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Établissement Georges Leven

L’INTERCLASSE Journal des élèves de l’Établissement Georges Leven Numéro 4

Novembre 2008

Le retour ! N’hésitez pas à nous envoyer vos articles sur: cdi.leven@orange.fr

Dans ce numéro : Edito

p1

Gérer ses profs

p2

L’indémodable Basket

p3

Pink Floyd

p4

The Death of French Culture

p5

Crise finacière

p6

La fin d’une époque ?

p7

Banderole anti ch’tis

p8-9

Amélie Nothomb

p10

Mamma Mia Narnia

p11

La Porte des lions

p12

Le défi du mois

p13

Europeana

p14

Sudoku

Voici

enfin le nouveau numéro de l’Interclasse, votre journal ! Et il était temps! Je ne compte plus les d e m a n d e s incessantes des élèves, courant dans les couloirs (je vous rappelle que c’est interdit) pour essayer de trouver le nouveau numéro! Alors face aux menaces (je ne citerai personne rassurez-vous), et surtout devant vos visages emplis de déception et même de désespoir, OUI ! Il était vraiment urgent de vous donner votre dose d e n e w s leveniennes. Entre crise économique (mais notre président

s’occupe de tout à ce qui paraît), défaite marseillaise (ça arrive), rentrée scolaire (souriez ce n’est que le début de l’année), rentrée littéraire (que nous réserve la cuvée 2008 ?), certains d’entre vous ont décidé de prendre la parole et de nous faire part de leur vision du monde! I mi tez-le s vo us aussi!! Prenez vos stylos (pour les nostalgiques de la plume) ou vos souris (pour ceux qui ont accédé à la modernité) et apportez vos contributions non seulement pour le bonheur de tous ceux qui fréquentent l’établissement, mais aussi, et soyez en assurés, pour refaire le monde

(voyons grand !).

Vous trouverez donc dans ce numéro de rentrée de quoi vous cultiver, vous amuser, des scoops, des analyses, … et le tout rédigé par d’excellents r é d a ct e u r s, soucieux de vous apporter ce qui vous a manqué depuis trop longtemps! N’hésitez pas à nous rejoindre (c’est assez bien payé en plus) pour faire passer vos idées, vos messages ou vous engager pour changer tout ce qui doit l’être (dans la mesure du raisonnable bien sûr).


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Quelle attitude adopter en classe ? A chaque matière, son prof avec ses exigences et ses manies. Mais à chaque prof, ses élèves. Sachez adapter votre attitude en fonction du profil de chacun.

Cas n°1: Le prof sûr de lui

Cas n°2: Le prof maniaque

Cas n°3: Le prof copain

Quand tu lui fais remarquer une faute au tableau, il te répond : « c’était un test ». Il t’accuse alors de parler alors que tu demande un stylo. Il te reproche d’être étourdi quand tu as oublié ton livre pour la première fois.

« Soulignez les verbes en rouge, encadre les COD en vert... » ou « colorier la France en rose »…

« Ton prof est trop cool !» Il te chambre, se comporte et s’habille comme toi, te parle de la starac ou du dernier album de Coldplay…

Avec ce prof, le coupable c’est toi, encore toi, toujours toi! A ne pas faire surtout : répliquer, crier à l’injustice demander un avocat… Ce qui est conseillé : accepter toutes les réflexions sans broncher. Tu pourras toujours le critiquer dans la cour.

Vous vous dites alors « Mais pourquoi ce prof se prend-il pour un coloriste? » Deux explications sont possibles : Picasso se cache peut-être au plus profond de lui, ou alors il est peut-être daltonien. A ne pas faire surtout : crier haut et fort que la couleur c’est ringard, que de toute façon, rien ne vaut les films en noir et blanc et les copies écrites noir sur blanc! Ce qui est conseillé : miser sur le fluo ou le rose bonbon pour que ta copie lui en fasse voir de toutes les couleurs.

A ne pas faire surtout : lui proposer une petite sortie ciné, un théâtre ou un resto pour essayer d’obtenir une bonne note au prochain contrôle… voire obtenir le sujet. Ce qui est conseillé : (fortement) : réserver le tutoiement à tes potes et surtout ne pas essayer, car même s’il est marrant et « cool » il reste ton prof… et il le sait !

Anonyme


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L’indémodable Basket Les 100 ans de Converse c’est cette année !

Eh oui, nous, collégiens et lycéens, sommes loin d’imaginer que la chaussure que nous avons tous portée au moins une fois a 100 ans ! Un siècle après la création du premier modèle, la basket à l’étoile n’a pas perdu de son cachet et de son succès. Elle est la chaussure la plus vendue et la plus connue au monde. Les originales, les « Chuck Taylor » étaient toutes noires, de simples baskets montantes ; pourquoi une telle fascination ?

Tout s’accélère lorsque le génie de la NBA de cette époque, Charles Chuck Taylor, adopte la converse pendant ses matchs et ne cesse d’en vanter les mérites. Peu à peu elle devient la chaussure des basketteurs et pendant la guerre c’est même la chaussure officielle d’entraînement de l’armée américaine.

Les rockers ont trouvé leur style : Levis 501 et converses aux pieds.

J usq u’en 1950, se ul s quelques « excentriques » portent la converse en dehors du sport mais les « fifties » marquent un tournant :

Razorlight, groupe de rock

La All Star, pas chère, s’accorde avec les jeans : l’image de la converse change.

Durant les années 60 la basket à l’étoile est la chaussure des hippies.

Etant interdite dans un grand nombre d’universités, elle devient peu à peu la

En 1908, Marquis Converse crée la Converse rubber sole company : ce sont les débuts de la chaussure à la semelle de caoutchouc. En 1917, la mythique converse All Star, telle que no us la connaissons aujourd’hui, est destinée à devenir la chaussure des basketteurs.

chaussure du rebelle. Nathalie Wood et James Dean l’arborent fièrement.

The Strokes, célèbre groupe de rockeur américain, porte les converses avec une fine cravate en cuir et un jean noir.

2008 : la converse nous a convertis. Certains préféreront les classiques indémodables : la noire et la blanche, ou encore la rouge, qui a longtemps été la converse des punks. Mais aujourd’hui ce sont de nouveaux modèles chaque année, toutes sortes de motifs la décorent et elle existe dans d’innombrables couleurs. Il y en a pour tous les goûts : elle séduit tout le monde de 7 à 77 ans, c’est la pompe du siècle !


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d’eux l’un des groupes les plus connus et qui vendront le plus de disques : « The wall », « Dark side of the moon », « Wish you were here » et « Animals ».

Pink

Floyd est un groupe Britannique fondé en 1964. Totalement inédit, ce groupe innove et crée le mouvement rock psychédélique et p r o g r e s s i f . Véritable génie de la musique, le premier l e a de r, Syd Ba rre t expérimente toute sorte de sons et Pink Floyd devient ra pi de m ent un des groupes les plus connus sur la scène psychédélique de Londres. Leur premier album « The piper at the gate of dawn » se vend très bien en Angleterre, mais ne rencontre pas un grand succès aux Etats-Unis. Malgré tout, ils enchainent les concerts et Syd Barret devient de plus en plus instable, notamment à cause de la drogue mais aussi en raison d’une réelle schizophrénie. Ne pouvant plus assurer les concerts, les membres du groupe l’excluent et font appel à

David Gilmour, ami d’enfance de Syd Barret, mais aussi et surtout second leader de génie du groupe. Pink Floyd prend alors un tournant dans son ori ent a t i o n m usi ca l e. L’arrivée de Gilmour marque la fin de la période psychédélique et devient une sorte de rock plus ou moins traditionnel. Cependant, ils ne perdent pas leur goût pour les expérimentations. Leurs albums sont souvent caractérisés par de longs morceaux, souvent joués par un orchestre entier, comme on peut le voir avec Atom heart mother, qui dure 25 minutes. Dans les années 70, l’esprit « Woodstock », est très à la mode. Mais, en totale contradiction avec l’esprit du moment, ils organisent un live a Pompéi. Sans spectateurs ! Ils poussent l’expérience jusqu’à faire « chanter » un chien dans ce live... Toujours dans les années 70, ils vont sortir les disques qui feront

Un film est même consacré à l’album The Wall. Cependant, des dissensions apparaissent dans le groupe. Richard Wright étant même exclu par Roger Watters. Celui-ci devient de plus en plus egocentrique et attribue la créativité de Pink Floyd à sa seule personne. Le groupe se séparera en 1994. Mais, Pink Floyd est un des

Album : The division bell

groupes qui aura le plus marqué l’histoire de la musique par sa créativité et ses textes engagés.


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“ The death of French Culture ” La culture française a toujours était très vivante, critique et novatrice.

Ne croyez pas que j’ai lu cet article en anglais. C’est le titre d’un article paru dans le journal « Time » en décembre 2OO7 et illustré en couverture par le mime marceau regardant tristement une jolie fleur. Métaphore de la France regardant avec peine cette place d’emblème de la culture qu’elle tenait il y’a des décennies, et qu’elle a perdu dans le tourbillon de la mondialisation. Don Morrison, journaliste américain et auteur de l’article expose la vision d’une culture française en déclin. Celle-ci est toujours aussi prospère à chaque rentrée scolaire, mais ne parvient pas à s’exporter hors de ses frontières. Elle « n’éclaire plus le monde» par sa connaissance, son talent, ses innovations, ses réflexions, comme ont pu le faire Zola , Truffaut, et Aznavour. Effectivement la France n’occupe plus une place importante dans le marché international. Désormais pour «réussir», on se rend à New York et beaucoup moins à Paris. Il n’empêche que la France dans ses petites frontières est toujours dans une effervescence culturelle que ce soit dans le domaine: -littéraire: chaque année des centaines de livres, de romans, de critiques politiques, d’essais, d’analyses, de biographies, d’autobiographies, tous d’auteurs français, sont le sujet d’articles, d’émissions, de débats. -cinématographique: avec de nombreux films d’auteur chaque année.

-théâtral: combien de pièces de théâtre voit-on faire leur promotion dans diverses émissions, et combien de reprises de classiques comme des pièces de Sacha Guitry ! -musical: les Bénabar, Raphael, Vincent Delerme, rappeurs, et jeunes rockeurs, ou encore chanteurs d’Opéra s’attaquent à tous les styles de musique, jouant avec la langue française, empêchant que la culture musicale française ne meure. Alors c’est vrai que très peu de tous ces nouveaux artistes seront connus ou reconnus dans d’autres pays. Alors c’est vrai que cette effervescence littéraire partage sa place avec bon nombre de livres étrangers et de livres tournés sur le moi de l’auteur et non plus autant sur le monde, quoique si l’on regarde bien…Le monde culturel français est moins fort sur un plan international et économique, moins regardé comme une référence culturel, un modèle, mais il n’est pas mort pour autant .

La France a porté dans son histoire de grands artistes, de grands maîtres et chacun a apporté ses idées, son talent, ses révoltes dans son domaine. Simplement dans cette période le monde était moins économique, plus attaché aux découvertes, à la culture, à l’enrichissement intellectuel qu’aux bénéfices engendrés. Cette culture, je pense, est bien vivante, à l’écoute de tout ce qui peut se faire dans tous les domaines, avec des idées parfois antagonistes, qui se permettent d’innover, d’essayer des choses iconoclastes même si elles ne génèrent pas un grand bénéfice. Chaque idée a sa place et est aidée fin an ciè r emen t p ar d es mécènes et des subventions de l’Etat. Elle est également ouverte à tout ce qui peut être fait dans le monde entier, car c’est aussi cela le véritable enrichissement, l’ouverture d’esprit et le regard sur le monde autour de nous. Alors mon regard français me dicte que NON la culture française n’est pas morte et est toujours démocratique, qu’elle m’offre un palmarès d’œuvres de toutes sortes, pour tous les goûts, français ou étrangers. Un regard international, économique, me dit qu’elle est morte, quasi inexistante. Je pense qu’entre l’économie libérale, emblème américain, et ma culture française, la rubrique nécrologique devrait être consacrée plus à la première qu'à la se conde . toujou rs auss i florissante et intelligente, le constat du mort n’est pas du bon côté.


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La crise financière Chronique boursière (épisode 4)

Dans cet article nous allons nous intéresser à la crise financière qui sévit actuellement dans le monde et à laquelle de nombreuses personnes ne comprennent rien. Les sujets abordés seront simplifiés afin de permettre une meilleure compréhension. Après l’éclatement de la bulle Internet et les attentats du 11 septembre 2001, l’accès au crédit est devenu beaucoup plus facile aux USA. Des personnes qui n’en avaient pas forcément les moyens ont contracté un crédit. Elles ont emprunté de l’argent aux banques à un taux d’intérêt variable : les mensualités qu’elles devaient rembourser chaque mois étaient révisables à la hausse comme à la baisse. A l’époque, les taux étaient extrêmement bas et les mensualités faciles à rembourser. Au fur et à mesure, les taux sont remontés et beaucoup de personnes se sont retrouvées dans l’incapacité de rembourser leurs crédits. Exemple : M. Pomme (encore lui !) qui avait emprunté 1200€ à la Banque Jaune devait rembourser 130 € par mois pendant 10 mois. Mais au 5ème mois le taux est remonté et M. Pomme devait rembourser 160 € pendant encore 5 mois. Or il n’en avait pas les moyens. Entre temps, la Banque Jaune qui avait prêté l’argent a titrisé ce crédit : elle l’a mise en vente sous la forme d’un produit financier complexe en bourse. La Banque Verte, située en Australie l’a racheté pour 1250€ : la Banque Jaune y gagnait 50€ et au terme du

remboursement la Banque Verte y gagnait aussi 50€. Mais quand les sommes à rembourser chaque mois ont subitement augmenté et que M. Pomme n’a plus pu rembourser le crédit, la Banque Verte, qui avait acheté le crédit, s’est retrouvée avec une perte de 600€. Pour compenser cette perte, elle a saisi la maison de M. Pomme qui s’est retrouvé à la rue comme les millions d’américains auxquels il est arrivé la même chose. Les banques se sont retrouvées avec une grande quantité de maisons saisies, que personne ne pouvait acheter. Comme nous l’avons vu dans le premier article, lorsqu’il y a plus de maison en vente que d’acheteurs, les prix baissent. Et l’immobilier a chuté. De plus chaque jour, les banques se prêtent entres elles de l’argent à des taux d’intérêt assez faibles. Cet argent est investi le matin ou en début de semaine sur les marchés boursiers puis remboursé dans la soirée ou à la fin de la semaine. Or, à partir du début de l’été 2007, les banques ont commencé à ne plus se prêter : ne sachant pas quelles banques avaient acheté ces crédits «toxiques», elles n’avaient plus confiance en la possibilité de chacune de rembourser l’argent prêté à cause des pertes liées aux subprimes (les fameux crédits). Ce manque d’apport d’argent frais s’est traduit sur les marchés boursiers par une forte baisse (il n’y avait plus de demande). A cause de ses pertes, la Banque Verte qui avait

emprunté à la Banque Rouge située en France s’est retrouvée dans l’impossibilité de lui rembourser. Mais la Banque Rouge avait emprunté à la Banque Bleue située en Allemagne et la Banque Bleue a la Banque Noire en Russie… C’est ce qu’il s’est passé récemment : des banques qui ont dû se déclarer en faillite à cause de leurs investissements dans les subprimes n’ont pas pu rembourser celles chez qui elles avaient emprunté. Les conséquences sur M. et Mme Tout le monde a été un resserrement du crédit : il est devenu plus difficile d’obtenir un crédit pour acheter une voiture. Le nombre de voitures vendues ayant baissé il a fallu, licencier dans le secteur de l’industrie automobile. Mais ces licenciés n’ont pas pu partir en vacances ou aller au restaurant autant de fois que lorsqu’ils avaient un emploi. Il a donc fallu licencier dans le secteur du tourisme et de la restauration. Et ainsi de suite. Actuellement, la plus grande peur des particuliers est de voir l’établissement financier où ils ont déposé leur argent faire faillite. En France il existe une garantie pour les épargnants : l’Etat leur garantit jusqu'à 70 000€ de remboursement si l’établissement financier où est déposé l’argent fait faillite. Mais dans le reste du monde ? Jusque là, la majorité des établissements financiers ont été sauvés ou rachetés par d’autres établissements, avec l’accord des gouvernements. Mais que se passera-t-il quand cela ne sera plus le cas ?


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La fin d’une époque ?

Qui

n’a pas entendu parler de cette crise fi na nci ère q ui nous touche? ? Dans les journaux, à la télé, à la radio, en cours de SES (eh oui il y a des élèves qui suivent en cours). Mais savez- vous vraiment de quoi il s’agit ? Pour mieux comprendre revenons un an en arrière. Au printemps 2007 : la crise des subprimes. Définissons d’abord ce qu’est un subprime. C’est un crédit à risques qui a été utilisé afin de favoriser l’immobilier qui était en plein boum aux Etats-Unis. On a abusé de ces crédits qui étaient à taux variable et qui sont devenus élevés Par exemple une famille monoparentale qui a un revenu de 2500 dollars et qui payait son crédit 1000 dollars se retrouve avec une mensualité de 2000 dollars à cause du taux variable, mensualité qu’il lui est donc impossible à tenir et à rembourser. Les banques ont beaucoup misé sur ces crédit qui étaient risqués

mais rentables, du fait de l’augmentation croissante de l’immobilier. Pourquoi ce crédit a-t-il fait chuter les banques ? 1) Le récit d’un échec : Ces crédits étaient basés sur un pan très important de l’économie américaine, l’immobilier Les banques ont vendu, à d’autres banques européennes, asiatiques, qui voulaient investir aux Etats-Unis, les crédits subprimes avant la crise. Alors que l’immobilier était à son plus haut niveau, on présageait une crise de l’immobilier qui arriva plus vite que prévu, à cause de l’effet d’annonce. De ce fait, le nonremboursement par les familles a engendré une crise immobilière. Les banques étaient méfiantes entre elles et ne voulaient plus se prêter entre elles. Cela a évidemment débouché sur une immense crise b a n c a i r e . 2)

Une

crise

mondiale:

Les banques américaines ont été touchées en premier, ce qui a entrainé une baisse non seulement dans le secteur américain mais également mondial de la confiance et de la

consommation. C’est ici qu’entre en scène la mondialisation, thème couramment utilisé ces dernières années. Le pouvoir de faire circuler les biens très facilement à travers les marchés mondiaux a été fatal aux banques. Par exemple Norther Rock, une des plus grandes banques anglaises, a été nationalisée. De nombreuses banques ont subi, comme elle, de très lourdes pertes du fait de l’influence néfaste des marchés américains. Les piliers de l’économie, les banques, l’immobilier et la consommation sont en crise. On vous laisse deviner l’ampleur des dégâts pour les pays européens et asiatiques. 3)

Et

m a i nt e n a nt . . .

On chiffre les pertes, on parle de récession dans les pays du Nord, pays industrialisés. Peut on vraiment échapper à


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Banderole anti ch’tis Fallait-il réintégrer le Paris Saint Germain en coupe de la ligue ?

Les faits : Le 29 mars 2008 se dispute la finale de la Coupe de la Ligue entre le Paris Saint Germain et le Racing Club de Lens, deux clubs en difficulté qui misent tout sur ce match, prémices d’une rencontre à haute tension. Le PSG mène 1-0, lorsque le RCL égalise. Immédiatement, les supporters parisiens déploient une banderole «insultante» envers les ch’tis «Pédophiles, Chômeurs, Consanguins : Bienvenue chez les Ch’tis», reprenant le titre du film de Dany Boon. La banderole sera retirée quelques minutes plus tard. La rencontre s’intensifie et s’achève sur un pénalty face à un virage lensois dépité. Le PSG remporte la coupe de la ligue 2008, au bout du suspens. Les réactions : Quelques minutes plus tard, la France a déjà oublié la victoire du club de la capitale, pour se concentrer sur la

nouvelle lubie des français, défendre les ch’tis. Car rappelons- le, nous sommes dans un contexte où le film de Dany Boon sur les ch’tis explose tous les records au box-office et la France s’est découvert un élan de compassion pour ce «peuple» depuis trop longtemps maltraité par cet «affreux peuple parisien» qui l’écrase et ne le considère que comme un peuple de paysans et de mineurs. Alors, la France crie au scandale, et ça tombe bien, les ch’tis en ce moment ça fait vendre. Du coup, il n’y en a plus que pour cette banderole dans toute la presse. Ainsi on peut voir le lendemain du match à la une des journaux : «L’insulte», «Révoltant», Dehors!», «Bienvenue chez les chtarbés», ou encore «Bienvenue chez les cons». Les plaintes pleuvent, on accuse le PSG et l’association des Boulogne Boys d'où venait la banderole. Mais le club et

l’association de supporters n’avaient pourtant pas attendu les accusations pour se désolidariser de ce fait isolé et présenter, par le biais du président du club, ses excuses officielles. Qu’importe, le mal est fait, la France en a marre de ce club. Une information judiciaire est ouverte pour «provocation à la haine et à la violence lors d’une manifestation sportive». L’Etat intervient et appelle à la dissolution de l’association des Boulogne Boys, dissolution qui interviendra finalement quelques semaines plus tard. Tous les moyens sont mis en œuvre (vidéosurveillance notamment) pour mettre la mains sur ces « criminels », et certains proposent même un recours à l’analyse ADN sur la banderole.

(suite p11)


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Banderoles anti ch’tis (suite)

Toutes

les sanctions sont proposées, d’un match à huis clos en championnat à des points en moins au classement, en passant par la suspension des subventions de la Mairie de Paris au club du Paris Saint Germain. Le club lensois demande même à ce que le match soit rejoué (mauvaise foi ?). Finalement, c’est l’exclusion du PSG de la coupe de la Ligue 2009 qui sera retenue. En effet, le PSG se défend et la banderole est jugée « injurieuse et xénophobe mais non raciste », et il est admis que « le PSG ne jouant pas dans son enceinte, n’était pas responsable du contrôle des supporters ». Le PSG évite donc des conséquences sur le championnat mais est exclu de la compétition. Les dirigeants du club ne s'arrêtent pas là, ils souhaitent à tout prix faire déjouer ce jugement, et envisagent d’autres recours. Le club fait alors appel. Mas, la Fédération Française de Football confirme l’exclusion du club trouvant que la sanction « constituait une sanction appropriée à la nature particulière et à la gravité des faits ». Le PSG entend bien alors faire valoir tous ses droits en saisissant le tribunal administratif. Nous sommes alors au milieu du mois d’août et le tribunal tranche. Le tribunal administratif réintègre le Paris Saint Germain dans la coupe de

la ligue. Fin d’une histoire navrante du début à la fin. Fin de quatre mois et demi de procédures, pour rien ? Pour voir le PSG en sortir impuni ? Pourquoi tant de bruit pour si peu ? Quelle mascarade... La faute à qui ? A un tribunal corrompu par le PSG ? Certainement pas. La faute à une médiatisation excessive, encore une fois. Les médias auront encore eu l’occasion de démontrer leur pouvoir sur la société. Car, rappelons le, très peu de gens avaient vu cette banderole, qui avait mis plus de temps à être déployée qu’elle n’est restée en place. La comparaison du bruit qu’avait fait cette banderole et la médiatisation du jugement final est affligeante. Aucun des journaux qui s'étaient indignés devant cette banderole ne s’est indigné du jugement final. La vague « Chtis » était bel et bien passée. Avons nous donc assisté à une «surmédiatisation» ? Il semblerait bien que oui. La cause principale de cette surmédiatisation, fut bien évidemment le succès du film de Dany Boon,

« Bienvenue Ch’tis ».

chez

les

Ce film qui a attendri la France sur la « cause Ch’tis », face à la capitale ayant la volonté d’écraser la province. L’amalgame avec le film a vite été fait, si bien que Dany Boon a été le premier et le plus consulté sur cette affaire. On a même parlé de racisme, pourtant, c’est bien une moquerie à l’échelle régionale que cette banderole. La vague ch’tis passée, on a vite oublié cette affaire. Et c'est regrettable, car cette banderole est une insulte à toute une région. Néanmoins, il faut espérer que tout ce bruit permette enfin la fin de ce genre de banderoles. Car il est indispensable de signaler que le PSG n’est pas le seul club à avoir vu ses supporters déployer de telles banderoles. En effet, elles sont malheureusement monnaie courante dans les stades de football. Ainsi, on pourrait citer la banderole des Lyonnais pour leurs voisins s téphanois «Les gones inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines». Et qui en a parlé à l’époque ?! Le PSG a donc été la victime de cette surmédiatisation dûe au film, dont il est important de souligner la qualité, et la sanction était visiblement démesurée pour un phénomène courant et impuni

dans les stades français.


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Amélie Nothomb: Sacré phénomène…! Imaginez un homme qui s’installe a coté de vous et commence a vous parler

Amélie

Nothomb, romancière de 31 ans, nous surprend a chaque sortie de livre. Cette personnalité inhabituelle ou encore rare et singulière, n’est certes pas aimée de tous. Son univers excentrique, original, même plutôt inquiétant, ne plait pas toujours. Mais après toutes les récompenses qu’elle a pu recevoir, Amélie Nothomb entre, malgré tout, dans la cours des grands et devient, en quelque sorte, une incontournable reine du suspens et de la surprise… Un de ses livres m’a véritablement marquée. Cosmétique de l’ennemi, est non seulement intrigant, plein de rebondissements mais surtout, et c’est ce qui est le plus surprenant, très réaliste. C’est sans doute la plus grande qualité d’Amélie Nothomb : pouvoir associer

Imaginez qu’il vous importune à tel point que vous commencez à lever le ton et l’insulter Imaginez que cet homme se révèle vous connaître, et qu’il sait même les moindres détails de votre passé crimes et suspens, mais aussi bizarrerie, le tout ancré dans un contexte des plus simples et, la plupart du temps, unique. Rien que le titre donne l’eau a la bouche ! Cosmétique de l’ennemi. Ah! Tout un art…! Deux seuls personnages et pourtant… Imaginez-vous, a l’aéroport pour un voyage d’affaire, attendant votre avion retardé

Imaginez que l’homme que vous avez devant vous, est un assassin et un violeur, Imaginez que vous ne puissiez rien faire… Une situation initiale assez banale et un dénouement des plus étranges, Cosmétique de l’ennemi, reste, jusqu’à ce jour, un des meilleurs livres que j’ai pu lire. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Astrée Scemama, 3°B

Mamma Mia !!!

Et

si toutes les chansons d’un des groupe les plus connus et appréciés des années 70, étaient réunies dans un Haradjuku film drôle et entrainant ? Après le succès de la comédie musicale Mamma Mia, la réalisatrice Phyllida Loyd l’a adapté au grand écran ! Certes, l’histoire est un peu tirée par les cheveux, mais les chansons d’ABBA sont superbes et le casting est excellent : on y retrouve la

talentueuse Meryl Streep, le ténébreux ex- James Bond, Pierce Brosnan ainsi que Colin Firth, Amanda Seyfreid…. Il faut se retenir, en regardant ce film, pour ne pas se lever au milieu de la salle et danser sur des titres comme « Dancing Queen », « Mamma Mia », ou « Gimme, Gimme » ! Je vous conseille vivement ce film, qui nous fait du bien aux yeux…et aux oreilles !!!


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Narnia

Vous

connaissez surement les films Narnia : Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire Magique et Narnia : Le Prince Caspian, mais avez-vous lu les cinq autres histoires de ce monde magique ? Ces deux films ne sont que l’adaptation de deux des sept livres du Monde de Narnia, dont le tout fait près de mille pages, allant de la création du monde Narnia, découvert pour la première fois par deux enfants grâce à des objets magiques, jusqu’au dernier combat des personnages principaux. Ces personnages ne sont d’ailleurs pas toujours les mêmes suivant les différents livres mais on les retrouve pratiquement tous dans le dernier, La Dernière Bataille. Les héros sont environ une dizaine, sans compter les créatures leur proposant leur aide. Ces 7 livres s’intitulent dans l’ordre : Le Neveu du Magicien parle, de la découverte du monde de Narnia par deux amis envoyés contre leur gré par leur oncle magicien désirant tester des bagues

magiques de sa création. Ils atterrissent alors dans un endroit permettant de se déplacer d’un monde à l’autre en sautant dedans tout simplement, et assistent à la création de Narnia par Aslan, un lion parlant qui va faire de tous les animaux de cette forêt des animaux parlants et doués d’intelligence. Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire Magique (sorti en film en 2005) parle d’une sorcière maléfique ayant fait duré l’hivers pendant des années à Narnia. Mais, quatre enfants, aidés d’Aslan et d’autres créatures, vont anéantir la sorcière et faire régner la joie à Narnia. Le Cheval et son Ecuyer raconte l’histoire d’un cheval de Narnia qui parle, mais qui habite dans un autre pays et d’un enfant adopté qui découvre qu’il est en fait le fils d’un roi allié à Narnia. Ils vont donc essayer de retourner à Narnia par tous les moyens possibles. Le Prince Caspian. Ici, on retrouve les quatre enfants du deuxième livre qui vont aider le prince Caspian et les

anciens narniens à reconquérir leur pays, occupé par le Roi Miraz. L’Odyssée du Passeur d’Aurore retrace les péripéties qui sont arrivées au jeune roi Caspian X, aux quatre enfants du précédent récit et à leur cousin, partis sur le bateau du roi chercher des personnes qui auraient été amis avec son père, tué par Miraz, et qui se seraient cachés depuis. Le Fauteuil d’Argent parle du sauvetage du fils de Caspian X qui aurait disparu par deux collégiens dont un est Eustache, le cousin des amis de Caspian X. La Dernière Bataille reflète la dernière histoire du monde de Narnia mais je ne vous raconte pas en détails pour vous laiss er apprécier pleinement ce livre. Je vous conseille donc vivement la lecture de ces livres. (le premier tome est d’ailleurs au CDI) et de les lire dans l’ordre car sinon, vous ne pourrez pas comprendre certains éléments de l’histoire.


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‫שער האריות‬ .‫ השולטאן התורכי בנה אותה‬.‫ יש חומה מאז ארבע מאות שנה‬,‫בירושלים מסביב לעיר העתיקה‬ .‫בחומה יש שבעה שערים‬ .‫ והאגדה מסבירה מדוע על שער האריות יש ארבעה אריות‬,‫יש אגדה שמדברת על החומה הזו‬ .‫ והוא פחד‬,‫ הוא ראה ארבעה אריות גדולים ורעבים‬,‫יום אחד השולטאן חלם חלום רע‬ ‫ האנשים אמרו לו שהאלוקים כועס כי הוא‬."‫ "אני לא מבין את החלום‬:‫בבוקר הוא אמר לאנשים‬ ‫ והוא בנה‬,‫ הם יעצו לו לבנות חומה מסביב לעיר העתיקה‬.‫ ירושלים‬,‫לא שומר על העיר הקדושה‬ .‫ ומרגע זה החלום לא חזר יותר‬.‫אותה‬ ‫ אבל אולי האריות על שער האריות‬.‫ וכך צריך לקבל אותו‬,‫אני חושבת שהסיפור הזה הוא רק אגדה‬ .‫ שהסמל שלו הוא האריה‬,‫קשורים עם שבט יהודה‬

La porte des lions A Jérusalem autour de la vieille ville, il y a une muraille depuis quatre cents ans . Le sultan des turcs la construite. Dans cette muraille il y a des portes . Il y a une légende qui parle sur cette muraille, la légende explique pourquoi dans la porte des lions il y a quatre lions . Un jour le sultan a fait un mauvais rêve, il a vu des lions grands et affamés, il avait peur . Le matin il a dit aux gens : « je ne comprends pas le rêve ». Les gens lui ont dit que Dieu était énervé car il ne gardait pas la ville sainte, Jérusalem. Ils lui ont conseillé de construire une muraille autour de la vieille ville, et il l’a construite. A partir de ce moment là le rêve n’est plus revenu. Je pense que cette histoire n’est qu’une légende, et c’est ainsi qu’il faut la concevoir. Mais peut-être que les lions sur la porte des lions ont un lien avec la tribu de yéhouda, dont le symbole et le lion . Aben-Moha Eva ‫אווה אבן מואה‬ Seconde 1


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Le défi du mois, Tous à vos crayons ! Un cadeau attend les premiers ! José Garzon I

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1. Concrétiserait

I. Aucun gâteau d’anniversaire n’était assez grand pour contenir les bougies - Ascendant

2. Poète français, un des fondateurs du surréalisme - Distraire 3. Inséparable du 2 Horizontal - Fille de David et sœur d’Absalom 4. Sacs - Electron - Talmudiste reconnu pour ses miracles 5. Habitudes - Berner 6. Provoqués par déplacement des plaques tectoniques — Collège célèbre anglais - Manganèse 7.Aragon- Quartier juif parisien - Assassiné dans sa baignoire 8. Nettoyèrent - Momifier

II. Irriguera - Être puni III. Cache - Augmente le mérite IV. Culte du moi - Le Septième se fête à Cannes Phonétiquement, sucer V. Jeu d’acteur - Clochardes VI. Qui surprend - Réfléchi VII. Essayant - Déjeuner ou dîner

9. Le bébé ne s’en sépare pas - Note

VIII. Note du chef - Inversé, conditionnel - Répétée plusieurs fois

10.Impliquais - 1°étape de papillon - Cheval de gymnaste

IX. Ordonnes - Pronom personnel– Patronyme

11. Abîmera un livre - Astate - Inversé, Calcium en chimie

X. Donc, compris - Propre - Péjoratif - Argent - Paire romaine

12. Assena - Chez Spielberg, veut rentrer à la maison - Japonaise

XI. Point cardinal - Le dictateur l’est toujours

13. Mèche rebelle - Sort du chapeau du magicien - Remplace on

XII. Redécorer - Moderne

14. Demeure - Auxiliaire - Brame

XIII. Equiper - Deuxième note - Met en cause la virilité

15. Surnom Hébraïque d’Israël - A moitié - Note

XIV. Forme d’avoir - Oncle d’Esther XV. Cours d’eau - La rumeur publique - Le hasard


Europeana Une brève histoire du XX° Siècle explore les grands évènements qui ont jalonné ce XX° siècle (la Première Guerre mondiale, le génocide arménien, mais aussi la crise de 1929, la Shoah, Spoutnik, l’apparition de la poupée Barbie, la sexualité, la psychologie, la Télé…).

Cette

pièce est tout simplement un régal. Deux acteurs s’élancent depuis la salle pour grimper sur scène et nous entraînent pendant une heure à travers l’histoire du XX° siècle. « Un siècle fou », fait de grandes découvertes et de cataclysmes. On sourit, on rit même, parfois on se glace, on se met à réfléchir sur les correspondances de l’histoire auxquelles on n’avait peut-être jamais pensé. Un rythme effréné, un débit incroyable… on décortique un siècle comme s’il s’agissait d’une lointaine époque, alors que c’est encore entièrement le nôtre. Cette

pièce

concilie

Cette représentation ludique et très vivante enclenche en nous un processus de réflexion sur le monde et sur les bégaiements de l’histoire.

Cette adaptation du livre de Patrick Ourednik par Laure Duthilleul est tout simplement brillante et les deux comédiens le sont tout autant..

Ce spectacle est en fait une invitation à la pensée, à la vie, une pièce citoyenne ! Soyons vivant malgré tout ce qui se passe et ce qui nous entoure : voilà ce que dit Europeana.

Ainsi, on voyage à travers le temps, les continents et on

Alors, n’attendez plus et courez à la Pépinière

avec habileté impertinence humoristique et acuité intellectuelle.

SUDOKU Responsable de la rédaction :

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Rémy Sebbah

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Rédacteurs

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Alexis Dana, Tsionah Abekassis, Julia Boccara, Raphaël Barugel, Benjamin Allali, Lindsay Katsongeri, Isadora Scemama, Astrée Scemama, Benjamin Achour, Axel Roussay, Eva Aben-Moha, José Garzon, un Anonyme.

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Diffusion : Établissement Georges Leven

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Interclasse n°4  

Journal des éleves de l'établissement scolaire Georges Leven

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