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Dossier du mois

Journal d’information | Édition Ile-de-France | n°20 -Déc/Janvier 2011 | GRATUIT

LE Bizutage etudiant B

izutage.…Un terme lourd de connotations négatives, et surtout, un terme beaucoup trop médiatisé, et mal médiatisé. On ne saura jamais ce qui fascine tant les médias dans les drames dus aux bizutages qui ont mal tourné. Récemment encore, un incident à l’université de Dauphine a fait beaucoup de bruit. Une loi a été votée il y a quelques temps déjà. Le bizutage est interdit en France. Il est également interdit de boire dans les cars qui conduisent aux week-ends d’intégration. Mais ces lois ont-elles véritablement changé les coutumes étudiantes ?

Le bizutage a quand même des aspects positifs : il permet de réunir, de faire partager, de faire connaître. Les

médias ont peut-être un peu trop oublié ces points dernièrement, et les bizuteurs tortionnaires aussi. S’il se déroule dans de bonnes conditions, le bizutage peut ressembler à une énorme fête étudiante dans laquelle on crée des liens, et dont on peut garder d’excellents souvenirs. Ceux qui parlent le plus du bizutage sont certainement les médias, et des médias bien éloignés du monde étudiant depuis un bout de temps. Alors dans ce numéro, on a voulu donner notre point de vue, nous, étudiants. Comment vit-on le bizutage ? Qu’est-ce qu’on lui préfère, qu’est-ce qu’on lui reproche ? Est-il le même dans les grandes écoles que dans les universités ? Le bizutage, ce mois-ci, c’est une affaire d’étudiant… uniquement.

(lire la suite de la page 4 à 7)

BONNE ANNEE 2012 ! IDossier du mois

Bizuter c’est toujours d’actualité ? Et bien oui ! Retour sur des faits concrets et ce qu’en dit loi. Qu’en est- il dans les autres systèmes universitaires ? Après un tour du monde du bizutage, notre équipe vous a rapporté ces précieux témoignages. .p.4-7

I Actu campus

Décryptage du contrat de génération avancé par le candidat François Hollande et retour sur la circulaire Guéant. p.6-8

I Culture

Interview avec l’écrivain Thomas Suinot, les journées ludiques de réflexion : « 2012 et la société de la connaissance » organisées par Animafac. Du sang neuf en hip hop : 1995 la révélation de l’année ! Sans oublier une exposition insolite au quai Branly et l’histoire pleine d’espoir de ces «Gars de villiers»... p.10-11

I Tribune

Le rapport du Secours Catholique tire l’alarme sur la situation des jeunes. Décryptage. p.12-13

I Détente

Notre astrologue personnel vous renseignera une fois du plus sur votre avenir ! p.16

Retrouvez L’étudiant Autonome sur internet : www.letudiantautonome.fr


Exposition

Fait appel à vos talents d’ artistes pour une prochaine exposition sur le thème du dessin de presse étudiant dès le mois de mars ! Contact:

redac.paris@letudiantautonome.fr


Préliminaires Sur le net :

ITO

ED

letudiantautonome.fr

La première édition de 2012 de l’Etudiant Autonome est entre vos mains. Ce mois-ci, nous nous sommes penchés sur le bizutage dans le milieu estudiantin. Après le scandale de Dauphine, il est paru nécessaire de faire un retour sur le fameux rituel corporatiste afin de comprendre cette pratique dans notre système universitaire mais aussi chez nos camarades étudiants d’autres pays du monde. Dans les mois qui viennent nous allons mettre à l’honneur nos illustrateurs, avec une exposition ayant pour but de promouvoir le dessin de presse en mettant en avant les différentes illustrations parues dans le journal depuis sa création. Cette exposition sera programmée au Forum national des Associations étudiantes organisé par Animafac. Nous espérons que celle-ci puisse être reprogrammée dans d’autres lieux. Nous cultivons cette volonté de mettre en avant le dessin de presse dans chacune de nos éditions, grâce aux talents et à l’imagination de nos illustrateurs. Nous tenons à souhaiter une très bonne année à vous tous, lecteurs et lectrices du journal, sans qui nous n’aurions pas de raison d’être distribué. Nos vœux vont aussi à ceux qui de près ou de loin soutiennent nos projets et qui nous font confiance pour mettre en avant l’actualité estudiantine. Nous souhaitons également une joyeuse année à l’équipe de la Maison des Initiatives Etudiantes ainsi qu’à son directeur Thomas Rogé en les remerciant pour leurs conseils et la mise à disposition d’un matériel nécessaire au bon fonctionnement du journal. Enfin pour terminer, une très bonne année aux rédacteurs, illustrateurs, maquettiste… qui se démènent chaque mois pour que l’Etudiant Autonome arrive entre vos mains.

Bonne année 2012 !

Julien Dumortier

Rejoignez-nous !

Le seul mensuel étudiant à Paris

Ecriture, PAO, com’

distribution...

redac.paris@letudiantautonome.fr - édition île-de-france - dec/janv 2011

L’histoire : Tout a commencé il y a maintenant plus de six années à Orléans. Deux fourbus étudiants, Jérémy et William ont décidé de se lancer dans l’aventure du journalisme en passant directement à la case pratique. Ainsi est né L’étudiant Autonome. En 2008, autour d’un feu sur les bords de Loire, Maxime et Grégory, acolytes respectifs des deux fondateurs originaux, se sont lancés dans l’aventure de L’étudiant Autonome en fondant cette édition de Paris. En 2011, l’équipe perd ses deux bras et échappe à la mort clinique en se reformant sous l’impulsion de jeunes recrues.

Nous contacter : redac.paris@letudiantautonome.fr Association l’autonome parisien 23, avenue Victor Schœlcher - 78800 Houilles

L’équipe :

Président de l’association : Julien Dumortier Directeur de la publication : Julien Dumortier Membres du Bureau: Hubert Camus, Julien Dumortier, Joseph Loiseau, Cécilia Bry. Administration : Hubert Camus et Cécilia Bry. Comité de rédaction : Joseph Loiseau, Thomas Schonheere, Antoine Campagne,Garance Denet, Elsa Mari, Coralie Pierret, Jean-Baptiste Collat, Manon Amandio, Mazigh Fares, Frédéric Léonard, Julien Dumortier, Sylvère Forge, Julien Viaud, Marine Petit, Hubert Camus, Boris Chomon, Cécilia Bry, Monika Geoffroy, Céline Huor, Antoine Paris, Laurine Rambaldi, Jean-Baptiste Ganga, Tiphaine Hubert, Carla Campos Cascales, Cédric Delblat Aguera, Elena Tislenko, Vahé Nafilyan. Illustrations : Guillaume Pesce, Victor Olivry, Maxime Vayer,Thibault Marchand, Antoine Paris, Ray Clid. PAO : Cécilia Bry Imprimé en France : IPS Dépôt légal : à parution ISSN : 1968-9470 L’édition Ile-de-France de L’étudiant Autonome est réalisée par l’association Loi 1901 « L’autonome parisien » déclarée à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye le 16 mai 2008 (J.O. du 31 mai 2008).

Nos mécènes :

dessin, photo,

Participez :

l’étudiant autonome

édition île-de-France Numéro 19 - Novembre 2011

Pour finir... Merci aux associations, à la MIE, à Thomas Rogé, aux universités et à ceux qui nous lisent, ainsi qu’à tous ceux qui participent de près ou de loin à la publication de ce journal et qui soutiennent notre initiative. Il est autorisé de reproduire tout ou une partie de ce journal, à condition de nous le signaler, de nous citer, et de ne pas abuser du bénévolat. Le contenu des textes, illustrations, dessins, et photographies engage la seule responsabilité de leurs auteurs.

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Dossier du mois Le Bizutage étudiant : Bizuter n’est pas jouer à la JAPAD Samedi 25 novembre dernier, à l'université de Paris Dauphine, un étudiant de première année s'est retrouvé avec le sigle JAPAD (la Jeune association pour la promotion des activités à Dauphine) gravé dans le dos, par l'un des membres de cette association qui aurait exécuté cette abomination à l'aide d'une capsule de bouteille. L'accusé, ayant agis contre le gré du nouvel adhérent, était apparemment sous l'emprise de l'alcool au moment des faits qui se seraient déroulés lors d'une réunion de recrutement de l'association.

H abituellement réputée pour son travail d'évè-

nementiel au sein de l'université, notamment pour l'organisation du gala annuel, l'association se retrouve désormais sous les feux des médias, mais pas pour une bonne

cause. A croire qu'ils n'assument pas beaucoup le fait que l'un des leurs ait dérapé ce jour là, vu qu'aucun

contact de notre équipe de L'Etudiant autonome et la leur n'a été possible. Ce geste relance donc le débat sur les choses qui restent tolérées ou non au sein des soirées d'intégration étudiante dans les uni-

versités françaises, où sont toujours pratiqués les bizutages malgré leur interdiction par la loi depuis 1998.

Suite à cet événement, l'association a été bannie de l'établissement, avec fermeture de leurs locaux, verrouillage de leur site internet, et l'auteur du bizutage ainsi que ceux présents lors des faits,

Qu’ils aient vécu au Moyenâge ou des siècles plus tard, les étudiants ont toujours pratiqué le bizutage. Retour sur son histoire, des origines à nos jours.

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« imulacre de confession  », aveux et repentirs «  d’affreux pêchés  », selon les mots du spécialiste René Vos, le bizutage date du Moyen-âge.  Ces pratiques, connues dans toutes les universités européennes dès le XIIème siècle, se retrouvent dans l’iconographie allemande trois siècles plus tard. L’objectif  ? Transformer l’étudiant en « homme véritable ». Sous la Révolution française, le bizutage prend fin avant de

menacés d'exclusion par l'université qui en a pris un coup dans sa réputation de « fac réputée  ». Peutêtre est-ce pour cela que notre équipe n'est pas parvenue à entrer en contact avec le président de Paris Dauphine non plus... Il est certain que face à un tel fait divers, il est préférable pour une université si haut placée de rester sur ses gardes... ou pas. Comme quoi, ce n'est pas la réputation de l'enseignement qui fait le comportement

réapparaître en 1804. Tradition perpétuée par les écoles militaires, l’origine du mot « bizutage  » reste obscure. Le terme «  bizuth  », attesté en 1843 dans l’argot de Saint-Cyr, pourrait venir de l’espagnol «  bisogne  », traduction de «  recrue, soldat nouveau  » ou du patois genevois «  bésu  », signifiant à la fois «  niais  » et «  élève nouveau  ». Depuis la fin du XIXème siècle, on ne compte plus les dérapages liés à cette pratique. Comme ces étudiants de l’Institut national agronomique de ParisGrignon, obligés, quatre mois après la seconde guerre mondiale, de revêtir une tenue semblable aux… prisonniers des stalags allemands  !

de certains étudiants. Quant à la victime, qui aurait pu espérer une rentrée plus sereine et moins douloureuse dans l'une des meilleures facultés de France...c'est raté. Dans tous les cas, si elle voit ses cicatrices s'estomper, cela restera une histoire de bizutage à faire froid... dans le dos. Garance Denet

Ce que dit la loi Souvent considéré comme un passage obligé dans de nombreuses écoles, ou promotions, le bizutage fait l’objet d’une loi, pouvant permettre d’assigner en justice, des personnes pratiquant le bizutage.

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epuis plusieurs années, les débordements suite à des bizutages reviennent sur le devant de la scène. Le dernier fait divers étant celui du jeune scarifié à Dauphine. Depuis 1998, le bizutage est sanctionné par la loi, et est considéré come un délit passible de 6

mois d’emprisonnement et 7500 euros d’amende. La justice définit le bizutage comme « le fait pour une personne, d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations, ou de réunions liées aux milieux scolaire et socioéducatif.  ». Ainsi, même s’il y a consentement, les personnes s’adonnant à cette pratique peuvent être poursuivies. La peine est nettement alourdie quand le bizutage se fait aux dépens de la personne «dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psy-

chique ou à un état de mise en réunion suivie grossesse, est apparente d’incapacité n’excédant ou connue de son auteur.» pas huit jours» et « non assistance à personne en danger ». Il existe peu de condamnation à ce jour en France, la plus marquante reste Julien Dumortier celle de deux pompiers qui avaient gravement brûlé un bizut en juillet 2009, qui venait d’avoir son diplôme en l’enduisant de cirage et d’un produit désinfectant sur les parties intimes pour « lui brûler quelques poils ». Parmi les 6 participants, deux sont condamnés à 12 et 6 mois ferme. En réalité, la notion de bizutage à été retenue mais les pompiers furent condamnés pour « violence coml’étudiant autonome

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Dossier du mois toujours d’actualité du bizutage Dans les années 50, l’école des Arts et Métiers soulève l’indignation avec son « usinage », une pratique, proche des méthodes sectaires, qui consiste à priver les étudiants de sommeil pendant toute la période de l’insertion. « Le problème, c’est que l’école a toujours nié », explique JeanClaude Delarue, président de SOS Bizutage, joint par téléphone. Autre exemple  ? Ces «  taupes  », élèves de filières scientifiques qui prélèvent une «  taxe  », se livrant à un véritable racket des nouveaux venus. En 1987, les sénateurs sont vivement pris à partie. Sous les fenêtres du Luxembourg, des scènes de bizutage sont organisées par le lycée catholique. Au milieu des pas-

sants, le « bizut  » doit avaler des « soupes vomitives », mélanges répugnants de têtes de porc bouillies, de Tabasco, de vin rouge et de chamallows. Un an plus tard, la faculté de pharmacie de Tours fait scandale, plusieurs garçons subissent des actes de viols. « Aujourd’hui on en parle davantage », affirme Jean-Claude Delarue. Si ces cas restent isolés et que le bizutage « a diminué depuis la loi de Ségolène Royal  », le président rappelle qu’il «  n’est pas moins violent qu’avant. Le phénomène du ‘binge-drinking’ (hyper alcoolisation) chez les étudiants est un facteur aggravant  ». Elsa Mari

Les fraternités étudiantes sont très répandues aux Etats-Unis. Leur nom en lettres grecques et leur longévité historique intriguent. Mais entre soirées arrosées et accidents mortels, elles font plutôt mal parler d’elles en Europe.

Pourtant, ces institutions purement étudiantes attirent énormément d’américains. Quels intérêts ont les étudiants à faire partie d’une fraternité ?

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es fraternités permettent de réunir des étudiants, de créer un réseau qui les suivront jusque dans le monde du

Fraternités américaines : entre scandale et prestige travail, où ils pourront continuer à s’entraider. C’est un engagement à vie. Plus tard, où qu’il aille, le membre de la fraternité peut entrer en connexion avec d’autres membres qui l’aideront à trouver du travail ou tout autre chose ; il ne sera jamais seul. Chaque fraternité nécessite une session de recrutement et une période “d’initiation” pendant laquelle les nouveaux étudiants sont soumis à des petits défis plus ou moins humiliants. Plusieurs personnes y ont laissé leur vie en se voyant forcées d’absorber une trop grande quantité d’alcool ou même d’eau minérale en très peu de temps. Les dérapages semblent être assez fréquents pour qu’une équipe de police soit chargée de surveiller certains campus. Les membres des fraternités parlent rarement de ces étapes d’initiation avec précision. Ils ont d’ailleurs juré de garder le secret juste avant d’être initiés. Selon Cristina, étudiante à San Fransisco State University, la rumeur se-

lon laquelle les fraternités sont juste une bande d’amis qui font la fête ensemble est fausse. L’appartenance à une fraternité a des répercussions sur son quotidien : «  La sororité (équivalent féminin de fraternité) joue un rôle important dans ma vie quotidienne. Nous nous réunissons une fois par semaine, déjeunons ensemble une ou deux fois par semaine et traînons ensemble le week-end quand nous n’avons pas d’événement particulier  ». Des amis fiables à vie qui s’encouragent perpétuellement pour se dépasser spirituelle-

ment. Toujours d’après Cristina, l’appartenance à une fraternité peut être valorisante sur un CV, surtout si on a expérimenté des postes d’encadrement des autres membres : «  Nous voulons que nos membres soient les meilleurs possible et se dépassent dans chaque aspect de leur vie ». Dommage que la fraternité, apparemment utile et épanouissante, soit un cercle complètement fermé qui rappelle dangereusement la secte. Manon Amandio

10 bonnes raisons de se faire ... bizuter Ah ! Le bonheur d’être dans une nouvelle fac  ! Le problème, c’est qu’on ne connait pas grand monde. Pas évident de se faire des amis et de s’intégrer. Une solution parmi d’autres, le bizutage. Voici 10 bonnes raisons d’y adhérer totalement :

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1. erpétrer une pratique ancestrale datant de l’époque où Sir Charlemagne, empereur de son état, eut, un jour, l’idée folle d’inventer l’école. Les gens trouvaient bien l’idée un peu fofolle, mais pas amusante pour deux sous, il a bien fallu mettre un peu de piment dans cette institution. Et ainsi est né le Bizutage. 2. Avoir des histoires à raconter sur ses années fac : Vu les longues heures de cours et les journées à la BU qui t’attendent, mieux vaut l’étudiant autonome

avoir cette expérience à raconter, histoire de passer pour un gros fêtard sans être un gros myto. Avoir 3. l’impression d’être chevalier : Passer un rite initiatique, traverser un parcours semé d’embuches pour prouver à votre roi que vous êtes fort, tant spirituellement que physiquement. Attention, 4. les hommes de Lord Wauquiez sont à nos trousses,replions-nous compagnons d’infortune.

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5. Avoir une bonne raison de foirer son année : Faut dire que quand on n’a pas trop envie de préparer ses examens, il est toujours utile d’avoir un petit traumatisme à durée déterminée d’une année sous la main, ça peut toujours servir. 6. Se faire du fric en cas de difficultés financières  : C’est connu, les universités sont bourrées de fric (…ou pas), et une petite action en justice en demandant des dommages et intérêts permettrait d’arrondir les fins de mois difficiles. Et si ta fac est fauchée, ben pas de bol, réessaye l’année d’après. 7. S’amuser : Le bizutage peut être amusant au fond non  ? Faire des choses qu’on ne fait pas tout les jours, en rire et sans

complexes, ça doit être assez rigolo. 8. Etre Hors la loi : Parce que faut le dire, le bizutage est interdit que l’on soit consentant ou pas  ! D’accord, tu ne seras pas la résurrection de Billy The Kid, mais tu pourras quand même raconter à tes potes que tu es une caillera, une vraie. Yo, j’ai été bizuté mec, balek, je suis un killer, moi ! 9. Ça ne sera jamais votre faute  de toute façon: pour la même raison que précédemment. Les hommes de loi sont là pour réfléchir à ta place, et même quand tu es consentant, ben c’est interdit. Ça fait 10. sérieux : Ben oui, on ne rentre pas dans certains cercles comme dans un moulin ! un peu de sérieux dis donc ! J’ai

bien été bizuté à mon arrivée à l’étudiant autonome, et je peux vous dire qu’ils sont très sérieux. La preuve, j’ai encore mal aux fesses quand je m’assois. S’intégrer : 11. N’est-ce pas la finalité du bizutage  ? faire partie d’une famille, être un membre à part entière, et être aimé de tous  ? Bon c’est vrai que tout le monde aura en tête l’image de toi habillé en fille, et le traumatisme de tes fesses velues (Pour les filles, n’en parlons même pas dudit traumatisme), peut être même que Chewbacca deviendra ton prénom pour les 4 ou 5 années à venir, mais on se sent vraiment bien en famille non ? Et vous, avez-vous d’autres raisons de vouloir être bizutés? F. M

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TOUR DU MONDE

Olivia, diplômée de l’Université d’Harvard, à Boston. « Je n’ai jamais été bizutée à Harvard. C’est interdit par la loi du Massachusetts. Il existe des jeux d’insertion mais toujours dans un esprit bon enfant. Chaque année, les associations sont obligées d’envoyer à leurs membres un exemplaire « Anti-Hazing ». (anti-bizutage) propos recueilli par Elsa Mari

Esther, étudiante en 5ème année de médecine à Paris-Descartes. « J’ai été bizutée lors des week-end d’intégration notamment lors du « trashage », où tout le monde s’asperge de mélanges répugnants. On s’amuse. Le problème, c’est l’alcool. L’année dernière, une 2ème année a fini en coma éthylique ». propos recueilli par Elsa Mari

Flavia Citrigno, 1 Etudiante en 1ère année d’h

En Italie, le bizutage n’est pas une pratiq d’une confrérie, « les chevaliers de l’alcool », dont le possible et draguer le plus de filles... Autrement je n non plus. Malgré cela, je me suis très vite fais des am en début d’année personne ne se connaissait. J’a français étaient souv

propos recueilli par Vic

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DU BIZUTAGE

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Le Nollning, bizutage à la scandinave Danemark : du nu contre une place à la cantine ! « C’est une histoire qui a fait le tour du Danemark. C’était à Copenhague dans un lycée, les étudiants ont organisé un concours. En jeu : les meilleures places du réfectoire. Pour gagner, les concurrents devaient faire un strip-tease devant un jury étudiant. Le pire, c’est que l’administration du lycée avait donné son accord ! » raconte Grethe, une étudiante de la Roskilde University.

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a Suède, champion des bizutages parmi les pays du Nord. « Le nollning, c’est une institution pendant les semaines de bienvenue ! » affirme Jon, un étudiant de la fac de science politique de la Stockholm University.  Les nouveaux étudiants sont accueillis par les associations étudiantes et les anciens. Au programme : barathon, concours sportifs et souvent … baignade dans le lac Mälaren. Le rituel d’intégration dure souvent une semaine entière et est très pris au sérieux. « Les bizutages, c’est dans toutes les universités suédoises, mais là où il est pris vraiment au sérieux, c’est dans les facs de science, comme au KTH à Stockholm ou à l’Institut technologique d’Uppsala », raconte Jon. Les bizutages se déroulent toujours avec l’accord des universités, et sont toujours encadrés par les associations étudiantes, qui ont fixé des règles strictes contre l’ivresse ou le harcèlement sexuel. « Mais souvent les gens boivent trop. Je me souviens en 2007, une jeune fille de 16 ans est morte pendant son nollning, elle avait

trop d’alcool dans le sang. A l’époque, ça a beaucoup choqué. »

Finlande : « Le Nollning, c’est souvent dénudé », Bastien, étudiant français en échange à Helsinki. « A la fin de l’année, l’asso étudiante de ma fac a organisé un concours de fin d’année. Le but c’était de trouver un lieu public, le lieu devait être approuver par le jury, et on devait se mettre nu et de s’y faire photographier, ensuite le jury désignait le vainqueur ! » En effet, le rapport à la nudité n’est pas le même dans la culture scandinave, être nu est synonyme d’innocence et non d’humiliation. « Les bizutages sont toujours bon enfant, personne n’est humilié, les étudiants attendent cette semaine de l’orientation avec impatience. C’est vraiment différent de la France, ici c’est une institution et ça permet vraiment de rencontrer tous le monde dans la bonne humeur. Coralie Pierret

Dhafi Iskandar, étudiant à Indonusa Esa Unggul University, Jakarta .

19 ans, Rome histoire à Paris 4 .

que courante. Une amie de Bologne m’a parlée e but est de s’habiller en chevalier, boire le plus n’en ai pas vu d’exemples concrets. Et en France mis ici, à Paris. Le contexte y était favorable car avais une appréhension car je savais que les vent en groupe.

ctoria Koussa

l’étudiant autonome

« A chaque début d’année, en Indonésie, l’année universitaire débute avec un rituel de bienvenue pouvant durer de trois jours à une semaine entière, selon les facs. Tous les nouveaux étudiants sont présentés aux aînés, aux professeurs et aux anciens. Aucune violence physique n’est tolérée, il existe néanmoins des tests que les aînés font subir aux plus jeunes. Il s’agit cependant de « mental trainings », qui seraient plutôt des simulations du monde extérieur ayant pour but de transmettre des valeurs de courage, d’honnêteté et de confiance aux nouveaux. Je trouve que le système français est bien plus individualiste. Il n’existe pas ou peu d’évènements - officiels ou non - pour aider à créer des liens entre chacun. Et l’individualisme ne se ressent pas uniquement entre les élèves, mais aussi avec les professeurs, les autres promotions, et tout le reste de la fac ». propos recueilli par Céline Huor

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Actu campus >

Nanterre monte sur scène !

L’Université Paris Ouest Nanterre la Défense présentait le mois dernier, pour la deuxième année consécutive, son festival des Arts de la Scène, Nanterre sur Scène. Le but : permettre l’émergence de nouveaux artistes étudiants tout en rendant accessible cette création et en favorisant l’interaction avec un large public. Il est vrai que Paris Ouest se veut depuis de longues années d’être tant un lieu d’enseignement qu’un lieu de création et de diffusion artistique. L’Université affiche une programmation culturelle riche et variée, accueille fréquemment des artistes en résidence, des ateliers de pratique artistique et dispose également d’installations culturelles exceptionnelles. C’est en effet au sein du théâtre Bernard Marie Koltès et de l’espace Pierre Reverdy, salle d’exposition d’une superficie de 340m², que le festival a principalement lieu. Le mois dernier donc, sept compagnies se sont donc produits devant un jury composé de professionnels, programmateurs, journalistes,

artistes en résidence à Paris Ouest, metteurs en scène et comédiens. A l’issue des cinq jours de festivités, la compagnie Ascorbic, grande gagnante de cette année, a finalement remporté 2000€, une programmation au Théâtre des Amandiers et un accompagnement assuré dans la diffusion de sa création. Preuve de son succès, le festival est reconduit dès l’année prochaine et les appels à projets débutent bientôt… jeunes talents, lancez-vous ! Toutes les dates et informations nécessaires sur notre site www. letudiantautonome.fr ou sur www. nanterresurscene.u-paris10.fr Céline Huor

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Avancée historique pour les kinés !

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ui a dit que les étudiants kinés n’étaient bons qu’à faire la fête et se tripoter en cours ? Bon d’accord, c’était moi. Mais je vous rassure, j’ai changé d’avis depuis, voilà pourquoi  : Considérée comme hors du système universitaire classique car organisée en « écoles » ou IFMK (Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie), la filière kiné demeure mal connue et véhicule encore aujourd’hui nombre de stéréotypes. Soucieuse de l’avenir et de l’insertion professionnelle de ses pairs, la FNEK - Fédération Nationale des Etudiants en Kinésithérapie, a obtenu de Laurent Wauquiez (Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) et de Xavier Bertrand (Ministre de la Santé), le 28 octobre dernier, la reconnaissance du diplôme de kinésithérapie en Master (soit un niveau Bac +4). Une avancée historique. Une évolution inédite en 23 ans. Ont également été abordées la sélection universitaire harmonisée et généralisée d’ici 2017 ainsi que la reconnaissance de la formation avancée et possibilité de spécialisation au niveau Master 2. Si cette réforme retranscrit clairement une volonté d’uniformisation et d’alignement au système LMD, elle constitue également un moyen de rapprocher les étudiants kinésithérapeutes français de leurs homologues internationaux. Malgré cette réforme encourageante, le chantier ne fait que commencer et la liste de revendications ne s’arrête pas là. Les étudiants réclament notamment une prise en charge et revalorisation des bourses par le CROUS ainsi qu’une réduction des frais d’inscription. Ces derniers ne cessent d’augmenter d’année en année  et atteignent, en moyenne, plus de 6000€ par an dans les IFMK parisiens contre 2700€ en province. Alors, oui, les étudiants kiné aiment faire la fête, se foutre à poil un peu partout et boire, cela comme n’importe quels autres étudiants (bon, ok, peut-être légèrement plus), mais ils savent également faire la part des choses, penser à leur avenir et se battre pour faire valoir leur droit. Et on leur souhaite bon courage dans cette tâche. En contrepartie d’un massage gratuit, cela va de soi. A bon entendeur  ! Plus d’infos sur le site de la fnek : www.fnek.fr Céline Huor

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Actu campus En bref Exposition de peintures Jusque fin février, le dessinateur de l’Etudiant Autonome Antoine Paris expose ses peintures au 7 rue Bonaparte, métro Saint Germain des prés. Venez nombreux !

Bourses : du pain et de l’eau pour les étudiants ! Le Crous est accusé de retard pour la mise en paiement des bourses étudiantes du mois de novembre. L’UNEF dénonce : sur une enveloppe de 529 millions d’euro, 479 millions ont déjà été distribué, il resterait 50 millions pour finir l’année. Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur, interrogé à ce sujet, a répondu « On a les moyens budgétaires pour permettre évidemment d’assurer le versement des bourses. »

Les étudiants de bacs généraux réussissent mieux que les autres Francis Godard, président de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée affirme que « ce sont les étudiants passés par les bacs généraux qui réussissent le mieux à l’université». Le président juge en effet qu’un «titulaire de bac pro qui se retrouve en sociologie ou en histoire est complètement perdu.». Le taux d’échec en première année serait donc conditionné par la proportion d’étudiants issus de filières technologiques ou professionnels, pour Francis Godard, «Si on enlève les bacs professionnels et technologiques des statistiques, le taux de réussite en première année à l’université serait tout à fait honorable ».

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Les jeunes : le Pacte ou le clash ?

Le contrat de génération de François Hollande, proposition phare de son programme présidentiel : une solution d’avenir pour les jeunes  ?

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rançois Hollande, fait de la jeunesse sa priorité, son obsession, la colonne vertébrale de son programme présidentiel pour 2012. En déplacement à Bordeaux, jeudi 24 novembre, le candidat du Parti socialiste a affirmé que la jeunesse était « un atout et une belle cause d’union  » lors d’un débat organisé conjointement par Le Monde et France Inter sur le thème «  Les jeunes dans la société française : Pourquoi les jeunes ne se révoltent-ils pas  ? ». François Hollande a déclaré que «  Ce n’est pas le rêve mais le récit républicain qui doit se poursuivre, celui de toujours faire vivre mieux la génération à venir que celle qui la précède. » C’est donc sur ce thème, le lien entre les générations que François Hollande fonde sa campagne. Sa proposition : le contrat de génération. C’est avant tout l’histoire d’une prise de conscience de la situation précaire de la jeunesse. Le taux de chômage des 18-25 ans atteint les 23%, contre 9,1% pour l’ensemble de la population. Pis encore «  18% des jeunes qui sortent du cursus scolaire passent d’abord par le Pôle Emploi  »,

rappelle Dominique Villemot, un conseiller de François Hollande. Le contrat de génération tente de résoudre les problèmes de chômage et d’insertion professionnelle des jeunes, en réorientant la politique de l’emploi. Il s’agit donc d’inciter l’emploi des jeunes tout en maintenant l’emploi des séniors. Les employeurs seront donc totalement exonérés de charges pendant 3 ans sur les contrats du jeune et du sénior parallè

« vilain démago », fait miroiter la jeunesse avec ses propositions, affirme-t-elle. La création d’une allocation autonomie a toujours été promise depuis 1964 mais jamais mise en œuvre, y compris quand François Mitterrand était président et Lionel Jospin premier ministre. Une proposition d’apparence généreuse mais en réalité perverse, selon la secrétaire d’Etat. Elle pénalise ceux qui travaillent pendant leur scolarité, car elle est placée sous conditions de ressources du jeune et non celles de la famille. La majorité présidentielle dénonce le coût du contrat de génération du camp Hollande, 8 milliards d’euros par an, irréalisable en temps de crise, affirme l’UMP.

Il ne faut pas froisser les jeunes 

lement recruté. Le candidat a également avancé l’idée du versement d’une allocation autonomie, pour donner un revenu à tous les jeunes calculé sur la base des revenus financiers du bénéficiaire et non des parents.

Des propositions très critiquées Jeanette Bougrab, secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de la vie associative monte au créneau. François Hollande, le

Alors que Nicolas Sarkozy avait centré sa dernière campagne présidentielle de 2007 sur la « jeunesse dangereuse  », François Hollande et son équipe de campagne prennent un tournant différent. La jeunesse est considérée comme un vecteur du changement social, comme une population fragile, précaire qui a besoin de protection. La jeunesse devient le nouvel enjeu de la campagne présidentielle de 2012  : promesse d’un bel avenir pour nous les jeunes ? Coralie PIERRET

Une seule solution : la manifestation ?

Peut être que certains d’entre vous, chers lecteurs, étaient présents le dimanche 18 décembre dans les rues de Belleville, où plusieurs syndicats (CGT, FSU), partis politiques (NPA, Front de gauche, LCR…), de nombreuses associations (la Cimade, la ligue des droits de l’homme…) et le collectif du 31 Mai ont manifesté.

E ntre théâtres de rue, slo-

gans, défilés, les militants font passer un message fort lors de cette journée mondiale pour les migrants, ils l’étudiant autonome

revendiquent « une égalité des droits dans les études et le travail entre migrants et français ». Vous me direz quoi de plus normal dans un pays où la devise n’est autre qu’ égalité liberté et fraternité  ! Mais apparemment le gouvernement et M. le ministre de l’intérieur ne reculent pas, pourtant le collectif du 31 Mai (association étudiante contre la circulaire du 31 Mai), multiplie ses actions comme le montre cette manifestation, ainsi que leur apparition dans les médias télévisés et la

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presse écrite, et leur intervention devant l’assemblée nationale avec l’appui de politiques de gauche. Mais le président de l’association fait part de son inquiétude en effet avec cette circulaire, le gouvernement a réussi à augmenter la pression sur les entreprises. Celles-ci ont diminué leurs embauches de diplômés étrangers, l’écart se creuse. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? Le retrait de cette circulaire sera-t-il suffisant ? Marine Petit

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Associations L’association Cinésept à Paris Diderot : le cinéma pour tous !

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Créée en 2003 à l’université Paris Diderot, l’association Cinésept a pour objectif de promouvoir le monde du cinéma et de former les étudiants aux différents aspects des divers métiers de ce domaine. Comment fonctionne cette association et qu’apporte-t-elle à ses membres ?

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inésept est divisé en quatre pôles. Le « pôle cinéclub » est chargé des projections libres de divers films (on a récemment pu assister à la projection du Frankenstein de Kenneth Branagh dans un amphithéâtre de Paris Diderot, accompagnée d’un commentaire de Pierre Berthomieu). Le cinéma, de quelque origine qu’il soit, doit être accessible à tous et discuté par tous. Le « pôle festival » est quant à lui plus centré sur les productions étudiantes. Il les promeut et en sélectionne certaines pour les projeter lors d’un

événement annuel, l’Inconnu Festival, présidé par un jury officiel. Le « pôle presse  » dirige la rédaction d’un magazine critique spécialement consacré au cinéma, avec des infos sur les avant premières et parfois des entretiens avec des réalisateurs. Enfin, le « pôle production » se charge de réunir les étudiants désireux de réaliser des projets filmiques. Pour les étudiants de cinéma, l’association Cinésept joue un rôle primordial car elle est le co m p l é m e nt concret des études universitaires auxquelles on reproche d’être souvent un peu trop théoriques. Pour les autres elle est une manière de se sensibiliser au Septième Art, d’approfondir ses connaissances en se confrontant à des exercices pratiques. Plus largement,

l’association est source d’épanouissement personnel car elle permet de réaliser des projets collectifs et de partager l’intérêt du cinéma avec des étudiants venus d’autres cursus, qu’ils soient universitaires ou proviennent de grandes écoles. L’association mise sur la diversité et recrute sans cesse des personnes désireuses de consacrer du temps à jouer la comédie, filmer, réaliser un montage, participer à l’élaboration des décors… parmi bien d’autres !

http://cinesept.free.fr Manon Amandio

Epicerie solidaire, étudiant en galère !

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Agora-é est son nom, c’est une épicerie solidaire étudiante installée à l’université Lyon 1. Son but : aider les étudiants, à manger correctement !

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ctuellement, beaucoup d’étudiants des universités françaises ont des problèmes financiers et après avoir payé loyer et autres frais, il est difficile de se nourrir correctement. C’est ce problème, qui a provoqué l’intérêt de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), qui a entrepris la création d’un dispositif d’aide alimentaire pour les étudiants. Ainsi, depuis le 10 Novembre 2011, une épicerie solidaire s’est ouverte sur le campus de l’Université Lyon 1, c’est la première en France, mais la FAGE souhaite développer ce projet sur de nombreux campus universitaires.

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Le but de cette entreprise étant d’aider les étudiants vivant sous le seuil de pauvreté à se nourrir. Les produits proposés sont vendus 20% moins chers que dans les grandes distributions. De plus l’association prône une consommation plus responsable, elle s’est associée à une AMAP (association pour le maintien

d’une agriculture paysanne), et propose des paniers de fruits et de légumes de saisons pour 10 euros chaque mois. Mais la FAGE consciente des réels problèmes étudiants ne s’est pas arrêtée là, en effet

elle a mis en place plusieurs services dans le but d’aider les étudiants, elle travaille ainsi en partenariat avec les assistantes sociales du CROUS, avec des avocats, et des psychologues, afin d’apporter un réel soutien aux étudiants les plus démunis. Cette association s’attache aussi à valoriser et à développer un accès à la culture pour tous ainsi qu’un engagement citoyen et associatif… c’est à partir de ces idées, que l’épicerie solidaire s’est transformée en pépinière citoyenne ! Vu la précarité étudiante actuelle, et le manque de mesures gouvernementales, il faut se reposer sur ces associations qui luttent chaque jour pour améliorer le quotidien de beaucoup de jeunes, je tiens donc à leur dire : « MERCI ».

Marine Petit

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ZupDeCo ou l’égalité des chances !

« Gommons les inégalités », un slogan qui retranscrit toute l’ambition de l’association ZupDeCo, créée en mars 2005 et fondée sur le bénévolat  : appeler les étudiants à donner des cours de soutien scolaire afin d’offrir de l’aide aux élèves en difficulté, et ainsi leur donner toutes les chances de réussir à visualiser un avenir professionnel.

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upDeCo aide les enfants dont le niveau varie exclusivement de la classe de sixième à la classe de troisième. L’association souhaite guider les adolescents pour qui cette période peut être difficile. Elle est dirigée par des professionnels mais favorise surtout le travail étudiant. Les étudiants recrutés fournissent une heure trente de cours de soutien scolaire par semaine. L’occasion d’aborder des points précis du programme avec lesquels l’adolescent n’est pas à l’aise, mais aussi d’être à son écoute s’il rencontre des problèmes autres, et de pouvoir lui donner conseil, voire lui servir d’exemple. Cet effort est humainement enrichissant pour l’étudiant qui participe activement à la formation de l’adolescent et multiplie ses chances de réussites. L’étudiant apprend également à transmettre son savoir efficacement, ce qui peut être très utile dans de nombreuses situations professionnelles futures, que ce soit le professorat ou d’autres emplois qui nécessitent une qualité d’expression orale. Enfin, l’activité est concrètement valorisée et valorisante grâce à la validation d’une UE du nom d’« engagement étudiant » ayant valeur de trois crédits. Cette expérience associative est donc fondée sur un échange entre un étudiant en université ou dans une grande école désireux de transmettre son expérience scolaire et d’offrir son aide à travers le dialogue, et un collégien avec ses difficultés et ses galères d’adolescent qui a besoin d’outils et de conseils. Une expérience avantageuse à la fois pour l’étudiant et pour l’élève. Pour postuler rendez-vous sur le site http:// www.zupdeco.org M. A

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Solidarité internationale

Hoé recherche de nouveaux bénévoles pour ses projets à l'international.

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ette association propose à tous ses membres un cadre associatif basé sur son expérience, permettant rencontres, débats et découvertes. Nous sommes encore à la recherche de personnes motivées et disponibles pour rejoindre les projets menés avec nos partenaires au Pérou, en Inde, en Tanzanie et au Sénégal. Vous participerez au montage de projet entre janvier et juin puis réaliserez ce projet en rencontrant notre partenaire sur place durant l'été 2012. Plus d'informations sur www.hoeplanet.org Pour nous contacter : contact@hoeplanet.org" l’étudiant autonome

- édition île-de-france - dec/janv 2011


Bons plans > Où se ravitailler la nuit ? Il est tard.Très tard.Tu frôles le manque chronique nicotinien ? Besoin de se ravitailler et bien ? Tout n’est pas perdu. Au prix du sang,l’Etudiant Autonome te livre sa sélection de lieux ouverts jusqu’à pas d’heures... Julien Dumortier

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La Havane

1 4, place de Clichy Rue Amelot (9e) Métro :Place de Clich y Horaires : Ouvert 24h/ 24 et 7j/7.

Les Monoprix • 52,avenue des Cham ps Elysées Paris 8e 4 •55 bis bd Montparna sse. Paris 6e

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•62 rue de la Roquette.P aris 11e.

3 131,avenue des Cham 8 Horaires : jusqu’à minu ps Elyit. sées Paris 8e Supérette 77 Horaires : Ouvert jus qu’à 2h00 du ma- 77, boulevard Barbès, Paris tin, 7j/7 . 18e Horaires : jusqu’à 5h00 du matin. 9

l’étudiant autonome

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•6,bd de Sébastopol.P aris 4e. 6 4, rue Saint Denis. (1e r) Métro : Châtelet •327, rue de Vaug irard.Paris Horaires : Ouvert jusqu ’à 3h00 du matin 15e. 7 7j/7 . Le drugstore Publicis

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SUPERMARCHES/SUPERETTES

Bureaux de tabac

Tabac du Châtelet

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RESTAURATION

Boulangeries •Chez Tina 1, rue Lepic, Paris 18e 10 Métro : Blanche Horaires : 24h/24 •Mic mac 11 123,Bd Bessières Paris 17e Métro: Porte de Clich y Horaires : 24h/24. 12 •Snacktime 97,bd St Germain des près Pais 6e Métro: Odéon Horaires: 24h/24. 13 Restaurants • La Tour de Montléry 5 rue des Prouvaires Paris 1er Horaires : ouvert jusqu ’à 5h du matin menu à partir de 50 eu ros. Tél: 01.42.36.21.82

•La maison de L’Aubra 14 c 37 rue Marboeuf Paris 8e. Métro : Blanche Horaires : 24h/24 A partir de 30 euros. Tél : 01.43.59.05.14 •La bohême du Tertre 15 2 Place du Tertre, Paris 18e Horaire : jusqu’à 2h du matin. Plats à partir de 11 eu ros. Tél : 01. 46. 06. 51. 69 •Hipopotamus 16 1,bd Beaumarchais Paris 4e Horaires: jusqu’à 3h du matin A partir de 20 euros. Fast Food 17 •McDO Porte des Lilas 353 rue de Belleville Pa ris 19e Horaires: Ouvert de 8h à 6H. •McDo Porte de Vince 18 nnes 111 Cours de Vincenn es Paris 20e Horaires : Ouvert de 9h à 6h.

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Culture >

Démissionne ou je détruis ta vie !

Démissionne ou je détruis ta vie est le deuxième roman de Thomas Suinot, qui nous fait suivre le parcours de Baptiste Scotch, un journaliste qui avait un bon poste dans sa rédaction jusqu’à ce que Vincent, son ennemi, prenne sa place à coup de piston. Baptiste retourne en bas de l’échelle et lorsqu’il lui enverra le SMS « démissionne ou je détruis ta vie », ce ne sont pas que des mots. Mais il est aussi un opportuniste sans égal, ignoble, détestable. En un seul mot un salaud, à part avec Natacha.

Les journées de réflexion du 26 et 27 novembre, organisées par Animafac (réseau regroupant 12000 associations en France) et l’association Plume, ont réunit 300 étudiants avec pour mot d’ordre : apprendre à diffuser les savoirs du milieu scientifique au grand public.

LEA Hubert Camus «Pourquoi Baptiste est-il tellement haïssable ?»

ythmé par de nombreux ateliers, ces deux jours ont été bénéfiques à chaque association pour réfléchir sur ce sujet. L’acquisition des savoirs étant essentielle au maintien d’une gouvernance démocratique il était évident que nous nous sentions concernés.

Thomas Suinot – «C’était voulu, et je suis content de voir que ça marche. Je voulais que les lecteurs se disent « C’est quoi ce connard  ?  » mais finalement, il ne l’est pas tant que ça : il a aussi ses problèmes. Il est pris dans une spirale violente mais petit à petit il parviendra à la « rédemption »». HC LEA– «Votre roman a une forme très théâtrale, et même cinématographique  : la présentation des personnages fait penser à un découpage technique et certaines façons de mettre en place la conversation sont dignes d’une pièce de théâtre.» TS – «C’était voulu aussi  : je privilégie autant la forme que le fond. C’était déjà le cas dans mon premier livre, La Mort de l’Amour. Je veux que le lecteur se dise «  ça change ! », même si ça peut sembler étrange au début. HC LEA : « La présentation du roman saute aux yeux mais votre style très oral tout autant, pourquoi ce choix ?» TS:« Je ne me considère pas comme un « bon écrivain ». Je travaille dans le journa-

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lisme certes, mais je n’ai jamais étudié les lettres, la littérature, les styles etc. Je veux d’abord transmettre des émotions, pas chercher un style.» HC LEA : «Revenonsen un instant sur le caractère de Baptiste. C’est un salaud, on comprendra plus tard pourquoi mais dès que vous évoquez Natacha, ça n’a plus rien à voir.» TS : « Avec Natacha, tout est différent. Ça lui tombe dessus, il est amoureux, point. Avec elle, il ne joue pas comme avec les autres femmes. Avec Natacha il découvre son côté romantique, niais. L’amour peut être une force pour devenir quelqu’un… disons de « moins pire » pour lui !»

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ncore inconnu il y a 1 an, il s’affirme sur la scène rap et nous offre un EP de 8 titres (sortie en Juin), qui ravira les puristes et les adeptes de la « secte » du « rap c’était mieux avant ». Leurs toponymie est d’ailleurs un hommage au rap des années 90, comme le confiait le groupe aux Inrocks récemment  : “La Cliqua, La Haine, le Wu-Tang, c’était ça, 1995 : les mecs étaient jeunes comme nous, ils s’en foutaient

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La première journée était consacrée à des ateliers portant sur les enjeux actuels de la société de la connaissance comme par exemple « les sciences humaines et la démocratie  », «  la politique de recherche  » ou encore «  la désaffection des sciences  ».

Démissionne ou je détruis ta vie, roman de Thomas Suinot Editions Kirographaires, 307 pages, 19,95€ Rencontré en septembre 2011 Hubert Camus

1.9.9.5 : « le rap était mieux demain donc laisse nous faire »

Une année comme nom de groupe, 1995, composés de Sneazzy, Flavour Flav’, Nekfeu, Areno, Alpha Wann et DJ Lo, est sans doute la révélation hip-hop de l’année.

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2012: Synonyme de diffusion des savoirs ? >

comme nous, c’était freestyle”, explique Alpha. “C’était aussi une éthique : si tu te plantais dans un battle, t’étais mort. On a grandi avec ça et on est comme ça”, appuie Nekfeu.  Avec l’esprit Hip-hop, d’antan, les membres de 1995 se sont forgés avec de multiples freestyle et battles notamment celles de Rap Contenders. Entourés de plusieurs crew (l’Entourage, S-Crew), ils se sont fait connaitre sur internet. On ne

Suivie d’un colloque à la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette, des porte-paroles des principaux partis politiques (EELV, Front de Gauche, MoDem, PS et UMP). Certains avait mieux préparé leur prestation que d’autres, ils ont évoqué des thèmes importants pour la sphère étudiante tels que la remise en question de la loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités). Cette vieille rancœur (le projet de loi datant de 2007 prévoyant que d’ici à janvier 2013, l’université soit autonome financièrement) a été remise sur le tapis par les différents intervenants ; notamment par le professeur de philosophie du parti de Gauche, Mr Benoît Schneckenburger, « cette loi applique des logiques comptables et financières qui n’ont rien à faire avec la recherche », selon lui, « et nécessite donc d’être abrogée pour introduire à la place un nouveau principe de laïcité dans la recherche ». La deuxième journée s’est articulée autour de débats et d’ateliers sur la diffusion des connaissances.L’un d’eux était ainsi tenu par l’association Plume, intitulé : « Ecrire pour diffuser les savoirs » donnant des conseils de méthodes journalistiques pour des doctorants souhaitant transmettre l’avancée de leur recherche. Certains d’entre nous s’orientent dans ce domaine mais la politique gouvernementale tend à réduire ces volontaires. Pourtant ces savoirs peuvent faire jaillir des idées détonantes et faire germer des projets si tant est qu’ils soient vulgarisés. Il est donc important de valoriser ce secteur d’où l’intérêt de journaux étudiants permettant de faire circuler les initiatives à notre échelle et un peu plus.Alors 2012, diffuseur de savoir ? En tout cas, nous y croyons …

Cecilia Bry s’attardera pas sur le phénomène « buzz » du groupe, pour faire court, 1995 c’est plus d’un million de vues sur Youtube pour leur titres comme «  La source  », deux millions pour le titre « Dans ta résoi ». Le groupe, nous offre une bouffée d’air pur, dans ce monde rap qui semble avoir perdu l’esprit hip-hop, au vu de certains artistes tournés vers un conformisme musical. Avec des productions épurées, «  à l’ancienne  », les membres de 1995, nous offrent un rap oldschool enivrant.

remplit les salles. Dernièrement, ils ont foulé la scène du Bataclan, accompagné d’un invité de marque, Orelsan. En espérant que 1995 continue sur sa lancée avec le même état d’esprit et la même technique. Julien Dumortier

Sans maison de disque, sans promotion et en autoproduction, 1995 ont réussi à s’offrir une tournée dans toute la France et l’étudiant autonome

- édition île-de-france -dec/janv 2011


Culture >

Soirée insolite, soirée before ... Tu aimes les musées mais tu n’as pas le temps d’y mettre les pieds… Voici un concept que tu vas kiffer !

C e mois-ci une nouvelle exposition débarque au quai Branly, « les Samouraïs»,

et en l’honneur de cette expo, le quai Branly ouvre ses portes aux jeunes pour sa célèbre soirée BEFORE ! Cette fois ci le Before toujours en lien avec une expo sera donc Japonais. Pleine de curiosité, je décide de découvrir ce nouveau concept de soirée culturelle GRATUITE. Et je vous avoue avoir été séduite. La soirée se découpe en plusieurs parties avec différentes démonstrations artistiques et activités proposées. Démonstration d’arts martiaux japonais, ateliers dessins avec modèles vivants, plusieurs Dj’s et musiciens japonais se succèdent pour une ambiance électrique. De plus la visite de l’exposition est gratuite jusqu’à 23h, et peut se faire librement ou avec un guide, de plus les places étant limitées, il y a peu de monde, ce qui est fortement agréable pour se balader entre les armures, masques, sabres et autre attirails de samouraï. Et la partie séduction du public se déroule autour du bar où l’on retrouve la thématique japonaise, avec des encas et des boissons, peu chères et surtout originales ! Cela fait déjà trois ans que ce concept a été créé, l’objectif de cette opération est de donner une autre vision du musée aux jeunes, qui n’apprécient pas toujours le fait d’être enfermés dans une pièce avec des œuvres d’art devant eux. On remarque aussi un effort de modernisation de l’art durant ces soirées, en effet tout les artistes invités sont des jeunes qui évoluent souvent dans des arts nouveaux tels que le graffiti, la musique électronique, la vidéo, ou encore la danse moderne. Pour moi cette alliance, de découvertes et d’évasion, est très réussie et devrait se développer dans d’autres lieux culturels parisiens  ! Cet évènement plutôt original d’ouvrir le musée un vendredi tous les trimestres de 19h à 23h, et de laisser carte blanche à chaque visiteur… est assez unique et destabilisant, c’est pour cela que je vous conseille à tous ceux qui ont envie de sortir autrement, de jeter un coup d’œil sur le site du Quai Branly : www.quaibranly.fr. De plus si vous avez raté ce Before Samouraï, et que vous souhaitez voir l’exposition, elle a lieu jusqu’au 29 Janvier 2012, et la prochaine soirée before dans à peu près trois mois…

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Le pari de l’espoir !

Ils sont jeunes, ils vivent depuis leur enfance dans une des banlieues les plus chaudes de l’Ile-de-France. Dans un livre anti-cliché, ils reviennent, tour à tour, sur leur quotidien dans Les Gars de Villiers, en vente depuis le 20 octobre.

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’est l’histoire de dix jeunes hommes de 25 à 27 ans, issus de la cité des Hautes-Noues, à Villiers-sur-Marne. Dix gars, pleins d’espoir, qui décident de prendre la plume pour raconter leur vie, lassés d’entendre rimer « banlieue » et «  insécurité  ». Dès 2007, le groupe, soutenu par Pascale Egré, journaliste au Parisien, se lance dans la rédaction. Entre récits personnels et débats de société, le collectif passe au crible la question de la religion, de l’immigration, du sport ou des femmes. Dès les premières pages, le débat s’oriente sur leur double culture, entre force et exclusion. Samba évoque «  ses deux vies  » entre le Mali et la France et la « peur de l’oubli » du pays natal. « D’où l’on vient. Ca, ce ne sont pas des sujets qu’on abordait avec nos parents  », renchérit le collectif. Nés en

Les Gars de Villiers, présenté par

Pascale

Egré,

Editions

Ginkgo

Elsa Mari

Marine Petit

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France, de parents africains et maghrébins : «  Ici t’es considéré comme un étranger et là-bas aussi », conclu-t-il unanimement. Leur village, c’est leur quartier. «  Je suis issu d’une cité et mon principal objectif est d’en sortir », clame Endy. Des embrouilles aux codes d’honneur en passant par leurs souvenirs de gamins en bas des immeubles, Mara et Mossi déplorent le manichéisme des médias  : « Pourquoi ils filment que ces jeunes-là, qui n’ont plus d’espoir  ?  ». Vient alors le temps de l’exaltation et de l’accomplissement des rêves à l’instar de Franklin, joueur de foot en République centrafricaine ou de Mossi, aujourd’hui styliste. Au détour d’un chapitre, les garçons nous parlent des femmes. « L’amour, alors quoi vous dire ? A part que c’est la chose pour laquelle je pense qu’on aura tous du mal à écrire », résume pudiquement Fabrice avant de se lancer. Sur leur passé, les garçons nous livrent des anecdotes : petits délits, gardes à vue, passages par la case prison pour certains. Mais « il est toujours possible de s’en sortir  », rappellentils. Ce livre en est la preuve.

Bagatelles pour un massacre

On pensait la fin du monde prévue pour le 21 décembre 2012. C’était sans compter l’attention avec laquelle Geezer Butler, Tony Iommi, Bill Ward et Ozzy Osbourne lacèrent les tympans de la planète depuis 1969.

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e 11 novembre 2011 à 11h11 (!), les quatre compères annonçaient à Los Angeles la reformation du Black Sabbath originel, accompagnée d’une tournée mondiale et d’un nouvel album studio, le premier sous l’effectif fondateur depuis 1978. Car après six albums mirifiques l’étudiant autonome

parus durant la première moitié des années 1970 et dont Paranoid constitue l’apogée affective et commerciale, les premiers échecs musicaux et

mythique à l’orée des années 1980. Depuis, la qualité scénique et discographique du sabbat noir oscillait au gré des lineups successifs, du plus ambitieux (avec a u chant Ronnie James Dio, décédé en 2010) au plus décev a n t ( u n e longue t r a versée du déune surconsommation de sert entre 1985 et 1995), drogue avaient précipité le guitariste Tony Ioml’explosion de ce groupe mi en restant le seul

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membre permanent. Alors, qu’est-ce que les fans sont-ils en droit d’espérer ? D’abord, le retour du plus grand groupe de heavy metal britannique de tous les temps, celuilà même qui, de «  War Pigs  » à «  Sabbath Bloody Sabbath  » en passant par « Children Of The Grave », a défini tous les codes du genre (les «  trois L  » théorisés par Philippe Manœuvre : « lourd, lent et lugubre »), la démence en plus. Ensuite, une tournée triomphale à la mesure de celle de la reformation ratée de 1997, une tournée qui passera inévitablement par Paris Bercy le 19 juin 2012 et le désormais incontournable Hellfest, du 15 au 17 juin. A prévoir : rien de moins que la grande messe noire, l’apo-

calypse en glorieuse stéréo anglaise. Pour ce qui est du nouvel album, aucune date précise n’est pour le moment annoncée. Autant vous dire que les headbangers du monde entier attendent le massacre avec une certaine fébrilité... En espérant qu’une autre apocalypse plus précoce que prévue ne vienne pas gâcher la fête. Black Sabbath en 1970 sur www.black-sabbath.com Thomas Schonheere

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Culture > Bleu pétrole : nouvelle édition Crée par des étudiants, la maison d’édition Bleu Pétrole remettait le 17 novembre dernier le prix de son concours d’écriture. Bleu Pétrole, entre Alain Bashung et cette couleur mièvre et violente, comme les texte du chanteur. Bleu Pétrole, né dans l’esprit de Vanessa Gustaw, entourée d’une forte équipe, récompensait le gagnant de son concours littéraire, le 17 novembre dernier.

l’élitisme qui frappe trop souvent cet art. La soirée de remise de prix a donc mélangé lectures et peintures en direct, théâtre et musique. La lecture, activité solitaire, devient échanges et rencontres, collisions et fusions. Et puis, soyons fous, les débuts de l’aventure Bleu Pétrole seront exposés au moment de la sortie

du livre, dans le métro, lieu de rencontres et de passages par excellence. Et pour la suite, Bleu Pétrole se lance déjà dans un autre appel projet : des textes autour du thème du fait divers. Joseph Loiseau

ean Rouch, est l'instigateur de cette manifestation internationale alliant culture et science en 1982. Mais qui est -il plus exactement ? Un grand bonhomme ! Ce cinéaste progressif, inspiré de Dziga Vertov et Robert de Flaherty, était passionné par le Niger qu'il associait à des mythes, des rites et légendes portées par le fleuve.

> Les films du Cagibi D

epuis maintenant de nombreuses semaines s’illustrent sur internet les films du cagibi. Attention cependant à ne pas vous tromper dans votre recherche Google car le Cagibi est un film X avec Minou Vuitton. Cependant maintenant que les présentations sont faites veuillez vous essuyer les pieds sur le paillasson devant la porte de votre voisin, car c’est lui qui produit les films du cagibi… Oui votre voisin, celui que vous croisez tout les jours sans savoir qu’il fait partie d’une obscure confrérie faisant l’apologie des crânes dans les catacombes déguisés en PDG avec cravate Hermès et costume Diego de La Vega. Oui messieurs dames, les films du cagibi pointent le bout de leur moustaches sous vos fenêtres, de la dynamite branchée aux câbles XLR.

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Ce festival fêtait ses 30 ans à Paris du 5 au 27 novembre, 100 films contemporains ont été projeté à cette occasion dans différents lieux partenaires de l'évènement (BNF, Maison des Cultures du monde, au Cube et le CNRS) dont les thématiques étaient concentrées autour de l'environnement, les cultures et les sociétés.Chaque fin de projection était ponctuée par des interventions débats afin que le public puisse s’exprimer.

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La gagnante, Florie Adda avec Etats mixtes sur papier, sera le premier auteur publié en avril prochain par cette maison d’édition, crée dans la volonté de défendre une littérature qui oppose les sentiments, mélange les arts et secoue les esprits. Une littérature qui ne se veut pas moribonde, qui se bat et qui réussit. Pour cela de nouvelles plumes s’imposaient. Une nouvelle vision l’emportait. La littérature n’est pas qu’un texte, qu’une histoire, c’est des visions, un graphisme, un objet qui s’ouvre entre nos mains, loin de

Des films faits avec des bouts de ficelles.

> Festival Jean Rouch : 30 ans de cinéma ethnographique !

Oui messieurs dames, caméras aux poings, ils investissent les tunnels et labyrinthes sinueux de vos pensées secrètes et vous éblouissent comme dans une garde à vue où on vous soupçonnerait des pires vols de gaufrettes croustillantes et onctueuses. Les films du cagibi sont faits dans un cagibi. Les films du cagibi trainent des casseroles. Dans ces casseroles il y a le monde. Les auteurs du cagibi regardent un labyrinthe à la télé, assis dans un canapé au milieu d’une petite prairie.

«Dans ce pays où les gens n'ont rien, raconte-t-il, on sait être heureux. C'est pourquoi j'ai choisi de rester. Il existe comme ça, dans le monde, des petits paradis , et pour moi le Niger en est un.»

D’où l’objectif du festival : transmettre et perpétuer le cinéma du réel à l'image de son créateur. Ma sélection : • "Classified People" de Yolande Zauberman. Le film se focalise sur l'expérience de Robert, sud africain métis et victime de l'Apatheid. Il nous raconte avec humour et émotion son histoire. Tourné clandestinement en Afrique du Sud, on y dénonce ainsi les déchirures engendrées par l'Apartheid. • "Un dimanche à Pripiat " de Blandine Huk et Frédéric Cousseau. 26 avril 1986 : après la catastrophe de Tchernobyl les habitants de Pripiat quittent ces lieux. Ce film au rythme très lent rapporte les images d'une ville fantôme. Le festival se poursuit à Montpellier du 6 au 8 janvier 2012 et à Thorigny sur Marne au Moustier du 21 au 22 janvier 2012. Pour plus d'informations : www.comite-film-ethno.net Cécilia Bry

Cette fascination l'entraina en 1946, à descendre le fleuve en pirogue, pendant neuf mois sur plus de 4200 kilomètres, accompagné par deux amis, Jean Sauvy et Pierre Ponty. Durant cette expédition, alors qu'il savait à peine s'en servir, sa caméra lui servit de stylo pour fixer ce qu'il voyait. C'est en cela qu'il est considéré comme progressiste car il n'anticipait pas mais filmait ce qui se présentait à lui.

toutes les céréales et tu crois qu’il y a des rats dans ton cagibi, mais c’est que l’équipe des films du cagibi. Tous les jours, 24h/24, retrouvez les films du cagibi sur internet : http://lesfilmsducagibi.org/ Antoine Paris

Les films du cagibi mangent l’étudiant autonome

- édition île-de-france - dec/janv 2011


Tribune > L’affaire Charlie Hebdo : Théâtre du Châtelet Le 2 novembre dernier, au petit matin, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, est victime d’un incendie criminel causé par un cocktail Molotov, très certainement par des extrémistes musulmans. Cet acte est dû, à la rebaptisation du journal « Charia Hebdo », avec comme rédacteur en chef « Mahomet », représenté en Une. Le site est également piraté, des versets du Coran remplacent la page web du journal. A cette même période, une pièce de théâtre de Romeo Castellucci « Sur le concept du visage du fils de Dieu », est perturbé à chaque représentation par des extrémistes chrétiens, la pièce étant jugée blasphématoire. Décryptage d’un traitement médiatique différent.

L

es affaires, toutes deux condamnables, n’ont pas bénéficié d’un traitement

médiatique et politique similaire. Il est nécessaire de définir les impacts de ces actes et leurs auteurs. D’une part, nous avons un acte criminel, causé par quelques individus, isolés. De plus nous avons des mouvements intégristes catholiques, (menés en partie par des groupuscules d’extrême droite) qui perturbent durant 15 jours, une représentation théâtrale : manifestation quotidienne, interruption de la pièce, perturbation dans la salle, façade du théâtre badigeonnée d’huile de vidange et œufs… Lors de l’affaire Charlie Hebdo, le ministre de l’Intérieur, avait fait le déplacement pour dénoncer un « attentat », puis avait renchérit en affirmant que « Les intégristes chrétiens, protestent, ils expriment aussi des opinions, ils ne brûlent pas. En l’occurrence [l’incendie chez Charlie Hebdo, ndlr], nous avons affaire à un attentat. » Soit.

Ce choix du traitement de l’information par les journalistes mais aussi par la classe politique réside en deux points essentiels. Le spectre d’une attaque extérieure plane sur l’incendie de Charlie Hebdo, une attaque extérieure sur deux points : religieuse et étrangère. Tandis que les actes d’intégristes chrétiens viennent de l’intérieur, et fait référence à un combat religieux plus « noble ». Autrement dit, l’intégrisme Chrétien est moins dangereux que l’intégrisme musulman et ce, même s’il s’attaque aussi à la liberté d’expression et qu’il rassemble plus de foule. Nous pouvons également noter le poids du contexte international. Suite au printemps arabe, nombreux sont les partis religieux qui espèrent jouer un rôle dans la rénovation des pays. A l’image de la récente victoire du parti Islamiste Ennahda à l’élection de l’assemblée

constituante en Tunisie. La possible mise en place de la charia en Lybie avait également provoqué de nombreuses condamnations de la part des gouvernements occidentaux. On brandit une fois de plus, le spectre de l’Islamisme en France, comme cela avait pu être le cas avec les 2000 femmes portant une burqa en France. Il est très intéressant de voir, que les caricatures dans Charlie Hebdo n’ont pas entrainé de réaction dans les pays musulmans. En 2006, les caricatures de Mahomet que Charlie Hebdo avait publié ont provoqué l’émoi de millions de musulmans entrainant de violentes manifestations à l’étranger notamment contre les ambassades. Cette fois-ci, il n’y a quasiment pas eu de réactions de la part des musulmans de l’étranger. Certains journaux ont relayé l’information mais très peu. On trouve beaucoup plus de réaction sur internet sans que pour autant, le « blasphème »

de Charlie soit au centre des préoccupations. Le seul grand journal à avoir traité de l’affaire est le Quotidien d’Oran par la voie de son éditorialiste : « Oui, condamnons la violence, qu’elle soit le fait de musulmans ou non », mais fustige Charlie Hebdo quant à son « irrespect de la religion ». Autant donc dire que l’acte isolé est à privilégier, d’autant plus qu’à l’heure du bouclage de cette édition, aucune piste n’a été trouvée. La différence de traitement entre ces deux affaires démontre une fois de plus, le climat islamophobe de notre société, et en l’occurrence du gouvernement. Comment Claude Guéant aurait-il réagi si des groupuscules d’extrémistes musulmans avaient perturbé une pièce de théâtre durant 15 jours parce qu’elle représentait Allah ? A méditer…

Julien Dumortier

> Les jeunes : une génération précaire ? Saint-Macary, auteure du rapport, les jeunes ont de plus en plus de mal à trouver un emploi, ce qui les empêche de prendre leur autonomie. Les trois facteurs qui soutenaient l’autonomie des jeunes c’est-à-dire la famille, l’emploi en CDI et le logement sont aujourd’hui très fragilisés.

Le Secours Catholique tire la sonnette d’alarme sur la situation des jeunes de 18 à 25 ans. L’organisation a rendu public mardi 8 novembre son Rapport annuel sur l’évolution de la pauvreté en France.

C

ontribuer à la connaissance de la pauvreté des jeunes : voici l’objectif simple et précis que s’est fixé le Secours Catholique en publiant les données issues de ses lieux d’accueil en 2010, complétées par une enquête menée en mars et avril 2011 auprès des 18 – 25 ans. Les jeunes subissent de plein fouet la crise économique et sociale. « Les jeunes sont plus diplômés, plus qualifiés mais paradoxalement plus précaires », affirme Bernard Thibaud, le Secrétaire général du Secours Catholique. « L’ intensité de la pauvreté augmente, l’étudiant autonome

les pauvres sont de plus en plus pauvres ; la situation des jeunes en situation précaire étant souvent corrélée à la situation familiale. » En effet, 12% des bénéficiaires de l’aide alimentaire du Secours Catholique sont des jeunes de 18-25 ans, soit une part supérieure à la part qu’ils occupent dans la population

- édition île-de-france - dec/janv 2011

(10%). Cette tendance est confirmée par l’INSEE. Selon une étude de 2009, le taux de pauvreté est de 22,5% chez les 18-24 ans contre 13,5% pour l’ensemble de la population. Quelles sont les principales causes de la précarité de la jeunesse ? Selon Dominique

17 propositions pour aider les jeunes à s’en sortir. Le Rapport préconise ainsi la création d’une allocation de soutien à l’autonomie des jeunes destinée à ceux qui s’assument financièrement alors qu’ils n’ont pas encore obtenu leur diplôme, ainsi que l’extension du RSA activité à tous les plus de 18 ans déjà sur le marché de l’emploi. En matière de logement, le parc social devra développer les habitations destinées aux jeunes en construisant des petites surfaces pour personne seule, ou encore en développant la colocation. En bref, le Secours Catholique,

avec ses 17 solutions, propose de retisser la confiance entre les jeunes en situation précaire et la société. Le Secours Catholique peine à se faire entendre. Ces mesures, dont le coût est estimé à 2 milliards d’euro sont bien difficiles à défendre en temps de rigueur. Le gouvernement avait annoncé le lundi 7 novembre de nouvelles mesures d’austérité liées à la révision à la baisse de la prévision de croissance pour 2012. Le plan « d’équilibre des finances publiques » doit réaliser entre 6 à 8 milliards d’euros d’économies annuelles, selon les dernières annonces du gouvernement. Dans ce contexte délicat de crise économique, l’investissement dans la population des jeunes en difficulté semble être une préoccupation bien lointaine de celle du gouvernement. Coralie Pierret

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Détente Sexo

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> Le porno c’est rigolo

Q

uand j’étais jeune, pour pouvoir s’adonner aux joies de ce genre cinématographique, mal vu mais ô combien répandu, relevait du parcours du combattant. Trois solutions s’offraient à toute une jeunesse en quête de curiosité : le film érotique du dimanche soir sur m6, rapidement lassant où l’on criait victoire après avoir vu un bout de tétons. Ou encore celle du film crypté sur Canal +, où l’imagination était de mise pour deviner ce qui se tramait sous ces petits pixels mouvants... Enfin, tel le Saint Graal, on avait toujours un copain qui arrivait à faire circuler une cassette vidéo qu’il avait découvert dans la cache secrète

de son papa…. Dégueulasse certes, mais c’était un très bon moyen d’être populaire dans la cours du collège ! Aujourd’hui tout devient plus simple, l’avènement d’internet nous offre un large choix de vidéos. Au-delà du « classique », il y en a pour tous les goûts notamment dans le domaine du « bizarre », du genre « Choses non conventionnelles » qu’aucun couple ne doit pratiquer… Non, je ne les énoncerais pas ici ma copine va lire cet article et je ne tiens pas à passer pour un gros « pervers dégueulasse »! Bref, revenons à nos jours. Dans notre chère vie d’étudiant parsemée de rencontres amicales à caractère alcoolique, il y a toujours

Dans les astres

Scorpion

Vous mangerez un croque-mort en chantant l’air du générique de Beverly Hills.

un moment embarrassant, celui où en soirée un ami tape « Youtube » dans votre moteur de recherche. S’offre à notre convive une déclinaison des sites visités commençant par « You » très souvent à caractère dégueulasse. Un moment d’hésitation et l’excuse universelle, venue du ciel tombe « Ah oui, c’était un délire entre potes »… Au -delà du fait que j’ai pompé cette expression sur ce grand comédien qui fait le buzz sur le net rien ne vous choque ? En quoi le fait de regarder des pornos avec ses potes est « normal » ? En excuse universelle il y a mieux … Ah le porno, sans doute un des savoirs le plus universel mais le moins partagé…

SAGITTAIRE

Deux vieilles dames mettront du poison dans votre soupe, on vous fera bosser dans un cercueil pour éviter les frais de déplacement et un serpent vous fera manger un pamplemousse.

Vierge

Vous ressusciterez à Lourdes, mais personne ne vous croira car tout le monde pensera que c’est de la téléréalité.

Poissons

On vous fera manger des miettes sur la table tel une éponge.

Gémeaux

Vous serez indignés. Ouh ! Que vous serez indignés !

Cancer

On vous crachera à la gueule mais on vous dira « c’est normal, c’est comme ça, on ne peut pas faire autrement, c’est la conjoncture ».

Léo Tomique

Capricorne

Vous ferez nettoyer la piscine de votre yatch pour 40 millions de dollars par an.

Pourquoi les murs sont-ils gris comme des chaussettes sales ?

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Mais pourquoi les murs sont ils gris comme des chaussettes sales ?

C

omme si tu te promenais dans un vieux micro-onde où tu trouvais un reste de soupe pour te caler ?

Sur la baïonnette les gens honnêtes ont mis du dentifrice. Qui m’a foutu ce bordel ? D’ailleurs c’est propre et bien

Et lorsqu’on lève le rideau du théâtre on découvre des turbines à oiseaux, des montres énormes rythmant le travail des ramoneurs, et le roi soleil s’asseyant sur son trône, en coulisses. Pourquoi quand je regarde sous le tapis je dois passer derrière toi pour essuyer le souffre, et ranger la dynamite dans un placard ? Pourquoi dois je casser des écrans avec ma pioche pour trouver de l’or, alors qu’on me dit que sous les pavés, la plage ?

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rangé, on pourrait même voir le chef de gare prendre la dernière barre de chocolat mais elle est réservée par la cliente…

Qui donc a voulu m’expliquer des choses subtiles avec un marteau, des plumes et du goudron ? Pourquoi les murs sont ils comme de vieilles chaussettes sales dans un coin de ta chambre, sans fenêtres, sans couleurs ? Pourquoi dans un chou, dans un coquelicot de riches milliardaires se cachent étalés sur du coton ? Et lorsqu’on lève le rideau, des papillons batifolent sous les fenêtres, un majordome leur apportant leur

Taureau

raquette de tennis. Sous le tapis il y a encore une mèche allumée, éteignez moi ça et allumez plutôt votre télescope. Les honnêtes artistes peignent leurs cheveux avec un rasoir et enfilent leurs pyjamas rayés. Allez hop ! Montez tous dans le train en chocolat ! Ce bordel, je le trouve très bien rangé pour ma part. Tout ça est subtil, très subtil comme un coup de rasoir… Cherchez à être intelligent, cherchez à faire pousser de jolies fesses dans un potager… Cherchez à manger aussi bien que les autres… En pyjama avec mes valises au petit matin, j’attends le train en chocolat.

Vous irez interviewer un petit africain avec la peau sur les os pour lui demander ce qu’il pense de François Hollande.

Bélier

Vous serez dégoutés par les banques , les salauds qui vivent comme des vautour sur notre dos en regardant une vieille parler du bonheur dans l’émission « les clefs du bonheur » .

Verseau

Vous ferez de la balançoire.

Lion

Vous instaurerez une loi fixant le revenu maximum à 10 000 euros… A-t-on besoin de plus ?

Balance

Vous ferez pousser des tomates.

Rejoignez L’étudiant Autonome : redac.paris@letudiantautonome.fr

Antoine Paris l’étudiant autonome

- édition île-de-france -dec/janv 2011

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L'étudiant autonome #20  

Le bizutage étudiant

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