aide de l’État pour s’assurer que la terre demeure un bien collectif. En tant que société, le Québec ne pense pas à long terme», a-t-elle signalé.

Échos des étudiants

Annie Héroux, étudiante au baccalauréat en agroéconomie, a bien saisi le message. «On jase avec tous les professionnels du milieu pendant le colloque et il n’y a qu’une chose qui ressort et c’est de protéger nos terres des exploiteurs étrangers», a résumé la jeune femme. «Pour certains agriculteurs de ma génération, il est important d’être propriétaire de la terre. Pas pour moi, il n’est pas dit que je vais rester agriculteur toute ma vie, je ne vois pas pourquoi c’est si important», a lancé Pier-Luc Vallée, étudiant en agronomie. «Moi, tant que je fais beaucoup d’argent, ça ne me dérange pas de laisser mes terres à un Chinois ou à un Américain», a-t-il conclu.

Andréanne Plante andreanne.plante.3@ulaval.ca Cité universitaire — Même si les filles ont de plus en plus accès à l’enseignement supérieur, le pourcentage des femmes professeures dans les universités québécoises ne permet pas encore de parler d’équité.

«O

n devrait donner davantage de pouvoir aux femmes qui réussissent, notamment dans les institutions scolaires, afin de donner l’exemple», a déclaré d’entrée de jeu Natalie Weaver, présidente du Salon national de la femme, qui avait lieu à Québec pour une quatrième année en fin de semaine dernière. En 2006, une étude réalisée par le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval (SPUL) révélait que seulement 27,3 % des enseignants à l’Université Laval étaient des femmes.

maintenant majoritaires sur les bancs des universités québécoises, et représenteraient 60 % des diplômés des études supérieures. Étudiante en génie civil à l’UL, domaine très prisé par les hommes, Émilie Roy croit que la situation est loin d’être aussi simple. «Il y a encore beaucoup de compétition et de préjugés au sein de certains programmes auparavant réservés aux hommes. Il faut avoir de la détermination en tant que femme pour sans cesse devoir prouver notre potentiel. La partie est loin d’être gagnée», a-t-elle estimé.

En 2011, le constat n’est Les conditions de travail pas plus éloquent selon Claire en cause Deschênes, membre de la Chaire Comme les ressources fide recherche Claire-Bonenfant nancières dans le domaine de sur la condition la recherche se font des femmes. «Les maintenant de plus femmes ne sont pas en plus rares, Marieassez représentées «Les femmes Hélène Gagnon croit ne sont pas dans les universités que cette nouvelle québécoises, nous difficulté décourage assez n’avons pas encore représentées la relève professorale. la parité». «Moins de femmes dans les unichoisissent l’enseiManque d’intérêt versités qué- gnement comme carbécoises.» Marie-Hélène rière probablement Gagnon, professeure en raison des condiadjointe pour la Fations de travail, où il culté des sciences de est difficile de concil’administration de l’Université lier travail/famille, mais aussi Laval, a expliqué que les femmes parce que c’est un milieu très sont loin de constituer une majo- compétitif». rité au sein du corps professoral de l’UL. Au Salon National de la femme, plusieurs femmes de Pour elle, le problème ne carrières viennent y présenter serait toutefois pas dû à des la- leurs réalisations. La directrice, cunes à l’intérieur du système Natalie Weaver, croit qu’il faut d’embauche, mais bien à un justement plus de modèles pour manque d’intérêt de la part des montrer aux jeunes filles que femmes elles-mêmes. «C’est l’instruction ouvre des portes. faux d’accuser l’Université La- «J’encourage les femmes à s’insval, c’est un milieu très ouvert. truire et à changer le monde, pour C’est un fait qu’il n’y a pas beau- ainsi pouvoir montrer l’exemple coup de femmes dans le milieu à leur tour.» de l’enseignement universitaire, mais il s’agit de choix personDe la même manière, Claire nels et non pas de restrictions Deschênes pense qu’il faut garprofessionnelles». der espoir. «L’important est de tenir le flambeau et de parler Selon Statistique Ca- des femmes le plus possible», nada, les femmes seraient a-t-elle conclu.


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OLITIQUE

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Création du parti de François Legault

Des anciens collègues critiquent Raphaël Lavoie raphael.lavoie.1@ulaval.ca Québec — Alors que François Legault effectue ses premiers pas comme chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), des anciens collègues péquistes se questionnent sur la volteface constitutionnelle d’un homme qu’ils qualifient d’ambitieux.

«C’

est une grande déception qu’il revienne sous cette forme-là. M. Legault revient au gré des sondages et laisse tomber ses convictions au profit de son ambition», a confié Jean-Martin Aussant, lui aussi démissionnaire du Parti Québécois et fondateur d’Option nationale.

Louise Beaudoin, ancienne députée du Parti Québécois siégeant maintenant comme indépendante, a ainsi affirmé ne pas adhérer au fait qu‘il occulte la question nationale. «Je suis en désaccord complet avec lui sur la question nationale. François ne veut plus parler de souveraineté, mais il ne dit pas pourquoi.»

«Je pense qu’au fond, il est encore souverainiste, mais plutôt que d’expliquer la souveraineté à la population, il prend la voie facile [en la mettant de côté]. C’est un manque de courage, de leadership», a-t-il ajouté.

«Il dit que les citoyens ne veulent pas entendre parler de souveraineté, donc il leur parle plutôt de préoccupations quotidiennes comme la santé. C’est un choix politique qui peut être payant, mais il va devoir prendre position sur le sujet tôt ou tard», a avancé Mme Beaudoin.

Perplexes, parfois déçus, les anciens partenaires politiques de François Legault ont tous revendiqué le fait qu’ils aient du mal à comprendre comment un fervent défenseur de la cause souverainiste ait pu abandonner ses propres convictions qui leur semblaient inébranlables.

D’après elle, le retour en politique de M. Legault était prévisible. «François est arrivé en 1998 avec de grandes ambitions. Il est venu en politique pour être Premier ministre. Il a vu que ça allait être difficile, voire impossible, au PQ.

Alors, il est parti», a-t-elle raconté, ajoutant que dès son départ, on anticipait déjà un retour éventuel. Par ailleurs, la députée péquiste de Taschereau pointe également du doigt les idées proposées dans le plan d’action de la CAQ. «Ce sont de vieilles idées, des solutions simplistes pour une société complexe», a mentionné Mme Maltais., collègue de M. Legault durant onze ans, en rappelant que l’abolition des agences régionales de santé et des commissions scolaires étaient respectivement de vieilles propositions libérales et «adéquistes».

Des changements nécessaires

Pour sa part, Jean-François Del-Torchio, attaché de presse de la CAQ, revendique la volonté de François Legault d’occulter la question souverainiste: «Que l’on soit pour ou contre le fédéralisme, des changements sont nécessaires au Québec en matière d’éducation, de santé, d’économie, de culture. Actuellement, les huit milliards de péréquation d’Ottawa ne mettent pas le Québec en position de force», a-t-il indiqué. M. Del Torchio a ajouté que «cela fait 40 ans que l’on tourne en rond, il faut améliorer concrè-

Photo Ali Dostie

«Plutôt que d’expliquer la souveraineté à la population, il [Legault] prend la voie facile C’est un manque de courage», s’est exclamé Jean-Martin Aussant.

tement le Québec pour que l’on puisse, ou non, se poser la question du souverainisme.» Quant aux critiques de Mme Maltais, M. Del Torchio ne pense pas que celles-ci sont fondées, prenant en considération les mesures concrètes proposées dans

le plan d’action de la Coalition Avenir Québec. Selon lui, il s’agit par exemple de redonner à tous un médecin de famille, ou d’augmenter le salaire des enseignants pour revaloriser la profession, tout en les évaluant en retour. Des mesures concrètent visant à améliorer le Québec.

Réaction des jeunes sur la CAQ

Les étudiants lavallois plutôt sceptiques Anthony Melanson-Giasson anthony.melanson-giasson.1@ulaval.ca Cité universitaire — À en croire les universitaires lavallois rencontrés par L’EXEMPLAIRE, les idées de la Coalition Avenir Québec rencontreraient un succès mitigé auprès des étudiants.

exprimé plus ou moins dans le même sens. «Je ne pense pas que c’est si innovateur, il ne s’est pas lancé dans de nouvelles affaires», a-t-il dit.

Effet de nouveauté

Pour d’autres étudiants lavallois, c’est seulement la nouveauté qui explique la popularité des Québécois pour la Coalition. «Les Québécois vont voter pour quelque chose qu’ils ne connaissent même pas, juste parce qu’ils sont tannés. Peu importe c’est qui tant que ce n’est pas le Parti québécois ou les Libéraux», a mentionné Didier Ndayizigiye, étudiant en science politique à l’UL.

Photo Tout le monde en parle

Certains étudiants jugent que l’attrait de la nouveauté pourrait expliquer la popularité de François Legault.

«T

out ce que ça amène, c’est un vent de changement. Il n’y a pas d’idées originales, il tire partout en même temps», a illustré Pier-Luc

Daigle, étudiant en science politique à l’UL. De son côté, Philippe Desbiens, étudiant en marketing, s’est

À l’inverse, Mathieu Plante, étudiant en enseignement de l’anglais langue seconde, voit cela positivement. «Je crois que c’est plutôt une bonne chose parce que ça amène du changement. Dans l’éventualité des élections, ça va faire bouger le PQ et le Parti libéral», a-t-il considéré.

CADEUL et CAQ pas sur la même longueur d’onde

Pour Sébastien Harvey, président de la CADEUL, la vision du parti de François Legault n’est tout simplement pas celle des étudiants. «Ce n’est pas une bonne vision de l’éducation, toute la société bénéficie de l’expertise des diplômés. C’est à toutes les strates de la société d’en prendre part financièrement», a-t-il argué. «Nous sommes en opposition formelle avec la modification des frais de scolarité. Il considère que les étudiants doivent payer plus. Mais il y aura forcément plus d’endettement ce qui serait trop pour les étudiants», a ajouté M. Harvey. On sait que selon le plan d’action du nouveau parti de François Legault, un point majeur du programme de la CAQ sera l’éducation en «priorité absolue». De plus, la CAQ propose une hausse des frais de scolarité selon le programme où l’étudiant est inscrit.

De plus, pour pallier la hausse proposée, la CAQ souligne l’importance de bonifier le régime des prêts et des bourses.

Réponse des jeunes?

Pour prendre le pouvoir et faire les réformes qu’ils proposent, François Legault a affirmé dans plusieurs médias que la participation des jeunes québécois était essentielle. Ce point de vue est partagé par Éric Montigny, chargé de cours au département de science politique de l’Université Laval. «Chaque parti essaie de mobiliser les jeunes. La Coalition Avenir Québec a une approche qui consiste à tenter de régler les problèmes. Reste à savoir s’ils vont se sentir interpellés par ce parti», s’est-il interrogé. Selon M. Montigny, la réponse pourra être obtenue qu’aux prochaines élections. «C’est toujours aux électeurs de décider ce qu’il en sera» a-t-il relativisé.


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À vaincre sans péril... Commentaire La septième participation en 12 ans du Rouge et Or à la Coupe Vanier est un sérieux message envoyé aux responsables du football universitaire canadien. Il devient impératif pour eux de créer un système de divisions, regroupant les équipes canadiennes selon leurs forces, pour éliminer la domination de quelques équipes riches face à une majorité d’équipe ayant peu de moyens. En effet, si l’on compare les différentes ligues de football universitaires au pays, seulement quelques équipes remportent sans partage les honneurs de leur ligue depuis dix ans. Ainsi durant cette période au Québec, le Rouge et Or a remporté le titre des séries éliminatoires à neuf reprises alors que la seule autre équipe à avoir pu l’emporter fut McGill en 2002. Ailleurs au pays durant la même époque, Acadia et St-Mary se sont divisés les honneurs sans partage dans l’Atlantique tandis qu’en Ontario la lutte s’est faite principalement entre Western Ontario et McMaster. Le même scénario s’est répété dans l’Ouest canadien alors que l’Université de la Saskatchewan a remporté la majorité des titres avec l’Université de Calgary dans les dix dernières années.

divisions aux deux ans pour garder celles-ci équilibrées. Ainsi, si le Sport interuniversitaire canadien (SIC) privilégiait ce type de système de divisions avec montées et descentes, les équipes de tête garderaient leurs standards d’excellence tout en forçant les équipes d’un calibre plus faible à devenir meilleures pour espérer rejoindre ce groupe sélect. Cela leur donnerait la chance d’espérer remporter quelque chose et de ne pas croupir longtemps dans les bas du classement comme dans la situation actuelle.

Cependant, certains mentionneront que les équipes du SIC ne peuvent se permettre financièrement la création d’une ligue inter-canadienne puisque les coûts de transport deviendraient astronomiques. Même si la comparaison peut être boiteuse, les universités amériLes saisons caines sont dans un système de division comme celui proposé par certains interdans chaque venants du football universitaire canadien conférence et ont trouvé des moyens pour obtenir des au pays decontrats de télévisions et de publicités alviennent de léchants permettant de payer ces dépenses supplémentaires. plus en plus

routinières.

Ainsi, les saisons dans chaque conférence au pays deviennent de plus en plus routinières alors que deux ou trois équipes rivalisent pour le titre de la conférence. Cette situation crée un cercle vicieux où les meilleurs athlètes de chaque région du pays rejoindront majoritairement les meilleures équipes et reléguant les équipes au bas du classement. Plusieurs ligues de football au Québec et aux États-Unis démontrent les avantages qu’amène un système de divisions dans une ligue de football pour la rendre paritaire. Par exemple, il existe au Québec une situation comparable au football universitaire canadien. Le football collégial y est divisé en trois divisions de calibre différent pour éviter les disparités entre les Cégeps ayant une plus grande force d’attraction et face à des Cégeps régionaux ayant un petit bassin de joueurs. Aussi, le système actuel du Réseau du sport étudiant du Québec permet de modifier les

Enfin, les plus grands gagnants d’une création d’un système de divisions seraient les partisans du football universitaire canadien. Le regroupement des équipes selon leurs forces éviteraient les nombreux matchs avec de grands écarts auxquels nous ont habitués les grandes équipes universitaires canadiennes contre leurs autres adversaires de conférence. Ainsi, les partisans et ceux qui y assistent occasionnellement pourraient finalement en avoir pour leur argent durant toute la saison au lieu de quelques matchs par année comme la situation actuelle. Le football universitaire canadien a une belle opportunité de développer son produit avec l’implantation d’un système de divisions comme dans plusieurs autres ligues de football. La SIC restera t-elle conservatrice ou décidera-elle d’innover ?

Érick Deschênes

erick.deschenes.1@ulaval.ca

Espoir, es-tu là?

M

esdames et Messieurs, réjouissons-nous : l’homo indignadus a pris possession de la place publique.

Oui, 2011 a généralisé l’indignation comme posture idéologique décisive pour faire tomber les dictateurs, s’insurger des dérives financières des «1%» et crier haut et fort son mécontentement global. Excusez ma naïveté, mais ce retour en force de l’espoir dans nos sociétés me semble des plus prometteurs. Non, je ne cherche pas à vous servir un discours rose bonbon sur l’importance de faire la paix et pas la guerre, ou sur la prépondérance de construire un monde meilleur pour demain. Je m’émerveille simplement de constater à quel point 2011 a entériné le triomphe de l’engagement et de l’action sur l’immobilisme et la résignation. Beaucoup considèrent les indignés et autres «Occupy» comme une joyeuse gang d’écolo-hippies sympathiques mais qu’on aimerait bien voir aller faire du «camping» ailleurs, car c’est bien gentil tout ce remue-ménage mais les tentes en pleine rue ce n’est pas si fashion et l’hiver s’en vient. On peut bien railler leur utopisme à la Walt Disney ou encore critiquer leur absence de programme sur le long terme, le fait est qu’ils ont déjà, à mon sens, la bonne attitude. Gageons que s’il était encore de ce monde, Martin Luther King aurait rappelé que les rêves sont antérieurs aux grands changements. Et cette année 2011 nous l’a montré. Que ce soit au Caire, à New York ou à Rome, les rêves de la rue ont déplacé bien plus de montagnes que les G8, G20 et autres sommets géopolitiques. Loin de moi l’idée ici de faire de la démagogie. Toutefois, force est de constater que si tant de têtes sont tombées et tant d’injustices ont été décriées, c’est précisément parce qu’on est revenus cette année à la source de la politique dans son acception grecque originelle, qui fait du citoyen l’acteur central. Le laisser-faire de citoyens habitués à voir des images de la famine en Afrique au bulletin de nouvelles du souper, a ainsi laissé place à l’émergence d’une préoccupation globale. On a vibré au rythme des feuilletons politiques arabes, réfléchi à la faveur des indignados de la Puerta del Sol et prêté une oreille aux arguments des nouveaux «Occupants». Puis on s’est inspiré de ces images du bout du monde pour s’appliquer à redessiner notre propre quotidien. Vous trouvez que c’est peu de choses ? Au contraire, si je songe à l’auteur russe Dostoïevski qui a écrit que «Vivre sans espoir, c’est cesser de vivre», j’aurais plutôt tendance à croire qu’on n’a jamais autant vécu que cette année! Rabéa Kabbaj

rabéa.kabbaj.1@ulaval.ca

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Projet de zone de libre-échange en Asie-Pacifique

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Une longue route à parcourir Benoît Toussaint benoit.toussaint.1@ulaval.ca États-Unis — Le président américain Barack Obama a annoncé l’ouverture de négociations concernant la mise en place d’un vaste partenariat de libre-échange en Asie-Pacifique, sur fond de rivalité économique avec la Chine.

Avec ses 800 millions de consommateurs potentiels, la zone Asie-Pacifique est en passe de devenir l’un des principaux espaces commerciaux au monde. Réunis le 11 novembre à Honolulu sur invitation du président américain Barack Obama, neuf chefs d’État ont approuvé l’ouverture de négociations pour la création d’une vaste zone de libre-échange dans la région. Intitulé Partenariat Transpacifique (TPP), le projet vise à bâtir un accord commercial stratégique entre les États-Unis, l’Australie, Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, le Vietnam et le Japon. Mais déjà, le Mexique et le Canada ont fait connaître leur souhait de se joindre au projet. Au total, ces pays représentent d’ores et déjà 40% de la production mondiale, très loin devant la zone Nord-Américaine (27%) et l’Union européenne (25%). «Ce sera la plus grande zone de libre-échange du monde», a déclaré le président chilien Sebastian Pinera, cité par le site lexpress.fr. Outre une suppression des barrières douanières, ce partenariat devrait

également permettre d’instaurer des normes en matière de droit du travail et de respect de l’environnement au sein des pays membres.

Rivalité Chine-États-Unis

Grande absente de ce sommet, la Chine, deuxième économie mondiale, n’a pas souhaité intégrer les négociations pour le moment, en raison d’un désaccord sur les exigences qu’impliquerait le TPP. Des exigences qui ne sont pas sans lien avec la rivalité commerciale qui oppose Chinois et Américains dans cette zone.

chinois concernant la militarisation du pays et sa montée en puissance économique, et notamment dans les zones maritimes», a-t-il ajouté.

Une réalisation ambitieuse

Toutefois, «le projet sera très long à mettre en place. Contrairement à l’exemple de l’Europe, où les économies nationales sont relativement complémentaires, il n’y a pas de coordination en Asie dans ce sens et la plupart des pays produisent des biens et services très similaires», a estimé Dominique Caouette, professeur en Science politique à l’Université de Montréal et membre du Centre d’études de l’Asie de l’Est. D’autre part, le projet a soulevé un certain nombre d’oppositions

internes dans les pays membres, au Japon notamment, où les agriculteurs craignent que l’importation de produits à bas coût ne vienne menacer leur activité. Mais surtout, la persistance d’une méfiance réciproque entre membres et la complexité des relations politiques dans la région pourraient ralentir l’avancée des négociations. «Il y a de fortes chances pour que certains pays préfèrent signer des accords bilatéraux les uns avec les autres, si le TPP n’est pas conforme aux exigences de chacun», a affirmé Dominique Caouette. Autrement dit, de l’annonce à la réalisation, il y a un grand pas et le TPP pourrait ne pas voir le jour avant plusieurs années.

«Il est certain que les ÉtatsUnis ont mis la barre très haut, en terme d’amélioration des conditions de travail, de droit de propriété intellectuelle, etc. Cela s’inscrit dans une stratégie de réengagement dans la zone Asie-Pacifique, il y a une volonté d’inciter la Chine à jouer le jeu du commerce international», a estimé Gérard Hervouët, directeur du Programme Paix et Sécurité Internationales à l’Institut des Hautes Études Internationales de l’UL. «Il y a également un message très fort envoyé aux dirigeants

White House/Youtube

Si elle se concrétise, la zone Asie-Pacifique deviendrait l’un des plus importants espaces de libre-échange au monde.

L’Amérique latine absente de l’espace médiatique

Un continent largement marginalisé morts dans les journaux, car personne ne veut aller couvrir ce qu’il se passe», a regretté le reporter.

Valérie Aubé valerie.aube.1@ulaval.ca Étienne Bouche etienne.bouche.1@ulaval.ca Analyse — L’Amérique du Sud peine à trouver sa place dans la couverture médiatique de l’actualité internationale.

M. Leprince constate un désintérêt particulièrement marqué dans les rédactions américaines. «Ce pays a cessé de s’intéresser à l’Amérique latine et à ses conflits, tandis que la Chine prend, elle, de plus en plus de place.»

Il aura fallu attendre qu’une trentaine de mineurs restent bloqués 700 mètres sous terre pour que les rédactions s’intéressent au Chili. L’histoire de ces miraculés, digne d’un scénario hollywoodien, aura captivé la planète entière. Un fait divers révélateur de la faible importance accordée à l’Amérique latine dans les médias.

nisée au musée des Beaux-Arts de Québec. Cette couverture épisodique relègue les autres faits d’actualité au second plan. «Il y a toujours des choses qui ne vont pas bien dans ce pays, et personne n’y fait allusion», a insisté le journaliste de RadioCanada.

Retrait des politiques

C’est le constat que dresse Jean-Michel Leprince, reporter à Radio-Canada. «Lorsque les mineurs étaient coincés au fond de la mine, et jusqu’à leur sortie, le Chili était partout dans les médias», at-il déclaré la semaine dernière, à l’occasion d’une table-ronde orga-

Désintérêt des États-Unis

«Les gouvernements se sont également retirés», a-t-il remarqué, notant que «le gouvernement fédéral canadien a privilégié ses partenaires économiques, comme la Colombie, le Chili ou le Brésil», tout diminuant sa présence dans les autres pays. En mission d’observa-

Le tableau se confirme dans le cas du Mexique, qui bénéficie du même traitement partiel que les pays sud-américains. Mais pour d’autres raisons: «C’est le pays le plus dangereux au monde pour les journalistes! On ne voit plus les

Selon François Gélineau, titulaire de la Chaire de recherche sur la Démocratie et les institutions parlementaires, à l’Université Laval, cette tendance accompagne l’évolution opérée par les politiques.

tion au Guatemala lors de la récente élection présidentielle, M. Gélineau a noté le faible intérêt des médias pour cette zone géographique. L’Amérique latine semble être la victime collatérale du bouillonnement de l’actualité internationale récente: les mouvements de contestation au Moyen-Orient continuent de saturer l’espace médiatique. François Gélineau constate que les conflits armés, comme celui qui a abouti à la chute de colonel Kadhafi, en Libye, prévalent dans la hiérarchisation de l’information. Le professeur a avancé un autre argument: «Avec la crise économique de 2008, nous sommes davantage centrés sur nous-mêmes, sur des préoccupations locales.» Une évolution qui, selon lui, pénalise une grande partie des pays du sud. Réduite à une couverture partielle, et de fait souvent caricaturale, le continent africain est une autre victime de ce resserrement.

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EN BREF libye Un des fils Kadhafi jugé

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es autorités libyennes ont affirmé dimanche que Seif al-Islam serait jugé en Libye, malgré le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui soupçonne le fils de Mouammar Kadhafi de crimes contre l’humanité. L’homme est soupçonné d’avoir joué «un rôle-clé dans la mise en œuvre d’un plan» conçu par son père pour «réprimer par tous les moyens» le soulèvement populaire. (E.B.)

ÉGYPTE Démission du gouvernement

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e gouvernement égyptien a présenté lundi soir sa démission au Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis le départ du président Hosni Moubarak en février, a annoncé son porteparole. Cette décision est intervenue après la mort de dizaines de personnes depuis samedi au Caire. Les affrontements entre civils et militaires se poursuivaient lundi soir aux alentours de la place Tahrir, dans la capitale égyptienne. La démission a été refusé par le CSFA. (E.B.)

cambodge Trois Khmers face aux juges

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e procès de trois anciens hauts responsables khmers rouges accusés de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide s’est ouvert lundi à Phnom Penh devant un tribunal cambodgien soutenu par l’ONU. Il s’agit de la dernière occasion majeure pour le Cambodge de juger les responsables d’un régime qui a fait 1,7 million de morts entre 1975 et 1979. (E.B.)

L

espagne La droite l’emporte

e chef des conservateurs du Parti populaire, Mariano Rajoy, a remporté dimanche la majorité absolue aux élections législatives espagnoles. Sa formation obtient 186 sièges au Parlement, contre 110 pour le Parti socialiste ouvrier espagnol. Après l’annonce de sa victoire, M. Rajoy a rappelé la nécessité de mettre en place un plan d’austérité rigoureux pour faire face à la crise que traverse le pays. (E.B.)


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Salons de bronzage

EN BREF

Un débat brûlant

tourisme lévis Hausse de 5%

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a célébration des 150 ans de la ville de Lévis et la construction récente de son nouveau centre des congrès ont donné un coup de pouce à l’activité touristique de la ville. Les bureaux touristiques de Lévis ont perçu une augmentation de 5% de leur affluence habituelle. Elle prévoit de développer de nouveaux produits afin d’aller chercher une nouvelle clientèle. (L.D.)

Maxime Le Pluart maxime.le-pluart.1@ulaval.ca Photo Ali Dostie

D’après Jean-Marie De Koninck, jamais il ne fut question d’exiger aux détenteurs de permis de conduire ces cours de rafraîchissement

Cours de rafraîchissement

De Koninck rectifie le tir

élections 2013 Anne Guérette lance son parti

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a conseillère indépendante Anne Guérette lance son «Parti démocrate de Québec» afin, dit-elle, de rétablir l’équilibre démocratique à Québec. «J’ai vraiment envie de poser ma pierre à la construction d’une alternative pour 2013. J’ai développé une vision de la politique et de la démocratie, et j’ai le goût de la faire valoir sur la place publique», a-t-elle affirmé. Aucune collaboration n’est pour l’instant envisagée avec le parti de Pierre Boucher. (M.F.)

hôtel-dieu de québec La tour sera réaménagée

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ichard Fournier, directeur des communications du Centre hospitalier universitaire de Québec, a certifié que l’hôpital conservait ses mêmes objectifs d’agrandissement, malgré l’abandon de son projet de construction au dessus de la cour intérieure de l’Hôtel-Dieu. Le projet entend plutôt reconfigurer l’espace, tandis que la partie rejetée du plan ne sera pas déplacée ailleurs. Le ministère de la Culture se dit satisfait de ce changement de cap et de la coopération de l’hôpital. (F.D.P.)

transport en commun Laissez-passer bonifié

A

près la MRC de la JacquesCartier en juin dernier, la Côte-de-Beaupré et l’Ile-d’Orléans seront accessibles en transport en commun grâce à un seul laissez-passer dès janvier prochain. Cela évitera aux utilisateurs des transports de la Communauté métropolitaine de Québec d’avoir à se procurer un second droit de passage pour Beaupré ou St-Pétronille. (G.B.)

Marc-Antoine Paquin marc-antoine.paquin.1@ulaval.ca Québec — Les cours de conduite, dits de «rafraîchissement», pour les détenteurs d’un permis de conduire ne sont pas à l’ordre du jour selon Jean-Marie De Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière.

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es suggestions émises par Jean-Marie De Koninck la semaine dernière dans LE SOLEIL au sujet de la sécurité routière ont beaucoup fait réagir. Cependant, d’après le président de la Table québécoise de la sécurité routière, ses propos ont été mal interprétés. D’après lui, jamais il ne fut question d’exiger aux détenteurs de permis de conduire ces cours de rafraîchissement. «Il pourrait être intéressant d’offrir ces cours sur une base volontaire aux personnes qui aimeraient en profiter, a-t-il mentionné, mais je n’ai jamais parlé de rendre ces cours obligatoires.» M. De Koninck a expliqué que son idée viendrait de plusieurs témoignages de conducteurs qui, ayant obtenu leur permis de conduire il y a plus de 40 ans, désirent actualiser leurs connaissances aux règles de la sécurité routière actuelles. «Des écoles de conduite privées pourraient possiblement créer des cours, disons d’une durée de deux heures, sur les nouveautés en conduite automobile pour les offrir au grand public», a évoqué M. De Koninck. En début de semaine dernière, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), en entrevue au journal LE SOLEIL, avait indiqué que ce genre de projet n’était pas dans ses priorités. Elle justifiait son point en apportant l’exemple de l’Ontario qui, il y a quelques années, a annulé un projet semblable en raison d’un faible taux d’efficacité.

Une idée attrayante pour les écoles de conduite

Pourtant, d’après les écoles de conduite rejointes par L’EXEMPLAIRE, cette idée d’offrir des cours d’actualisation des techniques de conduite sur une base volontaire est intéressante et envisageable. Yvan Sévigny, président du Groupe Tecnic, plus grande école de conduite au Québec, croit qu’il faut beaucoup miser sur cette optique de volontariat. «Il faut que les gens viennent d’eux-mêmes. C’est de cette façon que le projet serait gagnant. Les gens sont beaucoup moins réceptifs quand ils sont obligés», a-t-il déclaré lors d’une entrevue téléphonique. Christian Nicole et Claude Laplante, tous les deux propriétaires d’une école de conduite dans la région de Québec, sont du même avis que M. Sévigny. M. Laplante croit toutefois qu’il serait pertinent de cibler certains conducteurs, notamment ceux dont le permis a été révoqué. «Il est impensable de forcer tout le monde à suivre ce genre de cours, mais je serais d’accord pour cibler certains conducteurs et à les contraindre à certaines évaluations», a-t-il affirmé, soulevant tout de même qu’un certain coût social serait associé à cela. Pour sa part, M. Nicole a mentionné qu’il serait très envisageable de mettre un tel projet sur pied : «Avec le temps, les écoles de conduite n’auraient aucun problème à combler la demande. Je crois que ce serait tout à fait réalisable.»

Québec — La réglementation des salons de bronzage continue de susciter des débats houleux entre la Société Canadienne du cancer qui dénonce les risques de l’exposition UV pour la santé et l’Association des salons de bronzage du Québec qui crie à la manipulation.

«A

u Québec, il y a des endroits avec des lits de bronzage dans des dépanneurs et des clubs vidéos», s’est indignée Marianne Laramée, analyste des politiques à la Société canadienne du cancer (SCC).

campagnes de peur, pas d’éducation», s’est exclamé Alain Fournier, président intérimaire et porte-parole de l’ASBQ.

Pour l’organisme canadien, il est primordial d’agir, en imposant une réglementation à cette industrie qui représente un danger pour la santé. En effet, selon la SCC, les lits de bronzage sont classés dans la catégorie des risques de cancer les plus élevés pour l’humain, au même titre que la cigarette ou l’amiante.

L’ASBQ, qui regroupe environ 400 commerces, considère en revanche que le registre proposé par la SCC serait une bonne chose dans la mesure où il permettrait de donner un aspect plus professionnel à leur industrie.

D’après lui, la SCC manipule les chiffres pour nuire à l’industrie du bronzage.

Alain Fournier, président intérimaire et porte-parole de l’ASBQ, précise d’ailleurs que son association est pour une réglementation des salons, excepté l’in«La Société terdiction aux moins canadienne de 18 ans qui est injustifiée selon lui. du cancer

Dans cette perspective, la volonté de la SCC se résume en trois points, «interdire le bronzage en cabine aux mineurs, empêcher fait des les publicités visant La moyenne d’âge campagnes les jeunes, que l’on est de 25 ans de peur, pas retrouve particu«Le cancer de lièrement durant la la peau le plus dand’éducation» période des bals de gereux est le méfinissants, et la créalanome. Il est dû à tion d’un registre une exposition aux des salons de bronzage.» rayons UV, qui modifient l’ADN des cellules», a expliqué FranD’après l’organisme cana- cine Barbeau, dermatologue à dien, qui dit tenir avant tout à pro- l’Hôtel-Dieu de Lévis. téger les jeunes, plusieurs études démontrent que l’exposition aux Le docteur Barbeau a rerayons UV est dangereuse, sur- marqué qu’il y a une vingtaine tout avant 16-18 ans. d’années, la majorité des patients atteints d’un mélanome avaient «L’industrie utilise des pro- autour de 70 ans. Désormais, la pos publicitaires mensongers, moyenne d’âge est de 25 ans. La qui ne tiennent pas la route d’un plupart avouent fréquenter les point de vue scientifique», a dé- salons de bronzage. ploré Mme Laramée. Pour ce qui est du registre, il permettrait de «Je dis à mes patients que les recenser tous les commerces of- salons de bronzage sont à banfrant des services de bronzage, nir à 100%», a-t-elle indiqué. En instaurer un permis et ainsi éta- précisant au passage toute l’abblir une certaine réglementation. surdité d’associer santé et bronzage, particulièrement de façon Les salons répliquent artificielle, citant en exemple la De son côté, l’Association plus grosse chaîne de salons au des salons de bronzage du Qué- Québec, Santé-Bronzage. bec (ASBQ), a jugé inadaptées et stigmatisantes certaines camIl existe plus de 1000 salons pagnes de la SCC. «La Société de bronzage au Québec, mais canadienne du cancer fait des toujours pas de réglementation.


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Rencontre avec Michel Rabagliati

ULTURE EN BREF

«Paul, c’est nous»

Anne-Sophie Gobeil anne-sophie.gobeil.1@ulaval.ca

honnête pour ça. J’associe la fiction à un mensonge.»

«L’action, dans Paul, elle est dans la tête», a spécifié l’auteur.

Québec — Avec Paul au parc, le septième volet de la série, le personnage principal des bandes dessinées de Michel Rabagliati, Paul, devient une pièce importante de la culture québécoise.

À travers sa série, M. Rabagliati cherche aussi à contrer le cynisme ambiant. «Avant tout, je veux faire passer un bon moment à mes lecteurs. Je n’ai pas de leçon à donner. Je veux que ce soit émotif et sensible.» Les relations interpersonnelles sont au cœur des œuvres: famille, amour et amitié.

Au fil des ans, beaucoup de critiques littéraires ont comparé Paul à Tintin, le héros du bédéiste belge Hergé. M. Rabagliati s’est dit flatté de cette analogie. «C’est mignon. Tintin est un personnage important pour moi, et Hergé est mon maître à penser, mon mentor.»

«J’

ai envie de parler de nous, du peuple québécois, de notre culture. Je veux l’imprimer sur papier pour ne pas qu’elle disparaisse», a imagé le créateur du personnage considéré comme le M. Tout-le-monde québécois.

puisque «dès que les gens se reconnaissent dans une œuvre, c’est une référence culturelle». Le créateur du personnage a confirmé en expliquant que «beaucoup de jeunes me lisent, des hommes et des femmes aussi. Les Québécois s’identifient beaucoup à Paul».

«Paul c’est nous. Paul mange de la nourriture québécoise, va à Québec et à Montréal. C’est une des meilleures choses pour une BD de refléter une culture», a estimé le libraire spécialisé en bande dessinée à la Librairie Pantoute, Marco Duchesne. Pour M. Duschesne, Paul est déjà une référence culturelle

Cité universitaire — Pour son 30e anniversaire, la Ligue universitaire d’improvisation (LUI) présentera, le 2 décembre prochain, une joute «à l’ancienne», marquée par la présence de son fondateur, Réjean Labrie.

L

e match sera précédé d’un cocktail rassemblant M. Labrie, présent en spectateur, ainsi qu’une grand majorité des anciens joueurs de la ligue. «Cette année, on crée en plus un temple de la renommée. On veut

remercier les gens qui ont été utiles à la LUI et pas juste le vedettariat existant», a dévoilé l’organisatrice de la soirée Anaïs Jalbert. Elle admet aussi profiter de l’événement pour «développer des archives des 30 dernières années, et se remettre en question pour le futur».

I

nterpeller l’humanité grâce à l’art, c’est ce que la troupe de marionnettes Le Chemin qui marche offre au public cette semaine. Le spectacle Les Métamorphoses d’Adalbert sera présenté du 24 au 27 novembre au Studio P de la librairie Pantoute, accompagné de causeries et d’ateliers. L’être et le paraître, le besoin d’appartenance, les jugements et la peur de l’autre seront quelques-uns des thèmes abordés. (I.M.)

L Courtoisie Martin Roy - Le Droit

Michel Rabagliati désire souligner toute la beauté de la vie ordinaire.

La LUI souffle ses 30 bougies Nicolas Lachance nicolas.lachance.4@ulaval.ca

théâtre de marionnettes Métamorphoses

pub Universitaire Nouveau Comedy Club

Aborder la vie, telle qu’elle est

Le désir de M. Rabagliati, avec Paul, est de souligner toute la beauté de la vie ordinaire. «Je veux montrer les petits bonheurs de la vie.» Il ajoute qu’il n’a aucun intérêt pour la fiction. «Juste de penser à écrire de la fiction, je dégonfle, a-t-il insisté. Je suis peut-être trop

7

« En 1981, la LNI commençait à être populaire et nous, on est arrivés exactement au moment de la propagation de l’impro. Puis, il y a le talent des joueurs. Par contre, ce n’était pas dans les plans que la LUI dure 30 ans», a plaisanté Réjean Labrie, pour expliquer les raisons du succès et de la pérennité de la ligue d’improvisation.

que le public aura droit. «Il y aura un décor old school, des photos d’archives, des prises de parole avec des témoignages, de vieilles catégories ainsi qu’un ancien animateur», a annoncé Mme Jalbert. Le 23 mars prochain, un match spécial avec d’anciens joueurs aura aussi lieu, mais les noms ne sont pas encore confirmés. Rappelons qu’en 30 ans, plusieurs personnalités ont été membres de la LUI, dont JeanMichel Anctil, André Robitaille, Patrice Robitaille, François Massicotte pour ne citer qu’eux.

Soirée nostalgique

Pour souligner ces 30 ans de sketchs improvisés, en jogging et chandails de hockey, c’est à un match aux couleurs des années 80

e Pub universitaire de l’Université Laval propose son tout premier Comedy Club le 25 novembre. Sous une formule de cinq à sept, trois humoristes de la relève, Mathieu Lévesque, Derrick Frenette et Franck Dupuis feront des prestations d’une quinzaine de minutes. (A.F.)

L

les 13 Revisiter un classique

a troupe de théâtre les 13 présente Le Bourgeois Gentilhomme sous une mise en scène de Tanya Dykstra. La pièce est en représentation du 22 au 26 novembre au Théâtre de Poche du pavillon Maurice Pollack. Les déboires de Monsieur Jourdain dans sa quête de noblesse prendront vie une énième fois dans ce classique de Molière, bourré de revirements burlesques, mais qui ne prend aucune ride. (A.F.)

Trente ans d’impro... 1 98

1

La LUI naît grâce à l’initiative de Réjean Labrie. Le premier match à la salle HenriGagnon attire 250 personnes.

4 99

1

La LUI remporte pour la première fois la Coupe universitaire d’improvisation.

7 99

1

La Ligue se déplace au Grand salon du Pavillon Alphonse-Desjardins, une salle d’une capacité de 450 personnes qui est comble régulièrement.

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Année de la création de l’Open de la LUI, un tournoi où se rencontrent une dizaine de ligues de haut calibre de la province ainsi que quelques équipes européennes.

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Dernière année à la LUI pour Tammy Verge qui a connu le plus de saisons (13) et qui a remporté le plus de trophées en carrière (11).

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Dominic Lapointe devient le nouvel arbitre de la LUI, après y avoir joué huit saisons, de 1997 à 2004.


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Une carrière bien remplie

EN BREF

Charles Hudon surprend

victoire 41-10 du r&o Direction Coupe Vanier!

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équipe de football du Rouge et Or tentera vendredi de remporter sa septième Coupe Vanier de son histoire alors qu’elle se mesurera aux Marauders de l’Université McMaster au B.C Place de Vancouver. L’équipe de Glen Constantin a remporté vendredi dernier la Coupe Mitchell alors qu’elle a vaincu les Dinos de Calgary par la marque de 41-10 au stade McMahon. (S.L.)

volleyball féminin Victoire facile du R&O

L’

équipe féminine de volleyball du Rouge et Or a remporté la victoire en quatre manches 3 à 1, samedi au PEPS, contre le Vert et Or de Sherbrooke. Le Rouge et Or ira visiter les autres équipes de l’Université du Québec à Rimouski du 25 au 27 novembre. Pour voir les lavalloises à domicile à nouveau, il faudra attendre le 13 janvier, où elles affronteront les Martlets de l’Université McGill. (A.M)

victoire des Remparts Grigorenko en feu

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es Remparts de Québec se sont illustrés aux dépens des Mooseheads d’Halifax, samedi soir dernier, dans un gain facile de 6 à 1. Cette rencontre soulignait le duel des espoirs entre Mikhail Grigorenko (un but et une passe) et Nathan MacKinnon (aucun point). Raphaël Corriveau, Frédérick Roy, Adam Erne et Vincent Barnard ont complété la feuille de pointage. La troupe de Patrick Roy a remporté ses huit derniers matches.(B.A)

victoire des Kebs 108-89 En l’honneur de Sam Carey

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es Kebs de Québec ont remporté un match émouvant dimanche, alors qu’ils ont défait les Storm de Summerside 10889. Une cérémonie touchante a été célébrée avant la rencontre en l’honneur de Sam Carey, décédé mardi lors d’un accident de la route. Son chandail numéro 45 sera retiré par l’organisation, qui s’aligne dans la Ligue nationale de basketball. (S.L.)

David Bouchard david.bouchard.1@ulaval.ca Québec — À seulement 17 ans, l’hockeyeur Charles Hudon, des Saguenéens de Chicoutimi, a déjà une carrière bien remplie. Courtoisie Yan Doublet

Les équipes masculine et féminine du Rouge et Or ont remporté leur match contre l’Université Bishop’s.

Doublé en basket contre Bishop’s

Rentrée lavalloise réussie Martin Busuttil martin.busuttil.1@ulaval.ca Cité universitaire — Les deux équipes du Rouge et Or basketball ont bien amorcé leur saison régulière à domicile vendredi dernier, avec une double victoire contre les Gaiters de Bishop’s: les femmes l’ont emporté 76-65 et les hommes 86-59.

P

our le match opposant les hommes, la troupe de Jacques Paiement Jr. tentait d’oublier le cuisant revers de 8257 subi aux mains des Redmen de McGill, quelques jours auparavant. L’équipe n’a eu aucun problème à disposer des Gaiters de Bishop’s pour ainsi remporter sa première partie de la saison. Le pointage donnait une avance de 26 points à la demie, dans un match à sens unique. Le nouveau venu du Rouge et Or, Boris Hadzimuratovic, a été très bon pour les siens, récoltant 13 points et autant de rebonds. Olivier Lefebvre a eu le compas dans l’œil, enfilant trois paniers du centreville en autant d’occasions. Il a terminé la rencontre avec 11 points. Quant à lui, Étienne Labrècque a été le marqueur le plus prolifique du Rouge et Or avec 14 points. Même avec une bonne avance, l’entraîneur-chef n’a pas choisi de changer son plan de match durant la mi-temps. «On devait continuer à faire ce qui nous avait amené à une telle avance. On ne devait pas trop jouer défensivement et sur les talons», a-t-il affirmé.

Match serré chez les dames

Du côté des femmes, les vétérantes de l’Université Laval ont été les meilleures. Dans une joute impliquant beaucoup de jeu physique, Elyse Jobin a marqué 22 points et

récolté 13 rebonds. Marie-Pascale Nadeau a cumulé les beaux jeux défensifs tout en amassant 20 points. Chanelle St-Amour a, pour sa part, inscrit 14 points au tableau. Pourtant, après une demie, c’était toujours l’impasse avec un pointage de 34 à 34. Lors de la deuxième moitié du match, la recrue Jannie Jacques a su réussir quelques paniers cruciaux afin de mettre les Gaiters hors de portée. «J’étais vraiment stressée à la première demie. Durant l’entracte, je me suis dit que je devais me concentrer sur les petites choses faciles et ça a beaucoup mieux été pour la suite», a-t-elle révélé.

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e jeune homme natif d’Alma au Lac St-Jean compte déjà deux participations à des tournois internationaux. Premièrement, au Défi mondial des moins de 17 ans, il a été nommé capitaine de l’équipe du Québec. Même s’il n’a récolté aucune médaille, il s’est distingué comme l’un des joueurs les plus productifs du championnat avec 11 points en 6 matchs. Puis, en avril, il a été sélectionné pour représenter le Canada au championnat mondial des moins de 18 ans. Il a également remporté la médaille d’or avec l’équipe du Canada au tournoi Ivan Hlinka en République Tchèque cet été. Ces faits d’armes internationaux ne sont qu’une partie des accomplissements du jeune homme. Dès sa première année dans la LHJMQ, le choix de première ronde des Saguenéens de Chicoutimi n’a pas tardé à se faire remarquer. L’Almatois a inscrit 23 buts, 37 passes pour un total de 60 points en 63 parties. Ces performances lui ont valu une place dans l’équipe étoile des recrues de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il a également mérité le trophée Michel Bergeron, remis à la meilleure recrue offensive du circuit Courteau. Quand on l’interroge sur le sujet, Charles Hudon se fait mo-

deste : «L’année passée, j’ai vraiment été aidé par les vétérans. Comme une première année dans ce circuit est vraiment difficile, les gars m’ont aidé à m’établir.» Après une saison d’adaptation, il garde l’équipe en tête de ses priorités et espère maintenant se rendre loin en série avec les Saguenéens. Éligible au prochain repêchage, Hudon ne ressent pas pour autant plus de pression. Le jeune joueur trouve d’ailleurs les gradins du centre George Vésina bien efficaces pour lui cacher les dépisteurs et diminuer ainsi la nervosité que leur présence suscite en lui. «Je me concentre sur mon jeu», a-t-il résumé. Sur le plan offensif, Hudon se compare à Derick Brassard, évoluant avec les Blue Jackets de Colombus. Les deux joueurs s’entraînent d’ailleurs ensemble. «Derick m’aide vraiment sur l’aspect offensif, le maniement de rondelle, etc. Il est capable de donner la rondelle, et de fabriquer des jeux. Sur le jeu de puissance, on est vraiment efficaces.» Avec une fiche de 8 buts et 15 passes pour 23 points en 19 parties cette saison, les amateurs de hockey devraient bien retenir le nom de celui qui fera sans aucun doute vibrer les cordages de la LNH dans un avenir pas si lointain.

Selon l’entraîneure-chef de l’équipe, Linda Marquis, la mitemps a permis de remettre l’équipe sur la bonne voie. «Je leur ai dit qu’elles ne suivaient pas le plan de match», a-t-elle expliqué. D’après elle, «on axait seulement sur le résultat et on voyait que ce qu’elles voulaient faire, c’était seulement marquer tour à tour sans vraiment réfléchir». Le prochain match à domicile du Rouge et Or sera encore présenté sous forme de programme double. Les deux équipes affronteront respectivement les dames et les hommes des Citadins de l’Université du Québec à Montréal, le 26 novembre, au PEPS de l’Université Laval.

Courtoisie Dominique B. Gagné

À 17 ans seulement, Charles Hudon cumule les expériences internationales, dont le Défi mondial des moins de 17 ans.

L'Exemplaire Vol. XX No.8  

En une cette semaine: Alors que la pratique du tatouage est de plus en plus répandue, son enseignement dans les écoles est loin de faire l’u...