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N°1273 | 1ère éd. lundi 24 mars 2014 | 20 PAGES €6 $7 CDF 4500 | FONDÉ à kinshasa PAR TRYPHON KIN-KIEY MULUMBA

Ce que Kabila a dit Comme si vous y étiez


Kingakati la une du soft |

Comme si vous y étiez

K

abila nourrit un tel scrupule de la fonction qu’il exerce que le Président de la République n’a jamais reçu nulle part ses troupes de la majorité que dans cette ferme de l’extrême banlieue est de la Capitale qu’il s’emploie depuis plusieurs années à donner corps avec des moyens de bord. Ce qu’il fait une nette différence entre sa fonction d’état - Kabila, le Président de la République - et son activité au sein de sa famille politique - Kabila, le Chef de la majorité - bien qu’au fond, sur papier, rien n’empêche qu’il accueille sous les ors de la République - au Palais de la Nation, siège de la Présidence - ses camarades quand en France c’est dans l’un des salons du Palais de l’élysée que les présidents français reçoivent élus et dirigeants politiques de la majorité. à force de venir à Kingakati depuis de longues années sous la casquette de la majorité présidentielle, il est temps que cette ferme où le Chef de l’état expérimente des espèces culturales rares porte le nom qu’il mérite, celui de QG de la majorité. Sur ce sable blanc dépourvu d’infrastructure avec sa route en terre, véritable calvaire pour tout-terrain - le Président de la République aime à vivre en ermite, dans une sorte de dénuement impossible, loin de tout bling-bling - une énorme tente dressée en plein air sert de lieu culte pour la

Kingakati, jeudi 20 mai 2013. Le Président de la République a rejoint l’énorme tente immaculée et fait signe aux siens de s’asseoir. télé 50. majorité présidentielle. à midi tapant, ce jeudi 20 mai, Kabila fait son entrée sous la tente accueilli par des pétarades d’applaudissements et voilà que dans la minute, la rencontre est partie... C’est à l’américaine que tout se déroule. D’abord, une séance de musculation avec cinq prises de parole annoncées et conçues comme des moments d’échauffement, debout devant un micro, face au Président de la Républi-

que, chacun parlant au nom des siens. Un sénateur, puis un député, puis un gouverneur de province, puis un (une) diplomate avant que le Secrétaire général de la majorité ne clôture cette mise en bouche au nom des présidents des partis politiques de la majorité. Nul doute, le pays s’est mis au rythme de grandes échéances politiques. Et Kingakati en a déjà l’expérience... Chaque discours

brosse le tableau, l’affine, réchauffe la salle, monte la pression, aligne l’argumentaire, justifie le bien-fondé de la lutte entamée, les résultats engrangés dans tous les domaines, renouvelle l’acte d’allégeance. Puis, l’apothéose, assoit la majorité sur son fauteuil. « NOUS SOMMES UNE FAMILLE». Sous l’énorme tente immaculée, d’infinies salves d’applaudisse-

ments partent de toutes parts... Le décor ainsi planté, ceux qui n’ont rien compris ne comprendront rien. Le pays est en passe d’engager un tournant historique. Ici et maintenant, nous devons nous reconnaître en sachant qui est avec nous, qui regarde ailleurs. Face à l’histoire, nous devons nous mettre devant nos responsabilités... Un mot qui sonne et résonne longtemps comme un leitmotiv

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dans nos oreilles quand trois heures plus tard, les tout-terrain glissent sur le macadam: la famille. «Oui, nous sommes une famille». Un rappel à l’ordre à qui l’aurait oublié. Du coup discrétion, du coup discipline, donc loyauté, du coup solidarité, du coup vigilance. Tout cela pour qu’à jamais règne la cohésion, toute la cohésion, rien que la cohésion… Ici, dans ce cadre familial, on peut tout dire et tout se dire

mais jamais ailleurs nulle part au monde, une famille ne saurait nourrir en son sein les éléments de sa propre destruction et si c’est le cas, il est urgent de clarifier la situation. C’est clair que l’est l’eau de roche... Sous la tente, on écoute. On entendrait une mouche voler. La tente acquiesce. Avant de repartir. Sans discipline, c’est le chaos. Sans cohésion, l’adversaire n’aura rien

(suite en page 3).


la une du soft |

Entre démocratie et stabilité, que choisir? (suite de la page 2).

à faire sinon à croiser les jambes, à attendre en se léchant les babines que vienne l’épuisement avant de nous prendre. La finalité de la cohésion? La stabilité de la famille, la stabilité du pays acquise à prix d’or - le pays ne sort-il pas de la guerre? Une stabilité à maintenir quoi qu’il en coûte! La paix irréversible. Démocratie? Bien sûr que oui et c’est pour cela que notre République se nomme «Démocratique». Mais entre démocratie et stabilité, que choisir? Que celui qui n’a pas la réponse lève le doigt. La paix restaurée doit être désormais rendue irréversible. Pour cela, la priorité absolue est à la défense nationale, donc à la sécurité du territoire, mais aussi à la diplomatie, à l’éveil des consciences de nos Concitoyens. «Réveillez-vous», lance martial le Chef de l’état en commandant en Chef des forces. C’est trois fois que cette phrase est prononcée dans ce discours d’une heure. On a compris… Nul ici n’a comploté contre qui que ce soit. Les comploteurs, ce n’est pas nous... Viennent les promesses. Le rappel que les promesses sont faites pour être tenues - une promesse est une dette. La première ce sont ces Concertations nationales qui servent désormais de référence au Continent. Certains l’en ont dissuadé ferme - mémos à la clé. Elles allaient s’embourber et se transformer en CNSbis. «Mais j’ai une chance, moi: je n’y étais pas à cette CNS. Il m’est donc permis de m’essayer...», nous dit-il avec, zeste d’humour en sus. Puis ce à quoi elles ont donné lieu. à commencer par ce Gouvernement de cohésion nationale. Ce Gouvernement n’a jamais été conçu pour «gérer la guerre» - qui a effectivement pris fin et de fait, rendrait caduque la nomination de ce Gouvernement - mais précisément ce Gouvernement a été conçu pour «gérer la situation actuelle», recadre le Chef de l’état. Alors, faut-il y aller? Bien sûr que oui. Ce fut une promesse et c’est «bientôt» ce Gouvernement de cohésion nationale. Tout comme le quota du genre - le fameux 30% accordé aux femmes. Y a-t-il quelqu’un qui boude? Bien sûr!

à Kingakati, jeudi 20 mai 2013. Joseph Kabila en photo de famille avec le Bureau Politique de la Majorité présidentielle. télé 50.

à nouveau, qu’on soit d’accord ou pas, ce fut une promesse - et la promesse est une dette. «Réveillez-vous». Il nous est interdit de dormir. La session ouverte le 15 mars est ordinaire? Si elle l’est ce n’est certainement pour nous. Nous, on a du grain à moudre, à commencer par «l’installation de ce Gouver-

nement de cohésion nationale»... Ce n’est certainement pas le moment de nous laisser distraire. Comme cette «agitation autour de 2016». Partout ailleurs (où il y a aussi des échéances), aucun débat de ce type n’a lieu! Alors, pourquoi a-t-il lieu ici? En prévision de ce 2016, chacun se constitue un clan. Il faut éviter

qu’on vienne nous injecter le venin de la division qui nous imploserait. Face à nous, il y a 2014, une année pleine et entière. Puis 2015, une année pleine et entière. Puis 2016, une année pleine et entière. Nous devons mettre à profit ce temps à construire le pays. Puis le dauphin. Tiens le dauphin! «Je n’en ai pas! Et je n’en

connais pas», tranchet-il, sans appel ici comme sur d’autres sujets. Alors, bien sûr, on lui prête des intentions. «Comme d’habitude». Mais qu’on se rassure: rien ne se fera jamais contre la Constitution et rien ne se fera en violation de la Constitution. Ce n’est pas sans rappeler que la politique n’est pas faite que pour le politicien.

Elle est aussi faite pour le peuple. En effet. «Le peuple a aussi son mot à dire dans la conduite des affaires». Qu’on se rassure: Kabila ne trahira jamais. Je ne trahirai jamais. Ni la Constitution, ni les troupes. Un jour, quelqu’un a dit, non loin d’ici: «Comprenez mon émotion» (allusion à Mobutu Sese Seko, rires sous

ls sont une dizaine de Chefs d’état africains dont le mandat arrive à échéance au cours des prochains mois. w Le Mozambicain Armando Guebuza (avril 2014), 70 ans; w le Namibien Hifikepunye Lucas Pohamba (novembre 2014), 78 ans; w le Burundais Pierre Nkurunzinza (juin 2015), 49 ans; w le Tanzanien Jakaya Kikwete (octobre 2015), 63 ans; w le Burkinabé Blaise Campaore (novembre 2015), 62 ans; w le Béninois Thomas Boni Yayi (mars 2016), 61 ans; w la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf (novembre 2017), 75 ans; w le Brazza-congolais Denis Sassou Nguesso (juillet 2016), 70 ans; w le Rwandais Paul Kagame (juillet 2017) 56 ans;

w le Sierra Léonais Ernest Bal Koroma, (2017), 60 ans. w Et, bien sûr, le nôtre, le Congolais Joseph Kabila Kabange, décembre 2016, le plus jeune de tous, 42 ans. Sur des médias périphériques - à commencer par notre… Rfi qui, pour des raisons d’audience, a collé sa ligne éditoriale sur les nouvelles locales des pays africains, plus particulièrement d’Afrique centrale francophone, on entend rien ou pas grand-chose d’aucune autre échéance sauf de la nôtre! Et, pour le coup, tout est dramatisation... On entend rien non plus - ou, disons, presque rien - des pays qui ont échappé à ces comptes à rebours et où rien… ne se passe. Rien donc w de l’Ouganda, rien w de l’Angola, rien w de la Guinée équatoriale, ni w du Cameroun, ni w du Tchad où l’on

parle pourtant aussi le français. Comment ne pas dire sa surprise face à tant de sollicitude! Il arrive un moment où l’historien du présent doive froidement s’interroger. Le Congo est-il un pays d’exception ou est-ce sa classe politique qui ferait exception?

une Valeur partagée par tous. L’état de droit est certainement une œuvre commune à construire patiemment - comme l’Occident a mis des siècles à la mettre en œuvre et n’est vécue qu’avec le bien-être qu’a apporté le Développement - mais que signifie l’état de droit face au risque réel de perte d’état découlant de la fragilité de nos états avec des opposants revanchards dont le premier acte, aussitôt l’alternance obtenue, est non pas de poursuivre l’action de reconstruction nationale engagée mais de régler des comptes en expédiant en prison sinon à l’échaffaud ceux qui les ont précédés, aussi bien que leurs proches? Kengo wa Dondo, l’actuel président du Sénat proclamait un jour sous le régime Mobutu cette belle phrase de Péguy: «Je compte, Halévy, que vous ne réglerez point ces débats par les méthodes kantiennes,

par la philosophie kantienne, par la morale kantienne. Le kantisme a les mains pures mais il n’a pas de mains. Et nous, nos mains calleuses, nos mains noueuses, nos mains pécheresses, nous avons quelquefois les mains pleines». C’est dire qu’il est impossible d’avoir été aux affaires sans avoir eu, d’une manière ou d’une autre, à se salir les mains. à ce propos, faut-il un dessin? Les exemples les plus forts sont légion en Occident, là où la tradition est telle que le Droit est une primauté même si tout cela, avec les crises qui frappent aux portes du monde, doive désormais être relativisé. Dans nos pays post ou en conflit, l’impératif de l’état et de la Nation passe devant. Qui aurait pu s’imaginer qu’en Centrafrique couvait une haine féroce intercommunautaire dans un pays où rien ne se

la tente) avant de laisser errer les siens et d’abandonner d’autres en rase-motte. Message clair: il y a quelqu’un à la barre. La barre est tenue. Aujourd’hui et demain. Ce pays a-t-il jamais atteint le point de nonretour, le seuil fatidique, le point, selon le dictionnaire, à partir duquel un événement ou une action en cours ne peut plus être arrêtée ou à partir duquel il devient impossible de revenir sur une décision? Le point d’irréversibilité au-delà duquel la résilience devient impossible. Qui répondra par l’affirmative? Message clair... En France, combien de fois la Constitution de la Vème République dite du 4 octobre 1958 - a-t-elle été révisée. Dès les premières années de son fonctionnement déjà. Puis, les révisions sont devenues plus fréquentes sous une double impulsion: volonté de moderniser les institutions, impératifs de construction de l’Europe et de l’intégration à l’ordre juridique international. à Kingakati, c’est un Kabila magistral, sûr de son fait et de sa mission, qui a revisité la ligne de front, l’a recadré pour les combats impitoyables qui s’annoncent.

D. Dadei n

Jamais nulle part une passation de flambeau n’a été une mince affaire

I

Too big to fail. On a tendance à l’oublier mais jamais nulle part au monde passation des pouvoirs n’a été une mince affaire. Il n’y a qu’à voir ces querelles à fleurets mouchetés même dans le saint des Saints de la Démocratie, aux états-Unis où la défaite n’est concédée que parce que le vaincu est assuré qu’il existe une vie en paix en dehors des joyaux de la République. Or, dans nos jeunes états où la Valeur Démocratie qui signifie tolérance et acceptation de l’autre est loin d’être

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passait sauf des coups d’état? Il a fallu le départ de force du pouvoir d’un président élu François Bozizé pour qu’un nouveau génocide prenne place dans la sous-région. Too Big to Fail (trop gros pour tomber) est un concept qui vient des états-Unis et de son pragmatisme légendaire. Il y a des entreprises dont le poids dans l’économie est tel que l’état se doit de s’interdire de les laisser tomber étant donné les conséquences qu’une telle situation engendrerait dans le système financier, donc économique, donc politique. Le Federal Deposit Insurance Act de 1950 autorise l’État fédéral à les aider par des prêts ou par des rachats d’actifs dès que «la continuité» de ces entreprises est «essentielle» à l’économie. Essentielle paraît être la survie de nos états.

T. MATOTU n


l’actu |

Kabila inaugure dans la Capitale deux ouvrages du secteur de la Santé

L

à g., l’Institut national pilote d’enseignement des sciences de la Santé. à dr., l’Hôpital du Cinquantenaire. Tous les deux ouvrages situés dans la commune de Kasavubu. télé 50. réhabiliter et même de e président de construire des strucla République tures de santé, de les a inauguré équiper, de les doter en samedi 22 mars dans médicaments, y comla Capitale l’Hôpital pris les contraceptifs et du Cinquantenaire cela dans un programimmédiatement me qui vise 200 hôpidevenu opérationnel, taux et 1000 centres de de même qu’un autre santé». ouvrage du secteur de «Grace à votre engagela santé, situé non loin ment Excellence Mondu site de l’hôpital, sieur le Président de la l’Institut national République, la génépilote d’enseignement ration sans SIDA sera des sciences de la possible parce que pour Santé (ex-IEMK). la première fois le GouTous les corps vernement de la RDC constitués du pays finance sur fonds proétaient présents à ces pre les activités contre deux manifestations. le VIH/Sida. Grace à Les deux ouvrages vous, la lutte contre le voient le jour paludisme et la tuberaprès qu’ils eurent culose commence à été abandonnés être financée sur fonds pendant de longues propres. Bientôt la décennies. Les débuts des travaux Le Président de la République Joseph Kabila Kabange coupe le ruban symbilque de l’Hôpital du Cinquantenaire. télé 50. distribution des kits familiaux sera étendue de construction d’un à plusieurs zones de parole. Le premier nombreux problèmes teau technique de haut cardiologie interven«Dans notre pays, hôpital sur ce site santé pour lutter contre lors de l’inauguration quotidiens des congoniveau et très diversifié. tionnelle, la transplancertaines habitudes de la commune de la mortalité maternelle de l’Institut national lais, se lancent dans Sur le plan purement tation d’organes, l’onnaissent. C’est notamKasavubu, datent et infantile». pilote d’enseignement des débats sans fin sur médico-technique, cologie ou cancérologie ment celles de faire de l’indépendance «La réforme du sysdes sciences de la ce qui pourrait arriver des nouveaux services avec radiothérapie, la semblant d’être borgne mais le projet fut tème de santé est en Santé, le second lors dans 3 ou 4 ans» (...). verront le jour au sein dialyse ainsi que la ou aveugle lorsqu’on interrompu suite aux marche et la loi sur la de l’inauguration «Comme vous pouvez de l’hôpital, parmi lesprocréation médicalese retrouve devant des événements sanglants couverture universelle de l’Hôpital du le constater, l’Hôpital quels la chirurgie carment assistée» (...). ouvrages jamais réaqui marquèrent bientôt au Parlement Cinquantenaire. du Cinquantenaire de diaque à cœur ouvert, «Avec ces différents lisés depuis l’Indépenl’accession du pays comme je l’ai évoqué Ci-après des extraits Kinshasa offre un plala neurochirurgie, la services additionnels, dance. Nous admirons à l’indépendance. plus haut. Merci pour nous pourrons maîtriser aujourd’hui ce joyau, D’où sa dénomination du discours du ministre votre engagement, pour Kabange Numbi. le flux de nombreux cette merveille, cet d’«Hôpital du votre détermination «Jésus-Christ disait: malades qui quittent le hôpital imposant par sa Cinquantenaire», en et pour votre vision «Une foi sans œuvre pays pour se faire soigrandeur et sa qualité. souvenir des 50 ans exceptionnelle pour un est une foi morte». gner à l’extérieur. NoC’est vous Excellence d’indépendance du de 12 places, un scanoût total des Congo émergent. Je de«Et nous Le paraphratre objectif est que dans Monsieur le Président pays considéré comme ner de 64 barrettes, travaux de mande aux Congolais sons en disant qu’une les mois qui suivent de la République qui étant le mieux équipé une imagerie par cet hôpide vous faire confiance idée philosophique, l’inauguration de cet en êtes l’artisan. Votre du pays et même de Raisonnante Magnétital: 99.873.757,77 car vous n’êtes pas idéologique, ou une hôpital, l’expatriation vision pour le Congo la sous-région. Quant que (IRM), plusieurs $ (soit 2.496,84$/ seulement l’Homme vision sans aucune n’est pas qu’un rêve à l’ex-IEMK (Institut appareils d’endoscopie des malades soit plutôt m², 71.864.947,76 des situations difficiles, matérialisation conduit une exception et non mais un programme. d’études médicales pour les explorations $ pour les travaux mais aussi l’Homme le peuple vers une mort la règle comme c’est Votre amour pour le de Kinshasa), ses internes, une unité de construction, providentiel pour le certaine. Mais la Révole cas actuellement. Congolais en général et bâtiments furent de dialyse ainsi que 18.904.221,79 $ pour Congo en ce temps lution de la Modernité Ce plateau technique pour le Kinois en partil’objet des pillages de plusieurs services les équipements méprésent et futur. Nous prônée par le Chef de offre également un défi culier se traduit par des lors du régime spécialisés, nn système dicaux, 4.214.655,06 avons besoin de vous l’état est l’une de ces majeur de maintenance. actes concrets. Vous Mobutu avant que de télésurveillance, un $ pour le mobilier pour la reconstruction rares visions en AfriLa plupart de nos avez décidé de vous les lieux ne soient système anti-incendie, et les équipements du Congo mais aussi que qui nous permet hôpitaux à travers le lancer sur le chantier longtemps squattés un réservoir de stocdivers de bureaux, pour la stabilité de de conjuguer le verbe pays offrent un tableau santé dans le cadre de par des militaires et kage d’eau de 400 m3, 4.214.655,06 $ pour notre cher et beau pays. «Voir» au présent. Je peu reluisant avec des votre programme soleurs familles. une unité de producle conditionnement Que les compatriotes dirais même plus que cimetières des matécial. Les résultats sont tion d’eau chaude avec d’air. Au total, il arrêtent les débats sans si on était au temps de riels et équipements là: aujourd’hui, grâce un raccordement de s’agit d’un complexe Deux ministres lendemain et se metJésus-Christ, même à votre leadership, la 6.945,41 m de conduite médicaux. Nous avons hospitalier de plus celui en charge des tent derrière vous pour Thomas serait d’accord décidé de renforcer le RDC a été retirée de d’eau chaude et froide, de 40.000 m², doté Infrastructures, soutenir l’œuvre de la avec vous, Excellence service de maintenance la liste des pays où une unité de producde plus de 500 lits et Aménagement reconstruction. Et vous, Monsieur le Président et logistique en créant sévit la poliomyélite! tion de gaz médicaux des équipements de du territoire, Excellence Monsieur le de la République. (...)». un poste de chargé de Elle a été retirée de technologie de pointe. (oxygène et protoxyde Urbanisme, Habitat, Président de la Répu«L’événement de ce la matériovigilance la liste noire des pays d’azote), une station On y trouve 5 salles Reconstructions et blique, continuez votre jour est historique, attaché directement à qui n’achètent pas du d’opérations simulta- de traitement des eaux Travaux publics, marche, soyez comme mémorable, unique en la Direction Générale vaccin pour leur popuusées d’une capacité nées avec possibilité Fridolin Kasweshi et un aigle! Volez encore son genre. Il est une et ceci pour un suivi lation. de 18 m3 par jour, une de chirurgie carcelui en charge de la plus haut et ne vous réponse à ceux qui, au rigoureux et très réguGrace à votre vision climatisation centrale diaque, un caisson Santé, Félix Kabange occupez pas de ce qui lieu de vivre le présent lier de ces matériels et et votre leadership, la avec 636 splits. d’oxygène hyperbare Numbi - ont pris la se passe plus bas». et penser à résoudre les équipements». RDC est entrain de

Fiche technique

C

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les couloirs de la passion et du crime |

Le petit poucet de la téléphonie mobile r-dcongolaise met les majors face au juge du commerce de la Gombe

L

e fait pour l’opérateur de ne pas être interconnecté à d’autres réseaux (Airtel, Vodacom, Orange et Tigo) constitue un manque à gagner pour le petit poucet congolais comme pour le Trésor. Du coup, le 17 mars, les avocats ont demandé au juge du commerce de la Gombe d’ordonner l’interconnexion de l’opérateur avec ces majors.

Les premiers venus sur le marché dont les mastodontes Airtel et Vodacom mais aussi Orange et Tigo ont répondu coup pour coup, estiment-ils, face aux coups de boutoirs d’Africell en lui refusant l’interconnexion légale. Et, en effet, le petit poucet d’origine libanaise invoque la loi-cadre n°0013/2002 du 16 octobre 2002 sur les télécommunications au Congo qu’il dit avoir été bafoué. Cette loi rend obligatoire

l’interconnexion. «Tout réseau de télécommunications établi ou utilisé pour les besoins du public est obligé de s’interconnecter au réseau d’exploitation public à travers lequel, tous les exploitants nationaux sont interconnectés» (art. 41).

entente contre le petit poucet. Africell a donc saisi le juge du commerce pour l’entendre dire le droit en ordonnant l’interconnexion entre l’opérateur et le groupe d’opérateurs. Une action que soutient l’état dont les avocats ont au cours de l’audience des plaidoiries, le 17 mars, demandé au juge de déclarer cette action recevable et fondée. Dans la mesure où, l’article 41 de la loi sur les télécommunications fait obligation aux sociétés de téléphonie mobile de s’interconnecter. Africell via ses avocats sollicité aussi

la condamnation de ces opérateurs à des dommages et intérêts au profit du trésor public. Parce que soutiennentils, leur client a subi un préjudice. «L’état congolais trouve anormal le refus par ces sociétés de s’interconnecter avec Africell», ont-ils fait savoir sur le banc. De poursuivre: «ce n’est pas normal que des privés privatisent le secteur des télécommunications alors que l’état luimême l’a libéralisé». Pour ce groupe d’avocats, la mauvaise foi de Tigo, Airtel et Vodacom constitue un manque à gagner pour l’état. Appelée à ce procès pour donner un avis, le régulateur ARPTC a fait savoir que les parties à ce conflit ne l’ont jamais saisi. Tout en expliquant son incompréhension face à ce «refus d’interconnexion». Les avocats du régulateur ont rejoint ceux de l’état en demandant au

juge d’ordonner l’interconnexion sous peine... Africell a expliqué avoir signé en 2012 un contrat d’Interconnexion avec Tigo, Vodacom et Airtel. Que les essais techniques ont été faits. Que ces essais consistaient à s’assurer que l’interconnexion ne poserait aucun préjudice aux intérêts des uns et des autres. Que ces essais étaient concluants... Voilà qu’au moment du lancement de l’interconnexion, les majors se coalisent - et s’entendent - et refusent d’exécuter leurs obligations légales. Viennent des mises en demeure restées sans suite. Voilà pourquoi ce petit poucet a saisi le juge en vue de faire valoir ses... droits. Devant le juge, les majors ont soulevé une série d’exceptions. La première est l’incompétence du juge (selon Tigo et Airtel). Pour Tigo, l’article 28 du contrat avec Africell prévoit une clause d’arbitrage. Qu’en cas

de conflit, les parties conviennent de se soumettre devant une chambre de commerce international (non devant les juridictions congolaises). Le contrat invoqué a pour but de déterminer les conditions techniques et financières

d’interconnexion. Mais ces conditions posent problème. Raison pour laquelle, Tigo se réserve de procéder à cette interconnexion. Puis que l’état congolais n’est pas partie au conflit. Il a été par contre appelé dans ce procès

pour que la décision qui y sera assortie lui soit opposable. Concrètement, l’opérateur estime que la demande de l’état r-dcongolais en faveur d’Africell est illégitime. L’affaire a été prise en délibéré.

L’ancien patron de la police ne décolère pas

J

ohn Numbi este en grande instance de la Gombe et sollicite l’annulation du certificat d’enregistrement sur son immeuble que détient encore une certaine Sakina. Qui se trouve en réalité être l’ancienne propriété de la parcelle vendue à cet ancien patron de la police nationale. C’est un conflit au civil. L’affaire porte sur un immeuble, sis avenue les Orangers à la Gombe. Au motif que le contrat de vente était indu en sa défaveur. Numbi qui s’est senti lésé par les démarches de Sakina a saisi le juge aux fins d’obtenir l’annulation du certificat d’enregistrement de l’immeuble querellé que détient encore Sakina. Il demande au juge d’ordonner au conservateur des titres immobiliers d’établir un nouveau certificat d’enregistrement en son nom. à l’audience du 19 mars, les avocats de John Numbi ont soutenu que leur client a

John Numbi. dr. régulièrement acquis cet immeuble par voie d’un acte de vente conclu avec Dame Sakina. Cependant, la mutation des titres n’avait pas encore été opérée du fait des manœuvres dilatoires de Dame Sakina. Néanmoins, leur client a, à plusieurs fois, sommé Sakina aux fins de finir les opérations de mutation, sans succès. En attendant, Numbi a débuté les travaux de réhabilitation de l’immeuble. Curieusement, Sakina va surgir pour exiger à Numbi la révision du contrat de vente. En d’autres termes que le prix de la vente soit revu à la hausse. Prétextant que le contrat a été conclu en

PAJOLA MUMBEMBEn

sa défaveur. Pas question, rétorque Numbi qui estime que ce contrat était passé en bonne et due forme. Et que son exécution a déjà été opérée. Face à cette opposition, Sakina va saisir le tribunal de céans qui, malheureusement va déclarer son action non fondée. Non contente, elle interjette appel devant la Cour d’appel qui va à son tour, confirmer la décision rendue par le premier juge. Le Conservateur des titres immobiliers, présent dans cette affaire, a demandé au juge de déclarer non fondée l’action mue par Numbi. Au motif que la saisine du tribunal est irrégulière. En ce sens que la mutation est une procédure administrative et Numbi devait commencer par celleci avant d’envisager de saisir le juge. à ce sujet, les avocats de Numbi ont affirmé avoir au préalable, saisi les services fonciers qui n’ont pas réussi à les départager. Raison pour laquelle, leur client s’est présenté devant le juge...

PAJOLA MUMBEMBE n

Si Bob Mundabi pouvait parler de l’outre-tombe?

A

ncien Administrateur délégué général du GHK décédé en 2009, Bob Fal Mundabi a laissé un testament qui recense ses biens dont un immeuble qui ne lui appartiendrait pas. Mundabi Fala, un des héritiers, ne lâche pas prise...

L’affaire est par devers le Tribunal de grande instance de la Gombe. Mundabi Fala a saisi un juge pour solliciter de cette juridiction la confirmation de son droit de propriété sur l’immeuble dénommé «Complexe commercial Galerie Zam», situé à la Gombe. Après la mort de son LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 5.

époux, dame Brigitte Mbwese Kalanga, veuve de Bob Fal Mundabi a, avec ses enfants, saisi le Tribunal de grande instance de la Gombe, pour solliciter le droit d’héritage qu’ils avaient sur dix parcelles de l’ancien directeur général du GHK. l’immeuble appartiendrait à un autre? Et le juge fera droit à leur demande. Ainsi, va-t-il ordonner au conservateur des titres immobiliers d’opérer mutation en leur faveur. Mais cette décision n’a pas rencontré l’assentiment de Mundabi Fala qui va, à son tour, saisir le même juge pour faire constater

que l’un des immeubles parmi ceux dont il a reconnu le droit d’héritage à Brigitte Mbwese et ses enfants n’appartenait pas à Bob Mundabi. Mundabi Fala soutient être le propriétaire incontesté de cet immeuble et qu’il n’a jamais appartenu à Bob Mundabi. Par voie de conséquence, ce dernier ne pouvait pas en disposer dans son testament. Cependant, poursuit Fala que son certificat d’enregistrement sur cet immeuble était perdu et que les démarches de son remplacement sont à ce jour en cours. Mais qui dire la vérité en dehors de Bob Fal Mundabi

PAJOLA MUMBEMBE n


à l’épreuve du temps |

les analyses intemporelles du soft international

D

La politique n’a jamais été que mouvement (elle est dynamique)

es urgences casse-cou sur la table des Chambres parlementaires. La politique est mouvement. Elle n’a jamais été que dynamique.

Ce fut une véritable bombe que le président de la Chambre haute du Parlement résolut de lâcher en direction de la classe politique de la majorité comme de l’opposition. Ce jour-là, recevant ses pairs de l’opposition au Palais du Peuple, alors que refus et hésitations montaient en puissance dans l’opposition - et, relativement au sein de la majorité - à l’idée d’aller au dialogue qu’au moins l’opposition s’était fait fort de réclamer que le Chef de l’état convoque sans délai, ce fut l’antidote que Léon Kengo wa Dondo voulut offrir: l’annonce d’une équipe gouvernementale de cohésion nationale à mettre en place et qui résulterait des Concertations nationales. l’embarras. De qui avait-il reçu mission de faire cette annonce? Comment s’était-il résolu à prendre une telle initiative? Tôt, dans ces mêmes colonnes, le Soft International ne cachait pas son embarras que le juriste de premier ordre ait pu penser que c’est au Président du Sénat qu’il revenait d’engager, en l’espèce, les Institutions et, pis que ça, la plus haute Institution du pays, la Présidence de la République! Celle-ci n’avait-elle pas, en l’espèce, ses propres canaux de communication institutionnels? Initiées et créées par le Président de la République, les Concertations nationales avaientelles décidé de mettre fin à l’existence des Institutions de la République pour se substituer à elles? Comment éviter un débat qui s’enflait dans le pays? N’empêche! L’objectif recherché était atteint comme mécaniquement: toutes tendances confondues, la classe politique mettait ses crocs sur l’os jeté par le chef du

La politique est mouvement. Elle n’a jamais été que dynamique. Ici, les présidents Minaku (à dr.) et Kengo (à g) - le présidium des Concertations nationales - déminent à l’hôtel Royal la thématique économie, Finances, Secteurs productifs. droits réservés. Sénat et voilà qu’au électrisé et sa mission aurait donc Chef de l’état lancer condamnable. Palais du peuple, siège promesse de mettre en l’équipe à venir si jour dans la plus grande Il y a là tentative de du Parlement, où le place «dans les touts après jour, les résultats commettre un acte discrétion l’opération service d’accréditation prochains jours» un sont atteints? de mise en déroute de mauvaise foi. aux Concertations «Gouvernement de En réalité, jamais du M23 (l’opération Or, mauvaise foi est nationales s’était cohésion nationale» décision politique Pomme Orange) synonyme de fausseté, installé, on refusait et, chaque jour qui n’a découlé d’une qui conduisit à de malhonnêteté, de en effet du monde. passe, voit cette équipe l’inéluctable reddition contrainte ou autres tromperie, auquel nul Là où on avait prévu être annoncée comme de la rébellion. Mais le pressions. Une ne peut être tenu. quelque 400 personnes, «imminente». décision politique est travail est loin d’être les Concertations «Les listes ont déjà été fini. toujours mûrement Les yeux nationales reçurent déposées, les arbitrages Kabila se charge des pensée et replacée dans qu’à ça. plus du double au point ont eu lieu. Il ne reste son contexte. Maï-Maï et autres Mais voilà la rentrée que voulant faire face à plus que la signature Une promesse peut Bakataa Katanga. parlementaire de l’assaut des demandes, à apposer» quand, avoir été faite, combien mars. Qui a lieu Puis les opérations les ordonnateurs du dans d’autres milieux de promesses n’ont pas constitutionnellement victorieuses en cours Trésor public dont la plus au fait, on dit été faites de bonne foi contre les ADFle 15, donc samedi 15 faiblesse n’appelle pas mieux: «la signature mais voilà que l’heure Nalu, les FDLR, mars. A un dessin, opéraient présidentielle a même de leur matérialisation etc., quand au plan vec elle, on attend que des coupes sombres au déjà été apposée au ayant sonné, après économique et social, le pays plonge mains budget. bas de l’ordonnance». surgissement d’un tout redémarre avec et poings liés dans à commencer par celui Ne resterait plus que la des chantiers qui ne événement inattendu, une inouïe période de du per diem. Promis publication officielle… cessent d’être ouverts. tout est remis sinon surenchères politiques. à 200 dollars/j poire en cause, du moins Et le Congo qui Car l’opposition et plus, il coulait comme De la coupe à plus tard jusqu’à retrouve la crédibilité la majorité n’auront neige au soleil pour se aux lèvres… nécessiter une nouvelle les yeux qu’à ça! à internationale avec retrouver à 50 dollars Tout cela est possible! appréciation? savoir cette promesse la Capitale Kinshasa au grand émoi des Cela dit, rien, hélas! Tenir le locuteur de mise en place d’un redevenue la plaque participants... en politique n’est d’une promesse qui Gouvernement de tournante des affaires. Cela va faire cinq automatique. De la aurait été faite pour cohésion nationale Ceci est loin d’être le mois bientôt depuis coupe aux lèvres, redevable à tout prix que le Chef de l’état fait du hasard... le 23 octobre que ce des jours voire des et,… en dépit de tout, a faite et que la classe Au contraire, c’est dialogue a pris fin semaines peuvent jusqu’à invoquer le politique voudrait lui signe que la direction après un déroulement encore être nécessaires. est tenue, le leadership parjure, relève de rendre comptable à généralement sans Ainsi, la hiérarchie l’abus. L’acharnement tout prix. On imagine assumé. Il suffit de faute et une fin en des priorités peut que mettent certains que sauf à y prendre soutenir l’effort, velours après le «je conduire l’esprit à obtenir l’exécution garde, ce dossier le Congo n’est pas vous ai entendus» ailleurs et avec raison. d’un contrat qui pourrait pourrir la dupe... du Président de la La politique n’a jamais Il ne saurait se laisser ne peut l’être pour session parlementaire République dans été que dynamique. cause quelconque qui s’ouvre samedi abuser par des chants un Palais du Peuple Ainsi, a-t-on vu le peut être suspect et 15 mars. Mais il y des sirènes. Quelle LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 6.

a d’autres urgences casse-cou sur la table des Chambres dont la suite dépendrait de cette question. Le débat sur les initiatives de la CéNI, la Commission électorale Nationale Indépendante - la feuille de route du processus électoral déployée à la Chambre basse au dernier jour de la session de fin 2013 qui mit le feu aux poudres. Les Députés avaient alors houspillé l’abbé en le renvoyant à ses études avec pour finalité la révision de sa copie… Mais c’est mal connaître Muholongu qui se battra jusqu’à ce que mort s’ensuive...! Depuis le passage du président de l’UNC Vital Kamerhe sur Rfi, on sait au moins que depuis son retour de sa «caravane de la paix» au Kivu et au Grand Nord - le pays Nande, fief de l’abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu - l’opposant s’est littéralement démarqué de son inattendu allié, le Dép. Martin Fayulu passé sans virage à l’opposition et recadré son discours en le rendant plus sexy! Il ne réclame plus la démission du président de la CéNI, l’abbé Muholongu. L’aile sous l’emprise de Kamerhe ne souhaite «que» faire pression sur le président-prélat afin qu’il assure au pays la tenue de «bonnes élections». On peut comprendre… La campagne de collecte des signatures initiée sous forme de pétition par Fayulu, ne serait qu’une «simple stratégie» pour l’opposition. Rien de plus. L’abbé a beau s’expliquer, l’opposition paraît lui avoir jeté la fatwa. Mais la majorité appelée à se présenter à cette rentrée parlementaire plus soudée que jamais, devrait défendre bec et ongles ses propres thèses. Oui, rien n’est impossible là où il y a les hommes. Non, la démocratie est loin d’être synonyme d’unanimité. Elle se fonde sur la loi de la majorité. Quoique celle-ci doive être à l’écoute de la minorité, il arrive un moment où il faut avancer pour ne pas bloquer la marche de la communauté.

T. matotu n


à l’épreuve du temps |

les analyses intemporelles du soft international

Le pouvoir est un exercice de tirs avec une seule balle dans le canon

D

e toute évidence, le Chef de l’état prend le temps d’observer et compte les coups qui lui sont portés même paradoxalement par ceux qui se bousculent au portillon ou que ceux-ci se distribuent entre eux en vue de s’éliminer. Par le Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba.

Question à mille euros: de quoi souffre le plus l’homme public congolais? De l’incontinence verbale. C’est gagné! Comment expliquer que les dirigeants du pays aient réponse à tout? Qu’ils soient issus de l’opposition ou de la majorité présidentielle, il existe peu d’hommes qui s’excusent poliment aux médias pour ne pas avoir à répondre à une question ou bottent en touche pour éviter un traquenard. parler ce n’est pas Communiquer. Souvent, c’est même l’homme public qui va au devant des médias pour se faire littéralement pulvériser. Ils partent du malentendu selon lequel «on me voit, donc je suis. J’ouvre ma bouche, donc, je communique». Or, c’est tout le contraire. Quand vous venez à prendre la parole, vous avez déjà échoué à communiquer. Car communiquer, stricto sensu, ce n’est pas parler. C’est même le plus souvent ne pas avoir à ouvrir la bouche mais toujours poser des actes d’adéquation qui sont pour le gestionnaire public, ceux que la communauté attend. Le client d’une banque qui a remboursé dans le délai son crédit n’aura cure de passer par le guichet de son gestionnaire de crédit. Entre lui et la banque, il n’y a pas débat: tout baigne dans l’huile... A contrario, le mauvais emprunteur qui a échoué à tenir ses engagements

Le Président de la République, Chef de l’état lors du discours d’ouverture des Concertations nationales. présidence. dans l’impertinence, années M’Zee s’épuisera «recadrage» quand magazine. ne s’offusquent sans compter à le peuple congolais Qu’arrive-t-il à notre pour oser faire jamais! Au moins, le déplacement, rechercher le savant a plus à faire: pays? Où sont les ont-ils posé LA vraie argumentaire pour que les dirigeants maîtres à penser pour depuis la lointaine question - selon Harare, bravant la tenter de parvenir lui apportent les prendre la direction l’entendement de leur de nos grands moyens quarantaine. à convaincre son réponses à ses métier - et jamais Vint la prise - et la bailleur, et espérer problèmes de tous d’information en personne n’espérait, grande humiliation échapper à son les jours, ceux de vue de montrer le sauf impossible, - de la Capitale du courroux, souvent en la vie quotidienne: chemin à la Nation recevoir LA réponse. Nord-Kivu, Goma vain. l’eau, l’électricité, la en péril, dont on Ils sont préparés avant que la rébellion Il s’en ira avec santé, la sécurité, la peut s’interroger pour se faire clouer le sur l’origine de la du M23 n’annonce un moratoire, un mobilité, l’éducation, bec. sa résolution de redimensionnement la formation, etc. prospérité, sans poursuivre sa marche de sa dette - à Qui assure qui que marché, ni lectoriel, Où sont jusqu’à Kinshasa en l’impossible nul n’est la solution se trouve ni publicitaire? renversant Kabila, tenu, fruit d’une dans un changement- les maîtres à Pourquoi planter penser? passant par Bukavu présomption de tsunami? à savoir la un décor de guerre Quand samedi 8 mars permanente ou quand Kisangani se bonne foi sauf dans mise du compteur à à New York, Julie déclarait ville libérée, les années du Far zéro! avant l’heure? La Gayet se fait poser sans livrer bataille! West où on se faisait Combien de majorité - élue pour LA question... qui descendre d’une balle dirigeants même gouverner, et qui doit Dans la foulée, fâche - sur sa relation gouverner - ne risque- combien ont tourné à la nuque - mais à l’avant-veille avec le président casaque? l’homme a cessé d’une confrontation t-elle pas de tomber français François d’être en crédit; il a électorale réglée dans le piège tendu Hollande - nul dans Quand la ruiné sa réputation, comme une montre par une opposition l’amphithéâtre bourrasque est a mangé son pain suisse - cartographie futée quand elle la n’est trop idiot pour blanc... assurée, fichier suit dans ses discours en vue. espérer que l’actrice De tout cela, Kabila électoral maîtrisé, incendiaires quand française y réservera elle doit prêcher a triomphé. Alors les financement bon accueil. que le dialogue était irresponsables garanti puisque l’apaisement, la «Ma vie privée est réclamé sauf à lui qui rêvent. budgétisé - ont dédramatisation, le ma vie privée», Alors que sur le éludé ces questions rassemblement en vue promettre des vertes évacue-t-elle en se et des pas mûres, que Continent, il y a par la classique: d’administrer aussi les Concertations sont nombre de mandats «Franchement, plutôt faisant ovationner adéquatement que par l’amphithéâtre venues auxquelles qui arrivent ou que de penser à cela est possible la pour tant de hauteur! cité commune? Kabila a tout donné, arriveraient à cela, j’ai bien mieux Avant d’éluder des qui n’ont rien donné échéance dans à faire: travailler C’est là - Dieu soit questions «si elle à Kabila! Au sortir quelques années, jusqu’à la dernière loué! - que Kabila allait bien» après les des Concertations, qu’est-ce qui fait seconde de mon est inspiré. Dès écrits de la presse sur la nomination de peut-on dire que que les médias mandat reçu du cette relation révélée le pays soit plus congolais repris sur Peuple, m’investir ses équipes, il lui en janvier dernier apaisé politiquement les périphériques, se de toutes mes était conseillé d’en par le magazine qu’avant les focalisent tant sur forces pour trouver changer. Comme luipeople Closer: Concertations celui du Congo et les réponses aux même. «Tout va bien. Je quand des ténors pourquoi l’homme problèmes de survie Mardi 20 décembre suis seulement un de l’opposition public trouveauxquels mon Peuple 2011, jour de peu fatiguée après t-il l’occasion fait face. Le reste, je prestation de serment s’égosillent, le voyage», alors menacent, comme d’engager un débat laisse à d’autres». sur le parvis de la qu’elle est en procès avant, promettent les avant l’heure, par En clair, à ceux Cité de l’UA, il s’est avec Closer auquel mêmes vertes et les une médiatisation qui rêvent, les trouvé d’excellents elle réclame 50.000 mêmes pas mûres? à outrance, irresponsables... personnages, au pays euros de dommages C’est Kabila luicertainement C’est un discours comme à l’étranger, et intérêts, 4.000 même - le pouvoir commanditée? bien rôdé qu’on pour lui pourrir le euros pour les coûts étant un exercice Il y a jusqu’à la entend partout, à mandat. de procédure, une solitaire - qui chaîne publique Paris, à Ouaga, à Il n’y a eu que l’ami publication judiciaire Bob - le président décide dans le plus Rtnc à être prise au Brazzaville, etc. Les sur la moitié de grand secret de piège en se fendant journalistes qui ne Robert Mugabe, la couverture du l’option qui met en d’un éditorial de... sont excellents que fidèle depuis les LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 7.

déroute l’arrogante rébellion... L’histoire écrira que sa force a résidé dans sa discrétion parfaite et son apparente nonchalance - LE must britannique - prenant à revers ses adversaires. Tout frais et émoulu de l’arrière palais paternel, l’Occident le découvre et salue une incroyable capacité d’écoute. Longtemps, il a en effet écouté. Désormais, Kabila prend le temps d’observer et compte les coups qui lui sont portés même paradoxalement par ceux qui se bousculent au portillon ou que ceux-ci se distribuent entre eux en vue de s’éliminer. Pressés d’y aller? Où? à chaque «consultation», son chant du cygne, LA formule magique de sortie de... crise. Le problème est de gratter pour voir ce que cela cache. L’envers de la médaille. Quand des ONG congolaises éprouvent le besoin d’épouser les thèses des Occidentaux et réclament sur les mêmes médias que Kabila mette en état d’arrestation son homologue soudanais El Béchir invité le plus officiellement au sommet du COMESA par ses pairs africains et le livre à la pieuse CPI, s’imaginentelles le désastre pour la Nation d’un acte aussi irréfléchi face au contexte de terrorisme sans frontières? *** Le pouvoir est un exercice périlleux qui ne comporte qu’un seul tir. Lorsqu’il est parti, il ne vous reste rien dans le canon. C’est comme au jeu à la télé. Un joueur peut beau accumuler des gains. S’il veut poursuivre la partie, il n’a pas droit à l’erreur. S’il fait flop, il voit tous ses gains se volatiliser et se contentera des seuls remerciements du jury. Au Congo, le meilleur - comme le pire, c’est selon - est à venir. Quand la bourrasque s’annonce, ce n’est pas le moment de déclencher une crise sur le pont. C’est tout le contraire...

T. Kin-kiey Mulumba n


notes de conjoncture économique |

évolution de la situation économique et financière du Congo au 7 mars 2014

M

Me Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, a mis en garde la BCE contre le risque de déflation dans la Zone euro. Elle estime qu’une prolongation d’une inflation basse pendant une période étendue pourrait potentiellement désancrer les anticipations des consommateurs sur l’évolution à long terme de l’inflation.

à l’international. Mme Lagarde invite les banques centrales à être prêtes à agir en gardant à leur disposition les outils de politique monétaire susceptibles de répondre à cette situation afin d’empêcher que la reprise économique, encore fragile, ne se dégrade. Dans la Zone euro, la BCE a décidé, à l’issue de sa réunion du Comité de politique monétaire le 6 mars, de maintenir son principal taux directeur de 0,25 % et celui de dépôt à 0 %. Elle a revu à la baisse ses prévisions d’inflation à 1,0 % en 2014 et à 1,3 % en 2015. S’agissant de la croissance économique, les projections tablent sur

un taux de 1,2 % en 2014 et de 1,5 % en 2015. La Commission européenne a décidé de placer la France sous surveillance renforcée en raison de son manque de compétitivité et du niveau élevé de sa dette. En effet, la France souffre de nombreux déséquilibres macroéconomiques qui n’ont pas été suffisamment corrigés et nécessitent désormais ce type de surveillance qui sera également appliquée à l’Espagne et à l’Irlande, deux pays qui viennent tout juste de sortir de leur plan d’assistance financière. Aux Etats-Unis, selon les statistiques du département du Travail, malgré la tempête hivernale, 175.000 emplois (principalement par le secteur des services) ont été créés en février contre une prévision de 163.000 emplois. Toutefois, en dépit de ces emplois créés, le taux de chômage est en légère hausse à 6,7 % de la population active. Sur le marché des changes, la parité euro/ dollar, au 7 mars 2014, s’est située à 1,39 contre 1,38 enregistrée une semaine avant.

L’euro a été porté par la progression plus forte qu’attendue des commandes à l’industrie allemande pour le mois de janvier et par l’annonce du maintien du taux directeur de la BCE. Sur le marché des biens, l’évolution des cours de produits de base intéressant l’économie congolaise au 6 mars 2014, révèle la tendance suivante: cours de maïs (+5,06 %), cours du blé (+6,69 %), cours du pétrole (-0,59 %) et cours de cuivre (+0,07 %). Le maintien en hausse des cours des produits alimentaires, lesquels contribuent pour 52% dans la formation des prix intérieurs en RDC doit attirer l’attention des autorités.

Prix intérieurs. à la première semaine de mars 2014, on note cependant une forte pression à la hausse des prix au niveau national. En effet, le taux d’inflation s’est établi à 0,072 % contre 0,04 % la semaine d’avant, portant ainsi le cumul annuel à 0,33%. Selon l’INS, cette poussée résulterait de l’envolée des prix du pain et autres dérivées de la farine de

froment à la suite de la grève à la SNCC qui paralyse le trafic entre Mbuji-Mayi et Lubumbashi. Le prolongement de la même tendance devrait situer le taux d’inflation à fin décembre 2014 à 1,704 %. Dans ces conditions, les opérateurs économiques, pour leur part, anticiperaient un taux d’inflation de 1,25 % contre une cible de 3,7. Cependant ces informations de l’INS semblent biaisées. Par ailleurs, cette province est dans sa période de récolte du mais et du riz, deux produits qui sont dans la même catégorie que le blé et dérivés et dont l’accroissement de l’offre a entraîné une chute des prix sur le marché, visiblement sans affecter le comportement du blé et dérivés. Enfin, les informations en provenance de Mbuji Mayi indiquent qu’une baguette de pain est vendue à 250 CDF contre 200 CDF à Kinshasa. Dans ce contexte, une hausse des prix de 80 % sur le plan national semble invraisemblable. Secteur extérieur. Le marché des changes est resté relative-

ment stable au,7 mars 2014. D’une semaine à l’autre, le taux de change interbancaire a connu une appréciation de 0,4 % contre une variation nulle pour le taux de change parallèle. Le cours indicatif s’est établi à 925,387 CDF la devise américaine et le taux parallèle à 937,25 CDF. L’exécution du budget en devises au 06 mars 2014 renseigne un solde mensuel excédentaire de 7,03 millions de USD, portant l’excédent annuel à 64,33 millions de U5D. Ainsi, les réserves de change se montent à 1.790,34 millions de USD, représentant 8,7 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.

attendues pour stimuler l’économie. Quant à la situation provisoire du plan de trésorerie de la BCC au 06 mars 2014, elle renseigne un creux de 2,6 milliards de CDF. Cette situation tenant au profil de survenance des recettes de l’Institut d’Emission devrait se renverser avec les encaissements attendus au titre notamment de la redevance sur le contrôle de change.

Secteur monétaire. à l’interbancaire, des opérations pour un import de 49,0 milliards de CDF ont été effectuées au cours de la première semaine de mars, portant le cumul annuel à 288,40 milliards de CDF au taux moyen pondéré de 1,71 %. Une accélération du niveau d’activité est notée sur le guichet des facilités permanentes où les transactions du mois de mars s’établissent à 75,0 milliards de CDF. En cumul annuel, le total des transactions jusqu’au 7 mars, s’établit à 167,8 milliards de CDF contre 54,42 milliards pour toute l’année 2013. Au 5 mars 2014, l’encours BTR s’est contracté de 11,71 milliards de CDF

Opérations financières du secteur public. Au 7 mars, les opérations financières du Trésor se sont soldées par un excédent 5,7 milliards de CDF consécutif à la collecte de 21,6 milliards des ressources et à l’affectation de 15,9 milliards aux dépenses. Il importe de stigmatiser la faiblesse des dépenses d’investissement, pourtant très

par rapport à son niveau de la semaine précédente, s’établissant à 128,63 milliards. Cette situation a conduit à une injection annuelle de liquidité de 35,63 milliards de CDF. La baisse de l’encours du BTR est expliquée par une forte demande de CDF pour répondre notamment à la demande des miniers et pétroliers producteurs (impôts et taxes) ainsi que par les anticipations des banques à l’approche de l’échéance fiscale. Tous les objectifs de la politique monétaire sont globalement sous contrôle.

Aperçu de l’économie mondiale. Si Mme Lagarde a mis en garde la BCE contre le risque de déflation en zone euro, un article paru sur le site du FMI le 5 mars courant, s’interroge sur la dette publique des pays émergents. Cette question a été évoquée pour appréhender les créanciers réels de la dette des pays émergents et son évolution dans le temps en vue d’identifier les risques en cas d’un brusque retournement des flux capitaux. (suite en page 9).

Cours des principaux produits de base. 31 janv 14 27 févr 14

06 mars 14

déc-12

Janv 13

mars 13

juin 13

sept 13

déc 13

111,25

215,72

109,76

101,97

111,01

110,59

106,33

109,09

108,45

4,02

-1,82

1,92

-2,57

0,56

-3,85

0,65

-0,59

8.168,00

7.582,00

6.750,00

7.160,79

7.394,00

7.090,00

7.097,00

7.102,00

3,20

-3,11

-6,77

0,94

5,24

-4,11

-0,82

0,07

26.460,00

25.137,00

31.641,75

30.009,00

28.951,65

30.605,40

33.516,00

33.516,00

3,18

-4,04

9,13

4,69

0,00

5,71

5,70

0,00

1.662,35

1.596,75

1.234,20

1.351,74

1.205,90

1.244,70

1.326,50

1.345,25

-0,77

0,99

-11,07

-3,08

-3,65

3,22

3,14

1,41

15,50

15,38

15,82

15,56

15,50

15,41

15,48

15,26

3,78

-1,03

3,67

-1,62

-2,39

-0,61

-1,81

-1,39

782,00

691,00

646,75

646,81

603,00

556,25

597,50

637,50

1,46

-2,40

-8,39

0,51

-7,44

-7,75

0,80

6,69

272,33

255,61

251,84

171,79

155,33

159,10

167,10

175,55

0,22

-3,44

3,40

-6,03

2,18

2,43

3,35

5,06

Produits énergétiques Cours du pétrole (brent) $/baril cours Variation mensuelle (en %) Produits miniers cours du cuivre LME $/tm cours

7.914,50

Variation mensuelle (en%) Cours du cobalt Londres $/tonne cours

25.644,15

Variation mensuelle (n %) Cours de l’or New York $/us cours

1.675,20

Variation mensuelle (en%) Produits agricoles Cours du riz Chicago Cours

14,93

Variation mensuelle (en %) Cours du Blé Chicago $/tonne cours

770,75

Variation mensuelle en % Cours du Mais Chicago $/tonne cours

271,75

Variation mensuelle (en %) Source : Les échos, Banque Centrale du Congo.

EUR/ DOLL

Tableau 2 : Marché des devises

Jan13

juil13

aout13

sept13

oct13

nov13

déc13

1,36

1,33

1,32

1,35

1,36

1,37

1,36

15janv14 24 janv14 31 janv14 1,37

1,35

1,36

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 8.

14 fév14

21fév14

28 fév14

01mars14

1,37

1,37

1,38

1,38


notes de conjoncture économique |

à début mars 2014, l’indice des prix des biens et services connaît une forte pression à la hausse (suite de la page 8)

Sur un échantillon des données relatives à 24 pays émergents, rien qu’entre 2010 et 2012, 500 milliards de USD d’investissements étrangers ont été effectués en obligations de pays émergents, dont la plupart par des établissements financiers étrangers autres que des banques (grands investisseurs institutionnels, fonds spéculatifs, fonds souverains). à fin 2012, ces investisseurs détenaient environ 80 % du total de créances, soit 800 milliards de U5D. Les banques centrales étrangères en détenaient environ 40 à 80 milliards de USD concentrés dans sept pays: l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Indonésie, la Malaisie, le Mexique et la Pologne. La présence accrue des investisseurs étrangers

sur le marché de la dette publique des pays émergents ouvre de nouvelles possibilités mais engendre aussi de nouveaux risques, notamment du côté de la demande. Cette multiplication des investisseurs peut certes faire baisser les coûts d’emprunt et répartir plus largement les risques entre investisseurs, mais, pour les pays bénéficiaires, elle peut aussi accroître les risques afférents aux financements extérieurs. Pour appréhender les conséquences d’une interruption soudaine des flux extérieurs sur le marché de la dette publique, il a été mis au point une analyse qui comprend des scénarios illustratifs. Il en résulte qu’il est important de rallonger les échéances de la dette publique, de s’appuyer sur les investisseurs locaux et de maintenir des marges

de liquidités afin d’atténuer les retombées d’un retrait brutal des financements étrangers.

w Activités Zone Europe. à l’issue de sa réunion du Comité de politique monétaire du jeudi 6 mars, la Banque Centrale Européenne a décidé de maintenir son principal taux directeur de 0,25 % et celui de dépôt à 0 %. Elle a également revu à la baisse ses prévisions d’inflation en Zone euro à 1,0 % en 2014 et à 1,3 % en 2015. S’agissant de la croissance économique, les projections tablent sur un taux de 1,2 % en 2014 et de 1,5 % en 2015. Par ailleurs, la Commission européenne a décidé de placer la France sous surveillance renforcée en raison de son manque de compétitivité et du niveau élevé de sa dette. En effet, la

France souffre de nombreux déséquilibres macroéconomiques qui n’ont pas été suffisamment corrigés et nécessitent désormais ce type de surveillance qui sera également appliquée à l’Espagne et à l’Irlande, deux pays qui viennent tout juste de sortir de leur plan d’assistance financière. w Zone Amérique. Aux états-Unis, selon les statistiques du département du Travail, malgré la tempête hivernale, 175.000 emplois ont été créés en février, principalement par le secteur des services, contre une prévision de 163.000 emplois. Toutefois, le taux de chômage est en légère hausse à 6,7 % de la population active. S’agissant des achats mensuels de bons du Trésor et de titres adossés sur des crédits hypothécaires, la Fed

les a baissés de 20 milliards de USD depuis le début de l’année pour les porter à 65 milliards. Une autre réduction de 10 milliards de USD serait envisagée à la prochaine réunion du Comité de politique monétaire prévue les 18 et 19 mars.

w Zone pays émergents et asiatiques. Il y a lieu de noter que les économies émergentes qui ont contribué à soutenir la croissance mondiale depuis la dernière crise financière semblent présenter des signes d’essoufflement à la suite notamment des mesures de mis à terme de la politique monétaire ultra accommodante aux USA. La Chine a maintenu son objectif de croissance économique inchangé avec un PIB estimé à 7,5 % en 2014 sur fond de la mise en

oeuvre des réformes pour le long terme.

w Zone Afrique. Sous l’initiative du Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), des experts des pays de l’Afrique de l’Ouest viennent de mener des réflexions sur la mise en place d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO. Ces réflexions ont permis de relever quelques contraintes liées principalement au non-respect des critères de conver gences assignés aux différents pays, à savoir: (i) le niveau d’inflation inférieur à 3 % dans l’Union économique et monétaire ouestafricaine (Uemoa) et inférieur à 4 % dans la CEDEAO, (ii) le solde budgétaire qui doit être nul ou excédentaire,

Estimation de la croissance dans l’optique de la production. 2012

2013

(iii) Le taux de change fixe avec l’arrimage du FCfa à l’Euro dans la zone de l’Uemoa et du taux de change flexible dans d’autre pays. Les pays ne faisant pas partie de la zone franc ont, pour leur part, mis en place une zone monétaire en vue d’accélérer leur convergence monétaire et de créer une monnaie unique à l’horizon 2015 qui va fusionner plus tard avec le franc Cfa pour la monnaie commune de la CEDEAO vers 2020. Pour rappel, l’espace CEDEAO a actuellement en son sein le franc Cfa en usage dans les huit pays de l’Union économique .et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et des monnaies nationales telles que le cedi au Ghana, le naira au Nigeria, le franc guinéen en Guinée Conakry ou encore l’escudo cap-verdien. (suite en page 10).

2014

var réelle (en%)

Contrib. à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

var réelle (en%)

Contrib. à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

var réelle (en%)

Contr à la croissance (en%)

Contrib en points de croissance

Secteur primaire

6,4

46,3

3,3

7,8

46,9

4,0

9,8

52,3

5,6

Agriculture, élevage, pêche

3,5

15,5

1,1

4,2

14,8

1,3

6,0

18,1

1,7

Sylvi., l’exploit Forest et serv, annexes

3,4

1,7

0,1

3,1

1,3

0,1

4,8

1,7

0,2

Extraction

12,5

29,6

2,1

14,8

30,7

2,6

16,6

32,6

3,1

Secteur secondaire

14,0

25,8

1,8

15,7

25,6

2,2

14,8

23,0

2,2

Industries alimentaires, bonbons et tabac

26,7

9,6

0,7

29,5

10,5

0,9

29,5

11,2

1,1

Industrie de l’habillement, textiles, cuir

0,8

0,0

0,0

5,3

0,2

0,0

4,6

0,1

0,0

Industrie du bois

6,5

0,0

0,0

9,6

0,1

0,0

9,7

0,1

0.0

Industries chimiques

-5,0

-0,1

0,0

5,0

0,1

0,0

4,8

0,1

0,0

Industrie des produits minéraux non métalliques

6,1

0,1

0,0

8,5

0,1

0,0

7,9

0,1

0,0

Autres Industries

7,1

0,4

0,0

7,8

0,4

0,0

11,0

0,5

0,0

Electricité, gaz, vapeur et eau

6,8

0,5

0,0

7,2

0,4

0,0

6,9

0,4

0,0

Construction

12,1

15,3

1,1

12,7

13,9

1,2

10,5

10,7

1,0

Secteur tertiaire

5,4

24,3

1,7

6,6

24,5

2,1

7,2

23,3

2,2

Commerce

5,7

16,3

1,2

6,9

16,3

1,4

7,9

16,4

1,6

Restauration et hôtel

6,1

2,9

0,2

6,1

2,4

0,2

7,1

2,4

0,2

Transports, entrepots et Télecom

5,8

4,7

0,3

8,1

5,5

0,5

6,7

4,0

0,4

Education et santé

2,7

0,6

0,0

2,5

0,5

0,0

3,7

0,6

0,1

Banque et Assurance

4,8

0,5

0,0

5,8

0,5

0,0

7,0

0,5

0,0

Autres services marchands

3,0

-0,5

0,0

6,5

-0,9

-0,1

7,8

-0,9

-0,1

Production collectives des APU

-1,2

-0,2

0,0

1,3

0,2

0,0

2,5

0,3

0,0

Production de services domestiques

5,0

0,0

0,0

3,9

0,0

0,0

4,0

0,0

0,0

PIB aux coûts des facteurs

7,1

96,9

6,9

8,5

96,9

8,2

9,7

98,6

9,4

SIFIM

4,8

0,00

0,00

-1,9

0,0

0,0

37,7

0,0

0,0

Droits et taxes à l’importation

6,2

3,1

0,2

7,6

3,1

0,3

3,8

1,4

0,1

PIB aux coûts du marché

7,1

100,0

7,1

8,5

100,0

8,5

9,5

100,0

9,5

Real GDP (in millions of Congo francs, vase year = 2005

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 9.


notes de conjoncture économique |

La fermeté de l’activité économique du Congo sera impulsée par la vigueur du secteur primaire (suite de la page 9).

Marchés des produits de base intéressant. Les cours de principaux produits de base intéressant l’économie ont évolué de manière divergente. Produits agricoles: blé, maïs, riz. Les cours du blé et du maïs se sont nettement appréciés sur le marché de Chicago, dopés par des craintes pour l’offre en raison des tensions entre l’Ukraine

et la Russie, comptés parmi les principaux producteurs. En revanche, le cours du riz a connu un repli. Ainsi, il s’est observé au 6 mars 2014, des hausses respectives de 6,69 % et 5,06 % pour le Blé et Maïs, alors que le cours du riz a connu un recul de 1,39 %.

USD contre 7.097,00 USD la tonne au 06 mars 2014. Ce niveau de cours améliore le rendement pour les exploitants congolais.

Produits miniers: cuivre Le cours du cuivre a affiché une légère hausse, se fixant à 7.102,00

réserves de brut américaines.

Le cours du pétrole. Au 6 mars 2014, le cours du Brent a affiché une baisse de 0,6 %, d’une semaine à l’autre, passant de 109,09 USD le baril à 108,45 USD. Le repli du cours de l’or noir a été soutenu, entre autre, par l’annonce d’une hausse des

BCE.

Secteur réel. La production intérieure. w Taux d’activité. Sur base des réalisations de production à fin décembre 2013, les dernières estimations du PIB indiquent la poursuite de la consolidation de la croissance économique. En effet, le taux de croissance du PIB est projeté à 9,5 % en 2014 contre une estimation de 8,5 % en 2013 et

Marchés des devises. Au 7 mars 2014, la parité euro/dollar a franchi la barre de 1,39, soit un niveau atteint en octobre 2011 contre 1,38 enregistré une semaine avant. L’euro a été porté par la progression plus forte qu’attendue des commandes à l’industrie allemande pour le mois de janvier et par l’annonce du maintien du taux directeur de la

évolution du solde brut d’opinions en 2013 et 2014. 2013

Janvier Février Mars

2014

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Sept.

Oct.

Nov.

Déc.

Janv.

Solde global brut

12,2

27,4

15,9

9,8

11,9

17,3

16,0

15,7

14,1

18,8

19,1

20,3

21,9

Industries manufacturières

16,9

13,2

10,1

8,9

27,4

3,1

15,8

25,7

25,9

27,6

28,0

24,0

26,3

Industries extractives

12,0

39,1

20,0

10,6

11,8

20,7

18,8

16,4

14,6

20,7

21,3

21,9

23,8

Construction

14,1

13,0

8,1

7,9

6,8

16,5

16,2

12,0

14,5

16,2

17,5

25,4

21,0

Services

8,7

7,6

5,2

6,4

-5,1

3,9

2,7

1,7

1,7

2,4

4,2

3,8

3,5

évolution du taux d’inflation en 2014. Janvier

En fin d’année

Février

Mars

1ère sem

2ème sem

3ème sem

4ème sem

5ème s em

1ère sem

2ème sem

3ème sem

4ème sem

1ère sem

Taux d’inflation 2013

0,01

0,01

0,03

0,01

0,01

0,03

0,02

0,01

0,01

0,01

Taux d’inflation 2014

0,017

0,021

0,023

0,021

0,03

0,04

0,03

0,03

0,04

0,07

Taux en glissement 3.7 annuel 2014

1,08

1,09

1,086

1,097

1,11

1,12

1,14

1,16

1,19

1,24

Situation mensuelle des opérations du Trésor en 2014 (en milliards de CDF). EXECUTION

RUBRIQUE

MARS

CUMUL ANNUEL

au 31 janvier

au 28 février

1ère Sem. au 7 mars

Recettes

318,75

285,5

21,6

625,8

Dépenses

261,0

257,3

15,9

534,2

Solde (avec amorti. dette) (1)

57,7

28,2

5,7

91,6

Solde des sous-comptes (2)

16,6

-16,5

-0,1

solde consolidé (3)=(1)+(2)

74,3

11,7

5,7

91,7

SOLDE GENERAL (Dette exclue)

57,7

35,4

5,7

98,8

SOLDE COURANT (Exclu les dép. en cap.)

60,6

38,4

5,7

104,7

SOLDE PRIMAIRE (Exclu les int./dette)

62,1

41,4

5,7

109,2

Plan de trésorerie de la BCC en 2014 (en milliards de CDF). Exécution

MARS

janvier

février

au 06 février

CUMUL ANNUEL

ENCAISS.

13,1

12,5

0,8

26,3

DECAISS.

13,0

12,5

3,4

28,8

RESULTAT

0,1

0,0

-2,6

-2,5

RUBRIQUES

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 10.

une réalisation de 7,2 % en 2012. Rapproché à la moyenne projetée pour l’Afrique subsaharienne, ce niveau de croissance est supérieur de 3,4 points.

w Sources de la croissance. L’analyse de la croissance, suivant cette approche de l’offre, révèle que la fermeté de l’activité économique de notre pays sera essentiellement impulsée par la vigueur du secteur primaire, lequel pourrait booster la croissance à hauteur de 5,0 points de pourcentage. En effet, en considérant l’évolution croissante des activités de ce secteur, notamment les industries extractives, au cours de dernières années, on s’attend à une contribution significative à la croissance de 3,1 points de pourcentage en 2014 pour cette activité, poursuivant ainsi son rythme expansionniste, dans un contexte de l’évolution favorable de oeurs cours sur le marché international. Une autre activité de ce secteur en voie d’expansion est l’agriculture, élevage et pêche, avec une contribution de 1,7 point de pourcentage dans la croissance contre 1,3 point en 2013. Ce dynamisme du secteur minier sera attesté par des performances particulièrement encourageantes du volume de production du cuivre. Après son niveau record de production réalisé de 936,0 milliers de t en 2013 contre 619,9 milliers en 2012, il est attendu la poursuite du rythme d’expansion de la production cuprifère. Quant à la production agricole, son impact sur la croissance fait suite aux efforts consentis par le Gouvernement dans la relance de ce secteur à travers la réalisation des campagnes agricoles tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. Les secteurs secondaire et tertiaire viendraient en seconde position en termes de soutien à la production, portant leurs contributions à la croissance du PIB de 2,2 points de pourcentage chacun contre respectivement 2,2 points et 2,1 points en 2013. Pour le secteur secondaire, cet effort de redressement relève, d’une part à un impact plus important des «Industries alimentaires, boissons et tabac» sur l’activité économique qui atteindrait 1,1 point de pourcentage en

2014, revenant de 0,9 point l’année dernière, et d’autre part à l’expansion des activités de construction dans le cadre de la révolution de la modernité (1,0 point de pourcentage). Dans le secteur tertiaire, par contre, son appui à la production est consécutif au dynamisme du «Commerce» et des «Transports, entrepôts et télécommunications» dont les parts contributives à la croissance passeraient respectivement de 1,4 à 1,6 point de pourcentage et de 0,5 à 0,4 point, d’une année à l’autre. w Le baromètre de conjoncture. Au premier mois de 2014, les résultats des enquêtes de baromètre de conjoncture indiquent globalement la poursuite de la confiance des chefs d’entreprises sur les perspectives de la conjoncture économique en République Démocratique du Congo. En effet, le solde global brut mensuel de leurs opinions s’est situé à +21,9 % contre +20,3 % en décembre 2013 et +12,2 % à la période correspondante de 2013. Des perspectives sur un horizon de court terme de plus en plus rassurantes concernant aussi bien l’économie mondiale qu’intérieure semblent soutenir cet optimisme. L’analyse sectorielle du baromètre au cours du premier mois l’année 2014 se présente comme suit: Dans les industries manufacturières, la confiance des entrepreneurs est reflétée par le solde brut d’opinions qui s’est davantage re dressé, en passant de +24,0 % un mois plus tôt à +26,3 % en janvier 2014. Ce regain d’optimisme est expliqué par le jugement tout à fait satisfaisant que les chefs d’entreprise ont sur l’évolution des commandes reçues et, plus particulièrement, sur les perspectives d’une demande sans cesse croissante. Cette demande concerne, notamment les industries chimiques, alimentaires et du bois ainsi que la métallurgie et la fonderie. Dans les industries extractives, l’optimisme des entrepreneurs reste toujours de mise à travers une nette progression du solde brut d’opinions, lequel a atteint +23,8 % en janvier 2014 contre +21,9 % enregistrés un mois plus tôt. (suite en page 11).


notes de conjoncture économique |

L’envolée du prix du pain à Mbuji-Mayi suite à la grève SNCC a des retombées dans le pays

(suite de la page 10).

Ce regain de confiance s’explique principalement par l’effet conjugué de la tendance à la relativ=e stabilisation des cours des métaux sur les marchés mondiaux et le maintien du dynamisme des exportations des produits

miniers de la RDC qui continuent à soutenir l’activité.

% un mois auparavant. Ce fléchissement du solde brut d’opinions résulte de l’attentisme qui caractérise la branche de gros-œuvres et des immeubles résidentiels, dont l’ampleur des travaux de construction, sur les différents chantiers tend à baisser à la suite

Dans la construction, ce secteur est resté marqué par une certaine morosité à travers un net recul de l’indicateur de confiance des entrepreneurs à +21,0 %, revenant de +25,4

du ralentissement du rythme de financement en ce début d’année.

Dans le secteur des services, le solde brut d’opinions pondérées des entrepreneurs opérant dans ce secteur accuse une tendance à l’affaiblissement de la conjoncture

Plan de trésorerie de la BCC pour février 2014 (en millions de CDF).

Rubriques

Taux d’exéc. en %

févr 14

Mars 14

Prévisions

Réalisations au 26

Encaissements

12.707,0

12.472,0

98,2

Dép BCC Entreprise

10.314,00

10.092,0

97,8

9.909,0

9.799,0

98,9

2.485,0

405,0

293,0

72,3

34,0

Résultat BCC Entrep.

2.393,0

2.380,0

-

-1.765,0

Dép/Pol mon et Int Gén.

2.393,0

1.902,0

79,5

Charges d’expl. mon.

1.852,0

1.239,0

66,9

427,0

Charges d’exploit banc.

541,0

371,0

68,6

54,0

Autres charges/intér. pub

-

292,0

-

4,0

Débours à récupérer

-

95,0

-

360,0

TVA

-

-

-

373,0

-

12.707,0

12.462,0

98,1

-

10,0

Charges courantes Dép. d’investiss.

Engagements financiers II. Décaissements III. Solde

Prévisions

Budget en devises.

Réalisations au 06 754,0

-

-

2.519,0

485,0

2,0 -

3.362,0

-

2.608,0

janv 14

févr 14

06 mars 14

1.726,01

1.784,18

1.782,53

1.178,09

84,53

37,28

13,84

135,64

A. Recettes d’exploitation

49,16

3,99

3,99

0,74

8,72

1. Redevance de Contrôle de Change

41,55

3,37

3,23

0,64

7,25

B. Opérations de change

1.128,94

80,54

33,29

13,10

126,92

1. Rachats recettes fiscales et non fisc

1073,04

48,60

7,05

0,10

55,74

Recettes pétrolières

437,40

12,62

0,00

0,00

12,62

Recettes minières

535,59

9,96

6,81

0,09

16,86

3. Achats interbancaires/ Adjudications

27,00

26,00

25,00

13,00

64,00

II. FLUX PROJETES EN DEPENSES

1079,58

26,36

38,93

6,02

71,31

A. Dépenses du Trésor

991,45

23,24

35,44

5,69

64,37

1. Service de la dette extérieure

188,09

0,74

9,75

3,21

13,70

2. Paiements diverses créances

141,58

5,91

6,89

0,00

12,79

3. Fonctionnement

661,78

16,60

18,80

2,48

37,88

Fournisseurs étrangers

297,29

1,72

7,04

0,00

8,76

B. Dépenses de la BCC

88,13

3,11

3,50

0,33

6,94

5. Ventes interbancaires

24,00

0,00

0,00

0,00

0,00

BALANCE EN USD(I-II)

98,51

58,17

-1,66

7,81

64,33

Stock final (S/+REC-DEP)

1743,59

1784,18

1782,53

1790,34

1790,34

RUBRIQUES Stock initial

Cumul 2013

1. FLUX PROJETES EN RECETTES

Cumul

avec une courbe qui reste orientée à la baisse pour le second mois de suite. En effet, l’opinion des entrepreneurs est dominée par une légère perte d’optimisme attestée par un indicateur de conjoncture en repli, lequel est passé de +3,8 % en décembre 2013 à +3,5 % en janvier 2014, revenant de +4,2 % en novembre de l’année précédente. Ce léger fléchissement est consécutif à la baisse de l’activité dans les branches de la restauration et l’hôtellerie ainsi que des transports. Les prix intérieurs. L’envolée des prix du pain et autres dérivées de la farine de froment à la suite de la grève à la SNCC qui paralyse le trafic entre MbujiMayi et Lubumbashi a des retombées au niveau national sur les prix, selon l’INS. Il faut cependant relativiser. En effet, quelle est la pondération de ces produits dans l’indice de Mbuji-Mayi et quelle est la pondération de cette province (en termes de population) dans l’ensemble du pays pour que l’inflation au niveau national soit totalement aspirée à la hausse de 80% en une semaine. Par ailleurs, cette province est dans sa période de récolte du mais et du riz, deux produits qui sont dans la même catégorie que le blé et dérivés et dont l’accroissement de l’offre a entraîné une chute des prix sur le marché local, visiblement sans affecter l’indice de la rubrique. Enfin les informations en provenance de Mbuji-Mayi indiquent qu’une baguette de pain est vendue à 250 cor contre 200 cor à Kinshasa. Dans ce contexte, une hausse des prix de 80 % sur le plan national semble invraisemblable. Secteur Public. Exécution des opérations financières de

l’état. à la date du 7 mars, les opérations financières du Trésor se sont soldées par un excédent 5,7 milliards de CDF consécutif à la collecte de 21,6 milliards des ressources et à l’affectation de 15,9 milliards aux dépenses. En cumul annuel, le Trésor dispose des marges de trésorerie de 91,7 milliards au titre de solde consolidé, 98,8 milliards de solde général, 104,7 milliards de solde courant et 109,2 milliards de solde primaire. Les recettes totales mobilisées qui s’élèvent à 21,6 milliards, hors les taxes perçues sur pétrolier producteur, sont fonction des recettes mobilisées au titre des recettes fiscales soit 73,8 % dont 60,9 % de la régie DGDA et 12,9 % de la DG!. La part des recettes de la DGRAD se retrouve à 26,2 %. Les dépenses publiques se sont chiffrées à 15,9 milliards, principalement influencées par les dépenses, de rémunération, de fonctionnement et celles urgentes à raison de 12,9 %, 30, 1% et 56,0 % du total. Il importe de stigmatiser la faiblesse des dépenses d’investissement très attendues pourtant pour stimuler l’économie. évolution du plan de trésorerie de la Banque Centrale. Le plan de trésorerie, au 06 mars 2014, renseigne un déficit de 2,6 milliards de CDF consécutif aux encaissements de 0,7 milliard et des décaissements d€ 3,3 milliards. Il sied de noter que la faiblesse des encaissements par rapport aux décaissements sera comblée par la réalisation, au fur à mesure, dans le mois des recettes au titre de la redevance du contrôle de change et des intérêts sur créance titrisée. Au cours de la période considérée, la BCC en tant qu’entreprise a enregistré un creux de

trésorerie de 1,7 milliard de CDF lequel, combiné aux charges de politique monétaire a atteint 2,6 milliards de CDF.

Le marché des changes. Au 7 mars 2014, le marché des changes est resté relativement stable sur les différents segments. D’une semaine à l’autre, le taux de change interbancaire a connu une appréciation de 0,3 %. Par contre, le taux de change parallèle a été enregistrée une variation nulle. Ainsi, le taux cours s’est établi à 925,387 CDF la devise américaine et celui du marché parallèle à 937,25 CDF. Budget en devises et réserves internationales. L’exécution du budget en devises au 6 mars 2014 renseigne un solde mensuel excédentaire de 7,03 millions de U5D, résultant des encaissements de 13,41 millions de USD et des décaissements de 4,38 millions. En cumul annuel, le plan de trésorerie en devises dégage un excédent de 64,33 millions de USD, portant les réserves de change à 1.790,34 millions de USD, représentant 8,7 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres. SECTEUR MONéTAIRE. Offre de monnaie. Au 6 mars 2014, la masse monétaire s’est chiffrée à 3.467,88 milliards de CDF contre 3.482,04 milliards à fin décembre 2013, soit une contraction de 14,16 milliards de CDF. Cette baisse est précisément localisée au niveau de M1, sous l’action essentiellement de la circulation fiduciaire. Au niveau des contreparties, la diminution de la masse monétaire est expliquée par la baisse de 57,54 milliards de CDF des (suite en page 12).

Guichet Facilités permanentes

(en milliards de CDF, sauf indication contraire).

VOLUME Taux d’intérêt %

Année 2013 54,4 3

Janv 2014 Févr 2014 Mars 2014 Total 2014 46,4

59,9

61,5

3

3

3

167,8 3% moyenne

Guichet prêts interbancaires

(en milliards de CDF, sauf indication contraire). Déc 2013 VOLUME Taux d’intérêt

Janv 2014 Févr 2014 Mars 2014 Total 2014

64,3

54,0

185,4

31,7

1,70

1,74

1,70

1,71

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 11.

271,1

1,71% moyenne


notes de conjoncture économique |

Au 6 mars 2014, la masse monétaire a connu une contraction de 14,16 milliards de CDF (suite de la page 11).

Avoirs extérieurs nets, résultant principalement du recul des avoirs des Autres Institutions de dépôts de 105,48 milliards. Cette situation a été contrebalancée par la hausse de 43,39 milliards de CDF des Avoirs Intérieurs Nets. Par contre, la base mo-

nétaire au sens strict a augmenté de 13,34 milliards de CDF, passant de 977,09 milliards à 990,43 milliards de CDF, consécutive à la hausse des dépôts des banques 66,94 milliards de CDF à La suite des paiements de la TVA-R et des achats des devises par la BCC. Au niveau des contreparties, cet accrois-

sement est lié à la progression des Avoirs extérieurs nets de 47,93 milliards, lesquels ont été contrebalancés par la baisse des avoirs intérieurs nets de 34,59 milliards de CDF. Marché monétaire. Les transactions opérées sur le guichet des facilités permanentes au 7 mars s’établissent

à 75,0 milliards de CDF, portant le cumul du volume global à 167,8 milliards de CDF contre un niveau cumulé de 54,42 milliards à fin décembre 2013. à l’interbancaire, des opérations pour un import de 49,0 milliards de CDF ont été effectuées au cours de la première semaine de mars, occasionnant

évolution des émissions monétaires en 2014 (en millions de CDF). Rubrique

déc 13

Janvier

Février

Mars

Cumul/an

Prévisions émissions

291.505,00

Emissions = (A)

248.816,63

1.931,57

Destructions=B

104.451,25

6.257,15

Emissions nettes ( C)=(A)+(B)

144.365,37

-4.325,58

49.946,70

1140,15

46.781,27

Recyclage

078.015,53

122.566,90

80.134,76

6.197,39

210.899,05

dont au Siege

375.946,34

52.554,14

28.640,60

3.015,15

84.209,89

dont au provinces (*)

602.069,39

70.012,76

51.494,16

5.182,24

126.689,16

53.000,00

52.000,00

49.946,70

1.140,15

53.018,42 6 ;257,15

(*) seulement les versements des banques. Les facteurs de liquidité bancaire en 2014 (flux en milliards de CDF). Programmation Réalisation flux

Ecart

mars 14

06 mars 14

Facteurs autonomes

-64,1

-22,3

41,9

Facteurs Institutionnels

-17,9

-28,5

10,6

Fact. Auton Fact. Institu (1-2)

-46,2

6,2

52,5

évolution des dépôts de la clientèle des banques. TOTAL DEPOTS DE LA CLIENTELE

déc 10

I Dépôts de la clientèle par types

1.575,42

1.980,13

(a) Comptes ordinaires

1.426,39

Comptes courants

un cumul annuel de 288,40 milliards de CDF. Le taux moyen pondéré se fixe à 1,71 %.

w Marché des titres. BTR Au 5 mars 2014, l’encours BTR a baissé de 11,71 milliards de CDF par rapport à son niveau de La semaine précédente, s’établissant à 128,63 milliards, dégageant une injection annuelle de liquidité de 35,63 milliards de CDF. Le taux moyen pondéré nominal des BTR à 7 jours s’est chiffré à 0,75 % contre 1,08 % une semaine auparavant. S’agissant des marges de positivité, le taux directeur réel se chiffre à 0,75 point et le taux moyen pondéré réel des BTR à 7 jours demeure toujours négatif, soit -0,50 %. w évolution des avoirs libres des banques. Au 6 mars 2014, le compte courant des banques a connu une hausse hebdomadaire de 48,1 milliards de CDF, se situant à 277,3 milliards de CDF. Cette progression résulte de la paie de la TVA-R d’une part et d’autre part de l’achat des devises par la Banque centrale. La moyenne provisoire de la réserve obligatoire notifiée pour la période du 15 février au 14 mars 2014 étant de 218,50 milliards de CDF, il se dégage une marge des avoirs de

banques de 58,82 milliards de CDF.

w évolution des émissions monétaires. Au 4 mars 2014, les émissions nettes cumulées se sont établies à 46,76 milliards de CDF tenant à des destructions de 6,25 milliards et des émissions de 53,02 milliards. Le cumul des billets recyclés s’est établi à 210,89 milliards de CDF, représentant 60,0 % en provinces contre 40,0 % au siège. Comportement des facteurs de la liquidité bancaire. Au 6 mars 2014, l’interaction entre les facteurs autonomes et institutionnels de la liquidité bancaire s’est traduite par une injection nette de liquidité de 6,2 milliards de CDF contre une ponction programmée de 46,2 milliards de CDF. Cette situation est expliquée par l’action des facteurs institutionnels qui ont injecté 28,5 milliards de CDF, niveau situé au-delà de la programmation évaluée à 17,9 milliards de CDF alors que les facteurs autonomes ont ponctionné en-deçà de la programmation, soit 22,3 milliards de CDF. w évolution des facteurs autonomes. Les facteurs autonomes ont contribué à une ponction de la liquidité de 22,3 milliards

de CDF contre une ponction attendue de 64,1 milliards. Cette évolution est liée à une contraction moins programmée des Avoirs intérieurs nets de 70,2 milliards de CDF, sous l’action du Crédit Net à l’état de 113,8 milliards de CDF et des Créances sur les banques de 39,6 milliards de CDF.

évolution des facteurs institutionnels. Les instruments de la politique monétaire ont injecté de la liquidité à hauteur de 28,5 milliards de CDF contre une programmation de 17,9 milliards. Cette situation est consécutive à l’injection réalisée via le BTR de 35,6 milliards de CDF, contrebalancée par une légère ponction de 7,1 milliards de CDF des réserves obligatoires. Dynamisme de l’activité bancaire, dépôts de la clientèle des banques. à fin janvier 2014, l’analyse des dépôts de la clientèle révèle les informations ci-après: w les dépôts bancaires se sont accrus de 0,2 % à fin janvier 2014 par rapport à décembre 2013 suite, entre autres, aux effets de la stabilité du cadre macroéconomique observée durant l’année 2013 et de la consolidation de la confiance vis-à-vis du système bancaire. (suite en page 13)..

Les facteurs autonomes de la liquidité bancaire en 2014 (Flux en milliards de CDF).

Var par rapport à fin déc 2013 (en %)

décembre 13

janvier 14

2.636,36

3.043,76

3.051,04

0,24

1.783,62

2.368,53

2.695,68

2.706,23

0,24

Facteurs autonomes (hors circul fiduc)

-64,1

-22,3

43,9

1.085,25

1.344,20

1.789,76

1.993,66

1.994,14

0,02

Comptes de chèques

121,92

157,97

202,51

232,81

233,96

0,49

a)AEN

69,2

47,9

21,2

Comptes sur livrets

168,66

214,6

304,78

380,14

387,24

1,87

b) AIN

-133,3

-70,2

63,1

Provisions crédocs

18,11

23,34

20,64

19,00

17,89

-5,86

Crédits Intérieurs

-139,7

-1363,3

-15,6

Autres

32,45

43,52

50,84

70,07

73,02

4,21

CNE

-97,2

-113,6

-16,9

(b) Dépôts à terme

144,80

185,1

238,95

313,46

312,85

-0,20

Créances sur BCM (RME)

-43,4

-39,6

4,8

4,23

11,4

28,88

34,62

31,95

-7,72

1.575,42

1.980,13

2.636,36

3.043,76

3.051,04

0,24

Créances sur le secteur privé

0,9

0,0

-0,9

MN

178,35

196,4

357,3

452,24

429,11

-5,11

APN hors BTR

6,4

63,1

76,7

NE

1.397,06

1783,73

2.279,06

2.591,52

2.621,92

1,17

III. Dépôts de la clientèle par province

1.575,42

1.980,13

2.636,36

3.043,76

3.051,04

0,24

Administration publique

49,70

84,66

257,43

226,76

206,74

-8,83

Administration publique locale

7,82

22,52

26,39

24,89 34,75

39,59

Entreprises publiques

167,70

183,44

210,59

221,29

201,99

Entreprises privées

680,38

828,21

1.041,63

1.230,41

Ménages

669,82

861,3

1.100,31

1.340,41

(c) Dépôts à régime spécial II_Dépôts de la clientèle par Monnaies

déc 11

déc 12

Programmation Réalisation flux Février 06 mars14

Ecart

Les facteurs Institutionnels de la liquidité bancaire en 2013 (en milliards de CDF). Programmation Réalisation mars 14 flux 06 mars 14

Ecart

Facteurs institutionnels

-17,9

-28,5

-10,6

-8,72

a) Encours BTR

-13,4

-35,6

-22,2

1.248,34

1,46

b) Réserves obligatoires

-1,9

7,1

9,0

1.359,22

1,40

c) Encours refinancement

2,6

0,0

-2,6

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 12.


notes de conjoncture économique |

à court terme, les analystes de la Banque Centrale s’attendent à une demande plus accrue des CDF (suite de la page 12).

w Les dépôts à terme ne représentent que 10,2 % du total des dépôts; l’essentiel étant constitué des comptes ordinaires, soit 88,7 %, le reste étant constitué des dépôts à régime spécial. Comparés au mois précédent, les dépôts à vue ont enregistré une hausse de 0,4 %. Cette

évolution ne devrait pas occulter le recul de 5,7 % des provisions sur crédits documentaires. En dépit d’évolutions récentes, la part des dépôts en monnaie nationale demeure faible, soit 14,1 % du total. Par rapport à fin 2013, il est enregistré une baisse d’environ 5,1 % en janvier 2014 des dépôts en monnaie na-

tionale, alors que ceux en monnaie étrangère se sont accrus de 1,17 %. La diminution des dépôts en franc congolais s’explique par le fait, notamment, de la mesure de la dedollarisation relative aux paiements des taxes et impôts en monnaie nationale. à court terme, une demande plus importante de la monnaie

évolution des crédits à décaissement à la clientèle (en millions de USD). Rubriques

Crédits bruts à la clientèle (1 +2)

déc 10

déc 11

variation par rapdécembre janvier déc 12 port à fin 13 14 2013 (en %)

737,51 1.072,01 1.446,47 1.860,53 1.860,53

1,96

1. Crédits nets 710,31 1.038,08 1.397,33 1.764,61 1.800,51 par terme

2,03

Crédits à long terme Crédits à moyen terme

Crédits à court terme Découvert bancaire

Crédits nets en souffrance 2. Provisions pour crédits par monnaies

9,13

37,31

69,05

78,30

76,48

-2,33

182,91

252,85

354,07

499,09

491,10

-1,60

180,32

239,67

337,2

400,62

411,86

2,81

316,14

483,82

601,86

714,59

751,59

5,11

21,8

24,43

35,16

72,01

69,98

-2,81

27,2

33,93

49,41

60,15

60,02

-0,21

Ventilation des crédits par monnaies

710,31 1.038,08 1.397,33 1.764,61 1.800,51

2,03

MN

37,55

0,71

ME

Crédits bruts à la clientèle par secteur Administration publique Entreprises publiques Entreprises privées Ménages

672,76

50,97

MOYENNE

MOYENNE

évolution des taux nominaux BTR à 7 jours, du Taux directeur et le taux à l’interbancaire et des taux d’intérêt réels. TPM

Taux directeur

0,20

6,0

31 déc 12

31 déc 13 2 janv 14

8 janv 14

15 janv 14

22 janv 14

29 janv 14 5 fév 14

12 fév 14

19 fév 14

26 fév 14

07 mars 14

1,72

2,0

1,59

2,0

1,39

2,0

1,24

2,0

0,96

2,0

0,94

0,89

1,69

2,0

0,87

1,69

2,0

Dépôt en MN

1,10

0,12

1,12

1,11

1,14

-0,22

0,81

1,16

0,11

2,0 1,71 évolution des dépôts bancaires.

Niveau en milliards de CDF

0,49

0,18

0,85

1,70

1,09

0,28

0,88

1,70

1,09

0,50

0,90

1,75

1,08

0,69

0,91

1,75

1,07

0,70

0,91

1,75

7,72

0,65

0,92

1,75

Inflation Glissement annuel

2,52

0,93

1,69

2,0

1,59

3,28

1,70

2,0

1,78

0,75

1,24

2,0

1,78

0,75

Taux Taux directeur TMP réel Interbancaire réel

1,19

2011

2012

2013

janv-14

180,85

326,99

418,55

397,67

Dépôt en ME

1.642,49

2.085,72

2.398,46

2.429,84

Masse Monétaire (M2)

2.443,61

2.952,90

3.480,64

3.423,85

Total dépôts

1.823,34

II. Ratio en %

Dépôt en MN/total dépôt

2.827,51

13,55

14,86

14,06

7,40

11,07

12,03

11,61

90,08

Dépôt en ME/M2

67,22

Dépôt en MN/Dépôt en ME

2.817,01

9,92

Dépôt en ME/total dépôt Dépôt en MN/M2

2.412,71

86,45

85,14

70,63

11,01

85,94

68,91

15,68

70,97

17,45

16,37

33,37

52,07

91,01

86,47

-4,99

1. Niveau en milliards de CDF

2011

2012

2013

janv 14

82,91

116,63

159,4

129,73

129,61

-0,09

Crédit en MN Crédit en ME

46,94

65,83

78,94

79,60

465,36

641,85

874,16 1.055,20 1.088,22

3,13

168,26

280,16

360,84

1,35

Janvier 2013

M.N.

M.E

22,62

14,58

Janvier 2013

M.N.

548,82

556,21

Taux d’intérêt (en %). 31 décembre 2013 M.N.

M.E

19,18%

14,84%

31 déc. 2013

M.E

M.N.

M.E

48,90

0,00%

48,90%

Janvier 2013

31 déc.

M.N.

M.E

M.N.

M.E

6,90

3,10

3,8%

3,19%

BANQUES DE MICROFINANCE.

BANQUES

ment, de 0,71 % et de 2,10 %. w Cette variation à la hausse des crédits en CDF en particulier, est attribuée principalement à la révision à la baisse du taux directeur passant à 2,00 % à partir de décembre 2013 et à l’effet dédollarisation.

20,98

Taux créditeurs.

MOYENNE

2,10

Crédits à l’économie.

à fin janvier 2014 comparativement à décembre 2013: w Accroissement, d’un mois à l’autre, du crédit à la clientèle de 1,96 %. w Augmentation des crédits en monnaie nationale et en monnaie étrangère, respective-

1,96

MOYENNE BANQUES

85,90

l’autre, les dépôts de l’administration publique locale ont connu un accroissement important de près de 40,0 % alors qu’ils ont baissé pour l’administration publique centrale et les entreprises publiques.

737,51 1.072,01 1.446,47 1.824,76 1.860,50

BANQUES DE MICROFINANCE

BANQUES

85,29

987,11 1.325,40 1.679,32 1.714,62

Taux débiteurs. BANQUES

71,93

nationale devra donc être réalisée par les opérateurs économiques. Quant à l’origine des dépôts, elle reste dominée par les ménages, 44,5 % suivi de 40,9 % de la part des entreprises privées. Néanmoins, il faut relever que, d’un mois à

Janvier 2013

31 déc.

M.N.

M.E

M.N.

M.E

14,63

2,31

13,34

3,39

évolution des crédits bancaires.

Total crédit

Masse Monétaire (M2) II. Ratio en %

908,95

1.212,97

1.554,21

1.589,01

2.443,61

2.952,90

3.480,64

3.423,85

Crédit en MN/total crédit

31 janvier 2014 M.N.

M.E

19,14%

14,84%

31 janvier 2014 M.N.

M.E

0,00%

48,90%

4,77

95,23

Crédit en ME/M2

37,20

41,08

44,65

46,41

Crédit en MN/M2

1,92

2,23

2,27

2,32

Crédit en MN/crédit en ME 5,16 5,43 5,08 état des objectifs de la politique monétaire.

Instruments

5,01

Niveau

Marges

Taux directeur

2,00 %

0,75 point

Taux MP (BTR) à 28 jours

1,57%

Taux MP (BTR) à 7 jours

3,87%

3,12%

Objectifs de Politique Monétaire

3,96

4,83

95,17

M.E

11,09

5,15

1.668,50

94,85

M.N.

M.E

4,91

1.633,15

95,09

Coefficient de réserve obligatoire

M.N.

1.278,80

Crédit en ME/total crédit

31 janvier 2014

31 janvier 2014

955,89

0,75%

8% pour les dépôts à vue Et 7 % pour les dépôts à terme

Taux d’inflation en glissement annuel

Base monétaire au sens strict (milliards CDF) M2 hors provisions et dépôts en devises (miads CDF (*)

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Cible

-0,50 point 0,32 point

mars 2014

Réalisation

06 mars 2014

Ecart

3,7

1,249

-2,45

928,09

990,43

+62,34

1.055,69

1.056,57

+0,88


instant prestige |

Mieux que dans une Business Class

L

a philosophie de la Classe S a toujours été d’être la meilleure à l’intérieur, sans en faire trop à l’extérieur. La dernière mouture du vaisseau amiral de Mercedes l’élève au rang de credo. Douillettement installé dans un fauteuil en cuir au confort rare, deux grands écrans plats devant moi, l’introduction d’Hotel California des Eagles version acoustique live, est magnifiquement restituée par une installation hi-fi vraiment très haut de gamme, signée Burmester. Pour un peu je me croirais dans mon salon, ou plutôt celui que je rêverais de m’offrir. Mais le volant entre mes mains et le paysage qui défile me rappellent que je suis bel et bien au volant d’une voiture. Bienvenue à bord de la dernière Mercedes Classe S. Ce premier essai a commencé à l’arrière droit.

ON s’Y laisse aller. La meilleure place dans cette Mercedes S 500 longue, dotée des packs optionnels Chauffeur (permettant, côté droit, d’avancer le siège avant de 77 mm et de déployer un repose-pied pour le passager arrière), Executive (possibilité d’incliner le siège arrière droit jusqu’à 43,5° et repose-jambe) et First Class (sièges arrière individuels et console centrale). D’accord, l’ensemble n’est pas donné, surtout si l’on ajoute le Pack divertissement arrière incluant deux écrans de 10 pouces, un lecteur DVD et une télécommande pour le système Comand, mais le bien-être doit être à ce prix. Et pour le «coût», une fois installé, on se laisse facilement aller. Pour preuve, la somnolence, facilitée par un réveil très matinal, m’emporte alors qu’au volant, un confrère un peu taquin fait tout ce qu’il peut pour nous bousculer sur les petites routes nous menant de Stuttgart à Münsingen, dans le land de BadeWurtemberg. Là-bas, ingénieurs et designers nous attendent, afin de nous faire découvrir, avec quelques exercices pratiques difficilement réalisables sur route ouverte, les derniers raffinements technologiques dont leur gros bébé est doté. Mais pour l’heure, nous profitons encore du confort époustouflant de cette limousine

Après huit ans de carrière, la Classe S génération W221 passe la main à sa remplaçante, codée W222 (ou V222 en version longue). Une Classe S qui adopte des lignes plus douces, plus galbées, moins musculeuses que sa devancière. Au prix de quelques options, cette Mercedes vous accueille mieux que dans une classe Business. droits Réservés.

ses cuirs choisis, ses boiseries au goût sûr et ses chromes pétants. Bien sûr, avec des centaines de fonctions à gérer, la manipulation de la molette de commande, située sur la console centrale avant, demande un certain temps d’adaptation, toutefois rien de rédhibitoire. Heureusement, quelques touches permettant un accès immédiat aux fonctions principales.

de haute lignée, à commencer par le niveau sonore qui règne à bord, assourdissant par son silence. Tout juste discerne-ton quelques bruits aérodynamiques. Quant à l’amortissement, il gomme les imperfections du revêtement, grâce au déjà fameux Magic Body Control. Ce système, qui s’appuie sur la suspension active ABC, lit, grâce à une caméra stéréo disposée au niveau du

rétroviseur intérieur, les inégalités de la chaussée jusqu’à 15 mètres en amont de la voiture et prépare les suspensions à absorber nids-de-poule et autres dos-d’âne en ouvrant les valves de l’ABC. C’est bien beau, toute cette technologie digne d’un Airbus, mais une Classe S reste une voiture, et une voiture, ça se conduit. Comment c’est au volant ? Eh bien, du même acabit, le chauffeur est aussi bien

traité que le «chauffé». Malgré son gabarit conséquent (1,90 m de large pour 5,25 m de long), la S 500 L se montre à l’aise, même sur les petites routes où son agilité fait merveille. Merci la suspension pilotée. Consistante sans être artificielle, la direction est idéalement calibrée. Quant au V8 de 455 ch, est-il nécessaire de préciser qu’il emmène avec facilité cette grosse limousine de 2 tonnes. Toujours

disponible, il fait preuve d’une santé de fer, et se voit seconder par l’excellente boîte de vitesses automatique 7G-Tronic Plus, dont la douceur des passages de rapport est à citer en exemple. Tout juste peut-on regretter un manque de célérité dans les modes Manuel et, surtout, Eco lors des rétrogradages. Mais ça, c’est vraiment histoire de pinailler. Surtout que la présentation intérieure ne souffre d’aucune critique avec

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Un véritable tapis roulant. Et c’est vrai qu’il aurait été dommage de polluer la pureté de la planche de bord avec une myriade de boutons. Le tableau de bord, lui, se compose de deux grands écrans de 12,3 pouces. Le premier, face au conducteur, lui fournit les informations essentielles (comptetours, tachymètre, navigation simplifiée, vision nocturne...). Le deuxième, dans le prolongement de la console centrale, est alloué au système

Comand (navigation, multimedia, réglages divers de la voiture). Au moment d’aborder le chapitre financier, mieux vaut prendre une grande inspiration, car on joue dans la cour des grands. En particulier pour notre S 500 L Executive, qui dépasse 120.000 €, sans parler des options précitées et de toutes les autres. Car la liste est longue, et parfois absconde, du fait des incompatibilités et des contraintes entre équipements. Et c’est sans doute le seul défaut de cette limousine. Sur la zone de test préparée par Mercedes, où deux magnifiques coussins berlinois nous attendent, la démonstration s’avère plus que probante. Les bosses sont littéralement effacées comme par magie, quand on s’attend à décoller. Un véritable tapis roulant. Reste que ce système, qui coûte plus de 5.000 €, a tout de même quelques limites, puisqu’il fonctionne seulement de jour, et se désactive au-delà de 130 km/h. Autre possibilité offerte par la caméra précitée, celle de suivre, sans intervention humaine, la voiture qui vous précède dans les embouteillages, en accélérant et en freinant à son rythme. Jusquelà, rien de nouveau, sauf qu’elle permet également de suivre sa trajectoire comme un seul homme, la direction devenant totalement autonome. De quoi lire son journal dans les bouchons.


Mettre les gaz en période d’incertitude

C’est ce qui s’appelle une salle noire de monde, que nul n’avait jamais remplie avant où, en pleine période d’incertitude et de reniement, sur le thème «Tous ensemble derrière Kabila», le Parti pour l’Action refuse du monde sur une terre passant pour hostile, laisssant des grappes humaines traîner dans les dépendances de cette Fikin. lesoft numérique.

Sur les bords de la Luye, sur nos terres bénies de Bandundu, dans Masimanimba, des villages entiers se vident et entrent en transe à l’apparition de Ya Khala (le Grand Crabe).Une histoire vient de commencer qui passera par la matinée politique de rentrée organisée dans la mythique salle de la Fikin sur le thème «Tous ensemble derrière Kabila». lesoftNumérique.

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document |

Le ministre des PTNTIC réhabilite de façon pérenne le domaine de souveraineté «.cd»

I

l va I l va certainement désormais falloir conjuguer au passé ce conflit du «.cd» qui a fait qu’un Congolais résidant en Afrique du Sud - Chris Tshimanga avait cru devoir prendre en otage cet élément de souveraineté nationale. à la suite d’un conflit datant de plusieurs années avec l’opérateur historique SCPT, le compatriote a carrément «retiré la fiche» de l’Internet congolais et plongé les sites congolais «.cd» dans le noir. Le Gouvernement a pris l’affaire très au sérieux et, pour la toute première fois, a travaille de connivence avec l’ICANN, l’institution américaine qui gère les noms de domaine. Ainsi, le ministre des PTNTIC a mis en place une Commission représentant la communauté des Internautes congolais qui vient de mettre au point la charte de nommage de nom du domaine «.cd». Le rapatriement de ce point cd est en marche accélérée. Ci-après la Charte historique.

Préambule. Pour tout pays qui se veut en développement, la société de l’information constitue un enjeu stratégique pour la croissance économique et sociale. Fort de ce constat, la République Démocratique du Congo s’inscrit dans les rangs de pays qui font de technologies de l’information et de la communication un support essentiel. C’est dans cette vision que le développement et la gestion du domaine « .cd » s’imposent comme des enjeux majeurs et nécessitent l’élaboration de la présente charte de nommage adaptée aux ambitions de la République Démocratique du Congo et adaptable à l’évolution des technologies de l’information et de la communication. CHAPITRE 1er: CHAMP D’APPLICATION. Article premier : Objet La présente charte de nommage a pour objet de fixer les règles et les conditions de gestion administrative et technique des noms de domaine « .cd ». Elle s’assure notamment du respect, par les demandeurs, des droits de la propriété intellectuelle.

Article 2 : Opposabilité • Toute personne demandant une intervention de NIC-DRC,

en sa qualité d’office d’enregistrement est réputée avoir pris connaissance des termes de la charte de nommage de NICDRC. • La charte de nommage est publiée sur le site web NIC-DRC, accessible à l’adresse www.nic-drc.cd • La charte de nommage de NIC-DRC est un document évolutif, fruit de la réflexion, des travaux et des accords de ses membres et partenaires. • La version de la charte de nommage de NIC-DRC opposable est celle disponible sur son site web, au jour de la réception par ses services d’une demande d’enregistrement. • En cas de modification de la charte, la nouvelle version est d’application immédiate : • pour tout nouveau nom de domaine ; • pour les noms de domaine existants à compter : - d’une demande d’acte ; - à l’occasion de leur renouvellement.

• Sauf exception définie par voie réglementaire, par décision du ministre en charge des Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, ou par décision du Conseil d’Administration, l’application de nouvelles règles n’a pas d’effet rétroactif. • Les dispositions nouvelles font l’objet d’une publicité préalable sur le site de NICDRC et d’une communication directe auprès des bureaux d’enregistrement, à charge pour eux de prévenir les titulaires desdites modifications. • Les demandes d’opérations adressées à NIC-DRC sous quelle que forme que ce soit, tout comme le paiement des sommes dues au titre de ces interventions ne sauraient être entendus comme autre chose qu’une simple réitération de l’acceptation de la présente charte. CHAPITRE II: DéFINITIONS ET PRINCIPES. Article 3 : Définitions Au sens de la présente charte, on entend par: 1. Charte de nommage relative aux noms de domaine « .cd » : l’ensemble des règles relatives à l’enregistrement, l’administration et la maintenance des noms de domaine « .cd

». 2. Commission nationale de concertation pour l’élaboration de la charte de Nommage : commission composée des partenaires intéressés aux TIC en général, et au développement de l’Internet en particulier, spécialement la communauté des internautes représentée par les institutions publiques, le secteur privé et la société civile des TIC: 3. Office d’enregistrement : organisme dénommé NIC-DRC, chargé de la gestion administrative et technique des noms de domaine « .cd », la maintenance des bases de données et des services de recherche publics et l’exploitation des serveurs.

4. Bureau d’enregistrement (Registrar) : organisme accrédité par le NIC-DRC servant d’intermédiaire entre l’office d‘enregistrement et les demandeurs, et qui se charge de l’enregistrement et de la modification des informations relatives aux noms de domaine de ses clients (demandeurs ou titulaires de noms de domaine). 5. Demandeur (Registrant) : toute personne physique ou morale à l’origine d’une demande d’enregistrement d’un nom de domaine. 6. Titulaire : toute personne morale ou physique bénéficiant de l’enregistrement d’un ou plusieurs noms de domaine internet. 7. Contact administratif : titulaire d’un nom de domaine Internet ou personne morale ou physique, dûment mandatée par lui-même. 8. Contact technique : titulaire d’un nom de domaine Internet ou son bureau d’enregistrement ou toute personne morale ou physique, dûment mandatée par lui-même. 9. Litige autour d’un nom de domaine : toute contestation faite par une personne physique ou morale quant à son droit sur un nom de domaine déjà enregistré par une tierce personne. 10. Nom de domaine : terme alphanumérique constitué d’une suite de caractères dénommé radical et d’un suffixe appelé aussi extension (.cd pour la présente charte). A chaque nom de domaine correspond une adresse IP, et inversement. 11. DNS : «Domain Name System» ou littéralement le système de noms de domaine

est une base de données organisée et hiérarchisée qui permet de faire la correspondance entre le nom de domaine et l’adresse IP. 12. Serveur DNS : Serveur utilisé pour héberger les noms de domaine. 13. WHOIS : service de base de données publiques permettant d’effectuer des recherches afin d’obtenir des informations sur un nom de domaine ou une adresse IP. En général, le WHOIS permet de publier les contacts physiques associés au nom de domaine ou à l’adresse IP (contact administratif ou technique). 14. Suppression d’un nom de domaine : procédure qui consiste à supprimer un nom de domaine des serveurs DNS et de la base WHOIS. Ce nom de domaine devient libre et peut être enregistré une nouvelle fois. 15. Zone de nommage : ensemble constitué d’un domaine de premier niveau (extension principale) et d’un ou plusieurs domaines de second niveau (extensions descriptives). 16. Sous-domaine : un sous domaine est la partie de nommage qui précède le nom de domaine (ex : sous-domaine.domaine.extension).

Article 4 : Principe de transparence. L’attribution des noms de domaines se déroule de manière transparente, non discriminatoire et objective. Elle est assujettie au paiement de redevances conformément à la politique tarifaire définie par NIC-DRC. Article 5 : Principe d’égalité. L’attribution des noms de domaines se fait dans le respect du principe d’égal traitement. Elle est assujettie au respect des lois et règlements en vigueur en République Démocratique du Congo. Article 6 : Principe de responsabilité. L’office d’enregistrement ne saurait être tenu pour responsable des dysfonctionnements techniques de l’Internet ou dus à des cas de forces majeures. Le bureau d’enregistrement est le seul responsable du bon traitement technique des demandes effectuées par les bénéficiaires des noms de domaines. Le demandeur est le seul responsable de la

véracité et de la complétude des informations transmises aux bureaux d’enregistrement.

CHAPITRE III: CONDITIONS D’UTILISATION ET D’ATTRIBUTION. Article 7 : Extensions des noms de domaine «.cd». Les zones de nommage déléguées à l’office d’enregistrement comportent l’extension principale « .cd » et les extensions descriptives ou sous extensions. Les extensions descriptives ont pour objet de décrire une activité ou un titre quelconque. Elles se répartissent en : 1. ac.cd ou univ.cd pour les académies et les établissements d’enseignement supérieurs publics ; 2. edu.cd pour les établissements d’enseignement et de formation professionnelle 3. org.cd pour les organisations et associations ; 4. art.cd pour les métiers de la culture ; 5. gouv.cd pour les organismes gouvernementaux ; 6. com.cd pour les organismes à caractère commercial ; 7. perso.cd pour les personnes physiques. En cas de besoin, l’office d’enregistrement peut créer d’autres extensions descriptives. Toute extension doit obligatoirement être déclarée au niveau des serveurs de l’office d’enregistrement. La remise des justificatifs correspondants au nom de domaine demandé est adressée, par tout moyen, à l’office d’enregistrement ou aux prestataires lors de la demande d’enregistrement. L’office d’enregistrement doit publier les justificatifs pour chaque extension descriptive et procéder à leur vérification avant l’attribution du nom de domaine. Article 8 : Sous-domaine Le demandeur du nom de domaine possède tous les droits d’utilisation sur les sous domaines qui y sont associés, et ce sans tarification supplémentaire. Le bureau d’enregistrement ne peut en aucun cas commercialiser l’enregistrement des sous domaines créés sous les domaines qu’il a enregistrés. Article 9 : Bureau d’enregistrement Tout bureau d’enre-

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gistrement du « .cd » doit être agréé, selon les conditions fixées par l’office d’enregistrement en contrepartie d’une redevance annuelle. Le bureau d’enregistrement doit justifier auprès de l’office d’enregistrement de l’exercice d’une activité en relation directe avec Internet (fourniture de services Internet, hébergement de sites web, développement de sites web, enregistrement de noms de domaine, etc.). A cet effet, le bureau d’enregistrement doit remplir toutes les conditions suivantes : 1. être une société de droit RD congolais ou être reconnu par l’ICANN. 2. avoir au moins deux serveurs DNS. 3. avoir une plateforme de services hébergée en République Démocratique du Congo pour les entreprises et organismes de droit congolais et connectée en permanence à Internet 7 jours/7 - 24h/24. 4. disposer d’un minimum de 50 noms de domaine et /ou payer les droits y afférents. Le bureau d’enregistrement doit fournir à l’office d’enregistrement un contact administratif et un contact technique de chaque demandeur d’un nom de domaine. Les contacts doivent chacun communiquer à l’office d’enregistrement ainsi qu’aux prestataires un numéro de téléphone, une adresse physique et électronique, leur identification. Les informations concernant ces contacts doivent être tenues à jour auprès de l’office d’enregistrement. Le non-respect de cette obligation entraîne le blocage, pour une durée d’un mois, puis la suppression du nom de domaine. La liste des bureaux d’enregistrement est tenue à jour par l’office d’enregistrement et communiquée sur son site web. Le titulaire d’un nom de domaine peut changer de bureau d’enregistrement sous réserve de respecter ses obligations contractuelles envers le précédent bureau d’enregistrement. L’office d’enregistrement dispose d’un droit de regard sur les conditions générales d’utilisation des services offerts par les bureaux d’enregistrement. Article 10 : Le demandeur

Le demandeur peut être une personne physique ou morale. Les personnes physiques doivent être majeures ayant une adresse en République démocratique du Congo ou à l’étranger. La personne morale est représentée par une personne physique, dite contact administratif, dûment mandatée à cet effet. En cas de cessation d’activités d’un bureau d’enregistrement, les titulaires des noms de domaine concernés, devront choisir un autre bureau d’enregistrement prestataire. Article 11 : Validité d’un nom de domaine Un nom de domaine est enregistré pour une période d’un an renouvelable par tacite reconduction, sous réserve du respect des dispositions de la présente charte et des clauses du contrat conclu entre le bureau d’enregistrement et le titulaire. En cas de résiliation, une demande expresse doit être transmise à l’office d’enregistrement. Article 12 : Droit sur le nom de domaine. Le titulaire d’un nom de domaine doit respecter toutes les dispositions de la présente charte. Il dispose sur son nom de domaine que d’un droit d’usage pendant toute la durée de validité de l’enregistrement. La mission exercée par NIC-DRC ou par les bureaux d’enregistrement ne leur confère aucun droit de propriété intellectuelle sur les noms de domaines enregistrés. Article 13 : Noms de domaine admissibles. 13.1 : Principes de bases Les noms de domaine ne doivent pas porter atteinte aux règles de la concurrence, du commerce, aux bonnes mœurs, à l’ordre public, aux droits des tiers, notamment au nom, à l’image et à la renommée d’une personne physique ou morale.

13 - 2 : Caractères acceptables. Sont admis au titre de noms de domaine les termes alphanumériques constitués des 26 lettres de l’alphabet français et des chiffres de 0 à 9 et du tiret « -». Ne peuvent être enregistrés, les noms de

(suite en page 17).


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Depuis la naissance de l’Internet, le «.cd» était localisé à l’étranger, le ministre Kin-kiey décide de le rapatrier (suite de la page 16).

domaine : - composés d’un caractère unique ; - composés de deux lettres uniquement ; - composés de caractères composés ; - débutant ou se terminant par un tiret « - » ; - d’une longueur supérieure à 255 caractères (6$3 entre chaque « . ») ; - dont les 3ème et 4ème caractères sont des tirets «xx-- ». 13-3 : Termes interdits. Les noms de domaine ne doivent pas porter atteinte à la sûreté nationale, à l’ordre public, aux intérêts de l’Etat et aux collectivités publiques, ou être contraires à la morale et aux bonnes mœurs, de même qu’ils ne doivent pas porter atteinte à la religion, la

langue, la culture, les opinions politiques, ni utiliser des termes à connotation tribaliste ou raciste. Le demandeur choisit librement son nom de domaine. Toutefois, si, a posteriori, les autorités compétentes considèrent que ce nom porte atteinte à la sûreté, à l’ordre public, aux intérêts de l’Etat et aux collectivités publiques, ou est contraire à la morale et aux bonnes mœurs, l’office d’enregistrement le supprime après en avoir informé le prestataire. Cette décision doit être motivée.

13 - 4 : Termes réservés Il s’agit des noms de domaine dont l’enregistrement est soumis à des conditions particu-

Le SG de l’UIT salue la fin du contrôle excusif des états-Unis sur l’ICANN

D

Hamadoun I. Touré, S-g de l’UIT. DR.

ans un communiqué Hamadoun I. Touré, le secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), a exprimé sa satisfaction quant à la décision prise par les étatsUnis d’instaurer une gouvernance mondiale de la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (Icann). En effet, le 14 mars 2014, les états-Unis, via le département du Commerce, dont dépend l’Icann, a décidé de lancer un processus de transition qui aboutira à l’intégration des gouvernements, du secteur privé, de la société civile et des organismes impliqués dans Internet à travers le monde, dans la gestion de cet outil mondial. Le mois prochain, la

conférence internationale NETMundial se tiendra au Brésil. Au cours de cette rencontre, les parties prenantes tenteront de mettre sur pied un consensus sur un modèle de gouvernance globale de l’Internet. Pour Hamadoun I. Touré, «l’Internet est un bien public mondial et donc toutes les nations et les peuples devraient avoir leur mot à dire dans son fonctionnement et son développement. (…) Je crois que cette évolution conduira à une meilleure coopération productive entre les communautés des télécommunications et Internet». Le secrétaire général de l’UIT a appelé toutes les parties prenantes, les pays développés et ceux en développement, à travailler ensemble de manière transparente et constructive en vue de garantir un Internet plus équitable et accessible à tous.

lières, liées à l’identité et au droit du demandeur. Au titre des domaines « réservés », figurent, par exemple, les termes techniques de l’Internet (arpanet, inaddr, ipv6, icann, etc.), les noms des professions réglementées (avocat, chirurgien, médecin, etc.), les termes liés au fonctionnement et aux institutions de l’État (ambassade, ministère, police, etc.), les noms de villes (Kinshasa, Likasi, Mbandaka, etc.), etc. Ils concernent également les noms ayant fait l’objet d’un dépôt auprès des autorités nationales, régionales et internationales chargées de la protection des droits de marque, suivant les conventions internationales signées par l’Etat de la République Démocratique du Congo. La liste des termes réservés est disponible sur le site web de l’office d’enregistrement. Cette liste est évolutive et le demandeur est invité à en prendre connaissance en ligne. Article 14 : Traitement des demandes d’enregistrement Les demandes d’enregistrement des noms de domaine « .cd » sont obligatoirement présentées au office d’enregistrement par l’intermédiaire d’un bureau d’enregistrement. Elles doivent

respecter les conditions suivantes : 1. Provenir d’un bureau d’enregistrement ; 2. Le nom de domaine demandé doit être libre, selon la base de données WHOIS, disponible sur le site web de l’office d’enregistrement ; 3. Le nom de domaine demandé ne doit être enregistré que sous l’une des extensions citées à l’article 7. Le bureau d’enregistrement s’assure que la demande de son client respecte les termes de la présente charte. Il est tenu responsable de tout manquement aux conditions d’enregistrement. Le bureau d’enregistrement doit renseigner les informations du demandeur du nom de domaine au niveau du « formulaire de réservation » disponible sur le site web de l’office d’enregistrement. Il doit s’assurer que les informations fournies par le demandeur sont exactes. Les demandes d’enregistrement seront traitées selon le principe du « premier arrivé, premier servi ». Le temps de traitement, par l’office d’enregistrement, d’une demande d’enregistrement complète ne doit pas excéder deux (2) jours ouvrables. Une fois la demande d’enregistrement satisfaite, l’office d’enre-

gistrement en informe le bureau d’enregistrement. Lorsque la demande d’enregistrement n’est pas complète, l’office d’enregistrement en informe le bureau d’enregistrement dans un délai ne dépassant pas deux (2) jours ouvrables à compter de la date de son dépôt en précisant les éléments qui manquent à la demande d’enregistrement. Si, dans un délai de 2 jours supplémentaires lesdites informations non pas été complétées, le nom de domaine ne sera pas réservé. Il demeurera disponible aux fins d’enregistrement par une autre personne deux (2) jours ouvrables après la notification de l’office d’enregistrement au bureau d’enregistrement que la demande n’a pas été satisfaite. Le bureau d’enregistrement doit aviser le demandeur que la demande d’enregistrement a été rejetée et annulée. Article 15 : Cession des noms de domaine Les noms de domaine peuvent faire l’objet d’une cession sous réserve du respect de la présente charte et dans les conditions définies par NIC-DRC. Article 16 : Le contrôle L’office d’enregistrement du « .cd » se réserve le droit de faire tout contrôle nécessai-

re concernant les noms de domaine enregistrés et ce, à tout moment. Le bureau d’enregistrement tout comme le titulaire du nom de domaine est tenu de fournir tout document et information estimés utiles pour un tel contrôle.

CHAPITRE IV: TRAITEMENT DES LITIGES. Article 17 : Compétences arbitrales et judiciaires. à défaut d’un règlement amiable, sous l’égide du NIC-DRC, tout litige né de l’application de la présente charte sera soumis aux autorités judiciaires compétentes. Article 18 : Droit à l’information En cas de litige, l’office d’enregistrement s’engage à fournir toute information en sa possession sur le demandeur du ou des noms de domaine en litige à la demande des autorités compétentes. Le nom de domaine objet du litige reste actif pendant le déroulement de la procédure de résolution des litiges. Aucune modification le concernant ne peut être apportée par l’office d’enregistrement. CHAPITRE V : DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES. Article 19 : Révision

Sept grands opérateurs décident de fournir l’Internet en zones rurales

L

e groupe de télécommunications Bharti Airtel et six autres principaux groupes télécoms opérant en Afrique et au Moyen-Orient ont signé des pactes de partage d’infrastructures afin de fournir un accès large bande Internet et mobile aux communautés rurales non-couvertes dans ces deux régions du monde. Cette action conduira à la baisse des coûts des télécommunications pour les populations. Les principales personnes autour de cette initiative sont: Christian de Faria, P-dg de Bharti Airtel Afrique; Ahmad Julfar, P-dg du groupe Etisalat; Sifiso Dabengwa, P-dg du groupe MTN; Nasser Marafih, P-dg du groupe Ooredoo; Marc Rennard, vice président exécutif d’Orange pour l’Afrique, le

Fournir un accès large bande Internet et mobile aux communautés rurales non-couvertes dans ces deux régions du monde. DR. Moyen-Orient et Moyen-Orient, où plu- encourager le pacte de l’Asie; Serpil Timuray, sieurs des personnes partage d’infrastructuP-dg Afrique Moyennon-connectées vivent res commerciales que Orient, Asie et région dans les zones rurales les opérateurs télépacifique du groupe selon l’Association coms ont mis en place. Vodafone; et Scott mondiale des opéraAirtel, Etisalat, MTN, Gegenheimer, P-dg du teurs télécom (GSMA). Ooredoo, Orange, Vogroupe Zain. Manoj Kohli, le direcdafone et Zain ont eu Les entreprises que ces teur général de Bharti l’idée de partager leurs P-dg dirigent vont col- Enterprises et président infrastructures télécom lectivement gérer 76 du comité de politique lors du congrès monopérations de réseaux publique de la GSMA dial du mobile (24-27 mobiles à travers 47 a appelé les gouvernefévrier 2014 à Barcepays d’Afrique et du ments à soutenir et à lone, Espagne).

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 17.

de la charte La présente Charte peut être examinée et révisée, si nécessaire, au moins une fois par an par l’assemblée générale de NIC-DRC.

Article 20 : Entrée en vigueur de la charte Cette charte est adoptée par la Commission instituée pour son élaboration. Elle est publiée par le Ministre ayant en charge les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Elle entre en vigueur à la date de sa publication. La version de la charte opposable est celle disponible sur le site de NIC-DRC au jour de la réception d’une demande d’enregistrement d’un nom de domaine. Article 21 : Durée de validité des noms de domaines existants Les noms de domaines existants restent valides. A compter de la date d’entrée en vigueur de la présente charte, les titulaires doivent respecter les prescriptions de celleci dans un délai d’un an.

Fait à Kinshasa, le Prof. Tryphon KIN-KIEY MULUMBA.

L’euro est trop fort

H

erman Van Rompuy a aussi jugé que l’existence de la monnaie unique n’était plus menacée mais que les aspects économiques de la crise, tels la faiblesse de la croissance, demeuraient quant à eux. «Nous le constatons aussi dans le taux de change. L’euro est même trop fort pour nos exportateurs. L’euro est même devenu, avec la crise dans les pays émergents, une sorte de refuge. Donc je dis souvent que la menace existentielle est derrière nous mais que les problèmes ne sont pas réglés», a ajouté le président du Conseil européen. Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, a lui aussi jugé que l’euro était «un peu surévalué» mais que cela ne devait pas être une excuse pour ne pas faire des efforts pour accroître la compétitivité des entreprises françaises.


LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1273 | PAGE 18.


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vec le beau temps, les rencontres se multiplient, le baromètre de la sensualité explose, le sexe reprend sa place… Mais que peut donner votre compatibilité sexuelle entre un Bélier fougueux ou ce Capricorne bien froid dans le domaine d’Eros? Quels sont vos compatibilités sexuelles privilégiés sur l’oreiller? Quelle alliance vous promet les plus voluptueux frissons sexuels? Consultez vite ce petit guide des alchimies sensuelles entre signes du zodiaque. Suite. LION. Lion-Bélier: passion, plaisir et émotions fortes pour un couple au désir dévorant! Quand il s’agit de performances sur l’oreiller, vous pouvez même être les champions! Lion-Taureau: vous avez les fringales érotiques en commun mais le Lion est également et invariablement friand de belles déclarations, de panache, de grande passion, et « s’envoyer simplement en l’air » lui semble tout juste un peu... vulgaire. Lion-Gémeaux: le passage à l’érotisme entre ces deux signes exigeants n’est pas forcément gagnant...: on ne peut pas briller sur tous les tableaux et, à force de fantasmer et de jouer, le retour aux réalités peut frôler la trivialité... Pour progresser? Il suffira de recommencer!!! Lion-Cancer: le Cancer attend un corps à corps enamouré, fait de tendresse et de caresses ; le Lion recherche un coït à la hauteur de sa réputation ... Accordez vos violons: le domaine d’Eros pourrait être révélateur de vos divergences de fond! Lion-Lion: rien de tiède en perspective dans ce couple au cœur bouillant et au corps chaud comme la braise... L’orgasme, cette explosion des sens, est le vrai feu que vous visez en duo. Etre le « meilleur coup » n’est pas qu’une question de goût: à vos yeux, c’est un véritable enjeu! Lion-Vierge: les feux de la sexualité

sexe est un jardin que vous voudriez secret pour que votre facette «Vierge folle» s’exprime bien à l’abri des regards indiscrets.

Vierge -Balance: de la réserve et de l’élégance dans ce duo tout en pudeur, qui ne risque pas de faire n’importe quoi pour aboutir à quelques secondes de plaisir! La Vierge, reine de la maîtrise des situations, adorera pourtant se lâcher, si c’est avec un tel doigté...

Entre Lion et Bélier: couple au désir dévorant! Quand il s’agit de performances sur l’oreiller, vous pouvez même être les champions! dr.

du Lion se trouvent souvent confrontés à la volonté de maîtrise de la volupté de la Vierge. A vous d’accorder vos violons intimes pour aboutir à une harmonie de sensations! Lion-Balance: que le Lion garde son impatience pour d’autres signes et contienne de temps en temps ses élans dévorants de passion, pour laisser à la délicate Balance le temps de... s’adapter et de s’ouvrir! Lion-Scorpion: sexe et passion sont vos atomes crochus communs. Le Lion ne résistera pas longtemps à la sexualité débridée de son torride Scorpion... Lion-Sagittaire: beaucoup de perspectives excitantes à l’horizon et peu de limites pour maîtriser ces feux de la passion. Le Sagittaire (souvent adepte de la mécanique des corps) saura même optimiser les performances érotiques du Lion... Lion-Capricorne: le chaud et le froid se confrontent... Cela peut donner un superbe ouragan érotique ou provoquer un choc des cultures pas très mémorable...

et voluptueuse (Poissons), révélateur idéal de son étonnant potentiel sexuel... Rien à redire: c’est parti pour un océan de plaisir! VIERGE. Vierge-Bélier: Bélier empressé = Vierge bouleversée: pas si difficile de se lâcher, quand on n’a même pas le temps d’y penser... et qu’on est pris en mains par un as du «vite fait, bien fait!» Vierge -Taureau: rien de mieux qu’un Taureau pour délurer un peu cette Vierge inhibée ! Au Taureau de travailler voluptueusement sa Vierge préférée, dans le sens de désirs éclairés! Vierge -Gémeaux: l’érotisme ludique du Gémeaux ne peut que plaire à cette Vierge cérébrale, qui se laissera volontiers aller aux jeux fripons, aux câlins coquins et aux tribulations romanticosensuelles de cet étonnant partenaire. Vierge-Cancer: pas forcément de marasme des sens, pas de gros délires mais plutôt un plein de tendresse et d’intimité réussie, à l’abri des regards indiscrets...

Lion-Verseau: escalade de sensations, gros délire en point de mire, vertiges de volupté et extases à répétition! (Aucun des deux ne dira « non »...).

Vierge-Lion: les feux de la sexualité du Lion se trouvent souvent confrontés à la volonté de maîtrise de la volupté de la Vierge. A vous d’accorder vos violons intimes pour aboutir à une harmonie de sensations!

Lion - Poissons: le tempérament démonstratif du Lion ne peut que se régaler d’une proie aussi réactive, sensuelle

Vierge -Vierge: voici deux partenaires qui prennent leur temps pour s’approcher, s’apprécier, se séduire et se rassurer... Le

Vierge- Scorpion: le Scorpion possède cette dose infinie de séduction qui peut faire flancher la timide Vierge. Que cette dernière se dévergonde un peu pour ne pas toujours rester la dominée! Vierge-Sagittaire: le sexe est «une aventure naturelle» pour le Sagittaire alors que la Vierge doit se débarrasser de sa dose d’inhibitions pour réussir à se lâcher... Un potentiel d’incompréhensions sur l’oreiller... Vierge -Capricorne: même pudeur, mêmes besoins de sécurité et mêmes feux sous la glace! Un scénario qui peut devenir très chaud avec le temps... Vierge-Verseau: le Verseau a besoin de fantaisie sexuelle à gogo! Pourvu que la Vierge soit un peu folle et elle rejoindra son Verseau préféré, entre plaisir et gros délire, pour vivre avec légèreté ces drôles de situations... Vierge-Poissons: même si la Vierge est réputée «coincée», elle pourrait bien se laisser enlever par une lame de fond de volupté (créée par son petit Poissons préféré) sans trop protester... Vous n’êtes pas sur la même longueur d’onde érotique mais des remous incontrôlés pourraient bien finalement vous y pousser... Balance. Balance-Bélier: un fan de l’extase (Bélier) flirte avec une cérébrale du plaisir (Balance)... Que de chemin à parcourir pour parvenir à l’harmonie des désirs! Que le Bélier retire ses gros sabots et apprenne à courtiser plutôt qu’à «croquer» et tout pourrait bien se terminer! Balance-Taureau: le Taureau devra

mettre la pédale douce sur la volupté car la Balance est tout de même plus cérébrale que charnelle! Elle mêle avec beaucoup d’élégance préoccupations intellectuelles et vérités sensuelles mais surtout ne jamais la brusquer... Balance-Gémeaux: courtiser, effleurer, séduire, flatter, jouer, pour élever le degré d’émotion, comme la levure fait gonfler le gâteau... Vous êtes les champions des préliminaires amoureux et de l’extra-ordinaire émotionnel. Vous possédez en commun des comportements affectifs très cérébraux, ce qui ne vous empêchera d’ailleurs jamais de... grimper aux rideaux! Balance-Cancer: le corps est pour vous ce violon de vibrations qui éveille la sensualité. En résumé, échange de caresses, attention réciproque et compréhension du plaisir de l’autre vous incitent à une sexualité romantico-cérébrale, balai érotique des cœurs sur l’oreiller!

son impatience pour d’autres signes et contienne de temps en temps ses élans dévorants de passion, pour laisser à la délicate Balance le temps de... s’adapter et de s’ouvrir! Balance-Vierge: de la réserve et de l’élégance dans ce duo tout en pudeur, qui ne risque pas de faire n’importe quoi pour aboutir à quelques secondes de plaisir! La Vierge, reine de la maîtrise des situations, adorera pourtant se lâcher, si c’est avec un tel doigté... Balance-Balance: deux élégantes se donnent la main pour gambader sereinement dans les sphères de l’érotisme et atteindre l’harmonie des sens en très agréable compagnie. Vous vibrez décidément à l’unisson...

Balance-Lion: que le Lion garde

Balance-Scorpion: les armes de la Balance sont surtout le charme et l’élégance alors que celles du Scorpion passent par l’attraction des sens... Voilà une histoire de peau qui risque d’être au sommet mais si le sexe prenait le dessus sur le sentiment, la Balance y perdrait vite

eaucoup d’hommes et de femmes se posent cette question: certaines femmes seraientelles clitoridiennes et d’autres vaginales? L’orgasme ne pourrait se déclencher que par la stimulation du clitoris pour certaines ou par le rapport sexuel pour d’autres? C’est oublier que la fonction érotique est le fruit d’un apprentissage, tous les chemins du plaisir peuvent s’apprendre. Encore faut-il savoir qu’ils existent. à la différence de l’homme qui concentre la plus grande partie de sa sensibilité au niveau du gland du pénis, il semble que pour la femme le plaisir, l’orgasme peut résulter de stimulations de zones différentes: w Le clitoris est une des parties les plus sensibles du corps de la femme, son rôle est exclusivement sexuel. Des capteurs sensoriels spécifiques de la volupté y sont en grand nombre. Il peut être stimulé directement par des caresses manuelles ou buccales, ou indirectement lors du rapport sexuel par

l’intermédiaire des petites lèvres. w Certaines zones du vagin et en particulier la paroi antérieure du vagin avec le point G ou zone de Gräfenberg. La stimulation peut être manuelle ou par le coït , l’homme étant derrière la femme. w Le col de l’utérus qui est stimulé par les mouvements de poussée effectués par le pénis lors du coït. à partir de la stimulation de ces zones, de manière isolée ou simultanée, l’orgasme peut se déclencher. Rappelons ici que l’orgasme est un phénomène psychophysiologique qui se déclenche dans le cerveau et s’accompagne de manifestations physiques en particulier les contractions rythmées du périnée et de l’utérus (ces contractions ne sont pas toujours perceptibles) et de la chute de la tension sexuelle. Ces orgasmes provoqués par des voies différentes ont parfois un vécu subjectif qui leur est propre: w L’orgasme déclenché par la stimulation du clitoris est jugé par

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son nord...

Balance-Sagittaire: le Sagittaire imposera sans doute ses envies à notre élégante de la bagatelle, qui exige seulement que le sexe donne dans l’art et la manière. Et vous voilà partis en duo pour un dépaysement sensoriel! Balance-Capricorne: pudeur et complicité vous feront tendrement glisser en duo dans un érotisme subtil, qui réveillera peutêtre les légendaires feux insoupçonnés du secret Capricorne. La suite n’appartient qu’à vous... Balance -Verseau: un érotisme subtil, entre le corps à corps ton sur ton et la complicité voluptueuse. Une histoire (bavarde si possible) de peaux qui s’entendent bien parce que les cœurs se sont épris. Balance-Poisson: le plaisir (qui attire le Poissons comme une lame de fond) ne fera bientôt qu’une bouchée de notre élégante Balance, qui pourrait y perdre la tête et ne saura sûrement plus à quel saint se vouer... (à suivre).

Quelle partenaire est-elle?

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certaines femmes comme plus intense. w Celui déclenché par le coït, par la stimulation de la paroi antérieure du vagin dans certaines positions et par la stimulation du col de l’utérus, apparaît comme plus interne, plus profond mais moins intense et plus subtil. Il s’accompagne d’halètements, la femme retient sa respiration et parfois lors de l’orgasme un cri est émis. w La stimulation de ces différentes zones simultanément associe des sensations intenses et internes. Chaque femme découvre les chemins de l’orgasme qui lui sont propres, par les stimulations et les positions qu’elle préfère, mais rien n’est donné d’emblée et au fil des expériences la sexualité évolue, s’enrichit. Nous sommes loin de l’époque où l’on attribuait une supériorité morale ou affective à un type d’orgasme... Actuellement, seule la qualité du plaisir entre deux adultes consentants a son importance qu’importe le moyen de l’obtenir.

Dr Agnès Mocquard n


Blé Goudé rejoint Gbagbo à la Haye interna t i o n a l

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harles Blé Goudé, un proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a rejoint samedi son mentor à la Cour pénale internationale, qui l’accuse, comme son aîné, de crimes contre l’humanité. L’ex-chef des «jeunes patriotes», un mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, «a été transféré à la CPI ce jour», a annoncé le gouvernement à la télévision nationale. M. Blé Goudé, âgé de 42 ans, surnommé «général de la rue» pour sa capacité de mobilisation, «a été remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire», selon un communiqué de la juridiction internationale. en cavale au Ghana. D’après la porte-parole ajointe du gouvernement, Affoussiata Bamba, jointe par l’Afp, le greffe de la Cour est venu chercher le prévenu à Abidjan. L’avion «affrété par la CPI» a décollé à 10h03 GMT de la capitale économique ivoirienne. Charles Blé Goudé est considéré par ses détracteurs et par les ONG internationales comme l’un de ceux qui ont le plus contribué aux violences durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011. La juridiction internationale le soupçonne de quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité - meurtre, viol, persécution et autres actes inhumainscommis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. «Nous avons franchi une nouvelle étape dans la recherche de la vérité au sujet de l’un des épisodes les plus sombres de violences commises à grande échelle ces dernières années», s’est réjouie Fatou Bensouda, le procureur de la CPI. M. Blé Goudé, arrêté en janvier 2013 au Ghana après plus d’un an et demi de cavale, retrouvera donc Laurent Gbagbo, écroué depuis fin 2011 à La Haye en attente de son procès pour crimes contre l’humanité. L’avocat israélien Nicholas Kaufman le

Charles Blé Goudé sort d’un tribunal à Abidjan, le 30 janvier 2013. Surnommé «général de la rue» pour sa capacité de mobilisation. AFP-Kanga Koffi Firmin Junior.

d’observateurs craignent qu’Abidjan soit tombé dans un «piège» en livrant ce prévenu. Car des pro-Ouattara se sont également rendus coupables d’exactions pendant la crise postélectorale. Certains chefs de guerre, aujourd’hui aux plus hauts postes des forces

de sécurité, seraient visés par la CPI, affirment des connaisseurs du dossier. «Ce n’est pas la fin de notre travail en Côte d’Ivoire», a affirmé la procureure. D’ajouter : «si la situation le justifie, nous présenterons d’autres affaires devant les juges de la CPI sans

Produits dangereux sur l’avion perdu représentera à la CPI, a déclaré à l’Afp Claver Ndri, son défenseur en Côte d’Ivoire, qui a regretté de ne pas avoir été «convié» à l’aéroport samedi pour accompagner son client. un piège. «Si nous sommes respectueux de la loi, nous n’avons pas peur», a estimé Me Ndri, ajoutant que les juges ivoiriens n’avaient pas présenté «grand-chose» contre Charles Blé Goudé, pourtant «si recherché». «On attendait des preuves pendant des heures. Mais on tournait en rond», a estimé l’avocat, visi-

blement confiant. Le conseil des ministres a accepté jeudi le transfèrement de l’accusé, dont le mandat d’arrêt, émis le 21 décembre 2011, avait été rendu public par la CPI en octobre. La décision d’Abidjan divise le pays, l’opposition pro-Gbagbo accusant le pouvoir d’Alassane Ouattara de signer la fin de la réconciliation. La Côte d’Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, qui a culminé avec les violences postélectorales de 2010-2011, lorsque M. Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite à la

présidentielle de 2010 face à l’actuel chef de l’état. Plus de 3.000 personnes avaient été tuées durant cette crise. Abidjan a refusé en septembre le transfèrement à la CPI de Simone Gbagbo, arguant que le renouveau de son système judiciaire, pourtant défaillant, lui permettait de juger en Côte d’Ivoire la femme de l’ex-président, qui doit aussi répondre de «crimes contre l’humanité». Mais les autorités, qui en appellent régulièrement à la «souveraineté nationale», n’ont pas retenu cet argument pour M. Blé Goudé. Nombre

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e vol MH370 contenait-il des objets dangereux à son bord? Non, avait répondu le PDG de la Malaysia Airlines, lundi 17 mars. Oui, a-t-il finalement admis, vendredi 21 mars, comme le rapporte The Daily Mail. «Nous transportions de petites batteries lithium-ion (...) approuvées par l’Organisation internationale de l’aviation civile en tant que produits dangereux», a indiqué Ahmad Jauhari, précisant que des procédures de sécurité avaient été suivies. Ces batteries sont hautement inflammables, indique le quotidien britannique, qui évoque «la théorie selon laquelle le

Boeing 777 aurait été victime d’un incendie, dégageant des fumées toxiques qui auraient rendu l’équipage et les passagers inconscients». Les batteries lithium-ion, présentes dans les ordinateurs et les téléphones portables, ont «été la cause de nombreux incendies dans des avions et ont même causé des crashs», poursuit The Daily Mail, évoquant des avions de transport de marchandises. Lundi, le PDG avait répondu à une question sur la présence éventuelle de produits dangereux à bord, en évoquant «trois ou quatre tonnes de mangoustans», des fruits très appréciés en Asie, suscitant des rires lors de la conférence de presse.

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crainte ou sans traitement de faveur, et quel que soit le bord ou l’appartenance politique des auteurs des crimes».

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