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N°1284 | 1ère éd. mardi 17 juin 2014 | 20 PAGES €6 $7 CDF 4500 | FONDÉ à kinshasa PAR TRYPHON KIN-KIEY MULUMBA

L’appel à l’opposition témoigne d’un acte de foi du Chef de l’état pour la cohésion nationale qu’il prône

Que dit la loi? une analyse du prof. tryphon Kin-kiey Mulumba.

Le coordonnateur national du Mécanisme de suivi de l’accord-cadre, François Mwamba Tshishimbi. Ténor du temps de l’opposition.

Le soft international est une publication de droit étranger | AUTORISATION DE DIFFUSION en R-dCongo M-CM/LMO/0321/MIN/08 daté 13 janvier 2008


la une du soft |

Le Premier ministre est en place, le Gouvernement dont il est chef mêmement, posant tout acte de plein exercice et régalien

A

lors que dans nombre de nos microcosmes politiques, on vit - ne nous racontons pas de blagues - une sorte d’hystérie collective montée singulièrement de plusieurs crans à la veille du week-end dernier avec l’annonce de deux rendez-vous - un conseil des ministres extraordinaire et un congrès de deux Chambres parlementaires - relisons la loi fondamentale du pays pour aider à ramener la sérénité et donc la lucidité dans les esprits. S’agissant particulièrement du Premier ministre - et, du coup, du Gouvernement de la République - que disent les textes? Faisons une plongée dans la loi fondamentale. S’il est nommé au terme d’une ordonnance signée par le Président de la République «au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci» (art. 78), le Premier ministre ne saurait être révoqué - sans enfreindre la loi fondamentale du Congo - par un acte unilatéral du Président de la République. En l’espèce, la théorie de l’acte contraire ne joue pas. Cela pourrait paraître paradoxal, telle est la volonté du législateur congolais qu’il faudra un jour revisiter pour la rendre plus cohérente. Aux termes des dispositions de la Constitution actuelle du pays, le poste de Premier ministre n’est en effet vacant que dans deux cas: w d’une part, à la suite d’une démission présentée et acceptée par le Président de la République (art. 78) qui «met fin à ses fonctions» (art. cit.), w de l’autre, lors de l’adoption par l’Assemblée nationale d’une motion de censure contre le Premier ministre, du coup, contre son Gouvernement (art. 146 et 147). «Dans ce cas, le Premier ministre remet la démission du Gouver-

Après avoir déclaré qu’il ferait appel à tout Congolais qui nourrit «la passion du Congo», le Chef de l’état a ouvert ses rangs à l’opposition parlementaire. à g., Rémy Musungayi Bampale (ministre de l’Industrie et Petites et Moyennes entreprises). à dr., Jean-Paul Nemoyato Bagepole (ministre de l’économie et du Commerce Extérieur). le soft numérique.

nement au Président de la République dans les vingt-quatre heures» (art. 147). Or, notre pays aujourd’hui n’est dans aucun de ces cas de figure prévus par la Constitution. En clair, w il n’y a pas eu de dépôt - et donc de vote à l’Assemblée nationale d’une motion de censure contre le Premier Ministre, donc contre le Gouvernement de la République dont il est le chef; et l’on sait que la Chambre basse du Parlement est en vacance depuis dimanche 15 juin sans promesse ferme de retour anticipé avant la rentrée ordinaire de septembre; w il n’y a pas eu - à ce jour - de démission du Premier ministre, chef du Gouvernement, donc acceptation de cet acte par le Président de la République, Chef de l’état. Sauf crise - ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans notre pays d’autant que les Institutions de la République fonctionnent tout à fait normalement - il est exclu que le Président de la République apprenne sur les ondes - comme tout commun des mortels - la démission de son Premier ministre. Celle-ci ne saurait faire l’objet d’une annonce publique - et donc, n’existe pas en soi aujourd’hui - aussi longtemps qu’elle n’a pas été préalablement

présentée par le Premier ministre lui-même lors d’un colloque singulier au Président de la République, qui l’a acceptée. Très clairement - et il faut le dire haut et fort - dans notre pays, il n’y a stricto sensu présentement - sauf impossible aucune procédure dans ce sens. Puisque le Premier ministre n’a pas fait part de sa démission, que celle-ci n’existe pas, que, du coup, il n’y a pas de vacance au poste de Premier ministre, nul ne saurait envisager - sauf à enfreindre la loi - l’hypothèse de désignation par le Président de la République d’un nouveau Premier ministre. Le Premier ministre est en place, le Gouvernement de la République dont il est le chef mêmement et de plein exercice. Le Gouvernement agit et pose tout acte régalien. Tout à fait normalement... L’ANNONCE POLITIQUE MAJEURE. Dès le jour de sa prise de fonction le 20 décembre 2011 au lendemain de sa réélection, le 28 octobre 2011, dans son discours d’investiture sur l’esplanade de la Cité de l’Union Africaine, le Président de la République a fait une annonce politique majeure déclarant qu’il ferait appel à

tout Congolais qui nourrit «la passion du Congo». Il a nommé dans l’équipe gouvernementale formée des parlementaires issus des rangs des partis d’opposition, un ministre de l’économie et du Commerce extérieur, un autre s’est vu octroyer le portefeuille de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises. Il ne s’agit pas de portefeuilles ministériels pour inaugurer des chrysanthèmes. Il s’agit de postes clé de conception et de direction économique du pays. Celui en charge de l’économie par exemple prend part à la réunion de la troïka stratégique qui se tient chaque lundi à l’Hôtel du Conseil autour du Premier Ministre, en présence du gouverneur de la Banque Centrale une sorte de Kern en Belgique - le Conseil des ministres restreint qui réunit autour du Premier ministre tous les vice-Premiers ministres pouvant être étendu à d’autres ministres ou secrétaires d’État en fonction des affaires à traiter pour lever les options fondamentales de gestion économico-financière du Congo. Il lui arrive d’en donner le procès-verbal au pays et au monde! Il a désigné un ténor de l’opposition comme Secrétaire Exécutif du Mécanisme régional de

suivi des accords de paix d’Addis-Abeba mis en place avec la Communauté internationale en vue de mettre définitivement fin à la guerre du M23 et de pacifier le pays. Un poste hautement stratégique. Esprit d’ouverture autant qu’acte de foi du Président de la République envers la cohésion nationale. Dans cette quête de ceux de ses compatriotes ouverts au dialogue, le Chef de l’état a convoqué des Concertations nationales qui ont réuni en septembreoctobre 2013 un mois durant des membres de la majorité, une fraction significative de l’opposition et des représentants des organisations de la société civile à l’issue desquelles, il a annoncé la formation d’un gouvernement de cohésion nationale. Cette annonce politique qu’incarne et renforce sa vision conduit-elle le Chef de l’état à enfreindre les prescrits de la Constitution qui règlementent la vacance à la Primature tout comme ils organisent la nomination au poste de Premier ministre? Répondre par l’affirmative serait faire montre de déni de droit... Mais comment matérialiser cette volonté présidentielle publiquement exprimée en la conformant à la loi du pays? En clair, comment mettre en cohérence la politique et la loi? C’est cette équation que le dernier carré du sérail doit résoudre et qui explique la longue attente... Tel que compris, un gouvernement de cohésion nationale suppose un changement de cap dans les options mises en œuvre par le Gouvernement ou, à tout le moins, un recadrage de celles-ci. En l’espèce, ces options sont celles résultant des recommandations des Concertations nationales ayant regroupé aussi bien la majorité présidentielle que la fraction significative de l’opposition et des membres de la société

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civile. L’opposition qui accepterait l’appel de la cohésion nationale rejoindrait la Majorité parlementaire et perdrait du coup la qualité d’opposition. L’opposition qui souhaite rejoindre la majorité en vue de gouverner ensemble a-t-elle cette même compréhension de la loi et de son bon fonctionnement? En clair, est-elle prête à jouer pleinement le jeu de la cohésion nationale qui implique courage et responsabilité? Responsabilité politique et historique s’entend! Répondre par l’affirmative serait aller vite en besogne... Or précisément, c’est à ce niveau que se situe le couac qui trouble le projet de cohésion nationale et retarde sa mise en œuvre. Depuis l’annonce présidentielle, la démarche de l’opposition déroute - le moins que l’on puisse dire. Il n’y a pas que ses demandes abracadabrantes de quotas qui déjouent le jeu. Le pays retourné à l’âge du «partage équitable et équilibré» du régime honni du 1+4! De même l’incroyable flambée de demandes de postes. à entendre des sources, il y aurait jusqu’à deux cents candidats enregistrés pour des portefeuilles ministériels. On se bouscule au portillon. Le jeu est aux crocs-en-jambe. Le plus malheureux et le plus diabolisé de saison - à chacun sa part de diabolisation - est l’autorité morale de cette fraction de l’opposition «républicaine», le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo littéralement désacralisé. C’est à en pleurer à grosses gouttes pour sûr. Au fond, qui a gagné quelle élection pour réclamer quoi? à supposer que le Chef de l’état accède à certaines demandes, c’est pour répondre à quel service rendu ou, mieux, pour qu’il reçoive quoi en retour? Bref, quel est en définitive l’intérêt de l’opération? S’il s’agit d’enlever ceux qui siè-

gent au sein de l’Exécutif pour qu’on en mette d’autres, il faut bien pouvoir justifier comptant. En politique, jamais les raisons n’ont été toujours les mêmes pour tout le monde. Si le verbe haut ou la brillance intellectuelle peut être signe de compétence, il ne saurait être le sésame-ouvre-toi. En politique objectivement - ne nous racontons pas de blagues il n’y a que deux mots qui comptent: apport et intérêt… Qui impliquent fidélité et loyauté, les deux mots qui génèrent la confiance susceptible, si elle est éprouvée, de mettre des personnes ensemble. Il n’en existe pas d’autres. «La différence entre l’homme politique et l’homme d’état est la suivante: le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération», pose l’écrivain anglais James Freeman Clarke, 18101880. Si l’homme politique est celui qui pense à sa réélection dès le lendemain de son élection, que l’homme d’état pense au contraire aux générations futures en réalisant des actions qui passent les âges quel qu’en soit le prix pour ses contemporains -, il faut savoir quelle recette fait un homme d’état qui n’a pas été un homme politique. Sans avoir reçu un mandat électif. à l’ère de la société de l’information - la communication nous inonde en devenant instantanée et interactive - que n’a pas connue l’écrivain anglais, peut-on poser un acte qui ne soit d’adéquation? L’œuvre n’a-t-elle pas de sens que dans la durée? Si jamais il n’existe aucune compréhension partagée de cette cohésion - aucune «âme commune» -, faut-il malgré tout y aller et risquer de faire chambouler l’édifice kabiliste savamment mis en œuvre qu’il faut sauvegarder en vue de rudes batailles à venir?

t. kin-kiey Mulumba n

Professeur d’Université.


La province de l’équateur va retrouver son assemblée l’actus |

R

ichard Muyej Mangez Mans a annoncé lundi 16 juin la reprise des travaux à l’assemblée provinciale de l’équateur fermée en avril sur décision du gouvernement prise en conseil des ministres. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion organisée au Palais du peuple autour du président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku Ndjalandjoku à laquelle le ministre de l’Intérieur a pris part.

trouble à l’ordre public. Cette réunion avait été annoncée la veille 15 juin par le président de la Chambre basse dans son discours de clôture de la session de mars, répondant à une motion du Député originaire de l’équateur Henry Thomas Lokondo (maj). Des députés nationaux originaires de

à dr., Richard Muyej Mangez Mans. à g., Louis-Léonce Koyagialo Te Gerengbo. droits réservés.

l’équateur et des députés provinciaux de cette province avaient également pris part à cette réunion. «Ils ont posé un

problème qui avait déjà sa solution. Mais il faut laisser le temps d’asseoir cette solution. Il y a déjà le bureau de l’assemblée

qui est en place. Le personnel d’appoint aussi. Il ne reste plus qu’à décider de la levée de la mesure de suspension des acti-

vités de l’assemblée provinciale», a déclaré Richard Muyej, indiquant que la levée de cette mesure sera «décidée au Conseil

Les confidences de l’assistante personnelle de Madiba racontées dans un livre qui fait polémique

D

ans «Good morning, Mister Mandela», Zelda la Grange, femme de confiance et assistante personnelle de l’exPrésident sud-africain, décédé en décembre dernier, à l’âge de 95 ans, accuse le clan familial de sordides manigances durant ses

derniers jours. Le livre paraîtra jeudi 18 juin. Il s’agit de 19 années de mémoires qui racontent la relation entre Zelda la Grande et Nelson Mandela. Le Sunday Times en a publié les bonnes pages dimanche. On peut notamment y lire que l’épouse de M. Mandela, Graça

Machel, a été écartée par certains membres du clan familial qui la traitaient mal alors même que l’ancien leader de l’Afrique du Sud était sur son lit d’hôpital. L’auteur fait le récit du traitement mesquin de Mme Machel de la part de membres la famille du

héros sud-africain qui se querellaient entre eux des années avant sa mort, à l’âge de 95 ans. «Je ne connais aucune personne vivante traitée avec une telle absence de respect que Mme Machel», écrit l’auteur. Celle-ci s’est même retrouvée obligée d’obtenir une

accréditation pour assister le 15 décembre aux obsèques de celui qui fut son époux. Les réactions n’ont pas tardé. La fille aînée de Mandela, Makaziwe, jure que Zelda la Grande serait poursuivie en justice si elle ne pouvait pas prouver ses dires.

l’officier natif de Kinshasa. à Nakabumbi, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Goma, les hommes du 391e bataillon commando ont creusé une tranchée derrière une rangée d’eucalyptus qui marque, disent-ils, la frontière. Tous les 30 m environ, une sentinelle, armée d’une mitrailleuse ou d’une kalachnikov, surveille ce qui se passe de l’autre côté. Chaque poste de garde est doté d’une petit abri de branchages où le soldat peut passer la nuit. Un champ de maïs les sépare du bâtiment abritant des soldats rwandais et des habitations du village d’en face, à environ 300 mètres. D’après le lieutenant, les Rwandais revendiquent également trois autres arbres un peu plus jeunes, situés à quelque distance le

long de la ligne arborée. «Une fois, ils ont même envoyé un général», s’amuse-t-il. La frontière a connu un brusque regain de tension à quelques kilomètres de là, mercredi et jeudi. Des combats ont coûté la vie à cinq militaires congolais. La situation est revenue au calme depuis lors. Majoritairement hutu, les habitants de Nakabumbi gardent un souvenir amer de l’intervention des troupes rwandaises lors des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003), qui se sont accompagnées de nombreux massacres, et des vexations quotidiennes sous la coupe des milices rebelles congolaises à dominante tutsi, soutenues par le Rwanda, qui se sont succédé dans la région jusqu’à la chute de la dernière d’entre elles, le Mouvement du

23 Mars (M23), en novembre 2013. Les trois arbres, «des Rwandais sont venus les planter au Congo à l’époque du RCD, et maintenant ils disent vouloir les couper», dit Deo Makombe, chef du groupement de Buhumba, dont dépend Nakabumbi. Contrôlée en sous-main par Kigali, la milice du RCD a administré la zone pendant la deuxième guerre du Congo. Après sa victoire sur le M23, l’armée congolaise s’est déployée à Nakabumbi, à une centaine de mètres en retrait de la frontière. Mais les soldats rwandais «envoyaient les civils (d’en face) avec leur bétail pour venir paître ici», accuse un villageois. Alors les hommes du «bataillon américain» - ils ont été formés par les étatsUnis - ont avancé leurs positions jusqu’à leur

emplacement actuel. Pendant des années, les habitants du village rwandais voisin ont pris de mauvaises habitudes, «ils venaient couper des arbres comme ils le voulaient et ils se moquaient de nous», ou alors ils venaient avec leurs troupeaux et «massacraient nos cultures», dit Moïse Rame, agriculteur veuf de 53 ans. «Notre armée nous aide beaucoup. Maintenant, il n’y a plus d’infiltrations», ajoute-t-il. Intrigué par le rassemblement de curieux provoqué par la présence de trois journalistes de l’Afp, un petit groupe de soldats rwandais s’approche des lignes congolaises mais reste à distance. «Comment ça va aujourd’hui?», leur lance en swahili le capitaine escortant la presse. On répond par un pouce levé.

Les arbres du RCD à la base des morts

C

’est chaque fois la même chose. Les Rwandais se déploient comme s’ils allaient attaquer. Ils avancent jusqu’à quelques mètres de nos positions, nous disent que cet arbre leur appartient et que nous devons le couper de gré ou de force. L’eucalyptus est toujours là, mais l’incident se reproduit deux ou trois fois par semaine, assure ce lieutenant des FARDC déployé depuis quatre mois à la frontière avec le Rwanda. L’affaire se dénoue par un dialogue plus ou moins courtois, dit l’officier, qui déplore des «provocations» et «menaces» permanentes des soldats rwandais. «Ils nous accusent de ne pas être des Congolais, mais des FDLR» accusés de crime de génocide Tutsi, ajoute

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des ministres». Le gouvernement avait suspendu toutes les activités de l’assemblée provinciale invoquant l’urgence de mettre fin à «une nouvelle crise en gestation au sein de l’assemblée provinciale et du gouvernement provincial de l’équateur». Le gouvernement reprochait à l’assemblée provinciale - qui n’a jamais fait preuve de résultats - d’entretenir deux courants en son sein troublant l’ordre public. L’un se préparait «à déchoir le vice-gouverneur qui allait gérer la province», alors qu’un un autre «se préparait à renvoyer le gouverneur» Louis-Léonce Koyagialo parti en soins à l’étranger pour la deuxième fois. «L’essentiel est qu’on a dit au ministre que la décision était inappropriée. Il a compris et a promis que cette mesure sera levée lors du prochain conseil des ministres», a déclaré le député Henry Thomas Lokondo, initiateur de la motion d’information qui a conduit à la tenue de

cette réunion. Dans sa motion d’information de levée de suspension de l’Assemblée provinciale présentée à la plénière de l’Assemblée nationale de vendredi 13 juin, le député Lokondo a affirmé que la raison avancée à l’époque par le gouvernement pour suspendre les travaux de l’assemblée provinciale s’est avérée fausse. D’ où la nécessité de lever cette mesure qui bloque le fonctionnement de cette institution. Mais cette annonce ne paraît pas avoir convaincu les députés provinciaux de l’équateur, en séjour dans la Capitale. Qui disent attendre que cette annonce se concrétise. «Ce n’est pas la première fois que le ministre de l’Intérieur nous promet cette réouverture. Le bureau de l’assemblée provinciale était ici et est reparti à Mbandaka sans suite» favorable, a expliqué le député provincial Justin Ngayo Likinda.

alunga mbuwa n

Les Chambres jugent concluante la session de mars

S

atisfecit décerné! On pourrait résumer le sentiment qui a marqué Aubin Minaku Ndjalanjoku en clôturé dimanche 15 juin la session de mars. Une session fructueuse avec le vote de 14 lois, a estimé le président de l’Assemblée nationale, dans son discours de clôture. Mais des députés de l’opposition déplorent un contrôle parlementaire «pas assez consistant». Minaku s’est au contraire félicité du travail abattu, citant le vote du projet de loi sur le code des assurances et la proposition de loi portant régime général des hydrocarbures. Il a souligné que plusieurs défis restent à relever insistant sur les priorités inscrites au calendrier de la prochaine session sans préciser si elle sera ordinaire à la rentrée septembre

ou extraordinaire soit avant septembre. «Nous examinerons notamment en priorité, le projet de loi organique portant fixation des limites des provinces et de la ville de Kinshasa. La priorité sera aussi accordée à l’examen du projet de loi portant organisation des élections urbaines, municipales et locales, et enfin notre attention sera accordée à l’examen du projet de loi portant reddition des comptes du budget du pouvoir central pour l’exercice 2013». Il a annoncé la mise en place dans les prochains jours d’un comité de suivi des recommandations faites au gouvernement. De son côté, le président du Sénat Léon Kengo Wa Dondo a jugé concluant le bilan de cette session. Dans son discours, il s’est félicité du travail abattu mettant l’accent sur le contrôle parlementaire effectué par les sénateurs.


Le Kenya déclaré «zone de guerre», les shebabs exécutent 49 personnes L les couloirs de la passion et du crime |

es islamistes somaliens shebab ont revendiqué lundi l’attentat qui a fait au Kenya 49 morts près de l’archipel touristique de Lamu (sud-est), sur la côte, et ont appelé les touristes à éviter le pays, décrété «zone de guerre». Menée dimanche en pleine nuit par un commando d’une cinquantaine d’hommes qui, selon des témoins, ciblaient les chrétiens, cette opération dans la localité de Mpeketoni est la plus meurtrière et la plus spectaculaire depuis l’assaut par un commando shebab du centre commercial Westgate de Nairobi en septembre 2013, qui avait fait au moins 67 morts. Les shebab, liés à Al-Qaeda, ont affirmé que l’attentat était une réponse à «la répression brutale du gouvernement kényan contre les musulmans au Kenya» et «le massacre de musulmans innocents en Somalie». Le Kenya, qui combat les shebab en Somalie au sein de la force africaine Amisom, «est désormais officiellement une zone de guerre», ont juré les islamistes somaliens, appelant étrangers et touristes à ne pas se rendre dans le pays, sous peine d’«amères conséquences». Les états-Unis ont «condamné avec la plus grande force» cet attentat «abominable». D’après les informations disponibles, aucun Américain n’a été tué ou blessé, a précisé la porte-parole du département d’état Jennifer Psaki. Légèrement en retrait de l’océan Indien et à une trentaine de kilomètres de la ville touristique et historique de Lamu, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la localité de Mpeketoni offrait lundi un spectacle de désolation, entre amas de tôles effondrées et murs noircis par les flammes. à l’intérieur de modestes maisons ou dans la rue en plein soleil, des cadavres gisaient dans des flaques de sang, avant d’être emportés par les secours. De la fumée s’échappait toujours de

Les corps des personnes exécutées par les shebabs somaliens près de l’archipel touristique de Lamu (sud-est), sur la côte, exposés. droits réservés. bâtiments incendiés. somalien Abdiweli porte à au moins 77 le dans trois véhicules. les immenses plages refusé de retirer nos «Les femmes et les Sheikh Ahmed a nombre de personnes Ils portaient le drapeau de sable blanc attirent troupes de Somalie, enfants étaient laissés d’ailleurs condamné tuées depuis le début des shebab et parlaient de nombreux touristes ils devaient venir (au de côté. Tous ceux qui lundi «des actes de de l’année au Kenya en somali. Ils criaient occidentaux. En une Kenya) pour ne laisser ont été tués étaient des terrorisme, vicieux et dans des opérations «Allah Akbar»» (Dieu quinzaine d’années, que «des veuves et chrétiens. Si vous étiez est le plus grand), lâches, contre des civils la zone a été la cible attribuées au shebab ou des orphelins»». Le musulmans, vous étiez innocents». La tension à leurs sympathisants. a déclaré le préfet de plusieurs attentats Kenya a été visé par épargnés», a déclaré à n’a cessé de monter Les pays de la région adjoint du département, une série d’attaques islamistes, notamment l’Afp John Mwagi, un au Kenya depuis mars Benson Maisori. Ils une attaque à Mombasa engagés en Somalie se depuis que son armée enseignant de 44 ans avec une intensification en 2002 visant des sont mis en alerte pour ont d’abord attaqué le est entrée en Somalie, qui a assisté au drame. des attentats, la Coupe du monde de poste de police local touristes israéliens qui en octobre 2011, pour Les hommes étaient football, par crainte mais ont été repoussés, y combattre les shebab. notamment sur la côte avait fait 13 morts. exécutés «les uns après selon la porte-parole de l’océan Indien dont d’attentats. L’attaque de Mpeketoni Le Premier ministre les autres», a ajouté de la police. Ils ont David Waweru, un ensuite ouvert le feu jeune homme d’une dans la rue, avant vingtaine d’années. d’attaquer des hôtels Selon des sources et des restaurants où locales, la zone de les clients attablés amie, la fille Kabemba. accusé d’infraction cquitté. La Mpeketoni - à une regardaient à la Alors qu’ils étaient en d’assassinat. Cette Cour d’appel centaine de kilomètres télévision le Mondial train de se baigner dans nouvelle action aura de Matete au sud de la frontière de football au Brésil. la piscine, les deux pour conséquence, le a donc somalienne - est Au moins 20 véhicules adolescents se sont dessaisissement de prononcé le 6 juin majoritairement habitée et plusieurs bâtiments noyés. juge du tribunal de l’acquittement pur et par des chrétiens, ont été incendiés. «La Acheminés à l’hôpital, paix Ngaliema au profit simple de Magloire alors que la côte, où sécurité a été renforcée Kabenga, ancien les médecins ont de celui de grande se concentrent les à travers le pays», a constaté leur décès. instance. Pendant ce directeur général de touristes occidentaux, assuré le ministre de Saisi des faits, le temps, le maître nageur la DGRK, poursuivi est essentiellement l’Intérieur Ole Lenku, Parquet a qualifié les est mort à la suite d’une depuis 2009 pour musulmane. «Le bilan dénonçant un «acte faits en homicide courte maladie. homicide involontaire Magloire Kabenga. dr. est monté à 49 morts», de haine». L’attaque a involontaire mis à Et l’affaire s’est des jumeaux Fwelo, a déclaré une porteduré plusieurs heures. charge du maître éteinte, l’infraction noyés dans la piscine de la Gombe avait parole de la police, Le commando a nageur pour défaut de étant individuelle. Les de sa résidence à retenue. C’est un ouf Zipporah Mboroki. ensuite semé la terreur précaution de sa part. parents des jumeaux l’occasion d’une fête de soulagement pour Parmi eux figure un alentour, notamment Et l’affaire sera fixée vont dans leur acte d’anniversaire de sa cet ancien directeur policier qui n’était dans le village de devant le tribunal de d’accusation, soutenir fille. général de DGRK qui «pas en service». Les Kibaoni, à environ paix de Ngaliema. que Magloire Kabemba a fait l’objet d’une victimes sont toutes six kilomètres. Une Condamné au premier Alors que le procès avait planifié cette campagne médiatique kényanes. habitante, Anne degré, Malgoire poursuivait son cours mort. D’où, la thèse où il était présenté pour Kabemba était Gathigi, y a perdu son normal, la famille d’assassinat. Prétendant un criminel. Les faits Le drapeau des poursuivi depuis 5 ans. Fwelo a initié une que Kabemba se mari. Les hommes remontent à mars 2009, La Cour a dit «non shebab. citation directe trouvait sur place, au armés «m’ont demandé lorsque les jumeaux établi en fait comme en «Il y avait une devant le Tribunal moment de la noyade; si je savais qui Fwelo ont accompagné droit» cette infraction de grande instance ve qui était loin d’être cinquantaine leur grande soeur, venue étaient les shebab. Ils que le Tribunal de de la Gombe contre établi. d’assaillants répondre à l’invitation m’ont dit que notre grande instance Magloire Kabemba PAJOLA MUMBEMBE n d’anniversaire de son lourdement armés, gouvernement ayant

Jumeaux noyés dans sa piscine, l’ex-DG de la DGRK acquitté d’homicide

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retour sur l’info |

Un journaliste membre de l’extrême droite française qui berna les Africains

S

avait-on qui était Robert Ménard surnommé aussi «l’adjudant Ménard», qui dirigea longtemps l’ONG RSF (Reporters sans frontières) élu, aux dernières élections municipales françaises, maire de Béziers, sur les listes du FN (le Front National), parti des Le Pen (père et fille)? Le Pen, cet homme politique français connu pour ses idées racistes, qui préconisait fin mai dernier le recours à la fièvre hémorragique mortelle Ebola pour exterminer «en trois mois» la race noire sur la surface terre. évoquant l’«explosion démographique dans le monde», le «risque de submersion» de la France par l’immigration et «le remplacement de la population qui est en cours» à cause notamment de la «faible natalité du continent européen», celui qui est aujourd’hui président d’honneur du FN, réélu député européen, affirmait: «Ils ont des yeux et ne voient pas. Ils ont des oreilles et n’entendent pas», citant un livre de la démographe Michèle Tribalat, «Les yeux grands fermés», sous-titré «L’immigration en France». Ci-après des extraits d’un article du Soft daté 7 mars 2006 publié à l’occasion d’une visite de Bernard Ménard à Kinshasa. Ménard auteur notamment de «Ces journalistes que l’on fait taire», Albin Michel, Paris 2001 et, avec Emmanuelle Duverger, juriste internationaliste à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, de «la censure des bien-pensants», Albin Michel, Paris 2003, ouvrage violemment attaqué, notamment, par Arno Klarsfeld, avocat d’affaires, internationaliste également. Le journaliste français Robert Ménard, patron de RSF, arrive à Kinshasa le mardi 7 mars directement de Paris. Il atterrit dans la Capitale peu avant 19 heures locales par un régulier d’Air France et, signe de l’objet et de l’urgence de sa mission en R-dCongo dont on peut imaginer le rétentissement international, l’activiste professionnel de défense des journalistes dans le monde se ren-

Robert Ménard, qui dirigea longtemps RSF (Reporters sans frontières) a été élu maire FN de Béziers. PASCAL GUYOT-AFP. dra depuis l’aéroport de rendez-vous. Il tiques r-dcongolais témoins et dont les et à s’associer à notre N’Djili, directement rencontrera - c’est qu’ils lancent enfin conclusions seront voix pour exiger la à la rédaction de noconfirmé - le Vice-pré- l’enquête sur l’assasexemptes de tout constitution rapide tre consœur de «la sident en charge de la sinat du journaliste de soupçon de partiad’une commission Référence Plus» où Commission politique, son vrai nom Franck lité». «Nous exhord’enquête indépenil signera le livre de sécurité et défense, Kangundu Kengy et tons la communauté dante, à laquelle nous condoléances ouvert Me Ruberwa Azarias de sa compagne de internationale, qui sommes prêts à parà la suite de l’ignoble Manywa - qui avait vie. Si jamais elle a été supervise le procesticiper», écrivait enassassinat du journainvoqué «l’infranchis- politisée, RSF veut dé- sus de transition, à core le communiqué. liste Franck Ngycke sable» au lendemain politiser cette affaire prendre JED et les Le 10 février, depuis Kangundu et de son du double meurtre et affirme, à la suite témoins de l’assassiNew York, CPJ, The épouse Hélène Paka - mais également le de son partenaire rnat sous sa protection Committee to Protect et fera part de la soliministre de la Justice dcongolais JED, qu’il darité de la commuHonorius Kisimba s’agit d’une affaire nauté professionnelle Ngoy et son collègue de justice. Dans un internationale alors de l’Information communiqué diffusé ’association ment?» «Notre ligne que l’enquête judiHenri Mova Sakanyi depuis Paris le 14 féfrançaise est d’être le moins ciaire pour élucider de même que l’Audivrier, le jour même Reporters politique possible, de le mystère du double teur général militaire de la publication de sans frontiè- nous situer exclusivemeurtre du quartier avant d’avoir des l’enquête de JED - déres n’est pas toujours ment sur un créneau Mombele paraissait séances de travail à la diée «à la mémoire de exempte de critiques. «droits de l’homme». réellement s’embourHAM, Haute Autorité Franck Ngyke KanIl y en a qui, même Avec un produitber pendant qu’elle des Médias, à l’Obser- gundu et Hélène Paka dans la profession, phare: la « liberté de paraissait avoir été vatoire national des et à celle de tous les trouvent que l’ONG la presse». Selon ses lancée tambour batDroits de l’homme, journalistes congolais sert à ériger «la peste pourfendeurs, RSF tant avec l’arrestation à l’Observatoire des tués ou portés dispamédiatique en biens’est spécialisé dans et la présentation au Médias R-dCongorus afin que la justice fait universel». Créé l’usinage médiatique public de faux coulais, OMEC en sigle. des hommes rende en 1985 pour «révode martyrs. «Notre pables. Si tous les Ménard rendra visite, paisible leur sommeil lutionner l’univers raisonnement est faisceaux indiquent annonce JED, à queléternel» -, l’ONGI apdu journalisme» par le suivant: tuer un que «Franck a été tué ques maisons de pres- pelait «solennellement celui qui fut alors journaliste, c’est aller parce qu’il a trahi», se locales, Antenne le président congomembre de la Ligue contre la liberté d’exles officiels proches A, le groupe CCTVlais Joseph Kabila à communiste révolupression qui profite à du dossier ont imméCKTV de Jean-Pierre constituer au plus vite tionnaire comme son tous. C’est imposer à diatement après le Bemba Gombo, le une commission d’enami Edwy Plenel, tous le silence» - une double meurtre, parlé groupe DigitalCongo quête indépendante l’un des dirigeants logique lumineuse qui de «crime crapuleux» de Jaynet Kabila, la chargée de faire la du «Monde», RSF conduirait à affirmer: sans apporter depuis sœur jumelle du chef lumière sur ce double s’est fait à l’image de «Tuer un électricien, le moindre début de l’État, Tropicana assassinat politique», son patron qui n’a c’est imposer à tous de preuve. Le protv, Radio Okapi et le et insistait, «sur la jamais rien caché de les ténèbres». RSF gramme de la visite groupe «le Soft Inbase des investigases convictions trots- part d’un principe du secrétaire général ternational». Robert tions de JED». «Pour kistes. courant dans la prode Reporters Sans Ménard sera reçu stabiliser et pacifier le Entre critique de la fession: «Il n’y a pas Frontières prévoit par l’ambassadeur pays, le gouvernement presse et glorificade liberté sans liberté qu’il rencontre le chef de l’UE, Union Eurode la République détion du journaliste, de la presse» car «la de l’État Joseph Kapéenne à Kinshasa, mocratique du Congo le gauchiste soixandémocratie n’existe bila Kabange mais la l’Italien Carlo de ne peut pas faire te-huitard, qui se pas tant que les méveille de cette visite, Filippi. Le secrétaire l’économie de la jusreconnaît «autoridias sont censurés». l’organisation intergénéral de RSF qui tice», déclarait encore taire» - «[…] Je ne nationale de protecvoyage avec le «MonRSF, poursuivant: sais pas discuter et journalistes tion des journalistes sieur Afrique» de «Bâclée par la police j’aime décider seul» - corrompus. n’avait encore reçu l’ONGI Léonard Vin- jusqu’à aujourd’hui, a vite tranché: «Nous Or, pour Ménard, la aucune suite sur l’iscent réunira jeudi 9 l’affaire Franck Ngyavons besoin du sou- censure ne pouvant sue d’une demande mars une conférence ke doit être résolue tien consensuel de provenir que des de visite introduite au de presse au siège de pour que la blessure la profession, tandis États, des mafias ou Palais de la Nation, a JED, quartier des tex- infligée au pays par ce que la réflexion sur le des guérillas, marché annoncé JED, Jourtiles, avenue colonel double assassinat soit métier de journaliste rime avec liberté. nalistes en Danger, au Mondjingba. Celle-ci guérie. Les pressions, prête, par définition, Financé - jusqu’à 70 «Soft International». aura lieu à 16 heures, les entraves et la mauà la polémique. Com- % du budget de l’aspeu avant qu’il ne se vaise volonté politique ment, par exemple, sociation au milieu RSF PRêT rende à l’aéroport où empêchent les autoriorganiser un débat des années 1990 - par à ENQUêTER. il embarquera pour tés d’avancer». sur la concentrala Commission euroÀ Kinshasa, Robert regagner Paris. «Il est donc urgent de tion des organes de péenne, Ménard est Ménard ne devrait L’objet de la visite de confier l’élucidation presse et demander heureux: «Depuis la néanmoins pas chôla délégation RSF est de cette affaire à un ensuite à Havas ou naissance de Repormer puisque son clairement d’obtenir tiers qui bénéficie à Hachette de sponters sans frontières, en agenda déborde des dirigeants polide la confiance des soriser un événe1985, la liberté de la

Journalists via sa directrice Ann Cooper, s’adressait à Joseph Kabila Kabange dans une correspondance insistant sur l’urgence de constituer une Commission d’enquête indépendante et sur le besoin d’établir un climat de travail susceptible de permettre aux journalistes d’exercer leur métier en toute liberté à la veille des élections générales. Franck Ngyke et son épouse ont été assassinés dans l’enceinte de leur domicile, au n°87, avenue de Ngaliema, quartier Mombele, commune de Limeté, dans la nuit du 2 au 3 novembre 2005 à 1 heure du matin. Après être sorti de son véhicule pour ouvrir le portail de fer de sa maison, alors qu’il revenait du «marbre» - le travail de nuit du journaliste - Franck Ngycke a été abordé par quatre hommes armés, vêtus en civil, qui l’attendaient. «Nous sommes venus pour te tuer», a affirmé l’un des hommes. ALUNGA MBUWA n

Entre critique et glorification

L

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 5.

presse a considérablement progressé. […] En France, la presse est non seulement plus libre, mais aussi plus impertinente». Robert Ménard - surnommé «l’adjudant Ménard» - illustre le tournant pris dans les années 1980 par ces contestataires aux dents longues, passés de l’engagement critique et politique aux préoccupations «déontologiques» et «morales». «Déontologie» oblige, l’adjudant Ménard s’indigne parfois contre des «confrères» qui ne sont «pas à la hauteur de leur mission»: «Nous veillons, depuis, c’est vrai, trop peu de temps, à ne pas en faire des parangons de vertu quand nous savons que certains sont eux-mêmes corrompus et peu respectueux d’un minimum de déontologie». Ces journalistes corrompus, Ménard les a détectés «au Cameroun», «en Côte d’Ivoire par exemple, [où] toutes les grandes entreprises disposent d’un «budget communication» très particulier, destiné à payer les journalistes pour la parution ou la non parution d’un article» et - qui sait? - en RdCongo. Le Soft International2, n°851, daté 7 mars 2006.


Document |

Calendrier des élections urbaines, municipales et locales directes et indirectes N°

Début

Fin

Durée (jours)

TACHES

ELECTIONs MUNICIPALES ET LOCALES DIRECTES 1 2 3

4

5

6-mars-14 10-juin-14 20-juin-14

25-mai-14

28-juin-14

11-juil-14 9-juil-14 21-oct-14

26-mai-14

26-aoû-14

127

Opération pilote de stabilisation des cartographies opérationelles et de fiabilisation du ficher électoral du fichier électoral. Province de Bandundu et le Territoire de Befale à l’Equateur

1

Installation du matérielet amenagement des Bureaux de vote

1

Jour du scrutin des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies ouverture des BVD, déroulement du vote et de dépouillement pour

33

14-juin-15

14-juin-15

1

30-juin-15

30-juin-15

1

Annonce des résultats provisoires pour les Conseillers des Communes et des Secteurs/ Chefferies

60

Passation des marchés pour sélection des fournisseurs du matériel électoral addit (Kis BVD, Documents électoraux de formation et de Sensibilisation)

36

1-juil-15

8-juil-15

8

Recours relatifs aux contentieux des résultats des élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies

37

9-juil-15

6-sep-15

60

Traitement des contentieux des résultats des élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies

38

15-juil-15

19-aoû-15

35

Installation des Conseils municipaux et locaux

39

7-sep-15

7-sep-15

1

ProcIamation des résultats définitifs des élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/ Chefferies

1-oct-14

20-oct-14

20

Audit externe du fichier électoral

9

22-oct-14

2-nov-14

12

Préparation du projet de repartition des sièges par le Gouvernement et dépôt au Parlement.

18

Examen et adoption de l’annexte à la loi électorale portant repartition des sièges pour les élections municipales et locales

11

21-nov-14

5-déc-14

15

Promulgationde l’annexe à la loi électorale portant repartition des sièges pour les élections municipales et locales.

12

10-déc-14

10-déc-14

1

Convocation de l’électoral pour les élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/ Chefferies

13

10-déc-14

18-jan-15

40

Ouverture des Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures : Retrait des formulaires, dépôt et traitement des dossiers

14

25-déc-14

23-avr-15

120

Déploiement du matériel électoral vers les sites de formation

15

19-jan-15

23-jan-15

5

Ajout et substitution des candidatures

16

24-jan-15

12-fév-15

20

Transmission des données et Délibération par la Pléinière de la CENI

1

Publication des listes provisoires des candidats aux élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies.

18

14-fév-15

24-fév-15

11

Contentieux des Candidatures (dépôt et traitement des recours)

19

16-fév-15

17-mars-15

30

Passation des marchés de services pour la sélection de l’imprimerie des bulletins, procès-verbaux et fichers des résultats

20

17-fév-15

17-avr-15

60

lmpression et colisage des listes électorales

21

25-fév-15

25-fév-15

1

Publication des listes définitives des candidats aux élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies

22

17-mars-15

15-avr-15

30

Production et livraison des bulletins de vote, procès verbaux et fiches de résultats vers les sites de formation

90

Campagne de sensibilisation électorale sur fe vote des Conseillers des Communes et des Secteurs/ Chefferies

24

16-avr-15

15-mai-15

30

Déploiement des bulletins de vote, procès verbaux et fiches de résultats vers les sites de formation

25

30-avr-15

29-mai-15

30

Accréditation des témoins, des observateurs et des journalistes

26

15-mai-15

15-mai-15

1

Publication de la liste des bureaux de vote dans les Antennes locales et des listes définitives des électeurs par sites de vote

27

15-mai-15

14-juin-15

31

Affichage des listes des électeurs par sites de vote et bureau de vote

24-mai-15

13-juin-15

35

8

15-mai-15

13-juin-15

Publication du Calendrier électoral pour les élections urbaines, municipales et locales du plan opérationnel 2014 et du plan de décaissement 2014

Attribution des marchés, Commande et livraison des kits BVD et documents électoraux

28

32

15

120

14-juil-15

Formation des Membres des bureaux de vote et de dépouillement (MBVD)

29-juin-15

24-déc-14

16-avr-15

7

16-juin-15

27-aoû-14

23

12-juin-15

34

7

12-fév-15

6-juin-15

Ramassage, transmission et agrégation des résultats du vote (NB Délai plus reduit si le système de transmission rapide est totalement mis en place)

10

13-fév-15

31

TACHES

123

22-juil-14

17

Durée (jours)

Opération de stabilisation des cartographies opérationnelles et de fiabilisation du fichier électoral dans les AUTRES PROVINCES (2ème Aire opérationnelle)

13-juil-14

20-nov-14

Fin

Accréditation des observateurs à long terme

6

3-nov-14

Début

30

Elaboration des mesures d’application de la loi électoral pour les élections urbaines, municipales et locales

10

10

Formation des Chefs des Centres de vote (CVV) et des présidents formateurs (PF)

29

25-mai-15

5-juin-15

12

Déploiement des CVV et PF des Sites de formation vers les Centres de vote

30

29-mai-15

12-juin-15

15

Campagne électorale pour des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies

ELECTIONs URBAINES, MUNICIPALES ET LOCALES INDIRECTES 40

5-juil-15

18-juil-15

14

Réception et traitement des candidatures des Consenrers urbains, des Maires. des Bourgmestres et des Chefs de secteur

41

5-juil-15

1-nov-15

120

Cadres de concertation aux niveaux national, provincial et local avec les parties prenantes

42

5-juil-15

1-nov-15

120

Campagne de sensibilisation électorale sur le vote des conseillers municipaux et de secteur/chefferie

43

19-juil-15

23-juil-15

5

Ajout et substitution des candidatures

44

24-juil-15

2-aoû-15

10

Transmission des données et Délibération par le Bureau de la CENI

45

3-aoû-15

3-aoû-15

1

Publication des listes provisoires des candidats Conseillers urbains, des Maires, des Bourgmestres et des Chefs de secteur

46

4-aoû-15

12-aoû-15

9

Contentieux des candidatures des Conseillers urbains, des Maires, des Bourgmestres et des Chefs de secteur (Dépôt et traitement)

47

14-aoû-15

14-aoû-15

1

Publication liste définitive des candidats Conseillers urbains, Bourgmestres et Bourgmestres adjoints. Chefs de secteur et Chefs de secteur adjoints

48

25-aoû-15

27-aoû-15

3

Campagne électorale des Conseillers urbains des Bourgmestres et des Chefs de secteur

49

29-aoû-15

29-aoû-15

1

Jour du vote des Conseillers urbains, des Bourgoumestres et des Chefs de secteur

50

29-aoû-15

30-aoû-15

2

Agrégation et annonce des résultats provisoires

51

31-aoû-15

14-sep-15

15

Recours et contentieux des résultats relatifs à l’élection des Bourgmestres et Bourgmestres adjoints, des Chefs des secteurs et leurs adjoints

52

15-sep-15

15-sep-15

1

ProcIamation des résultats définitifs des Bourgmestres et Bourgmestres adjoints, des Chefs des secteurs et leurs adjoints

53

20-sep-15

20-sep-15

1

Investiture des Bourgoumestres et Bourgoumestres adjoints des Chefs des secteurs et leurs adjoints.

54

31-aoû-15

6-nov-15

68

Recours et contentieux des résultats des élections des conseillers urbains

55

14-sep-15

8-oct-15

25

Installation des Conseils urbains

56

7-nov-15

7-nov-15

1

Publication des résultats définitifs des conseillers urbains

57

30-sep-15

30-sep-15

1

Publication liste définitive des candidats Maires et Maires adjoints

58

11-oct-15

13-oct-15

3

Campagne électorale des Maires et Maires adjoints

59

15-oct-15

15-oct-15

1

Jour du scrutin des Maires et Maires Adjoints

60

15-oct-15

15-oct-15

1

Agrégation et annonce des résultats provisoires

61

16-oct-15

30-oct-15

15

Recours et contentieux relatifs à rélection des Maires et Maires adjoints

62

31-oct-15

31-oct-15

1

Proclamation des résultats définitifs

63

5-nov-15

5-nov-15

1

Investiture des Maires et Maires adjoints Fait à Kinshasa, le 28 mai 2014 Pour la Plénière de la CENI Abbé Apollinaire MUHOLONGU MALU MALU, Président.

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notes de conjoncture économique |

évolution de la situation économique et financière du Congo au 2 mai 2014

L

e taux de change s’est situé à 924,20 CDF le dollar à l’interbancaire et à 933,75 CDF le dollar au parallèle. à fin avril, les réserves ont enregistré un recul de 50,29 millions de USD passant de 1.879,95 millions de USD à 1.829,66 millions. L’OCDE a publié le 30 avril 2014 un article intitulé «les hauts revenus captent une part croissante du revenu total dans nombreux pays». En effet, ces trente dernières années, la part des plus riches dans le total des revenus avant impôts (1 %) a progressé dans la plupart des pays de l’OCDE. Sur cette période, cette franche de la population a en effet capté une part disproportionnée de la progression globale des revenus. En revanche, les revenus des ménages les plus modestes n’ont pas progressé au même rythme que le total des revenus, et nombre d’entre eux n’ont pas vu leur situation financière s’améliorer depuis le

milieu des années 80. En excluant les plus riches de la population (1%), le taux de croissance des revenus est sensiblement moins élevé dans de nombreux pays, ce qui explique pourquoi tant de personnes indiquent que l’augmentation de leurs revenus n’est pas proportionnelle à la croissance économique globale. Sans une action concertée des pouvoirs publics, l’écart entre riches et pauvres devrait se creuser davantage au cours des prochaines années. C’est pourquoi, il est capital de veiller à ce que les plus hauts revenus acquittent une juste part de l’impôt. Une série de réformes, que pourraient entreprendre les pouvoirs publics, a été avancée afin de veiller à ce que les hauts revenus contribuent de façon équitable à l’effort fiscal, notamment la suppression ou la réduction d’un large éventail de déductions fiscales, crédits d’impôts et exonérations qui bénéficient de façon disproportionnée aux hauts revenus.

w Dans la Zone euro, la BCE a présenté le 28 avril 2014 deux rapports, le premier de l’année 2013 sur la stabilité financière et l’intégration de l’Europe et le deuxième de l’année 2014 sur l’intégration financière en Europe. Il en résulte que la stabilisation financière dans la Zone euro s’est améliorée mais que la crise demeure. Les deux rapports montrent que les progrès au niveau de la stabilisation financière sont solides bien qu’irréguliers et les solutions adoptées aux niveaux européen et mondial comprenant le Mécanisme de surveillance unique et le Cadre de résolution unique, ont été mises en place. w Aux USA, le Comité de politique monétaire de la Fed a décidé le 30 avril de poursuivre avec la baisse de ses achats mensuels d’actifs en dépit d’une croissance économique quasi-nulle et de maintenir inchangé son taux directeur proche de zéro, soit à 0,25 %. Les injections supplémentaires de liquidités sont revues

de nouveau à la baisse passant de 55 milliards à 45 milliards de USD, soit une réduction de 10 milliards. La croissance au premier trimestre s’est hissée à 0,1 %, expliquée par les conditions climatiques difficiles contre des prévisions de 1%. Le taux de chômage s’est établi à 6,3 % en avril 2014 contre 6,7 % en mars, soit le plus bas depuis cinq ans et demi. w Au Japon, le taux de chômage est revenu à 3,6 %, son niveau d’avant la crise financière. Cette situation révèle une détente observée sur le marché du travail et l’optimisme lié aux perspectives favorables de l’emploi sur fond de mesures gouvernementales de relance de l’activité. w En Afrique, à l’issue des travaux de la 6ème Conférence des ministres de l’éducation de l’Union Africaine tenue le 25 avril 2014, sur le thème «Renaissance de l’Afrique à l’horizon 2063 à travers l’éducation», il a été décidé

Cours des principaux produits de base

cours

variation mensuelle (en %) Cours du Cuivre LME $/tm cours

variation mensuelle (en %) Cours du Cobalt Londres $/tonne cours

variation mensuelle (en %) Cours de l’or New York $/o.t. cours

variation mensuelle (en %) Cours du riz Chicago Cts/lb cours

variation mensuelle (en %) Cours du Blé Chicago $/tonne cours

variation mensuelle (en %) Cours du Maïs Chicago $/tonne cours

variation mensuelle (en %)

Marchés mondiaux. Sur le marché des changes, la parité euro/ dollar s’est maintenue autour de 1,38 à la suite de la décision de la Fed de maintenir son taux directeur inchangé. Sur le marché des matières premières, les cours de principaux produits de base intéressant l’économie congolaise ont connu des évolutions erratiques: maïs (+1,0%), blé (-2,4 %), pétrole (-0,2 %) et cuivre (+1,3 %). Prix intérieurs. L’inflation à la 5ème semaine du mois d’avril reste sous contrôle. En effet, d’un taux d’inflation hebdomadaire de 0,025 % la semaine précédente, il a été

31 déc13

31 janv 14

28 févr 14

31 mars 14

30 avr 14

110,59

106,33

109,09

107,46

107,28

Produits énergétiques

Cours du Pétrole (brent) $/baril

l’élaboration d’une stratégie de l’éducation et de la formation professionnelle afin de doter les pays d’un système éducatif performant et adapté au besoin d’emploi. Ce système éducatif conduirait à réduire la dépendance économique, scientifique et technologique.

0,56

-3,85

2,60

Produits miniers

-1,49

-0,16

7 394,00

7 090,00

7 097,00

6 635,50

6 723,00

28 951,65

30 605,40

33 516,00

33 670,35

33 670,35

1 205,90

1 244,70

1 326,50

1 294,75

1 292,70

5,24

0,00

-3,65

-4,11

5,71

3,22

0,10

9,51

6,57

Produits agricoles

-6,50

0,46

-2,39

1,31

0,00

-0,15

15,50

15,41

15,48

15,52

15,49

603,00

556,25

597,50

696,75

713,50

155,33

159,10

167,10

183,09

185,00

-2,12

-7,41

2,18

-0,58

0,45

-7,75

7,42

2,43

5,03

0,26

16,61

9,57

-0,19

2,40

1,04

Sources : Les échos, Banque centrale du Congo

Euro/dollar

Marché des devises

janv14

févr 14

mars 14

18 Apr 14

25 Apr 14

02 mai

1,35

1,38

1,37

1,36

1,38

1,38

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284| PAGE 8.

enregistré au cours de la semaine sous revue, une variation de 0,002 point, soit un taux de 0,027 %. Ce qui porte le cumul annuel d’inflation à 0,528 %. En prolongeant les mêmes tendances, l’inflation devrait se situer à 1,533 % à fin décembre. En glissement annuel, le taux d’inflation se situe à 1,351 % contre un objectif de 3,7 %.

Secteur extérieur. Le 2 mai 2014, le marché des changes demeure stable. En effet, il a été noté une appréciation de 0,2 % du taux indicatif et une dépréciation de 0,3 % du taux parallèle. Ainsi, le taux de change s’est situé à 924,20 CDF le dollar à l’interbancaire et à 933,75 CDF le dollar au parallèle. à fin avril, les réserves ont enregistré un recul de 50,29 millions de USD, d’un mois à l’autre, passant de 1.879,95 millions de USD à 1.829,66 millions en raison d’une forte consommation de devises de la part du Trésor, dictée par la nécessité de répondre à certaines dépenses prioritaires (paiement du service de la dette extérieure) et d’investissement (paiement équipement et accessoires pour le parc agroindustriel de Bukangalonzo, achats des minibus et bus et autres intrants agricoles et de pêche). En cumul annuel, l’exécution du budget en devises indique une accumulation nette de devises de 103,65 millions de USD. Ce niveau correspond à 8,8 semaines d’importations des biens et services sur fonds propres. Opérations financières du secteur public. Au 30 avril 2014, la balance mensuelle du Compte Général du Trésor indique un déficit de 56,9 milliards de CDF, ramenant l’excédent cumulé annuel à 218,1 milliards de CDF. La situation provisoire du plan de trésorerie de la BCC au 30 avril 2014 indique un déficit de 0,8 milliard de CDF tant en flux mensuel qu’en cumul annuel. Cette situation devrait s’améliorer à la clôture définitive du mois. Secteur monétaire: les transactions mensuelles opérées sur le guichet des facilités

permanentes au 30 avril s’établissent à 238,85 milliards de CDF, portant le cumul annuel à 446,65 milliards de CDF contre un niveau cumulé de 54,4 milliards à fin décembre 2013. A l’interbancaire, des opérations pour un import de 37,3 milliards de CDF ont été effectuées au cours de la dernière semaine d’avril au taux moyen pondéré de 1,62 %, portant un cumul mensuel et annuel respectivement de 209,70 milliards et 622,40 milliards de CDF. Au 30 avril 2014, l’encours des Bons BCC s’est maintenu à 103,0 milliards, dont 10,00 milliards pour la maturité à 7 jours, 70,00 milliards pour celle à 28 jours et 23,00 milliards de CDF pour celle à 84 jours, dégageant une variation hebdomadaire nulle et une injection annuelle de liquidité de 61,26 milliards de CDF. Tous les objectifs de la politique monétaire ont été sous contrôle à l’exception de la masse monétaire qui s’est démarquée de son niveau projeté de 23,39 milliards de CDF en raison de l’accroissement des avoirs extérieurs aussi bien de la Banque Centrale que des banques commerciales. INTERNATIONAL. LOCDE a publié le 30 avril 2014 un article intitulé «les hauts revenus captent une part croissante du revenu total dans nombreux pays ». En effet, ces trente dernières années, la part des plus riches dans le total des revenus avant impôts (1 %) a progressé dans la plupart des pays de l’OCDE. Sur cette période, cette franche de la population a en effet capté une part disproportionnée de la progression globale des revenus. En revanche, les revenus des ménages les plus modestes n’ont pas progressé au même rythme que le total des revenus, et nombre d’entre eux n’ont pas vu leur situation financière s’améliorer depuis le milieu des années 80. En excluant les plus riches de la population (1%), le taux de croissance des revenus est sensiblement moins élevé dans de nombreux pays, ce qui explique pourquoi tant de personnes indiquent que l’augmentation de (suite en page 9).


notes de conjoncture économique |

Le taux de change s’est situé à 924,20 CDF à l’interbancaire et à 933,75 CDF au parallèle (suite de la page 8)

leurs revenus n’est pas proportionnelle à la croissance économique globale. Sans une action concertée des pouvoirs publics, l’écart entre riches et pauvres devrait continuer de se creuser au cours des prochaines années. C’est pourquoi, il est capital de veiller à ce que les plus hauts revenus acquittent une juste part de l’impôt. Une série de réformes a été avancée que pourraient entreprendre les pouvoirs publics afin de veiller à ce que les hauts revenus contribuent de façon équitable à l’effort fiscal, notamment :  supprimer ou réduire un large éventail de déductions fiscales, crédits d’impôts et exonérations qui bénéficient de façon

disproportionnée aux hauts revenus ;  traiter toutes les formes de rémunération comme des revenus ordinaires, y compris les avantages divers, les dispositifs d’intéressement et les options sur titres ;  envisager de modifier la structure fiscale afin d’accorder une plus large place aux impôts périodiques sur la propriété immobilière ;  examiner d’autres formes d’impôt sur le patrimoine, comme les droits de succession ;  étudier des solutions en vue d’harmoniser l’imposition des revenus du capital et des revenus du travail ;  renforcer la transparence et la coopération internationale en matière de règles fiscales afin de réduire le chalandage fiscal (individus à hauts

revenus et entreprises qui procèdent à des montages pour tirer profit dune fiscalité plus favorable à l’étranger) et l’optimisation fiscale;  élargir l’assiette de l’impôt sur le revenu, afin de réduire les possibilités d’évasion et, partant, l’élasticité du revenu imposable ;  concevoir des mesures visant à améliorer la transparence et la discipline fiscale, notamment en soutenant les efforts déployés à l’échelle internationale, sous l’égide de l’OCDE, pour garantir l’échange automatique de renseignements entre les administrations fiscales. Par ailleurs, les services du FMI ont publié le 29 avril un résumé analytique intitulé «Préserver la reprise sur fond

de reflux de liquidité mondiale» dans lequel ils indiquent une reprise dans la plupart des pays d’Europe Centrale, Orientale et Sud Est (ECOSE) tirée par la relance observée dans la zone euro. Toutefois, cette reprise reste confrontée à un certain nombre de risques inhabituels. Cependant, cette région demeure exposée aux chocs qui affectent le financement extérieurs, liés essentiellement à (i) l’encours relativement élevé des dettes extérieures, (ii) l’ampleur des besoins de financement et (iii) l’importance des engagements en devises. Les politiques plus résolues et l’existence des marges de manœuvres plus importantes, devraient donc, contribuer à atténuer ces chocs et

permettre d’exploiter un potentiel de croissance plus important.

Principaux pays et zones économiques.  Europe. La BCE a présenté le 28 avril 2014 deux rapports, le premier de l’année 2013 sur la stabilité financière et l’intégration de l’Europe et le deuxième de l’année 2014 sur l’intégration financière en Europe. Il en résulte que la stabilisation financière dans la Zone euro s’est améliorée mais que la crise demeure. Les deux rapports montrent que les progrès au niveau de la stabilisation financière sont solides bien qu’irréguliers et les solutions adoptées aux niveaux européens et mondiaux comprenant

le Mécanisme de surveillance unique et le Cadre de résolution unique, ont été mises en place. Cependant, la Zone euro rencontre encore de grands défis en terme de croissance terne, de chômage excessif, de fragmentation et d’inflation basse qui aggravent le fardeau de la dette qui pèse encore sur les gouvernements et les agents économiques privés. L’inflation au mois d’avril s’est située à 0,7 % contre 0,5 % au mois de mars. Cette hausse éloigne le spectre de la déflation qui planait ces derniers mois. Quant à la croissance du secteur manufacturier, elle s’est confirmée en avril dans la zone. Selon Markit, l’indice PMI manufacturier s’est établi à 53,4

Estimation de la croissance dans l’optique de la production. 2012

2013

points en légère hausse par rapport à la première estimation de 53,3 points contre 53,0 points en mars. Par ailleurs, l’office européen des statistiques, Eurostat a révélé un taux de chômage corrigé des variations saisonnières de 11,8 % en mars 2014.

 Amérique Le Comité de politique monétaire de la Fed a décidé le 30 avril de poursuivre avec la baisse de ses achats mensuels d’actifs en dépit dune croissance économique quasinulle et de maintenir inchangé son taux directeur proche de zéro, soit à 0,25 %. Les injections supplémentaires de liquidités sont revues de nouveau à la baisse passant de 55 milliards (suite en page 10). 2014

var réelle (en%)

Contrib. à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

var réelle (en%)

Contrib. à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

var réelle (en%)

Contr à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

Secteur primaire

6,4

46,3

3,3

7,8

46,9

4,0

9,8

52,3

5,0

Agriculture, élevage, pêche

3,5

15,5

1,1

4,2

14,8

1,3

6,0

18,1

1,7

Sylvi., l’exploit Forest et serv, annexes

3,4

1,7

0,1

3,1

1,3

0,1

4,8

1,7

0,2

Extraction

12,5

29,6

2,1

14,8

30,7

2,6

16,6

32,6

3,1

Secteur secondaire

14,0

25,8

1,8

15,7

25,6

2,2

14,8

23,0

2,2

Industries alimentaires, bonbons et tabac

26,7

9,6

0,7

29,5

10,5

0,9

29,5

11,2

1,1

Industrie de l’habillement, textiles, cuir

0,8

0,0

0,0

5,3

0,2

0,0

4,6

0,1

0,0

Industrie du bois

6,5

0,0

0,0

9,6

0,1

0,0

9,7

0,1

0.0

Industries chimiques

-5,0

-0,1

0,0

5,0

0,1

0,0

4,8

0,1

0,0

Industrie des produits minéraux non métalliques

6,1

0,1

0,0

8,5

0,1

0,0

7,9

0,1

0,0

Autres Industries

7,1

0,4

0,0

7,8

0,4

0,0

11,0

0,5

0,0

Electricité, gaz, vapeur et eau

6,8

0,5

0,0

7,2

0,4

0,0

6,9

0,4

0,0

Construction

12,1

15,3

1,1

12,7

13,9

1,2

10,5

10,7

1,0

Secteur tertiaire

5,4

24,3

1,7

6,6

24,5

2,1

7,2

23,3

2,2

Commerce

5,7

16,3

1,2

6,9

16,3

1,4

7,9

16,4

1,6

Restauration et hôtel

6,1

2,9

0,2

6,1

2,4

0,2

7,1

2,4

0,2

Transports, entrepots et Télecom

5,8

4,7

0,3

8,1

5,5

0,5

6,7

4,0

0,4

Education et santé

2,7

0,6

0,0

2,5

0,5

0,0

3,7

0,6

0,1

Banque et Assurance

4,8

0,5

0,0

5,8

0,5

0,0

7,0

0,5

0,0

Autres services marchands

3,0

-0,5

0,0

6,5

-0,9

-0,1

7,8

-0,9

-0,1

Production collectives des APU

-1,2

-0,2

0,0

1,3

0,2

0,0

2,5

0,3

0,0

Production de services domestiques

5,0

0,0

0,0

3,9

0,0

0,0

4,0

0,0

0,0

PIB aux coûts des facteurs

7,1

96,9

6,9

8,5

96,9

8,2

9,7

98,6

9,4

SIFIM

4,8

0,00

0,00

-1,9

0,0

0,0

37,7

0,0

0,0

Droits et taxes à l’importation

6,2

3,1

0,2

7,6

3,1

0,3

3,8

1,4

0,1

PIB aux coûts du marché

7,1

100,0

7,1

8,5

100,0

8,5

9,5

100,0

9,5

Real GDP (in millions of Congo francs, vase year = 2005

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 9.


notes de conjoncture économique |

Le secteur minier au Congo s’attendait à des performances particulièrement encourageantes face le Conseil des Affaires d’Etat s’est engagé à soutenir une croissance stable du commerce extérieur et à améliorer la structure économique du pays. Pour ce faire, certaines mesures ont été prises pour palier à cette situation. Il s’agit de (i) l’optimisation de la structure du commerce extérieur, notamment en encourageant les importations d’équipements de hautes technologies et de pièces importantes, et (ii) la facilitation du commerce, particulièrement en standardisant les services et les frais intermédiaires.

(suite de la page 9).

à 45 milliards de USD, soit une réduction de 10 milliards. La croissance au premier trimestre s’est hissée à 0,1 %, expliquée par les conditions climatiques difficiles contre des prévisions de 1%. Le taux de chômage s’est établi à 6,3 % en avril 2014 contre 6,7 % en mars, soit le plus bas depuis cinq ans et demi.  Pays d’Asie et en développement. Au Japon, le taux de chômage s’est établi à 3,6 %, son niveau d’avant la crise financière. Cette situation révèle une détente observée sur le marché du travail et l’optimisme lié aux perspectives favorables de l’emploi sur fond de mesure de relance de l’activité par le gouvernement. En Chine, l’économie est confrontée à une situation difficile en matière de commerce extérieur et pour y faire

de l’éducation et de la formation professionnelle en Afrique afin de doter les pays membres d’un système éducatif performant et adapté au besoin d’emploi. Ce système éducatif conduirait à réduire la dépendance économique, scientifique et technologique. La réduction de cette dépendance économique passe par la transformation de ressources naturelles à travers la formation des millions de jeunes et adultes ayant notamment le potentiel d’exploiter ces ressources et d’apporter de la valeur ajoutée à l’intérieur des frontières de l’Afrique pour stimuler les économies nationales.

 Pool Afrique Les participants à la 6ème Conférence des Ministres de l’éducation de l’Union africaine ont décidé le 25 avril 2014, à l’issue des travaux portant sur le thème: «Renaissance de l’Afrique à l’horizon 2063 à travers l’éducation», d’élaborer une stratégie

soutenues, par la demande des pays émergents, au cours de l’année 2014, en dépit de probable ralentissement attendu dans la consommation de certains pays émergents.

un mois auparavant, soutenu par une hausse de la demande, notamment de la Chine, le plus gros consommateur au monde. Ce pays aurait effectué ces dernières semaines des achats afin d’étoffer ses réserves.

Produits énergétiques (pétrole brut). à Londres, le cours du pétrole s’est replié de 0,2 %, dune semaine à l’autre, se situant à 107,28 USD le baril contre 107,46 USD la semaine d’avant.

Produits agricoles. Les cours de principaux produits agricoles se sont globalement inscrits en hausse comparativement au mois de mars 2014. Ces variations ont été de -0,1 %, 2,4 % et 1,0 % respectivement pour le riz, le blé et le maïs.

Produits miniers  Le cobalt. Les besoins en cobalt devront augmenter poussés par la voiture électrique du fait de l’utilisation de la batterie. Le cours du cobalt sur le marché de Londres s’est maintenu à 33.670,4 dollars la tonne, niveau qu’il atteint depuis mi-mars 2014.  Le cuivre. Le cours du cuivre est reparti à la hausse, atteignant 6.723 dollars la tonne, contre 6.635,5 dollars

Marchés des produits de base intéressant l’économie congolaise. Les exportations de certains produits de base de la RDC devraient rester

Marchés des devises. La parité euro/dollar sest maintenue autour de 1,38 à la suite de la décision de la Fed de maintenir son taux directeur inchangé. Conjoncture intérieure  Secteur réel. La production intérieure.  Taux d’activité

Plan de trésorerie de la BCC en 2014 (en milliards de CDF).

CUMUL A FIN MARS

au 02

au 09

ENCAISS.

41,10

0,77

DECAISS.

41,07

1,55

RUBRIQUES

RESULTAT

0,02

-1,29

AVRIL au 17

au 23

au 30

CUMUL ANNUEL

3,73

9,85

13,30

14,26

55,35

6,61

11,19

15,63

15,08

56,15

-2,88

-1,34

-2,33

-0,82

-0,80

évolution du solde brut d’opinions en 2013 et 2014. 2013

2014

Janv

Fév

Mars Avril

Mai

Juin Juillet Août Sept.

Oct.

Nov.

Déc.

Janv.

févr.

Mars

Solde global

11,8

26,2

17,2

11,8

20,3

15,4

16,5

16,3

14,1

18,8

23,0

22,6

21,9

20,1

20,8

Industries manufacturières

8,3

9,6

2,9

1,2

7,5

3,1

13,0

24,8

25,9

27,6

27,0

23,5

20,6

19,0

26,6

Eau et Electricité

66,7

66,7

50,0

100,0 100,0

83,3

33,3

33,3

66,5

66,5

60,0

50,0

40,2

23,2

25,8

Industries extractives

12,0

39,1

20,0

11,5

11,8

18,0

18,8

16,4

14,6

20,7

21,3

21,9

23,8

21,8

21,6

Construction

14,1

13,0

8,1

8,9

6,8

16,5

16,2

12,0

14,5

16,2

17,5

25,4

21,0

19,2

18,8

Services

8,7

7,6

5,2

6,2

4,4

3,9

2,7

2,4

1,7

2,4

4,2

3,8

3,5

8,5

11,1

Situation mensuelle des opérations du Trésor en 2014 (en milliards de CDF). RUBRIQUE

EXECUTION Cumul fin mars

1ère sem au 4 2ème sem au avril 11 avril

AVRIL

3ème sem au 18 avril

4ème sem au 25 avril

5ème sem au 30 avril

CUMUL ANNUEL

Recettes

1 091,7

28,2

76,4

165,2

206,9

291,4

1 383,2

Dépenses

816,7

26,0

164,5

239,2

320,3

348,3

1 165,1

Solde (avec amorti. dette) (1)

275,0

2,2

- 88,1

-74,0

-113,4

-56,9

- 218,1

Solde des sous-comptes (2)

16,7

-

- 10,0

-10,0

-10,0

-10,0

-9,9

solde consolidé (3)=(1)+(2)

291,7

2,2

- 98,1

-84,0

-123,4

-66,9

-224,8

SOLDE GENERAL (Dette exclue)

283,1

2,2

- 88,0

-74,0

-82,0

-25,4

-257,7

SOLDE COURANT (Exclu les dép. en cap.)

299,4

2,2

- 88,0

-73,6

-77,0

- 20,5

- 278,9

SOLDE PRIMAIRE (Exclu les int./dette)

300,0

2,2

- 88,0

- 69,6

-74,8

-18,3

- 281,7

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 10.

Sur base des réalisations de production à fin décembre 2013, les dernières estimations du PIB indiquent la poursuite de la consolidation de la croissance économique. En effet, le taux de croissance du PIB est projeté à 9,5 % en 2014 contre une estimation de 8,5 % en 2013 et une réalisation de 7,2 % en 2012. Rapproché à la moyenne projetée pour l’Afrique subsaharienne, ce niveau de croissance est supérieur de 3,4 points.

 Sources de la croissance L’analyse de la croissance, suivant cette approche de l’offre, révèle que la fermeté de l’activité économique en RDC sera essentiellement impulsée par la vigueur du secteur primaire, lequel pourrait booster la croissance à hauteur de 5,0 points de pourcentage. En effet, en considérant l’évolution croissante des activités de ce secteur, notamment les Industries Extractives, au cours de dernières années, on s’attend à une contribution significative à la croissance de 3,1 points de pourcentage en 2014 pour cette activité, poursuivant ainsi son rythme expansionniste, dans un contexte de l’évolution favorable de leurs cours sur le marché international. Une autre activité de ce secteur qui connaîtra une expansion, est celle de «l’Agriculture, élevage et pêche», avec une contribution de 1,7 point de pourcentage dans la croissance contre 1,3 point en 2013. Ce dynamisme du secteur minier sera attesté par des performances particulièrement encourageantes du volume de production du cuivre. En effet, après son niveau record de production réalisé de 936,0 milliers de tonnes en 2013 contre 619,9 milliers en 2012, il est attendu la poursuite du rythme d’expansion de la production cuprifère. Quant à la production agricole, son impact sur la croissance fait suite aux efforts consentis par le Gouvernement dans la relance de ce secteur à travers la réalisation des campagnes agricoles tant à Kinshasa quà l’intérieur du pays. Les secteurs secondaire et tertiaire viendraient en seconde position en termes de soutien à la production, portant

leurs contributions à la croissance du PIB de 2,2 points de pourcentage chacun contre respectivement 2,2 points et 2,1 points en 2013. Pour le secteur secondaire, cet effort de redressement relève, dune part à un impact plus important des «Industries alimentaires, boissons et tabac» sur l’activité économique qui atteindrait 1,1 point de pourcentage en 2014, revenant de 0,9 point l’année dernière, et d’autre part à l’expansion des activités de construction dans le cadre de la révolution de la modernité (1,0 point de pourcentage). Dans le secteur tertiaire, par contre, son appui à la production est consécutif au dynamisme du «Commerce» et des «Transports, entrepôts et télécommunications» dont les parts contributives à la croissance passeraient respectivement de 1,4 à 1,6 point de pourcentage et de 0,5 à 0,4 point, d’une année à l’autre.

 Le Baromètre de conjoncture. Les résultats des enquêtes de conjoncture de l’économie congolaise pour le mois de mars 2014 montrent que dans leur ensemble, les chefs d’entreprises maintiennent la confiance qu’ils ont affichée depuis plus de deux ans quant aux perspectives de la conjoncture économique en République Démocratique du Congo, lesquelles demeurent prometteuses sur un horizon de court terme. Comparativement au mois précédent, cet optimisme affiche une stabilité relative, tel que l’indique le solde global brut d’opinions mensuelles des entrepreneurs, lequel est en légère augmentation en se situant à +20,8 % en mars, après s’être replié dans une moindre mesure un mois plus tôt en atteignant +20,1 %, venant de +21,9 % au premier mois de l’année. Ce maintien de confiance de la part des entrepreneurs témoigne du dynamisme de l’activité dans les principaux secteurs d’activité de l’économie nationale soutenus par la stabilité du cadre macroéconomique et les conditions socio-politiques favorables et dans (suite en page 11).


notes de conjoncture économique |

La part à la production du commerce, des transports et des télécoms en nette croissance

(suite de la page 10). une autre mesure par des perspectives plus ou moins favorables de l’environnement économique mondial en 2014. L’analyse sectorielle du baromètre au cours du premier mois l’année 2014 se présente comme suit:

 Dans les industries manufacturières, la confiance des chefs d’entreprises se réconforte davantage avec un solde brut d’opinions qui est remonté à +26,6 % en ce mois sous

publication, après s’être établi à +19,0 % en février dernier. Cette évolution résulte dune nette appréciation des carnets de commandes et des prévisions des ventes qui s’annoncent favorables principalement dans les industries alimentaires, du carton et de l’imprimerie ainsi que dans la cimenterie dans un environnement marqué par les préparatifs des vacances des pâques et l’érection des plusieurs chantiers de construction des particuliers.

 Dans les industries extractives, il convient de noter que la confiance affichée par les entrepreneurs depuis plus dune année demeure significativement positive, mais tout en étant marquée par un léger repli à +21,6 % en mars, revenant de +21,8 % un mois auparavant. Ce léger fléchissement de l’indicateur de confiance des chefs d’entreprises résulterait principalement du repli des cours de principaux produits miniers sur les marchés

mondiaux, notamment du cuivre, du zinc, du coltan, de l’or et de l’argent au cours du mois sous analyse. Cependant, malgré ce repli, l’optimisme des entrepreneurs reste soutenu par la relative stabilité de la demande et des perspectives de production qui demeurent prometteuses.  Dans le secteur de l’énergie, le solde brut d’opinions des chefs d’entreprises a enregistré un regain d’optimisme au mois de mars, en se situant

Plan de trésorerie de la BCC pour AVRIL 2014 (en millions de CDF). Rubriques

MARS 14

Avril 14 Taux Taux d’exéc. en d’exéc. en Réalisations Réalisations Prévisions Prévisions % % au 26 au 30

Encaissements

14 561,0

14 834,0

101,9

13 941,0

14 255,0

102,3

Dép BCC Entreprise

11 102,0

11 802,0

106,3

10 588,0

11 134,0

105,2

Charges courantes

11 019,0

11 615,0

105,4

10 467,0

10 638,0

101,6

83,0

187,0

225,3

121,0

496,0

409,9

Résultat BCC Entrep.

3 459,0

3 032,0

3 353,0

3 121,0

Dép/Pol mon et Int Gén.

2 668,0

2 365,0

88,6

2 561,0

3 288,0

128,4

Charges d’expl. mon.

2 317,0

1 618,0

69,8

2 376,0

2 398,0

100,9

Charges d’exploit banc.

185,0

706,0

381,6

185,0

870,0

470,3

Autres charges/intér. pub

166,0

41,0

-

-

20,0

-

Débours à récupérer

386,0

243,0

387,0

253,0

65,4

-

-

-

-

-

405,0

418,0

405,0

405,0

100,0

14 561,0

14 828,0

101,8

13 941,0

15 080,0

108,2

6,0

-

-

- 825,0

Dép. d’investiss.

TVA Engagements financiers II. Décaissements III. Solde RUBRIQUES

-

janv 14

févr 14

31 mars 14

à +25,8 %, après s’être replié à +23,2 % au mois précédent. Cette progression de la confiance tient essentiellement à la remise en marche de certaines machines au niveau de la production de l’énergie électrique qui avait connu d’énormes perturbations en février dernier. Cependant, il convient de noter que les entrepreneurs ont mis fin au repli continu de leur indicateur de confiance, entamé depuis le mois de novembre 2013, avant de s’effriter nettement en atteignant, un mois plus tôt, son niveau le plus bas de treize derniers mois.

 Dans la construction, les entrepreneurs maintiennent également leur confiance concernant les perspectives favorables de la conjoncture. Cependant, on note des signes d’un continuel affaiblissement du climat conjoncturel observé depuis janvier dernier et qui s’est poursuivi en ce mois de mars 2014. En effet, la confiance des entrepreneurs a une fois de suite fléchi, après s’être légèrement repliée en février. En ce mois sous revue, le solde brut y relatif a reculé à +18,8 % contre +19,2 % et +21,0 % respectivement aux mois de janvier et février derniers. Cette tendance à 30 avr 14

l’affaiblissement de la conjoncture dans ce secteur reste expliquée, par l’attentisme qui caractérise les maîtres d’œuvre de la branche de gros-œuvres, dont la conséquence est le ralentissement des travaux de construction sur les différents chantiers.  Dans le secteur des Services, l’optimisme qui caractérise les entrepreneurs depuis le mois de juillet 2013 se maintient et tend à se raffermir dans la mesure où au cours du mois sous revue, il se dégage que +11,1 % des entrepreneurs jugent la conjoncture favorable contre +8,5 % un mois auparavant. Cette tendance haussière du solde d’opinions des chefs d’entreprises est expliquée notamment par l’intensification des activités dans les branches de la restauration ainsi que des transports et télécommunications et par l’expansion des services financiers.

Les prix intérieurs. L’inflation à la 5ème semaine du mois de mai reste sous contrôle. En effet, d’un taux d’inflation hebdomadaire de 0,025 % la semaine précédente, il a été enregistré au cours de la semaine sous revue, une variation de 0,002 point, soit un taux de 0,027 %. Ce qui porte le cumul annuel à 0,528 CUMUL

Réalisations

Réalisations

Réalisations

Réalisations

84 526 609

37 278 173

163 363 651

52 734 235

337 902 668

3 986 485

3 992 773

4 214 134

4 253 860

16 447 253

3 372 613

3 234 672

3 641 486

3 569 361

13 818 132

80 540 123

33 285 400

159 149 516

48 480 375

321 455 415

48 595 013

7 048 425

2 122 748

1 980 375

59 746 561

- Recettes pétrolières

12 619 809

6 812 399

-

1 806 950

-

1 745 501

12 619 809

Achats interbancaires/ Adjudications

9 957 551

-

20 322 401

26 000 000

25 000 000,00

156 000 000

46 500 000

253 500 000

26 355 403

38 933 805

65 934 168

103 031 481

234 254 857

23 244 597

35 437 575

62 977 014

99 402 426

742 356

9 749 147

6 743 259

38 086 513

221 061 613

49 053 477

54 089 556

Stock initial

I FLUX PROJETES EN RECETTES A. Recettes d’exploitation

Redevance de Contrôle de Change

B. Opérations de change

Rachats recettes fiscales et non fisc. - Recettes minières

II. FLUX PROJETES EN DEPENSES A. Dépenses du Trésor

Service de la dette extérieure

Paiements diverses créances

1 726 011 911

5 907 043

1 784 183 116

6 885 693

Fonctionnement

16 595 198

18 802 736

B. Dépenses de la BCC

- Fournisseurs étrangers

Ventes interbancaires

BALANCE EN USD( I -II)

Stock final

1 719 765

1 782 527 484

7 180 279

1 879 956 968

7 226 357

3 110 806

7 037 411

3 496 230

31 905 620

28 314 174

-

-

-

-

2 957 153

3 629 055

58 171 205

1 655 632

- 97 429 483

50 297 246

1 784 183 116

1 782 527 484

1 879 956 968

1 829 659 722

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 11.

55 321 275

27 199 371

138 540 967 68 976 969

13 193 244 -

- 103 647 811 1 829 659 722

%. En prolongeant les mêmes tendances, l’inflation devrait se situer à 1,533 % à fin décembre 2014. En glissement annuel, le taux d’inflation se situe à 1,351 % contre un objectif de 3,7 %.

Exécution des Opérations financières de l’état. Au 30 avril 2014, la balance mensuelle du Compte Général du Trésor indique un déficit de 56,9 milliards de CDF, soit 218,1 milliards de CDF d’excédent en cumul annuel. Par ailleurs, en excluant le paiement de la dette, la situation du Trésor laisse apparaître un excédent de 257,7 milliards et 281,7 milliards respectivement de solde général et de solde primaire. Les ressources comptabilisées, à cette date, se répartissent en 71,9 % des recettes fiscales et 28,1 % des recettes non fiscales dont 14,2 % de la DGRAD. Quant aux dépenses publiques, les montants décaissés à ce titre ont été alloués principalement aux dépenses courantes à hauteur de 98,6% dont 35,9 % des rémunérations, 10,4 % des rétrocessions, 18,3 % des frais de fonctionnement et 22,3 % des dépenses urgentes. Le paiement du service de la dette s’est élevé à 9,9% du total des dépenses. Par ailleurs, la part des dépenses en capital a été marginale soit 1,4%. évolution du plan de trésorerie de la Banque Centrale. Au 30 avril 2014, le plan de trésorerie de la BCC indique un déficit de 0,82 milliard de CDF résultant des encaissements de 14,2 milliards et des décaissements de 15,0 milliards. En cumul annuel, ce déficit est ramené à 0,80 milliard. Les encaissements enregistrés de 14,2 milliards, à la période sous analyse, émanent principalement de la rubrique «produits d’exploitation bancaire» qui a atteint 84,5 % du total. Quant aux décaissements de la période, ils ont été effectués en grande partie au profit des dépenses courantes, soit une proportion de 70,5 %. Les dépenses de politique monétaire et des investissements se sont situées respectivement à 21,8 % et 3,3 %. Par ailleurs, l’exécution du (suite en page 12).


notes de conjoncture économique |

à fin avril 2014, les réserves de change ont enregistré un recul de 50,29 millions de USD

(suite de la page 11). et autres engagements, à l’interbancaire et à du Trésor, dictée plan de trésorerie par affiche un déficit de 0,8 933,75 CDF le dollar par la nécessité de rapport aux prévisions milliard de CDF. au marché parallèle. répondre à certaines du mois se dégage une dépenses prioritaires plus value de 2,3% des SECTEUR Réserves (paiement du service encaissements et 8,2 % EXTéRIEUR. internationales. de la dette extérieure) des dépassements pour Le 2 mai 2014, le à fin avril, les et d’investissement les décaissements. marché des changes réserves ont enregistré (paiement équipement Au cours de la période demeure stable. En un recul de 50,29 et accessoires pour considérée, la BCC effet, il a été noté une millions de USD, le parc agroindustriel en tant qu’entreprise appréciation de 0,2 % d’un mois à l’autre, de Bukangalonzo, a réalisé un excédent du taux indicatif contre passant de 1.879,95 achats des minibus et de trésorerie de 3,1 une faible dépréciation millions de USD à bus et autres intrants milliards de CDF de 0,3 % du taux 1.829,66 millions en agricoles et de pêche). lequel, combiné aux parallèle. Ainsi, le taux raison d’une forte En cumul annuel, charges de politique de change s’est situé à consommation de l’exécution du budget monétaire, aux débours 924,20 CDF le dollar devises de la part en devises indique une évolution des émissions monétaires en 2014 (en millions de CDF). Rubrique

Janvier

Février

Mars

AVRIL

Cumul/an

Prévisions émissions

3 420,00

52 000,00

2 350,00

32 125,00

89 895,00

Emissions = (A)

1 931,57

49 946,70

1 365,69

33 577,45

86 821,41

Destructions=B

6 257,15

-

-

-

6 257,15

Emissions nettes ( C)=(A)+(B)

- 4 325,58

49 946,70

1 365,69

33 577,45

80 564,26

122 566,90 80

80 134,76

87 608,01

94 258,80

384 568,47

dont au Siege

52 554,14

28 640,60

33 780,60

33 568,92

148 544,27

dont au provinces (*)

70 012,76

51 494,16

53 827,41

60 689,88

236 024,21

Recyclage

(*) seulement les versements des banques. Les facteurs de liquidité bancaire en 2014 (flux en milliards de CDF). Programmation Réalisation flux

accumulation nette de devises de 103,65 millions de USD. Ce niveau correspond à 8,8 semaines d’importations des biens et services sur fonds propres.

SECTEUR MONéTAIRE. Offre de la monnaie centrale. Au 30 avril 2014, la monnaie centrale a baissé de 19,52 milliards de CDF, passant de 983,95 milliards à 964,43 milliards de CDF, consécutive à un recul de la circulation fiduciaire de 59,13 milliards de CDF contrebalancée par la hausse des dépôts des banques de 35,01 milliards. Au niveau des contreparties, cette régression est expliquée par un resserrement des Avoirs intérieurs nets de 106,32 milliards compensée en partie par la hausse des avoirs extérieurs nets de 86,80 milliards de CDF.

30 AVR 14

Facteurs autonomes

20,2

-83,4

-103,6

Facteurs Institutionnels

6,8

-50,5

-57,2

Fact. Auton Fact. Institu (1-2)

13,5

-33,0

-46,4

décembre 13

janvier 14

février 14

Avril

I Dépôts de la clientèle par types

3 043,76

3 051,04

3 087,01

3 154,43

3,64

2,18

(a) Comptes ordinaires

2 695,68

2 706,23

2 734,86

2 784,63

3,30

1,82

Comptes courants

1 993,66

1 994,14

1 892,74

1 932,57

-3,06

2,10

Comptes de chèques

232,81

233,96

354,56

356,45

53,11

0,53

Comptes sur livrets

380,14

387,24

390,48

400,49

5,35

2,56

Provisions crédocs

19,00

17,89

19,02

24,67

29,88

29,75

Autres

70,07

73,02

78,08

70,44

0,53

-9,78

(b) Dépôts à terme

313,46

312,85

317,77

335,70

7,09

5,64

(c) Dépôts à régime spécial

34,62

31,95

34,37

34,10

-1,51

-0,80

3 043,76

3 051,04

3 087,01

3 154,43

3,64

MN

452,24

429,11

464,72

488,13

NE

2 591,52

2 621,92

2 622,29

III. Dépôts de la clientèle par province

3 043,76

3 051,04

Administration publique

226,76

Administration publique locale Entreprises publiques

TOTAL DEPOTS DE LA CLIENTELE

Variation mars 2014/février 2014 (en %)

 Avoirs libres des banques. Au 30 avril 2014, le compte courant des banques a connu une baisse hebdomadaire de 66,01 milliards de CDF, se situant à 245,39 milliards de CDF. L’apurement de la paie des Agents et Fonctionnaires de l’Etat et autres dépenses majeures expliquent ce recul. La moyenne provisoire de la réserve obligatoire notifiée pour la période du 15 avril au 14 mai 2014 étant de 224,84 milliards de CDF, il se dégage une marge des avoirs des banques de 20,55 milliards de (suite en page 13).

Guichet Facilités permanentes

VOLUME Taux d’intérêt %

(en milliards de CDF, sauf indication contraire). Année Mars Total Janv 2014 Févr 2014 Avril 2014 2013 2014 2014 54,4 46,4 59,9 101,5 238,85 446,65 4,5% 5,6 4,5 4,5 4,5 4,5 moyenne

Guichet prêts interbancaires

(en milliards de CDF, sauf indication contraire).

évolution des dépôts de la clientèle des banques. Variation par rapport en 2013 (en %)

milliards de CDF. Le taux moyen pondéré nominal des Bons BCC à 7 jours s’est chiffré à 0,44 %, soit une marge négative de 0,911 point. Pour ce qui est du coût financier des Bons BCC, il s’élève, en hebdomadaire, à 854,34 mille de CDF et en cumul, à 753,61 millions de CDF contre 530,0 millions à la période correspondante de 2013.

 Marché des Bons de la Banque Centrale. Au 30 avril 2014, l’encours des Bons BCC s’est maintenu à 103,0 milliards, dont 10,00 milliards pour la maturité à 7 jours, 70,00 milliards pour celle à 28 jours et 23,00 milliards de CDF pour celle à 84 jours, dégageant une variation hebdomadaire nulle et une injection annuelle de liquidité de 61,26

Marché monétaire. Les transactions

Ecart

AVR 14

mensuelles opérées sur le guichet des facilités permanentes au 30 avril s’établissent à 238,85 milliards de CDF, portant le cumul annuel à 446,65 milliards de CDF contre un niveau cumulé de 54,4 milliards à fin décembre 2013. à l’interbancaire, des opérations pour un import de 37,3 milliards de CDF ont été effectuées au cours de la dernière semaine d’avril au taux moyen pondéré de 1,62 %, portant un cumul mensuel et annuel respectivement de 209,70 milliards et 622,40 milliards de CDF.

Déc 2013 Janv 2014 Févr 2014 VOLUME

Taux d’intérêt

Mars 2014

Avril 2014

Total 2014 622,20

64,3

54,0

185,4

173,3

209,70

1,70

1,74

1,70

1,73

1,61

1,70 % Moyenne

Les facteurs autonomes de la liquidité bancaire en 2014 (Flux en milliards de CDF) Programmation Réalisation flux Avr 14 30 avr14

Ecart

Facteurs autonomes (hors circul fiduc)

20,2

-83,4

-103,6

a)AEN

140,0

86,8

-53,2

b) AIN

-119,8

-170,2

-50,4

Crédits Intérieurs

-126,2

-266,8

-140,6

CNE

-83,7

-246,2

-162,15

2,18

Créances sur BCM (RME)

-43,4

-22,8

20,6

7,94

5,04

2 666,30

2,89

1,68

Créances sur le secteur privé

0,9

2,1

1,3

3 087,01

3 154,43

3,64

2,18

APN hors BTR

6,4

96,6

90,2

206,74

211,76

217,19

-4,22

2,57

24,89

34,75

20,72

27,35

9,87

31,99

221,29

201,99

195,11

212,14

-4,13

8,73

Entreprises privées

1 230,41

1 248,34

1 284,11

1 282,85

4,26

-0,10

Ménages

1 340,41

1 359,22

1 375,31

1 414,89

5,56

2,88

II_Dépôts de la clientèle par Monnaies

Les facteurs Institutionnels de la liquidité bancaire en 2013 (en milliards de CDF). Programmation Réalisation flux Avr 14 30 avr14

Ecart

Facteurs institutionnels

6,8

-50,5

-57,2

a) Encours BTR

1,0

-61,3

-62,2

b) Réserves obligatoires

9,8

13,4

3,6

c) Encours refinancement

4,0

2,6

-1,4

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 12.


notes de conjoncture économique |

Le taux débiteur a connu un statu quo en CDF contre une légère hausse en devises (suite de la page 12). CDF.

 émissions monétaires. Au 30 avril 2014, les émissions nettes cumulées se sont établies à 80,56 milliards de CDF tenant à des destructions de 6,26 milliards et des émissions de 86,82 milliards. Le cumul des billets recyclés s’est établi à 384,57

milliards de CDF, représentant 61,0 % en provinces contre 39,0 % au Siège. Facteurs de la liquidité bancaire. Au 30 avril 2014, l’interaction entre les facteurs autonomes et institutionnels de la liquidité bancaire s’est traduite par une ponction nette de liquidité de 33,0 milliards de CDF contre une injection

programmée de 13,5 milliards de CDF à fin avril. Cette situation est expliquée par l’action des facteurs autonomes.

qui ont ponctionné 170,2 milliards de CDF, sous l’action du Crédit Net à l’Etat à hauteur de 246,2 milliards alors que la ponction programmée a été de 83,7 milliards de CDF, soit un écart de 162,5 milliards de CDF.

 Facteurs autonomes. Les facteurs autonomes ont contribué à une ponction de la liquidité de 3,4 milliards de CDF contre une injection attendue de 20,2 milliards. Cette évolution est liée au comportement des Avoirs intérieurs nets

 Facteurs institutionnels. Les instruments de la politique monétaire ont injecté de la

évolution des crédits à décaissement à la clientèle (en millions de USD). décembrejanvier-14 février-14 13

Rubriques Crédits bruts à la clientèle (1 +2)

1. Crédits nets par terme

Var par rap Var fév 14/ mars 14 à fin 2013 jan 2014 (en %) (en %)

1 824,76

1 860,53

1 867,49

1 891,28

3,65

1,27

1 764,61

1 800,51

1 804,21

1 820,79

3,18

0,92

78,30

76,48

73,79

74,23

-5,20

0,60

395,19

-1,35

Crédits à long terme

Crédits à moyen terme

499,09

491,10

494,17

Découvert bancaire

714,59

751,09

784,11

781,93

2. Provisions pour crédits par monnaies

60,15

60,02

1 764,61 85,29

Crédits à court terme

400,62

Crédits nets en souffrance

411,86

72,01

Ventilation des crédits par monnaies MN

ME

509,74

392,93

2,13

3,15

0,58

59,69

9,42

-17,11

-0,28

63,27

70,49

17,19

11,40

1 800,51

1 804,21

1 820,79

3,18

0,92

85,90

99,54

105,39

23,56 2,15

5,87

0,63

69,98

59,21

0,82

Crédits bruts à la clientèle par secteur

1 679,32

1 714,62

1 704,67

1 715,40

1 824,76

1 860,50

1 867,49

1 891,28

3,65

1,27

Administration publique

91,01

86,47

88,62

90,45

-0,61

2,07

Entreprises publiques

129,73

Entreprises privées

129,61

1 055,20

Ménages

1 088,22

548,82

556,21

31 janvier 2014

PROCREDIT BANK MOYENNE

1,70

598,50

9,05

-0,65

M.N.

M.E

M.N.

M.E

19,14%

14,84%

17,98%

14,82%

17,98%

14,83%

28 février 2014

31 mars 2014

M.N

M.E

M.N

M.E

M.N

M.E

0,00%

42,00%

0,00%

42,00%

0,00%

42,00%

0,00%

55,80%

0,00%

55,80%

0,00%

55,80%

0,00%

48,90%

0,00%

48,90%

0,00%

48,90%

 Taux créditeurs

I. BANQUES CLASSIQUES

BANQUES MOYENNE

31 décembre 2013

28 février 2014

31 mars 2014

M.N.

M.E

M.N.

M.E

M.N.

M.E

M.N.

M.E

3,87%

3,19%

3,87%

3,12%

3,97%

3,31%

3,97%

3,30%

II. BANQUES DE MICROFINANCE BANQUES

31 janvier 2014

31 décembre 2013

31 janvier 2014

28 février 2014

31 mars 2014

M.N.

M.E

M.N.

M.E

M.N.

M.E

M.N.

M.E

16,67%

4,54%

16,67%

4,54%

17,25%

4,34%

17,25%

4,34%

PROCREDIT BANK

10,00%

2,24%

5,50%

3,38%

5,50%

2,74%

5,50%

2,74%

MOYENNE

13,34%

3,39%

11,09%

3,96%

11,38%

3,54%

11,38%

3,54%

ADVANS BANQUE

Crédits à l’économie. Ainsi, l’analyse de l’évolution des crédits à fin mars 2014 révèle ce qui suit:  La progression du crédit à la clientèle, d’un mois à l’autre, de 1,27 % et de 3,65 % par rapport à décembre 2013.  L’augmentation des crédits en monnaie nationale et en monnaie étrangère, respectivement de 23,56 % et de 2,15 %. D’un mois à l’autre, il s’observe également un accroissement de 5,87 % pour les crédits en MN et de 0,63 % en monnaie étrangère.  La variation à la hausse des crédits en franc congolais est attribuée principalement au

Taux d’intérêt. D’un mois à l’autre, le taux débiteur a connu un statu quo en monnaie nationale contre une légère hausse de 0,01 point en monnaie étrangère. Il s’observe que les taux débiteurs des banques ne suivent pas le changement du taux directeur, suite notamment à plusieurs risques que courent ces institutions. Parmi les risques, il y a lieu de noter l’asymétrie de l’information entre les banques prêteuses et la clientèle, le développement timide de la centrale des risques ainsi que certaines charges financières liées à la gestion des banques en tant qu’entreprise.

Taux directeur

0,20

6,0

31-déc.-13

31 mars 2014

niveau bas du taux directeur, soit 2,00 % et aux effets du processus de dédollarisation de l’économie congolaise, renforçant ainsi la confiance du public dans le franc congolais. Aussi, il est indiqué de mentionner les avancées importantes de la mise en chantier de la centrale des risques et, donc le renforcement de la supervision bancaire basée sur la gestion des risques.

TPM 31-déc.-12

28 février 2014

de respectivement de 5,56 % et 4,26 % par rapport à fin décembre 2013 et 2,88 % d’un mois à l’autre pour les ménages tandis que les entreprises privées ont baissé de 0,10 %. L’administration publique et les entreprises privées ont diminué, par rapport à fin décembre, respectivement de 4,22 % et 4,13 % contre des hausses de 2,57 % et 8,73 % d’un mois à un autre.

évolution des taux nominaux BTR à 7 jours, du Taux directeur et le taux à l’interbancaire et des taux d’intérêt réels.

1,85

M.E

31 janvier 2014

ADVANS BANQUE

1 073,16

5,22

M.N.

II. BANQUES DE MICROFINANCE BANQUES

602,43

-0,43

Dépôts de la clientèle. à fin mars 2014, l’analyse des dépôts de la clientèle révèle les informations ci-après:  les dépôts bancaires se sont accrus de 3,64 % à fin mars 2014 par rapport à décembre 2013 et de 2,18 % d’un mois à l’autre. Cette évolution tient compte, principalement, de la poursuite de la stabilité du cadre macroéconomique et de la consolidation de la confiance des agents économiques vis-à-vis du système bancaire ;  concernant l’origine des dépôts, les ménages et les entreprises privées représentent plus 86,0 % des dépôts de la clientèle. Leurs dépôts ont augmenté

29-janv.-14

I. BANQUES CLASSIQUES

MOYENNE

1 053,68

129,17

Taux d’intérêt (en %)

 Taux débiteurs BANQUES

122,77

liquidité à hauteur de 50,5 milliards de CDF contre une ponction programmée de 6,8 milliards. Cette situation est consécutive à l’injection réalisée via les Bons BCC de 61,3 milliards de CDF, contrebalancée par la réserve obligatoire et l’encours refinancement qui ont ponctionné respectivement 13,4 milliards de CDF et 2,6 milliards de CDF

1,72

1,39

2,0

2,0

Taux Taux Inter- directeur bancaire réel 1,24

1,70

3,28

-2,52

0,89

0,28

0,93

1,75

26-févr.-14

1,08

2,0

1,71

0,81

25 avril 14

0,28

2,0

1,63

0,66

30-mars-14 30 avril 14

0,33

0,44

2,0

2,0

1,73

0,70

1,62

Inflation TMP Glissement réel annuel

0,65

2,72

0,65

1,07

-0,11

1,19

-0,97

-1,06

-0,911

1,11

1,30

1,34

état des objectifs de la politique monétaire.

Instruments

Niveau

Marges

Taux directeur

2,00 %

0,65 point

Taux MP (BTR) à 28 jours

1,30%

Taux MP (BTR) à 7 jours

Taux MP (BTR) à 84 jours Coefficient de réserve obligatoire

Objectifs de Politique Monétaire Taux d’inflation en glissement annuel

Base monétaire au sens strict (milliards CDF)

M2 hors provisions et dépôts en devises (miads CDF (*)

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 13.

0,44%

-0,911 point

1,96%

0,61 point

w Dépôt en ME: - 8% pour les dépôts à vue - 7% pour les dépôts à terme w Dépôts en MN: -7% pour les dépôts à vue - 3% pour les dépôts à terme Cible

0,05 point

Réalisation Ecart

Avril 2014

30 avril 2014

3,7

1,35

-2,35

998,97

958,36

-40,61

1.111,70

1.135,09

+23,39


Mettre les gaz en période d’incertitude

C’est ce qui s’appelle une salle noire de monde, que nul n’avait jamais remplie avant où, en pleine période d’incertitude et de reniement, sur le thème «Tous ensemble derrière Kabila», le Parti pour l’Action refuse du monde sur une terre passant pour hostile, laisssant des grappes humaines traîner dans les dépendances de cette Fikin. lesoft numérique.

Sur les bords de la Luye, sur nos terres bénies de Bandundu, dans Masimanimba, des villages entiers se vident et entrent en transe à l’apparition de Ya Khala (le Grand Crabe).Une histoire vient de commencer qui passera par la matinée politique de rentrée organisée dans la mythique salle de la Fikin sur le thème «Tous ensemble derrière Kabila». lesoftNumérique.

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 14.


mon porte-monnaie |

M. Touré, le SG de l’UIT, vient saluer «de gigantesques résultats réalisés» au Congo

L

e Secrétaire général de l’UIT - Union Internationale des Télécommunications - qui a reçu en audience mercredi 11 juin, le Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba, en marge du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI+10) au Centre International des Conférences à Genève a confirmé au ministre congolais des PTNTIC sa décision de se rendre en visite au Congo, le 24 juillet en vue, a-t-il dit, «de saluer de gigantesques résultats réalisés par les dirigeants» du pays dans le domaine des TIC.

établir le bilan du SMSI. Dr Hamadoun I. Touré qui dirige, depuis 2007 l’une des plus prestigieuses agences spécialisées des Nations Unies, se rendra pour la toute première fois en République Démocratique du Congo comme Secrétaire général de l’UIT. «C’est pour saluer de gigantesques résultats réalisés par les Dirigeants du Congo que je me rends à Kinshasa, le 24 juillet», a-t-il déclaré à un groupe de journalistes congolais, à l’issue de cette audience à son initiative, malgré de débats houleux à arbitrer dans l’enceinte du Centre International des Conférences à Genève au Sommet Mondial de la Société de l’Information, SMSI+10. Le Ministre des PTNTIC qui s’est dit honoré de cette visite du plus haut dirigeant du monde du secteur des Télécommunications et des TIC, souhaite mettre les bouchées doubles, en organisant à cette occasion, un évènement TIC et en y associant toutes les parties prenantes du Secteur: parlementaires, opérateurs mobiles et fixes, équipementiers, Chercheurs, Universitaires, Usagers, Société civile, etc. Le ministre congolais est intervenu à deux reprises en plénière et lors d’une table ronde ministérielle à ce SMSI+10 montrant le chemin parcouru par le Congo dans le secteur des TIC grâce à un taux de croissance soutenu de 8,5%. Il a reçu une stand ovation du bureau du Sommet co-présidé par les ministres égyptien et malien des Télécommunications et des TIC. Cette réunion de

seulement 26% en 2003. En 2014, la quasi-totalité des pays d’Europe et la majorité des pays de la région Amériques et de l’Asie donnent des renseignements en ligne sur l’éducation, la santé, la finance, les services sociaux, le marché du travail et l’environnement, cette proportion étant cependant inférieure dans d’autres régions, comme en Afrique. Selon des données, 50% des ménages dans les pays en développement ont accès à la radio et 72% à la télévision. Nombre de pays développés ont mené à bien le passage à la télévision numérique ou sont sur le point de le faire alors que ce processus est amorcé ou en projet dans les pays en développement.

Poignée de main le 11 juin entre le Dr. Hamadoun I. Touré, Secrétaire général de l’Union Internationale des Télécommunications et le ministre congolais Tryphon Kin-kiey Mulumba en charge des PTNTIC reçu en audience à Genève au Centre International des Conférences en marge du Sommet mondial de la Société de l’Information (SMSI+10). Ivan Wood-ITU. Le SMSI a défini et mondiale», a déclaré haut niveau a ouvert lisation des TIC en web a augmenté de adopté dix cibles, en le Secrétaire généses travaux lundi 10 classe augmente, mais manière exponentielle prêtant une attenral adjoint de l’UIT, juin au CICG en vue moins de 10% des entre 2003 et 2013, tion particulière aux Houlin Zhao. «Il d’examiner l’état enseignants dans les tandis que le nomd’avancement des pays en développemontre que, même si pays à faible revenu bre de pages web a ment. L’objectif était d’importants progrès résultats du Sommet ont été formés à cette progressé de manière ont été réalisés au mondial sur la société de promouvoir la fin. Près de 100% des encore plus spectaconnectivité dans les cours des dix derniède l’information tenu centres scientifiques et culaire, les contenus villages, les écoles, res années, la fracà Genève en 2003 des instituts de reweb étant en majeure et à Tunis en 2005. les bibliothèques, les ture numérique reste cherche ont un accès à partie créés par les bureaux de poste, les un obstacle majeur Les décideurs - des l’Internet large bande pays développés archives nationales et à la création d’une ministres et des diriet le nombre total de d’Europe, de la région les services publics, société de l’informageants représentant réseaux nationaux Amériques et d’une la société civile, les ainsi que d’adaption inclusive. Nous pour la recherche et partie de l’Asie. Wimilieux universitaires, ter les programmes sommes déterminés l’éducation (NREN) a kipédia est désormais scolaires aux défis de à continuer d’élaboles entreprises et les sensiblement augmen- disponible dans plus la société de l’inforrer, de développer et organisations interté, la majeure partie de 300 langues, et les mation, de soutenir de mettre en oeuvre nationales - ont exades universités et des principaux réseaux miné, dans le cadre le développement des projets TIC à centres de rechersociaux dans plus de d’une manifestation du multilinguisme grande échelle, alors che étant désormais 100 langues, tandis même que nous acde haut niveau la mise et l’élaboration de connectés. Quant aux que la proportion des compagnons les pays en œuvre des résultats contenus sur l’Interbibliothèques, muinternautes dont la du Sommet en vue du net, et enfin d’assurer sur la voie du dévesées et archives, qui langue principale est bilan sur dix ans qui que plus de la moitié loppement». Selon le sont de grands fourl’anglais a considérasera dressé en 2015. des habitants de la rapport Final WSIS nisseurs de contenus blement diminué avec planète aient accès Targets Review, Le Secrétaire généculturels en ligne, il l’élargissement de aux TIC. L’un des d’importants proral de l’UIT a eu ces reste encore beaucoup l’accès à l’Internet. moments forts de grès ont été réalisés mots: «Les dirigeants à faire pour numéLes résultats mondu monde entier cette manifestation de en vue d’accroître la riser le patrimoine trent que le bon réunis en 2003 au haut niveau a été la couverture cellulaire culturel et le rendre fonctionnement des parution du rapport mobile, et toutes les Sommet mondial sur disponible en ligne. systèmes et des servila société de l’inforFinal WSIS Targets communautés rurales Le fossé se creuse ces de santé dépende mation ont convenu Review (Bilan final de du monde devraient en matière d’accès de plus en plus des la réalisation des ciêtre desservies par de promouvoir l’utilarge bande entre les TIC, même si cette lisation des TIC afin bles du SMSI), établi un réseau cellulaire entreprises des pays évolution est inégale par le Partenariat sur mobile 2G en 2015. d’atteindre les buts développés et celles d’un pays à l’autre. et objectifs de dévela mesure des TIC au Toutefois, la connecti- des pays en dévelopSelon l’Observatoire loppement arrêtés à service du dévelopvité Internet n’est pas pement et il ne fait mondial de la santé pement, dont l’UIT toujours satisfaisante l’échelle internatioaucun doute qu’au de l’OMS, le nombre nale. Aujourd’hui, est l’un des membres et l’accès au large sein même de ces der- de pays ayant des fondateurs. bande continue à être chaque habitant de la niers, les entreprises stratégies de cyberplanète, ou presque, inégal, avec des taux utilisent les TIC de santé est en constante vit à portée d’un rérenforcer de pénétration dans manière très différen- augmentation. En les pays développés seau cellulaire mobile le rôle des TIC. te, selon qu’elles sont 2014, les gouverneet le monde compte Ce rapport, qui fait environ quatre fois grandes ou petites, ments des 193 états état de résultats inésupérieurs à ceux des presque 3 milliards situées en zone rurale membres des Nations d’internautes. Il nous gaux concernant la pays en développeou en zone urbaine Unies sont présents faut désormais faire réalisation des objecment. Si certains pays et en fonction de leur en ligne, tandis que en sorte que chatifs du SMSI, appelle sont parvenus à faire secteur d’activité. le volume d’informacun ait accès à une à renforcer le rôle des entrer les ordinateurs Très logiquement, les tions et de services TIC dans le program- dans leurs écoles, connectivité large téléphones mobiles re- disponibles en ligne me de développement dans bon nombre des bande. Si nous somprésentent l’outil TIC sur les portails pumes ici, c’est pour pour l’après-2015. pays les plus pauvres le plus couramment blics a été multiplié préparer l’avenir et «Ce rapport marque du monde, moins de utilisé par les micropar trois au cours des établir une feuille de un tournant décisif 10% des écoles sont et petites entreprises, dix dernières années. route pour le dévedans l’observation reliées à l’Internet. La ainsi que dans le secEn 2012, 70% des loppement durable de la société de l’inproportion d’enseiteur informel. pays proposaient un au-delà de 2015». formation à l’échelle gnants formés à l’utiLe nombre de sites portail unique, contre LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 15.

Qui est Dr Hamadoun Touré?

S

ecrétaire général de l’Union Internationale des Télécommunications depuis janvier 2007, Dr Hamadoun I. Touré a été réélu en octobre 2010 à ce poste pour un second mandat de quatre ans qui arrive à terme cette année. De nationalité malienne, il a été directeur du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT de 998 à 2006 après avoir été directeur technique de la première station terrienne internationale du Mali. En 1985, il intègre le Programme d’assistance et de développement d’Intelsat et devient en 1994 directeur du Groupe Afrique et MoyenOrient où il réalise différents projets de connectivité régionale comme RASCOM. Il est en 1996 directeur régional pour l’Afrique de ICO Global Communications. Titulaire d’une maîtrise d’ingénierie électrique de l’Institut technique de l’électronique et des télécommunications de Leningrad et d’un doctorat de l’Université d’électronique, de télécommunication et d’informatique de Moscou, Hamadoun Touré parle les quatre langues officielles de l’UIT: l’anglais, le français, le russe et l’espagnol.


rêve d’auto |

Dépassée par ses consœurs BMW et Audi, Mercedes-Benz se reprend

D

épassé par BMW et Audi, Mercedes a refait une partie de son retard grâce à des ventes records en 2013. Son patron Dieter Zetsche y croit Pour lui, n’étoile n’a jamais été aussi scintillante. Dans l’industrie automobile, la roue peut vite tourner. Il y a un peu plus d’un an, début 2013, Dieter Zetsche n’avait vu son contrat prolongé qu’au bout de longues discussions, pour deux «petites» années. Les investisseurs et les très puissants syndicats allemands reprochaient au grand patron de Daimler des périodes difficiles, faites de reculs des profits et de perte de compétitivité face aux ennemis BMW et Audi. Surpassé dans les ventes par la marque aux anneaux en 2011 après l’avoir déjà été par «BM», Mercedes allait devoir fortement lutter pour retrouver son standing, récupérer sa place de leader de la voiture de haut de gamme, l’ambition à l’horizon 2020. Beaucoup étaient curieux de savoir comment Zetsche y arriverait. Quinze mois plus tard, alors que s’est ouvert en Chine un salon automobile de Pékin qui sera primordial, l’atmosphère a bien changé. Malgré un marché européen qui souffre, «Benz» a vu l’an dernier ses ventes progresser sur l’ensemble des régions du monde. Sa croissance (de 10,7% à 1,46 million de voitures écoulées) a dépassé, en 2013, celle du grand rival bavarois BMW pour la première fois en 3 ans. La commercialisation, cet hiver, de la nouvelle berline d’entrée de gamme CLA, a, elle, permis à la marque à l’étoile de redépasser Audi sur les derniers mois. En Allemagne et aux états-Unis, Mercedes a ainsi regagné son rang de première marque de luxe. Il ne lui manque que la concrétisation en Chine, alors que sort en magasin la berline très haut de gamme Classe «S» et que la nouvelle «C», sa bestseller, commence seulement à arriver dans les salles d’exposi-

delà de nos espérances, puisque plus d’un client sur deux, dans le cas de cette voiture, est un nouveau client pour Mercedes. Le bonus, c’est que la voiture se vend aussi très bien dans toutes les régions et surtout dans tous les pays d’Europe.

Dieter Zetsche - le big boss de Daimler - avec sa large moustache. dr. tion. «Ce n’est que le réussite démontre que aussi brillantes». début!», sourit Dieter nous y sommes parveZetsche dans sa large Qu’est-ce qui booste nus. moustache. Pour le Produire plus petit, aujourd’hui la santé big boss de Daimler, c’était primordial? de Mercedes? les temps ont prouvé Nos nouvelles voitures Notre intention, avec que «rien ne se vend la Classe A, était de compactes fonctionmieux qu’une voiture nent très bien Au-delà partir pour des conquêpremium». Mercedes attentes, puisque la tes, de séduire plus de des? «Je n’y ai jamais Classe A conduit notre jeunes conducteurs, de vécu une période où femmes. C’est exaccroissance actuelle. les perspectives de tement ce qui s’est Nous devions changer croissance étaient produit, même aud’état d’esprit. Cette

Malgré un marché difficile. Oui. Le groupe affiche une croissance de ses ventes l’an dernier en Europe de l’Ouest... là où le marché a connu l’an dernier un déclin général. Et là où la plupart des constructeurs souffrent de surcapacité de production, que des usines ont fermé... La situation est que, sur la plupart de nos lignes d’assemblage, la demande dépasse les capacités de production. C’est un problème de luxe. Nous ajoutons des équipes. Nous passons, sur nos sites, de deux à trois shifts avec de nouveaux horaires de nuit. Nous ne cessons d’ajouter des capacités. La production est en train de grandir en Chine, aux états-Unis, en Afrique du Sud.

La crise automobile est-elle définitivement oubliée? On peut penser que c’est le début d’une reprise globale, même s’il faut faire attention.

Le focus de Daimler reste d’être n°1 «premium» d’ici à 2020? Nous n’avons jamais été aussi déterminés et nous n’y parviendrons pas en restant statiques! C’est possible de maintenir la croissance affichée ces derniers mois? Tout est réglé. Nous commençons seulement à Commercialiser un modèle phare comme le GLA, dans lequel nous plaçons beaucoup d’attentes. La Classe C reste un classique, mais dont la nouvelle génération se veut très prometteuse. Elle doit nous offrir de nouveaux volumes et nous aider à conquérir de nouveaux acheteurs. Au total, douze nouveaux modèles vont encore sortir d’ici la fin de la décennie. Il y a le déploiement géographique et cette diversification des moteurs qui est en cours... Que retient-on des moments plus durs?

Que pour réussir, il faut éviter le conformisme. Au contraire. Il faut être créatif, au maximum. Quels seront les prochains points d’attention? Sur les petites voitures qui conduisent cette stratégie de conquête, nous devons encore apprendre à dégager plus de valeur, pour que chacune d’entre elles, en dépit des points communs entre modèles, soit différente, «à part». Tout ce qui tourne autour du multimédia, de la technologie embarquée, aura aussi son importance dans les choix du consommateur automobile dans le futur. Nous y travaillons.

Et s’il devait y avoir une seule chose que Mercedes devait encore améliorer? Géographiquement, nous sommes à un tournant. En janvier, si l’on écarte les ventes réalisées par chacun en Chine, nous avons été numéro un mondial du segment du haut de gamme, devant BMW et Audi. Il nous reste un pays à conquérir, où nous devons être plus forts.

BMW i8, expérience épatante d’une vision nocture

T

ant pour la sécurité que pour le confort de conduite, une bonne visibilité de nuit revêt donc un caractère primordial. Et à l’occasion de la présentation de la BMW i8, BMW a concocté un essai nocturne dans les environs de Munich afin de faire le point sur ses avancées dans le domaine de l’éclairage, en posant l’accent à la fois sur la technologie et le design. Voir et être, certes, mais avec une signature visuelle de style. Vivre une expérience de vision nocturne avec la BMW i8 grâce aux phares au laser. Au volant d’une i8 dans l’obscurité totale, l’effet de cette technologie épate: un peu comme si vous passiez d’une arrière-rue sombre à la pelouse du stade du Bayern de Munich un soir de match. La clarté et la portée de ces phares sont tout bonnement spectaculaires. Même conviction pour ce qui est des «grands phares» automatiques et de la détection des usagers faibles et/ou animaux errants ou

sauvages. Testé sur des BMW Série 5 et mis à l’épreuve par des acteurs jouant les obstacles hasardeux, le dispositif les repère immédiatement, signaux sonore et lumineux à l’appui en cas de réaction tardive de notre part. Le véhicules arrivant en face sont parfaitement épargnés par la puissance du faisceau lumineux, puisque jamais nous n’avons eu droit à un appel de phares réprobateur. De la technologie incroyablement efficace et impressionnante.

PHARES LASER. La BMW i8 est le premier modèle de la marque à bénéficier d’un éclairage au laser, dont les avantages sont légion. Il possède une intensité lumineuse déjà 10 fois supérieure à celle des sources lumineuses conventionnelles. Jusqu’à aujourd’hui, les phares à diodes employés sur les voitures haut de gamme constituaient le nec plus ultra, mais en matière d’éclairage pur, les éléments au laser sont 2 fois plus puissants, assurant une

portée des feux (grands phares) jusqu’à... 600 m. Ensuite, ce type de technique ne requiert qu’un faible encombrement en dépit de l’usage de trois faisceaux, réunis pour être convertis en lumière blanche. En fait, ces émetteurs ne sont pour l’heure disponible que sous cette forme dans le commerce, à destination des discothèques, notamment. à l’avenir, les constructeurs emploieront un seul faisceau, plus puissant. La compacité de la technologie laser résulte en outre de la mise en oeuvre de réflecteurs 10 fois plus petits que les systèmes actuels, un détail libérant considérablement les designers de nombreuses contraintes. En outre, un phare au laser consomme 30% moins d’énergie que des diodes et de multiples précautions ont été prises afin de ne jamais permettre au faisceau laser (en soi nuisible) de s’échapper directement de son logement en cas d’accident.

OLED Faut-il comprendre que

les diodes vivent leurs derniers instants? Pas du tout. Aujourd’hui, les DEL restent bien plus abordables que les lasers, tout comme elles sont plus souples dans leur façon de diffuser de la lumière. En d’autres termes, les DEL restent incontournables dans le cas des feux de croisement, donc de la signature visuelle des véhicules. Un élément important pour les designers chargés de rendre une marque identifiable au premier coup d’oeil, même de nuit et/ou en regardant dans son rétroviseur. En prenant l’exemple de BMW, il s’agit du double cerclage avant et des feux en «L» à l’arrière. Dans cette... optique, BMW mise beaucoup sur la technologie OLED (Organic Light Emitting Diodes ou diodes électroluminescentes organiques) qui, à l’heure actuelle, perce dans le domaine des téléviseurs. L’objectif, d’ici à 3 ans, est de créer de véritables «sculptures 3D» à partir de supports en verre dans lesquels la lumière est intégrée.

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1284 | PAGE 16.

En ce moment, on recrée l’effet de profondeur en combinant des supports bidimensionnels, or la prochaine étape sera de passer au «2,5D», soit des supports pouvant être courbés. En cela réside tout l’enjeu technique, car il importe que ces supports très fins puissent être pliés sans casser. S’ils se cantonnent uniquement dans un rôle de feux de croisement, c’est aussi parce que le composé organique (un hydrocarbure) des OLED n’est pas en mesure de supporter des hautes températures (jusqu’à 80°) comme cela est nécessaire, par exemple, pour les feux stop. Néanmoins, ses avantages brillent d’évidence: pas besoin de réflecteurs ou de lentilles, sobriété énergétique et les designers ont désormais tout le loisir de concrétiser leurs croquis les plus complexes. SÉLECTION. Un autre élément joue un rôle primordial dans le besoin de voir et d’être vu: ne pas éblouir. Pour ce faire et à l’instar d’autres constructeurs, BMW a

développé un dispositif autorisant de rouler constamment avec les feux de route (grands phares) allumés, mais qui, dès l’arrivée d’un véhicule dans l’autre sens, masquera la section de faisceau qui aveuglerait son conducteur. De cette manière, il devient possible de rouler l’esprit plus serein en utilisant plus souvent ses longue portée, ce qui n’est pas le cas actuellement, essentiellement pour cause de paresse, le conducteur étant lui-même réduit à assurer manuellement l’orchestration on/off de ses feux de route. Questionnés au sujet des usagers faibles arrivant en sens inverse, comme les cyclistes et cyclomotoristes, les experts en éclairage de BMW répondent directement: si ces deuxroues sont équipés de l’éclairage réglementaire, le système BMW en tiendra compte et adaptera le faisceau de manière à ne pas les éblouir également. Autre point primordial: le repérage des piétons et des animaux errant dans l’obscurité profonde.


La starlette estime son corps et son intimité valant une petite fortune

I

ls ont nourri l’intention de faire passer le mariage du prince William et de Kate Middleton pour une «soirée cartable» improvisée en marge du carnaval de Dunkerque. Le rappeur et producteur américain Kanye West a épousé, le week-end des 24 et 25 mai, sa fiancée, la star du petit écran et fashionista notoire, Kim Kardashian. Vendredi 23 mai, le couple et sa cour crapahutent au château de Versailles, avant de se rendre en Italie, à Florence, pour faire la fête «en petit comité». Qu’est-ce qui pousse la planète people à s’enthousiasmer pour «le mariage du siècle»? Une cérémonie épilogue d’un conte de fées contemporain.

Mademoiselle «KK» et un talentueux «crétin»... Avec six albums à son actif, West, 36 ans, est un producteur et rappeur reconnu et respecté. Hélas, mégalomane et vaguement paranoïaque, le prince charmant s’affaire aussi à redéfinir à sa façon le concept de malaise. Capable de faire des esclandres en pleines cérémonies de remise de prix s’il n’est pas content du résultat (comme ici, avec Justice, ou là, avec Taylor Swift), et accusé de manquer d’humour, il s’emporte régulièrement contre les paparazzi, les médias ou plus généralement, «les gens». Qui le lui rendent bien. En 2009, même Barack Obama s’en prend, en privé, au pénible Kanye, le traitant de «crétin». Quand le rappeur officialise en 2012 sa relation avec la sulfureuse Kim Kardashian, la presse à scandale se frotte les mains devant la promesse d’une idylle Coca-Mentos. Car la demoiselle est explosive. Avec son premier mari, le producteur Damon Thomas, elle n’excède pas les noces de cire (4 ans, de 2000 à 2004). Son second mariage, avec le basketteur Kris Humphries, en 2011, atteint péniblement les noces de papier bulle: 72 jours. Surtout, elle

amies, toutes habillées par le styliste Michael Costello, «dans un style très Marie-Antoinette», confie le créateur à US Weekly, Kim dépense sans compter pour témoigner de «sa classe». Elle a même demandé aux acteurs James Franco et Seth Rogen de venir rejouer en direct leur vidéo parodique du clip de «Bound 2», de Kanye West. Moyen chic avant le trou normand. Ils ont refusé.

Explosive, son premier mariage n’excède pas les noces de cire (4 ans, de 2000 à 2004). Le second mariage en 2011 atteint péniblement les noces de papier bulle: 72 jours. Mais KK dit avoir trouvé désormais son âme sœur. droits réservés. est apparue dès 2003 dans une sextape tournée avec le chanteur de R&B Ray J. Dès lors, Kim prend conscience que son corps et son intimité valent une petite fortune. L’émission de téléréalité «L’Incroyable famille Kardashian» arrive sur les écrans en 2007, et capture tous les faits et gestes de cette dynastie aux initiales KK, avec en vedettes, Kim et ses sœurs Kourtney et Khloé. Son nom, devenu une marque, lui a rapporté 10 millions de dollars pour la seule année 2013, calcule The Richest. se montrer nue à l’accouchement Interrogée sur son couple avec Kanye West par l’animatrice Oprah Winfrey en 2012, princesse Kim explique avoir trouvé l’âme sœur: «Je me reconnais en lui parce qu’il a perdu sa mère, lui se reconnaît en moi parce que j’ai perdu mon père [Robert Kardashian, avocat - entre autres - d’OJ Simpson]. Je veux dire, nos vies sont tellement similaires que je me sens extrêmement heureuse avec lui». Kanye, lui, donne sa version des faits dans sa reprise du morceau Drunk in Love de Beyonce. Trois mois avant le mariage, il rappe: «Je t’ai fécondée dans la bouche, oooh, c’est là que j’ai su que tu deviendrais ma femme, girl». Sérieusement, Kanye? Fruit de l’amour, la petite North est ainsi née en 2013, prouvant deux choses: 1. Kanye et Kim savent (en vrai) comment on fait les bébés. Et 2. En fait, ils ne manquent pas d’humour (cf l’association prénom-nom,

North-West). Chacun à sa façon, les deux membres du couple mettent en scène leur intimité. Lui dans sa musique («Je veux tremper son c... dans de l’or», chantet-il dans I Won). Et elle, dans son show. Attaquée sur son physique pendant sa grossesse, Kim publie des photos de son accouchement où, maquillée comme pour monter les marches du festival de Cannes, elle minaude devant l’objectif. à sa sœur, elle confie vouloir se montrer nue dès l’accouchement, pour prouver qu’elle a retrouvé sa plastique de rêve. Et elle le fait. Classe, elle confie même dans son émission que «[son] vagin est plus beau qu’avant [l’accouchement]». Rebaptisé «Kimye» (la contraction de leurs prénoms), le couple exhibitionniste n’a plus qu’à officialiser son idylle. En octobre 2013, monsieur loue un stade de baseball, convie leurs amis et familles, embauche un orchestre sympho-

nique de 50 musiciens et demande: - «Je veux juste savoir». - «Savoir quoi?», répond Kim à Kanye. Il est à genoux devant elle, sous les feux d’artifice, au milieu d’un stade de baseball fermé au public, mais sait-on jamais. - «Si tu veux m’épouser», poursuit le rappeur. - «Yes, sniff». Plusieurs mois plus tard, la scène est diffusée dans un épisode des Kardashian. Dans cet extrait, filmé au portable, on peut d’ailleurs voir les proches du couple envahir le terrain, en liesse, tels des enfants de footballeurs un soir de montée en Ligue 1. si riches qu’ils voulaient un mariage royal. Avec ce mariage, «Kimye» espère entériner son statut de «power couple» (couple puissant). Associée au monde des «socialites» (ces starlettes dont on ne sait pas trop ce qu’elles font de leur journée), connue pour son parler «trash»

et ses courbes qui sautent aux yeux, Kim mène ici une nouvelle opération de communication. Celle-ci a commencé par l’apparition de la petite famille dans le magazine Vogue, dans son édition du mois de mai. Des photos de famille à la limite de la com’ princière. Kim et Kanye peuvent se le permettre. Ils sont riches. Riches au point de dépenser 750.000 dollars pour des toilettes plaquées or, pour leur villa de Bel Air (Californie). Promoteur d’un art de vivre sans complexe, le couple a décidé de délocaliser son mariage en Europe. Et de mettre les petits plats dans les grands: vendredi 23 mai, les mariés et leurs invités, convoyés en jet privé, ont été conviés à un brunch au château de Wideville (Yvelines, France), propriété du styliste italien Valentino. Dans la soirée, la petite troupe (entre 200 et 1.600 personnes, selon les sources - qui visiblement n’en savaient rien) a visité, en privé, le château de

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Versailles. Une petite consolation pour «Kimye» qui espérait pouvoir louer la demeure du Roi Soleil. Et là, que la débauche commence: 50 danseurs et 50 figurants (en costumes d’époque, évidemment) se sont produits pour le couple et leurs invités, explique une source sur place. «Kimye» est arrivé en calèche tirée par des chevaux de Bartabas, poursuit cette source, qui parle également d’un feu d’artifice. Ensuite cap pour Florence (Italie), où une réception s’est tenue à Forte Belvedere, une forteresse du XVIe siècle construite par la famille Médicis. Selon la mairie de Florence, l’évènement a rapporté 360.000 euros à la municipalité. Moyennant un chèque à six chiffres, la chanteuse Lana Del Rey est venue même interpréter le morceau préféré de Kim. Coiffée par l’inventeur de la coupe «Rachel» (du nom du personnage joué par Jennifer Aniston dans Friends), et escortée par ses meilleures

Pour faire fructifier leur amour (et leur empire) Depuis une semaine, les Kardashian arrivaient au comptegouttes dans la capitale française, pendant que Kim, Kanye ou leurs proches écumaient les boutiques de luxe, a rapporté RTL. Rien n’est laissé au hasard: à leur arrivée en France, les convives se voient privés de leur téléphone portable, remplacés par des appareils vidés de tout contact compromettant (numéros de journalistes ou comptes sur les réseaux sociaux). Se sont-ils convertis à la discrétion? Que nenni. Selon les médias américains, la famille Kardashian n’a accepté de débrancher les caméras pendant les cérémonies que pour faire plaisir à Beyoncé et Jay-Z. Ces invités de marque, habitués de la Maison Blanche, ne veulent pas compromettre leur réputation dans une émission de téléréalité. Mais «Kim enregistre tout le reste, afin d’obtenir des produits gratuits en échange de l’exposition», explique un proche de la famille au Dailymail (en anglais), citant de la nourriture, des marques de boissons et des accessoires. Elle est aussi suivie par la chaîne E! pour les préparatifs et les jours qui suivront la fête, moyennant 15 millions de dollars. La mère de la mariée, Kris Jenner, essaierait par ailleurs de négocier 4 millions d’euros les photos du mariage, poursuit le site. En attendant, la maman ainsi que les petites sœurs Kylie et Kendall documentent en live le périple de la famille sur les réseaux sociaux. à ce rythme, nul doute que «Kimye» vivra heureux et aura plein de petits comptes Instagram.


Ces milliards de dollars drainés par le Mondial qui attisent les convoitises mon porte-monnaie |

C

Dans l’univers opaque des paris, le trucage de match reste un idéal pour garantir ses mises et assurer ses revenus. La fête des Bleus après leur victoire face au Honduras. afp.

haque année via les paris sportifs, 102 milliards d’euros quittent les mains des organisations criminelles pour intégrer l’économie mondiale. Malgré des contrôles renforcés, les sommes drainées pendant le Mondial attisent les convoitises. à chaque fois qu’il appuyait sur la gâchette, Humberto Munoz Castro hurlait «goal!». C’était dans la nuit du 2 juillet 1994 sur le parking du bar El Indio, dans la banlieue de Medellin en Colombie. Dix jours plus tôt, le défenseur Andres Escobar, dont le corps fut criblé de douze balles tirées à bout portant, avait marqué un but contre son camp, et avait fait sortir prématurément la Colombie du Mondial 1994. condamné à 43 ans de prison. Un an plus tard, Humberto Munoz Castro fut condamné à quarante-trois années de prison (il fut libéré en 2005 pour bonne conduite). Même si son procès ne permit pas de déterminer le mobile du crime ni d’identifier les commanditaires, il est un fait que personne n’a remis en cause. En précipitant l’élimination

des Cafeteros, Andres Escobar a fait perdre des centaines de milliers de pesos aux syndicats de parieurs et aux narcotrafiquants qui faisaient régner la terreur en Colombie et mettaient le pays en coupe réglée dans les années 1990. Sachant qu’une finale de Ligue des champions génère près de 1 milliard d’euros de paris, l’on admettra que les 64 matchs du Mondial brésilien vont drainer des montants stratosphériques. Selon un rapport du Centre international de la sécurité dans le sport (ICSS) - une ONG internationale indépendante installée au Qatar - et de la Sorbonne, les montants annuels des paris sportifs dans le monde sont évalués entre 200 et 500 milliards d’euros. à la base du système, il y a les parieurs. Ils se répartissent en trois catégories. On trouve d’abord les «festifs», dont le nombre est infinitésimal. Ils créent une cagnotte entre co¬pains, collègues ou voisins et récompensent par un dîner au restaurant le meilleur pronostiqueur du tournoi, par exemple. Viennent ensuite ceux qui misent sur des opérateurs agréés par les autorités de régulation dans le seul but de «pimenter» le Mondial en lui donnant une dimension plus ou moins lucrative. Enfin, il y a tous ceux qui, en ligne ou dans un café, portent leurs paris sur des sites qui échappent au cadre légal et à la réglementation des opérateurs (identification du joueur, restitution des

gains...). Ces joueurs sont de loin les plus nombreux. D’après l’ICSS, 80 % des mises sur le marché mondial des paris sportifs sont des paris clandestins. «On distingue deux catégories de sites illégaux, explique Charles Coppolani, président de l’autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). Les premiers ont une licence dans un pays d’Europe mais pas en France. Il arrive que leur plateforme technique ne soit pas dotée du dispositif permettant d’exclure un joueur dont l’adresse Internet se termine en fr. L’Arjel, après constatation, leur adresse une mise en demeure. Dans 92 % des cas, ces opérateurs le font». Il poursuit: «Les opérateurs illégaux de la seconde catégorie sont souvent basés dans des lieux exotiques. S’ils ne répondent pas à la mise en demeure, nous saisissons le tribunal de grande instance de Paris pour que les fournisseurs d’accès suspendent leur connexion». Sur ces sites non agréés, les cotes des paris sont parfois plus attractives. Mais, à cause d’un problème technique ou d’une volonté frauduleuse, le risque de ne jamais percevoir ses gains est bien réel. «S’il est difficile de savoir qui se cache derrière ces sites clandestins, il ne faut pas croire qu’ils sont tous gérés par des mafias, estime Christian Kalb, coauteur de Blanchiment d’argent, un nouveau fléau pour les paris sportifs (Ed.

Iris, 2013). Ils sont même une minorité. Il apparaît que les opérateurs sont moins rentables qu’il y a quelques années». Ce qui est certain, en revanche, c’est que ces sites illégaux sont utilisés par des organisations criminelles (mafias italiennes et des Balkans, triades chinoises...) pour blanchir des fonds. Estimés entre 8 000 et 10 000, la plupart d’entre-eux sont basés dans des paradis fiscaux (Malte, île de Man, Curaçao...). En janvier 2013, 68 licences de paris sportifs étaient opération¬nelles à Cagayan, une province des Philippines qui héberge les principaux opérateurs de paris asiatiques (le continent génère 53 % des paris illégaux dans le monde). Sur ce territoire de 9 300 km2, il n’existe aucune limite officielle pour les mises de parieurs. Ces derniers, dont l’identification n’est pas nécessaire, ont donc la possibilité de jouer des fortunes sans être in¬quiétés sur la provenance de leurs fonds. Selon l’ICSS, les organisations criminelles blanchissent chaque année dans le monde 102 milliards d’euros par le biais des paris. «La Coupe du monde va générer un très gros volume de mises, indique Pierre Cornu, con¬seiller juridique du Centre international d’étude du sport de Neuchâtel. Pour celui qui veut blanchir de l’argent sale, le Mondial se pré¬sente comme une opportunité car il y a un peu moins de chances d’être détecté même

si les contrôles seront renforcés!» Les techniques utilisées pour transformer des fonds illicites (provenant du trafic de drogue, d’armes, de la prostitution...) en revenus légaux avec les paris ne datent pas d’hier. La première règle à suivre peut surprendre. Elle exige d’accepter de perdre de 30 % à 40 % de son capital de départ. Une sorte de tarif à payer pour que l’argent «perde son odeur» illicite. Dans les années 1960, on pouvait, par exemple, racheter son billet de tiercé gagnant à un «gugusse» trouvé sur un champ de courses: à un prix plus élevé que sa valeur (afin qu’il y trouve son compte) et en liquidités (pour ne pas laisser de traces). Aujourd’hui, l’explosion des paris sur Internet permet d’opérer instantanément à l’échelle mondiale. La méthode la plus courante consiste à miser sur tous les résultats possibles d’un match (victoire de l’équipe A; match nul; victoire de l’équipe B) chez différents opérateurs, après avoir vérifié que toutes les cotes sont proches. S’il y a une perte au coup de sifflet final du match, il y a aussi forcément aussi un «gain propre», parfaitement légal. «Comme cela se passe dans le secret, il est facile pour des criminels de manipuler les paris, analyse Chris Eaton, directeur de l’ICSS. Il faut s’attaquer au véritable nerf de la guerre, qui est le cash. Dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, les paris sont massifs mais tous au noir! » Des organi-

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sations criminelles ont élaboré des méthodes de blanchiment très complexes par Internet. Elles sont souvent transnationales et utilisent des sociétésécrans, parfois d’une durée éphémère. On a ainsi vu des sites de paris en ligne ouvrir pendant vingt-quatre heures, le temps de rafler les mises des joueurs et de disparaître... Une autre technique, qui nécessite un réseau bien structuré, consiste à proposer à des complices de miser sur un site clandestin «de mèche» sur des événements improbables, afin que les parieurs perdent leur argent. L’opérateur enregistre alors ces revenus officiels, transfère les recettes du site vers des comptes bancaires «propres» puis redistribue à chacun sa mise initiale. Souvent, avec un petit bonus. En 2009, la police transalpine, épaulée par les autorités britanniques, découvre que le gang Parisi, un réseau mafieux du sud de l’Italie spécialisé dans le kidnapping, le trafic de drogue et le vol de camions, a utilisé Paradise Bet, un opérateur britannique, pour blanchir plusieurs millions de livres sterling. Elle arrête 74 personnes, saisit 680 comptes bancaires, 35 sociétés, des voitures de courses, des chevaux et même... des champs de courses. «La Mafia tue en Italie et investit en Angleterre», résume à l’époque Francesco Forgione, expert des réseaux mafieux italiens, dans le Guardian.

Dans l’univers opaque des paris, le trucage de match reste évidemment un idéal pour garantir ses mises et assurer ses revenus. «Un homme condamné pour avoir manipulé des rencontres est venu à Zurich me rencontrer, raconte Ralf Mutschke, ancien directeur d’Interpol devenu responsable de la sécurité de la Fédération internationale de football (FIFA). Il m’a dit, droit en face: «Le crime organisé se lance dans les matchs truqués parce que les risques sont faibles et les profits élevés». Compte tenu de l’enjeu, des salaires mirobolants des joueurs et de la présence d’une trentaine de caméras autour du terrain, truquer un match de phase finale de Coupe du monde s’avère compliqué. Mais rien n’est impossible, et certaines rencontres du Mondial sont déjà classées à risque. «Je ne crois pas que la menace de matchs manipulés lors de la Coupe du monde soit forte, estime Ralf Mutschke, qui dispose au sein de la FIFA d’un système d’alertes surveillant les paris sportifs de toutes les rencontres. Si vous êtes qualifié pour la finale, vous n’allez pas facilement abandonner la partie! Mais si c’est le dernier match du groupe, que l’équipe est déjà qualifiée pour le tour suivant ou déjà éliminée, c’est une rencontre plus vulnérable à la manipulation.

Pierre lepidi n


mondial |

L’Africain le plus poupouné de France

à

21 ans, l’ultra-puissant milieu de terrain incarne le nouvel esprit de conquête qui habite l’équipe de France. Karim Benzema a inscrit quasiment les trois buts de la victoire de l’équipe de France contre le Honduras (3-0), mais c’est Paul Pogba qui, le premier, a été déterminant, en faisant basculer la rencontre avec le penalty obtenu pour l’ouverture du score et l’exclusion provoquée de Palacios. Pour son premier match de Coupe du monde, d’une rugosité conforme aux attentes face à la 33e nation Fifa, Pogba a gagné quasiment à lui tout seul la bataille du milieu de terrain en première période et remporté par K.O. le duel de costauds qui lui avait lancé son visà-vis du soir.On savait le jeune prodige des Bleus excellent techniquement, imposant physiquement, parfois trop facile dans le jeu. Il a pour son baptême du Mondial-2014, il a gommé la dernière caractéristique et ajouté à la place la faculté, toujours plus essentielle dès lors que les matches sont importants, de garder son sang froid. Après 45 minutes d’un duel d’une intensité parfois électrique avec l’expérimenté (30 ans) et imposant Palacios, rompu aux joutes rugueuses de la Premier League anglaise avec Stoke City après être notamment passé par Tottenham, Pogba a fait craquer son aîné, dépassé par son démarquage sur un 2e ballon de Cabaye vers la surface. Poussé dans le dos, le Français obtenait un penalty logique, tandis que son adversaire écopait lui d’un second avertissement synonyme d’exclusion. Ne restait plus qu’à Benzema, guère à l’aise dans le jeu jusque-là, de se regonfler le moral en ouvrant le score (45e), et ainsi faire défitivement basculer la rencontre.Sa victoire face à Palacios, qui avait constitué en 2010 avec ses frères Jerry et Johnny la plus large fratrie à disputer un Mondial, n’a pourtant tenu qu’à un fil lorsque 20 minutes auparavant les deux joueurs s’accrochaient vigoureusement. Quelque peu balayé par le Hondurien qui, en déséquilibre essuyait deux fois ses crampons sur son mollet, Pogba eut un léger geste d’énerve-

ment en le crochetant. Il n’en fallu pas plus pour que Palacios amplifie les dégâts et que ses coéquipiers s’affairent. Passées les petites bousculades d’usage, l’arbitre choisissait de sanctionner logiquement les deux joueurs et Didier Deschamps pouvait souffler. Le sélectionneur s’empressait d’ailleurs de calmer Pogba qui tentait encore d’expliquer au juge de touche l’injustice dont il se sentait victime. Ce qui eut pour effet de voir le milieu aux désormais 12 sélections s’effacer quelque peu et canaliser son énergie. Une énergie qui avait été pompée d’entrée de match par le haut pressing des Catrachos à son endroit et duquel il eut quelque peu de mal à se dépétrer. Et quand ce n’était pas Palacios qui se frottait à lui c’est Espinoza qui le poussait dans ses retranchements. Ce qui eut finalement pour effet d’activer la montée en puissance du champion du monde des moins de 20 ans sacré en 2013 en Turquie, qui, lorsqu’il ne bataillait pas dans l’entre-jeu, se permettait de créer du danger avec quelques montées.

Le guinéen poupouné. Particulièrement vigilant à l’approche du Mondial brésilien, Eric Bédouet l’affirmait sans détour: «Paul Pogba fait partie de ces jeunes joueurs que l’on protège actuellement. On fait très attention. Il est au-dessus du lot. Il a un niveau physiologique et une technique exceptionnels. Il ne s’est pas beaucoup reposé depuis un an comme il a remporté, à l’été 2013, la Coupe du monde avec les moins de 20 ans. En plus, il évolue en Italie, un pays de foot qui est très exigeant. Donc tout le staff le surveille». C’est peu dire que le préparateur physique de l’équipe de France, sur ordre du sélectionneur Didier Deschamps, couvait sa pépite de 21 ans qui disputait son premier match de Coupe du monde. à la limite de la surchauffe, le longiligne (1,91 m) milieu de terrain de la Juventus Turin vient d’enchaîner une soixantaine de rencontres cette saison avec, à la clé, un deuxième titre consécutif de Série A remporté avec la «Vieille Dame». Séances allégées, exercices de récupération et autres soins: le natif de Lagny-sur-Marne (Seine-

Seul joueur français à figurer parmi le Top 10, Paul Pogba d’origine guinéenne occupe le sixième rang de ce classement dominé par l’Argentin Lionel Messi (216 millions d’euros). droits réservés.

et-Marne) a été préservé et bichonné durant le stage des Bleus à Clairefontaine. Le 27 mai, il n’a disputé que la première mi-temps du match amical victorieux (4-0) contre la Norvège. Le n° 19 tricolore a profité de ces quarante-cinq minutes pour inscrire, d’une déviation subtile de la tête, son deuxième but en sélection «On n’a pas gagné la Coupe du monde et je ne suis rien du tout», a lâché dans un élan d’humilité, ce soir-là, le colosse. Ovationné par le public du stade Pierre Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord), il n’est rentré qu’en fin de rencontre lors du festival offensif (8-0) des Bleus face à une Jamaïque faiblarde, le 8 juin. Une semaine plus tôt, le milieu à la crête peroxydée avait passé davantage de temps sur le terrain contre le Paraguay (H), faisant preuve d’une nonchalance coupable. En témoigne une relance hasardeuse dans l’axe dont auraient pu profiter les Guarani. «Je n’ai pas à recadrer Paul plus qu’un autre», avait tempéré dans la foulée Didier Deschamps, pourtant agacé par ces erreurs de jeunesse à répétition. Perfectible, Pogba cristallise les espoirs d’une sélection désireuse de prolonger au Brésil la dynamique créée, le 19 novembre 2013, à l’issue du barrage retour triomphal (3-0) contre l’Ukraine. Lors dé cette soirée de grande réconciliation, le milieu formé au Havre (20072009) s’était époumoné au micro, haranguant les spectateurs du Stade

de France emballés par sa fraîcheur et par son enthousiasme. Selon un sondage IFOP réalisé juste après l’exploit des, Tricolores pour l’émission «Canal Football Club» et le magazine France Football, il bénéficiait alors de 89 % de bonnes opinions auprès du public. «Pour les médias, il incarne le renouveau des Bleus, note Pierre Mankowski, l’entraîneur de l’équipe de France des moins de 20 ans avec laquelle Pogba a remporté la Coupe du monde, en juillet 2013, en Turquie. Il a un profil très atypique et les journalistes en ont fait une star». «Il symbolise le renouvellement voulu par Didier Deschamps», ajoute François Blaquart, directeur technique national à la Fédération française de football (FFF). à deux ans de l’Euro 2016 organisé dans l’Hexagone, celui qui est surnommé «Il Polpo Paul» («le poulpe») dans le Piémont pour sa capacité à ratisser les ballons avec ses jambes fuselées et interminables personnifie l’essor de la génération née en 1993, celle des Raphaël Varane et Lucas Digne, qui est appelée à prendre le pouvoir chez les Bleus. Arrière gauche au PSG et figurant parmi les 23 Tricolores retenus pour le Mondial, ce dernier est dithyrambique sur son coéquipier: «Paul est un leader. Il tire tout le monde vers le haut et fait maintenant partie des grands joueurs. Il a un très bel avenir devant lui». Derrière l’ascension express de Pogba se camoufle

une préparation individuelle méticuleuse. Depuis ses 16 ans, le joueur travaille avec Didier Reiss, son préparateur physique attitré, à chaque intersaison. à Turin, il s’est entouré d’une petite équipe composée d’un physiothérapeute, à son écoute au lendemain des matchs, et d’une diététicienne qui transmet les menus à son cuisinier personnel. «Je connais, son agent depuis sept ans et ce dernier avait lu l’un des bouquins que j’avais écrits, confie Didier Reiss, auteur de La bible de la préparation physique (Amphora, 2013). Cette saison, on a axé notre travail sur la récupération quatre semaines avant le début du stage de préparation des Bleus, mi-mai. C’est exceptionnel et rare qu’un joueur aussi jeune fonctionne ainsi de son proche chef. On fait beaucoup de renforcement musculaire. Ce qu’il fait moins à la Juve, où le travail est davantage axé sur l’endurance et les exercices de cardio». Cheville ouvrière depuis juillet 2012 d’une Juve organisée autour du «maestro» et esthète Andrea Pirlo, vétéran (35 ans) aux coups de pattes ciselés, Paul Pogba progresse continuellement sous l’égide d’Antonio Conte, le sourcilleux entraîneur de la Juve. Sous contrat avec les Bianconeri jusqu’en 2016, le jeune homme a notamment vu sa valeur marchande grimper en flèche au gré de ses brillantes performances sur les pelouses transalpines. Elle s’élève à 66

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millions d’euros, selon l’étude annuelle établie par l’Observatoire du football du Centre international d’étude du sport de Neuchâtel. Seul joueur français à figurer parmi le Top 10, Pogba occupe le sixième rang de ce classement dominé par l’Argentin Lionel Messi (216 millions d’euros). «Il est précieux comme un Salvador Dali. Il vaut deux fois plus cher que Gareth Baie (transféré au Real Madrid pour 97 millions d’euros). Avec les prix du marché pratiqués par le Real, il vaut aujourd’hui 200 millions», bluffait, à l’été 2013, son agent Mino Raiola, qui s’occupe également de pointures comme Zlatan Ibrahimovic. Après le forfait de Franck Ribéry pour le tour¬noi planétaire, Pogba (11 sélections seulement) et l’attaquant madrilène Karim Benzema sont désormais les deux seules têtes d’affiche de l’effectif tricolore au Brésil. «Mon objectif, c’est d’être le meilleur joueur du monde», avait confié le milieu lors de son arrivée à la Juve. «C’est un athlète de NBA avec des pieds brésiliens», le dépeint, quelques mois plus tard, le quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport. «Il n’a aucun doute sur lui et sur son jeu, loue Pierre Mankowski. Il ne craint personne, aucun match, aucun événement. Le mot qui le qualifie le mieux est «adaptation». J’espère qu’il lui reste des points à améliorer. Il est complet aussi bien techniquement que physiquement. Il ne s’est jamais perdu en route». Sa trajectoire est pourtant tout sauf rectiligne. à l’instar de ses frères aînés Florentin et Mathias, devenus également footballeurs professionnels (le premier à Saintétienne, le second en D3 anglaise), Paul a caressé, de 6 à 13 ans, ses premiers ballons au club de Roissy-en-Brie, ville où réside toujours sa famille d’origine guinéenne. «Ce n’était pas un surdoué mais il avait une âme de capitaine, se souvient Sambou Tati, l’un de ses entraîneurs de l’époque. Il se laissait parfois aller à des gestes techniques et j’essayais de le rabaisser. Il était vexé, il pleurait puis il réagissait sur le, terrain». «C’était un grand travailleur, un perfection¬niste, qui était toujours le premier à l’entraîne¬ment, développe Mahamadou Magassa, son ex-coach. Il ne refusait pas le combat même s’il était

frêle et petit. à 13 ans, il était déjà surclassé dans la catégorie audessus et on l’a laissé partir à Torcy, un club plus performant. Nous ne voulions pas le faire stagner». En 2007, Paul Pogba intègre la prestigieuse académie du Havre athletic club (HAC). Deux ans plus tard, il déclenche une tempête média¬tique et juridique en quittant la formation normande pour le centre de formation de Manchester United (MU). Les Red Devils pro¬posent alors à l’apprenti un contrat de 15 000 euros mensuels lorsqu’il aura soufflé ses 17 bougies. Le président du HAC, Jean Pierre Louvel, rue dans les brancards et la FFF refuse de signer la lettre la sotie de Pogba. Un accord à l’amiable est trouvé après que l’adolescent a franchi la Manche. «Le club n’en veut pas au gamin, explique-t-on au HAC. Il n’y est pour rien. C’est MU qui l’a fait partir trop jeune. Le club anglais s’est rattrapé en nous versant finalement des indemnités». «Le Havre ne lui a pas proposé un contrat correct, justifie Mahamadou Magassa. Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même...» En manque de temps de jeu en Angleterre, alternant les allersretours entre l’équipe réserve et le banc des remplaçants de MU, Pogba parfait sa réputation d’«enfant terrible» en s’opposant frontalement à Sir Alex Ferguson, le manageur mancunien. En mars 2012, il réclame son bon de sortie au technicien écossais, véritable institution au club. «Il n’était pas dans le calcul financier. C’était encore un enfant et il voulait simplement du temps de jeu, avance Mahamadou Magassa. Il a été patient durant six mois. Mais lorsqu’on vous dit: «Tu es à deux doigts de jouer» et qu’on ne voit pas la fin du tunnel, c’est qu’on ne vous fait pas confiance». «Nous sommes déçus. Il nous a manqué de respect. Pour être honnête, je préfère le voir loin de nous», déclarera, en guise d’adieux, un Alex Ferguson glacial. Pour Pogba, l’exil en Italie s’avère judicieux puisque ses prestations avec les Bianconeri lui permettent d’intégrer l’équipe de France A, le 22 mars 2013 contre la Géorgie, à l’occasion d’un match qualificatif au Mondial 2014. Auteur d’une faute sur le rusé Xavi Hernandez, il est exclu quatre jours plus tard, lors de sa deuxième sélection avec les Bleus contre l’Espagne.


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le cadre de sa prolongation de contrat jusqu’en 2018, en a profité pour tripler son salaire qui s’élève désormais à quelque 12 millions d’euros par an. Sans compter les 300.000 euros de primes et 600.000 euros de contrats publicitaires.

’il y a bien quelque chose qui fait l’objet de toutes les attentions chez les footballeurs, ce sont les voitures. Les footballeurs de l’équipe de France ne dérogent pas à la règle. Dans son numéro 1345, le magazine Auto Plus a réalisé un dossier dans lequel il s’intéresse aux bolides des Bleus, l’équipe de France de foot engagée au Mondial de Brésil. On y apprend notamment que l’attaquant madrilène Karim Benzema dispose d’un «garage à un million d’euros». L’auteur du doublé contre le Honduras (3-0) possède une Mini Cooper S, une Mercedes McLaren SLR (d’une valeur de 500.000 euros, c’est la plus chère de la firme à étoile allemande), et surtout une Ferrari 599 GBT Fiorano d’une puissance de 620 chevaux et d’un coût de 252.000 euros, équivalent à 18 jours de salaire. Capitaine des Bleus, le gardien Hugo Lloris ne possède pas une voiture si luxueuse. Il n’est néanmoins loin d’être à plaindre avec sa Mercedes CLS Coupé 500, estimée à 82.000 euros. La Franck Ribéry collection. Patron de la défense centrale depuis le match héroïque contre l’Ukraine, Mamadou Sakho

les anglais plus généreux. Il est également intéressant de noter qu’aussi bien pour les joueurs internationaux que français, ce sont les clubs anglais qui sont les plus généreux. Certes, les revenus des footballeurs n’englobent pas uniquement leurs salaires mais également leurs contrats publicitaires signés avec des entreprises. Mais, à l’exception de Messi, de Ronaldo et de Neymar, les rémunérations de tous les autres footballeurs présents dans les classements pèsent plus que les contrats publicitaires. Ainsi, cinq des dix joueurs les mieux rémunérés au monde sont employés par des clubs anglais et sept des dix Français les mieux payés.

Mamadou Sakho avait fait sensation en débarquant à Clairefontaine au volant d’une splendide Rolls-Royce Wraith. dr. trois footballeurs les béry, forfait en raison avait fait sensation il Mais le vrai fana de de faire parler d’elles mieux payés au mond’une lombalgie, ce y a quelques mois en voitures n’est pas sur le terrain. Mais de avec des revenus n’est pas l’attaquant débarquant à Claidans le groupe pour le également en-dehors. annuels respectifs de du Real Madrid, refontaine au volant Mondial. Attendus pour être Karim Benzema qui d’une splendide Rollsles grands animateurs 41, 39,5 et 29 millions d’euros, pour la saiest le joueur français Royce Wraith. Le combien de cette Coupe du son 2013-2014. le mieux payé, mais pur produit du cengagnent-ils? monde, l’Argentin, le Côté français, en l’ab- le Parisien Blaise tre de formation du Franck Ribéry, le Portugais et le BrésiMatuidi qui, dans Paris Saint-Germain, footballeur français lien sont également les sence de Franck Riamateur de voitures le mieux payé avec un anglaises, est égalesalaire d’environ 12 ment le propriétaire millions d’euros par de deux Range Rover. an, possède au moins Il s’avère par ailleurs six voitures. Auto Plus que les footballeurs recense notamment français apprécient «quelques Audi», une tout particulièrePorsche Panamera, ment les splendides et une Ferrari Scaglietti, sportives automobiles deux Lamborghini et italiennes. Paul Pogba une BMW X6M d’une s’est notamment impressionnante puisoffert une Maserati sance de 670 chevaux GranTurismo, Rio et qu’il peut se payer Mavuba une Ferrari en une semaine. 458 Italia, tandis que En l’absence de LioMathieu Valbuena nel Messi, Cristiano roule dans la renomRonaldo et Neymar. La Mercedes-Benz SLR McLaren de Karim Benzema, l’auteur mée Lamborghini Autant de stars qui du doublé contre le Honduras (3-0) d’une valeur de 500.000 euros. dr. Gallardo Spyder. ne manqueront pas Le soft international est un Journal de droit étranger | AUTORISATION DE DIFFUSION en R-dCongo M-CM/LMO/0321/MIN/08 daté 13 janvier 2008.

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Journal du 17 juin 2014 www.lesoft.be

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