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Le magazine du foot de l’alcool et de l’amour

© JP Lachougne

R-WAN Paris je t'aime moi non plus

2


sommaire

2 4

7

8

Tiseur Ethylique

R-Wan dans : Paris, Je t’aime moi non plus

Concours photo

Natures Mortes Ethyliques

Feuilleton a l’eau de feu

Tomber amoureux à la Havane

12 14

15

16

pub

Chronique Ethylique Les rateaux de Nogo

Chronique littéraire

Le Psychopompe by Dom Maisons

Billet de Chine L’ongle ou le clito ?

Expo / Focus

Marc Borgers, génie du graphisme

B o n c’ est pa s de l a p u b en fa i t c’ est des remerci ements et des co u ps de co eu r ...

François Guillet Le graphiste tranquille

Quand vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus vous en passer et il aura plus le temps de bosser pour L’Ethylique... François, c’est l’artisan au sens noble. Doué d’un sens artistique certain, il ne sort jamais de son rôle. Toujours tranquille, à l’écoute, il est doué d’une force de proposition phénoménale et faut le pousser loin pour qu’il vous oppose un veto... Le graphiste rêvé qu’on voudrait bien garder en exclusivité... Détruisez ce journal... guillet-graphiste@wanadoo.fr 2 i ethylique

Bercy Copie L’imprimeur impressionnant

Plus qu’une boîte à Copie, Bercy Copie c’est l’imprimeur de proximité. Son parc de machines s’agrandit d’année en année et Thierry fourmille de projets pour vous permettre d’imprimer photos, plans, plaquettes, livret, flyers avec souplesse et rapidité... N’hésitez pas et aidez-le à nous aider... www.bercycopie.com


edito Comme le dit nouveau proverbe pas chinois, « jamais un sans deux »… Ben me voilà, moi, Emmanuel, le Contrôleur du Bonheur embarqué dans une nouvelle aventure en écrivant l’édito de l’Éthylique N°2. Comment je me suis retrouvé là ? Peut être est-ce dû au charme naturel du proprio des lieux, J-P Lachougne, himself ? De l’empathie qu’il arrive à dégager, sans omettre la Bonne Humeur en majuscule ? ou tout simplement le goût et l’excitation de participer à une nouvelle aventure ? Peut être est-ce tout simplement la magie de la rencontre, de la découverte et de se dire que nos énergies mises côte à côte peuvent nous donner le p’tit coup d’boost … pour créer, même si certains trouvent ça désuet.

Retrouvez l’Ethylique sur Facebook Photos, videos et bien d’autre choses... Prochain numéro : Quand on pourra... Editions COULEUV’E ! BANDIT ! SEA (Société Ethylique Anonyme) au capital de 0 E Fondateur et Président d’honneur : Tonio La Presse Directeur de conscience : Emmanuel Arno le CdB Directrice de la Publication : Ta Mère ! Rédacteur en Chef : Jean-Pierre Lachougne Chroniqueurs Ethyliques : Maître Zizinho, Dorinadelie de Chine, Dominique Maisons, J.P. Lachougne Légendeuse légendaire : Marianne Kerkhof Maquettistes bénévoles et brillants : François Guillet & ZED Imprimeur impressionnant de ce N° : Imprimerie Magdunoise - imprimerie.magdunoise@wanadoo.fr Distribution : on en appelle à votre participation pour placer L’Ethylique dans les bistros.

Point sensible de notre époque : la communication, ou plutôt « l’incommunication ». Pour cela il suffit de regarder autour de nous dans le métro et ses quais, ô combien tristounets, pour se retrouver dans les minutes qui suivent enfermés dans nos boites à conserve sur roulettes, avec d’autres sardines prises au piège. Idem à la surface, sur le bitume des grandes artères, au milieu de cette foule grouillante, avançant dans un sens puis dans l’autre, tel un magma vous absorbant vous aussi. Bref, dans cette ville censée être une « ville lumière », on a tous besoin de retrouver un tant soit peu de chaleur humaine, un regard gentil, un sourire qui nous ensoleille, pétillant ou ravageur. Quitte à être un explorateur de l’inutile, à l’identique de mon ami Cyrille, j’ose croire que vous êtes de la fête ? Suivez-nous à travers cette nouvelle aventure. Et faitesvous connaître, si vous aussi, êtes un « Adepte de la Bonne Humeur ». J’aurais voulu vous en dire tellement plus, mais un édito reste un édito… Je vous promets un reportage de votre serviteur, lors d’une prochaine parution. Emmanuel Arno, dit le CdB

www.facebook.fr/lethylique

lecontroleur.canalblog.com 3 i EDITO ethylique


interview

R-Wan

Paris, je t’aime moi non plus Par Constantin Tépudanlecou Notre envoyé spatial à Paris

Le sexe, le bonheur, que nous restait-il à explorer ? L’Ethylique comme les vérolés et les buveurs de Rabelais est un malade du plaisir. Deux éclairs puis la nuit, quelle beauté moins fugitive pourrais-je invoquer pour le prochain numéro? Qu’est-ce qui nous tient en émotion plus longtemps et plus sûrement que le sexe et le bonheur ? Et Bla, bla, bla … Arrêtons là la fausse naïveté ampoulée, je le sais bien et depuis longtemps : la musique. Ouais, arrêtons de faire les naïfs, l’interview suivante, il y a longtemps que j’en rêve. En fait, c’est même la toute première à laquelle j’ai pensé en remontant l’Ethylique de la cave, en compagnie d’une ou deux caisses de Pouilly Fumé R-Wan de Java. Pourquoi lui ? Y a bien des raisons. Les raisons de la colère tout d’abord. R-Wan, c’est L. qui me l’a fait découvrir alors qu’on était amoureux. © JP Lachougne

- Tu connais Java ? M’avait-elle dit un jour en montant dans ma voiture. - Non. C’est quoi ? La folie est-elle la mère du génie ?

4 i Interview ethylique


- C’est du hip-hop musette. Leur slogan,

puis que Renaud a arrêté de boire,  »

vagal ni aux programmateurs des radios

c’est « Sexe, Accordéon et Alcool », ça

écrirai-je plus tard à son agent pour le

thématiques. Il s’amuse. En cherchant

va te plaire.

convaincre de me lâcher son bigot. Une

un moyen de le contacter, j’en ai parlé

Et elle s’était marré de ce rire qui me

écriture qui oscille entre Bobby Lapoin-

à mon pote Nico Pflug qui bosse depuis

plaisait tant, mais dont j’ignorais enco-

te et NTM en faisant de longues incur-

12 ans dans la musique en tant que ma-

re que les échos étaient trop intérieurs

sions du côté de Gainsbourg avec des

nager du label Blue Note. Je lui ai de-

pour être réellement partagés.

pointes de Léo Ferret. Une écriture bien

mandé si ça ne freinait pas sa percée

contemporaine qui joue sur les mots de

dans les charts (NDLR : pour les chat-

Rien qu’au mot de musette, je suis en

son époque mais garde suffisamment

tes, on verra plus tard en interview).

alerte. Alors quel kif ce fut d’écouter

de hauteur de vue pour prendre la va-

« Sûrement,» m’avait répondu Nico,

Safari Croisière, sa boulangère et ses

leur d’une oeuvre durable (NDLR : en

qui pour la petite histoire, ayant prédit

Zombilés en compagnie de ma bien

tous cas c’est mon avis, surtout en ce

la fin du CD il y a quinze ans, a, dès

(trop) aimée sur la route fleurie d’un

qui concerne «  Coin ! Coin !  ») Sou-

1997, calé le prix de sa galette à moins

week-end de mai à Giverny pour visiter

vent en révolte mais toujours de bonne

de 10€, pendant que d’autres nous

les jardins de Monet où j’avais pu ob-

humeur, R-Wan est un chansonnier hip

vendaient la soupe de Madonna à 25

server, encore une fois, que de toutes les fleurs, c’était bien L. qui avait le plus d’éclat. ‘Une fleur parmi les fleurs’ disait d’elle sa grand-mère. J’avais pu apprécier que la mamie s’y connaissait. Spécialiste des bougainvilliers, elle n’aurait pas renié le spectacle de sa petite fille glissant, belle et distante, au milieu de violettes et des nénuphars du paisible vieillard. Rencontrer R-Wan, alors que ma vénéneuse amie m’avait jeté comme un © JP Lachougne

vieux pistil décrépi, m’offrait comme une revanche sur le sort, un moyen de lui montrer à distance que le rêve que j’avais nourri pour nous ne se limitait

L. me regARde et je sens déjà mes jambes gagner le coton et le vertige gagner mon coeur

pas aux enceintes de la sono lançante à coups de quartes et quinte de l’auto-

hop qui rigole et s’amuse. Grinçant, un

voire 30€. Mais on s’égare, c’est bien

radio de la Renault mais était bien un

peu, drôle, toujours, tendre, souvent, il

de rêver mais faut encore décrocher

songe au potentiel terrestre que son

a du recul le Gaillard et ça le rend bien

l’interview.

dédain de l’amoureuse souffrance et

éthylique.

mon emportement chaotique et violent nous avaient empêcher d’explorer. On

Une autre chose te frappe quand tu

aurait pu faire de grandes choses en-

écoutes R-Wan - qui a quitté Java de-

semble mais L. n’avait pas voulu être

puis l’échec de Maudits Français préci-

ma déesse. J’allais caresser les dieux

sons-le - c’est la variété de ses registres :

tout seul.

musette, hip hop, samba, reggae, gipsy, classique, un peu d’électro, il se pro-

Nico n’avait pas de contact MGMT comme il m’a dit (NDLR : je vous laisse chercher ce que ça veut dire). J’ai alors tenté une autre approche par le biais de Dominique Maisons, un autre ami qui, avant de devenir éditeur et écrivain (voir page 14), a fait son temps dans la musique et a quitté le secteur car, je cite :

But «  enough of me  » comme dirait

mène partout et touche à tout avec un

mon ami Hugh Barnard et revenons

égal talent. Je me demande d’ailleurs si

donc à notre sujet : R-Wan. La deuxiè-

ce n’est pas l’eclectisme qui nuit à sa

me raison, c’est l’écriture. La chose qui

notoriété. Pas de segmentation marke-

frappe quand on écoute R-Wan, c’est

ting, pas de cible commerciale identi-

d’abord la qualité de ses textes. «  Les

fiée, R-Wan ne s’attaque ni à l’adoles-

Heureusement qu’entre temps John B.

meilleurs de la chanson française de-

cente pré-pubère en quête de malaise

et Emmanuel le CdB, m’avaient ouvert

«  ça devenait un cimetière à ciel ouvert ». Pas plus de succès du côté de Dom. Maudit contact MGMT (NDLR : depuis vous savez ce que ça veut dire)!

5 i Interview ethylique


On prend rendez-vous dans un bistro du 11ème, comme il se doit. Le jour venu, l’anxiété est là. Je me munis des habituelles précautions et choisis cette fois une bouteille de whisky suédois pour éclairer les débats. Même ainsi paré, en roulant vers mon héraut, je ne peux m’empêcher de craindre l’accident de voiture, le contrôle de police inopiné ou la panne d’essence. Arrivé sur place, je suis tellement tendu que, pas lucide, je demande à un gros barbu genre Capitaine Haddock si c’est pas lui R-Wan. Finalement, celui-ci arrive et tout se passe bien, on descend dans la cave du bistro (NDLR : polonais), on boit un verre, puis deux, je sors les questions de nos lecteurs et on y va.

Der

leur porte, je galérais. Finalement, restait Facebook ! La page de Java subit alors une attaque éthylique en règle et l’intervention de nombreux personnages FB éthyliques éveillèrent l’attention d’un autre Nicolas au nom imprononçable, polonais celui là, Nicolas Mazlowski, le manager d’R-Wan. On s’est appelé en avril et Nicolas m’a promis que ça se ferait dès que R-Wan aurait du temps. Nicolas savait que le titre du journal lui plairait mais il voulait protéger le travail de son ... protégé qui prépare actuellement un nouvel album. Après de nombreux coups de fils et un début de renoncement, l’appel tant attendu arriva enfin début juillet. - Allo, c’est Nicolas. Bon, j’ai eu R-Wan, il est OK pour l’Ethylique. Ca pourra se faire entre son retour de tournée et son départ en vacances, c’est à dire entre le 24 et le 28 juillet. - Wah, c’est trop cool, dis-je, inspiré et lyrique. Tu me donnes son numéro que je cale les derniers détails du rencart ?

minut e r è ni

e !

Vol informatique dans les bureaux de l’Ethylique Malheureusement, vous ne pourrez pas voir l’interview d’RWAN par JP Lachougne, une attaque de pirates informatiques ayant volé les bandes. L’Ethylique enquête et les premiers éléments nous amènent à penser qu’un conjuration étéroclite d’ennemis du hip hopeur musette serait à l’origine de l’attaque télématique. Une enquête de voisinage, nous a permis de savoir qu’un zombilé, une boulangère, une journaliste de Télérama, un petit bourgeois et une bouteille de bière auraient été vus traînant près des locaux de la rédaction. Ne perdez pas espoir, nos limiers éthyliques sont sur leurs traces car c’est vraiment dommage, on avait un chouette truc.

- Je te donnerai ça quand il rentrera. - OK, répondis-je, tout en râlant in petto Néanmoins, j’avais confiance et entrepris de me documenter. J’ai fait

Les questions étaient :

chauffer la Bleue sur Itunes et refait mon retard en achetant tout ce qu’Rwan a fait paraître depuis Safari Croisière : Maudits Français, Radio Cortex 1, Radio Cortex 2, etc. Néanmoins, la fenêtre de tir étant très étroite, j’ai stressé jusqu’au bout. Cette semaine là, aucun rendez-vous, aussi-galant-et-même-pour-boireun-verre soit-il, n’avait de place dans l’agenda. Restait à avoir un contact direct, ce qui s’est fait assez vite car Nicolas Mazhlowchzki est un homme de parole et R-Wan une accessible étoile. Il me demande si je suis dispo le lendemain ou le surlendemain. « Demain! » réponds-je, en feignant d’être un homme très occupé. 6 i interview ethylique

Questions du contrôleur du Bonheur : Tu crois aux force du Sourire ? Ta définition du bonheur en une phrase? Question de Bianca, l’assistante joviale du CdB : Mono-muse ou poly muse ? Question à la con de Johanny F : A quand un duo avec Marcel Mazout ? Question de Jardry E : Tu peux faire coin coin avec Cyrille ? Question de Charlotte H : Pourquoi une chanson sur le poil ?


Grand concours de photo

© caro reno

© car

o ren

o

© fred

eagle

Ethylique

Première phase

La Nature Morte Ethylique © fred eagle

Faites comme Fred Eagle (San Francisco), Loic Bonin (partout) et Caro Reno (Montréal) demandez votre Kit Ethylique gratuit (lunettes et cartes de visite) et postez vos créations sur la page Facebook de l’Ethylique.

Rien à gagner !!! Les meilleures photos seront publiées dans l’Ethylique Magazine.

© loic bonin

Modalités pratiques : 1) Votre demande doit être envoyée à Jean-Pierre Lachougne via son profil Facebook. 2) Vous recevrez votre kit … quand il aura le temps. 3) Les 3 meilleures photos seront choisies par un jury (qu’il reste à nommer) parmi celles ayant reçu le plus de « j’aime » sur la page Facebook de l’Ethylique. Note : et n’oubliez pas que le jury sera, par contrat moral, obligé de voter ivre. 7 i concours photo ethylique


© Brayan Alonso

feuilleton Tomber amoureux à La Havane, c’est possible tous les soirs mais là, waah, on vous parle du grand truc. Tout a commencé au musée du rhum Havana Club. Un truc très bien fait qui a l’élégance de pas trop insister sur son mécène, la marque franco-cubaine omniprésente à Cuba et pas forcément historique. Au départ du tour en anglais, le guide sonne une cloche, une fois, mais pas deux. Je ferme la queue des touristes et je ne résiste pas. Gling ! La cloche résonne une seconde fois dans le patio 17ème siècle du musée.

La Havane ou le Complot affectueux à l’épreuve de ma faculté d’adaptation

Tomber amoureux à la Havane

Un feuilleton à l’eau de feu Texte et photos de J.P Lachougne

8 i FEUILLETON ethylique

Le jeune guide bilingue n'est pas très

marron souriants et curieux. Elle porte

content, surtout qu'on lui a dit, Marc

un T-shirt à rayures rouges qui, assymé-

et moi, qu'on bossait pour Bacardi,

trique, dévoile une épaule et qui, mou-

pour le titiller. En revanche, une blonde,

lant, laisse deviner une poitrine géné-

jeune et jolie, se marre et sa mère avec.

reuse sur un ventre plat. Sa jupe courte,

Je m'approche d'elle, ses cheveux sont

rouge également, dévoile de très jolies

fins, vraiment très blonds, elle a un petit

jambes. Elle est assez grande (NDLR :

nez en trompette, des grands yeux vert/

1m69 à coup sûr). C'est sûr, elle vient du


Ca m'a fasciné et j'en ai tiré plein de conclusions personnelles que j'aimerais partager. Mais on n'a pas trop le temps là, le tour continue. Je veux pas me montrer trop intrusif, cette fille me plait, il faut y aller doucement. Je me dis qu'une bonne stratégie passe par s'intéresser à la maman, d'autant plus qu'elle a l'air sympa et qu'on parle rapidement ensemble des mérites comparés du rhum et du Schnaps. Un peu plus loin devant l'immense maquette qui reproduit un complexe sucrier du 19ème siècle et dans laquelle se ballade un train électrique censé transporter la bagasse, je fais Tchouuu Tchooou au passage de celui-ci pour faire marrer la maman. On fait tchouutchoou tous les deux. C'est bien ça! Vive le Schnaps ! Malheureusement,

tout

s’enchaîne

vite et on finit le tour au bar du musée autour d'un verre de Havana 7, le préféré de maman. On se réconcilie avec le guide en lui disant qu'on ne bosse pas pour Bacardi et puis il faut partir. On n'a pas eu le temps d'approfondir ni la conversation sur la Santeria ni l’évenrualité d'une rencontre. La présence Nord. Je m'adresse à elle en anglais

ci un peu plus appuyé et, du coup, on

de la maman m'aura finalement inhibé

- Vous êtes danoise ?

poursuit en espagnol.

(NDLR : pendant qu'elle s'imbibait) et

- Non, allemande.

- Tiens, est-ce que tu t'intéresses à

empêché de chasser son numéro de té-

Une réponse qui suscite toujours un pe-

la Santeria ? (NDLR : le Vaudou Cubain).

léphone ou le nom de son hôtel. C'est

tit blanc dans la conversation avec un

- Oui d'ailleurs, j'y crois et je suis de-

d'autant plus con qu’elle (la maman)

Français, le temps de s'organiser pour

dans.

semblait jeter un regard amusé sur mes

laisser passer tous les fantômes qui trai-

Elle me montre son bracelet jaune et

manoeuvres pour parler à sa fille...

nent entre nos deux pays, celui de ré-

bleu aux couleurs de la sainte madonne

sister aux 10 000 blagues foireuses qui

protectrice de Cuba, la grande figure

Dans la rue, je peste contre moi même

te viennent, de la Grande Vadrouille à

syncrétique de la Santeria cubaine.

et chantonne Gainsbarre dans ma tête :

Benny Hill en passant par john Cleese.

- J'ai un padrino (NDLR : un parrain) et

« ...Les amours perdues ne se retrouvent

- Ah... dis-je et j’enchaîne, inspiré par

le sujet m'intéresse d'autant plus que

plus...», pense à la chanson de Prévert

Redouanne Harjane : « C'est cool...»

je vois plein de passerelles à explorer

« … mais leur chanson est monotone...»

Puis :

entre la religion animiste, telle qu'on la

Marc me ramène sur terre en me trai-

- Mais qu'est ce que tu fais ici ? »

pratique ici, et la pyschanalyse, un de

tant de nul, comme à son habitude dé-

- Je suis là pour montrer Cuba à ma ma-

mes sujets d'étude à la fac.

bonnaire et sûr de lui. J'en suis à prier

man. Je connais bien, j'ai vécu ici deux

- Aaaaahhh ! Cette fois je suis souf-

le hasard de nous les faire croiser à

ans.

flé. J'ai assisté à une cérémonie hier

nouveau dans une des rues piétonnes

Je lâche un autre « Aaah » , cette fois-

et j'adorerais en parler avec toi.

autour de la cathédrale. Bon, c'est pas 9 i FEUILLETON ethylique


Faire des rencontres et les passer sous silence

10 i FEUILETON ethylique


grave, on a autre chose à faire, faut al-

alors qu'un orage tropical se met en

ler voir Brayan le photographe dans sa

place... Un premier coup de tonnerre,

galerie. On a rendez-vous et ses photos

deux éclairs et on conclut que, décidé-

sont justes sublimes.

ment, on arrivera pas à se baigner à La

Le lendemain, après une nuit bien arrosée et passée en compagnie de Julia, une plantureuse mère de famille en quête d'amitiés tarifées, et d'une bouteille de rhum Santiago, en quête de gosiers assoifés, on repousse encore l'idée d'aller goûter aux «  plages de l'est  ». Sur les conseils de Maria, notre délicieuse

Havane. Que faire ? On a une idée ! Et si on profitait du confort de ce palace pour aller faire caca. La négociation est rapide, on est d'accord sur la question, c'est le moment. Vive  les vacances ! On retourne dans le lobby et on s'apprête à prendre à gauche en direction des toilettes...

préparatrice de petit-déjeuner, on se rend vers 16 heures à l'Hôtel Nacional ,

Et là … une apparition ! Au moment

car il a une des meilleures piscines de

où on allait bifurquer, la porte tambour

La Havane.

de l'entrée principale nous crache une déesse... Le soleil qui se couche de ce

L’Hôtel Nacional, à l’architecture an-

côté du bâtiment, illumine l'embrasure

nées trente combinant influences espa-

de la porte et, qui voit-on tourner len-

gnoles et américaines, est un morceau

tement à l'intérieur et à contre-jour; ses

d'histoire à lui tout seul. Construction

cheveux blonds mouillés, illuminés de

massive de 8 étages, perché sur une

soleil ? Notre allemande !!! Elle s'ar-

colline, il offre une vue imprenable sur

rête devant moi et sourit. Elle a cet air

le Malecón et la baie. Son lobby rec-

fourbu et serein de celles qui sortent de

tangulaire forme la base d'un U carré

l'eau. On se regarde et on rit de ce ha-

et ses deux ailes, perpendiculaires au

sard. On échange tous les quatre des

corps central, encadrent une fontaine.

banalités et, pendant un moment, le

Sous ces ailes, des arcades en pierre

temps est suspendu. Incertains, comme

rose, ornées d'azulejos et meublées de

si on sentait que le destin pouvait ou

canapés en rotin t'invitent à boire un

non basculer pendant cet instant de

coup tranquille dans l'émolience de la

grâce, on est un peu gênés. Mais ce

chaleur tropicale. Plus en avant, son

genre de choses arrive tous les jours

grand jardin se termine en pente raide

et on se dit au-revoir encore une fois.

et surplombe le Malecón, que sillon-

Elles traversent le lobby pour se rendre

nent les bruyantes et vieilles bagnoles

dans le jardin. Avec Marc, on reprend le

américaines. C'est l'endroit rêvé pour

cours de nos vies...

se plonger dans le fantasme cubain en mode gangster, d'Al Capone à Marlon Brando. Comme le dit très bien, Palacity, un site de voyage de luxe : «  de ses délicieux jardins ombragés par des arbres en fleurs, on peut contempler la lente agitation du monde. »

je les observe. Elles sont tranquilles, la maman prend des photos et de temps en temps, elles rigolent toutes les deux. Au bout de cinq minutes, elles sont loin, le jardin est grand. Alors qu'elles disparaissent presque du paysage par la droite, je stresse. Et si elles sortaient par le jardin et disparaissaient pour de bon dans un vieux taxi, plus bas sur le Malecón… Fin de l'épisode

Arrivera-t-il à temps pour les empêcher de monter dans le taxi

- Mais non, punaise, non, j'irai plus tard, me dis-je. - Laisse tomber, t'as aucune chance mon gars, me dit Marc.

?

L’orage va-t-il éclater ?

- Vas chier Marc ! Moi je vais checker l'allemande.

On va visiter le bar de la terrasse pour s'hydrater un peu et se remettre de la

Ouais, rien à foutre, je retourne sur mes

nuit avant d'aller à la piscine qui, elle, se

pas, déterminé. Elles sont passées dans

trouve dans un autre bâtiment à l'oppo-

le jardin et déambulent mollement vers

sé du jardin. On boit, un coca pour moi

la vue sur la mer. Je pousse la porte, et …

et un mojito pour Marc, en regardant

là, clac ! Je bloque...

le ciel se noircir et se mettre à gronder. On conjecture sur l'idée d'aller à l’eau

Pendant que j'hésite, elles s'éloignent et

héros aura-t-il le courage de pousser la porte de son destin ?... Notre

...Vous le saurez en lisant l’Ethylique N°3

- J'y vais, j'y vais pas ? 11 i FEUILLETON ethylique


chronique ÉTHYLIQUE Quand Nogo rime avec rateau, Maître Zizinho n’est jamais loin qui de sa plume acerbe mais juste nous fait pénétrer l’intimité de ces moments si amusants. PARIS par Maître Zizinho

Un samedi d’octobre. Nogo emballe, chez elle, une fille qui habite du côté de la Samaritaine. Comme il dit : « on trouve tout à la Samaritaine!» La belle Karine demande à Nogo s’il a faim. Karine : Qu’est-ce que tu veux manger ? J’ai de la tarte au fromage. Nogo (in petto) : Dommage qu’elle ne © JP Lachougne

soit pas aux poils. Karine : Hein ? Puis, ne relevant pas le bon mot : J’ai aussi de la tarte aux poireaux. Nogo (toujours in petto) : Non, c’est une tarte aux poils que je veux.

Nogo ? Rateau !

Il propose alors à sa fée d’aller au restaurant. Au restaurant, il fait « beuleu

sa maladresse inaperçue puis retombe

Karine. Lecteur impatient, écrivain im-

beuleu » (voir l’Ethylique N°1) pendant

dans le « beuleu beuleu ».

patient, tu te demandes si notre ami va

des heures. Il fait aussi tous les efforts

escalader la salope. Eh bien, à ce mo-

du monde pour manger proprement.

Karine : Tu es un alcoolique ano-

Malheureusement, il ne peut empê-

nyme alors ?

cher son escalope à la salade («  à ne

ment, Nogo se le demande aussi. Après le digestif, Karine enjoint un Nogo

pas confondre, insiste-t-il, avec une es-

Nogo : Non, je m’appelle Cyrille, ré-

passablement ivre à dormir sur son ca-

calade à la salope  ») de fuser hors de

pond-il, loin de la convaincre.

napé. Pensant que c’est toujours ça de

son assiette. Il sifflote pour faire passer

Nos deux tourtereaux remontent chez

pris, il s’éxécute. Karine, elle, va dans sa

12 i chronique ethylique


chambre. N’en pouvant plus Nogo va frapper à sa

draguer nos voisines, casquetté à la Sidney (« is my star », n’oublie pas

porte, après avoir, pour se donner du courage, lu les

d’ajouter Dutchi) : «Oui, je suis allé au Vietnam...», leur explique-til, de son

livres disponibles dans les WC de son hôtesse : des

ton didactique, chiant, convaincu que c’est là un argument qui va plaire. «

cantiques et l’Esprit des lois de Montesquieu.

Oui, je suis allé au Laos aussi...». Puis : «Cette casquette a été 2 fois cham-

Il lui demande : «  Ne préfères-tu pas dormir avec quelqu’un à serrer dans tes bras ? Moi par exemple … ». Il prend aussitôt un rateau.

pionne du monde à Londres, en 2000 et 2001.» El Président qui n’était pas loin ajoute : « Between Time Square et Picadilly...» Puis, Nogo, à nos voisines : « Faut pas puer des pieds, ça c’est une vérité universelle ». Elles s’en vont : nouveau rateau

Karine : Il est hors de question que je dorme avec quelqu’un. Nogo (encore et toujours in petto) : Dormir ? Mais il n’en est pas question. Il promet quand même d’être sage mais en vain. Karine reconduit alors Nogo à sa porte. Il l’étreint. L’embrasse pendant de longues minutes, comme il avait déjà embrassé ce papillon à Bombay (mais ça, c’est une autre histoire). Il en profite pour laisser libre cours à son éloquence: «Tes baisers sont si doux. Je t’aime, t’aime, je t’aime plus que tout». Le moment de poésie passé, il essaie de lui toucher les seins et de frotter sa queue contre sa cuisse, puis de lui mordiller l’oreille, encore en vain. Las, il finit par s’en aller, satisfait de tous ces baisers volés car, pour une fois, il n’a pas payé pour embrasser. L’amour l’a pourfendu de sa flèche, au grand dam de l’écrivain qui vous narre cette histoire. Nogo retourne chercher sa voiture du côté de la Samaritaine car on y trouve tout. Il est deux heures du matin, il se rend alors à la pendaison de crémaillère de Dominique. Un mardi d’octobre plus tard. Nogo nous raconte ses déboires avec Karine. Le rateau est consommé. Nogo n’est pas patient. Il est revenu au petit matin, après une nuit blanche, frapper à la porte de Karine. Celle-ci lui a rapidement fait comprendre qu’elle ne comptait pas se faire voler autre chose que ces baisers. Plus tard, elle a motivé son refus. Voilà l’ensemble de ce qu’elle lui a écrit par sms : «Tu débarques chez moi à 6h du matin, ivre et incohérent. Tu entres sans t’excuser de me réveiller, sans tenir compte de mes envies. Tu m’as forcé à parler tout de suite en tenant des propos déplacés, parfois agressifs, sans écouter ni entendre mon point de vue. La fermeté était la seule issue [Note du rédacteur. Lire : elle l’a foutu dehors]. Tant pis, je serai là si tu as besoin d’une amie. Je ne peux pas être autre chose pour toi [Note du rédacteur. Lire : énorme rateau].» Pas découragé, Nogo entreprend ce mardi soir de

Cours de séduction avec Eliska Cross L’ex star du X donne un nouveau tournant à sa vie à à peine 25 ans... Ses grands yeux sont bien ouverts sur la vie et c’est avec ce recul qu’elle observe depuis des années les intéractions homme/femme. Sa force de caractère cache une sensibilité aigue. Fragile et forte, Eliska connait les émotions et saura vous enseigner plus qu’une méthode de séduction : un art de vivre... elisskacross@live.fr 13 i chronique ethylique


chronique

Le Psychopompe LITTÉRAIRE

Vaudou africain dans votre roman ? DM : J’avais déjà fait beaucoup de re-

Un exercice de style que cet article. Commandé pour un autre support, il a entièrement été écrit par l’auteur qui est allé jusqu’à s’auto-interviewer. Quand on a reçu ça, on s’est dit : tiens c’est déjà fait ! Alors, Dominique nous a traité de paressseux. Mais Dom, oui, on des flemmards mais on n’y peut rien si t’écris bien mieux que nous ! Les NDRL sont faits maison quand même... Par Dominique Maisons

Dans la mythologie, un psychopompe est un guide des âmes vers l’au-delà, son rôle est essentiel pour protéger les vivants de la colère des morts. Paris, hiver 2011, un flic marginal, Victor Bellanger, recueille presque malgré lui le témoignage d’Alice, une jeune femme qui se croit poursuivie par son mari, pourtant mort depuis plus de deux mois.

cherches sur le Vaudou Haïtien pour un projet de roman qui verra peut-être le jour l’année prochaine. J’ai été fasciné par l’origine de cette religion, ce bagage qu’on emporté avec eux les esclaves et qu’ils ont précieusement conservé, comme lien avec leur terre d’origine, comme arme contre tous les lavages de cerveau, toutes les servitudes. Cette religion de résistance qui a absorbé suffisamment du catholicisme pour se cacher en son sein sans perdre sa propre sionnelle des secrets de l’âme humaine.

nature.

Personne ne les croit, mais, pour eux, la mort vient de commencer.

DM : Quelle est la nature de cette religion, sa singularité ?

Ce thriller démarre et se conclue dans une France couverte de neige mais en-

DM : Elle est plus proche de l’homme et

tre deux, l’auteur nous plonge avec dé-

de la nature, elle ne donne pas de gran-

lectation dans l’Afrique des années 60

des explications sur la Génèse et sur la

et plus particulièrement au milieu des fi-

Morale, elle est proche des éléments

dèles de la religion Vaudou telle qu’elle

et l’homme en est le centre. Il faut la

existait au Bénin (Dahomey) avant que

débarrasser des oripeaux de la sorcel-

la traversée de l’Atlantique ne la voie

lerie aussi, c’est du folklore. Son art est

parée d’emprunts multiples et oppor-

passionnant

tunistes au catholicisme. Cette décou-

en cours à la fondation Cartier en est

verte du « Vodun » est l’un des intérêts

la preuve. C’était mon objectif, réussir

de ce roman passionnant (NDLR : t’as

à utiliser cette religion dans un thriller,

de la chance qu’on soit d’accord Dom!),

sans la caricaturer ni la dénaturer… lui

rythmé et solidement documenté qui

rendre une forme d’hommage quelle

se dévore d’une traite et fait courir un

mérite pour avoir survécu à la coloni-

délicieux frisson sur notre échine. On

sation à l’esclavagisme et à l’évangéli-

n’a pas résisté à la tentation de poser

sation…

également,

l’exposition

quelques questions à l’auteur (NDLR :

Précipités l’un vers l’autre alors que

Schizophrène !)sur ce qui l’a attiré dans

DM : A qui s’adresse votre roman ?

leurs vies dérivent, Victor et Alice se

cette religion méconnue.

DM :Avant tout aux amateurs de sensa-

retrouvent au cœur d’une série d’incidents violents liés au passé familial de la jeune femme. Entre schizophrénie et mysticisme, des assassins errant au seuil

Auto-interview par Dominique Maisons

de l’au-delà tentent de les pousser dans

DM : Pourquoi avez-vous choisi de

l’abîme où les entraine la quête obses-

donner une place si importante au

14 i CHRONIQUE LITTÉRAIRE ethylique

tions fortes, il est tout de même assez corsé ! Mais aussi à ceux qui aiment apprendre et découvrir tout en se divertissant. J’aime bien l’idée qu’on referme un thriller un peu plus riche qu’on l’était en l’ouvrant…


billet de chine

L’ongle ou le clito, il faut choisir Par Dorinadelie de Chine

Dorinadelie ne nous fait pas une chronique éthylique cette fois-ci, mais un traité un peu décousu sur l’amour et les vertus du travail manuel.

les retourner quand je range des trucs

d’expats) mais je pense que, en fait, ils

lourds, ou que je fais la vaisselle. Mais

sont assez prudes et que beaucoup res-

comment il fait lui? Il ne fait rien chez lui

tent vierges avant de pouvoir s’installer

ou quoi ? Peut être, il vient de se marier.

hors de chez leurs parents. Ce qui peut

Bé oui (!) tu m’étonnes, Madame a dû

prendre pas mal de temps, vu le prix

bien vite remplacer Maman s’il ne peut

exorbitant des logements !

rien faire avec le bout de ses doigts !! Mais, du coup d’ailleurs, comment faitil pour la caresser, sa femme ? Ça me rappelle un spectacle du DV8

Il se dit aussi que c’est mauvais pour la santé de jouir trop souvent, une fois par an étant une bonne moyenne. Mmmh… à vous de réfléchir à ça !

Physical Theatre, une troupe de danse contemporaine britannique avec, entre autre danseurs, un cul-de-jatte. Ses mouvements étaient aériens, poétiques, terriblement légers. Une scène m’avait Le chauffeur de ma compagnie a des

marquée. Un autre danseur, assis à côté

ongles - pouces et auriculaires - de plu-

du cul-de-jatte lui demandait :

sieurs cm de long. C’est ici une marque

- Comment tu fais pour pisser ? Com-

de noblesse, une manière de montrer

ment tu fais sans ton fauteuil roulant,

qu’on ne fait pas de travail manuel de

t’as toujours les mains sales ? Est ce que

basse classe. Lui, au moins, se prélasse

tu baises? Tu peux donner du plaisir a

dans la climatisation d’une Passat pen-

une femme ?

dant toute la journée! C’est tellement plus chic ! Il s’appelle Hao. Hao comme dans ‘ni hao ma’ (hao voulant dire : bien). Il pourrait faire peur, mais à vrai dire, il est toujours tout sourire et enjoué malgré

On se serait un peu cru dans Freaks de Tod Browning. Les questions n’ouvraient pas à des réponses, mais juste à la réalité de ce qui traversait la tête de toute personne qui regardait vraiment ce

D’où la réputation de “soooo romantic” qu’ont les occidentaux et spécialement les Français. Par contre, pour la SaintValentin, ils font soit disant comme nous, ils offrent des bouquets de ro-

ses grands ongles. C’est un mec hao,

corps amputé de moitié…

un mec bien.

Et ben, à propos de mon chauffeur, je

multiplié par 100 !). Non mais franche-

Parfois, je suis un peu gênée de le ré-

me pose les même questions. Ces on-

ment, vous les Français vous offrez vrai-

veiller quand il vient me chercher de-

gles longs, ne me semblent pas un plus,

ment des roses à la Saint-Valentin ???

vant chez moi à 7h pour une visite de

mais plutôt un handicap à la tendresse.

site, et qu’il s’était installé à dormir sur

Il faut aimer l’amour vache, l’amour

Enfin bref, ce matin je croise le can-

son fauteuil de cuir beige.

maso.

tonnier (NDLR : Cantonnier de Pékin,)

Ses grands ongles sont vraiment im-

La réputation du Chinois (et là je parle

du quartier qui nettoie la rue, vide les

pressionnants, mais comment fait-il ?

du Chinois de Chine, pas du Chinois qui

poubelles et qui vient jusque devant ma

Les miens sont déjà pas mal grands, ça

voyage et qui a appris à partager ses

porte pour récupérer mes merdouilles

pousse vite sous le ciel pékinois - ne me

compétences) est d’être plutôt rapide,

diverses. Toujours tout sourire et tou-

demandez pas pourquoi, j’imagine qu’il

brutal et pas très tendre.

jours enjoué et lui aussi a un grand on-

y a un truc positif dans les pluies aci-

Mes amis ne sont pas très loquaces sur

gle à l’auriculaire (NDLR : va compren-

des. Pour ma part, j’ai toujours peur de

le sujet (à part les filles dans les bars

dre)...

ses (qui pour l’occasion voient leur prix

15 i billet de chine ethylique


Zoom

Marc Borgers

sur

« On reprend au début, le commencement du désir, des envies, dans l’enfance. L’enfant veut rire, découvrir, essayer. Les sages et les fous ont la parole. L’almanach SOLDES c’est ça. Il a existé dans les années 80 - Warhol a dit : « SOLDES est la meilleure revue au monde »

Marc Borgers est designer et créateur / éditeur /rédacteur/chef d’orchestre de la mythique revue d’art « Soldes » qu’il a ressorti en 2010 et dont le N°2 est attendu pour début 2012. Il nous en parle.

- et il est revenu fin 2010, avec une nouvelle formule annuelle. On oublie tout le bazar moderniste, le formatage. Liquidation totale, delete. Le N°1 est épuisé avant d’avoir été un succès en librairie, SOLDES N°2 sortira le 24 janvier dans les bonnes librairies. »

Maquette François Guillet Graphiste - Impression la magdunoise

marc-borgers.net

www.facebook.com/lethylique


L'ETHYLIQUE MAG N°2