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, L’hebdomadaire des étudiants en journalisme VOLUME XX NUMÉRO 4

LE MERCREDI 19 OCTOBRE 2011

UNIVERSITÉ poursuite judiciaire

UL vs optométristes

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MONDE ÉGYPTE

Les coptes menacés Page 5

QUÉBEC gouvernement provincial

Vers le web 2.0 Page 6

CULTURE centre-ville

Renaissance du cinéma? Page 7

SPORTS patrick d’aoust

Un receveur encensé

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Photo Sarah Ennemoser

Sondage sur les cafétérias: les étudiants ne dépensent plus

Beaucoup trop cher Marie-Claude Savoie marie-claude.savoie.3@ulaval.ca Cité universitaire – 62% des étudiants de l’Université Laval affirment dépenser seulement 5$ et moins par achat dans les cafétérias, selon un sondage non scientifique effectué par L’EXEMPLAIRE auprès de 245 répondants.

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est notamment le cas de Benoît Bacon, étudiant au baccalauréat en musique. «C’est trop cher, ça c’est sûr», a-t-il lancé faisant référence au casse-croûte Sodexo du pavillon Louis-Jacques-Casault. «Au Desjardins chez Laliberté, pour le même prix, on a plus de choix et plus de quantité», a ajouté l’étudiant mécontent. Pour Alexandra Davanzo, étudiante en droit, le menu de la cafétéria du pavillon Charles-De Koninck gérée par Sodexo offre un large choix. Cependant, «pour des étudiants, les prix sont beaucoup trop élevés», a-t-elle aussi critiqué. Le sondage, réalisé le jeudi 6 octobre sur 13 pavillons, fait également ressortir que 57% des ré-

pondants apportent leur lunch au moins une fois par semaine, et que 86% pensent que les cafétérias devraient améliorer leurs produits et/ ou leurs prix.

Prix contrôlés ?

Suite aux demandes des concessions privées, l’UL décide s’il y a hausse des prix ou non. Selon Pierre Boutin, représentant du vice-rectorat à l’administration et aux finances et secrétaire au Comité des services alimentaires de l’université, les prix sont établis grâce à «l’indice des prix à la consommation et à la concurrence sur le campus». Toutefois, tous ne sont pas d’accord avec l’existence de cette concurrence. Pour Myriam Coulombe, directrice des opérations

chez Laliberté, il ne faut pas envisager les choses en terme de compétition. «J’aime pas ça parler de concurrence. Chacun a son pavillon», a-t-elle imagé. Ce n’est pas l’avis du Comité des services alimentaires. «C’est faux de dire qu’il n’y en a pas de concurrence. Chaque étudiant a un choix à faire», a argumenté M. Boutin.

Payer plus, consommer moins

Si les prix au niveau de la nourriture se ressemblent entre les différents services alimentaires, c’est au niveau des quantités offertes que les écarts sont les plus notables. Cette différence se fait le plus sentir dans le cas des breuvages. Dans les cafés étudiants et leurs machines distributrices à café, le prix d’une boisson chaude de grandeur moyenne est d’environ 0.75$. Chez Sodexo, le prix d’un petit café est de 1.80$ et peut monter jusqu’à 2.15$ pour un grand format. Pour Laliberté, c’est de 1.20$ à 1.90$ pour les mêmes dimensions. Soit une différence moyenne de 0.45$ entre les

concessions privées et d’environ 1$ avec les cafés étudiants.

Projets de la CADEUL

Selon son vice-président aux finances Louis Nolin, la CADEUL serait en train de préparer un nouvel appel d’offres pour le renouvellement de contrat des services alimentaires de 2014-2015. «On en est présentement à de la planification stratégique, a avoué M. Nolin. C’est dans nos plans de les reprendre les cafétérias.» a-t-il annoncé. Comme les cafés étudiants, leur concept de cafétérias serait aussi géré par les Lavallois. Il y aurait également la même répartition des profits puisque l’argent retournerait à la communauté universitaire. La CADEUL a décidé de retenter sa chance, suite à une enquête qu’elle a elle-même menée. Les résultats de celle-ci affirmaient que les cafés étudiants étaient les plus appréciés. Les services alimentaires Sodexo et Laliberté, arrivaient quant à eux en derniers.


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N I V E RSITÉ

Ruptures amoureuses chez les étudiants

EN BREF

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hausse salariale Le CA met le frein

e conseil d’administration de l’Université Laval par l’entremise de son président, John Porter, entend bien modérer la hausse demandée par l’administration universitaire pour ses hauts dirigeants. Les augmentations seront limitées à 0,75% en mars 2012. M.Porter se justifie par le contexte d’austérité que l’Université vit présentement. (E. D.)

L’EXEMPLAIRE, LE MERCREDI 19 OCTOBRE 2011

Besoin d’aide en hausse Andréanne Plante andréanne.plante.3@ulaval.ca Cité universitaire – Les étudiants consultent de plus en plus le Centre d’aide de l’Université Laval pour des problèmes liés à une rupture amoureuse.

Marie-Hélène Simard considère qu’il y a un manque d’informations sur le sujet. «Il y a un urgent besoin de ressources, s’est-elle indignée. Peu d’ouvrages peuvent servir de références sérieuses.» Pour pallier ce manque, elle-même a publié récemment un livre sur le sujet des ruptures amoureuses en collaboration avec le psychologue Marcel Bernier.

design à l’UL École à venir

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a demande de la Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels de création d’une école de design n’attend que l’approbation du CA de l’UL à la fin du mois. Ainsi, les programmes de design quitteront l’École des arts visuels pour devenir une entité indépendante à partir du 1er mai 2012. La création de l’École de design permettra d’attirer des professeurs renommés. Cela favorisera également des échanges avec d’autres écoles de design dans le monde. (E. D.)

industrie minière Coup de pouce

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a campagne de financement pour le développement du Département de génie des mines, de la métallurgie et des matériaux a été couronnée de succès. 1 100 000 $ ont été récoltés pour le Département, principalement auprès d’entreprises minières. Cette aide permettra de bonifier le programme des bourses d’admission et d’améliorer la publicité du programme auprès des futurs étudiants. (E. D.)

Graves impacts

Photo Andréanne Plante

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Les ruptures amoureuses ont des impacts majeurs sur plusieurs étudiants de l’Université Laval.

est ce que le Centre d’aide de l’UL a d’ores et déjà constaté, même si les statistiques pour l’année en cours ne sont pas encore connues. «On peut percevoir une légère augmentation des demandes en ce qui a trait aux ruptures amoureuses», a

soutenu la psychologue Marie-Hélène Simard.

Un problème majeur

Environ 30 % des étudiants viennent en consultation pour des problèmes relatifs aux relations amoureuses. «Le début de la ving-

Les problèmes amoureux peuvent avoir des conséquences majeures sur la scolarité des étudiants concernés. D’après Mme Simard, ils peuvent notamment se traduire par une perte de motivation. «J’ai vu des étudiants abandonner l’école parce que la rupture affectait tellement leur humeur qu’ils étaient au bord d’une dépression. Même si on encourage les étudiants à poursuivre leurs études, parfois il est préférable de prendre une pause ou alors de diminuer la charge de travail», a-t-elle expliqué. D’après la travailleuse sociale Annie Bussière, les répercussions

d’une rupture peuvent même se refléter sur l’état de santé chez certaines personnes. «Je vois de jeunes patients qui sont dévastés par une telle nouvelle. Les conséquences peuvent aller de la perte de la concentration jusqu’à la perte de l’appétit et du sommeil; ce qui est très dur pour le rendement scolaire et les relations avec les pairs».

«Le plus difficile, c’est d’en parler»

La majorité des visites au Centre d’aide de l’Université Laval sont effectuées par des filles. Ariane Audet-Argenty a vécu une rupture amoureuse lorsqu’elle était aux études. «Ce fut extrêmement difficile, surtout pour mes résultats scolaires. Je suis passée d’une moyenne de A à une moyenne de B-»,a-t-elle confié. L’étudiante explique cette situation par sa difficulté à s’exprimer sur le sujet. «Le plus difficile c’est d’en parler. On n’ose souvent pas aller vers les gens de peur de les déranger», a-t-elle avancé. Elle souligne aussi la difficulté à trouver de l’aide. «Ce que je regrette le plus c’est de ne pas être allée voir mes enseignants. J’avais peur qu’ils trouvent mon problème banal alors qu’ils auraient sûrement compris et qu’ils auraient pu m’aider avec mes résultats scolaires», a-t-elle conclu.

Campagne de dépistage de la chlamydia

Objectifs dépassés Marc-Antoine Paquin marc-antoine.paquin.1@ulaval.ca Cité universitaire – Avec 400 étudiants dépistés et 5000 dépliants distribués sur le campus, les organisateurs de la campagne de dépistage de la chlamydia ont dépassé leurs objectifs.

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inscriptions Hausse satisfaisante

es organisateurs se disent pleinement satisfaits de l’activité qui s’est déroulée du 3 au 7 octobre.

a vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales, Nicole Lacasse, est satisfaite de la hausse de 2,9% des inscriptions à l’automne 2011. Selon elle, cette hausse est attribuable à la création de nouveaux programmes et aux campagnes de recrutement, notamment celles à l’étranger. Notons que les inscriptions aux études à temps plein sont aussi en hausse comparativement aux dernières années. (E. D.)

«L’expérience a démontré que les gens se sentent concernés par les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) et que nous pouvons dorénavant en parler aisément et ouvertement sur la place publique», a souligné Stéphanie Michaud, membre de l’Équipe Maladies infectieuses ITSS de la DRSP.

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taine est une période critique, a souligné Mme Simard. Il s’agit pour la plupart d’une première relation. Le deuil est donc souvent plus intense», a-t-elle expliqué. L’endettement ou le retard dans les études viennent selon elle augmenter le niveau de stress.

C’est en collaboration avec le SEXPERT — le comité de santé sexuelle de la faculté de médecine de l’Université Laval — et

le Centre de santé et services sociaux de la Vieille-Capitale que la Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale (DRSP) a mis sur pied ce projet sur le campus. Il s’agit de la première campagne de dépistage de la chlamydia - maladie sexuellement transmissible - dans un milieu universitaire de Québec. Mme Michaud souligne que l’activité de dépistage s’est avérée être une stratégie de prévention efficace, puisqu’elle a permis de rejoindre en peu de temps un très grand nombre d’étudiants. «Nous avons largement dépassé notre objectif», a-t-elle in-

diqué tout en précisant que le rapport final suivrait dans quelques semaines. Andréanne Poirier-Gravel, co-responsable de la campagne et membre du SEXPERT, explique que le test était simple et rapide. «Le dépistage se faisait uniquement par test d’urine. Les échantillons étaient ensuite transférés au laboratoire du CHUL pour analyse. Le tout se faisait de manière confidentielle et anonyme», a-telle précisé.

Les 20-24 ans plus touchés

D’après une étude réalisée par le gouvernement du Québec en 2009, les jeunes âgés de 20 à 24 ans composent 40% de tous les cas retrouvés dans la région de la Capitale-Nationale. L’étude constate et prévoit une augmentation d’environ 6% tous les ans. À ce propos, Mme PoirierGravel rappelle l’importance de la

prévention et du dépistage. «Trois personnes sur quatre qui ont la chlamydia sont asymptomatiques. Si l’infection n’est pas traitée, elle peut éventuellement mener à une maladie inflammatoire pelvienne qui peut causer l’infertilité chez la femme. L’homme peut également se retrouver infertile».

Campagne sans tabou

Maxime, un étudiant de l’université ayant fait le test, s’est dit agréablement surpris de la réaction des étudiants. «C’était intéressant de voir à quel point on ne ressentait pas le côté tabou. Les gens étaient ouverts à l’idée», a-til affirmé. Il trouve aussi très pertinente l’information qui a été donnée. «C’est bien de savoir que dans le cas où ton résultat s’avère positif, tu as accès à un médicament efficace et gratuit. C’est rassurant», a-t-il expliqué en saluant les organisateurs de cette initiative.


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NIVERSITÉ

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Formation universitaire des opticiens

L’UL veut que la Cour tranche Maxime Fouquette-L’Anglais maxime.fouquette-langlais.1@ulaval.ca En continuant sa poursuite en justice contre l’Ordre des optométristes du Québec, l’UL entend prouver que le controversé microprogramme en Évaluations des amétropies et des fonctions visuelles a bien lieu d’exister.

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e conflit remonte à 2008, avant même la fondation du programme en 2009. L’U.L. avait réalisé un partenariat avec l’Ordre des opticiens d’ordonnances du Québec pour créer le microprogramme de 13 crédits d’«Évaluation des amétropies et des fonctions visuelles». Une première cohorte d’opticiens vient d’ailleurs d’être diplômée il y a deux semaines.

Escalade juridique

Cependant, l’Ordre des optométristes du Québec a considéré que les actes de prescriptions, s’ils ont lieu lors des ateliers d’optométries du programme, constituent une activité illégale qui va à l’encontre de leur code de déontologie. À cet égard, l’Ordre a publié un avis à la fin août 2011 mettant en garde les optométristes-professeurs du programme. Ainsi, plusieurs professeurs, par peur d’être poursuivis par l’Ordre, avaient

choisi à l’époque de ne pas redonner de cours.

donnances ne les en autorise toujours pas. Seuls les optométristes peuvent effectuer ce genre d’examen. D’après cette loi, les opticiens ne sont censés pratiquer que «tout acte qui a pour objet de poser, d’ajuster, de remplacer ou de vendre une lentille ophtalmique.»

Du côté de l’Ordre des opticiens d’ordonnance du Québec et de Alors, l’Université Laval a en- sa présidente, Mme Linda Samson, gagé la firme d’avocat le besoin en professionCain-Lamarre-Casnels est urgent. «S’il y a grain-Wells et a déun manque, c’est parce «Notre posé une injonction qu’il n’y pas d’optoméintention est en septembre. Bien tristes pour leur donner qu’une entente hors des ordonnances. Sans de démoncours soit survenue le prescription, on ne peut trer notre 16 septembre dernier pas répondre aux beliberté et que l’Ordre ait pusoins de la population d’action» blié une lettre pondévieillissante», a-t-elle rant son avis d’août, argumenté. Pour elle, l’Université Laval «il est donc primordial continue sa poursuite. de partager les responElle souhaite revendiquer le prin- sabilités professionnelles.» cipe de liberté d’enseignement. Cependant, la cause ne sera pas enPour Guy Mineau, directeur tendue avant plusieurs mois. général de la Formation continue de l’Université Laval, les pourLe cœur du problème suites judiciaires entamées par Les opticiens gradués sont l’Université Laval sont justifiées. théoriquement, à présent, aptes à «Si on n’y donnait pas suite, ça pratiquer des réfractions, c’est-à- voudrait dire qu’on donne raison dire des examens visuels de base, à un ordre professionnel de nous mais la Loi sur les opticiens d’or- dire ce qu’on peut ou non donner

Photo Maxime Fouquette L’Anglais

La cause est toujours devant les tribunaux et elle prendra plusieurs mois avant d’être entendue.

comme cours. Notre intention est de démontrer notre liberté d’action», a-t-il revendiqué.

Les optométristes contre-attaquent

Pour le Dr. Steven Carrier, président de L’Association des optométristes du Québec, la réalité est toute autre. «On est contre le principe des opticiens qui effectuent des réfractions. Le fait qu’il y ait un problème d’accessibilité est complètement faux. Il n’y a pas

d’attente même pour une urgence oculaire.» a-t-il contesté. Selon lui, l’UL est donc allée de l’avant avec un programme d’enseignement qu’elle n’aurait pas dû créer. «On a averti l’Université Laval dès le départ qu’il valait mieux attendre le rapport du comité d’expert qui ne sortira d’ailleurs pas avant 6 mois, si ce n’est pas un an. On souhaite parler au recteur Mr Brière, mais il ne nous répond pas, on ne sait pas pourquoi».

Sécurité routière sur le campus

Les infractions diminuent de moitié Anne-Sophie Gobeil anne-sophie.gobeil.1@ulaval.ca Cité universitaire – La Semaine de la sécurité routière 2011 a enregistré une diminution de plus de 50% du nombre d’infractions observées sur le campus par rapport à l’édition de 2010.

Photo Ali Dostie

Une scène qui est survenue moins souvent sur le campus cet automne.

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eules 412 infractions ont été observées en 2011 contre 1074 en 2010. D’après JeanMarie de Koninck, cette diminution pourrait bien être le signe d’un changement de comportements. Le président de la Table québécoise sur la sécurité routière indique que l’organisation a remarqué une baisse significative des décès dus aux accidents de la route depuis sa création. «De 2007 à 2010, le nombre de décès sur les routes a baissé de 32%», a-t-il observé. M. de Koninck admet l’utilité d’événements comme la Semaine de sécurité. «Ça permet de se rappeler qu’on a des responsabilités, […] qu’il faut partager la route», at-il exposé. Il est cependant critique quant à l’implication des jeunes dans la Semaine.«Il serait bon de trouver une façon d’interpeller les jeunes», a-t-il conseillé. Il ne doute pas que certains participent, mais il ne sait pas dans quelle mesure les étudiants se sentent concernés par l’événement.

Le président de la Table québécoise sur la sécurité routière souligne toutefois l’impact à court terme de cet événement. «Je me souviens, quand je ne m’occupais pas encore de la sécurité routière, ça me frappait, cette semaine-là», a-t-il rapporté. De même, le fait que la semaine soit placée en octobre lui paraît favorable dans la mesure où selon lui, l’automne est l’une des saisons où il y a le plus d’achalandage sur le campus et où les gens roulent le plus vite.

Une semaine satisfaisante

Pour le Service de sécurité de l’université, la Semaine de la sécurité routière s’est bien passée. «Notre campagne de publicité a été efficace. […] Les gens étaient bien sensibilisés et courtois sur le campus», a fait remarquer Valérie Doyon, agente de prévention au Service de sécurité. Aux dires de Mme Doyon, les infractions les plus fréquentes sont les excès de vitesse et le nonrespect des traverses piétonnières. Elle ajoute que le barrage routier

effectué par le Service de police de la Ville de Québec dans la nuit du 6 au 7 octobre a permis d’arrêter cinq personnes qui conduisaient en état d’ébriété. Il est toutefois impossible de savoir si les conducteurs étaient étudiants à l’Université. De son côté, le Réseau de transport de la Capitale dresse également un bilan positif. Seulement 12 conducteurs ont été pris en faute, comparativement à 412 l’an dernier. La majorité des délits concernent des excès de vitesse.

Prévenir et sensibiliser

Mme Sandra Dion, agente de communication pour le Service de police de la Ville de Québec, souligne pour sa part que le but de la Semaine de sécurité routière n’est pas de tenir des statistiques. «On veut faire de la prévention et sensibiliser les gens», a-t-elle affirmé. À ses yeux, informer les piétons et les cyclistes de la signalisation à respecter est une part importante de la Semaine de la sécurité. Mme Dion assure que l’événement sera de retour l’an prochain.


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P I N ION

Occupation trouble

lors que la manifestation Occupons Québec de samedi dernier se voulait comme une suite logique du mouvement de Wall Street, bien peu de choses en sont finalement ressorties. C’était, en quelque sorte, la chronique d’une mort annoncée. Sans parler ouvertement d’opportunisme, c’est à se demander si les activistes présents samedi dernier à Place d’Youville auraient disposé de la même visibilité si Occupy Wall Street n’avait fait surface.

le Parlement ou les bureaux du ministère des Finances aurait certainement fait gagner à l’événement quelques points en crédibilité. Cette situation n’a pas empêché cependant les protestataires présents de crier leur message haut et fort à qui voulait l’entendre. Ou plutôt, leurs messages. Tandis que l’on comptait environ 200 personnes au plus fort de la manifestation, on pouvait y dénombrer aussi plus de 200 messages différents.

Ainsi, bien qu’il ne soit point question ici de En effet, il était bien difficile de discerner un dénigrer les mouvements populaires qui secouent objectif central derrière les nombreuses interventions présentement la planète, il convient toutefois de des participants. De la charge contre Jean Charest et s’interroger sur la pertinence de celui-ci. Contrairele besoin d’une commission d’enquête au discours ment à d’autres villes du globe, Québec a bien peu de environnemental, en passant par les conspirations chance de voir naître un mouvement de des Francs maçons, une multitude de voix masse continu basé sur les protestations ont été entendues. Merveilleux d’un point Québec a de New York et Barcelone. Et même s’il de vue démocratique, mais terriblement en émergeait un, encore faudrait-il que la contre-productif en terme de stratégie de bien peu de justification soit présente. communication. chance de

voir naître Pour ce qui est de New York, celle-ci Un mouvement tel que celui-ci ne est facile à comprendre et à expliquer. peut prendre son envol que s’il dispose un mouveAprès tout, plusieurs grandes banques d’un message centralisateur et cohérent, ment américaines furent sauvées grâce aux d’un point d’ancrage collectif et galvanide masse fonds publics depuis les dernières sant pour les foules. Au lieu de cela, c’est continu années. L’occupation de Wall Street plutôt un embryon de commune éphémère revêt alors un symbolisme puissant. La et sans conséquence auquel Place d’Yousituation économique aux États-Unis ville a été soumise samedi dernier. reste également toujours précaire alors que le taux de chômage atteignait plus de 9% au début octobre. Bref, c’est un amalgame hétéroclite de citoyens Occupy Wall Street prend alors toute sa signification. en colère et aux revendications diverses qui, une fois la nuit tombée, sont tous retournés à la maison, Ce qui n’est pas du tout le cas de Québec. La siconvaincus d’avoir fait une différence et s’étant protuation économique de la région est plus qu’enviable, mis sur Facebook de refaire le coup samedi prochain bénéficiant du taux de chômage le plus faible au pays, dans un autre lieu tout aussi peu stratégique: le jardin soit 4,4%. De plus, contrairement aux États-Unis, au- Saint-Roch. Pour certains, avaler des comprimés de cune banque canadienne n’a fait faillite durant la crise farines suffit, tandis que pour d’autres, l’effet placebo financière récente. La vieille capitale représente donc prend une forme plus intangible. un terreau peu fertile pour fomenter une révolution socio-économique. Jean Charest, Stephen Harper et les grands bonzes de la finance canadienne pourront dormir C’est sans compter également le fait que la sans crainte cette nuit. La révolution n’est point pour ville de Québec n’accueille aucune bourse sur son demain et ne viendra sûrement pas de Québec. territoire. Aussi, l’emplacement sélectionné, en l’occurrence Place d’Youville, est peu empreint de Guillaume Bergeron symbolisme. L’établissement de campements devant guillaume.bergeron.1@ulaval.ca

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Commentaire

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Le charme de la discrétion

our sa deuxième édition, «Québec en toutes lettres» célèbre le prolifique auteur québécois Réjean Ducharme. On ne connait pratiquement rien de l’homme. Un fantôme dont on a même déjà douté de l’existence. Réjean Ducharme, une tête d’affiche? À l’époque du règne du vedettariat instantané? C’est aller carrément à contre-courant. Et il en est très bien ainsi. Le scénario des Bons débarras, L’avalée des avalés, Ines Pérée et Inat Tendu, des textes pour Charlebois… Un véritable écart entre l’immensité de l’œuvre et la discrétion exemplaire de l’homme. «Je ne veux pas être connu», a-t-il déjà affirmé. Voilà une belle leçon d’humilité pour la surenchère de vedettes fabriquées en masse, représentant tout le contraire de Ducharme : un vide artistique affreusement affiché. Exemple : Star Académie, ce n’est pas Art Académie. On y produit des stars, pas des artistes. Les auditions attirent une imposante brochette de «nobodys» qui ne se peuvent plus à l’idée de se voir la binette au petit écran et de remplir trois Centres Bell. Au moins, ils aspirent aussi à chanter, contrairement aux participants d’Occupation double rêvant de trouver l’amour (oui oui, le vrai amour) et d’être reconnus dans les bars, au prix de leur dignité et de leur amour propre. À force de comparaisons, je souhaite mettre en lumière l’évolution de notre rapport à la popularité. À une époque où il fallait mériter son temps d’antenne, Ducharme s’en est privé. Serait-ce envisageable aujourd’hui? Un artiste arriverait-il à percer tout en se payant le luxe d’un anonymat quasi complet? J’en doute. Mais il y a l’entre-deux: ceux qui se consacrent à leur art sans se travestir en «chair à kodak». Cela nous donne des Bernard Émond, André Forcier, Robert Morin, Plume, etc. Il s’agit selon moi d’une question de génération. Les artistes de la génération Y sont des produits de leur temps et ne peuvent ainsi éviter cette fameuse culture du «je-me-moi». Je vois en Xavier Dolan le parfait exemple de ce que j’avance. Dans l’œuvre de cet enfant terrible éminemment cultivé, il y a certes une volonté artistique. Mais voilà, ces films introspectifs révèlent un Dolan scénariste, en plus du Dolan réalisateur qui se plait à filmer l’acteur Dolan et ce, en beaucoup, beaucoup de gros plans. Quand l’auteur fait partie intégrante de l’œuvre, il est bien difficile de l’effacer. Ali

Dostie

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L’EXEMPLAIRE, LE MERCREDI 19 OCTOBRE 2011

L’avenir incertain des chrétiens d’Égypte

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ONDE

Les oubliés de la révolution Benoît Toussaint benoit.toussaint.1@ulaval.ca Égypte — Les violences entre l’armée et des manifestants coptes, le 9 octobre, ont suscité une vive inquiétude au sein de cette minorité chrétienne qui peine à trouver sa place dans la période de transition que connaît l’Egypte.

D

ix mois après la chute du régime Moubarak, l’euphorie de la révolution égyptienne a cédé la place à l’inquiétude quant à l’issue du processus de transition. Le 9 octobre, des affrontements entre forces de l’ordre et des milliers de manifestants chrétiens coptes, qui protestaient contre l’incendie d’une église dans la région d’Assouan, ont fait 25 morts. Parmi les victimes, une grande majorité des chrétiens. Des violences qui alimentent l’inquiétude des coptes sur l’influence grandissante des salafistes, ces musulmans extrémistes apparus sur la scène politique à la faveur de la révolution du 25 janvier.

«Ils brûlent nos églises»

«Il y a une atmosphère de haine contre nous», raconte Maria, étudiante copte de 25 ans, dont la famille vit au Caire. «Quand je sors dans la rue, on me traite de salope et de mécréante parce que je ne porte pas le voile. Moubarak était un dictateur, mais au moins, il nous protégeait. Depuis la révolution, la situation s’est dégradée et l’armée ne fait rien pour nous aider. Les

salafistes montent les gens contre nous, ils brûlent nos églises et nous ne pouvons rien faire». Les attaques contre les coptes, qui représentent environ 8% des Egyptiens, ne sont cependant pas nouvelles. Par le passé déjà, les tueries de janvier 2000 à Koshe (Haute Égypte) ont fait 20 victimes; l’attentat d’Alexandrie, le 1er janvier 2011, a fait 23 morts. Et les derniers mois ont été marqués par des attaques répétées contre cette communauté.

internationaliser leur cause sans retomber sur de vieux schèmes impérialistes», explique Vincent Romani, chercheur au sein de l’université de Montréal et spécialiste du monde arabe. «Ces schèmes sont issus d’une longue période d’instrumentalisation par l’Occident de la question des chrétiens d’Orient, dont la ‘défense’ a souvent constitué le prétexte à occuper et dominer le monde arabe.»

Une loi contre les discrimiations adoptée

«Près de 100 000 coptes ont quitté l’Égypte depuis le mois de mars 2011», a déclaré Naguib Gébraïl, président de l’Union égyptienne des droits de l’homme (UEDH), une ONG copte spécialisée dans les problèmes de cette

communauté, au quotidien français LA CROIX. Si le chiffre est jugé excessif par certains intellectuels coptes, le président de l’UEDH a maintenu ses déclarations: «Nos statistiques proviennent de nos bureaux établis à l’étranger, et des Églises coptes dans ces divers pays». Musulmans et chrétiens ont manifesté ensemble vendredi dernier au Caire pour dénoncer l’attitude des militaires. Sous pression, l’armée a approuvé samedi une loi punissant les discriminations dont sont victimes les minorités, dont les coptes. Une mesure qui constitue un signe d’espoir pour ces populations qui appartiennent depuis des siècles à l’Egypte.

Courtoisie Flickr/CC/Gigi Ibrahim

La situation des coptes s’est dégradée depuis la révolution.

Après Fukushima, les antinucléaires s’organisent

La société japonaise se mobilise Clémence Cireau clemence.cireau.1@ulaval.ca Japon — Sept mois après le séisme de magnitude 9 qui avait déclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi, la contestation antinucléaire grandit de jour en jour.

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u Japon, l’accident nucléaire est encore frais dans les esprits. «L’inquiétude est générale dans le pays. Les gens sont dévoués à la reconstruction, mais il y a un grand traumatisme», témoigne Justin Bethune, un Franco-ontarien installé dans le pays depuis quelques années. Depuis mars, des milliers de manifestants défilent dans les rues de Tokyo, réclamant la sortie du nucléaire. Ils se regroupent, toujours dans le calme, au cœur du quartier des ministères. Le 19 septembre, ils étaient environ 60 000. Un record d’affluence. Parmi eux, des syndicats, des associations de victimes, des artistes...

Tous reprochent au gouvernement de n’avoir pas su gérer la communication autour de l’accident nucléaire. «On ne savait jamais ce qu’il se passait à la centrale», raconte Justin Bethune. «Les gens sont très en colère en grande partie car ils considèrent que le gouvernement n’a pas assez fait pour aider et assister les victimes.»

Des «baleines radioactives»

Les manifestants dénoncent le manque de considération de l’Etat face à la gravité de la situation. Des associations de résidents de Fukushima ont réalisé des tests dans les sous-sols de la ville. Résultat: les taux de radioactivité sont quatre fois supérieurs à la norme

EN BREF france Hollande candidat en 2012

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rançois Hollande a remporté dimanche la primaire socialiste face à Martine Aubry. En obtenant plus de 56% des voix, il est devenu le candidat du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2012. Après l’annonce des résultats, le vainqueur du scrutin a souhaité le rassemblement de son camp pour vaincre la droite. Il pourrait vraisemblablement affronter l’actuel président, Nicolas Sarkozy, si ce dernier décide de se présenter pour un second mandat. (E. B.)

crise financière L’Europe s’indigne aussi

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e mouvement des «indignés» contre la crise et la finance mondiale a pris une dimension planétaire samedi: des rassemblements, inspirés de l’initiative «Occupons Wall Street» à New York, ont eu lieu dans plus de 900 villes à travers le monde. Dans plusieurs villes européennes, la contestation a été particulièrement suivie, comme à Londres, Rome ou Francfort. (E. B.)

La participation directe, ce 9 octobre, du gouvernement égyptien et des forces de l’ordre à de tels actes constitue un fait nouveau. Si l’armée a démenti avoir fait un usage excessif de la force, le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme a toutefois demandé l’ouverture d’une enquête impartiale et indépendante. «En Égypte, les chrétiens sont plus discriminés que persécutés. Mais comme beaucoup de chrétiens d’Orient, se trouvent prisonniers d’une structure historique qui fait qu’ils peuvent difficilement

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légale.L’océan et les nappes phréatiques sont pollués. Des pêcheurs parlent même de «baleines radioactives». Tout cela inquiète beaucoup la population, car elle consomme de nombreux produits de la mer.

ner vers d’autres sources d’énergie. Le pays est un des leaders en énergies vertes. Et certains haussent la voix pour accélérer les décisions dans ce sens.

Plus de 4 Japonais sur 5 souhaitent que le Japon sorte du nucléaire, selon une enquête publiée en juin dans le quotidien Tokyo Shimbun.

Dès son arrivée au pouvoir, le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a déclaré vouloir sortir progressivement du nucléaire. Face aux pressions du puissant lobby nucléaire japonais, le chef du gouvernement a fait volte face, et programmé la relance de réacteurs à travers le pays.

Avant l’accident, le gouvernement japonais prévoyait d’augmenter l’utilisation de l’énergie atomique qui, à l’époque, représentait 30% de la consommation du pays. Aujourd’hui, elle se limite à 11,5%, ce qui a causé de nombreuses failles dans l’approvisionnement en électricité à Tokyo. Plusieurs entreprises ont dû ralentir leurs activités. Si la sortie du nucléaire se concrétise, le Japon devra se tour-

Un lobby nucléaire influent

Les manifestants lui reprochent d’être trop proche de l’industrie et de manquer de fermeté. Il doit présenter un nouveau plan énergétique pour le pays d’ici à l’été 2012. A l’heure où le gouvernement semble reculer sur ses engagements, il semble que les Japonais n’ont pas fini de lutter pour obtenir ce qu’ils veulent.

libéria Élection le 8 novembre

L’

opposition libérienne a annoncé dimanche qu’elle prendrait part au second tour de l’élection présidentielle, qui se tiendra le 8 novembre. Au terme du premier scrutin, neuf partis d’opposition avaient rejeté les résultats, suspectant des fraudes. La sortante Ellen Johnson-Sirleaf, récente prix Nobel de la paix, est arrivée en tête avec 44% des voix. Elle affrontera la principale figure de l’opposition, Winston Tubman. (E. B)

amérique centrale Intempéries meurtrières

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epuis plusieurs jours, l’Amérique centrale fait face à une violente dépression atmosphérique: l’ouragan Jova a déjà fait plus de 70 morts, dont 28 au Guatemala, qui maintient un niveau d’alerte maximal. On estime que depuis une semaine, 250 000 personnes ont été victimes des pluies torrentielles et des glissements de terrain dans la région. (E. B.)


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U É BE C

L’EXEMPLAIRE, LE MERCREDI 19 OCTOBRE 2011

Le gouvernement du Québec passe au web 2.0

EN BREF

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contrats maritimes Lévis veut sa part

lusieurs syndicats se regroupent afin d’appuyer le chantier maritime de Lévis pour l’obtention d’une part des contrats fédéraux, de 35M$, de la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale (SNACN).La mairesse de Lévis soutient que les nouveaux acquéreurs du chantier, le consortium Upper Lakes Group, SNC-Lavalin et le géant sudcoréen Daewoo constituent un gage de succès et de crédibilité pour le chantier. (A.P.S.)

accords commerciaux Des inquiétudes

L’

éventuel accord de libreéchange entre le Canada et l’Union européenne inquiète certains hommes politiques. Cette entente représente un danger pour le Québec préviennent les députés Jean-Martin Aussant, Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Amir Khadir. Ils dénoncent l’accord, mais surtout le secret entourant les négociations. (M.L.P.)

ville de Québec Une renommée internationale

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ans son article «36 Hours in Quebec City» paru dimanche dernier dans THE NEW YORK TIMES, le journaliste Noah Rosenberg fait la part belle à cette «charmante capitale francophone». Selon le plus récent classement du magazine américain Condé Nast Traveler, la ville de Québec est reconnue 6e meilleure destination touristique au monde. Cela la positionne 1re au Canada et 3e en Amérique du Nord. (M.F.)

taux de suicide Renforcer la prévention

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e Centre de prévention du suicide du Québec lance sa campagne de financement, l’objectif étant de récolter 1.5M$. Le taux de suicide au Québec est le plus élevé au Canada et constitue une des principales causes de mort prématurée dans la province. En neuf ans, le nombre de suicides est passé de 156 à 95 dans la région. Pendant cette période, le Centre est passé de 12 100 demandes d’aide à plus de 20 000. (A.M.)

Enthousiasme relatif Raphaël Lavoie raphael.lavoie.1@ulaval.ca

Photo Alexandra Fiset

Le mouvement «Occupons Québec» s’installe

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uelques 200 manifestants se sont réunis place d’Youville, samedi dernier. Les problèmes économiques et sociaux au Québec, la corruption et les frais de scolarité ont été les thèmes phares. La prochaine assemblée générale se tiendra jeudi 20 octobre, à 19h, dans l’atrium du Pavillon De Koninck de l’UL. Il est aussi question d’installer un campement dans le quartier Saint-Roch. (C.L)

Intégration des immigrants

Manque de ressources financaires

Sophie Côté sophie.cote.9@ulaval.ca

Québec — Tandis que l’immigration augmente à Québec, les organismes d’aide à l’intégration s’inquiètent de leur manque de ressources financières.

L’

immigration a augmenté au Québec depuis les cinq dernières années, passant de 45 000 immigrants en 2006 à 54 000 en 2010. Pour la ville de Québec, les chiffres les plus récents soulignent une hausse de 30% entre 2001 et 2006. À la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, qui regroupe une centaine d’organismes du Québec, le directeur Stephan Reichhold, affirme qu’il y a un problème de ressources aussi bien à Québec que dans l’ensemble de la province. Il mentionne qu’en 2010, le programme d’accompagnement des nouveaux arrivants (PANA) du ministère de l’Immigration et des communautés culturelles, a permis de financer près de 32 000 accompagnements, alors que les organismes en avaient 42 000 en réalité. «C’est grave, environ 25% des services offerts aux immigrants ne sont pas financés. Ce sont les bénévoles qui doivent effectuer le reste du travail», s’est-il indigné. M. Reichhold déplore que la majorité de l’argent reçu dans le cadre de l’Accord Canada-Québec n’aboutisse pas dans les caisses des organismes. «Ce qui est fâchant, c’est qu’environ 90% de l’argent reçu du fédéral va aux ministères de l’Éducation et de l’Emploi qui l’utilisent pour différents programmes. Ils le peuvent, mais c’est

moralement questionnable», a-t-il lancé. Pour sa part, la conseillère en développement à la Conférence régionale des élus de la CapitaleNationale qui est en charge de la gestion de l’Entente spécifique sur l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes dans la région, Marie-Jules Bergeron, mise sur l’importance de la concertation des acteurs. Cela permettrait selon elle, de développer une vision commune et d’unir les forces devant la rareté des ressources financières. Mme Bergeron a indiqué à L’EXEMPLAIRE que la nouvelle entente, qui prévoit des projets importants, sera annoncée le 25 octobre prochain aux côtés de la ministre de l’Immigration et des communautés culturelles du Québec, Kathleen Weil. De son côté Benoît Songa, le directeur du centre de Québec R.I.R.E. 2000 dédié à l’accompagnement des personnes immigrantes dans leur intégration socioprofessionnelle, confirme que l’organisme ne suffit pas à la demande. Il dénonce le fait que son centre ne reçoive pas d’aide financière pour la sensibilisation. «La préparation de la société d’accueil est un volet très important de nos actions [...] Malheureusement, l’aide qu’on recevait du ministère de l’Immigration pour ce volet a été coupée», a-t-il déploré.

Québec — Alors que le gouvernement du Québec s’apprête à prendre le virage du web 2.0 certains intervenants relativisent l’impact réel d’une telle initiative sur l’amélioration de la transparence gouvernementale et de la participation citoyenne.

M

ajlinda Zhegu, professeure de gestion au Département de management et technologie de l’UQAM, pense que l’utilisation du web 2.0 ne permettra pas nécessairement une meilleure démocratisation de l’appareil gouvernemental, du moins pour le moment. «Il y aura un clivage technologique entre les communautés, les individus. Tout le monde n’en profitera pas de la même façon», a-t-elle expliqué.

Après la distribution de questionnaires dans les ministères et l’organisation d’un forum privé et d’un autre publique, le groupe de travail s’affaire maintenant à la production d’un rapport de recommandations qui devrait être publié le 15 décembre.

Suivre la tendance mondiale

«C’est un mouvement présent un peu partout dans les démocraties occidentales, [...] notamment en Grande-Bretagne, en Australie et aux États-Unis» a indiqué le député de Verdun et leader parlementaire adjoint du gouvernement, Henri-François Gautrin, en entrevue pour L’EXEMPLAIRE.

Cependant, Mme Zhegu croit que le gouvernement québécois gagne à utiliser davantage le web 2.0. «En amont, puisqu’il pourra se renseigner sur les préoccupations de la population avant de légiférer, et en aval, puisqu’il pourra rejoindre plus rapidement et plus faci«Ça peut lement le citoyen afin dynamiser de l’informer», a-telle précisé. l’exercice

démocra-

Selon le député, la commande d’une telle étude relève donc d’une volonté de suivre la tendance mondiale qui encourage les gouvernements à être plus proches de leurs citoyens.

Thierry Giasson, tique, mais professeur agrégé au pas le Département d’infortransformer» mation et de communication de l’Univer«Le web 2.0 sité Laval, ne pense favorise la transpapas quant à lui que rence, la divulgation cela puisse transformer signifi- de données publiques», a soucativement les échanges entre tenu Joëlle Bernard, assistante citoyens et gouvernement. «Ça de projet au sein du groupe de peut dynamiser l’exercice dé- travail Gautrin. «Par les réseaux mocratique, mais pas le transfor- sociaux, on peut par exemple inmer», indique-t-il. former sur les objets et montants des dépenses. Les citoyens peuM. Giasson estime que le vent mieux comprendre et alors web 2.0 ne constitue qu’un ou- mieux contribuer à l’exercice til d’information de plus pour le gouvernemental», a-t-elle illusgouvernement québécois et les tré. citoyens. «Les gens pouvaient déjà envoyer des lettres au gouMme Bernard estime qu’en vernement ou appeler leur dépu- plus d’améliorer la relation entre té», a-t-il indiqué. les citoyens et le gouvernement québécois, une politique de gouRapport publié vernement ouvert ravivera aussi le 15 décembre la coopération entre les difféPilotée par le député de rents ministères. «Ça permettra Verdun et leader parlementaire de briser les silos au sein du gouadjoint du gouvernement, Henri- vernement. En améliorant la colFrançois Gautrin, la consultation laboration, on évite de travailler Gautrin explore les différentes en double et de payer deux fois possibilités que peut offrir le web pour le même genre de projet», 2.0 au gouvernement québécois. a-t-elle fait valoir.


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L’EXEMPLAIRE, LE MERCREDI 19 OCTOBRE 2011

À l’affiche, un cinéma près de chez vous Nicolas Lachance nicolas.lachance.4@ulaval.ca Québec — Le projet construction d’un nouveau cinéma bidimensionnel au centre-ville de Québec se concrétise, grâce à un groupe d’investisseurs et de passionnés du milieu culturel local.

L

e projet du nouveau comité formé pour ramener un cinéma au centre-ville est chapeauté par Jean-Pierre Vézina, vice-président aux finances d’Ex Machina et Christian Yaccarini, président et chef de la direction de Société de développement Angus (SDA) et président du cinéma Parallèle à Montréal. Le projet demeure tout de même indépendant, pour le moment, et n’a aucun lien avec les entreprises respectives où sont associés les partenaires. «Ces hommes agissent à titre personnel», a souligné Samuel Matteau, jeune réalisateur et membre du comité. Les coûts ne sont pas encore dévoilés, car pour l’instant le lieu est toujours inconnu. Quelques estimations de prix existent, mais il est impossible de confirmer des chiffres. « Il y a plusieurs facteurs qui compliquent les choses, par exemple il est envisageable de créer un stationnement souterrain,

car le projet se situe au centreville», explique M. Matteau.

ment durable et à développement de projets économiques ayant des retombées sociales ou culturelles — et la Ville de Québec investissent pour démarrer le projet, car l’idéal est que le cinéma ne soit pas associé à une grande chaîne».

Projet bien accueilli

Julie Lemieux, membre de l’exécutif au conseil municipal de possible de la Ville de Québec, est en accord ceux du ci- avec le nouveau projet de cinéma dans le quartier SaintRoch. Par contre, elle «On veut que trouve que l’idée est ce cinéma encore prématurée: «Il projette aufaudra voir, car pour l’instant c’est juste tant les blockdes mots et on n’a rien busters de ce reçu d’écrit. Puis, il y monde, que a aussi d’autres prodes films du jets qui sont dans les airs. Lorsque nous aucinéma rons quelque chose de international» concret, on verra».

Cependant, il est comparer les coûts à néma l’Excentris acheté par le cinéma Parallèle que Christian Yaccarini de la SDA préside. Les coûts d’un projet similaire, mais situé à Montréal où le bâtiment existait déjà, ont été évalués à 7,75 millions de dollars. Le projet a été réalisé en partenariat avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, la SODEC, la Ville de Montréal et la Fondation Daniel Langlois.

À Québec, le modèle de l’Excentris est envisageable. Selon Matteau, «ce qu’on voudrait, ce serait que la SDA – une entreprise se qualifiant d’urbaine, à développe-

Reste que Mme Lemieux n’est pas certaine du type de contribution que la ville pourra apporter. «Nous ne sommes pas certains que le rôle de la ville soit de financer un projet privé de ce type-là», a-telle soutenu. Claire Dubé, agente de développement, pour la Corporation de

ULTURE

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EN BREF

développement économique communautaire de Québec (CDÉC), qui travaille aussi afin de créer un nouveau cinéma en ville, a salué le regroupement. Un partenariat est d’ailleurs prévu avec celui-ci. «On devrait être de la prochaine rencontre du comité. On a déjà rencontré Monsieur Yaccarini à Montréal pour voir le type de projet qu’il créait et on est très enthousiaste», s’est réjouie Mme Dubé. Le résultat final, par contre, est encore loin. «C’est certain que le plus tôt possible serait le mieux, mais nos valeurs nous imposent de présenter le projet au public avant de commencer. Mais, on évalue de deux à quatre ans avant l’implantation», a estimé Matteau. Cinq à dix salles de projection sont prévues pour ce complexe multifonctionnel à double sens. «On veut que ce cinéma projette autant les blockbusters de ce monde, que des films du cinéma international (indépendant). On veut aussi une connotation de lieu de rencontre, pour que les gens puissent se rassembler», a laissé entendre Samuel Matteau. «Le cinéma Charest est mort, vive le cinéma!», scandait-il dans l’hebdo culturel Voir le 11 mai dernier.

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tail gate Ambiance signée Falz

e groupe émergent Falz sera en prestation au Tail Gate du Rouge et Or le 23 octobre. Les trois musiciens de Québec viendront motiver les amateurs de football avec leur rock puissant aux racines des années 70. Ils joueront des morceaux tirés de leur premier album Get The Hell Out Of Your Head paru récemment. (A. F.)

rap québécois Un nouveau visage

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eudi dernier, le rappeur québécois Koriass a lancé son deuxième opus, Petites Victoires. Le chanteur, qui s’éloigne du rap traditionnel avec ses rimes particulières, est considéré par plusieurs critiques comme le nouveau visage du rap québécois. «C’est le rappeur qui représente le mieux ce qu’est la scène du rap québécois des dernières années», a affirmé Murphy Cooper, ancien copropriétaire de Hiphopfranco.com. D’ailleurs, son vidéoclip «Enfant de l’asphalte»epuis sa mise en ligne au début septembre. (M. G.)

Café de Flore En tête du box-office

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n fin de semaine dernière, le dernier film de Jean-Marc Vallée, Café de Flore, a atteint le million de dollars au box-office québécois. Depuis sa sortie, la production est dans le top 3 des films les plus populaires au Québec . L’engouement au niveau international pour le film ne cesse de croître alors qu’il a été vendu dans plus d’une quinzaine de pays. (M. G.)

jeune cinéaste Sur la route du succès

Courtoisie Louise Leblanc

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Entrée en scène

es finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec présentent jusqu’à samedi, «Douze Jurés en colère» une adaptation du classique de Reginald Rose en 1955. La pièce contraste avec la tendance dans le milieu théâtral, la troupe désirait revenir au jeu des acteurs et laisser de côté l’aspect technique et spectaculaire en vogue. «Le théâtre ces temps-ci est beaucoup axé sur l’image, sur la technique et la technologie, mais j’ai envie de revenir au cœur des choses, et je m’aperçois que ça marche, le public est captivé,» a dit Jacques Lessard, metteur en scène. (D.B.)

Photo Ali Dostie

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Juste pour rire... de Québec

e gala Juste pour rire était à la Salle Albert Rousseau ce dimanche pour un spectacle dédié à Québec. Les humoristes invités ne sont pas allés de main morte pour dépeindre la ville: le nouvel amphithéâtre, la rivalité Montréal-Québec, le maire Labeaume et bien sûr, les Nordiques. «J’ai composé un numéro spécifiquement sur le retour impossible des Nordiques à Québec. Évidemment, mon personnage est toujours de mauvaise foi», explique Guy Nantel qui a vu son numéro conclure par une bataille avec Alain Coté, ex joueur des Nordiques. (J.C.)

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n jeune cinéaste québécois, Maxime Desruisseaux, a dévoilé son premier film Histoire du nord portant sur le milieu du crime dans le Grand Nord québécois. Le cinéaste a dû faire appel au financement privé. Il a mentionné son espoir de se faire connaître. Il espère être sélectionné dans un festival de film et finalement trouver un distributeur afin de promouvoir son film dans les salles du Québec. (M. G.)


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P ORT S

EN BREF football R&O Laval écrase Bishop’s

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près une défaite de 1712 contre les Carabins de Montréal la semaine dernière, le Rouge et Or s’est ressaisi contre les Gaiters de Bishop’s dimanche après-midi au stade TELUS-Université Laval. Les hommes de Glen Constantin ont profité des largesses de Bishop’s pour amasser 571 verges de gain offensivement et déclasser les Gaiters 57 à 9. (S. L.)

rouge et Or soccer Une nulle et une défaite

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équipe féminine et masculine du Rouge et Or soccer accueillaient l’UQAM, qui était de passage au PEPS dimanche. Les filles de Helder Duarte ont soutiré un match nul de 0 à 0, tandis que les hommes de Samir Ghrib ont subi une défaite de 2 à 0. Le prochain adversaire du Rouge et Or sera les Redmen de McGill. Les Patriotes de l’UQTR seront de passage au PEPS pour la dernière joute à domicile dans deux semaines. (S. L.)

volleyball masculin Le R&O s’avoue vaincu

L’EXEMPLAIRE, LE MERCREDI 19 OCTOBRE 2011

Patrick D’Aoust receveur des Capitales

Un joueur encensé par ses pairs Jonathan Cossette jonathan.cossette.1@ulaval.ca Québec — Intensité, leadership, éthique de travail exemplaire : voilà comment ses coéquipiers décrivent Patrick D’Aoust. Le receveur des Capitales de Québec a reçu le titre de meilleur joueur défensif de la ligue pour la saison 2011.

L

ors de la grande finale, les «Caps» ont eu le dessus sur les Jackals du New Jersey. Cette fois-ci, l’homme masqué réalise son rêve en tant que joueur régulier, mais plus encore, en tant que pilier de l’équipe.

Ses statistiques parlent d’ellesmêmes. En 73 rencontres, il a retiré 23 des 69 coureurs qui ont tenté de voler un but. Il n’a laissé passer qu’une seule balle et commis que trois erreurs.

Il se disait fier de son rôle. «Cette année, ma responsabilité était plus grande, et le moindre geste que je pouvais faire, c’était gros pour moi. N’empêche que les trois championnats demeurent tous aussi importants les uns que les autres.»

Pour mieux comprendre son importance au niveau de l’équipe, il suffit de demander à ceux qui le côtoient quotidiennement. D’abord, le releveur Dexter Bobo encense son receveur. «C’est un des joueurs les plus travaillants avec lequel j’ai joué. C’est un leader dans le vestiaire et il dégage que des ondes positives sur les autres joueurs.»

Joueur défensif de l’année

La saison 2011 s’est conclue d’une belle façon pour le numéro 6 : il a remporté le titre de joueur défensif de l’année. Pour lui, il s’agit d’un grand honneur. «Mon objectif était d’être le meilleur joueur défensif des Capitales. Recevoir ce prix au niveau de la ligue, c’était complètement inattendu. Ça me fait plaisir puisque tout le travail que j’ai mis là-dedans me rapporte aujourd’hui.»

Louangé de ses pairs

Les propos du releveur Guillaume Duguay abondent dans la même direction. «Son éthique de travail est exemplaire et il faut faire preuve d’une excellente forme physique pour jouer 70 rencontres à la position la plus difficile. Il fait partie du cœur de notre équipe.» Un autre lanceur, Jean-François Ricard, soulève un autre aspect important. «Il me donne confiance

es hommes de Pascal Clément étaient aussi en action au Challenge SSQ Auto du PEPS de l’Université Laval. L’équipe masculine a dû baisser pavillon lors de deux duels épiques face aux Bisons de l’Université du Manitoba 3 manches à 1 vendredi et 3 manches à 2 samedi. Les Lavallois entreprendront leur campagne à Montréal dans le cadre d’une série de joutes interconférences contre des équipes des Maritimes. (S. L.)

Présence québécoise

Au Québec, les amateurs de sports sont très exigeants auprès des organisations sportives lorsqu’il s’agit d’embaucher des joueurs québécois. Les Capitales comptent sur plusieurs produits locaux.

Patrick n’avait que des éloges à faire auprès de l’organisation, tout en y contribuant. «J’essaie de recommander chaque joueur avec lequel j’ai joué. Je trouve l’initiative très importante et on doit continuer de faire place aux Québécois parce qu’ils sont fiers de porter l’uniforme des Capitales. Moi, je veux demeurer ici jusqu’à ce que je sois trop vieux ou que je ne performe plus. Je jouerais ici toute ma vie.»

Le R&O en 4ème place Fanny Thomas-Laurent fanny.thomas-laurent.1@ulaval.ca Québec – Les joueuses de soccer Rouge et Or ont pris la 4ème place du classement en s’imposant 4 à 1 face aux Stingers de Concordia, au Stade TELUS-Université Laval.

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basketball masculin Tournoi difficile à l’Î-P-É

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en moi au monticule et il parvient à le faire avec tous nos lanceurs. Ça change la mentalité des lanceurs.»

Soccer féminin

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e passage à Charlottetown, les protégés de Jacques Paiement Jr ont quitté l’Île-duPrince-Édouard avec un dossier d’aucune victoire et trois revers. Ils ont perdu face à l’équipe hôte l’UPEI (79-74), Mount St. Vincent University (67-64) ainsi que St. Francis Xavier (69-52). Ils disputeront deux autres matches hors-concours avant d’ouvrir leur saison en rendant visite aux Redmen de McGill. (S. L.)

Courtoisie Nandre Bois

Le receveur des Capitales de Québec, Patrick D’Aoust, reçoit une pluie d’éloge par ses coéquipiers.

Photo Sarah Ennemoser

Les Remparts blanchissent les Tigres

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n poursuivant sur leur lancée victorieuse, les Remparts de Québec ont blanchi les Tigres de Victoriaville 3-0 lors d’un match à domicile, jeudi dernier. Owen Werthner, Frédérick Roy et Nick Sorensen ont marqué pour le Diables Rouges. Cependant, selon l’entraîneur-chef Patrick Roy, cette victoire a été acquise alors que les joueurs n’étaient pas à la hauteur de leur talent. Après une semaine de congé et trois matchs à l’extérieur, les Diables Rouges seront de retour au Colisée Pepsi le 28 et le 29 octobre, contre le Drakkar de Baie-Comeau et les Cataractes de Shawinigan. (S.E)

oncordia était l’équipe à battre pour récupérer la 4ème place du classement. Maintenant il faut se maintenir, pour ne pas être éliminés avant la fin de la saison», a expliqué l’entraîneur Helder Duarte. Le message a été reçu par les joueuses, qui n’ont rien laissé à leurs adversaires. C’est l’attaquante Mona-Lee Pinkos qui ouvre le score dès la 10ème minute. Les Stingers de Concordia égalisent peu après. Mona-Lee Pinkos brise la glace dès la 10e minute, avant de voir Concordia répliquer peu de temps après. Il faudra attendre la 72ème minute pour que les Lavalloises reprennent l’avantage, avec un but de Mélissande Guy. Elle en marquera deux autres dans le quart d’heure suivant, offrant ainsi la

victoire à son équipe. « Je n’avais jamais marqué contre Concordia. Aujourd’hui, j’ai essayé de casser la glace, et ça s’est avéré payant », a commenté l’attaquante. « En plus, maintenant qu’on est à la 4ème place, on a la pression, il faut qu’on gagne jusqu’à la fin de la saison », a-t-elle précisé.

Des occasions manquées

Malgré un bon duel face à Concordia, le pilote du onze Lavallois sait qu’il reste tout de même quelques détails à peaufiner devant le but. «On a eu beaucoup d’occasions pour marquer, malheureusement on n’a pas réussi à toutes les saisir», a déploré l’entraîneur-chef. «Maintenant il faut espérer battre une équipe de tête pour gagner des points que d’autres adversaires n’iront pas chercher», ajoute-t-il.

L'Exemplaire Vol.XX No.4  

L'hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval

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