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ation – Numéro 9 SPÉC

IAL

Août 2014

AU VERT ? IT TA T E M E S N O L’ I S T E CHERIF - Page 6 ECO ALGERIEN... Par Yamina HAMZA LA TERRE NOTRE MAISO

N

Par Amina HADJI La terre a des soucis respiratoires La terre digère ma l nos déchets. r La terre est épuisée pa et au d’e notre gaspillage d’électricité…

u Et si on troquait le ble pour du vert. Et si on tournait notre fois avant doigt sept d’appuyer sur print. et Et si on favorisait i qu s ste ge s de t encourageai sur ct pa l’im t limiteraien stes l’environnement, des ge . col lectifs ou individuels à Les Nomades Algériens, ion rat travers le projet « Intég dans de l’éco-responsabilité ions iat oc le réseau des ass des ma No partenaires des par cé an fin Algériens » en ce an Fr de l’ambassade ler eil rév nt de ten Algérie pré qui l’eco-responsable sommeille en nous. doit Etre éco-responsable ch e ez être une seconde natur iation, oc n’importe quelle ass e et ism an n’importe quel org … du chez chaque indivi notre Parce que la terre est ison ma tre bien, et parce que no la de il seu au ne s’arrête pas us. no porte de chez

ons nos lecteurs que les * Nous avis tenus dans le Nomad’us con ions opin leurs auteurs. que t gen nga e n’

TE EadNCHAOULAKGIÉ- PaRgeIE8 UN TOURIS Par Mour


Association «Les Nomades Algériens» - Nomad’us N°9

QUAND LES NOMADES VOIENT LA VIE EN VERT Par Ayoub HASSANI

Photo réalisée par Saad Taleb bendiab

Les Nomades Algériens ont choisi, lors de la troisième édition du CinéNomade organisé à l’Institut Français d’Oran, de se pencher sur une thématique assez omise et négligée en Algérie : l’environnement et l’écocitoyenneté.

C MHALBI

O

Par Hayet. K

n dit de lui qu’il est le dessert algérien par excellence !!! Est-ce vrai ? Cela dépend surement des goûts de chacun, on parle de cette douceur faite à base de riz en poudre que l’on nomme ‘’Mhalbi, ‫»محلبي‬ Répandue aussi dans d’autres pays arabes, cette crème de riz venue du Moyen Orient et plus précisément de la Syrie, est consommée principalement au mois de Ramadan vu sa consistance et sa richesse. Appelé Mhalbi en terme algérien ou Pelouza en terme syrien, la recette n’est pas si différente d’un pays à l’autre, en plus du riz en poudre, il peut être préparé à base de lait, de jus d’orange, ou même de fleur de rose. Ce mélange de saveurs lui donne sa fraicheur et sa texture crémeuse et onctueuse.

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Que vous le préférez décoré par des lignes entrecroisées de cannelle à la manière algérienne ou saupoudré d’amandes moulues et de noix de coco à la façon syrienne, le Mhalbi reste un patrimoine culinaire arabe qui se transmet de générations en générations.

haque individu arbore sa citoyenneté et ne manque pas de proclamer ses droits civiques à la moindre occasion, l’Humain, tous azimuts, cherche à satisfaire ses besoin et à parfaire son confort matériel. Dépourvu de tout scrupule, il détériore son environnement en appauvrissant la terre par une surexploitation effrénée. Un tel comportement inconscient aura des conséquences graves sur l’environnement dans un futur très proche. Conscient de ce fléau, les Nomades algériens ont décidé de sensibiliser le public en organisant une projection de documentaires traitant de la protection de l’environnement. Cet événement a regroupé plusieurs personnes qui sont venues exprimer leurs idées en donnant leur avis : « La préservation de l’écosystème est une question d’éducation et de conscience ….. » a déclaré l’un des participants. Tous les intervenants ont dénoncé à l’unanimité, l’absence de sensibilisation aux problèmes de l’environnement et le manque de communication des services publics sur ses questions aussi cruciales. La dégradation de l’atmosphère aura un impact immédiat sur la qualité de la vie quotidienne de chaque citoyen. Selon une conférencière : «« Si on n’entreprend pas dès maintenant une campagne de sensibilisation pour inculquer aux gens les notions de l’environnement et de l’écocitoyenneté, qui sont avant tout une culture, on risque de subir de graves conséquences ».

Quatre films ont été projeté dont l’un est la production de l’association Nomades algériens. Ils furent l’objet d’un débat riche et fécond. Les différents intervenants ont exprimé leurs points de vues sur l’état déplorable de l’environnement en Algérie comme le précise cette participante : «L’Algérie pollue moins au niveau industriel certes, mais n’empêche qu’il y a une grande défaillance au niveau de la mentalité des gens par rapport à la protection de l’environnement ». Cette rencontre à l’initiative de l’association Nomades algériens à été vivement saluée par les sociétaires et le public présent. Son succès à été tel que les participants préconisent la programmation de nouvelles rencontres en direction des jeunes qui représente l’avenir de la société. En effet, c’est à eux de préserver leur environnement aujourd’hui, pour mieux vivre demain.

Photo réalisée par Saad Taleb bendiab


Par Mohamed-Râcim MEZ

des oliviers centenaires ou encore le bleu des kilomètres étendus de sa côte. Cette salle a vu le déroulement des activités de notre association dont le ciné nomade « Et si on parlait tourisme » qui avait comme but principal de créer un débat et de laisser aux participants la chance de parler tourisme. Pari gagné ! Toutes les personnes présentes à cette projection ont laissé, d’une manière ou d’une autre, libre cours à leurs pensées et opinion. Les participants à la conférence organisée par les Nomades et animée par le maître conférencier et chercheur au CRASC M. BENKADA n’avaient que le choix de s’épanouir dans le récit des La ville d’Oran se démarque à nouveau par l’accueil de grands évènements. lieux de mémoire et de tourisme à Oran, une conférence de e Centre des Conventions d’Oran présente durant cet évènement, couleurs et de personnages, un a abrité durant les trois jours du pour le plaisir des exposants et des nombre important de visiteurs 3, 4 et 5 avril la 5e édition du Salon visiteurs. Les Nomades Algériens ayant répondu présents à l’appel. International du Tourisme, des avaient eux aussi leur canevas Voyages et des Transports (Siaha), d’activités. Pour animer son stand, La salle était comble, grâce à la organisé par Astra Communications l’association s’est présentée à l’ex- prestance du maître conférencier, et parrainé par le ministère du Ministre du tourisme et de l’artisanat ainsi qu’à la présence distinguée Tourisme et de l’Artisanat. Un M. Hadj Amine Said par le biais des visiteurs et exposants de espace de plus de 2000 m² dédié aux de sa présidente de l’époque. Cette cet évènement qui, de part exposants algériens et internatio- présentation a reflété formellement leur appartenance sociale ou naux venus de Tunisie, du Maroc et et verbalement la situation du professionnelle différentes, ont de Turquie entre autres. secteur du tourisme en Algérie qui laissé exprimer le « Nomade ne connait que des convergences » qui était en eux. Le spectre L’industrie du tourisme en Algérie d’efforts et d’idées de la part des polychrome d’esprits des continue de faire bonne impression, autorités publiques d’une part, et participants à cette conférence ainsi vient le confirmer le Conseil des citoyens bénévoles d’autre part. nous rend, nous les Nomades, mondial du tourisme et des voyages (WTTC), basé à Londres, dans son dernier rapport 2014 qui donne un taux d’intégration passant de 8 % dans le PIB (Produit Intérieur Brut) algérien en 2013 à 8.1% en 2014. La question du tourisme en Algérie, garde de fortes chances d’être une locomotive dans l’économie nationale dans les années à venir.

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SIAHA SIAHA !

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Le salon SIAHA a vu la participation de nombreux exposants parmi lesquels figurait notre association Les Nomades Algériens en tant que partenaire de l’évènement et animateur du salon. Les Nomades Algériens, ont su être décisifs dans cet évènement preuve que le tourisme en Algérie est l’affaire de tous, citoyens et pouvoirs publics. Dans cette ambiance d’échange et de partenariat, des visites guidées ont été organisées dans la ville par l’association Bel Horizon, également

Pour l’occasion, une salle a été aménagée et décorée avec des photos de paysages, crédit d’ISOCLUB et d’autres photographes algériens. Des photos avec fond rouge des hauteurs de l’Assekrem au coucher du soleil, doré des mers de sable et d’ergs, vert

fiers de notre succès de faire réunir des femmes et des hommes pour partager avec nous notre amour de notre ville voire de nos villes, de nos douars… de notre patrie, l’Algérie.

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ECO-RESPONSABILITÉ, NOTRE PROJET ... Par Younes BAHRI

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’association « Les Nomades Algériens » est une association dont le but est de promouvoir l’image touristique de l’Algérie, ce qui implique un champ d’activité très large couvrant un public important Par ses compétences et sa mission, l’association s’engage à impliquer des organismes institutionnels, des partenaires sociaux et de multiples associations dans ses projets. L’association « Les Nomades Algériens », depuis sa création, s’est fixée un objectif qui est de réduire son impact sur l’environnement et œuvrer pour la transmission de ces pratiques. Cet engagement consiste à: • Maitriser d’énergie ;

la

consommation

• Maitriser la consommation de papier ; • Maitriser d’eau ;

la

consommation

• Sensibiliser le public cible direct à la prise en compte de l’environnement ;

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• Sensibiliser ses partenaires à l’importance des valeurs éco-citoyennes ; • Mettre en place des activités touristiques environnementales ;

• Utiliser les divers supports associations, indépendamment de et compétences spécifiques pour leur domaine d’action. la sensibilisation (supports vidéo, photographies, etc.) ; Après plusieurs séances de réflexions et d’analyses de problèmes, • Mettre en place un système de nous sommes arrivés à la conclusion formation continue pour les membres qu’il s’agit de l’impact collectif des de l’association et ses partenaires. actions. La majorité des membres associatifs étant déjà sensibilisés pratiques individuelles L’association « Les Nomades aux Algériens » a décidé d’étendre son environnementales et éco-citoyennes, influence environnementale aux l’impact demeure très contextuel et sa portée très limitée. D’autant activités propres à ses partenaires. plus que ces agissements n’assurent Le tissu associatif qui gravite pas forcément la transmission de autour de l’association est très actif ces pratiques aux publiques cibles et joue un rôle très positif sur le propres aux associations. terrain. Cependant, les associations Comme Nomade a piloté déjà ont aussi, de par leur fonctionnement interne ou actions qu’elles organisent deux projets au préalable autour de la (culturelles, caritatives, touristiques, transmission des compétences et de etc.), un impact négatif sur son savoir-faire au niveau des outils de la communication et des TIC’s l’environnement : (Technologies de l’information et • Consommation de ressources de la communication), l’impact de ces actions est très visible sur les naturelles ; associations bénéficiaires (toutes les associations ont établi une stratégie • Production de déchets ; de communication, utilisent les • Pollution de sols, nuisances réseaux sociaux de façon plus efficace, sonores, consommation de papier, utilisent les différentes techniques de photo et de rédaction pour améliorer etc. leur visibilité et leur impact, etc). Ces associations peuvent donc Loin de l’approche redondante agir en faveur du développement durable en étant éco-responsable. de sensibilisation de masses à L’éco-responsabilité commence l’environnement, et dont le public est par une autodiscipline appliquée au généralement très large et très peu sein même du fonctionnement des ciblé, Le projet confirme le rôle de


Le projet est destiné aux responsables associatifs ainsi qu’aux adhérents et participants, et ce, pour la mise en œuvre concrète des principes de développement durable en étant « éco-responsable »

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l’association en tant qu’acteur dans le développement local, et si son impact direct sera visible avec le déroulement du projet et activités en questions, sa viabilité sera tout aussi assurée de façon quasi-automatiques, à travers la mise en pratique et l’adoption des pratiques éco-responsables par les associations bénéficiaires, lesquelles transmettront ces valeurs à leurs publiques cibles respectifs.

Le projet consiste ainsi en une série d’ateliers de préparation qui recensera les actions permettant de favoriser l’éco-responsabilité des associations. Il inclut les aspects économiques (Moins couteux), sociaux(plus solidaires) et surtout environnementaux tout en prenant en considération l’aspect gouvernance à travers la communication entre acteurs publiques et privés (Réseau associatif, APC, …), Promotion des échanges associatifs locaux (financement et organisation de deux Actions intrinsèques), et la mutualisation des compétences qui est l’axe principal de ce projet. Il s’agit de transfert du savoir-faire de Nomades et de ses membres dans le domaine de l’éco-citoyenneté, et ce pour arriver à construire une infrastructure éco-responsable à travers la transmission des bonnes pratiques aux associations bénéficiaires et l’accompagnement de ces dernières pour les mettre en pratique. Le projet fera bénéficier cinq associations partenaires de l’association les Nomades algériens, à savoir : Smile, AIESEC, le souk d’Oran, AJC et l’office du Tourisme de Misserghine.

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LA VIE…

tant petite, on me disait souvent « La grande école est la Par Hayat Remmache vie ». À l’époque je me rappelle, je ne comprenais pas vraiment ce qu’on des découvertes qui te font ouvrir les voulait dire par là… et puis que veut yeux et l’esprit. dire « La vie » ? Aujourd’hui, j’ai fini par comAujourd’hui, j’ai compris que la prendre que la vie est tout sauf un vie c’est ce nombre très réduit d’an- long fleuve tranquille. Aujourd’hui, nées qu’on vivra sur terre et dont il j’ai fini par savoir que ce que j’ai faut apprécier chaque moment plei- appris à l’école n’était que des bases nement… j’ai compris que « la vie » et que tout le reste, la vie qui me l’a est cet ensemble d’expériences qui enseigné. t’apprend qui tu es, qui te forge et qui te fait grandir. J’ai appris que la vie Elle m’a appris à tomber mais c’est ces chemins caillouteux pleins surtout à me relever, elle m’a appris d’intersections sans indications qu’on à pleurer mais surtout à sourire, elle doit prendre. J’ai appris que la vie m’a appris à aimer mais surtout à c’est des choix à faire et des décisions m’aimer, elle m’a appris la faiblesse à prendre sans jamais regarder der- mais surtout la force. Elle m’a appris rière, des rencontres qui te marquent à tolérer l’autre avec sa différence, et qui changent ta trajectoire. J’ai elle m’a appris mes défauts mais appris que la vie c’est également des surtout mes qualités, elle m’a appris adieux et des au revoir qui te brisent à échouer mais surtout à réussir le cœur, des moments qui restent et à donner sans rien attendre en gravés dans ta tête, des aventures et retour. Elle m’a appris à tirer des

enseignements du passé, à penser à l’avenir mais surtout à vivre le moment présent comme s’il était le dernier. Elle m’a appris que le bonheur doit être partagé et que les vrais amis ne partent jamais. Elle m’a appris que la famille est un trésor qu’il faut bien préserver, elle m’a appris à être moi-même, à m’assumer mais surtout à m’améliorer et ne jamais perdre foi ou espoir. Mais ce qui est le plus important est qu’elle m’a appris à l’aimer avec ses défauts, à l’aimer même quand elle me malmène, elle m’a appris à la vivre, à la défier et à ne jamais la subir. Elle m’a appris à tirer des leçons, sinon je n’aurais rien appris d’elle. Aujourd’hui, je remercie « la vie » pour tout ce qu’elle m’a appris et ce qu’elle continuera à m’apprendre.

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ECO ALGÉRIEN

Par Yamina HAMZA CHERIF. ECOLOGIE, ÉCOCITOYENNETÉ, ECO-RESPONSABILITÉ… ET SI L’ON SE METTAIT AU VERT ?

quo sont de plus en plus nombreuses à appliquer l’éco-responsabilité. LA RELATION DES ALGÉRIENS AVEC L’ENVIRONNEMENT :

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Depuis le milieu du siècle précédent, on assiste à une réelle prise de conscience écologique. Ainsi, le 29 mars dernier, une opération qui s’intitule « une heure pour la planète » a vu les lumières de 7000 villes s’éteindre. Cette opération, à laquelle l’Algérie n’a malheureusement pas participé, visait à attirer l’attention sur le risque du changement climatique et la surconsommation d’électricité. Au-delà des opérations et des évènements visant la sensibilisation, la prise de conscience écologique se traduit sur le terrain par l’apparition d’un lexique nouveau méconnu jusque-là, on essayera ici d’éclaircir certains de ces concepts. ECOCITOYENNETÉ

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’écocitoyenneté est une combinaison entre l’abréviation du mot écologie « éco » et le mot citoyenneté, le concept est né à la fin des années 70 dans les pays occidentaux. L’écocitoyenneté est donc une conscience écologique d’appartenir à un environnement et d’y exercer sa citoyenneté.

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ECO-RESPONSABILITÉ :

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la différence de l’écocitoyenneté, qui est l’œuvre de chacun de façon indépendante, l’éco-responsabilité est régie dans un cadre particulier : collectivité, association, entreprise, etc. Ces dernières doivent être exemplaires dans leur fonctionnement interne et ceci à travers une politique qui favorise l’achat des éco-produits, une réduction de la consommation d’eau, d’énergie et de papier, une gestion des déplacements ainsi que la sensibilisation et la formation au développement durable du personnel.

L’écocitoyenneté peut se réaliser par des gestes simples qu’on peut appliquer dans notre vie de tous les jours tels que les choix des lampes électriques, le choix de nos moyens de déplacement, etc. A plus grande échelle, l’écocitoyenneté se traduit par Dans le cas des entreprises, on le tri sélectif des déchets ménagers et parle plus précisément de manageleur recyclage, voire le réemploi et l’uti- ment environnemental qui est certilisation des énergies propres. fié par la norme ISO 14001. Dans le contexte algérien, il faut savoir qu’aujourd’hui le cadre juridique impose des fiscalités écologiques pour les « Nous n’héritons pas de la terre de activités polluantes. En parallèle, nos parents, nous l’empruntons à nos on constate une réelle prise de enfants.» conscience de la part des entreprises Antoine de Saint-Exupéry

’Algérie, le pays le plus grand d’Afrique, jadis paradis convoité par toutes les puissances, se retrouve aujourd’hui boudé même par les touristes. Il faut dire qu’en terme de propreté et de respect de l’environnement, l’Algérie collectionne les classements en bas de l’échelle. Ainsi, on peut retrouver dans les annales : Alger classée 3ème ville la plus sale au monde. Un article du magazine Slate Afrique a même décrit les plages algériennes parmi les plus sales au monde. Incivisme je m’en foutisme ou alors juste inconscience ? Afin d’avoir une idée de la relation qu’entretiennent les jeunes algériens avec l’environnement, nous avons mené une petite enquête dans une classe universitaire. Ainsi, un petit questionnaire a été soumis aux étudiants dans lequel des questions sur le gaspillage d’eau et l’utilisation des énergies ont été posées. Sur la totalité d’étudiants questionnés, 78% avouent se soucier de l’environnement, en revanche, personne ne connait la différence entre éco-responsabilité ou écocitoyenneté. Pour la consommation d’électricité, 43% des enquêtés ne s’en soucient pas, laissant ainsi les lampes allumées dans des pièces non utilisées. Quant à l’impact des moyens de transport sur l’environnement, aucun étudiant questionné ne s’en préoccupe. Quand il s’agit de la consommation et de la gestion de l’eau, les enquêtés paraissent un peu plus sensibles : 20% d’entre eux récupèrent l’eau déjà servie pour des utilisations ultérieures et malheureusement, ils sont tout autant à ne pas prêter attention au gaspillage.

Photo réalisée par Saad Taleb bendiab


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L’Algérie, les algériens et l’environnement en quelques chiffres : • Déchet par an et par personne : 278kg soit environ 1kg par jour et par personne • Consommation d’électricité : La consommation d’électricité en KWH par habitant était de près de 200 KWH/ habitant en 1972, de 500 KWH / hab en 1988 et de presque 1000KWH/ hab en 2008 • Emission de CO2 : (tonne métrique par habitant) : En Algérie en 1960 (0.57), en 2007 (4,13)

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Finalité : en Algérie, la prise de distance de 10cm entre lui et le mur conscience est certes constatée, mais afin de lui permettre une bonne ventilation. N’introduisez pas de plats les réactions tardent à venir. encore chauds dans le réfrigérateur, ceci augmente sa consommation. NB : cette étude n’a pas pour objet de Dans la salle de bain, veillez à ce représenter la société algérienne, mais que les robinets ne fuient pas. Vous uniquement de donner un aperçu de pouvez mettre une bouteille d’eau la relation qu’a ’algérien avec son environnement. dans la chasse d’eau des toilettes afin que cette dernière ne consomme pas DES GESTES SIMPLES POUR UN beaucoup d’eau. ENVIRONNEMENT PLUS SAIN : Dans le séjour, veillez à éteindre la ous voulez protéger l’environ- télévision et autres postes et non les nement, mais vous ne savez laisser en veille. pas comment ? Voici quelques gestes simples que vous pourrez entreAu marché, préférez les sacs en prendre sans grande contrainte dans carton ou toute matière d’origine votre vie de tous les jours : propre (exemple : couffin en paille ) au plastique. Dans la chambre, préférer des lampes à basse consommation aux Pour les déplacements, préférez lampes à incandescence ou aux les transports aux énergies propres lampes halogènes. aux transports consommant des énergies fossiles (exemple : tramway). Dans la cuisine, dégivrer réguliè- Encouragez le covoiturage et pour rement le réfrigérateur, dépoussiérer les courts trajets, préférez la bicysa grille arrière et veiller à laisser une clette à la voiture.

• La surface des forêts a diminué de 2Km² entre 1990 et 2001 • Laa surface marine protégée est passée de 2.1% en 1990 à 17.1 % en 2011 • Depuis 2004, le pourcentage d’utilisation des énergies alternatives et nucléaires varie entre 0.1 et 0 %.

CITATION DU « LA LÉGENDE DU COLIBRI » : « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Photo réalisée par Saad Taleb bendiab

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UN TOURISTE EN ALGÉRIE

Par Mourad CHOUAKI

Photo réalisée par Samir Ait Oubelli

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ous êtes étranger ? Américain, Européen, Africain, Asiatique ou Australien ? Avez-vous déjà entendu parler de l’extase touristique algérienne ? Evidemment que non, sauf si vous êtes rompu aux voyages bruts et aux destinations « exotiques ». Supposons que vous en ayez déjà entendu parler, par un proche, une connaissance ou par une improbable promotion du territoire algérien, êtes-vous assez aventurier pour vous laisser tenter par les pittoresques paysages vierges de ce pays ? Votre famille vous le déconseille car ce serait « bien trop dangereux ». Il faut se le dire, l’Algérie est i.n.e.x.i.s.t.a.n.t.e du point de vue communication et promotion à l’étranger.

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pourrais aller à Marrakech pendant Le jour J est enfin là. A l’aéroport, une semaine dans un quatre étoiles ! fin prêt et la mine enjouée, vous attendez votre avion. Vous ne le Parce que vous avez suffisamment savez pas, mais vous êtes sur le économisé, vous l’achetez. Tout est point de passer un test de patience fin prêt. L’hébergement ? Vous n’avez de haut niveau. Vous demandez au aucune idée des hôtels à destination représentant d’Air Algérie : «Y a-t-il ! Internet est un ami fiable, et vous un problème technique ? Quand ne trouvez que des hôtels d’un est-ce que notre avion décollera ? » certain prix, parallèlement à de pauvres bicoques. Quid des auberges «Mais Mme /Mlle/ Mr, il n’est ? Rares. Si vous n’êtes pas un « même pas encore arrivé l’avion !» CouchSurfer » confirmé, ce sera dur d’être logé. Il faudra donc compter Vous prenez donc votre mal sur l’hospitalité des habitants qui en patience et partagez la bonne vous hébergeront avec grand plaisir. humeur et la bonhomie des passagers algériens, qui eux, sont rôdés à la chaleureuse hospitalité de l’unique compagnie nationale. Après un vol pour le moins unique en son genre, assaisonné de « Mon fils, je suis vieille et fatiguée, j’ai pris ta place ! », «Chriki, Allah ykhalik, El-Hadja est fatiguée, donc elle a pris ma place, elle m’a indiqué que c’est sa place, donc je me suis assis ici. », et dont vous connaissez les détails si vous y avez déjà pris part, vous arrivez sur la noble terre algérienne.

Vous êtes sûr de vous. Première pierre à l’édifice, le visa. Il faudra donc trouver le consulat d’Algérie le plus proche (ce qui n’est pas chose simple dans certains pays). Vous contactez le consulat, vous leur parlez de votre situation et de vos plans. Les fonctionnaires et représentants de l’Etat vous découragent immédiatement. Vous faites fi de leur frilosité et vous entamez tout de même la procédure. Paperasse, feuilles volantes, encre, tampons et gouttes de sueur plus tard, vous avez votre visa. Il faudra acheter le billet d’avion. Pardon ? 600 euros ? Je

Voici donc venu le plaisir de la douane et du contrôle de police. Très peu d’indications, deux langues prédominantes, baragouinées toutes deux approximativement, vous ne Photo réalisée par Samir Ait Oubelli


comprenez rien au policier qui juge suspicieux votre passeport de couleur autre que verte, au douanier qui vous jugera selon vos affaires personnelles qu’il aura retourné en tous sens en fouillant votre sac et vous sortez du terminal. « Taxi, monsieur, taxi, Bab Ezzouar, Bab el Oued, Télémly, Moretti..» selon la ville d’arrivée bien entendu. Ah, enfin des gens motivés. Si vous êtes chanceux, votre vénérable chauffeur conversera avec vous dans votre langue. Si vous l’êtes encore plus, il ne vous augmentera pas délibérément le prix car vous êtes un «gawri», un Européen qui ne connaît ni le prix de la course ni la distance. Après avoir posé sac et affaires à l’hôtel, vous entamez votre première visite. Aidé de votre valeureux guide du voyageur lambda, vous ne savez pourtant pas par où commencer. Où sont les stations de bus ? Vous

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cas, s’accorde avec l’étranger, d’où qu’il soit. Des transports, à la bureaucratie, à l’hôtellerie, à la langue, à l’ergonomie et surtout à l’éducation, il y a de quoi s’alarmer. Ceci est grave étant donné le potentiel élevé dont notre pays dispose ; mille deux cents kilomètres de côtes aux plages idylliques, pratiquement deux millions de kilomètres carrés de désert saharien sans cesse changeant, entre ergs, regs, gueltas, hamadas, dunes et oasis, des plateaux verdoyants, des montagnes, des forêts, des sebkhas et j’en passe. Viennent ensuite les cultures musicales, artistiques, et bien entendu gastronomiques ! Il est donc nécessaire, et à chaque observez où s’arrêtent les habitants niveau de l’échelle sociale pour et déduisez qu’il y a arrêt sous-roche. améliorer un tant soit peu notre accueil touristique, de ne plus se Comment atteindre les différents reposer sur des lauriers tressés monuments ? A voir si vous y autour de « l’hospitalité algérienne accédiez, si jamais le gardien dudit ». De grands projets de partenariats monument boit un café et regarde et de développement du secteur passer le temps au goutte à goutte, touristique à grande échelle sont en ayant refermé la grille après lui. en cours, mais eu égard à quelques défaillances institutionnelles, les En résumé, si vous êtes un résultats ne sont pas encore visibles. touriste simple, habitué à un Certains vont parfois même confort relatif, à des transports à l’encontre de la biodiversité décents, à des commodités qui (NDLR : plage de Madagh). Il vous sembleraient évidentes, vous est capital de démarrer le travail risquerez de passer un assez sale dans le sens inverse, c’est-àmoment, nul n’est besoin de citer dire que chacun de nous, en sa ce qui pourrait encore vous arriver. qualité de citoyen, doit changer les choses pour qu’il puisse enfin La réalité du tourisme national voir son Algérie telle qu’il se est flagrante, douloureuse, véridique. l’imagine. Ce n’est pas l’autre Au-delà des compétences ou du qui le fera. C’est nous, vous, moi. budget alloué, c’est surtout la mentalité actuelle qui, en aucun

Photo réalisée par Samir Ait Oubelli

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LA SEMAINE ARCHITECTURALE

balade avec la basse Casbah. En passant par les commerçants et les artisans, nous arrivons au Musée National des Arts et Traditions Populaires. Une petite pause avant de repartir avec des images plein la tête de la vue sur Alger à partir de son toit. Nous continuons à nous faufiler dans les ruelles étroites et derrière nous Illili qui nous crie « Faites attention aux détails !». Nous finissons notre balade sur la terrasse du célèbre « Tontonville » à la place « Port Said » pour une pause-café conviviale. Notre première journée se termine enfin.

Photo réalisée par Fayçal Rezkalah

Autour d’un feu de camp, perdu dans le désert d’Algérie, une architecte et un photographe discutent. Avant que ce feu ne s’éteigne, ces deux-là se rendent à l’évidence, monter un projet ensemble est inévitable. Le workshop «L’art d’habiter l’urbain » voit le jour en mai 2012. Organisé par l’association « Les Nomades Algériens » en collaboration avec Jurex Itek et l’Institut Français d’Oran, il rencontre un franc succès.

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eux ans après, en avril 2014, le projet revoit le jour cette fois-ci à Alger et sous une autre forme. Effectivement, en plus du workshop, on y verra une exposition de photographie, un atelier pour le jeune public, une sortie à la Casbah, une visite de musée et une conférence. Le projet s’intitule « La semaine architecturale » et se déroule du 1er au 5 avril à l’Institut Français d’Alger.

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Par Fayçal Rez

l’architecte, comme un témoignage imagé. Plus de cent cinquante personnes étaient présentes ce soir-là, dont des invités du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, du ministère de la Culture, de la Direction Générale de l’Architecture, la directrice du Centre Algérien du Patrimoine Culturel Bâti en terre (CAPTerre), des responsables de l’association Twiza, des professeurs en archéologie, Aménagement du territoire, sociologie, architecture Le lancement de la semaine se d’Alger, de Blida et de Tizi Ouzou fait le 1er avril à 14h avec l’atelier et des photographes de prestige dont jeune public. Le thème tournait Ferhat BOUDA de l’agence « VU ». autour du mâalem architecte et la création d’un carnet de croquis : l’exIllili Mahrour est architecte DPLG périence était très enrichissante avec diplômée de l’Ecole d’Architecture la participation de plus de 20 jeunes de Paris-Belleville. Elle a travaillé de 8 à 13 ans. Il y a eu un travail sur le avec son père, l’architecte Kaci vocabulaire spécifique à l’habitat traMahrour sur différents projets ditionnel des Ksour à la Casbah avec architecturaux relatifs au patrila découverte du métier d’architecte. moine algérien, à sa préservation Un travail artistique et pédagogique et à sa restauration. autour de l’exposition d’Illili Mahrour. Yasmine BOUCHENE, membre En soirée, lors du vernissage de de l’association « Les Nomades l’exposition qui combine les planches Algériens » mais aussi guide bénéscientifiques de l’architecte Illili vole pour la visite de la Casbah, MAHROUR au travail photogra- arrive l’après-midi. Nous prenons le phique de Fayçal REZKALLAH. La départ de l’Institut Français à 13h30 série « Mur »mures : Le secret des rem- et nous dirigeons vers la mosquée parts vient se greffer aux recherches de « Ketchawa » pour commencer la

Le jour qui suit, le groupe se retrouve en atelier à l’Institut Français : travail, imagination et créativité sont au rendez-vous ! Chaque participant doit maintenant user de son originalité pour apporter à son groupe sa touche et produire un résultat qui fusionne toutes les sensibilités en un rendu cohérent et unique. Certains écrivent des poèmes, d’autres réalisent une Casbah avec du sucre. Photos et peinture se mêlent au découpage. Au bout de la deuxième journée, nous bouclons cet atelier avec un résultat surprenant ! Le samedi après-midi, Illili MAHROUR nous donne rendezvous à sa conférence intitulée « Ksar d’Aghlad: une leçon d’architecture de Kaci MAHROUR, mâalem architecte algérien » L’architecte présente une « leçon d’architecture » à travers la découverte de l’approche projet actionnelle de l’architecte algérien Kaci MAHROUR dans son projet de restauration d’une partie de l’aile extérieure du Ksar d’Aghlad Aghriben (Timimoun, 2004). C’est une invitation à la compréhension du « processus de conception architecturale » dans un contexte de préservation patrimoniale en illustrant « la complexité conceptuelle » que nécessite impérativement la sauvegarde du patrimoine architectural algérien. Ainsi se termine une semaine pleine de nouvelles expériences, d’activités adressées à des publics variés, une semaine classée sous le signe de l’héritage patrimonial, de la créativité et du savoir.


suivi d’une soirée musicale dans le but de passer un moment convivial, de détente et de partage avec les enfants du plus ancien quartier oranais, mais également de réunir des jeunes motivés et réussir une action de solidarité interassociative et citoyenne. Une journée fatigante certes, mais très amusante. Les bénévoles se sont dispatchés en équipes (team bourek, team h’rira, team maakouda, team tadjine zitoune et team salades). Et quand le muezzin a fait l’appel à la prière, on s’est retrouvé tous ensemble en partageant une grande table, celle de la solidarité, sous le signe de la bonne humeur.

Association «Les Nomades Algériens» - Nomad’us N°9

UN FTOUR PRESQUE PARFAIT

On dit que les souvenirs d’enfance ne meurent pas, ils se répètent comme les saisons et c’est des actions de solidarité qui confirment la réplique.

Q

uatre associations partenaires représentées par une vingtaine de volontaires ont pris l’initiative d’organiser, pendant le mois sacré du Ramadan, une activité caritative au profit des enfants défavorisés de Sidi El-Houari.

L’activité a eu lieu un vendredi 25 juillet après des semaines de préparation et de collaboration entre Les Nomades Algériens, SMILE Association, Santé Sidi El-Houari et les Los Ayudantes. Il était question d’organiser un ftour

Des jeux et des animations se sont succédé juste après le ftour où tous ont retrouvé le sourire. Il s’ensuivit une petite pause musicale andalouse où les enfants ont récité les plus belles paroles de hawzi et de zjoul. Par Sakhreddine FENARA

EXPOSITION ITINÉRANTE « VOYAGE/VOYAGE » D’ISO CLUB SUR LE TRAMWAY D’ORAN C’était par une journée ensoleillée du 14 février 2014 qu’ISO Club a organisé, en partenariat avec l’Institut Français d’Oran et la Setram, la première exposition itinérante de photographie en Algérie à travers les stations du tramway d’Oran, où étaient affichées les photos de 23 artistes à travers 9 Wilayas. L’exposition nommée « Voyage/Voyage » a parcouru toutes

les stations à travers une rame de tramway. Au terminus, le public venu nombreux s’est déplacé au siège de la Setram où il a assisté au vernissage d’une exposition de l’artiste photographe Hamid AOURAGH sur les tramways à travers le monde, l’occasion aussi de visiter le siège, notamment la tour de contrôle du tramway d’Oran. Par Issam BEKHTI

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Association «Les Nomades Algériens» - Nomad’us N°9

MA VIE ASSOCIATIVE CE QUE L’ASSOCIATIF M’A APPORTÉ ET CONTINUE DE M’APPORTER

Bulletin d’information de l’association culturelle Les Nomades Algériens Rédactrice en chef: Amina Hadji Bulletin Numéro 09 Edité à 1000 exemplaires +213 (0) 551-95-61-51 contact@nomades-algeriens.com www.nomades-algeriens.com Oran, Algérie

M

on diplôme en poche, me voila hésiter sur mon choix de carrière professionnelle. CVs déposés un peu partout, mais l’autre côté de la méditerranée et le rythme de la vie parisienne me fait de l’œil et me lance des appels auxquels je n’ai pas pu répondre. Pendant ce temps à Oran, mes amis militants du mouvement associatif s’activent comme à leur habitude, dans divers secteurs : visite à l’hôpital de Sidi Chahmi (avec l’association Léo Smile), visite du fort de Santa Cruz, randonnée au tombeau de la vierge à Messerghine (avec l’association Les Nomades Algériens) ou encore les sons de la nouba et du hawzi (avec

l’association Nassim el Andalous). Tout cela me rappelle les richesses de mon pays, la diversité de sa culture, mais surtout la mobilité et l’engagement de ses bénévoles. Je finis donc par revenir en Algérie avec l’idée de faire partie de ces acteurs de changement.

Tout cela est devenu pour moi une inestimable rémunération.

Ajouté à cela tout ce que l’associatif m’a apporté tant sur le plan humain (échanger et partager, découvrir soi et autrui, prendre le meilleur de chacun, etc.) que sur le plan professionnel (travail en équipe, synchronisation de groupe, développement des Voir le sourire d’un enfant capacités, diverses formations). défavorisé qui reçoit un jouet. Je pourrais m’étaler davantage Observer la stupéfaction sur la question, mais cela prendrait d’un adolescent qui découvre un des heures et beaucoup d’encre. paysage de sa propre ville jusque-là Pour faire court, je dirais que insoupçonné, croyant que sa ville l’associatif m’a simplement aidée n’était qu’une poubelle géante. à faire les bons choix dans ma vie. Ramener un peu de musique et de joie dans les cœurs des gens.

Par Imene BENMANSOUR

TAM !

Q

ui dit Tamanghasset (ou Tamanrasset) dit Hoggar. Et qui dit Hoggar dit peintures rupestres, ancestrales. Ces dernières prouvent que la région a été habitée entre le IVe et IIIe millénaire avant. Jésus.-Christ. Pendant la présence française en Algérie et jusqu’au XXème siècle la région est appelée lieu-dit d’indigènes Zeribas.

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Ce n’est qu’en 1905, avec l’arrivée du Père Charles de Foucauld que la première maison (la sienne) a été construite. Une dizaine d’année plus tard, le village compte une centaine d’habitants et représente un carrefour

de rencontre des populations La ville compte également un nomades en provenance du Tassili centre d’études météorologiques. En (région située au sud-est du Hoggar), effet, les échantillons d’air prélevés à du Niger, du Mali et de la Libye. Laskrem sont traités en Allemagne et aux USA pour des études mondiales « Tam » comme aiment à la sur les changements climatiques. nommer ceux qui ont eu le bonheur de la connaitre, subit la construction Depuis les années 2000 ; le d’une caserne et l’installation de tourisme qui a longtemps fait défaut services administratifs français en à la ville réapparaît, pour son plus 1919. Elle devient sous-préfecture du grand bien (et celui des touristes). département « Territoire des Oasis Tam est le cœur d’une dans le Sahara », en raison du centre expérimental nucléaire français. région dont on ne se lasse pas, qui ne laisse pas indifférent et Ce n’est qu’en 1974 que Tam habitée par des personnes en or. est nommée wilaya, comportant Par Souâd BENSAADA aujourd’hui une université.

Projet soutenu par l’Ambassade de France en Algerie

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Nomad'us 9  

Bulletin d'information n°9 de l'association culturelle "Les Nomades Algériens", Oran

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