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N°1283 | 1ère éd. mardi 3 juin 2014 | 20 PAGES €6 $7 CDF 4500 | FONDÉ à kinshasa PAR TRYPHON KIN-KIEY MULUMBA

Face à un monde inquiet de son devenir, Kabila réclame le respect pour son pays

A

u terme d’un mois diplomatique particulièrement chargé (rencontre dans la

Capitale avec le secrétaire d’état américain John Kerry, tête-àtête à l’élysée avec le président François Hollande, rencontre à Pretoria avec le

président réélu Jacob Zuma, et, peu avant, visite dans la Capitale du président tanzanien Jakaya Kikwete) et, à la veille d’une rencontre en août

à Washington avec le président Barack Obama lors du sommet états-Unis-Afrique, et alors que le monde paraît inquiet sur son devenir, avec

la montée en puissance, lors d’élections démocratiques, des partis nationalistes extrémistes et l’affaiblissement des régimes en place, Kabila

a reçu samedi 31 mai les diplomates accrédités à Kinshasa et a fait des mises au point qui sonnent comme des mises en garde voulant préserver

Le soft international est une publication de droit étranger | AUTORISATION DE DIFFUSION en R-dCongo M-CM/LMO/0321/MIN/08 daté 13 janvier 2008

toute sa chance à son pays dans un Continent particulièrement trouble. La Centrafrique est loin d’être le seul cas qui donne le tournis au monde...


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Face à un monde inquiet de son devenir, Kabila réclame le respect pour son pays

L

Au terme d’un mois diplomatique particulièrement chargé, le Président de la République Joseph Kabila Kabange est apparu particulièrement résolu, face aux diplomates accrédités dans notre pays, décidé de préserver toute sa chance à son pays post-conflit dans un Continent particulièrement trouble. présidence. es envoyés mis en place en 2003 teurs de l’Opposition assiste à des initiatives d’une décision annonEn signant cet accord, pays pour des mises spéciaux n’était qu’une strucnotre pays s’est engaau point entendues politique congolaise parallèles autour de cée par le Président internatiogé à mener des réforcomme des mises en ture «sui generis» comme interlocuteur certaines ambassades de la République luinaux pour mes politiques, sogarde. Au terme d’un qui a pris fin en 2006, de la Représentation et des partenaires du même et qui doit être la région des grands que depuis, le Congo, spéciale du Secrétaire pays par quelques appliquée. Le Chef de ciales et sécuritaires. mois diplomatique lacs (Mary Robinson pays souverain, n’est général des Nationsstructures ou actions l’état a insisté sur le Les autres pays de particulièrement pour l’ONU, Boupas en crise institula région ont promis chargé (rencontre à Unies en République politiques qui, après fait que son pays n’est tionnelle, et dès lors bacar Diarra pour de n’apporter aucun Kinshasa avec le seDémocratique du avoir refusé librepas sous surveillance l’Union Africaine, soutien aux rebelles crétaire d’état améri- ne saurait accepter la Congo». ment de participer de la Communauté Koen Vervaeke pour aux Concertations internationale et ne dans les Kivu et en cain John Kerry, tête- réédition, même sous l’Union Européenne, une autre forme, du entre ces grou- nationales, voudraient saurait l’être. province Orientale. à-tête à l’élysée avec défunt CIAT qui a été pes criminels et créer des «concertaRuss Feingold pour Avant de s’envoler François Hollande, Le ministre Mende a tout sauf une «expéles états-Unis, Martin pour Kinshasa, ces rencontre à Pretoria le Congo. tions parallèles» ou déclaré que le Chef Kobler pour le secinq envoyés spéciaux avec le président réélu rience très heureuse». «Si vous vous laissez transformer ces amde l’état a dénoncé crétaire général des étaient à Bujumbura Jacob Zuma, et, peu Il a stigmatisé des enfermer dans ce pièbassades ou ces parte- le phénomène «ComNations Unies) séjour- et avaient demandé la avant, visite dans la réunions qui auraient ge, vous-même et vonaires en «institutions battant» qui n’est Capitale du président lieu entre certains nent depuis le 2 juin à «reddition complète tre pays, l’Allemagne, parallèles». «La politi- rien d’autre qu’un tanzanien Jakaya hommes politiques Kinshasa où ils entre- de tous les combatallez assumer devant que du Congo ne peut mouvement «crimiprennent une visite de tants et hauts gradés Kikwete) et, à la veille congolais dans des l’histoire la response faire qu’au travers nel» qui a lieu dans deux jours consacrée des rebelles hutu d’un voyage en août chancelleries étransabilité de la mise en des institutions pocertains pays (France, au rétablissement de rwandais des Foraux états-Unis où gères surtout occiéchec du processus litiques du pays», a Belgique, Grandela paix dans l’Est du ces démocratiques il rencontrera son dentales créant une mis en œuvre par rapporté le ministre Bretagne, états-Unis pour la libération du homologue américain psychose à la veille pays, selon ce qu’en le Secrétaire d’état des Médias, Lambert d’Amérique, Canada) a indiqué un commuRwanda (FDLR) dans Barack Obama lors d’une visite annoncée américain, Mr John Mende Omalangac, où des jeunes gens qui niqué de la Monusco, les prochains jours du sommet étatsdes envoyés spéciaux Kerry, lors de sa visite qui assistait à cette ont acquis la nationala Mission des Naau risque de subir des Unis-Afrique, et alors étrangers. de travail à Kinsharencontre, citant le lité de ces pays, détions unies au Congo. attaques de l’armée que le monde paraît Il faisait allusion sa», croit écrire l’opChef de l’état. «Le veloppent une idéoCette visite prépare la congolaise et de la bri- inquiet sur son deveaux initiatives prises posant. Poursuivant: Congo est un pays logie xénophobe, une prochaine réunion des gade d’intervention nir, avec la montée en notamment par le «En continuant à agir souverain; le Congo idéologie dangereuse Chefs d’État qui se de la Monusco». puissance, lors d’élec- représentant spécial de manière arbitraire, n’est pas un pays pour les Congolais et tiendra en septembre tions démocratiques du Secrétaire général M. Martin Kobler, sous-tutelle et il est pour les animateurs 2014, dans le cadre mises au en Europe, des partis des Nations Unies, vous ferez prévaloir inadmissible pour le des institutions congodu mécanisme régiopoint et mises nationalistes extréMartin Kobler, de l’impression selon Congo que des partelaises, qui tend à exnal de suivi. Toujours en garde. mistes et l’affaiblisseréunir des membres laquelle vous prinaires affectés auprès clure du tissu certains selon ce communiqué, Ces deux forces ont ment des régimes en de l’opposition, ceux vilégiez vos seuls et du gouvernement groupes communauces envoyés viennent fait leurs preuves place, Joseph Kabila de la majorité et de la uniques considéracongolais se permettaires et ethniques. évaluer l’application en infligeant en noKabange est apparu Société civile en sa ré- tions personnelles et tent, sans que le gou«Le Congo s’étonne de l’accord-cadre vembre dernier une particulièrement sidence de Kinshasa, ceux de vos «amis» en vernement congolais que dans ces pays régional signé en cuisante défaite à la résolu, face aux initiative qui est loin sacrifiant le destin du ou l’état congolais partenaires, on puisse février 2013 à Addisrébellion du M23. La diplomates accrédide faire l’unanimité Peuple congolais, 75 n’ait fait la demande, se montrer tolérants Abeba, en éthiopié et rébellion vaincue, le tés dans notre pays, même dans le camp millions d’hommes, de s’immiscer dans vis-à-vis d’idéologies chercher à savoir ce gouvernement congodécidé de préserver de l’opposition. Ainsi, femmes et enfants. Il des questions politiqui ne respectent pas qu’il y a lieu de faire lais soutenu par la toute sa chance à son l’opposant Jeanconvient de privilégier ques, des questions de les valeurs sur lesen vue de réaliser de Monusco, avait fait pays post-conflit dans Claude Vuemba (pro- l’équité et la représouveraineté relavant quelles la communaunouveaux progrès. de l’éradication des un Continent particu- che d’étienne Tshisesentativité nationale exclusivement des té internationale tout Ils vont rencontrer FDLR une priorité lièrement trouble. La kedi wa Mulumba) et et populaire congoinstitutions politiques entière s’est accordé», président du MPCR, des membres du pour 2014. Centrafrique est loin laise dans le choix de de la République». Le a expliqué le ministre gouvernement, de la à la veille de l’arrivée d’être le seul cas qui adresse une une lettre vos interlocuteurs», président de la RéLambert Mende, cisociété civile (associa- de ces diplomates, le donne le tournis au ouverte datée du 31 recommande l’oppublique a également tant le Chef de l’état tions, ONG, syndicats, président de la Rémonde... Le président mai 2014 à Martin posant qui est aussi évoqué des pressions qui a demandé que les etc.) et des diplomates publique a réuni au a rappelé que le CIAT Koblern évoquant vice-président du inacceptabes sur la partenaires du Congo «les perspectives de accrédités dans la Palais de la Nation, (le fameux Comité groupe parlementaire formation du Gouver- fassent le choix désorsamedi 31 mai, les International d’Acl’échec consécutif à Capitale congolaise, UDPS et Alliés. Le nement de cohésion mais entre ces grouselon le communiqué ambassadeurs accompagnement de la l’arbitraire dans le Chef de l’état s’est s’agissant non d’une pes criminels et coode la Monusco. crédités dans notre Transition du 1+4) choix des interlocuindigné de ce qu’on promesse faite mais pérer avec le Congo. LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1283 | PAGE 2.


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Kabila entend préserver toute sa chance à son pays dans un Continent qui donne le tournis

V

oir des représentants des pays démocratiques qui n’ont de cesse de mettre en quarantaine les partis extrémistes chez eux offrir dans leurs chancelleries une tribune aux partis extrémistes, voilà qui surprend. «On peut certes se dire des vérités entre amis mais dans ce qui se passe ici, il ne s’agit pas que d’amitié. Il s’agit aussi d’intérêts nationaux du peuple congolais dont nos institutions sont comptables», a expliqué le Chef de l’état aux diplomates accrédités dans notre pays les appelant à la responsabilité. «Il s’agit moins du confort des officiels congolais de passage qui sont houspillés, voire agressés ici et là que de l’idéologie de la haine ethnique que ces bandes véhiculent ouvertement et impunément à Londres, Paris, Bruxelles et New-York et qui menace la paix, la sécurité nationale et la coexistence pacifique des communautés ayant en partage le territoire de la RDC». Pour le président de la RDC, «il est incompréhensible que des pays amis qui partagent avec nous la nécessité d’éradiquer, au besoin par les armes, les idéologies négatives, dangereuses pour l’existence même de nos peuples et de notre pays les tolèrent ou les encouragent chez des délinquants en provenance de la RDC à l’intérieur de leurs frontières». COMMUNIQUé OFFICIEL. Le Président de la République, Chef de l’état, Son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange a reçu ce samedi 31 mai 2014 au Palais de la Nation tous les Ambassadeurs ainsi que le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies accrédités en République Démocratique du Congo. Ont pris part à cette audience:  Le Président de l’Assemblée Nationa-

Mme Mary Robinson et Martin Kobler. droits réservés.

le, l’Honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko;  Le Président du Sénat, l’Honorable Léon Kengo wa Dondo;  Le Ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, Son Excellence Raymond Tshibanda Ntungamulongo;  Le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Son Excellence Richard Muyej Mangez Mans;  Le Ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Son Excellence Lambert Mende Omalanga;  Le Directeur du Cabinet du Président de la République, M. Gustave Beya Siku. Après un mot d’introduction du Ministre des Affaires étrangères, le Chef de l’état a pris la parole pour sa communication qui a porté respectivement sur:  La situation sécuritaire du pays,  L’état de l’économie,  Le processus de consolidation de la démocratie,  La diplomatie. I. LA SITUATION SéCURITAIRE. Abordant la situation sécuritaire du pays, le Président de la République s’est félicité de la victoire militaire de novembre 2013 sur les forces négatives du M23 qui avaient repris en 2012 le flambeau de la déstabilisation de l’Est de la RD Congo.

Il a signalé que jusqu’à cette défaite du groupe armé le plus nocif dans cette partie du territoire, la priorité pour la RDC a été de pacifier durablement l’ensemble du territoire national pour éviter la réédition de la triste expérience vécue en 2009 avec le CNDP. La déroute du M23 juxtaposée à celle en cours de l’ADF-NALU et de la LRA autant que le désarmement volontaire des FDLR qui vient de s’amorcer illustrent que la RDC est sur une bonne voie pour sa pacification, a indiqué le Chef de l’état avant d’attirer l’attention du Corps Diplomatique sur le lien de causalité qui existe entre la paix et l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans le pays. Le Chef de l’état a en outre déclaré que la paix ne dépendait pas que de la RD Congo et qu’il fallait pour y parvenir, s’assurer de la bonne foi de ceux des pays voisins qui sont devenus des acteurs clés dans les perturbations vécues à l’Est du Congo. De même, il a épinglé le développement économique comme un remède efficace à la déstabilisation compte tenu du fait que la pauvreté est également un facteur de violence. II. SITUATION ECONOMIQUE. Exprimant Sa satisfaction devant l’amélioration constante de la situation macro-économique du pays, le Chef de l’état a fait

part à Ses invités de Sa volonté de rattraper le temps perdu en guerres, séditions et destructions. Il leur a demandé d’aider la RDC en appuyant les nouveaux investissements qui sont possibles maintenant du fait du retour de la stabilité.

III. POLITIQUE : CONSOLIDATION DU PROCESSUS DéMOCRATIQUE. Au chapitre politique, le Président de la République a rappelé qu’il avait convié tous les acteurs politiques et sociaux aux Concertations Nationales de fin 2013 dans le but de construire la cohésion nationale face aux défis multiformes qui menaçaient la pacification de la RDC. Il a informé la Communauté Internationale de ce que ces Concertations Nationales ont abouti à une série de Résolutions pertinentes en cours ou en voie d’application comme la loi d’amnistie, le recensement administratif et le Gouvernement de cohésion nationale. Il a fait remarquer qu’à ce jour les institutions publiques fonctionnaient normalement et que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) était opérationnelle conformément à la Constitution et aux lois congolaises en vigueur. S’agissant de l’expulsion brutale et sans avertissement de nos compatriotes du territoire du Congo-Brazzaville qui préoccupe tous les Congolais aujourd’hui,

le Président a annoncé la tenue d’une Commission mixte Congo/ Brazzaville — Congo/ Kinshasa a partir de ce lundi à Kinshasa afin de dégager des solutions acceptables. Il a annoncé la mise en priorité, conformément à la loi et aux vœux des Concertations Nationales du recensement et de l’identification de la population congolaise qui conditionnent non seulement de bonnes élections mais aussi la stabilité et le développement du pays. Faisant allusion aux rumeurs sur de nouvelles concertations entre des formations politiques et la CéNI dans une chancellerie, le Président de la République a rappelé que le Comité International d’Accompagnement de la Transition mis en place en 2003 n’avait été qu’une structure «sui generis» qui a cessé d’exister en 2006 et qu’actuellement la RDC, pays souverain qui n’est pas en crise institutionnelle ne peut accepter la réédition, même sous une autre forme, du défunt CIAT qui ne fut pas une expérience très heureuse. Il a dénoncé les initiatives de certains de nos partenaires extérieurs qu donnent l’impression de vouloir créer anarchiquement des structures parallèles aux institutions légitimes en place en RDC pour gérer des questions relevant constitutionnellement de ces dernières. Pareilles initiatives seraient, selon le Chef de l’état, nulles et de nul

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effet car ne répondant à aucune sollicitation des institutions étatiques de ta RDC qui n’est pas un pays sous tutelle. Il a condamné ces initiatives qui projettent un mauvais signal en encourageant des entités anomiques réfractaires à ta loi et dont les discours irresponsables et les accointances avec les forces négatives se sont manifestées à travers leur refus délibéré de participer aux Concertations Nationales. Le Président a dit sa surprise de voir des représentants de pays démocratiques qui n’ont de cesse de mettre en quarantaine les partis extrémistes chez eux offrir dans leurs chancelleries une tribune aux partis extrémistes en RDC. «On peut certes se dire des vérités entre amis mais dans ce qui se passe ici, il ne s’agit pas que d’amitié. Il s’agit aussi d’intérêts Nationaux du peuple Congolais dont nos institutions sont comptables », a-t-il dit en engageant ses interlocuteurs à respecter dorénavant le cadre légal qui existe pour les échanges car les missions diplomatiques n’ont pas vocation à devenir les Quartiers généraux pour des réunions sur des questions relevant de la politique intérieure. IV. DIPLOMATIE. S’adressant spécifiquement à la Belgique, à la Grande Bretagne, aux USA et à la France, le Chef de l’état a clos Son adresse en évoquant le phénomène dit des «combattants» qui désigne des groupes de membres des colonies congolaises dans ces pays qui se sont spécialisés ces derniers temps dans des actes de délinquance et/ou de criminalité contre la RDC derrière l’alibi de la lutte pour la démocratie. II a souligné que la tolérance et l’impunité de ce phénomène par ces pays dans lesquels il se développe au vu et au su de tous risque de mettre à mal nos relations car il s’agit moins du confort des officiels congolais de passage qui sont houspillés, voire agressés ici et là que de l’idéologie de la haine ethnique que ces bandes véhiculent ouvertement et impunément à Londres, Paris,

Bruxelles et New-York et qui menace la paix, la sécurité nationale et la coexistence pacifique des communautés ayant en partage le territoire de la RDC. Pour le Chef de l’état, il est incompréhensible que des pays amis qui partagent avec nous la nécessité d’éradiquer, au besoin par les armes, les Idéologies négatives, dangereuses pour l’existence même de nos peuples et de notre pays les tolèrent ou les encouragent chez des délinquants en provenance de la RDC à l’intérieur de leurs frontières.

Reddition insatisfaite des FDLR aux Kivu

L

es envoyés spéciaux (Nations unies, UE, UA) ainsi que le chef de la Monusco exhortent les FDLR à «une complète reddition de tous les combattants et hauts gradés dans les prochains jours». Les FDLR qui sévissent dans les Kivu avaient promis de se désarmer. Elles ne semblent pas tenir leur promesse. Seule une centaine de combattants sur 1.400 environ ont rendu leurs armes vendredi. Au cours de deux cérémonies le 30 mai dans le Nord-Kivu, 150 hommes se sont rendus avec cent armes: la Monusco juge «insignifiant» le nombre de combattants désarmés. «Les membres des FDLR qui choisissent de ne pas se rendre, de ne pas renoncer à la violence, et de ne pas se soumettre à un processus de désarmement, démobilisation et réinsertion continueront d’être passibles de l’action militaire des FARDC et de la Monusco. Les FDLR qui se rendent et souhaitent retourner au Rwanda pourront être rapatriés dans le cadre du processus DDR/RR (désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation) existant».


Interdit aux cardiaques les intemporels du soft |

C’est Lui et Lui Seul qui détient LE secret dont le dévoilement n’interviendra qu’au jour et à l’heure qu’Il décidera Seul

E

Mercredi 21 mai 2014, sur le perron de l’élysée. «Fini la période de poignées de main glaciales. Le président français a accueilli son homologue congolais à bras ouverts», témoigne le journaliste français de choc Christophe Boisbouvier (de Rfi) dans un article signé dans Jeune Afrique. «La France fait profil bas», poursuit-il. rfi. n a-t-il faire si c’est dans l’insur le front de bataille dit un térêt de votre Peuple dans les Kivu, dans mot au et je comprends et ce conflit qui opposait présimon pays Vous appuie depuis dix-huit mois dent et Vous appuiera...». l’armée à la rébellion François - «Je Vous remercie du M23. Hollande, le dernier infiniment, Monsieur Les Loyalistes vedirigeant occidental le Président. Je sais naient de faire sauter qu’il a rencontré à que peux compter le dernier verrou l’élysée lors d’un sur Vous et sur Votre rebelle - la cité de tête-à-tête mercredi Gouvernement...» Bunagana, à la fron21 mai avant d’aller (dialogue fictif). tière ougandaise - et, rejoindre dans un le jour même à 20 salon du palais préUN AUTRE heures, au jt de la sidentiel ministres et QUI SAIT. chaîne publique Rtnc, conseillers pour une Aussitôt revenu de le Chef de l’état, réunion de travail? Paris, Joseph Kabila en Commandant en Kabange reprenait, Lors de ces renconChef des armées, tres, loin des regards dès le lendemain 23 s’adressait à la Nation et des oreilles des mai, son bâton de congolaise glorieuse collaborateurs, il est pèlerin pour aller renet adressait à son tour contrer - et assister de coutume que les un ultimatum aux reà l’inauguration de Dirigeants se parlent belles, aux différentes son nouveau mandat en toute simplicité, bandes armées et aux - l’homme par qui est loin du protocole gêpays voisins. venu le triomphe des nant, se passent des à ceux-ci, le Président FARDC sur la rébelinformations et des déclarait: «Je tiens lion du M-23. messages, testent des à redire que la voie hypothèses de travail. C’est mardi 29 octoroyale pour la paix bre 2013 au moment C’est le but de ces et la stabilité dans la où l’avion du préhuis clos recherchés région réside dans la Joseph Kabila Kabange accueille Jacob Zuma le 29 octobre 2013 au Palais de la Nation, qui indiquent le degré sident sud-africain mise en œuvre, effecsiège de la Présidence de la République peu avant la matinée politique du Parlement. dréservés. Jacob Zuma décollait d’amitié et de confitive et de bonne foi, de nies en congrès, le peace is now» (Trop poursuivait dans cette sera plus tolérée». de la piste de N’Djili dence. l’Accord-cadre d’AdChef de l’état sudc’est trop. L’heure même lancée: «La Le jour d’après, 30 qu’en effet sonnait - «Monsieur le Présidis-Abeba, ainsi que africain menaçait, de la paix a sonné»). souffrance du peuple octobre, au lendemain de la Résolution 2098 dent, je pense que sur l’hallali de la rébelaprès un tête-à-tête Rien d’autre qu’un congolais est aussi de cette première visi- du Conseil de Sécurité lion. cette question... J’enau Palais de la Nation ultimatum adressé notre souffrance. De te d’état du Dirigeant des Nations Unies». Deux ou trois heures visage de...» avec Joseph Kabila aux rebelles et à leurs même sa prospérité. sud-africain dans auparavant, devant - «Bien sûr, Monsieur Puis de «les exhorter Kabange: «Enough souteneurs ougandais La misère ne peut notre pays, les événeles deux Chambres le Président, Vous (suite en page 5). is enough. Time for et rwandais. Zuma plus continuer et ne ments s’accéléraient parlementaires réuavez tout loisir de le LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1283 | PAGE 4.


les intemporels du soft |

Jamais faits et gestes de nos dirigeants n’ont été aussi scrutés qu’aujourd’hui

(suite de la page 4).

à remplir leurs engagements aux termes de cet Accord» et de «réaffirmer la détermination, à ce jour non démentie, de la République Démocratique du Congo à remplir les siens». Les 29 et 30 octobre 2013, un événement majeur venait de se produire. Pour la toute première fois depuis que le Congo est indépendant, l’armée nationale venait d’enregistrer une victoire militaire indiscutable. Chez les Grands du monde, tout est chronométré voire millimétré. Il n’y a aucune place au hasard. Dans son discours devant les deux Chambres, Zuma avait insisté sur la date du 29 octobre. Le 29 octobre 2006 ce fut un dimanche - eut lieu le deuxième tour de la Présidentielle qui vit Joseph Kabila triompher de Jean-Pierre Bemba. L’Afrique du Sud était déjà aux côtés du Congo et avait fourni la logistique après que le pays Arc-en-ciel eut financé et abrité le Dialogue de Sun City. C’est un 29 du même mois d’octobre - sept ans plus tard - que Zuma effectuait sa première visite d’état dans notre pays et s’adressait au Peuple congolais par ses représentants... Il ne peut donc s’agir d’un hasard. Entre Zuma et Kabila, c’est la grande amitié. Le 24 mai au Palais de la Présidence à Pretoria, c’est l’ami, le confident qui a été accueilli et, si besoin, la chaude accolade devant les médias l’attestait. Venant l’avant veille de Paris, on imagine que l’ami congolais a dû faire état de sa visite à l’ami sudafricain et lui dire ce qu’il allait faire à son retour dans sa Capitale, plusieurs mois après les fameuses Concertations nationales et l’annonce d’un Exécutif de cohésion nationale qui a littéralement plombé l’Exécutif actuel au moins par des mesures conservatoires qui en ont découlé, ralentissant le rythme de travail des ministres, ceux-ci n’étant plus à proprement parler des ministres de plein exercice devant chaque fois recourir à une autorisation expresse préalable du Chef du Gouvernement avant toute décision relevant de leur sphère de travail.

Jacob Zuma et Joseph Kabila Kabange le 29 octobre 2013 au siège du Parlement lors de la matinée académique du président sud-africain. dréservés.

GARE AUX CARDIAQUES. - «Monsieur le Président, j’ai finalement pris LA décision. Je vais nommer...» Ou: - «J’ai encore besoin de cet homme vu son état de services... Et je souhaite une composition qui puisse répondre à...». - «Bien sûr Monsieur le Président, Vous avez tout loisir de faire cela...». Ou: - «Bien sûr Monsieur le Président, Vous avez tout le loisir d’appeler à Vos côtés l’homme qui paraît le mieux répondre à Vos attentes et à celles de Votre pays. Mon pays se tient à Vos côtés...». - «Je Vous remercie Monsieur le Président. Je sais que peux compter sur Vous et sur Votre Gouvernement...». (dialogue fictif). à n’en point douter, Hollande et Zuma sont les deux hommes qui connaissent les grandes lignes de ce que leur homologue congolais s’apprête à faire. Il est impensable qu’ayant rencontré ses deux homologues qui lui témoignent une telle amitié au moment où son pays aborde le dernier virage avant l’annonce de décisions politiquement déterminantes pour la paix, la cohésion et la stabilité du Congo, le Président de la République n’ait pas tâté le pouls des deux Dirigeants importants

à l’échelle planétaire, l’un européen et qui compte beaucoup, l’autre africain et qui pèse beaucoup et sait se faire entendre. Mais il est clair qu’ils n’en diront rien à personne. Sauf le jour où ces décisions seront rendues officielles. - «Oui, il m’avait dit que ce serait en effet celui-là». - «Oui, il m’avait dit qu’il voyait en effet les choses de cette façon-là...» (propos fictifs). En attendant, tout est et reste un gros mystère que personne n’a su à ce jour perforer. Et, attention aux cardiaques! On surveille le moindre fait et geste des responsables politiques, ministres influents voire le premier d’entre eux. - S’est-il rendu à son Cabinet? à quelle heure? - A-t-il présidé sa réunion habituelle? à quelle heure? - Envisage-t-il un déplacement? Où? Avec qui? - A-t-il décidé ceci? A-t-il décidé cela? - Continue-t-il de… signer et de planifier des dossiers? - Envoie-t-il encore des ministres en mission? Où? Jusque quand? Mais le Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon de marbre, déjoue tous les calculs. Le Chef du Gouvernement n’a pas changé d’un iota son rythme de travail. Son escorte pénètre

toujours à l’aurore le périmètre de l’Hôtel du Gouvernement et, peu avant 6 heures du matin, Matata Ponyo ouvre son ballet de réunions dont la plus connue - la troïka stratégique avec ministres et gouverneur de la Banque Centrale. Comme si de rien n’était... Une fois par semaine, des grapes de visiteurs - généralement des jeunes écoliers ou des étudiants - font le tour de l’Hôtel du Gouvernement aseptisé et transformé en un géant jardin aux fleurs pour sentir sans frais la chlorophylle. Si on le donne pour adversaire coriace du président du Sénat qui ne cache plus sa fureur de revenir une quatrième fois sur ces lieux, cela n’empêche pas Matata d’inviter Léon Kengo wa Dondo, pour la énième fois, en plein tourment politicien, en compagnie d’autres anciens premiers ministres, pour la visite des bustes qu’il a fait fabriquer par le sculpteur monumentaliste Alfred Liyolo Limbe Puanga et qu’il a placés dans nos jardins des tuileries... Le même guet est fait sur l’agenda du Chef de l’état. On le croyait le Président de la République passant par Lubumbashi après Paris et Pretoria en vue de prendre quelques jours de réflexion… pour les ultimes réglages, le voici qui déjoue tout et

regagne directement Kinshasa. Mais c’est précisément pour monter la fièvre de plusieurs crans puisque… «le Président vient faire les annonces», explique la ville enivrée.

le cœur bat la chamade. Et de scruter les journalistes de la presse présidentielle dont un qui n’a plus le droit de passer par un studio de la Rtnc soupçonné de tenir le parchemin tant attendu, l’ordonnance présidentielle. Dans une capitale et un pays où les rumeurs les plus folles brouissent dans tous les sens, il ne manquait qu’une «instruction» de service du DirCab du Premier ministre, José Selé Yalaghuli, pour que le feu se transforme en incendie. Dans cette note de deux pages, le plus proche collaborateur du Chef du Gouvernement instaurait ce qui n’avait jamais existé à ce jour: le protocole de remise et reprise entre le Premier ministre entrant et le Premier ministre sortant. Ce qui était une décision ordinaire de gestion de l’état, un principe qui allait désormais être érigé en loi codifiant l’entrée en fonction effective du nouveau locataire de l’Hôtel du Gouvernement, prenait une toute autre tournure dans la ville haute et sur les réseaux so-

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ciaux à un moment où les rumeurs rendent quiconque fou. - «Pourquoi maintenant?» - «S’il l’a fait, c’est qu’il en sait!» - «S’il le fait maintenant c’est signe que les choses se précipitent. Il n’y a aucun doute...». Les plus téméraires d’évoquer des décomptes des émoluments des ministres et de leurs cabinets prépositionnés dans une banque... Aussitôt que l’ordonnance serait publiée, les fonds iraient dans les comptes des banques commerciales! S’il y a des sources qui démentent tout en bloc, d’autres affichent une gêne facile à interpréter! S’il existe un feu sans fumée, une fumée indique toujours un feu! Car il ne faut pas se tromper: chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus de la date fatidique quand les cœurs battent la chamade chez ceux qui se croient primaturables comme chez les ministrables. Qui entrera? Qui n’entrera pas? LE secret le mieux gardé du quinquennat! Les plus proches du Palais avouent: «Si quelqu’un vous dit qu’il sait qui sera le prochain locataire de l’Hôtel du Gouvernement, il vous ment». La politique sait faire l’un de ces tours qu’elle seule connaît le secret! Faut-il continuer à l’aimer ou le temps est-il venu

de la détester en tournant la page. Nul ne prendra plus Kabila en défaut. Le Chef de l’état l’a expérimenté plus que quiconque. à la nomination le 14 mai 2013 du nouveau gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, le gouverneur en fonction, Jean-Claude Masangu Mulongo ignorait tout. Mutombo était pourtant directeur des opérations bancaires et marchés à la même BCC. Arrivé fin mandat, après seize ans de bons et loyaux services à la tête de l’Institut d’émission, JCMM ne savait rien de son sort et s’était rendu ce mardi à son bureau comme de coutume. Alors que la journée avait débuté sans histoire, que les signataires avaient circulé, l’ordonnance présidentielle n°13/021 tombe: la BCC a changé de Gouverneur! Seules deux personnes étaient au courant: Matata - le PM - et le DirCab du Chef de l’état Gustave Beya Siku. Reste à savoir depuis quand... Dans ce dossier, c’est le Président qui seul sait. Lui et Lui seul détient et garde SON secret, dont le dévoilement n’interviendra qu’au jour, à la date et à l’heure qu’Il décidera Seul. Le pouvoir est un exercice solitaire.

T. MATOTU n


Document |

Calendrier des élections urbaines, municipales et locales directes et indirectes N°

Début

Fin

Durée (jours)

TACHES

ELECTIONs MUNICIPALES ET LOCALES DIRECTES  1 2 3

4

5

6-mars-14 10-juin-14 20-juin-14

25-mai-14

28-juin-14

11-juil-14 9-juil-14 21-oct-14

26-mai-14

26-aoû-14

127

Opération pilote de stabilisation des cartographies opérationelles et de fiabilisation du ficher électoral du fichier électoral. Province de Bandundu et le Territoire de Befale à l’Equateur

1

Installation du matérielet amenagement des Bureaux de vote

1

Jour du scrutin des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies ouverture des BVD, déroulement du vote et de dépouillement pour

33

14-juin-15

14-juin-15

1

30-juin-15

30-juin-15

1

Annonce des résultats provisoires pour les Conseillers des Communes et des Secteurs/ Chefferies

60

Passation des marchés pour sélection des fournisseurs du matériel électoral addit (Kis BVD, Documents électoraux de formation et de Sensibilisation)

36

1-juil-15

8-juil-15

8

Recours relatifs aux contentieux des résultats des élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies

37

9-juil-15

6-sep-15

60

Traitement des contentieux des résultats des élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies

38

15-juil-15

19-aoû-15

35

Installation des Conseils municipaux et locaux

39

7-sep-15

7-sep-15

1

ProcIamation des résultats définitifs des élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/ Chefferies

1-oct-14

20-oct-14

20

Audit externe du fichier électoral

9

22-oct-14

2-nov-14

12

Préparation du projet de repartition des sièges par le Gouvernement et dépôt au Parlement.

18

Examen et adoption de l’annexte à la loi électorale portant repartition des sièges pour les élections municipales et locales

11

21-nov-14

5-déc-14

15

Promulgationde l’annexe à la loi électorale portant repartition des sièges pour les élections municipales et locales.

12

10-déc-14

10-déc-14

1

Convocation de l’électoral pour les élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/ Chefferies

13

10-déc-14

18-jan-15

40

Ouverture des Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures : Retrait des formulaires, dépôt et traitement des dossiers

14

25-déc-14

23-avr-15

120

Déploiement du matériel électoral vers les sites de formation

15

19-jan-15

23-jan-15

5

Ajout et substitution des candidatures

16

24-jan-15

12-fév-15

20

Transmission des données et Délibération par la Pléinière de la CENI

1

Publication des listes provisoires des candidats aux élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies.

18

14-fév-15

24-fév-15

11

Contentieux des Candidatures (dépôt et traitement des recours)

19

16-fév-15

17-mars-15

30

Passation des marchés de services pour la sélection de l’imprimerie des bulletins, procès-verbaux et fichers des résultats

20

17-fév-15

17-avr-15

60

lmpression et colisage des listes électorales

21

25-fév-15

25-fév-15

1

Publication des listes définitives des candidats aux élections des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies

22

17-mars-15

15-avr-15

30

Production et livraison des bulletins de vote, procès verbaux et fiches de résultats vers les sites de formation

90

Campagne de sensibilisation électorale sur fe vote des Conseillers des Communes et des Secteurs/ Chefferies

24

16-avr-15

15-mai-15

30

Déploiement des bulletins de vote, procès verbaux et fiches de résultats vers les sites de formation

25

30-avr-15

29-mai-15

30

Accréditation des témoins, des observateurs et des journalistes

26

15-mai-15

15-mai-15

1

Publication de la liste des bureaux de vote dans les Antennes locales et des listes définitives des électeurs par sites de vote

27

15-mai-15

14-juin-15

31

Affichage des listes des électeurs par sites de vote et bureau de vote

24-mai-15

13-juin-15

35

8

15-mai-15

13-juin-15

Publication du Calendrier électoral pour les élections urbaines, municipales et locales du plan opérationnel 2014 et du plan de décaissement 2014

Attribution des marchés, Commande et livraison des kits BVD et documents électoraux

28

32

15

120

14-juil-15

Formation des Membres des bureaux de vote et de dépouillement (MBVD)

29-juin-15

24-déc-14

16-avr-15

7

16-juin-15

27-aoû-14

23

12-juin-15

34

7

12-fév-15

6-juin-15

Ramassage, transmission et agrégation des résultats du vote (NB Délai plus reduit si le système de transmission rapide est totalement mis en place)

10

13-fév-15

31

TACHES

123

22-juil-14

17

Durée (jours)

Opération de stabilisation des cartographies opérationnelles et de fiabilisation du fichier électoral dans les AUTRES PROVINCES (2ème Aire opérationnelle)

13-juil-14

20-nov-14

Fin

Accréditation des observateurs à long terme

6

3-nov-14

Début

30

Elaboration des mesures d’application de la loi électoral pour les élections urbaines, municipales et locales

10

10

Formation des Chefs des Centres de vote (CVV) et des présidents formateurs (PF)

29

25-mai-15

5-juin-15

12

Déploiement des CVV et PF des Sites de formation vers les Centres de vote

30

29-mai-15

12-juin-15

15

Campagne électorale pour des Conseillers des Communes et des Secteurs/Chefferies

ELECTIONs URBAINES, MUNICIPALES ET LOCALES INDIRECTES 40

5-juil-15

18-juil-15

14

Réception et traitement des candidatures des Consenrers urbains, des Maires. des Bourgmestres et des Chefs de secteur

41

5-juil-15

1-nov-15

120

Cadres de concertation aux niveaux national, provincial et local avec les parties prenantes

42

5-juil-15

1-nov-15

120

Campagne de sensibilisation électorale sur le vote des conseillers municipaux et de secteur/chefferie

43

19-juil-15

23-juil-15

5

Ajout et substitution des candidatures

44

24-juil-15

2-aoû-15

10

Transmission des données et Délibération par le Bureau de la CENI

45

3-aoû-15

3-aoû-15

1

Publication des listes provisoires des candidats Conseillers urbains, des Maires, des Bourgmestres et des Chefs de secteur

46

4-aoû-15

12-aoû-15

9

Contentieux des candidatures des Conseillers urbains, des Maires, des Bourgmestres et des Chefs de secteur (Dépôt et traitement)

47

14-aoû-15

14-aoû-15

1

Publication liste définitive des candidats Conseillers urbains, Bourgmestres et Bourgmestres adjoints. Chefs de secteur et Chefs de secteur adjoints

48

25-aoû-15

27-aoû-15

3

Campagne électorale des Conseillers urbains des Bourgmestres et des Chefs de secteur

49

29-aoû-15

29-aoû-15

1

Jour du vote des Conseillers urbains, des Bourgoumestres et des Chefs de secteur

50

29-aoû-15

30-aoû-15

2

Agrégation et annonce des résultats provisoires

51

31-aoû-15

14-sep-15

15

Recours et contentieux des résultats relatifs à l’élection des Bourgmestres et Bourgmestres adjoints, des Chefs des secteurs et leurs adjoints

52

15-sep-15

15-sep-15

1

ProcIamation des résultats définitifs des Bourgmestres et Bourgmestres adjoints, des Chefs des secteurs et leurs adjoints

53

20-sep-15

20-sep-15

1

Investiture des Bourgoumestres et Bourgoumestres adjoints des Chefs des secteurs et leurs adjoints.

54

31-aoû-15

6-nov-15

68

Recours et contentieux des résultats des élections des conseillers urbains

55

14-sep-15

8-oct-15

25

Installation des Conseils urbains

56

7-nov-15

7-nov-15

1

Publication des résultats définitifs des conseillers urbains

57

30-sep-15

30-sep-15

1

Publication liste définitive des candidats Maires et Maires adjoints

58

11-oct-15

13-oct-15

3

Campagne électorale des Maires et Maires adjoints

59

15-oct-15

15-oct-15

1

Jour du scrutin des Maires et Maires Adjoints

60

15-oct-15

15-oct-15

1

Agrégation et annonce des résultats provisoires

61

16-oct-15

30-oct-15

15

Recours et contentieux relatifs à rélection des Maires et Maires adjoints

62

31-oct-15

31-oct-15

1

Proclamation des résultats définitifs

63

5-nov-15

5-nov-15

1

Investiture des Maires et Maires adjoints Fait à Kinshasa, le 28 mai 2014 Pour la Plénière de la CENI Abbé Apollinaire MUHOLONGU MALU MALU, Président.

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notes de conjoncture économique |

évolution de la situation économique et financière du Congo au 2 mai 2014

L

e taux de change s’est situé à 924,20 CDF le dollar à l’interbancaire et à 933,75 CDF le dollar au parallèle. à fin avril, les réserves ont enregistré un recul de 50,29 millions de USD passant de 1.879,95 millions de USD à 1.829,66 millions. L’OCDE a publié le 30 avril 2014 un article intitulé «les hauts revenus captent une part croissante du revenu total dans nombreux pays». En effet, ces trente dernières années, la part des plus riches dans le total des revenus avant impôts (1 %) a progressé dans la plupart des pays de l’OCDE. Sur cette période, cette franche de la population a en effet capté une part disproportionnée de la progression globale des revenus. En revanche, les revenus des ménages les plus modestes n’ont pas progressé au même rythme que le total des revenus, et nombre d’entre eux n’ont pas vu leur situation financière s’améliorer depuis le

milieu des années 80. En excluant les plus riches de la population (1%), le taux de croissance des revenus est sensiblement moins élevé dans de nombreux pays, ce qui explique pourquoi tant de personnes indiquent que l’augmentation de leurs revenus n’est pas proportionnelle à la croissance économique globale. Sans une action concertée des pouvoirs publics, l’écart entre riches et pauvres devrait se creuser davantage au cours des prochaines années. C’est pourquoi, il est capital de veiller à ce que les plus hauts revenus acquittent une juste part de l’impôt. Une série de réformes, que pourraient entreprendre les pouvoirs publics, a été avancée afin de veiller à ce que les hauts revenus contribuent de façon équitable à l’effort fiscal, notamment la suppression ou la réduction d’un large éventail de déductions fiscales, crédits d’impôts et exonérations qui bénéficient de façon disproportionnée aux hauts revenus.

w Dans la Zone euro, la BCE a présenté le 28 avril 2014 deux rapports, le premier de l’année 2013 sur la stabilité financière et l’intégration de l’Europe et le deuxième de l’année 2014 sur l’intégration financière en Europe. Il en résulte que la stabilisation financière dans la Zone euro s’est améliorée mais que la crise demeure. Les deux rapports montrent que les progrès au niveau de la stabilisation financière sont solides bien qu’irréguliers et les solutions adoptées aux niveaux européen et mondial comprenant le Mécanisme de surveillance unique et le Cadre de résolution unique, ont été mises en place. w Aux USA, le Comité de politique monétaire de la Fed a décidé le 30 avril de poursuivre avec la baisse de ses achats mensuels d’actifs en dépit d’une croissance économique quasi-nulle et de maintenir inchangé son taux directeur proche de zéro, soit à 0,25 %. Les injections supplémentaires de liquidités sont revues

de nouveau à la baisse passant de 55 milliards à 45 milliards de USD, soit une réduction de 10 milliards. La croissance au premier trimestre s’est hissée à 0,1 %, expliquée par les conditions climatiques difficiles contre des prévisions de 1%. Le taux de chômage s’est établi à 6,3 % en avril 2014 contre 6,7 % en mars, soit le plus bas depuis cinq ans et demi. w Au Japon, le taux de chômage est revenu à 3,6 %, son niveau d’avant la crise financière. Cette situation révèle une détente observée sur le marché du travail et l’optimisme lié aux perspectives favorables de l’emploi sur fond de mesures gouvernementales de relance de l’activité. w En Afrique, à l’issue des travaux de la 6ème Conférence des ministres de l’éducation de l’Union Africaine tenue le 25 avril 2014, sur le thème «Renaissance de l’Afrique à l’horizon 2063 à travers l’éducation», il a été décidé

Cours des principaux produits de base

cours

variation mensuelle (en %) Cours du Cuivre LME $/tm cours

variation mensuelle (en %) Cours du Cobalt Londres $/tonne cours

variation mensuelle (en %) Cours de l’or New York $/o.t. cours

variation mensuelle (en %) Cours du riz Chicago Cts/lb cours

variation mensuelle (en %) Cours du Blé Chicago $/tonne cours

variation mensuelle (en %) Cours du Maïs Chicago $/tonne cours

variation mensuelle (en %)

Marchés mondiaux. Sur le marché des changes, la parité euro/ dollar s’est maintenue autour de 1,38 à la suite de la décision de la Fed de maintenir son taux directeur inchangé. Sur le marché des matières premières, les cours de principaux produits de base intéressant l’économie congolaise ont connu des évolutions erratiques: maïs (+1,0%), blé (-2,4 %), pétrole (-0,2 %) et cuivre (+1,3 %). Prix intérieurs. L’inflation à la 5ème semaine du mois d’avril reste sous contrôle. En effet, d’un taux d’inflation hebdomadaire de 0,025 % la semaine précédente, il a été

31 déc13

31 janv 14

28 févr 14

31 mars 14

30 avr 14

110,59

106,33

109,09

107,46

107,28

Produits énergétiques

Cours du Pétrole (brent) $/baril

l’élaboration d’une stratégie de l’éducation et de la formation professionnelle afin de doter les pays d’un système éducatif performant et adapté au besoin d’emploi. Ce système éducatif conduirait à réduire la dépendance économique, scientifique et technologique.

0,56

-3,85

2,60

Produits miniers

-1,49

-0,16

7 394,00

7 090,00

7 097,00

6 635,50

6 723,00

28 951,65

30 605,40

33 516,00

33 670,35

33 670,35

1 205,90

1 244,70

1 326,50

1 294,75

1 292,70

5,24

0,00

-3,65

-4,11

5,71

3,22

0,10

9,51

6,57

Produits agricoles

-6,50

0,46

-2,39

1,31

0,00

-0,15

15,50

15,41

15,48

15,52

15,49

603,00

556,25

597,50

696,75

713,50

155,33

159,10

167,10

183,09

185,00

-2,12

-7,41

2,18

-0,58

0,45

-7,75

7,42

2,43

5,03

0,26

16,61

9,57

-0,19

2,40

1,04

Sources : Les échos, Banque centrale du Congo

Euro/dollar

Marché des devises

janv14

févr 14

mars 14

18 Apr 14

25 Apr 14

02 mai

1,35

1,38

1,37

1,36

1,38

1,38

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enregistré au cours de la semaine sous revue, une variation de 0,002 point, soit un taux de 0,027 %. Ce qui porte le cumul annuel d’inflation à 0,528 %. En prolongeant les mêmes tendances, l’inflation devrait se situer à 1,533 % à fin décembre. En glissement annuel, le taux d’inflation se situe à 1,351 % contre un objectif de 3,7 %.

Secteur extérieur. Le 2 mai 2014, le marché des changes demeure stable. En effet, il a été noté une appréciation de 0,2 % du taux indicatif et une dépréciation de 0,3 % du taux parallèle. Ainsi, le taux de change s’est situé à 924,20 CDF le dollar à l’interbancaire et à 933,75 CDF le dollar au parallèle. à fin avril, les réserves ont enregistré un recul de 50,29 millions de USD, d’un mois à l’autre, passant de 1.879,95 millions de USD à 1.829,66 millions en raison d’une forte consommation de devises de la part du Trésor, dictée par la nécessité de répondre à certaines dépenses prioritaires (paiement du service de la dette extérieure) et d’investissement (paiement équipement et accessoires pour le parc agroindustriel de Bukangalonzo, achats des minibus et bus et autres intrants agricoles et de pêche). En cumul annuel, l’exécution du budget en devises indique une accumulation nette de devises de 103,65 millions de USD. Ce niveau correspond à 8,8 semaines d’importations des biens et services sur fonds propres. Opérations financières du secteur public. Au 30 avril 2014, la balance mensuelle du Compte Général du Trésor indique un déficit de 56,9 milliards de CDF, ramenant l’excédent cumulé annuel à 218,1 milliards de CDF. La situation provisoire du plan de trésorerie de la BCC au 30 avril 2014 indique un déficit de 0,8 milliard de CDF tant en flux mensuel qu’en cumul annuel. Cette situation devrait s’améliorer à la clôture définitive du mois. Secteur monétaire: les transactions mensuelles opérées sur le guichet des facilités

permanentes au 30 avril s’établissent à 238,85 milliards de CDF, portant le cumul annuel à 446,65 milliards de CDF contre un niveau cumulé de 54,4 milliards à fin décembre 2013. A l’interbancaire, des opérations pour un import de 37,3 milliards de CDF ont été effectuées au cours de la dernière semaine d’avril au taux moyen pondéré de 1,62 %, portant un cumul mensuel et annuel respectivement de 209,70 milliards et 622,40 milliards de CDF. Au 30 avril 2014, l’encours des Bons BCC s’est maintenu à 103,0 milliards, dont 10,00 milliards pour la maturité à 7 jours, 70,00 milliards pour celle à 28 jours et 23,00 milliards de CDF pour celle à 84 jours, dégageant une variation hebdomadaire nulle et une injection annuelle de liquidité de 61,26 milliards de CDF. Tous les objectifs de la politique monétaire ont été sous contrôle à l’exception de la masse monétaire qui s’est démarquée de son niveau projeté de 23,39 milliards de CDF en raison de l’accroissement des avoirs extérieurs aussi bien de la Banque Centrale que des banques commerciales. INTERNATIONAL. LOCDE a publié le 30 avril 2014 un article intitulé «les hauts revenus captent une part croissante du revenu total dans nombreux pays ». En effet, ces trente dernières années, la part des plus riches dans le total des revenus avant impôts (1 %) a progressé dans la plupart des pays de l’OCDE. Sur cette période, cette franche de la population a en effet capté une part disproportionnée de la progression globale des revenus. En revanche, les revenus des ménages les plus modestes n’ont pas progressé au même rythme que le total des revenus, et nombre d’entre eux n’ont pas vu leur situation financière s’améliorer depuis le milieu des années 80. En excluant les plus riches de la population (1%), le taux de croissance des revenus est sensiblement moins élevé dans de nombreux pays, ce qui explique pourquoi tant de personnes indiquent que l’augmentation de (suite en page 9).


notes de conjoncture économique |

Le taux de change s’est situé à 924,20 CDF à l’interbancaire et à 933,75 CDF au parallèle (suite de la page 8)

leurs revenus n’est pas proportionnelle à la croissance économique globale. Sans une action concertée des pouvoirs publics, l’écart entre riches et pauvres devrait continuer de se creuser au cours des prochaines années. C’est pourquoi, il est capital de veiller à ce que les plus hauts revenus acquittent une juste part de l’impôt. Une série de réformes a été avancée que pourraient entreprendre les pouvoirs publics afin de veiller à ce que les hauts revenus contribuent de façon équitable à l’effort fiscal, notamment :  supprimer ou réduire un large éventail de déductions fiscales, crédits d’impôts et exonérations qui bénéficient de façon

disproportionnée aux hauts revenus ;  traiter toutes les formes de rémunération comme des revenus ordinaires, y compris les avantages divers, les dispositifs d’intéressement et les options sur titres ;  envisager de modifier la structure fiscale afin d’accorder une plus large place aux impôts périodiques sur la propriété immobilière ;  examiner d’autres formes d’impôt sur le patrimoine, comme les droits de succession ;  étudier des solutions en vue d’harmoniser l’imposition des revenus du capital et des revenus du travail ;  renforcer la transparence et la coopération internationale en matière de règles fiscales afin de réduire le chalandage fiscal (individus à hauts

revenus et entreprises qui procèdent à des montages pour tirer profit dune fiscalité plus favorable à l’étranger) et l’optimisation fiscale;  élargir l’assiette de l’impôt sur le revenu, afin de réduire les possibilités d’évasion et, partant, l’élasticité du revenu imposable ;  concevoir des mesures visant à améliorer la transparence et la discipline fiscale, notamment en soutenant les efforts déployés à l’échelle internationale, sous l’égide de l’OCDE, pour garantir l’échange automatique de renseignements entre les administrations fiscales. Par ailleurs, les services du FMI ont publié le 29 avril un résumé analytique intitulé «Préserver la reprise sur fond

de reflux de liquidité mondiale» dans lequel ils indiquent une reprise dans la plupart des pays d’Europe Centrale, Orientale et Sud Est (ECOSE) tirée par la relance observée dans la zone euro. Toutefois, cette reprise reste confrontée à un certain nombre de risques inhabituels. Cependant, cette région demeure exposée aux chocs qui affectent le financement extérieurs, liés essentiellement à (i) l’encours relativement élevé des dettes extérieures, (ii) l’ampleur des besoins de financement et (iii) l’importance des engagements en devises. Les politiques plus résolues et l’existence des marges de manœuvres plus importantes, devraient donc, contribuer à atténuer ces chocs et

permettre d’exploiter un potentiel de croissance plus important.

Principaux pays et zones économiques.  Europe. La BCE a présenté le 28 avril 2014 deux rapports, le premier de l’année 2013 sur la stabilité financière et l’intégration de l’Europe et le deuxième de l’année 2014 sur l’intégration financière en Europe. Il en résulte que la stabilisation financière dans la Zone euro s’est améliorée mais que la crise demeure. Les deux rapports montrent que les progrès au niveau de la stabilisation financière sont solides bien qu’irréguliers et les solutions adoptées aux niveaux européens et mondiaux comprenant

le Mécanisme de surveillance unique et le Cadre de résolution unique, ont été mises en place. Cependant, la Zone euro rencontre encore de grands défis en terme de croissance terne, de chômage excessif, de fragmentation et d’inflation basse qui aggravent le fardeau de la dette qui pèse encore sur les gouvernements et les agents économiques privés. L’inflation au mois d’avril s’est située à 0,7 % contre 0,5 % au mois de mars. Cette hausse éloigne le spectre de la déflation qui planait ces derniers mois. Quant à la croissance du secteur manufacturier, elle s’est confirmée en avril dans la zone. Selon Markit, l’indice PMI manufacturier s’est établi à 53,4

Estimation de la croissance dans l’optique de la production. 2012

2013

points en légère hausse par rapport à la première estimation de 53,3 points contre 53,0 points en mars. Par ailleurs, l’office européen des statistiques, Eurostat a révélé un taux de chômage corrigé des variations saisonnières de 11,8 % en mars 2014.

 Amérique Le Comité de politique monétaire de la Fed a décidé le 30 avril de poursuivre avec la baisse de ses achats mensuels d’actifs en dépit dune croissance économique quasinulle et de maintenir inchangé son taux directeur proche de zéro, soit à 0,25 %. Les injections supplémentaires de liquidités sont revues de nouveau à la baisse passant de 55 milliards (suite en page 10). 2014

var réelle (en%)

Contrib. à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

var réelle (en%)

Contrib. à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

var réelle (en%)

Contr à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

Secteur primaire

6,4

46,3

3,3

7,8

46,9

4,0

9,8

52,3

5,0

Agriculture, élevage, pêche

3,5

15,5

1,1

4,2

14,8

1,3

6,0

18,1

1,7

Sylvi., l’exploit Forest et serv, annexes

3,4

1,7

0,1

3,1

1,3

0,1

4,8

1,7

0,2

Extraction

12,5

29,6

2,1

14,8

30,7

2,6

16,6

32,6

3,1

Secteur secondaire

14,0

25,8

1,8

15,7

25,6

2,2

14,8

23,0

2,2

Industries alimentaires, bonbons et tabac

26,7

9,6

0,7

29,5

10,5

0,9

29,5

11,2

1,1

Industrie de l’habillement, textiles, cuir

0,8

0,0

0,0

5,3

0,2

0,0

4,6

0,1

0,0

Industrie du bois

6,5

0,0

0,0

9,6

0,1

0,0

9,7

0,1

0.0

Industries chimiques

-5,0

-0,1

0,0

5,0

0,1

0,0

4,8

0,1

0,0

Industrie des produits minéraux non métalliques

6,1

0,1

0,0

8,5

0,1

0,0

7,9

0,1

0,0

Autres Industries

7,1

0,4

0,0

7,8

0,4

0,0

11,0

0,5

0,0

Electricité, gaz, vapeur et eau

6,8

0,5

0,0

7,2

0,4

0,0

6,9

0,4

0,0

Construction

12,1

15,3

1,1

12,7

13,9

1,2

10,5

10,7

1,0

Secteur tertiaire

5,4

24,3

1,7

6,6

24,5

2,1

7,2

23,3

2,2

Commerce

5,7

16,3

1,2

6,9

16,3

1,4

7,9

16,4

1,6

Restauration et hôtel

6,1

2,9

0,2

6,1

2,4

0,2

7,1

2,4

0,2

Transports, entrepots et Télecom

5,8

4,7

0,3

8,1

5,5

0,5

6,7

4,0

0,4

Education et santé

2,7

0,6

0,0

2,5

0,5

0,0

3,7

0,6

0,1

Banque et Assurance

4,8

0,5

0,0

5,8

0,5

0,0

7,0

0,5

0,0

Autres services marchands

3,0

-0,5

0,0

6,5

-0,9

-0,1

7,8

-0,9

-0,1

Production collectives des APU

-1,2

-0,2

0,0

1,3

0,2

0,0

2,5

0,3

0,0

Production de services domestiques

5,0

0,0

0,0

3,9

0,0

0,0

4,0

0,0

0,0

PIB aux coûts des facteurs

7,1

96,9

6,9

8,5

96,9

8,2

9,7

98,6

9,4

SIFIM

4,8

0,00

0,00

-1,9

0,0

0,0

37,7

0,0

0,0

Droits et taxes à l’importation

6,2

3,1

0,2

7,6

3,1

0,3

3,8

1,4

0,1

PIB aux coûts du marché

7,1

100,0

7,1

8,5

100,0

8,5

9,5

100,0

9,5

Real GDP (in millions of Congo francs, vase year = 2005

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1283 | PAGE 9.


notes de conjoncture économique |

Le secteur minier au Congo s’attendait à des performances particulièrement encourageantes face le Conseil des Affaires d’Etat s’est engagé à soutenir une croissance stable du commerce extérieur et à améliorer la structure économique du pays. Pour ce faire, certaines mesures ont été prises pour palier à cette situation. Il s’agit de (i) l’optimisation de la structure du commerce extérieur, notamment en encourageant les importations d’équipements de hautes technologies et de pièces importantes, et (ii) la facilitation du commerce, particulièrement en standardisant les services et les frais intermédiaires.

(suite de la page 9).

à 45 milliards de USD, soit une réduction de 10 milliards. La croissance au premier trimestre s’est hissée à 0,1 %, expliquée par les conditions climatiques difficiles contre des prévisions de 1%. Le taux de chômage s’est établi à 6,3 % en avril 2014 contre 6,7 % en mars, soit le plus bas depuis cinq ans et demi.  Pays d’Asie et en développement. Au Japon, le taux de chômage s’est établi à 3,6 %, son niveau d’avant la crise financière. Cette situation révèle une détente observée sur le marché du travail et l’optimisme lié aux perspectives favorables de l’emploi sur fond de mesure de relance de l’activité par le gouvernement. En Chine, l’économie est confrontée à une situation difficile en matière de commerce extérieur et pour y faire

de l’éducation et de la formation professionnelle en Afrique afin de doter les pays membres d’un système éducatif performant et adapté au besoin d’emploi. Ce système éducatif conduirait à réduire la dépendance économique, scientifique et technologique. La réduction de cette dépendance économique passe par la transformation de ressources naturelles à travers la formation des millions de jeunes et adultes ayant notamment le potentiel d’exploiter ces ressources et d’apporter de la valeur ajoutée à l’intérieur des frontières de l’Afrique pour stimuler les économies nationales.

 Pool Afrique Les participants à la 6ème Conférence des Ministres de l’éducation de l’Union africaine ont décidé le 25 avril 2014, à l’issue des travaux portant sur le thème: «Renaissance de l’Afrique à l’horizon 2063 à travers l’éducation», d’élaborer une stratégie

soutenues, par la demande des pays émergents, au cours de l’année 2014, en dépit de probable ralentissement attendu dans la consommation de certains pays émergents.

un mois auparavant, soutenu par une hausse de la demande, notamment de la Chine, le plus gros consommateur au monde. Ce pays aurait effectué ces dernières semaines des achats afin d’étoffer ses réserves.

Produits énergétiques (pétrole brut). à Londres, le cours du pétrole s’est replié de 0,2 %, dune semaine à l’autre, se situant à 107,28 USD le baril contre 107,46 USD la semaine d’avant.

Produits agricoles. Les cours de principaux produits agricoles se sont globalement inscrits en hausse comparativement au mois de mars 2014. Ces variations ont été de -0,1 %, 2,4 % et 1,0 % respectivement pour le riz, le blé et le maïs.

Produits miniers  Le cobalt. Les besoins en cobalt devront augmenter poussés par la voiture électrique du fait de l’utilisation de la batterie. Le cours du cobalt sur le marché de Londres s’est maintenu à 33.670,4 dollars la tonne, niveau qu’il atteint depuis mi-mars 2014.  Le cuivre. Le cours du cuivre est reparti à la hausse, atteignant 6.723 dollars la tonne, contre 6.635,5 dollars

Marchés des produits de base intéressant l’économie congolaise. Les exportations de certains produits de base de la RDC devraient rester

Marchés des devises. La parité euro/dollar sest maintenue autour de 1,38 à la suite de la décision de la Fed de maintenir son taux directeur inchangé. Conjoncture intérieure  Secteur réel. La production intérieure.  Taux d’activité

Plan de trésorerie de la BCC en 2014 (en milliards de CDF).

CUMUL A FIN MARS

au 02

au 09

ENCAISS.

41,10

0,77

DECAISS.

41,07

1,55

RUBRIQUES

RESULTAT

0,02

-1,29

AVRIL au 17

au 23

au 30

CUMUL ANNUEL

3,73

9,85

13,30

14,26

55,35

6,61

11,19

15,63

15,08

56,15

-2,88

-1,34

-2,33

-0,82

-0,80

évolution du solde brut d’opinions en 2013 et 2014. 2013

2014

Janv

Fév

Mars Avril

Mai

Juin Juillet Août Sept.

Oct.

Nov.

Déc.

Janv.

févr.

Mars

Solde global

11,8

26,2

17,2

11,8

20,3

15,4

16,5

16,3

14,1

18,8

23,0

22,6

21,9

20,1

20,8

Industries manufacturières

8,3

9,6

2,9

1,2

7,5

3,1

13,0

24,8

25,9

27,6

27,0

23,5

20,6

19,0

26,6

Eau et Electricité

66,7

66,7

50,0

100,0 100,0

83,3

33,3

33,3

66,5

66,5

60,0

50,0

40,2

23,2

25,8

Industries extractives

12,0

39,1

20,0

11,5

11,8

18,0

18,8

16,4

14,6

20,7

21,3

21,9

23,8

21,8

21,6

Construction

14,1

13,0

8,1

8,9

6,8

16,5

16,2

12,0

14,5

16,2

17,5

25,4

21,0

19,2

18,8

Services

8,7

7,6

5,2

6,2

4,4

3,9

2,7

2,4

1,7

2,4

4,2

3,8

3,5

8,5

11,1

Situation mensuelle des opérations du Trésor en 2014 (en milliards de CDF). RUBRIQUE

EXECUTION Cumul fin mars

1ère sem au 4 2ème sem au avril 11 avril

AVRIL

3ème sem au 18 avril

4ème sem au 25 avril

5ème sem au 30 avril

CUMUL ANNUEL

Recettes

1 091,7

28,2

76,4

165,2

206,9

291,4

1 383,2

Dépenses

816,7

26,0

164,5

239,2

320,3

348,3

1 165,1

Solde (avec amorti. dette) (1)

275,0

2,2

- 88,1

-74,0

-113,4

-56,9

- 218,1

Solde des sous-comptes (2)

16,7

-

- 10,0

-10,0

-10,0

-10,0

-9,9

solde consolidé (3)=(1)+(2)

291,7

2,2

- 98,1

-84,0

-123,4

-66,9

-224,8

SOLDE GENERAL (Dette exclue)

283,1

2,2

- 88,0

-74,0

-82,0

-25,4

-257,7

SOLDE COURANT (Exclu les dép. en cap.)

299,4

2,2

- 88,0

-73,6

-77,0

- 20,5

- 278,9

SOLDE PRIMAIRE (Exclu les int./dette)

300,0

2,2

- 88,0

- 69,6

-74,8

-18,3

- 281,7

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1283 | PAGE 10.

Sur base des réalisations de production à fin décembre 2013, les dernières estimations du PIB indiquent la poursuite de la consolidation de la croissance économique. En effet, le taux de croissance du PIB est projeté à 9,5 % en 2014 contre une estimation de 8,5 % en 2013 et une réalisation de 7,2 % en 2012. Rapproché à la moyenne projetée pour l’Afrique subsaharienne, ce niveau de croissance est supérieur de 3,4 points.

 Sources de la croissance L’analyse de la croissance, suivant cette approche de l’offre, révèle que la fermeté de l’activité économique en RDC sera essentiellement impulsée par la vigueur du secteur primaire, lequel pourrait booster la croissance à hauteur de 5,0 points de pourcentage. En effet, en considérant l’évolution croissante des activités de ce secteur, notamment les Industries Extractives, au cours de dernières années, on s’attend à une contribution significative à la croissance de 3,1 points de pourcentage en 2014 pour cette activité, poursuivant ainsi son rythme expansionniste, dans un contexte de l’évolution favorable de leurs cours sur le marché international. Une autre activité de ce secteur qui connaîtra une expansion, est celle de «l’Agriculture, élevage et pêche», avec une contribution de 1,7 point de pourcentage dans la croissance contre 1,3 point en 2013. Ce dynamisme du secteur minier sera attesté par des performances particulièrement encourageantes du volume de production du cuivre. En effet, après son niveau record de production réalisé de 936,0 milliers de tonnes en 2013 contre 619,9 milliers en 2012, il est attendu la poursuite du rythme d’expansion de la production cuprifère. Quant à la production agricole, son impact sur la croissance fait suite aux efforts consentis par le Gouvernement dans la relance de ce secteur à travers la réalisation des campagnes agricoles tant à Kinshasa quà l’intérieur du pays. Les secteurs secondaire et tertiaire viendraient en seconde position en termes de soutien à la production, portant

leurs contributions à la croissance du PIB de 2,2 points de pourcentage chacun contre respectivement 2,2 points et 2,1 points en 2013. Pour le secteur secondaire, cet effort de redressement relève, dune part à un impact plus important des «Industries alimentaires, boissons et tabac» sur l’activité économique qui atteindrait 1,1 point de pourcentage en 2014, revenant de 0,9 point l’année dernière, et d’autre part à l’expansion des activités de construction dans le cadre de la révolution de la modernité (1,0 point de pourcentage). Dans le secteur tertiaire, par contre, son appui à la production est consécutif au dynamisme du «Commerce» et des «Transports, entrepôts et télécommunications» dont les parts contributives à la croissance passeraient respectivement de 1,4 à 1,6 point de pourcentage et de 0,5 à 0,4 point, d’une année à l’autre.

 Le Baromètre de conjoncture. Les résultats des enquêtes de conjoncture de l’économie congolaise pour le mois de mars 2014 montrent que dans leur ensemble, les chefs d’entreprises maintiennent la confiance qu’ils ont affichée depuis plus de deux ans quant aux perspectives de la conjoncture économique en République Démocratique du Congo, lesquelles demeurent prometteuses sur un horizon de court terme. Comparativement au mois précédent, cet optimisme affiche une stabilité relative, tel que l’indique le solde global brut d’opinions mensuelles des entrepreneurs, lequel est en légère augmentation en se situant à +20,8 % en mars, après s’être replié dans une moindre mesure un mois plus tôt en atteignant +20,1 %, venant de +21,9 % au premier mois de l’année. Ce maintien de confiance de la part des entrepreneurs témoigne du dynamisme de l’activité dans les principaux secteurs d’activité de l’économie nationale soutenus par la stabilité du cadre macroéconomique et les conditions socio-politiques favorables et dans (suite en page 11).


notes de conjoncture économique |

La part à la production du commerce, des transports et des télécoms en nette croissance

(suite de la page 10). une autre mesure par des perspectives plus ou moins favorables de l’environnement économique mondial en 2014. L’analyse sectorielle du baromètre au cours du premier mois l’année 2014 se présente comme suit:

 Dans les industries manufacturières, la confiance des chefs d’entreprises se réconforte davantage avec un solde brut d’opinions qui est remonté à +26,6 % en ce mois sous

publication, après s’être établi à +19,0 % en février dernier. Cette évolution résulte dune nette appréciation des carnets de commandes et des prévisions des ventes qui s’annoncent favorables principalement dans les industries alimentaires, du carton et de l’imprimerie ainsi que dans la cimenterie dans un environnement marqué par les préparatifs des vacances des pâques et l’érection des plusieurs chantiers de construction des particuliers.

 Dans les industries extractives, il convient de noter que la confiance affichée par les entrepreneurs depuis plus dune année demeure significativement positive, mais tout en étant marquée par un léger repli à +21,6 % en mars, revenant de +21,8 % un mois auparavant. Ce léger fléchissement de l’indicateur de confiance des chefs d’entreprises résulterait principalement du repli des cours de principaux produits miniers sur les marchés

mondiaux, notamment du cuivre, du zinc, du coltan, de l’or et de l’argent au cours du mois sous analyse. Cependant, malgré ce repli, l’optimisme des entrepreneurs reste soutenu par la relative stabilité de la demande et des perspectives de production qui demeurent prometteuses.  Dans le secteur de l’énergie, le solde brut d’opinions des chefs d’entreprises a enregistré un regain d’optimisme au mois de mars, en se situant

Plan de trésorerie de la BCC pour AVRIL 2014 (en millions de CDF). Rubriques

Avril 14 Taux Taux d’exéc. en d’exéc. en Réalisations Réalisations Prévisions Prévisions % % au 26 au 30 MARS 14

Encaissements

14 561,0

14 834,0

101,9

13 941,0

14 255,0

102,3

Dép BCC Entreprise

11 102,0

11 802,0

106,3

10 588,0

11 134,0

105,2

Charges courantes

11 019,0

11 615,0

105,4

10 467,0

10 638,0

101,6

83,0

187,0

225,3

121,0

496,0

409,9

Résultat BCC Entrep.

3 459,0

3 032,0

3 353,0

3 121,0

Dép/Pol mon et Int Gén.

2 668,0

2 365,0

88,6

2 561,0

3 288,0

128,4

Charges d’expl. mon.

2 317,0

1 618,0

69,8

2 376,0

2 398,0

100,9

Charges d’exploit banc.

185,0

706,0

381,6

185,0

870,0

470,3

Autres charges/intér. pub

166,0

41,0

-

-

20,0

-

Débours à récupérer

386,0

243,0

387,0

253,0

65,4

-

-

-

-

-

405,0

418,0

405,0

405,0

100,0

14 561,0

14 828,0

101,8

13 941,0

15 080,0

108,2

6,0

-

-

- 825,0

Dép. d’investiss.

TVA Engagements financiers II. Décaissements III. Solde RUBRIQUES

-

janv 14

févr 14

31 mars 14

à +25,8 %, après s’être replié à +23,2 % au mois précédent. Cette progression de la confiance tient essentiellement à la remise en marche de certaines machines au niveau de la production de l’énergie électrique qui avait connu d’énormes perturbations en février dernier. Cependant, il convient de noter que les entrepreneurs ont mis fin au repli continu de leur indicateur de confiance, entamé depuis le mois de novembre 2013, avant de s’effriter nettement en atteignant, un mois plus tôt, son niveau le plus bas de treize derniers mois.

 Dans la construction, les entrepreneurs maintiennent également leur confiance concernant les perspectives favorables de la conjoncture. Cependant, on note des signes d’un continuel affaiblissement du climat conjoncturel observé depuis janvier dernier et qui s’est poursuivi en ce mois de mars 2014. En effet, la confiance des entrepreneurs a une fois de suite fléchi, après s’être légèrement repliée en février. En ce mois sous revue, le solde brut y relatif a reculé à +18,8 % contre +19,2 % et +21,0 % respectivement aux mois de janvier et février derniers. Cette tendance à 30 avr 14

l’affaiblissement de la conjoncture dans ce secteur reste expliquée, par l’attentisme qui caractérise les maîtres d’œuvre de la branche de gros-œuvres, dont la conséquence est le ralentissement des travaux de construction sur les différents chantiers.  Dans le secteur des Services, l’optimisme qui caractérise les entrepreneurs depuis le mois de juillet 2013 se maintient et tend à se raffermir dans la mesure où au cours du mois sous revue, il se dégage que +11,1 % des entrepreneurs jugent la conjoncture favorable contre +8,5 % un mois auparavant. Cette tendance haussière du solde d’opinions des chefs d’entreprises est expliquée notamment par l’intensification des activités dans les branches de la restauration ainsi que des transports et télécommunications et par l’expansion des services financiers.

Les prix intérieurs. L’inflation à la 5ème semaine du mois de mai reste sous contrôle. En effet, d’un taux d’inflation hebdomadaire de 0,025 % la semaine précédente, il a été enregistré au cours de la semaine sous revue, une variation de 0,002 point, soit un taux de 0,027 %. Ce qui porte le cumul annuel à 0,528 CUMUL

Réalisations

Réalisations

Réalisations

Réalisations

84 526 609

37 278 173

163 363 651

52 734 235

337 902 668

3 986 485

3 992 773

4 214 134

4 253 860

16 447 253

3 372 613

3 234 672

3 641 486

3 569 361

13 818 132

80 540 123

33 285 400

159 149 516

48 480 375

321 455 415

48 595 013

7 048 425

2 122 748

1 980 375

59 746 561

- Recettes pétrolières

12 619 809

6 812 399

-

1 806 950

-

1 745 501

12 619 809

Achats interbancaires/ Adjudications

9 957 551

-

26 000 000

25 000 000,00

156 000 000

46 500 000

253 500 000

26 355 403

38 933 805

65 934 168

103 031 481

234 254 857

23 244 597

35 437 575

62 977 014

99 402 426

742 356

9 749 147

6 743 259

38 086 513

221 061 613

Fonctionnement

16 595 198

18 802 736

49 053 477

54 089 556

B. Dépenses de la BCC

3 110 806

3 496 230

2 957 153

-

-

Stock initial

I FLUX PROJETES EN RECETTES A. Recettes d’exploitation

Redevance de Contrôle de Change B. Opérations de change

Rachats recettes fiscales et non fisc. - Recettes minières

II. FLUX PROJETES EN DEPENSES A. Dépenses du Trésor

Service de la dette extérieure

Paiements diverses créances - Fournisseurs étrangers

Ventes interbancaires

BALANCE EN USD( I -II) Stock final

1 726 011 911

5 907 043

1 784 183 116

6 885 693

1 719 765

7 037 411

1 782 527 484

7 180 279

31 905 620 -

1 879 956 968

7 226 357

28 314 174

3 629 055 -

58 171 205

1 655 632

- 97 429 483

50 297 246

1 784 183 116

1 782 527 484

1 879 956 968

1 829 659 722

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1283 | PAGE 11.

20 322 401

55 321 275 27 199 371

138 540 967 68 976 969 13 193 244 -

- 103 647 811 1 829 659 722

%. En prolongeant les mêmes tendances, l’inflation devrait se situer à 1,533 % à fin décembre 2014. En glissement annuel, le taux d’inflation se situe à 1,351 % contre un objectif de 3,7 %.

Exécution des Opérations financières de l’état. Au 30 avril 2014, la balance mensuelle du Compte Général du Trésor indique un déficit de 56,9 milliards de CDF, soit 218,1 milliards de CDF d’excédent en cumul annuel. Par ailleurs, en excluant le paiement de la dette, la situation du Trésor laisse apparaître un excédent de 257,7 milliards et 281,7 milliards respectivement de solde général et de solde primaire. Les ressources comptabilisées, à cette date, se répartissent en 71,9 % des recettes fiscales et 28,1 % des recettes non fiscales dont 14,2 % de la DGRAD. Quant aux dépenses publiques, les montants décaissés à ce titre ont été alloués principalement aux dépenses courantes à hauteur de 98,6% dont 35,9 % des rémunérations, 10,4 % des rétrocessions, 18,3 % des frais de fonctionnement et 22,3 % des dépenses urgentes. Le paiement du service de la dette s’est élevé à 9,9% du total des dépenses. Par ailleurs, la part des dépenses en capital a été marginale soit 1,4%. évolution du plan de trésorerie de la Banque Centrale. Au 30 avril 2014, le plan de trésorerie de la BCC indique un déficit de 0,82 milliard de CDF résultant des encaissements de 14,2 milliards et des décaissements de 15,0 milliards. En cumul annuel, ce déficit est ramené à 0,80 milliard. Les encaissements enregistrés de 14,2 milliards, à la période sous analyse, émanent principalement de la rubrique «produits d’exploitation bancaire» qui a atteint 84,5 % du total. Quant aux décaissements de la période, ils ont été effectués en grande partie au profit des dépenses courantes, soit une proportion de 70,5 %. Les dépenses de politique monétaire et des investissements se sont situées respectivement à 21,8 % et 3,3 %. Par ailleurs, l’exécution du (suite en page 12).


notes de conjoncture économique |

à fin avril 2014, les réserves de change ont enregistré un recul de 50,29 millions de USD

(suite de la page 11). et autres engagements, à l’interbancaire et à du Trésor, dictée plan de trésorerie par affiche un déficit de 0,8 933,75 CDF le dollar par la nécessité de rapport aux prévisions milliard de CDF. au marché parallèle. répondre à certaines du mois se dégage une dépenses prioritaires plus value de 2,3% des Réserves SECTEUR (paiement du service encaissements et 8,2 % EXTéRIEUR. internationales. de la dette extérieure) des dépassements pour à fin avril, les Le 2 mai 2014, le et d’investissement les décaissements. marché des changes réserves ont enregistré (paiement équipement Au cours de la période un recul de 50,29 demeure stable. En et accessoires pour considérée, la BCC millions de USD, effet, il a été noté une le parc agroindustriel en tant qu’entreprise appréciation de 0,2 % d’un mois à l’autre, de Bukangalonzo, a réalisé un excédent du taux indicatif contre passant de 1.879,95 achats des minibus et de trésorerie de 3,1 une faible dépréciation millions de USD à bus et autres intrants milliards de CDF 1.829,66 millions en de 0,3 % du taux agricoles et de pêche). lequel, combiné aux parallèle. Ainsi, le taux raison d’une forte En cumul annuel, charges de politique de change s’est situé à consommation de l’exécution du budget monétaire, aux débours 924,20 CDF le dollar devises de la part en devises indique une évolution des émissions monétaires en 2014 (en millions de CDF). Rubrique

Janvier

Février

Mars

AVRIL

Cumul/an

Prévisions émissions

3 420,00

52 000,00

2 350,00

32 125,00

89 895,00

Emissions = (A)

1 931,57

49 946,70

1 365,69

33 577,45

86 821,41

Destructions=B

6 257,15

-

-

-

6 257,15

Emissions nettes ( C)=(A)+(B)

- 4 325,58

49 946,70

1 365,69

33 577,45

80 564,26

122 566,90 80

80 134,76

87 608,01

94 258,80

384 568,47

dont au Siege

52 554,14

28 640,60

33 780,60

33 568,92

148 544,27

dont au provinces (*)

70 012,76

51 494,16

53 827,41

60 689,88

236 024,21

Recyclage

(*) seulement les versements des banques. Les facteurs de liquidité bancaire en 2014 (flux en milliards de CDF). Programmation Réalisation flux

accumulation nette de devises de 103,65 millions de USD. Ce niveau correspond à 8,8 semaines d’importations des biens et services sur fonds propres.

SECTEUR MONéTAIRE. Offre de la monnaie centrale. Au 30 avril 2014, la monnaie centrale a baissé de 19,52 milliards de CDF, passant de 983,95 milliards à 964,43 milliards de CDF, consécutive à un recul de la circulation fiduciaire de 59,13 milliards de CDF contrebalancée par la hausse des dépôts des banques de 35,01 milliards. Au niveau des contreparties, cette régression est expliquée par un resserrement des Avoirs intérieurs nets de 106,32 milliards compensée en partie par la hausse des avoirs extérieurs nets de 86,80 milliards de CDF.

30 AVR 14

Facteurs autonomes

20,2

-83,4

-103,6

Facteurs Institutionnels

6,8

-50,5

-57,2

Fact. Auton Fact. Institu (1-2)

13,5

-33,0

-46,4

décembre 13

janvier 14

février 14

Avril

I Dépôts de la clientèle par types

3 043,76

3 051,04

3 087,01

3 154,43

3,64

2,18

(a) Comptes ordinaires

2 695,68

2 706,23

2 734,86

2 784,63

3,30

1,82

Comptes courants

1 993,66

1 994,14

1 892,74

1 932,57

-3,06

2,10

Comptes de chèques

232,81

233,96

354,56

356,45

53,11

0,53

Comptes sur livrets

380,14

387,24

390,48

400,49

5,35

2,56

Provisions crédocs

19,00

17,89

19,02

24,67

29,88

29,75

Autres

70,07

73,02

78,08

70,44

0,53

-9,78

(b) Dépôts à terme

313,46

312,85

317,77

335,70

7,09

5,64

(c) Dépôts à régime spécial

34,62

31,95

34,37

34,10

-1,51

-0,80

3 043,76

3 051,04

3 087,01

3 154,43

3,64

MN

452,24

429,11

464,72

488,13

NE

2 591,52

2 621,92

2 622,29

III. Dépôts de la clientèle par province

3 043,76

3 051,04

Administration publique

226,76

Administration publique locale Entreprises publiques

TOTAL DEPOTS DE LA CLIENTELE

(en milliards de CDF, sauf indication contraire). Année Mars Total Janv 2014 Févr 2014 Avril 2014 2013 2014 2014 54,4 46,4 59,9 101,5 238,85 446,65 4,5% 5,6 4,5 4,5 4,5 4,5 moyenne

Guichet prêts interbancaires

(en milliards de CDF, sauf indication contraire).

évolution des dépôts de la clientèle des banques. Variation mars 2014/février 2014 (en %)

 Avoirs libres des banques. Au 30 avril 2014, le compte courant des banques a connu une baisse hebdomadaire de 66,01 milliards de CDF, se situant à 245,39 milliards de CDF. L’apurement de la paie des Agents et Fonctionnaires de l’Etat et autres dépenses majeures expliquent ce recul. La moyenne provisoire de la réserve obligatoire notifiée pour la période du 15 avril au 14 mai 2014 étant de 224,84 milliards de CDF, il se dégage une marge des avoirs des banques de 20,55 milliards de (suite en page 13).

Guichet Facilités permanentes

VOLUME Taux d’intérêt %

Variation par rapport en 2013 (en %)

milliards de CDF. Le taux moyen pondéré nominal des Bons BCC à 7 jours s’est chiffré à 0,44 %, soit une marge négative de 0,911 point. Pour ce qui est du coût financier des Bons BCC, il s’élève, en hebdomadaire, à 854,34 mille de CDF et en cumul, à 753,61 millions de CDF contre 530,0 millions à la période correspondante de 2013.

 Marché des Bons de la Banque Centrale. Au 30 avril 2014, l’encours des Bons BCC s’est maintenu à 103,0 milliards, dont 10,00 milliards pour la maturité à 7 jours, 70,00 milliards pour celle à 28 jours et 23,00 milliards de CDF pour celle à 84 jours, dégageant une variation hebdomadaire nulle et une injection annuelle de liquidité de 61,26

Marché monétaire. Les transactions

Ecart

AVR 14

mensuelles opérées sur le guichet des facilités permanentes au 30 avril s’établissent à 238,85 milliards de CDF, portant le cumul annuel à 446,65 milliards de CDF contre un niveau cumulé de 54,4 milliards à fin décembre 2013. à l’interbancaire, des opérations pour un import de 37,3 milliards de CDF ont été effectuées au cours de la dernière semaine d’avril au taux moyen pondéré de 1,62 %, portant un cumul mensuel et annuel respectivement de 209,70 milliards et 622,40 milliards de CDF.

Déc 2013 Janv 2014 Févr 2014 VOLUME Taux d’intérêt

Mars 2014

Avril 2014

Total 2014 622,20

64,3

54,0

185,4

173,3

209,70

1,70

1,74

1,70

1,73

1,61

1,70 % Moyenne

Les facteurs autonomes de la liquidité bancaire en 2014 (Flux en milliards de CDF) Programmation Réalisation flux Avr 14 30 avr14

Ecart

Facteurs autonomes (hors circul fiduc)

20,2

-83,4

-103,6

a)AEN

140,0

86,8

-53,2

b) AIN

-119,8

-170,2

-50,4

Crédits Intérieurs

-126,2

-266,8

-140,6

CNE

-83,7

-246,2

-162,15

2,18

Créances sur BCM (RME)

-43,4

-22,8

20,6

7,94

5,04

2 666,30

2,89

1,68

Créances sur le secteur privé

0,9

2,1

1,3

3 087,01

3 154,43

3,64

2,18

APN hors BTR

6,4

96,6

90,2

206,74

211,76

217,19

-4,22

2,57

24,89

34,75

20,72

27,35

9,87

31,99

221,29

201,99

195,11

212,14

-4,13

8,73

Entreprises privées

1 230,41

1 248,34

1 284,11

1 282,85

4,26

-0,10

Ménages

1 340,41

1 359,22

1 375,31

1 414,89

5,56

2,88

II_Dépôts de la clientèle par Monnaies

Les facteurs Institutionnels de la liquidité bancaire en 2013 (en milliards de CDF). Programmation Réalisation flux Avr 14 30 avr14

Ecart

Facteurs institutionnels

6,8

-50,5

-57,2

a) Encours BTR

1,0

-61,3

-62,2

b) Réserves obligatoires

9,8

13,4

3,6

c) Encours refinancement

4,0

2,6

-1,4

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1283 | PAGE 12.


notes de conjoncture économique |

Le taux débiteur a connu un statu quo en CDF contre une légère hausse en devises (suite de la page 12). CDF.

 émissions monétaires. Au 30 avril 2014, les émissions nettes cumulées se sont établies à 80,56 milliards de CDF tenant à des destructions de 6,26 milliards et des émissions de 86,82 milliards. Le cumul des billets recyclés s’est établi à 384,57

milliards de CDF, représentant 61,0 % en provinces contre 39,0 % au Siège. Facteurs de la liquidité bancaire. Au 30 avril 2014, l’interaction entre les facteurs autonomes et institutionnels de la liquidité bancaire s’est traduite par une ponction nette de liquidité de 33,0 milliards de CDF contre une injection

programmée de 13,5 milliards de CDF à fin avril. Cette situation est expliquée par l’action des facteurs autonomes.

qui ont ponctionné 170,2 milliards de CDF, sous l’action du Crédit Net à l’Etat à hauteur de 246,2 milliards alors que la ponction programmée a été de 83,7 milliards de CDF, soit un écart de 162,5 milliards de CDF.

 Facteurs autonomes. Les facteurs autonomes ont contribué à une ponction de la liquidité de 3,4 milliards de CDF contre une injection attendue de 20,2 milliards. Cette évolution est liée au comportement des Avoirs intérieurs nets

 Facteurs institutionnels. Les instruments de la politique monétaire ont injecté de la

évolution des crédits à décaissement à la clientèle (en millions de USD). décembrejanvier-14 février-14 13

Rubriques Crédits bruts à la clientèle (1 +2)

1. Crédits nets par terme

Var par rap Var fév 14/ mars 14 à fin 2013 jan 2014 (en %) (en %)

1 824,76

1 860,53

1 867,49

1 891,28

3,65

1,27

1 764,61

1 800,51

1 804,21

1 820,79

3,18

0,92

78,30

76,48

73,79

74,23

-5,20

0,60

395,19

-1,35

0,58

Crédits à long terme

Crédits à moyen terme

499,09

491,10

494,17

509,74

Découvert bancaire

714,59

751,09

784,11

781,93

60,15

60,02

1 764,61 85,29

Crédits à court terme

400,62

Crédits nets en souffrance

411,86

72,01

2. Provisions pour crédits par monnaies Ventilation des crédits par monnaies MN ME

Crédits bruts à la clientèle par secteur

-17,11

-0,28

63,27

70,49

17,19

11,40

1 800,51

1 804,21

1 820,79

3,18

0,92

85,90

99,54

105,39

23,56

5,87

1 715,40

1 824,76

1 860,50

1 867,49

1 891,28

3,65

1,27

91,01

86,47

88,62

90,45

-0,61

2,07

1 073,16

1,70

1,85

129,61

1 088,22

548,82

556,21

31 janvier 2014

PROCREDIT BANK MOYENNE

598,50

9,05

5,22

28 février 2014

31 mars 2014

M.E

M.N.

M.E

19,14%

14,84%

17,98%

14,82%

17,98%

14,83%

28 février 2014

31 mars 2014

M.N

M.E

M.N

M.E

M.N

M.E

0,00%

42,00%

0,00%

42,00%

0,00%

42,00%

0,00%

55,80%

0,00%

55,80%

0,00%

55,80%

0,00%

48,90%

0,00%

48,90%

0,00%

48,90%

 Taux créditeurs BANQUES MOYENNE

31 décembre 2013

28 février 2014

31 mars 2014

M.N.

M.E

M.N.

M.E

M.N.

M.E

M.N.

M.E

3,87%

3,19%

3,87%

3,12%

3,97%

3,31%

3,97%

3,30%

II. BANQUES DE MICROFINANCE BANQUES

31 janvier 2014

31 décembre 2013

31 janvier 2014

28 février 2014

31 mars 2014

M.N.

M.E

M.N.

M.E

M.N.

M.E

M.N.

M.E

16,67%

4,54%

16,67%

4,54%

17,25%

4,34%

17,25%

4,34%

PROCREDIT BANK

10,00%

2,24%

5,50%

3,38%

5,50%

2,74%

5,50%

2,74%

MOYENNE

13,34%

3,39%

11,09%

3,96%

11,38%

3,54%

11,38%

3,54%

ADVANS BANQUE

de respectivement de 5,56 % et 4,26 % par rapport à fin décembre 2013 et 2,88 % d’un mois à l’autre pour les ménages tandis que les entreprises privées ont baissé de 0,10 %. L’administration publique et les entreprises privées ont diminué, par rapport à fin décembre, respectivement de 4,22 % et 4,13 % contre des hausses de 2,57 % et 8,73 % d’un mois à un autre.

niveau bas du taux directeur, soit 2,00 % et aux effets du processus de dédollarisation de l’économie congolaise, renforçant ainsi la confiance du public dans le franc congolais. Aussi, il est indiqué de mentionner les avancées importantes de la mise en chantier de la centrale des risques et, donc le renforcement de la supervision bancaire basée sur la gestion des risques.

Crédits à l’économie. Ainsi, l’analyse de l’évolution des crédits à fin mars 2014 révèle ce qui suit:  La progression du crédit à la clientèle, d’un mois à l’autre, de 1,27 % et de 3,65 % par rapport à décembre 2013.  L’augmentation des crédits en monnaie nationale et en monnaie étrangère, respectivement de 23,56 % et de 2,15 %. D’un mois à l’autre, il s’observe également un accroissement de 5,87 % pour les crédits en MN et de 0,63 % en monnaie étrangère.  La variation à la hausse des crédits en franc congolais est attribuée principalement au

Taux d’intérêt. D’un mois à l’autre, le taux débiteur a connu un statu quo en monnaie nationale contre une légère hausse de 0,01 point en monnaie étrangère. Il s’observe que les taux débiteurs des banques ne suivent pas le changement du taux directeur, suite notamment à plusieurs risques que courent ces institutions. Parmi les risques, il y a lieu de noter l’asymétrie de l’information entre les banques prêteuses et la clientèle, le développement timide de la centrale des risques ainsi que certaines charges financières liées à la gestion des banques en tant qu’entreprise.

évolution des taux nominaux BTR à 7 jours, du Taux directeur et le taux à l’interbancaire et des taux d’intérêt réels. Taux Taux Inter- directeur bancaire réel

Inflation TMP Glissement réel annuel

TPM

Taux directeur

31-déc.-12

0,20

6,0

1,24

3,28

-2,52

2,72

29-janv.-14

1,39

2,0

1,75

0,89

0,28

1,11

31-déc.-13

M.N.

I. BANQUES CLASSIQUES

Dépôts de la clientèle. à fin mars 2014, l’analyse des dépôts de la clientèle révèle les informations ci-après:  les dépôts bancaires se sont accrus de 3,64 % à fin mars 2014 par rapport à décembre 2013 et de 2,18 % d’un mois à l’autre. Cette évolution tient compte, principalement, de la poursuite de la stabilité du cadre macroéconomique et de la consolidation de la confiance des agents économiques vis-à-vis du système bancaire ;  concernant l’origine des dépôts, les ménages et les entreprises privées représentent plus 86,0 % des dépôts de la clientèle. Leurs dépôts ont augmenté

-0,65

M.E

31 janvier 2014

ADVANS BANQUE

602,43

-0,43

M.N.

II. BANQUES DE MICROFINANCE BANQUES

1 053,68

129,17

0,63

Taux d’intérêt (en %)

I. BANQUES CLASSIQUES

MOYENNE

122,77

2,15

0,82

1 704,67

 Taux débiteurs BANQUES

59,21

1 714,62

1 055,20

Ménages

59,69

9,42

69,98

129,73

Entreprises privées

3,15

1 679,32

Administration publique Entreprises publiques

392,93

2,13

liquidité à hauteur de 50,5 milliards de CDF contre une ponction programmée de 6,8 milliards. Cette situation est consécutive à l’injection réalisée via les Bons BCC de 61,3 milliards de CDF, contrebalancée par la réserve obligatoire et l’encours refinancement qui ont ponctionné respectivement 13,4 milliards de CDF et 2,6 milliards de CDF

26-févr.-14

30-mars-14 25 avril 14 30 avril 14

1,72 1,08 0,33 0,28 0,44

2,0 2,0 2,0 2,0 2,0

1,70

0,93

1,71

0,81

1,73 1,63

1,07

-0,11

1,19

-1,06

1,34

0,70

-0,97

0,65

-0,911

0,66

1,62

0,65

1,30

état des objectifs de la politique monétaire.

Instruments

Niveau

Marges

Taux directeur

2,00 %

0,65 point

Taux MP (BTR) à 28 jours

1,30%

Taux MP (BTR) à 7 jours

Taux MP (BTR) à 84 jours Coefficient de réserve obligatoire

Objectifs de Politique Monétaire Taux d’inflation en glissement annuel

Base monétaire au sens strict (milliards CDF)

M2 hors provisions et dépôts en devises (miads CDF (*)

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1283 | PAGE 13.

0,44%

-0,911 point

1,96%

0,61 point

w Dépôt en ME: - 8% pour les dépôts à vue - 7% pour les dépôts à terme w Dépôts en MN: -7% pour les dépôts à vue - 3% pour les dépôts à terme Cible

0,05 point

Réalisation Ecart

Avril 2014

30 avril 2014

3,7

1,35

-2,35

998,97

958,36

-40,61

1.111,70

1.135,09

+23,39


Mettre les gaz en période d’incertitude

C’est ce qui s’appelle une salle noire de monde, que nul n’avait jamais remplie avant où, en pleine période d’incertitude et de reniement, sur le thème «Tous ensemble derrière Kabila», le Parti pour l’Action refuse du monde sur une terre passant pour hostile, laisssant des grappes humaines traîner dans les dépendances de cette Fikin. lesoft numérique.

Sur les bords de la Luye, sur nos terres bénies de Bandundu, dans Masimanimba, des villages entiers se vident et entrent en transe à l’apparition de Ya Khala (le Grand Crabe).Une histoire vient de commencer qui passera par la matinée politique de rentrée organisée dans la mythique salle de la Fikin sur le thème «Tous ensemble derrière Kabila». lesoftNumérique.

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mon porte-monnaie |

Les états-Unis préparent une grande offensive économique sur le Continent

L

es étatsUnis s’apprêtent à lancer une grande offensive économique axée sur les investissements et le commerce en Afrique, où la première puissance mondiale est actuellement distancée par la Chine et d’autres économies émergentes. Fait très révélateur sur la volonté de Washington d’accroître sa coopération avec le Continent: trois hauts responsables américains, dont la secrétaire d’état au Commerce, Penny Pritzker, ont effectué courant mai des tournées en Afrique en vue de renforcer la présence des entreprises américaines dans la région. forum d’affaires amérique-afrique. La Maison Blanche a également annoncé la tenue en août prochain du premier forum d’affaires américano-africain en vue «de renforcer les liens commerciaux

La secrétaire d’état américaine au Commerce, Penny Pritzker. droits réservés. et financiers» avec le continent. Ce forum auquel devraient participer des dizaines de chefs d’entreprises américaines aura lieu à la veille du sommet états-Unis-Afrique qui sera marqué par la présence d’une

cinquantaine de dirigeants africains. Les états-Unis s’apprêtent, par ailleurs, à renouveler un accord commercial préférentiel d’une durée de treize ans avec les pays africains, qui expire en 2015. Il s’agit

du programme AGOA (Africa Growth and Opportunity Act), un régime de préférences commerciales accordé par les États-Unis aux pays africains. Instaurée par le Congrès américain en 2000, ce programme exempte

Au lendemain d’une sanction financière pour mauvaise qualité de réseau, l’indien Airtel fusionne avec l’indien Warid au Congo

L

e 31 mai 2014, la société de télécommunications Airtel Congo a annoncé sa fusion officielle avec l’opérateur télécom indien Warid qu’il a racheté en fin 2013. L’annonce a été faite au cours d’une cérémonie organisée au Palais du Parlement à Brazzaville, en présence du ministre des Postes et Télécommunications, Thierry Moungalla, des responsables et employés deux opérateurs. John Ndego, le directeur général d’Airtel Congo, a expliqué que la fusion avec Warid Congo permettra «la création d’une valeur accrue due à la combinaison des deux entités. Le développement des capacités et une plus grande syner-

gie pour le grand bénéfice de nos communautés et abonnés (…) Il ne sera pas nécessaire pour les abonnés Warid de changer de SIM. Leur assimilation au réseau Airtel se fera techniquement. Il en est de même pour les stocks de recharges et les crédits, ils seront validés jusqu'à épuisement total des stocks et des unités». La direction générale d’Airtel a précisé que «les distributeurs et partenaires Warid ne perdront pas leur activité, et, auront, d’ailleurs, l’opportunité d’ajouter les produits Airtel à leur offre». Avec cette fusion, la base client d’Airtel Congo devrait passer à 2,6 millions d’abonnés.

sanctionnée par le régulateur. Cette annonce intervient au lendemain d’une sanction de

l’ARPCE infligée contre Airtel Congo aussi bien que contre l’opérateur sud-africain MTN. L’Agence de Régulation des Postes et des Communications électroniques du Congo a en effet condamné le 23 avril 2014 les sociétés de téléphonie Airtel et MTN Congo à verser 1% de leur chiffre d’affaire respectif à l’état pour la mauvaise qualité de leurs réseaux et services. Airtel et MTN ont été reconnus coupables de non-respect des obligations légales et réglementaires relatives aux conditions de permanence, de qualité et de disponibilité de leurs réseaux et services. Elles sont condamnées à verser une pénalité pécuniaire s’élevant à 1% de leurs chiffres d’affaires respectifs tels que déclarés dans l’exercice comptable de l’année précédente,

soit la somme de 1.295.369.660 F CFA (plus de 2,5 millions USD) pour la société MTN et 968.348.270 F CFA (plus de 1,9 millions USD) pour Airtel, précise l’ARPCE dans une décision rendue publique dans la capitale brazza-congolaise. Cette sanction intervient après plusieurs interpellations et notifications de mise en demeure de ces deux sociétés. Selon l’ARPCE, depuis des mois, la qualité de services du réseau de ces deux sociétés n’a cessé de se dégrader. MTN Congo, filiale du groupe sud-africain MTN et Airtel Congo, filiale du groupe indien Bharti Airtel, sont les deux plus grandes sociétés de téléphonie mobile implantées au Congo où elles comptent chacune plus de 1 million d’abonnés.

de droits de douane plus de 70% des produits en provenance

L

d’Afrique subsaharienne. «Nous considérons désormais l’Afrique comme étant une véritable terre d’opportunités», résume un haut fonctionnaire américain, cité par le quotidien britannique Financial Times le 28 mai. Selon les observateurs, les états-Unis tentent désormais de rattraper leur retard par rapport à la Chine sur le continent. L’empire du Milieu a noué au cours de la dernière décennie des relations économiques étroites avec le continent en y investissant des dizaines des milliards de dollars et en débloquant d’importants appuis financiers au profit des pays africains. Les échanges commerciaux entre les états-Unis et l’Afrique ont doublé en plus d’une décennie passant d’environ 50

milliards de dollars en 2000 à 110 milliards en 2013. Sur la même période, le commerce sino-africain a connu, quant à lui, une croissance fulgurante, passant de 10 milliards de dollars en 2000 à plus de 200 milliards l’an passé, faisant de la Chine le premier partenaire commercial de l’Afrique. D’autres pays émergents tels que l’Inde, la Turquie, la Malaisie et le Brésil ont aussi massivement investi sur le continent alors que les pays occidentaux tentent, pour leur part, de se faire une place sous le soleil de l’Afrique. Selon les prévisions du FMI, Fonds monétaire international, l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance économique de 5,4% en 2014, ce qui en fera la deuxième plus importante région en termes de croissance après l’Asie.

Vu la loi n° 015/2002 du 16 octobre 2002 portant Code du Travail, spécialement en son article 123; Vu l’Ordonnance n° 12/007 du 11 juin 2012 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement; Vu l’Ordonnance n° 12/008 du 11 juin 2012 fixant les attributions des Ministères; Revu l’Ordonnance n° 79/154 du 23 juin 1979 portant fixation des jours fériés légaux; Sur proposition du Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance, Sociale, délibérée en Conseil des Ministres; Le Conseil National du Travail entendu;

 Le 1er mai: Fête du Travail.  Le 17 mai: Journée de la Révolution et des Forces Armées.  Le 30 juin: Anniversaire de l’Indépendance.  Le 1er août: Fête des parents.  Le 25 décembre: Noël.

Jours fériés légaux au Congo e mois de janvier est le mois de l’année où le Congo sera le plus en congé. Le Président de la République vient en effet de rendre publique l’ordonnance du n°14/010 du 14 mai 2014 fixant les jours fériés légaux dans notre pays. Le mois de janvier connaît ainsi le plus grand nombre de jours fériés légaux, soit quatre: le 1er janvier, jour de Nouvel an: le 4 janvier, jour des Martyrs de l’Indépendance; le 16 janvier, journée du Héro National Laurent Désiré Kabila; le 17 janvier, journée du Héro National Patrice Emery Lumumba. Au total, sur l’année, le pays observera 9 jours fériés légaux. Ci-après l'ordonnance présidentielle: ORDONNANCE N° 14/010 DU 14 MAI 2014 FIXANT LA LISTE DES JOURS FERIES LEGAUX EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Le Président de la République, Vu la Constitution, telle que modifiée par la loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, spécialement en son article 79;

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ORDONNE: Article 1er: La liste des jours fériés en République Démocratique du Congo est fixée comme suit:  Le 1er janvier: Nouvel an.  Le 4 janvier: Martyrs de l’Indépendance.  Le 16 janvier: Journée du Héro National Laurent Désiré Kabila.  Le 17 janvier: Journée du Héro National Patrice émery Lumumba.

Article 2: Dans le cas où l’un des jours fériés légaux ainsi déterminés coïncide avec un dimanche, le congé relatif à ce jour est pris le jour précédent. Article 3 : Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance. Article 4 : Le Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale est chargé de l’exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature. Fait à Kinshasa, le 14 mai 2014 Joseph KABILA KABANGE. Augustin MATATA PONYO MAPON Premier Ministre. Pour copie certifiée conforme à l’original Le 14 mai 2014. Le cabinet du Président de la République Gustave BEYA SIKU Directeur de Cabinet.


C’est une Maserati Alfieri rêve d’auto |

T

Séduit par cette Maserati Alfieri et vous voulez l’acquérir très vite? Il faudra attendre un petit moment. Le temps d’abord au SUV Levante, prévu 2015. droits réservés. style se fait nettement rès ocplus râblé. La poupe cupé par fuyante accueille une le lanlunette très inclinée cement et de larges hanches, de deux alors que le faciès grandes évoque la Ghibli, en berlines, et la prépanettement plus intiration de son premier midant: les phares SUV, Maserati sems’aiguisent encore et blait provisoirement viennent ici rejoindre ranger des coupés. une grande bouche Mais à Genève, le à la dentition plus Trident dégaine un acérée que jamais. concept de sportive L’habitacle se réqui n’a rien d’innovèle quant à lui plus cent. Pour atteindre épuré qu’à l’accoules objectifs de ventes tumée, même si une ambitieux qui lui ont horloge à aiguilles été fixés, Maserati ne ovale répond toujours peut plus se contenprésent. Pour fêter le ter d’un coupé, d’un centième anniversaire cabriolet et de la de Maserati, cette limousine QuattroAlfieri représente porte. Outre la roudonc un joli cadeau. tière Ghibli, déjà sur D’autant qu’elle le marché, la marque abrite un ténor sous va bientôt lancer son son long capot: le V8 premier SUV, baptisé 4.7 atmosphérique de Levante. Et les sporti460 ch, associé à une ves, dans tout ça? Le boîte robotisée six salon de Genève vient rapports. rappeler que leurs Reste que l’entrée jours sont loin d’être en série de ce coupé comptés, grâce au devrait intervenir propulsion à moteur Une meilleure nouvel- léger que son donrépartition du poids L’empattement, lui, concept Alfieri. après celle du SUV avant est nettement le pour la sportivité neur d’organes, ce 47/53 entre l’avant diminue de 24 cm, Bâti sur une plateLevante, prévu pour plus court que son que pour les passacoupé Alfieri se taret l’arrière. Par la alors que la hauteur forme de GranTu2015. aîné: 29 cm de moins. est réduite de 7 cm. gers arrière. Plus gue par ailleurs d’une même occasion, le rismo, ce coupé 2+2

Jaguar Tata? Rassurez-vous, plus que jamais Jaguar

A

ssagie, Jaguar, depuis son rachat par Tata? Détrompezvous: la vénérable firme anglaise porte son nom mieux que jamais.

Jaguar plus que jamais. ous en doutez? Embarquez à bord de ce féroce coupé XKR, revigoré par son inédit V8 à compresseur de 510 ch. Ligne droite du circuit de Monteblanco à 60 km de Séville (sud de l’Espagne). Après m’être extrait en force du virage précédent, je fais sonner la charge du V8 de ce gros coupé anglais: 230, 240, 250 km/h… à moins de 200 m de l’épingle, j’écrase la pédale de

Faire marteler le V8 en le muant façon bombardier? Il suffit de le vouloir... droits réservés. frein. À cause des palettes inaccessibles pour moi, car fixées sur la jante du volant à «9 h 15», quand mes mains sont naturellement à «10 h 10», j’ai laissé la boîte «six» sen mode automatique. Je ne le regrette pas. Les rétrogradages s’enchaînent en rafale, ponctués du

petit coup de gaz qui va bien, dans un léger déhanchement du train arrière synonyme de limite toute proche. Braquage tardif vers le point de corde, réaccélération d’abord douce, puis franche, et c’est parti pour une figure libre, pneus arrière fumants… Pas trop mal

contrôlée d’ailleurs cette dérive! Forcément, avec ce furieux 5.0 V8 inédit à injection directe et compresseur soufflant ses 510 ch, mais surtout ses 625 Nm dès 2.500 tr/mn sur le seul train arrière, il faut être méfiant. D’autant que la Jaguar, légèrement res-

tylée pour l’occasion, est désormais équipée d’un autobloquant piloté. Un dispositif capable d’exploiter au mieux l’adhérence des très larges pneus, mais qui complique aussi la maîtrise du XKR une fois cette limite dépassée… Du moins quand l’antidérapage

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DSC est désactivé, comme ici. Enchaînements de courbes négociées à haute vitesse, où je sens le nez tirer doucement vers l’extérieur, puis trois virages vraiment serrés exigeant de grosses décélérations : même les freins auront tenu malgré les presque 1.800 kg. Qui aurait pu croire ce gros matou aussi à l’aise sur circuit alors qu’il n’est pas du tout conçu pour ça? Beau travail! Après cette séance de torture, la route n’est qu’une formalité pour cette Jaguar. Capable de s’adapter en toutes circonstances à l’état de la chaussée et au rythme de conduite, sa suspension pilotée en continu m’isole assez bien du macadam aux basses vites-

ses, tout en limitant au maximum les mouvements du XKR à allure soutenue. Toujours sur le bon rapport, la boîte auto semble lire le profil du trajet emprunté et déjà connaître mes intentions. Quelle anticipation! De plus, en mode S, elle se montre encore plus réactive, et toujours aussi douce. Un bonheur. Alors, que manque-t-il à ce coupé sportif? Une direction moins assistée pour mieux ressentir les limites d’adhérence, surtout sur le mouillé. Et des sièges offrant un meilleur maintien latéral, car l’efficacité diabolique de cette anglaise permet d’entrer à des vitesses inavouables dans les grandes courbes… à condition d’oser.


La starlette estime son corps et son intimité valant une petite fortune

I

ls ont nourri l’intention de faire passer le mariage du prince William et de Kate Middleton pour une «soirée cartable» improvisée en marge du carnaval de Dunkerque. Le rappeur et producteur américain Kanye West a épousé, le week-end des 24 et 25 mai, sa fiancée, la star du petit écran et fashionista notoire, Kim Kardashian. Vendredi 23 mai, le couple et sa cour crapahutent au château de Versailles, avant de se rendre en Italie, à Florence, pour faire la fête «en petit comité». Qu’est-ce qui pousse la planète people à s’enthousiasmer pour «le mariage du siècle»? Une cérémonie épilogue d’un conte de fées contemporain.

Mademoiselle «KK» et un talentueux «crétin»... Avec six albums à son actif, West, 36 ans, est un producteur et rappeur reconnu et respecté. Hélas, mégalomane et vaguement paranoïaque, le prince charmant s’affaire aussi à redéfinir à sa façon le concept de malaise. Capable de faire des esclandres en pleines cérémonies de remise de prix s’il n’est pas content du résultat (comme ici, avec Justice, ou là, avec Taylor Swift), et accusé de manquer d’humour, il s’emporte régulièrement contre les paparazzi, les médias ou plus généralement, «les gens». Qui le lui rendent bien. En 2009, même Barack Obama s’en prend, en privé, au pénible Kanye, le traitant de «crétin». Quand le rappeur officialise en 2012 sa relation avec la sulfureuse Kim Kardashian, la presse à scandale se frotte les mains devant la promesse d’une idylle Coca-Mentos. Car la demoiselle est explosive. Avec son premier mari, le producteur Damon Thomas, elle n’excède pas les noces de cire (4 ans, de 2000 à 2004). Son second mariage, avec le basketteur Kris Humphries, en 2011, atteint péniblement les noces de papier bulle: 72 jours. Surtout, elle

amies, toutes habillées par le styliste Michael Costello, «dans un style très Marie-Antoinette», confie le créateur à US Weekly, Kim dépense sans compter pour témoigner de «sa classe». Elle a même demandé aux acteurs James Franco et Seth Rogen de venir rejouer en direct leur vidéo parodique du clip de «Bound 2», de Kanye West. Moyen chic avant le trou normand. Ils ont refusé.

Explosive, son premier mariage n’excède pas les noces de cire (4 ans, de 2000 à 2004). Le second mariage en 2011 atteint péniblement les noces de papier bulle: 72 jours. Mais KK dit avoir trouvé désormais son âme sœur. droits réservés. est apparue dès 2003 dans une sextape tournée avec le chanteur de R&B Ray J. Dès lors, Kim prend conscience que son corps et son intimité valent une petite fortune. L’émission de téléréalité «L’Incroyable famille Kardashian» arrive sur les écrans en 2007, et capture tous les faits et gestes de cette dynastie aux initiales KK, avec en vedettes, Kim et ses sœurs Kourtney et Khloé. Son nom, devenu une marque, lui a rapporté 10 millions de dollars pour la seule année 2013, calcule The Richest. se montrer nue à l’accouchement Interrogée sur son couple avec Kanye West par l’animatrice Oprah Winfrey en 2012, princesse Kim explique avoir trouvé l’âme sœur: «Je me reconnais en lui parce qu’il a perdu sa mère, lui se reconnaît en moi parce que j’ai perdu mon père [Robert Kardashian, avocat - entre autres - d’OJ Simpson]. Je veux dire, nos vies sont tellement similaires que je me sens extrêmement heureuse avec lui». Kanye, lui, donne sa version des faits dans sa reprise du morceau Drunk in Love de Beyonce. Trois mois avant le mariage, il rappe: «Je t’ai fécondée dans la bouche, oooh, c’est là que j’ai su que tu deviendrais ma femme, girl». Sérieusement, Kanye? Fruit de l’amour, la petite North est ainsi née en 2013, prouvant deux choses: 1. Kanye et Kim savent (en vrai) comment on fait les bébés. Et 2. En fait, ils ne manquent pas d’humour (cf l’association prénom-nom,

North-West). Chacun à sa façon, les deux membres du couple mettent en scène leur intimité. Lui dans sa musique («Je veux tremper son c... dans de l’or», chantet-il dans I Won). Et elle, dans son show. Attaquée sur son physique pendant sa grossesse, Kim publie des photos de son accouchement où, maquillée comme pour monter les marches du festival de Cannes, elle minaude devant l’objectif. à sa sœur, elle confie vouloir se montrer nue dès l’accouchement, pour prouver qu’elle a retrouvé sa plastique de rêve. Et elle le fait. Classe, elle confie même dans son émission que «[son] vagin est plus beau qu’avant [l’accouchement]». Rebaptisé «Kimye» (la contraction de leurs prénoms), le couple exhibitionniste n’a plus qu’à officialiser son idylle. En octobre 2013, monsieur loue un stade de baseball, convie leurs amis et familles, embauche un orchestre sympho-

nique de 50 musiciens et demande: - «Je veux juste savoir». - «Savoir quoi?», répond Kim à Kanye. Il est à genoux devant elle, sous les feux d’artifice, au milieu d’un stade de baseball fermé au public, mais sait-on jamais. - «Si tu veux m’épouser», poursuit le rappeur. - «Yes, sniff». Plusieurs mois plus tard, la scène est diffusée dans un épisode des Kardashian. Dans cet extrait, filmé au portable, on peut d’ailleurs voir les proches du couple envahir le terrain, en liesse, tels des enfants de footballeurs un soir de montée en Ligue 1. si riches qu’ils voulaient un mariage royal. Avec ce mariage, «Kimye» espère entériner son statut de «power couple» (couple puissant). Associée au monde des «socialites» (ces starlettes dont on ne sait pas trop ce qu’elles font de leur journée), connue pour son parler «trash»

et ses courbes qui sautent aux yeux, Kim mène ici une nouvelle opération de communication. Celle-ci a commencé par l’apparition de la petite famille dans le magazine Vogue, dans son édition du mois de mai. Des photos de famille à la limite de la com’ princière. Kim et Kanye peuvent se le permettre. Ils sont riches. Riches au point de dépenser 750.000 dollars pour des toilettes plaquées or, pour leur villa de Bel Air (Californie). Promoteur d’un art de vivre sans complexe, le couple a décidé de délocaliser son mariage en Europe. Et de mettre les petits plats dans les grands: vendredi 23 mai, les mariés et leurs invités, convoyés en jet privé, ont été conviés à un brunch au château de Wideville (Yvelines, France), propriété du styliste italien Valentino. Dans la soirée, la petite troupe (entre 200 et 1.600 personnes, selon les sources - qui visiblement n’en savaient rien) a visité, en privé, le château de

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Versailles. Une petite consolation pour «Kimye» qui espérait pouvoir louer la demeure du Roi Soleil. Et là, que la débauche commence: 50 danseurs et 50 figurants (en costumes d’époque, évidemment) se sont produits pour le couple et leurs invités, explique une source sur place. «Kimye» est arrivé en calèche tirée par des chevaux de Bartabas, poursuit cette source, qui parle également d’un feu d’artifice. Ensuite cap pour Florence (Italie), où une réception s’est tenue à Forte Belvedere, une forteresse du XVIe siècle construite par la famille Médicis. Selon la mairie de Florence, l’évènement a rapporté 360.000 euros à la municipalité. Moyennant un chèque à six chiffres, la chanteuse Lana Del Rey est venue même interpréter le morceau préféré de Kim. Coiffée par l’inventeur de la coupe «Rachel» (du nom du personnage joué par Jennifer Aniston dans Friends), et escortée par ses meilleures

Pour faire fructifier leur amour (et leur empire) Depuis une semaine, les Kardashian arrivaient au comptegouttes dans la capitale française, pendant que Kim, Kanye ou leurs proches écumaient les boutiques de luxe, a rapporté RTL. Rien n’est laissé au hasard: à leur arrivée en France, les convives se voient privés de leur téléphone portable, remplacés par des appareils vidés de tout contact compromettant (numéros de journalistes ou comptes sur les réseaux sociaux). Se sont-ils convertis à la discrétion? Que nenni. Selon les médias américains, la famille Kardashian n’a accepté de débrancher les caméras pendant les cérémonies que pour faire plaisir à Beyoncé et Jay-Z. Ces invités de marque, habitués de la Maison Blanche, ne veulent pas compromettre leur réputation dans une émission de téléréalité. Mais «Kim enregistre tout le reste, afin d’obtenir des produits gratuits en échange de l’exposition», explique un proche de la famille au Dailymail (en anglais), citant de la nourriture, des marques de boissons et des accessoires. Elle est aussi suivie par la chaîne E! pour les préparatifs et les jours qui suivront la fête, moyennant 15 millions de dollars. La mère de la mariée, Kris Jenner, essaierait par ailleurs de négocier 4 millions d’euros les photos du mariage, poursuit le site. En attendant, la maman ainsi que les petites sœurs Kylie et Kendall documentent en live le périple de la famille sur les réseaux sociaux. à ce rythme, nul doute que «Kimye» vivra heureux et aura plein de petits comptes Instagram.


international |

Affaibli par la maladie et les scandales, le roi Carlos d’Espagne jette l’éponge

S

candales financiers et privés, santé défaillante... l’abandon par Juan Carlos du trône d'Espagne était évoqué depuis plusieurs mois.

évoquée depuis des mois, l’abdication du roi d’Espagne a été annoncée à la télévision par le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, lundi 2 juin. Ce dernier a précisé qu’un nouvel amendement constitutionnel devrait être voté pour que Juan Carlos puisse abdiquer en faveur de son fils, le prince Felipe. Tous les analystes évoquent les trois raisons qui ont conduit le roi d’Espagne à renoncer à ses fonctions de monarque.  «Affaibli et bafouillant». Ces derniers mois, les problèmes de santé récurrents du roi d’Espagne, âgé de 76 ans, ont instillé le doute sur les capacités de Juan Carlos à rester sur le trône. Après une opération de la hanche en 2012,

L

une aristocrate allemande. Ce qui relance sa réputation de roi «séducteur», «coureur de jupons», explique le Monde. Mais c’est surtout le scandale lié à son gendre Inaki Urdangarin et à sa fille Cristina qui entache la royauté. La mise en examen de cette dernière, en février, pour fraude fiscale a été un coup dur pour le roi. Le couple est soupçonné du détournement de 6 millions d’euros de fonds publics.

Le roi d’Espagne Juan Carlos qui a abdiqué lundi 2 juin en faveur de son fils le prince Felipe, assiste aux obsèques de l’ancien Premier ministre espagnol, Adolfo Suarez à Madrid (Espagne), le 31 mars 2014. REUTERS.

Juan Carlos a contracté une bactérie autour de la prothèse greffée, explique le site belge La Libre.be. Il a dû être à nouveau hospitalisé en septembre 2013. Rafael Spottorno, chef de la maison du roi d’Espagne, avait alors

tenu à mettre un terme aux rumeurs: «L’abdication est un acte très personnel que le roi n’a eu l’intention de poser à aucun moment». Début 2014, Juan Carlos était apparu affaibli et bafouillant lors de discours, rappelle Le

Nouvel Obs de l’hebdomadaire français de gauche Le Nouvel Observateur.  Safari choquant au Botswana. Alors que l’Espagne traverse une crise économique majeure,

les habitudes du roi d’Espagne ont choqué le pays. Son safari au Botswana, en 2012, a ainsi fait scandale. Le voyage était évalué à 30.000 euros, alors que les Espagnols font face à des mesures d’économie extrêmement sé-

vères. Voyage au cours duquel il se fracture la hanche, ce qui rend public le prix conséquent de l’expédition. Début octobre 2012, le tabloïd allemand Bild évoque également une liaison supposée de Juan Carlos avec

 Les Espagnols en faveur de l’abdication. Le 5 janvier, un sondage publié par le journal El Mundo révèle que 62% des personnes interrogées souhaitent que le roi d’Espagne abdique, selon Le Monde. Un an auparavant, elles étaient seulement 44,7%. Un revirement notable qui s’accompagne d’une baisse de la popularité du roi. Seules 41,3 % des personnes interrogées avaient une bonne ou très bonne opinion du roi, contre plus de 76 % il y a deux ans, détaille Le Monde.

Hollande stagne, Valls baisse, Le Pen monte et Sarkozy chute e président français François Hollande a stagné à 21% de bonnes opinions en mai comparé au mois précédent, tandis que Manuel Valls a reculé de trois points à 49%, selon l’Observatoire de la politique nationale BVA-Orange pour L’Express, la presse régionale et France Inter publié lundi 2 juin. Interrogés sur leur opinion de François Hollande en tant que président de la République, 2% des sondés ont répondu «très bonne», 19% «plutôt bonne», 33% «plutôt mauvaise» et 45% «très mauvaise». 1% ne s’est pas prononcé dans cette enquête réalisée après les élections européennes. Quant à Manuel Valls comme Premier ministre, ce sondage montre un déclin de sa popularité, même si elle reste deux fois plus élevée que celle du chef de l’état. Dans les personnes interrogées, 5% ont exprimé une «très bonne» opinion, 44% une «plutôt bonne», contre 35% une «plutôt mauvaise» et 15% une «très mauvaise». 1% ne s’est pas prononcé.

Le PM Manuel Valls connaît un déclin de sa popularité, même si elle reste deux fois plus élevée que celle du Chef de l’état. dr.

Priés de dire si la politique menée par François Hollande et le gouvernement est juste, près des trois quarts des Français (74% globalement en additionnant «non, pas du tout» et «non, pas vraiment») ont répondu par la

négative (-2 points en un mois) et un quart par l’affirmative (+2 points). Seuls 11% des Français globalement l’ont considérée comme efficace, niveau stable, contre 88% convaincus du contraire (+2 points

en un mois). 1% ne s’est pas prononcé. Marine Le Pen connaît la plus forte hausse (+7 points à 49%). Pour la cote d’influence des personnalités auprès de l’ensem-

ble des sondés, Alain Juppé est resté en tête du classement, stable à 56%, devant François Bayrou (+5 points en un mois), François Baroin (+1 point), François Fillon (+3 point), Laurent Wauquiez (-2 points), Martine Aubry

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(stable). En sixième position, Nicolas Sarkozy a nettement reculé (-6 points à 31%). Dernier du classement, le président démissionnaire de l’UMP Jean-François Copé a lui chuté (-8 points à 8%). Dans les personnalités de gauche

dont les sympathisants de gauche souhaiteraient qu’elles aient davantage d’influence, Martine Aubry est demeurée numéro un en mai (stable à 66%), devant Najat Vallaud-Belkacem (stable à 60%), Christiane Taubira (+1 point à 57%), Anne Hidalgo (+2 points à 54%), Arnaud Montebourg (-3 points à 53%). Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis est dernier au classement, mais en hausse (+3 points à 32%). Auprès des militants de droite, Alain Juppé, toujours premier, a nettement baissé (-8 points à 69%), tandis que Nicolas Sarkozy, deuxième, a chuté (-12 points sur un mois à 58%). Quatrième au classement, François Fillon a progressé (+5 points à 54%). En cinquième place, la présidente du FN Marine Le Pen a connu la plus forte hausse (+7 points à 49%). Là aussi dernier, Jean-François Copé a dégringolé (-14 points à 16%). Enquête réalisée par internet les 27 et 28 mai auprès d’un échantillon de 1.093 personnes recrutées par téléphone, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).


Cette femme qui fait trembler l’Europe www.lesoftonline.net

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Marine Le Pen annonce le grand retour des Nations

«L’Allemagne est le cœur économique de l’Europe, la France, son cœur politique. Ce qui arrive en France aujourd’hui - l’arrivée du Front national - annonce ce qui va arriver dans le reste de l’Europe: le grand retour des nations».

pas à affirmer, au grand étonnement des Allemands qui ne comprennent pas forcément la connotation historique, que l’Allemagne est le «cœur économique de l’Europe», tandis que la France est «son cœur politique». Et de conclure que ce qui arrive en France aujourd’hui (l’arrivée du Front national) «annonce ce qui va arriver dans le reste de l’Europe: le grand retour des nations, que l’on voulait éliminer». Un discours qui, compte tenu de leur histoire, met toujours les Allemands mal à l’aise. Si ce pronostic vient à se réaliser, au reste du monde - notamment à l’Afrique - de repenser ses relations.

L

’interview de Marine Le Pen qui choque les Allemands. Dans un entretien au magazine allemand «Der Spiegel», Marine Le Pen, la présidente du FN attaque de front Angela Merkel et appelle à la destruction de l’Union européenne. Rarement une interview d’une personnalité politique européenne aura autant semé le trouble en Allemagne. Depuis 24 heures, elle a provoqué beaucoup de réactions sur la Toile, et beaucoup de commentaires catastrophés en «off» de hauts responsables qui se disent «choqués». Marine Le Pen a accordé à l’hebdomadaire de référence Der Spiegel un long entretien, paru lundi 2 juin. Titré «Attention, Mme Merkel», cette interview a immédiatement provoqué n grand émoi dans les rédactions. D’autant qu’il est très rare que cet hebdomadaire consacre autant de place à des interviews, a fortiori, à des personnalités étrangères (4 pleines pages). Les éditorialistes des quotidiens allemands mettent notamment

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«L’Europe c’est la guerre» (économique) mais aussi «un monstre antidémocratique» et Marine Le Pen qui vient de l’emporter en France, veut «éviter qu’il grossisse plus encore». «Je veux détruire l’Union européenne, pas l’Europe». SIPA. en exergue cette affir- bus». à l’opposé de et insiste sur cet «euro stable, et dont ils reenvoyé ses diplomamation choc de Mace qu’elle considère fort» qui «ruine» la fusent de faire varier tes prêcher la bonne le taux de change. Et parole dans toute rine Le Pen : «Je veux aujourd’hui comme France. surtout l’image de détruire l’Union euro- une «Europe soviétil’Europe pour répéter, l’Allemagne au sein rabâcher même que le péenne». Et le tabloïd que». A la question, Une différence du Vieux continent. Bild se demande en «Voulez-vous aller à de Cœur. pays n’a aucune visée «une» qui est «cette Bruxelles uniquement Marine Le Pen touche En 2011-2012, après hégémonique. la crise grecque et les La présidente du femme devant lapour combattre le sys- ainsi à deux tabous quelle l’Europe tremtème?», elle répond allemands. L’euro que manifestations contre Front national frappe fort. Elle n’hésite ble?». L’hebdomatout de go: «Et pourles Allemands veulent l’Allemagne, Berlin a daire Stern note que quoi pas?» la patronne du Front Mais ce sont surtout national s’exprime de ses saillies contre l’Almanière «directe et lemagne qui choque décomplexée». outre-Rhin. S’agissant de la politique menée «l’Europe c’est par Angela Merkel, vivante. Mais elle est ina El jeune femme est diala guerre». elle estime qu’elle est Houari, bétique, et, d’après sa retrouvée morte, enseDe fait, Marine Le «bonne pour l’Allesœur: «Elle était même velie sous des dizaines en Pen ne mâche pas ses magne mais nuisible voyage fatiguée ces derniers de centimètres de terre. mots. Après avoir afpour tous les autres au temps». «Le suspect, un Fassi, firmé que «la France» pays». Marine Le Pen Maroc, est décédée Le soir de la rencontre, chez qui une pelle et voulait «reprendre n’hésite pas à tacler la après avoir été enterrée la jeune femme perd un pantalon recouvert son destin en main», chancelière allemande boue ont été mis vivante par un homme. connaissance à la suite elle assène que «l’Eude: «Elle croit qu’on au jour, n’a pas nié La dame part au Maroc d’un malaise. «Panirope c’est la guerre» peut faire de la politi- le 19 mai, explique le qué, son ami, qui la longtemps, mercredi (économique), mais que contre la volonté croyait morte, aurait dernier», explique La quotidien français La aussi «un monstre des populations», voulu se débarrasser au Provence, d’après les Provence. antidémocratique» et mais, prévient-elle plus vite de son corps. informations du journal Depuis quelques mois, qu’elle veut «éviter «si elle ne voit pas les L’idée de l’enterrer Al Akhbar et de l’agenelle entretient une requ’il grossisse plus souffrances auxqueldans son jardin lui lation avec un homme, ce de presse espagnole encore». «Je veux les sont soumises les est apparue comme la EFE. En attendant son sur le réseau social détruire l’Union euro- autres peuples euromeilleure», raconte le jugement, le suspect a Facebook. Mina El péenne, pas l’Européens, l’Allemagne quotidien. été placé en détention Houari décide d’aller à pe», précise-t-elle. Son se fera détester.» Elle par le Procureur génésa rencontre et pose ses Seulement inconsmodèle? «L’Europe agite le spectre d’une ciente, Mina El Houari valises dans un hôtel ral de la cour d’appel d’Ariane et d’Airimplosion de l’Europe cinq étoiles à Fès. La est enterrée encore de Fès.

Une Française enterrée vivante au Maroc

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