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Musée départemental d’ethnographie

Le Museon Arlaten rénové


SOMMAIRE Introduction Le Museon Arlaten, un musée unique en France Le Museon Arlaten se refait une beauté… Le projet architectural et muséographique du Museon Arlaten Les architectes lauréats : l’agence TETRARC Les autres acteurs Le nouveau parcours Calendrier Les nouveaux espaces Un poumon scientifique pour le nouveau musée : le CERCO La gestion et la conservation des fonds et collections Les chantiers sur les collections Le Museon hors-les-murs pendant les travaux La politique culturelle du Département Contacts

Crédits photographiques : Département des Bouches-du-Rhône - Coll. Museon Arlaten © Sébastien Normand

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EDITORIAL Un nouvel écrin pour la culture provençale Créé à l’initiative du poète Frédéric Mistral, le Museon Arlaten rassemble plus de 38 000 objets et documents qui racontent la vie quotidienne des habitants de la Provence rhodanienne, de la fin du XVIIIe siècle à aujourd’hui. L’importance à la fois patrimoniale et historique de cette collection fait du Museon Arlaten un haut lieu de mémoire et de culture provençale. Il constitue une excellente introduction à la découverte du département. Mobilier, outils, peintures, costumes… tous ces objets témoignent de notre appartenance à une culture, une histoire, des traditions qui signent une identité. L’identité d’un territoire que le Conseil départemental veut préserver, renforcer, valoriser. La rénovation du Museon Arlaten s’inscrit dans cette perspective. Ce projet ambitieux porte à la fois sur la mise en conformité technique du bâtiment et sur l’amélioration des espaces d’exposition et de médiation. Le Département va consacrer 22,5 millions d’euros à ce chantier au titre de sa politique facultative d’aménagement culturel des Bouches-du-Rhône. Moderne, lumineux et spacieux, le nouveau musée offrira une meilleure visibilité aux collections et pourra toucher un public plus large et plus nombreux, renouant ainsi avec ses origines. En outre, sa valeur ajoutée, en termes d’attractivité, contribuera pleinement au développement économique, touristique et culturel de notre territoire. Avec ce nouvel écrin dédié aux arts et traditions de culture provençale, le Conseil départemental satisfait le vœu de Frédéric Mistral d’ancrer, à travers le temps, les richesses d’une culture locale et populaire pour mieux bâtir l’avenir !

Martine Vassal Présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

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INTRODUCTION Le Museon Arlaten, musée départemental d’ethnographie sur la Provence, est un «lieu de mémoire» de la société qui y vit. Il est le produit des sentiments d’appartenance tels qu’ils se sont exprimés au cours du XIXe siècle, et a contribué à leur diffusion aux siècles suivants. De sa propre histoire, de ses acquis en matière de valorisation des collections, il tire les atouts de son évolution vers un musée départemental de société à vocation élargie. Cette mutation de musée d’ethnographie du XIXe siècle constitue l’enjeu de ce chantier de rénovation. Situé au cœur de la ville d’Arles, ce musée de référence est installé dans plusieurs bâtiments imbriqués : l’Hôtel LavalCastellane, complété d’une aile pour servir de collège ; la chapelle attenante construite par l’ordre des Jésuites et les vestiges romains, dégagés au début du XXe siècle. Devenu vétuste, il devait faire l’objet d’une rénovation ambitieuse. Décidé en 2006, ce chantier de rénovation démarre en 2007 par l’aménagement, dans les anciens ateliers SNCF, d’un Centre d’étude, de restauration et de conservation des œuvres (CERCO) jusque là manquant. Le Museon Arlaten ferme alors pour une courte période, le temps de déménager les collections et procéder à une réorganisation des salles, rendue nécessaire aussi par les exigences réglementaires de sécurité. Le nombre de salles ouvertes au public est réduit mais abrite les pièces majeures des collections : un musée version mini ! En 2008, les travaux commencent dans la chapelle des Jésuites dont la toiture et les façades ont été restaurées, dévoilant des qualités architecturales remarquables. En 2009, le chantier du musée fait l’objet d’un concours d’architecture. En 2010, le CERCO est aménagé et livré. Il accueille la totalité des collections du musée, les fonds patrimoniaux imprimés et manuscrits (bibliothèques, archives historiques du musée, les ressources documentaires sur l’ethnologie de la Provence, etc…), des ateliers de conservation et un espace de consultation dédié à l’accueil du public. Il est inauguré en juin 2013. Le 25 octobre 2009, le musée ferme ses portes pour plusieurs années de rénovation. Depuis lors, le Museon Arlaten reste présent auprès du public avec une programmation culturelle sur tout le territoire départemental. Le 7 octobre 2016, Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental, lance les travaux de rénovation de l’Hôtel LavalCastellane menés par l’agence nantaise TETRARC.

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Forum romain 

Cour intérieure 

LE MUSEON ARLATEN, UN MUSEE UNIQUE EN FRANCE Dès 1850, Frédéric Mistral, célèbre poète provençal (1830-1914), s’attache à susciter la renaissance culturelle et linguistique de la Provence. Mais en 1895, le musée ethnographique lui paraît la solution la plus appropriée pour enraciner la population locale dans son histoire, sa culture et pour affirmer l’identité de la Provence dans une perspective régionaliste. L’écrivain imagine alors un ensemble muséographique dédié à sa région natale pour y présenter les manières locales de vivre, de travailler et de penser depuis le XVIIIe siècle. Le Museon Arlaten est inauguré une première fois en 1899. Il est l’un des premiers musées d’ethnographie local en région rassemblant des objets de la vie quotidienne (costumes, mobiliers, outils, objets de culte ou de superstition). Les collections ont été pour la plupart offertes à Frédéric Mistral par les provençaux eux-mêmes et sont présentées selon des critères définis par la science ethnographique à la fin du XIXe siècle. Le musée connaît un succès extraordinaire jamais démenti depuis. Les dons d’objets par la population locale se multiplient et permettent de constituer un patrimoine remarquable, riche aujourd’hui de plus de 38 000 objets. Frédéric Mistral décide alors de confier au Département des Bouches-du-Rhône afin d’assurer sa pérennité et de préserver, de génération en génération, la mémoire d’une Provence éclatante. En 1904, la dotation du prix Nobel de littérature est attribuée au poète permet d’acquérir un local plus vaste et de réaménager le musée dans l’ancien collège municipal (ex collège des Jésuites), l’Hôtel Laval-Castellane qui est inauguré en 1909. Ce lieu extraordinaire, unique en France, au cœur de la cité est emblématique de l’architecture régionale des XVe, XVIe et XVIIe siècles et illustre des moments clefs de l’histoire de la Provence. Il comporte : - des vestiges du forum romain classé patrimoine mondial de l’Unesco, - un hôtel particulier, l’Hôtel Laval-Castellane datant de la fin du Moyen-Âge et classé monument historique, - un collège et sa chapelle bâtis par les Jésuites au XVIIe siècle, classé monument historique. Mais ce musée d’intérêt national bénéficiant du label «Musée de France» est bien plus qu’un bâtiment et des collections. C’est aussi un «lieu de mémoire», selon la définition de Pierre Nora, c’est-à-dire, un lieu où à partir d’objets issus du quotidien plus ou moins lointain, se forge et se dévoile une appartenance. Ce lieu, conçu par Frédéric Mistral comme un «poème pour les gens qui ne savent pas lire», une image de la Provence traditionnelle, doit cependant être actualisée… 5


Vue du préau dans la cour intérieure du Museon Arlaten rénové (Agence TETRARC) 

Chapelle des Jésuites restaurée 

LE MUSEON ARLATEN SE REFAIT UNE BEAUTE… Ouvert depuis plus de 100 ans, le Museon Arlaten ferme ses portes jusqu’en 2019, afin de se refaire une jeunesse ! La rénovation du Museon Arlaten c’est : - la restauration de monuments historiques remarquables, - l’augmentation des surfaces du musée et son adaptation aux exigences du public d’aujourd’hui, - la consolidation et la restauration de plus de 38 000 objets, fleurons du patrimoine ethnographique départemental, - un parcours muséographique innovant alliant tradition et modernité, - l’étude et la mise à disposition d’un patrimoine écrit provençal étonnant. Le bâtiment de l’Hôtel Laval-Castellane présentait des problèmes structurels importants. Il était nécessaire d’effectuer une restauration complète du gros œuvre (plancher, charpente, couverture, escaliers…), de repenser la distribution fonctionnelle des espaces et de créer des circulations. Les travaux permettront de répondre aux exigences de confort, de sécurité et de conservation et garantiront l’accessibilité de tous. Les présentations muséographiques de leur côté ne répondaient plus aux attentes du public et devaient être repensées. Le futur parcours d’exposition alliera reconstitutions des salles du musée et espaces dédiés à l’approfondissement ou à l’interprétation. Il donnera à voir la Provence au quotidien depuis le XVIIIe siècle, tout en révélant en filigrane une histoire tout aussi passionnante, celle de l’ethnographie mise en scène au musée depuis la fin du XXe siècle. Le Conseil départemental a décidé d’étendre les surfaces dédiées au musée en acquérant d’une part la chapelle des Jésuites contigüe au musée et d’autre part une partie de l’Atelier des roues, au cœur des anciens ateliers SNCF de la ville. Erigée au XVIIe siècle par les Jésuite, la chapelle sera consacrée aux expositions temporaires qui complèteront ou élargiront le propos développé dans l’exposition permanente. L’Atelier des roues réhabilité en Centre d’étude, de restauration et de conservation des œuvres (CERCO) devient le cœur technique de conservation du musée et reçoit le public sur rendez-vous autour du patrimoine écrit provençal. Plus qu’une simple rénovation, c’est un chantier complet, architectural et intellectuel qui s’engage, pour dédier le nouveau Museon Arlaten à la population actuelle et future du département et ouvrir une nouvelle page du patrimoine ethnographique de la Provence.

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Vue de la cour intérieure du Museon Arlaten rénové (Agence TETRARC)

Vue de la cour intérieure du Museon Arlaten rénové équipé d’outils numériques (Agence TETRARC)

LE PROJET ARCHITECTURAL ET MUSÉOGRAPHIQUE DU MUSEON ARLATEN Le nouveau Museon Arlaten invite à un véritable voyage dans le temps, tant par ses bâtiments que par ses présentations muséographiques. La rénovation architecturale, signée par Michel Bertreux de l’agence TETRARC, se joue de la complexité de l’édifice et met en lumière la richesse des composantes de cet étonnant ensemble. Ce jeu entre les espaces et le temps se retrouve dans le projet muséographique qui, tout en restituant les mises en scène successives de la Provence au Museon Arlaten, interroge en objets, passé et présent, réalité et images. Au terme de son parcours, le visiteur aura traversé une histoire le menant de l’accumulation des objets ethnographiques du XIXe siècle, propre à faire naître un sentiment d’appartenance, à la muséographie la plus actuelle de nos modes de vie. Cette découverte est accompagnée d’outils numériques donnant tout leur sens aux collections, à leurs mises en scène successives et dévoilant un patrimoine immatériel toujours plus présent qui fonde aussi le «vivre ensemble» d’un territoire.

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Escalier monumental qui desservira les différents étages du Museon Arlaten rénové (Agence TETRARC)

Parvis intérieur de la cour du musée, prolongé par des gradins suspendus au-dessus de l’ancienne fouille, lieu de détente et de contemplation des vestiges antiques, dessin Michel Berteux (Agence TETRARC)

L’AGENCE TETRARC En 2009, suite au concours européen lancé pour rénover le Museon Arlaten, l’agence TETRARC est lauréate. Cette agence est notamment à l’origine de la SMAC «La Paloma» à Nîmes. Fondée à Nantes en 1988, TETRARC aborde l’architecture de façon très large : urbanisme, aménagement des espaces publics, constructions neuves, design industriel, scénographie et muséographie. Les quatre membres sont des adeptes de l’idée d’œuvre d’art totale et considèrent l’architecture comme un signifiant poétique. S’appropriant la ville de façon ludique, le groupe élabore des édifices et cherche systématiquement à transformer en événement à multiples facettes la complexité des programmes et des lieux. Son ambition est de stimuler un autre regard sur la ville et d’en renforcer son appropriation par des interventions expressives, imprimant une seconde nature à la morphologie urbaine. Plus d’information : www.tetrarc.fr    

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Vue d’un diorama dans le Museon Arlaten rénové (Agence TETRARC)

LES AUTRES ACTEURS Au sein du Conseil départemental, le dossier est suivi par la Direction de l’Architecture, de la Construction et du Patrimoine, la Direction de la Culture et le service Recherche et Muséographie du Museon Arlaten. Au cours du projet, ces équipes sollicitent les avis d’autres acteurs, réunis en commissions spécialisées, qui vérifient l’adéquation du projet avec les législations en vigueur : - la commission architecture qui réunit les services du Ministère de la Culture comme la Conservation régionale des Monuments Historiques et le Service régional d’Archéologie. - La commission sûreté-sécurité composée de pompiers, de membres de bureaux d’études spécialisés et du Service de sûreté du Conseil départemental. - La commission accessibilité réunissant les services concernés du Museon Arlaten, le Services Départemental des Personnes handicapées et des consultants spécialisés.  

Au premier plan les deux dispositifs interactifs, au second la projection passive

Les deux dispositifs interactifs des salles d’interprétation.

Extrait du projet de rénovation du Museon Arlaten (Agence TETRARC)

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LE NOUVEAU PARCOURS Ce nouveau parcours reconstitue à l’identique ou restitue les présentations muséographiques successives des collections ethnographiques remarquables sur la Provence réunies au Museon Arlaten. Dans un jeu subtil de superposition, il offre aussi au visiteur l’occasion de vivre une expérience inédite. Grâce à une muséographie numérique et à des «cabinets de curiosité» muséales qui conjuguent, sur les modes interactifs, découverte et questionnement, le visiteur pourra interroger les objets pour en saisir le sens, les usages et découvrir en filigrane une histoire du musée, producteur d’images d’une société, d’un territoire. Séquence introductive Aux origines du Museon Arlaten La première partie de l’exposition permanente est conçue comme une transition entre le monde extérieur et l’espace du musée. Elle permet au visiteur de changer d’état d’esprit, de se glisser dans la peau d’un explorateur d’autres temps et d’autres lieux. Introduction à la visite, elle présente les acteurs emblématiques, à l’origine de la fondation du Museon Arlaten à la fin du XIXe siècle, et les modèles de musées qui l’inspirèrent alors. Mettant en valeur les origines mythiques d’une Provence «gréco-romaine», le musée est l’illustration du propos régionaliste porté par le Félibrige en cette fin de XIXe siècle. Par ailleurs, ce musée d’un genre nouveau légitime la constitution de collections d’objets quotidiens et leur présentation au grand public. Désireux de mettre au service du projet de Frédéric Mistral les méthodes scientifiques de son époque, Émile Marignan rédige en 1896 un manuel de collecte, sur le modèle de celui du Musée d’ethnographie du Trocadéro, qui détermine les objets à réunir. Apparaît alors l’idée d’avoir recours à de véritables appels au peuple pour enrichir les collections du musée. Séquence 2 1880-1920 : le «Panthéon de la Provence» de Frédéric Mistral Première étape du voyage dans le temps, cette partie transporte le visiteur à la fin du XIXe siècle, moment de la création des premiers musées d’ethnographie régionale en France. Elle révèle le discours scientifique et les mises en scène des collections que mettent alors en œuvre ces institutions, à travers l’exemple du Museon Arlaten. A partir de 1896, le musée de Frédéric Mistral présente une Provence dont l’histoire et la culture sont utilisées et façonnées par le mouvement régionaliste. Territoire aux contours mal définis, elle semble dominée par la ruralité, et se dessine avec nostalgie. Cependant, grâce à des dispositifs d’exposition innovants, le poète ancre ses représentations de la Provence dans la mémoire collective. Les présentations du Museon Arlaten serviront de modèles à beaucoup d’autres. Au sein de cette séquence historique, une salle est dédiée au fondateur du musée : elle est l’occasion de rappeler l’itinéraire intellectuel et littéraire de Frédéric Mistral. Séquence 3 1920-1960 : le folklore en questions Cette deuxième étape de l’exposition permanente invite le visiteur à découvrir l’évolution des musées d’ethnographie durant l’entre-deux guerres, qui tendent vers une simplification formelle des mises en scène et une plus grande pédagogie. Elle témoigne également, à travers la thématique du costume régional, des prises de position du Régime de Vichy qui utilise alors les institutions culturelles pour sa propagande. Dans les années 1930, les grandes institutions muséales témoignent d’un renouveau muséographique. Explications et outils pédagogiques viennent en appui des expositions en même temps qu’émergent les concepts d’«arts et traditions populaires». Les études monographiques sur les régions de France se multiplient. Le Museon Arlaten intègre cette fonction pédagogique et cette démarche ethnographique. L’acteur principal de cette mutation est le conservateur Fernand Benoît, qui renoue avec la collecte et double la superficie du musée.

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Projet séquence 1 (Agence TETRARC)

Projet séquence 2 (Agence TETRARC)

Projet séquence 3 (Agence TETRARC)


Au cours des années 1940, les derniers aménagements et les orientations assignées au musée s’inscrivent parfaitement dans la politique culturelle du régime de Vichy ; l’ethnographie régionale devient un outil pour légitimer et diffuser une idéologie politique. Le Museon Arlaten, érigé en référence, incarne des valeurs traditionnelles présentées comme patriotiques.

Séquence 4 1960-1980 : l’âge d’or des Arts et Traditions Populaires Le troisième temps de l’exposition permanente rend compte du dynamisme de la «nouvelle muséologie», initiée après-guerre par Georges-Henri Rivière («G.H.R»), qui révolutionna le monde des musées d’ethnographie. Sous son impulsion, les années 1960 voient le renouvellement de la discipline ethnographique et de ses mises en scène dans les musées. G.H.R propose une approche globale, qui croise différentes sciences humaines et utilise des technologies innovantes (audiovisuels, éclairages dynamiques, cartographies animées…). L’exemple le plus remarquable de ce renouveau est réalisé au Musée National des Arts et Traditions Populaires, inauguré à Paris au début des années 1970. Pour que «les objets parlent d’eux-mêmes» et soient mis en valeur, la vitrine idéale offre un fond noir, un éclairage directionnel et une architecture transparente. Les mannequins, jugés passéistes, sont abandonnés. Apparaît alors l’idée de suspendre les objets par des fils de nylon quasi invisibles, ce qui confère aux scénographies une nouvelle dimension théâtrale et poétique. G.H.R est le père d’une nouvelle muséologie, dont la modernité marque durablement les modes d’exposition, en France et en Europe. Des réseaux de musées et d’écomusées se sont constitués, et ont mis en œuvre une muséographie rigoureuse, soucieuse de la conservation des objets et de la clarté du discours. Le Musée de la Camargue, tout proche, a ainsi inspiré de nouvelles présentations au Museon Arlaten, à travers l’évocation des activités agricoles et artisanales. Séquence 5 1980, et après… : vers les musées de société Epilogue du parcours de visite, cette dernière partie ramène le visiteur dans le présent, au terme de son voyage dans le temps des musées d’ethnographie. Elle est dotée d’une muséographie résolument contemporaine, qui témoigne des dernières évolutions des musées d’ethnographie: «contribuant au développement individuel et collectif, misant sur la participation des publics, une nouvelle famille de musées apparaît : celle des musées de société.» (Jean-Claude Duclos, Cent ans !) Cet espace ouvre les thématiques de l’exposition permanente sur le monde contemporain et la société provençale d’aujourd’hui, en s’appuyant sur les résultats des enquêtes collectes menées par le Museon Arlaten depuis une dizaine d’années. Elles portent notamment sur le monde ouvrier d’Arles et l’histoire de ses ateliers SCNF, la communauté gitane du «Quai des Platanes» à Arles, les maintenances des traditions par le biais de l’élection d’une Reine d’Arles, l’univers de la «bouvine» par l’exploration du quotidien d’un manadier et d’un raseteur… Ces thèmes de fond pourront, ponctuellement,être enrichis par l’évocation de faits de société fondateurs pour toute une population, tels que les réseaux de solidarité nés des inondations exceptionnelles de 2003 en région arlésienne. Loin de clore le propos du parcours de visite, cette partie devra permettre des ouvertures sur le futur, l’extérieur, l’Autre... Les rapports humains, le «vivre ensemble», seront placés, formellement, au centre du propos, afin d’amener le public à questionner sa compréhension de la société contemporaine dont il est lui-même l’acteur.  

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Projet séquence 4 (Agence TETRARC)

Vue du dispositif multimédia de la salle d’interprétation Rivière

Projet d’aménagement pour séquence 5 (Agence TETRARC)


CALENDRIER

2010 Musée : sélection de l’agence d’architecture lauréate : Tétrac Début des phases d’étude. Cerco : chantier d’aménagement intérieur et livraison du bâtiment.

2009 Musée : concours européen d’architecture. Fermeture du musée.

2013-2014 Musée : rédaction des cahiers de charges des travaux. Cerco : inauguration le 30 mai 2015

2011-2012 Musée : phases d’étude. Cerco : déménagement et installation des collections dans les réserves.

2016 Démarrage du chantier

2014-2015 Obtention du permis de construire pour le musée et lancement des marchés publics pour les travaux.

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2017-2018 Phase 2 des travaux : muséographie, mise en vitrine des collections.

2016-2017 Phase 1 des travaux : architecture.

2019 Réouverture au public.


LES NOUVEAUX ESPACES L’accueil La rénovation du Museon Arlaten est l’occasion de repenser l’accueil des visiteurs, qui ne se limitera plus à une billetterie mais permettra de proposer de nouveaux services tels que boutique et librairie. Ainsi, le maître d’œuvre a-t-il imaginé un vaste hall d’entrée combinant ces fonctions, avec un souci à la fois pratique et esthétique. Cet espace sera accessible à tous. Une boucle magnétique permettra la diffusion d’informations auprès des personnes malentendantes. Le mobilier d’accueil et les accès sont étudiés pour une circulation aisée pour tous. A proximité de l’espace d’accueil, une salle sera dédiée au vestiaire, sublimé par un grand meuble dessiné par l’Agence Tetrarc (architecte Michel Bertreux). Le Consistoire La salle du Consistoire, lieu historique des réunions du Félibrige, restera un lieu de rencontres, d’échanges et de découvertes. Adaptée pour accueillir diverses manifestations et événements culturels liés à la programmation des expositions, elle pourra faire office de salle de spectacles, de conférences ou de projections grâce à la présence d’une régie technique, d’une scène et de places assises pouvant accueillir jusqu’à 90 personnes.

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Vestiaires (Agence TETRARC)

La Cour La cour du musée surplombe les vestiges du forum romain et offre un point de vue unique sur l’ensemble architectural au sein duquel est installé le musée. Elle restera un lieu de détente propice à la rêverie et à la contemplation. Des aménagements architecturaux permettront d’y accueillir plus de visiteurs. Des outils numériques permettront d’explorer l’histoire du bâtiment, tour à tour hôtel particulier, collège des Jésuites, collège municipal, puis musée. Cour intérieure (Agence TETRARC)

Les espaces pédagogiques Le musée rénové poursuivra son travail de valorisation du patrimoine et de médiation auprès de publics diversifiés et élargis. Une salle spécialement dédiée à la mise en œuvre d’ateliers collectifs orchestrés par le service des publics du musée, permettra d’accueillir des groupes, comme les classes, et de proposer des actions comme des ateliers créatifs ou des stages, en lien avec les expositions du musée. La Chapelle La «chapelle des Jésuites» attenante au musée, fait partie intégrante de l’ensemble architectural dans lequel s’inscrit le Museon Arlaten. Jusqu’ici physiquement séparée du musée, elle va pouvoir lui être de nouveau reliée grâce à l’intervention architecturale de l’Agence Tetrarc. Des aménagements intérieurs vont permettre d’en faire le lieu d’accueil des expositions temporaires du musée, sans que ce nouvel usage oblitère l’histoire de cette chapelle qui recèle un étonnant retable monumental du XVIIe siècle, s’étirant jusqu’à l’exceptionnelle voûte de bois du monument. Des outils numériques permanents permettront de découvrir et d’interpréter ce patrimoine. 13

Projet d’aménagement de la chapelle des Jésuites (Agence TETRARC)

Projet d’aménagement de la chapelle des Jésuites (Agence TETRARC)


UN POUMON SCIENTIFIQUE POUR LE NOUVEAU MUSÉE : LE CERCO Le Centre d’Étude, de Restauration et de Conservation des Œuvres (CERCO) est un lieu adapté aux exigences de conservation des collections et à la gestion du patrimoine écrit et archivistique du Museon Arlaten. Il est un véritable pôle scientifique du musée à partir duquel s’organisent les activités culturelles et scientifiques du Museon Arlaten. Lieu d’étude, de traitement et de conservation, cet espace associe aux magasins et salle de lecture, deux ateliers (dépoussiérage, encadrement et menuiserie légère), et une salle dédiée à la désinsectisation par congélation et par anoxie (privation d’oxygène). Le lieu et la programmation architecturale Après plusieurs années de recherche d’un lieu d’implantation, situé en dehors des zones inondables, le choix s’est arrêté sur une partie des ateliers ferroviaires datant du milieu du XIXe siècle : l’Atelier des Roues. En 2008, le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône s’est porté acquéreur de 1 720m², comprenant une grande salle de 1 250m², dont la structure métallique datant de 1890 est de même nature que celle de la Tour Eiffel, et un vaste atelier attenant de 470m². Suite à un appel d’offre public, le cabinet d’architectes marseillais Anne Lévy & Nicolas Magnan a été choisi pour réaliser les travaux d’aménagement intérieur. Ce cabinet est spécialisé dans les chantiers patrimoniaux, et a notamment réalisé les réserves des Musées de Marseille (RMM), le Centre Interrégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine à Marseille (CICRP). Ce chantier a débuté en janvier 2010 et le CERCO a été inauguré en juin 2013. Il a été suivi et accompagné par le Service Construction et Patrimoine du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône. Sa conception s’est articulée sur une étude de programmation précise, sur les résultats des chantiers des archives, des collections et des bibliothèques qui ont permis de caractériser plus de 38 000 objets, plus de 15 000 ouvrages et de classer plus de 50 fonds d’archives, selon les exigences de conservation préventive formulées par la Conservation du musée. L’architecte Anne Levy a conçu une organisation rationnelle et efficace des ateliers, des magasins prenant en compte les opérations successives de conservation appliquées aux collections patrimoniales : dépoussiérage, décontamination, rangement et conditionnement en fonction d’une thématique ou d’un format. Elle a assorti ces aménagements des dispositifs de sureté et de sécurité les plus performants. Mais c’est dans le domaine de la conservation du patrimoine, notamment préventive, que le CERCO est le plus remarquable, jusqu’à devenir exemplaire en France.

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1. Vue extérieure du Cerco 2 et 3. Chantier de construction du Cerco 4. Installation des rayonnages dans les réserves du Cerco 5 et 6. Déménagement des collections vers les réserves du Cerco 7 et 8. Inauguration du Cerco en juin 2013

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LA GESTION ET LA CONSERVATION DES FONDS ET COLLECTIONS Le CERCO permet aux équipes du musée de procéder à l’inventaire, au conditionnement des œuvres, des livres et des archives, et de gérer au mieux les collections. Un espace adapté à l’étude et la documentation accueille aussi les chercheurs, sur rendez-vous, pour l’étude des fonds écrits, sonores et audiovisuels consacrés à la Provence que le Museon Arlaten constitue, documente et gère. En réponse aux exigences de conservation, notamment de variations infimes de température et d’humidité requises aujourd’hui dans les musées, Anne Levy a su trouver, dans le cadre de l’enveloppe budgétaire prévue, les solutions les plus performantes (isolation, renforcement de l’inertie du bâtiment par l’usage de parois de chambre froide, gestion centralisée du climat, etc…) pour faire du CERCO un lieu d’excellence. Elle a également aménagé un atelier de restauration et installé des équipements techniques comme une chambre d’anoxie pour traiter les collections. D’abord utilisée pour les collections du Museon Arlaten, celle-ci deviendra à la réouverture un outil à mutualiser, au service de l’ensemble des communes du département des Bouches-du-Rhône. La préservation des collections, plus que centenaires du Museon Arlaten, est à présent assurée. Leur transmission ne pose désormais plus de problème pour la plus grande satisfaction de ceux qui ont confié au musée leurs trésors du quotidien, ceux qui s’intéressent à la Provence d’hier et d’aujourd’hui, et tous les futurs visiteurs du Museon Arlaten rénové. Dès à présent, le CERCO abrite, dans des conditions sans commune mesure avec la situation antérieure, la totalité des archives et bibliothèques patrimoniales, que Frédéric Mistral a placé en miroir des collections, et l’essentiel des 38 000 objets des collections du Museon Arlaten. Leur transfert a nécessité plus de 80 rotations de camions entre le musée et le CERCO. Ce grand déménagement s’est achevé en 2015. Sans attendre la réouverture du musée, le CERCO propose au public, sur rendez-vous, la possibilité de consulter le patrimoine écrit que gère le Museon Arlaten. Le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, en réalisant cet équipement structurant, entend faciliter l’accès de tous à un patrimoine ethnographique exceptionnel dédié à la Provence ; il valorise l’héritage remis par Frédéric Mistral et sans cesse enrichi depuis.  

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1. Atelier d’encadrement et de menuiserie légère 2. Réserve archives et bibliothèques 3. Salle de consultation 4. Salle de travail 5. Atelier de restauration 6. Réserve des tableaux 7. Réserve des textiles 8. Salle de désinsectisation (chambre d’anoxie)


LES CHANTIERS SUR LES COLLECTIONS Avant de restaurer les bâtiments qui abritent le musée, il fallait déménager totalement les collections qui y étaient conservées, ainsi que celles des réserves annexes, et les rassembler au sein du CERCO. Après avoir été inventoriés, traités et conditionnés entre 2009 et 2012, les 38000 objets étaient prêts à partir pour l’Atelier des roues. Un tel déménagement ne va pas sans difficultés! De multiples interventions préalables étaient nécessaires. Dans les coulisses du musée, les équipes se sont activées… Elles ont surveillé l’infestation des collections. En cas d’attaque par des insectes, elles ont procédé au traitement des objets par congélation, par anoxie (privation d’oxygène) ou par injection de produit insecticide. Elles ont réalisé sur mesure des boîtes en matériau neutre adaptées aux objets les plus fragiles. Elles ont photographié les objets, les ont marqués et évalué les nécessaires restaurations. Toutes les caractéristiques ont été soigneusement consignées dans un inventaire informatisé. La préparation des œuvres au grand déménagement ne s’arrêtait pas là ! Il fallait adapter chaque conditionnement à la nature de l’objet et au type de rangement qui l’attendait au CERCO. Les tableaux ont, par exemple, été équipés d’anneaux de suspension, leur état a été vérifié, puis ils ont été emballés avant de quitter les rayonnages de leur réserve pour de nouvelles grilles. La cabane de gardian a été démontée et sa charpente en bois conservée pour un remontage ultérieur dans le musée rénové. Les 16 mannequins des dioramas de la Veillée Calendale et de la Visite à l’accouchée ont été déshabillés pour la première fois depuis leur installation il y a 100 ans, en 1909. Cette opération s’est faite sous le regard professionnel d’une restauratrice textile. Lors de cette mise à nu, de nombreuses surprises : une jolie signature du sculpteur Claude-André Férigoule, artiste ayant réalisé les têtes et les bras des mannequins, du plâtre coulé directement dans les chaussures... ce qui a obligé les équipes à scier les pieds des mannequins ! D’autres chantiers sont en cours ou programmés pour restaurer, conserver et numériser les œuvres, concevoir les dispositifs numériques du futur musée, préparer les sources documentaires à mettre à disposition des publics.  

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1. Conditionnement d’objet avant le déménagement au Cerco 2. Injection de produit insecticide 3. Inventaire des collections 4. Dépoussiérage des livres 5. Nettoyage d’objets en céramique 6. Reconditionnement d’animaux marins 7. Exemple de conditionnement 8. Restauration de boîtes vitrées 9. Restauration d’une figure de proue en bois polychrome

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LE MUSEON HORS LES MURS PENDANT LES TRAVAUX Depuis la fermeture du musée, en octobre 2009, le lien avec le public s’est inversé : ce n’est plus le public qui vient au musée, mais le musée qui va à lui. Cela se traduit par une riche programmation culturelle hors les murs. Le service des publics du Museon Arlaten propose de nombreuses manifestations afin d’élargir son public, expérimenter de nouvelles médiations et aborder de nouvelles thématiques. Ainsi le musée hors les murs préfigure le rayonnement du musée sur l’ensemble du département et le travail en réseau que le Museon Arlaten entend développer et enrichir avec les acteurs culturels du département. Dans cette programmation culturelle s’inscrivent de nombreux projets dont voici quelques exemples : - Vol sans effraction (2013) : une visite exceptionnelle du Museon rénové à bord d’un drone. L’idée : donner à voir un musée fermé sans en ouvrir les portes… Démarche de médiation ludique, ce serious game était labellisée «Services numériques culturels innovants» par le Ministère de la Culture et de la Communication. - A la Gitane (2013) : une exposition itinérante qui invitait le visiteur dans le quotidien des Gitans arlésiens, suite au projet de médiation «Partage de mémoires gitanes», mené depuis 2009, avec l’association Petit à Petit. Labellisée «MarseilleProvence 2013», cette exposition a attiré plus de 17 000 personnes sur les deux sites du département dans lesquels elle a été présentée. - A vos souhaits ! (septembre 2014 - mai 2015) : une exposition jeune public sur les porte-bonheur, objets fascinants, qui prêtent à la moquerie mais dont on ne saurait se passer. Le Préau des Accoules, le MuCEM et le Museon Arlaten se sont associés pour présenter une partie de leurs collections. - Museomix (7 - 10 novembre 2014) : sur le modèle du hackathon et des pratiques créatives collaboratives, pendant 3 jours et 2 nuits, une communauté de professionnels s’immergent dans un musée pour ouvrir de nouvelles pistes de médiation et faire vivre autrement les musées et leurs collections. Un partenariat avec le Musée départemental Arles antique et la Bibliothèque départementale. - Voyage des 10 (2008 - 2016) : lancé en 2008, Le Voyage des 10 ouvre un itinéraire original dans les collections du musée. 10 objets de collection deviennent source d’inspiration et support de création invitant ainsi à la découverte du musée et à en ouvrir les murs. Guylaine Renaud et son artiste invité(e) interrogent l’objet, croisent leurs regards et leurs interprétations et offrent à chacune des 10 étapes leurs découvertes au public, sous forme de spectacle musical à voir et à entendre sur les routes des Bouches-du-Rhône. Des projets intégrés aux politiques publiques du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et en relation avec les professionnels départementaux sont également proposés tout au long de l’année, en direction des publics scolaires, en situation de handicap ou en difficultés sociales et professionnelles. Pour plus d’information sur la programmation culturelle hors les murs : www.museonarlaten.fr

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1. Festival Les Suds à Arles (2013) 2. «Vol sans effraction» (2013) 3. «A la Gitane» (2013) 4. «A la Gitane» (2013) 5. Accueil de groupes scolaires 6. Spectacle « Mistral tout ou rien » - Nuit des musées (2014) 7. Atelier jeune public (2014) 8. «A vos souhaits !» (2014) 9. «Museomix» (2014) 10. «Museomix» (2014) 11. «Voyage des 10» 12. Visite du Cerco pour les personnes à mobilité réduite

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LA POLITIQUE CULTURELLE DU DÉPARTEMENT Soutenir l’innovation culturelle, la création, la diffusion, élargir l’accès à la culture auprès d’un public de plus en plus diversifié, développer l’aménagement culturel du territoire départemental, préserver et valoriser le patrimoine : tels sont les axes majeurs de l’action culturelle du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Partenaire de nombreux acteurs culturels du territoire, artistes, professionnels, lieux permanents de création et de diffusion artistiques, le Département a également mis en œuvre des collaborations privilégiées pour des manifestations culturelles exemplaires, telles que le Festival international d’Art lyrique d’Aix-en-Provence, le Festival international de piano de la Roque d’Anthéron, la Fiesta des Suds, les Rencontres internationales de la photographie d’Arles … L’ensemble de ces partenariats s’accompagne d’une véritable démarche de concertation avec l’ensemble du monde culturel.

     

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CONTACTS Museon Arlaten 31, rue de la République 13200 Arles - 04 13 31 51 99 www.museonarlaten.fr Service des publics Fabienne Cargnino 04 13 31 51 90 - fabienne.desaconto@cg13.fr Service communication Gaëlle Lévêque 04 13 31 51 88 - gaelle.leveque@cg13.fr      

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Museon Arlaten 31, rue de la République - 13200 Arles 04 13 31 51 99 - www.museonarlaten.fr

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Museon Arlaten - Dossier de presse  

Dossier de presse de présentation du projet de rénovation du Museon Arlaten (2016).

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