__MAIN_TEXT__
feature-image

Page 1


Cette nuit, peut-être plus que

toutes les autres, cette nuit est traversée de scintillements séducteurs” “

Regardez ! Regardez là, la

voûte céleste au-dessus de vos yeux”


A

ux bords de Meuse

L’un et l’autre, nous longions la Meuse sur le chemin de halage, face à la Collégiale... La rencontre était inattendue ! Lui, les mains derrière le dos, taiseux. Moi, disert, exposant mon idée. Peut-être farfelue... Vraiment inattendue ! Luc, créateur de renom. Moi, homme d’Eglise. Les arts proches du cirque versus le cérémonial des rites. Le magicien de l’émotion versus le prêtre soucieux de la rigueur d’un discours bien défini. Un projet né d’une intuition... Peut-être irraisonnable : vivifier le patrimoine. Lui rendre vie et souffle. Avec la conviction que le patrimoine religieux est plus qu’un héritage à conserver. Car, certes, il est respectable et à respecter mais il est surtout la cicatrice de la foi qui a fait s’élever les Cathédrales. L’honorer appelle à donner corps à l’invisible, à rendre palpable le mystère des Collégiales au-delà d’un discours documentaliste, historique ou esthétique. La conviction du prêtre faisait appel au savoir-faire de l’artisan de l’émotion : seul un artiste pouvait imaginer comment évoquer le non-dit, faire vibrer les harmoniques qui font de ces monuments vénérables non pas des reliques à sauvegarder mais des hymnes de pierre qui élèvent l’âme, le cœur et l’esprit. L’intuition pouvait-elle rendre le projet raisonnable ? Convaincre les desservants de ces lieux de culte de dépasser leurs justes appréhensions pour découvrir l’intention pastorale d’une habitation du lieu au-delà de sa fonction rituelle, oser occuper un lieu sacral comme de grands festivals envahissent leurs scènes, parier sur la réponse d’un public peut-être

déconcerté par une proposition inhabituelle dans un lieu aussi symboliquement démarqué, sans parler du «nerf de la guerre», les finances réduites à leur plus simple expression... Autant d’objections réalistes ! Le rêve, heureusement, crée une certaine inconscience. L’enthousiasme partagé efface les dangers. La confiance obtenue décuple les énergies... Le miracle eut lieu ! Ce concept innovant, il fallait le caractériser pour le présenter... «Un opéra patrimonial»... Toutes les formes d’expression se conjuguaient en effet dans le projet naissant : un récit, la lumière, le son, du théâtre, de la danse, des performances, pour raconter une histoire. Mais surtout un acteur-vedette : le lieu lui-même ! Et bientôt un acteur lui aussi essentiel : le public, appelé à abandonner son regard voyeuriste de spectateur pour devenir invité à vivre une expérience. Le miracle a eu lieu ! De collaboration, la rencontre des bords de Meuse s’est muée en connivence et, bientôt, en échanges et amitié. Le risque de la création, les craintes et les réticences ont fait place à la surprise d’un succès dépassant toutes les attentes et du plébiscite d’un public enthousiaste. L’intuition est devenue entreprise. Le concept créé sur un coup de cœur s’est développé en un programme de valorisation, non seulement du patrimoine religieux monumental mais aussi des traditions fondatrices de notre culture : aux «Imaginaires» se sont joints les «Noël des Cathédrales» pour «raconter autrement» le vieux récit de Bethléem. Et puis des commémorations : le bicentenaire de la Bataille de Waterloo. Des jubilés, ceux des Collégiales de Visé et de St-Jacques à Liège. Des devoirs de mémoire : «Les Routes de la Liberté» pour le 75e anniversaire de la Bataille des Ardennes à Bastogne.


Le succès des créations révélant une attente du public, conforté par l’intérêt grandissant des médias et soutenu par celui sollicité des institutions, a démultiplié les productions. Le «Noël des Cathédrales» présente aujourd’hui quatre spectacles en parallèle et plus de quarante séances dans huit hauts lieux patrimoniaux, en Wallonie, à Bruxelles et, au-delà des frontières désormais, à Lille et Paris. Le duo des fondateurs est désormais entouré par une équipe de production, de communication et de gestion des créations. Le rêve est devenu une véritable institution. Mais ce sont bien les ingrédients de l’intuition originelle qui restent les maîtres-mots de l’aventure des Nocturnales : émotion, féerie, évocation, mystère. Car la plus belle réussite de la rencontre des bords de Meuse, ce n’est pas les dizaines de milliers de spectateurs séduits par nos productions. Ce sont les étoiles que nous voyons briller dans leurs yeux émerveillés.

Abbé Michel TEHEUX Homme de lettres

Luc PETIT Directeur artistique & Metteur en scène


UN CONCEPT UNIQUE

LE PATRIMOINE VALORISÉ

Ce concept propose une lecture poétique du patrimoine. Alchimie subtile de toutes les expressions artistiques (danse, musique, théâtre, décors et performances), les opéras patrimoniaux sont toujours des créations originales conçues en relation intime avec l’édifice qui les accueille.

La magie du spectacle valorise de façon unique des endroits inédits tels qu’une Cathédrale, une ville tout entière, un monument commémoratif, un château et ses jardins ou une vaste plaine qui se laissent envahir pour quelques soirs par la féerie qui emporte le public.

Par la théâtralisation d’un monument, Les Nocturnales mettent en valeur non seulement l’histoire d’un lieu, mais aussi la signification symbolique et son âme cachée.

Grâce à des techniques d’animation et à la direction d’acteurs, le lieu est habité et surdimensionné au point de devenir une véritable fresque vivante. Il ne s’agit pas seulement de raconter son récit mais d’en faire un personnage qui joue son histoire.

Le spectacle multidisciplinaire fait appel aux technologies les plus novatrices notamment le vidéo-mapping et les projections laser monumentales reconstituant et magnifiant l’architecture des bâtiments, tout en préservant une approche humaine importante. Les récits et la scénographie inédite éveillent la surprise, l’émotion et l’enthousiasme des spectateurs qui redécouvrent leur patrimoine autrement.

En privilégiant l’émotion, une approche ludique et une lecture poétique des traditions et du patrimoine, ceux-ci deviennent accessibles à tous. Cette valorisation est au bénéfice de la conservation de cet héritage ; elle inscrit aussi le patrimoine comme un agent économique non négligeable pour une ville, une région. Les créations de l’ASBL Les Nocturnales ont été plébiscitées par p  lusieurs centaines de milliers de spectateurs depuis leurs débuts.


D

epuis plus de dix ans, le Chapitre cathédral et moi-même faisons confiance aux Nocturnales pour la valorisation de la Cathédrale de Liège lors des fêtes de fin d’année : nous n’avons qu’à nous féliciter de ce projet qui «ouvre» la Cathédrale sur la Cité. Je me réjouis du succès confirmé d’année en année du «Noël des Cathédrales» et j’apprécie le fait que cette initiative née dans notre diocèse se soit aujourd’hui étendue à des lieux majeurs de toute la Wallonie, à Bruxelles et même hors de nos frontières, à Lille et à Paris. Les spectacles, créés chaque année, connaissent un succès qui va croissant ; je m’en réjouis d’autant plus qu’une majorité des spectateurs parait peu habituée à fréquenter les lieux de culte.

Il me plait de reconnaître l’intérêt pastoral de ce projet ; le spectacle se veut centré sur le récit évangélique de la naissance de Jésus et la spiritualité de Noël dans un langage humaniste qui l’ouvre aux «passants». La féerie de la mise en scène que signe Luc PETIT, un créateur d’événements de réputation internationale, attire un public de tous âges. Le texte composé par l’abbé Michel Teheux, prêtre du diocèse de Liège, réussit à exprimer le message de la fête. Sans conteste, cette initiative que nous leur devons s’inscrit pour moi dans une pastorale «du parvis», chère à notre pape François. C’est avec bonheur que je la soutiens et l’encourage.


L’audience des médias et l’attention des pouvoirs publics qui plébiscitent le «Noël des Cathédrales» permettent en outre de réinscrire les activités de la Cathédrale et son prestige patrimonial dans la vie de la ville en fête. Cela encore me réjouit. Autant de raisons pour espérer que ce projet que je cautionne sans hésitation puisse encore se développer : que le «Noël des Cathédrales» expérimenté à Liège, en créant un réseau de collaborations entre des hauts lieux ecclésiaux, manifeste notre volonté commune d’annoncer le message chrétien dans la culture d’aujourd’hui et de valoriser la symbolique citoyenne de nos Cathédrales.

+ Jean-Pierre DELVILLE Évêque de Liège


V

oici une soirée spectaculaire comme nous les aimons à Beloeil ! Offrir des instants magiques aux spectateurs. Cela s’y est fait depuis bientôt 7 siècles, et les créations de Luc PETIT ne dérogent en rien à cette tradition. Telle une promenade à travers les songes et fêtes organisées par les Ancêtres, l’événement se veut à la portée de tous, n’ayant d’autre objectif que de transcender l’assistance par son programme musical et les mille feux qui composeront l’écrin avec le Château et le Parc.


Les plus démunis de la planète ne sont pas pour autant oubliés, puisqu’à travers les efforts d’ASMAE, initiateurs et fondateurs des événements musicaux nocturnes à Beloeil il y a trente ans, les infrastructures sociales de leurs projets humanitaires au Sénégal, au Rwanda, en Egypte sont rénovées et de nouvelles seront créées. Les Féeries de Beloeil et son public ont d’emblée intégré cette dimension humanitaire à l’événement. Et maintenant, découvrons ce spectacle total...

Michel de LIGNE


Directeur artistique - Metteur en scène

Directeur artistique mondialement reconnu, concepteur et metteur en scène de spectacles. Il a notamment collaboré avec des artistes de renommée tels que SHAKIRA, Jean Paul GAULTIER, Franco DRAGONE, Jean-Michel JARRE, Emeli SANDE, Arturo BRACHETTI, Gérard DEPARDIEU, Alicia KEYS et Katy PERRY. Parmi d’autres, il a mis en scène la DISNEY CINEMA PARADE, l’histoire de PETER PAN dans une tournée internationale, le show INFERNO qui a fait revivre le bicentenaire de la Bataille de Waterloo, LES ROUTES DE LA LIBERTÉ qui a servi à commémorer les 75 ans de la Bataille des Ardennes sur le site du Mardasson à Bastogne et les spectacles de NOËL DES CATHÉDRALES ainsi que ceux des FÉERIES DE BELOEIL qui ont attiré des dizaines de milliers de spectateurs.

Depuis juillet 2018, les visiteurs du Domaine des Grottes de Han peuvent découvrir de façon permanente ORIGIN le spectacle souterrain le plus grandiose du monde incluant son, lumière et dernières technologies de mapping laser. En avril 2019 a eu lieu à Qingdao (Chine) la grande première du QINGSHOW, un spectacle permanent basé sur la légende chinoise des Huit Immortels et présenté dans un théâtre de 1500 places spécialement construit à cet effet afin d’accueillir une scénographie unique au monde. Bon nombre de ses projets ont été récompensés partout dans le monde comme DECROCHER LA LUNE qui a reçu un award à Los Angeles pour avoir atteint le plus haut niveau d’excellence en matière de spectacles d’envergure. Véritable alchimiste des arts de la scène, Luc PETIT allie toutes les disciplines et les moyens techniques les plus innovants afin de présenter, à chaque spectacle, des atmosphères surprenantes mais toujours au service de sa démarche artistique et humaine.

Déléguée de production

Intégrée très jeune dans l’univers du spectacle et des événements, Mélanie décide d’entreprendre des études de communication à l’ISFSC. Passionnée par les chiffres et la gestion de projet, elle multiplie les stages en production dans diverses sociétés événementielles et audiovisuelles (« Plaisirs d’Hiver d’Hiver», »,««Bruxelles Bruxelles les les Bains Bains », », «« Triangle Triangle 77 », « Festival Juste pour Rire », « Décoloc ») où elle acquiert et assied ses compétences et connaissances. Elle touche au monde de la mode, des émissions télévisées, de la desspectacles cérémonies spectacles extérieurs extérieurs et aux ladécoration décorationévénementielle, événementielle,des de festivals, festival, de et et cérémonies événements corporate. Après avoir travaillé notamment en tant que coordinatrice de projet, régisseuse générale, régisseuse plateau et chargée de communication, elle décide de se consacrer à la production exécutive de l’ASBL Les Nocturnales.


Homme de lettres

Docteur en sciences sociales des Religions (Hautes Etudes, Paris, Sorbonne), Docteur en théologie et Pastorale de la liturgie et des sacrements (Paris, Institut Catholique). Collaborateur du Centre Diocésain de Formation ARTS, CULTURES ET FOI, prêtre dans l’Unité pastorale Notre-Dame de Huy. Auteur des nombreux textes des créations de l’ASBL Les Nocturnales, il est également responsable des productions culturelles de l’ASBL « Les Septennales de Huy » (diverses expositions en Belgique et en France) et fondateur-animateur de l’ASBL Anima’rt ». ». l’ASBL«« Anima’rt

Directeur de projets

Après avoir vécu à Londres et à New-York, ce Belge d’origine s’installe à Paris pour y suivre une formation d’Actorat qu’il complète par une Licence Art du Spectacle Vivant à l’Université Paris 8. Dès 2008, Emmanuel Dufoing se forge une expérience d’Assistant Réalisateur à la télévision sur des émissions quotidiennes, prime time et événementielles diffusées sur TF1, France 2, Canal+, C8 et RTL-TVI. En parallèle, il fonde un collectif qui produit et met en scène plusieurs spectacles en France et en Belgique (pièces de théâtre, concerts et arts de la rue). Lors de la création du Festival du Rire de Bastogne, Emmanuel intègre l’équipe de programmation et assure la coordination plateau des différentes éditions. C’est en 2017 qu’il croise la route de Luc PETIT et de son équipe en collaborant sur deux projets d’envergure avant d’intégrer la société.


Noël des Cathédrales - Tournée Wallonie, Bruxelles & Lille - BEL /FRA Accompagnés du Sonneur, partez à la rencontre depersonnages atypiques et mystérieux qui vous plongent dans une aventure rocambolesque à la recherche du son de la Cloche de Noël. Entre les boites à musique, les automates et les carillons, Luc PETIT et Michel TEHEUX emmènent les spectateurs dans une spirale audiovisuelle féerique pleine de poésie. De la magie, des illusions, de l’humour, de la danse, le tout mis en scène avec brio pour régaler les yeux et les oreilles. Une odyssée remplied’espoir qui plonge le public dans l’innocence de l’enfance, guidée par les cliquetis gracieux des percussions célestes de Noël.


C

ette nuit-là, du côté de l’Orient et du soleil levant, une étoile s’est levée, tout là-bas, à l’horizon des questions millénaires et des espoirs laborieux. Cette nuit-là, la nuit se préparait à devenir jour. Cette nuit-là, le silence devait devenir parole détonante. Dans le ciel, les sonneurs se préparaient à entrer en scène. Déjà, ils s’invitaient les uns les autres : « Faites retentir la nouvelle ! ». Déjà, ils se répétaient l’annonce à faire : « Paix et bonheur pour ceux qui espèrent et feront de leur rêve une réalité plus réelle que le réel ! » Cette nuit-là, du côté de l’Orient et des matins nouveaux, déjà les anges semaient des étoiles dans le ciel pour que cette nuit soit celle de Noël ! Dites-moi, les sonneurs : tout est-il prêt ? Avez-vous trouvé l’étable qui doit servir de refuge ? Avez-vous trouvé la mangeoire pour être berceau ? L’âne et le bœuf pour réchauffer l’enfant ? Et le registre à la mairie de Bethléem ? Dites-moi, les sonneurs… tout est-il prêt ? Avez-vous fait se lever l’étoile aux confins de l’Orient pour mettre en route les trois rois poussés par des siècles d’attente ? Avez-vous trouvé l’or et l’encens à mettre dans leurs bagages ? Avezvous convoqué les troupes célestes pour faire éclater dans le ciel de Judée l’hymne d’allégresse ? Avez-vous réveillé les bergers pour qu’ils rassemblent leurs troupeaux ? Ont-ils pris leurs musettes et leurs flutiaux ? Mais surtout, avez-vous trouvé la jeune fille, celle qu’on appelle Marie ? Oui, tout est prêt ! Noël sera Noël ! Avez-vous la cloche qui fera carillonner la nouvelle au-dessus des collines, survolant les prairies et les forêts ténébreuses

pour envahir le ciel et réjouir la terre ? Avez-vous apporté le marteau qui la fera chanter pour entonner la première messe de la mi-nuit et les divins cantiques ? Les avez-vous trouvés, les sonneurs qui, accrochés aux cordes, s’uniront à la volée qui portera jusqu’aux confins de l’univers, en échos infinis, le refrain que l’éternité elle-même ne pourra faire taire : « Il est né le divin enfant ! » Oui, dites-moi… dites-moi : tout est-il prêt ? Il faut que Noël soit Noël ! Oui, tout est prêt : la terre peut entendre les sonneries de Noël ! Le ciel soit béni ! Annoncez donc la nouvelle : elle changera l’histoire et l’éternité ! L’entendez-vous ? Tendez l’oreille ! Vous est-elle parvenue, cette nouvelle des nouvelles ?... Pourquoi ce silence ?... Cette nuit devait être magnifique : elle est enceinte du jour. L’entendez-vous cette nouvelle ? Noël doit être Noël ! Les voyez-vous, ces lueurs éphémères qui traversent la nuit des temps : ce sont des guides pour les marcheurs de l’histoire ? Vous n’entendez rien ? Tendez l’oreille !... Vraiment, vous ne l’entendez pas, cette rumeur de l’espérance ? Vous n’entendez pas les échos, même lointains, des cantiques célestes ? Comment faire remonter jusqu’à nous le souvenir des vieux récits, ces histoires qui font chanter la vie : ils sentent bon l’avenir, les renouveaux, les naissances de l’éternité ?... Peut-être faut-il arrêter l’écoulement du temps qui dévore l’engagement de nos énergies ? « Tout passe, tout lasse ! »


Comment peut-on donner corps à l’éternité ?... Il faut peut-être s’arracher à la lourdeur du terre à terre pour laisser s’envoler les rêves, s’évader de nos prisons pour libérer nos passions de mieux vivre ?... Faut-il faire taire le silence pour raconter la vieille histoire qui traverse tous les temps ? Il faut appeler les anges ! Qu’ils convoquent tous les astres ! Soleil et lune, portez les annonces aux jours et aux nuits ! Nuages et brumes, dissipez les désespérances ! Que soit porté jusqu’aux confins du temps le faire-part de la naissance du premier-Né ! Il faut appeler les anges !... Applaudissez, forêts et hautes futaies : un jour, au soir de sa vie, il marquera de son sang l’arbre du Golgotha pour en faire son trône de gloire ! Frissonnez d’allégresse, moissons et étés généreux : la terre donnera son plus beau fruit ! N’arrêtez plus le temps : il est le lieu des plus beaux enfantements ! Allez ! Suivez les anges ! Qu’ils nous disent que rien ne peut renaître sans enfantement ! Qu’ils fassent entendre les chuchotements des victoires silencieuses : s’il faut ouvrir des chemins, c’est qu’il faut partir ; s’il faut tracer des sentiers, c’est qu’il faut des découvreurs de l’inconnu, des franchisseurs d’obstacles, des perceurs de tunnels, des déblayeurs d’avenir. Carillonneurs de l’espoir, dites-nous qu’il n’est pas besoin d’anges dans les airs pour porter la nouvelle de cette nuit-là : le feu qui brûle en nous dit bien plus que leurs concerts !

L’histoire de cette nuit-là, l’entendez-vous ?... Sondez le silence de toutes les nuits : un murmure monte du fond des siècles ; lorsqu’elles paraissent sans étoiles, elles sont peuplées de rêves et d’histoires fantastiques. Vous, les sonneurs, recueillez la mémoire des pistes et des sentiers qui font avancer l’histoire : beaucoup de ces chemins ont été effacés par le temps et les vents contraires, mais d’autres restent une invitation à partir. Racontez-nous la vieille histoire : elle gardera toujours un goût de vent qui se lève. Vous les hommes du déplacement et du dépassement, vous, les voyants dans le noir, accourez : conjuguez l’impatience de vos espoirs, la ferveur de vos recherches, entêtement de vos passages. Racontez-nous, oui, racontez-nous la vieille histoire : elle a pour nous des saveurs de naissance. Et joignez-vous à notre course ! Courons à Bethléem pour voir le signe venu du ciel ! Oui venez… Là,… écoutez ! Tendez l’oreille !... Ce cri, l’entendez-vous ? Il traverse les siècles; il a le poids de l’éternité. Un cri de naissance. Déjà un cri de résurrection. Le premier cri de Jésus. Le premier cri d’un monde nouveau. Les anges ont parcouru les cieux pour que la nouvelle traverse les siècles. Les bourgeons annoncent que nul hiver ne désespère qu’un printemps renaisse. Des mains se tendent par-dessus les frontières. Des sentiers tortueux débouchent sur des horizons lumineux. L’espérance ressuscite l’audace de regarder l’avenir. La cloche de Noël a fait sonner l’annonce : elle a démultiplié le cri de l’enfant. Noël sera Noël !

Michel TEHEUX Les Sonneurs de Noël


Commémoration - Bastogne, BEL En suivant le parcours de personnages emblématiques et grâce à la participation de plus de 120 figurants, les 30.000 spectateurs présents lors de la soirée ont pu plonger dans la Bataille des Ardennes. De l’enfer de cet hiver 44-45 à la guerre froide et jusqu’à la chute du mur de Berlin. Des tableaux de feu et de lumière ont fait flamboyer le Mardasson tandis que de la neige virevoltait au-dessus du public. Devant lui se jouaient leshistoires croisées de deux soldats, américain et allemand, d’une infirmière et d’une petite fille donnant ainsi une approche humaine de cette bataille, pourtant cruelle. Ensuite, ce spectacle intitulé Les Routes de la Liberté a fait place à l’espoir lors de scènes poétiques, mêlant danse et ballets aériens, avant d’offrir un final magistral rassemblant tous les clans et symbolisant l’union des peuples et celle de l’Europe.


O

ui suivez l’étoile du levant et des marcheurs : elle ouvre la route. Joignez-vous à la caravane des espérants. Scrutez l’immensité de vos désirs, levez les yeux plus haut”


Noël des Cathédrales - Tournée Wallonie, Bruxelles, BEL Entreprenez un voyage extraordinaire et aidez les mages à trouver la lumière à travers monts et mirages, si loin que ce périple risque de vous faire tourner la tête avec une performance renversante unique au monde ! Une nouvelle fois, le magicien des arts de la scène Luc PETIT vous emmène dans son rêve et, le temps d’un spectacle, vous plonge dans son univers féerique dans les plus belles Cathédrales.


L

es nuits de Perse sont habitées de silence et de questions.

C’était hier, il y a un peu plus de 2000 ans, quelque part aux portes du désert de l’Arabie. C’était une nuit d’encre. Presque comme toutes les autres. Devant sa tente, près de l’enclos des chèvres, un homme, les yeux vides. Cette nuit-là, moi, Balthazar, je la trouvais plus noire que ma peau d’ébène ; j’enviais mes brebis, endormies, sans question… Finalement, n’y tenant plus, je me lève, j’allume la lanterne posée sur la grosse pierre, devant l’entrée de la tente. La flamme brise l’obscurité. Poser des questions, n’est-ce pas déjà briser l’interrogation ? Ne pas faire taire l’inquiétude, n’est-ce pas déjà ouvrir les portes closes de la nuit ? Je regarde la flamme. Un éclat de lumière. Et là-haut, dans le ciel d’encre, au-dessus des contreforts du désert, une étoile s’allume. Les nuits du côté de l’Orient sont comme incandescentes ; au pays des mille et une nuits, elles sont peuplées de rêves et d’histoires fantastiques. Depuis des millénaires, les sages, les savants et les mages y tutoient les étoiles en quête de réponses à leurs questions. Cette nuit-là, peut-être plus que les autres, était traversée de scintillements prometteurs. C’était hier, il y a un peu plus de 2000 ans, quelque part du côté du soleil levant, entre Babylone et Persépolis. Sur le toit de sa maison, un homme, fasciné, regarde la voûte céleste. Son nom : Melchior. Je lève les yeux et ne cesse d’être attiré par les messages à déchiffrer dans ces astres insaisissables. La vie est pleine de mystères. Regardez ces lueurs éphémères traverser le ciel : elles font remonter le souvenir des vieux récits, ces histoires de promesses qui font chanter la vie. Les entendez-vous, ces chansons qui sentent bon l’avenir, le renouveau, les naissances et l’éternité ?

Les nuits des collines gardent la mémoire de pistes et de sentiers. Beaucoup ont été effacés, par le temps ou les vents contraires, mais d’autres restent une invitation à aller ailleurs, plus loin. « J’avance du côté des histoires d’Abraham, de Moïse et de tant d’autres, voyageurs et découvreurs sur les routes qui vont d’oasis en cités millénaires et qui sentent bon l’encens et les épices ». Gaspard marche. Nomade en mal d’horizon. Son habitation, c’est le vent. Son toit, le ciel. Il avance, héritier de ces marcheurs. Cette nuit-là, du côté de l’Orient et du soleil levant, trois mages regardent le ciel. Melchior, Gaspard et Balthazar se lèvent : leur questionnement les met en route. Ils conjuguent leurs intuitions. Et là-haut, dans le ciel, une étoile se lève pour guider la caravane des chercheurs. Cette nuit-là, la nuit se préparait à devenir jour. Dans le ciel, les anges se préparaient à entrer en scène. Ils répétaient l’annonce à faire. « Paix aux hommes car Dieu les aime, paix à tous ceux qui sont de bonne volonté ! » Les trois rois se pressaient, chargés de cadeaux. Et là-bas, quelque part aux portes de Bethléem, il y eut soudain un cri qui traversa les siècles, un cri de naissance. Déjà un cri de résurrection. Le premier cri d’un monde nouveau. Dans l’étable de Bethléem, Marie souriait au ciel. Elle regardait son enfant : un garçon, elle l’appellera Yechoua, Jésus. Essoufflés par leur marche, poussés par des siècles d’attente, ils étaient enfin là ! Ils étaient enfin arrivés et ils apportaient ce qu’ils savaient avoir déjà trouvé. Noël était Noël ! Mais les trois rois venus du fond des âges devaient se lever encore pour que la nouvelle atteigne les confins de la terre. Ils devaient repartir par d’autres chemins pour que Noël reste Noël.


« Oui partez, vous, les mages, prenez par la main tous les questionneurs et les espérants : Bethléem est le porte-nom de toutes leurs attentes ! Dites qu’arrivés, il faut repartir ; que trouver c’est être sur le départ. Reprenez la route pour venir jusqu’à nous ! Car à Bethléem, il n’y avait rien à voir. Il y avait juste à accueillir une parole. Noël n’est pas à raconter mais à faire : les étoiles brillent moins dans le ciel que dans les yeux de ceux qui font confiance à leurs rêves.

Michel TEHEUX Le Voyage des Mages


L

es étoiles brillent moins dans le ciel que dans les yeux de ceux qui font confiance à leurs rêves”


Noël des Cathédrales - Liège, BEL Luc PETIT et Michel TEHEUX racontent la Nativité comme on ne l’a jamais fait. Un trampoline dans le choeur, une funambule qui traverse la nef, un écran géant pour des projections, des comédiens aux costumes signés par la stylisteKaat Tilley, des danseuses dont une emprisonnée dans une grande boule transparente, tels sont les éléments de ce spectacle grandiose présenté à la Cathédrale de Liège. Pour le final, la neige tomba même dans l’ample vaisseau gothique.


Noël des Cathédrales - Tournée Wallonie, Bruxelles, BEL Anoki, l’ours polaire, vedette de cette nouvelle création de Luc PETIT, marionnette animée plus vraie que nature, déambule, se trémousse, joue malicieusement avec le public et suscite tant la curiosité que l’émotion et l’émerveillement chez petits et grands. Une nouvelle fois, le texte de Michel TEHEUX nous conte la belle histoire d’une naissance ressuscitant l’espérance et la mise en scène féerique et spectaculaire de Luc PETITillumine l’écrin de hauts lieux du patrimoine.


D

epuis mille ans, des hommes et des femmes ont fait de ce lieu le reliquaire de ce qu’ils espéraient, une Collégiale pour donner du corps à leur imaginaire”


I

l faut appeler les anges ! Qu’ils convoquent tous les astres ! Que soit porté jusqu’aux confins du temps le faire-part de la naissance du premier-Né !”


M

a solitude était totale. Seul. Absolument seul. Comme des milliers, des millions, des milliards : tous, comme moi, prisonniers à vie d’un isolement mortel. Rien, personne, ne brisait le silence de cette nuit plus noire qu’une tombe fermée. Rien, personne, pour déchirer l’immensité sans fin, uniformément glaciale, grand désert blanc immaculé comme un linceul. Le fragment de banquise dérivait, tiré à hue et à dia pour une histoire sans port, éternellement recommencée ; seul le vent brisait la désespérante solitude, avec les craquements terrifiants des pans de glace tombant dans la mer. Là, sur ce morceau de banquise, comme ne faisant qu’un avec le terre-à-terre immaculé, une forme se détache peu à peu, s’arrachant à la mortelle froideur. Une fourrure épaisse, blanche elle aussi ; la vie dans ce désert inanimé. Soyeuse, pour adoucir la rugosité glaciaire. Une boule duveteuse s’ébroue… Serait-ce que nul hiver ne puisse désespérer que se lève un printemps nouveau ? Anoki… Anoki, c’est mon nom ! Mon chez moi, ce sont ces immensités glacées. Immaculées. Comme la toison épaisse qui colle à ma peau les rigueurs du nord. Pourquoi des mains tendues puisqu’elles seront dénouées ? Pourquoi des cœurs généreux puisque leur élan sera brisé ? Pourquoi cette froidure qui transperce avec ses avant-goûts de mort ? Pour survivre, j’épouserai cette terre de glace, condamné à me fondre dans cet univers impitoyable. Anoki, l’ours tendre, s’avance. Au bord de la mer d’encre, pour se noyer dans son destin. Et là, devant lui… d’abord une forme indistincte qui se précise… comme un petit homme.

« Bonsoir Anoki ! » Apprivoise-moi, nous serons plus forts et moins seuls… Main dans la main, nous pourrions quitter cet îlot qui emprisonne ta joie de vivre. Je m’appelle Elfi. A l’école des histoires d’Abraham, de Moïse et de tant d’autres, voyageurs et découvreurs, Elfi était tiré dehors et poussé devant par l’impatience d’une question : « Où trouverons-nous le bonheur ? » Cette nuit-là, contournant chaque obstacle, défrichant chaque nuage, démasquant chaque épaisseur du ciel, Elfi et tous les autres, ne sachant où ils allaient, marchaient, aspirés par une aurore à venir.


Et la caravane des chercheurs, ces hommes du déplacement et du dépassement, ces voyants dans le noir, ces regards attelés à un espoir possible, sont déjà l’annonce que, cette nuit, commence un nouvel exode. Vite, conjuguez l’impatience de votre espérance, la ferveur de votre recherche, l’entêtement de vos passages ! Pour que Noël puisse être Noël.

Dans l’immensité désolée, dans l’océan blanc, il y eut soudain un cri. Il traverse les siècles. Cri de naissance. Déjà un cri de résurrection. Le premier cri d’un monde nouveau. Dans l’étable, Marie souriait au ciel. Elle regardait son enfant. Et là, à côté de l’étable de la naissance, dans la neige illuminée d’aurore, l’amandier se découvrait en fleurs. Dans l’étable, l’Enfant posa un baiser sur l’ours venu du froid pour le réchauffer et sur l’enfant marcheur pour l’encourager. Dans le ciel, les étoiles jetées par les anges se mirent à danser et, comme une aurore boréale, un voile de lumière, pudiquement, enveloppa le mystère de la naissance : Noël sera toujours éternellement Noël. Nul hiver ne peut désespérer qu’un printemps nouveau renaisse et l’amandier refleurira pour que Noël reste Noël.

Michel TEHEUX Le Noël d’Anoki


Opéra patrimonial - Liège, BEL Un voyage de son et de lumière signé par Luc PETIT sur un scénario de Michel TEHEUX.  travers des faisceaux de lumière, A l’hommehéritier parcourt l’histoire des artisans de Liège.


Noël des Cathédrales - Liège, BEL La magie de Noël opère une nouvelle fois dans le cadre magnifique de la Cathédrale de Liège. Pour accompagner le texte sombre de Michel TEHEUX et une musique puissante, Luc PETIT a imaginé une scénographie toute en légèreté et en poésie en choisissant un ballet de danseurs aériens. Dans des jeux de lumière subtils, évoluant le long des colonnes ousurvolant la nef, les acteurs de ce spectacle ont révélé toute la beauté del’architecture gothique de la Cathédrale. La rencontre du Ciel et de la Terre, du rêve et de la réalité des hommes.


Opéra patrimonial - Huy, BEL Les moyens artistiques et techniques qui ont relayé l’imagination de Luc PETIT ont, à nouveau, éveillé la surprise, l’étonnement et l’enthousiasme des spectateurs : tableaux oniriques, instants de magie suspendue, artistes acrobates, danseurs et musiciens étaient au rendez-vous de cette magnifique rencontre entre Pierre et Lumière.


L

a nuit des temps a ridé mon visage : le voile des siècles a assombri ma lumière. Des siècles et des siècles de vie, d’espérance, de questions, de souffrances, de prières d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont fait de ce lieu leur demeure et le symbole de leurs convictions. Bien plus qu’un monument : une réussite morale. Un ouvrage de l’esprit.

Destinée, pense-t-on, à honorer pour toujours le corps du prince qui avait voulu bâtir la Collégiale collégiale des libertés, l’évêque Théoduin.

Ce soir, je dois me réveiller ! Pour que ce passé redevienne présent, pour que le vaisseau de pierres mortes redevienne miracle !

Au détour de l’an mil, en ce siècle que d’aucuns ont cru marqué par la peur devant un destin annoncé terrifiant, alors qu’aux portails des églises les tympans des Jugements Derniers séparaient le Bien et le Mal, les ténèbres et la lumière, les cryptes devinrent le réceptacle d’un avenir possible.

Ce soir, je dois secouer la poussière des siècles et réveiller la mémoire du temps. Ce soir, Notre-Dame doit redevenir ce qu’elle est : lumière ! Rugueuses. Dures. Solides. Tirées du ventre de la terre. Ce ne sont que des pierres. Du pays. La matière première du terroir. Elles vont devenir assise, fondation. Pour que s’élève au confluent du fleuve et du torrent un vaisseau qui fera monter la terre vers le ciel. Elles devront accoucher d’un sanctuaire. Insufflées du génie des maîtres d’œuvre et du savoir-faire d’une multitude d’artisans, elles recevront d’eux une vocation spirituelle : devenir un morceau du ciel sur la terre, corps de l’Indicible, écriture de l’Ineffable, art devenu théologie. Elles deviendront pierres des Cathédrales. Pour arracher à l’oubli du temps l’âme de ce lieu choisi, Chut… suivez-moi, Lumière de Notre-Dame, je veux vous ouvrir la porte des couloirs secrets. Chut… suivez-moi discrètement pour ne pas réveiller les saints fondateurs endormis. Venez… je vais vous introduire dans un véritable reliquaire. Une crypte.

Venez. Je m’infiltre sous les voûtes souterraines ténébreuses. Pour faire battre le cœur de Notre-Dame, la romane.

Ce sont les reliques qui confèrent aux églises leur caractère sacré et les miracles qu’on leur attribue nourrissent la foi et la piété des foules. Sanctuaire qui prémunit contre l’écroulement du monde, la crypte devient refuge maternel : elle doit dire à l’homme de l’an qu’il estest filsfils dede l’Au-Delà sauvé. l’An mil 1000 qu’il l’Au-Delà sauvé. Cette lumière, jalousement conservée dans les reliquaires d’or et les cryptes secrètes, il fallait la faire éclater, resplendissante, offerte. L’art des profondeurs devait devenir élévation : la pierre devait devenir lumière. Faitesmoi sortir des caveaux sacrés ; poussez-moi hors des enclos consacrés ; oui, s’il vous plaît, faites-moi remonter vers la ville des hommes : que leur cité devienne Cité de Dieu.


Au-dessus des cités du 13e siècle vont s’élever, fiers et altiers, des murs qui monteront vers le ciel. Au-dessus de la ville, pour la consacrer. Un sermon permanent. Le tragique supplantait la mystique. « Ne vous laissez pas désarçonner par les augures de malheur, les prophètes d’apocalypses ! Ne vous laissez pas envahir par le doute qui démobilise vos ardeurs, écrasés par les échecs de vos efforts et les déconvenues de vos entreprises ! Devenez des découvreurs de l’inconnu, des franchisseurs d’obstacles, des perceurs de tunnels, des déblayeurs d’avenir ». Les parties hautes du sanctuaire devenu demeure des hommes ne devaient plus être qu’un piège aérien où viennent s’emprisonner les rayons du Jour. Les murs et les ogives entre les piliers devaient faire oublier leur fonction. La pierre devait devenir presqu’impalpable, impériale élévation pour appeler à aller encore plus haut, plus loin. Le sanctuaire devenait habitation. Celle de la Lumière offerte. A Notre-Dame, pour que le jour finissant jette son or éclatant sur les quotidiens que le temps a façonnés, sur la nef où s’affairent les habitants de la ville, je deviendrai rose. Et le couchant sera plus beau que le Levant : un jour de plus aura été donné pour construire la cité. A Huy, je deviendrai la plus grande rose de Belgique : Rondia, audace du vide appelant le ciel dans le massif de la vieille tour, la pierre devenue dentelle pour rendre palpable ce que je suis. Ici je suis la matière première de l’édifice. Lumière ! Lumière de Notre-Dame. Rosace de Notre-Dame.

Michel TEHEUX Et la pierre devint lumière


Opéra patrimonial - Château de Beloeil, BEL Escrimes en cascade, ballets champêtres, acrobaties défiant Neptune, marionnettes, fantaisies et pantomimes, magie aérienne, spectacles équestres, bestiaire chorégraphié, choeurs sous les étoiles. Des décors plus vrais que nature et plus d’une centaine d’acteurs, danseurs et artistes ! Un écrin somptueux, théâtre d’un spectacle à 360°dans les airs, sur les eaux, sous vos yeux, sous la voie lactée !


L

es nuits du côté de l’Orient sont comme incandescentes ; au pays des mille et une nuits elles sont peuplées de rêves et d’histoires fantastiques”

J

e dois secouer la poussière des siècles et réveiller la mémoire du temps. Je suis la lumière de St-Jacques, son âme millénaire”


Opéra patrimonial - Liège, BEL Millénium, un spectacle de mapping laser géant, véritable prouesse technique et première mondiale, afin de rendre un millénaireinoubliable. Pour raconter mille ans d’histoire et faire découvrir la Collégiale Saint-Jacques de Liège au travers de sa richesse architecturale, Luc PETIT et Michel TEHEUX ont imaginé un opéra patrimonialgrandiose et hyper visuel.


L

a nuit des temps m’a assoupie : le voile des siècles a assombri ma lumière. Mille ans… Mille ans qui ont le poids de la vie, de l’espérance, des questions, des souffrances, de la prière d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont fait de ce lieu leur demeure et le symbole de leur conviction. Mille ans… Il me faut me réveiller pour que ces mille ans, ces 365.000 jours et nuits redeviennent présents, la grâce d’aujourd’hui. Oui… debout ! Je suis la lumière de St-Jacques. Pour arracher à l’oubli du temps l’âme de ce lieu choisi, je vous ouvre la porte des couloirs secrets. Chut… suivez-moi discrètement pour ne pas réveiller les saints fondateurs endormis. Ici une crypte. Encore modeste. Dédiée à l’apôtre André. Consacrée en 1016, on lui superposa le reste de l’édifice consacré, lui, en 1030 : une basilique, à trois nefs. Forte. Massive. Précédée de deux tours. Un peu plus tard – enfin… un bon siècle plus tard ! – on édifia à l’avant du sanctuaire le Wesbau, avec trois tours couvertes de plomb. Bref, une église romane, sœur jumelle de tant d’autres lorsque l’Europe se couvrait d’une robe de sanctuaires. Dédiée à St-Jacques le Mineur, bien qu’elle fût gratifiée d’une relique de St-Jacques le Majeur, ramenée de Compostelle en 1056 par le moine Robert. Une église du pays. Solide. Comme la foi de ceux qui la bâtirent. Une église frontière. Sentinelle. Pour protéger les croyants en exil sur la terre et préparer leur entrée dans la cité éternelle. Une église gardienne : la prière des moines devait sanctifier la ville industrielle et marchande. Pour qu’elle reste la ville de St-Lambert.

Venez avec moi… je vais réveiller pour vous un témoin privilégié de cette vocation… la poussière des siècles l’a assoupi : depuis 600 ans, il est alangui sur les stalles aujourd’hui, veuves de la prière des moines. Mieux que moi il vous révèlera l’importance de St-Jacques. Regardez… : ce singe, aujourd’hui accoudoir des stalles du chœur se réveille : il se lève ! (le singe) « Cette abbaye, aux confins de la ville, a eu un rayonnement spirituel exceptionnel depuis sa fondation. Elle fût même à l’origine de monastères en Pologne. Elle devint un centre d’enseignement renommé. De tout temps, dépendant directement de l’évêque, elle joua un rôle politique certain dans la vie de la cité. Entre 1514 et 1538, une nouvelle abbatiale fût construite suite à un effondrement du chœur de l’édifice roman. Seul vestige de celui-ci : le narthex qui fut conservé. Ah ! justement, voici le maître de l’ouvrage. Attention : un homme renommé : l’architecte du palais des princes évêques, Arnold Van Mulken. Bonjour Maître Arnold ! « Bonsoir ! » Je suis honoré de vous accueillir et, déjà, pardonnez-moi mon enthousiasme : il n’est que le reflet de ma fierté ! Je voulais cette abbatiale comme un hymne de pierres. Un hymne à la lumière. A la mesure de l’ultime phase du gothique. Le couronnement d’une époque, d’une spiritualité, celle de l’illumination. Votre projet, Maître Arnold, m’enthousiasme : Les parties hautes ne devaient plus être qu’un piège aérien où viennent s’emprisonner les rayons du jour.


Dans la pierre devenue presqu’impalpable, vous faisiez reculer la fable, le fantastique des bestiaires, les monstres, l’imaginaire parfois satyrique médiéval. Vous éleviez le regard vers la lumière, vous éveilliez l’attention, vous faisiez passer du mystère des secrets de la foi au réalisme de la pensée. La lumière, pour vous, n’était pas seulement élévation ; elle devenait compréhension. Vous écriviez la Collégiale dans la nouvelle intelligence du temps : l’homme ne devait pas seulement habiter un monde créé ; il était invité à le construire et à le transformer. La vieille abbatiale trapue qui enchâssait les trésors mystérieux des reliquaires précieux, comme autant d’incursions de l’au-delà et de l’éternité dans l’incertitude et les terreurs de l’âge présent, avait donc fait place à l’impériale élévation d’une Collégiale qui incarnait l’emprise de l’homme sur la nature. L’entrée du sanctuaire elle-même, autrefois initiatique pour ouvrir sur l’espace sacralisé, devint bientôt décor. La Renaissance allait ouvrir ainsi la porte aux exubérances du Baroque. Regardez-les, adossées aux piliers de la nef gothique : les statues de Jean Del Cour transforment désormais le sanctuaire en mise en scène. La monumentalité de l’effet se déploie sans pudeur ; la raideur hiératique des faces des saints désincarnés fait place aux frémissements de la vie. Souplesse et envol des postures, grandiloquence de l’expressionnisme. Les saints sont devenus les porte-drapeaux d’un discours, une figuration théâtralisée. Le sacré est devenu spectacle. L’église désormais donne à voir plutôt qu’elle n’appelle à se recueillir. Il se fait tard… je vais reprendre ma place séculaire. Sur un accoudoir des stalles du chœur. Je semblerai à nouveau dormir.

Mais n’oubliez pas : rien de ce qui, dans la Collégiale millénaire, captive vos regards ne suffit à faire d’elle un patrimoine respectable ; elle est bien plus que des pierres vénérables. Ne vous fiez pas à ceux qui me regarderont comme une relique de musée : il suffit que vous me donniez la parole pour que je ressuscite la Collégiale endormie. Car, si vous regardez bien, je respire. Je suis vivant. Depuis mille ans. Et pour mille ans encore. Depuis mille ans et pour mille ans encore je suis… Eternellement, l’imaginaire de St-Jacques.

Michel TEHEUX Millénium


Opéra patrimonial - Huy, BEL Faire revivre autrement un récit devenu universel était le challenge à relever pour ce nouveau spectacle créé à la Collégiale de Huy. Une gigantesque croix, symbole d’une histoire mais aussi d’un patrimoine culturel, a servi de support à des projections monumentales qui ont porté le propos et emporté l’imaginaire de chacun. Des danseuses ont ainsi fait renaître le nom de Jésus au travers d’une marionnette qui a pris vie autour de cette croix devenue « acteur du spectacle », mêlant ainsi technologies, performances et traditions. Un résultat surprenant !


M

onter encore. Monter toujours. Enveloppe intemporelle vers le Ciel. Pour introduire la Terre dans les étoiles.”


Opéra patrimonial - Visé, BEL Pour l’inauguration de la restauration de la Collégiale Saint-Martin de Visé, Luc PETIT et Michel TEHEUX ont imaginé un opéra patrimonial. Grâce à ce concept original conçu en relation intime avec le lieu quil’accueille, les spectateurs ont découvert leur patrimoine de façon étonnante et poétique. 80 acteurs, parmi lesquels les 3 guildes des Arquebusiers de Visé et unensemble de saxophonistes, des danseurs et d’impressionnants magiciens du feu ont fait revivre à la cité son histoire par lathéâtralisation de son monument emblématique.


Commémoration - Waterloo, BEL Un champ de bataille rempli de rêves et d’émotions. C’est ainsi queLuc PETIT et VO EVENT ont imaginé INFERNO, le spectacle d’ouverture des commémorations du 200e anniversaire de la Bataille de Waterloo. S’inspirant du poème “L’Expiation” de Victor Hugo pour raconter l’histoire et construire le décor, il transporte les 12.000 spectateurs au coeur de l’enfer du combat et de la poésie du spectacle. Sur une scène de 170 mètres de long,300 reconstituteurs, 50 chevaux et 250 artistes ont recréé la bataille finale de l’empereur dans une ambiance apocalyptique.


L

a pierre, ici aussi, ne pouvait mourir. Pour aujourd’hui et pour demain, elle devait devenir feu”


Opéra patrimonial - Huy, BEL L’histoire de la Collégiale de Huy devient une féerie conjuguant mise en lumière, laser, danse et performances artistiques lorsqu’elle est racontée par le « magicien de l’imaginaire». La Collégiale Notre-Dame est l’un des plus beaux sanctuaires gothiques du pays. La rosace qui perce sa tour est la plus grande de Belgique. Le Trésor, présenté dans la crypte romane, est connu mondialement pour son ensemble d’art mosan et constitue une des plus importantes collections d’art religieux de Belgique.


J

e lève les yeux et ne cesse d’être attiré par les messages à déchiffrer dans ces astres insaisissables.

La vie est pleine de mystères. Regardez ces lueurs éphémères traverser le ciel : elles font remonter le souvenir des vieux récits, ces histoires de promesses qui font chanter la vie. Les entendez-vous, ces chansons qui sentent bon l’avenir, le renouveau, les naissances et l’éternité ?”


Commémoration - Dinant, BEL Le spectacle, à l’occasion du Centenaire de la guerre 14-18, qui restera à taille humaine, sera surtout une évocation des faits, pas unereconstitution. Le but étant de partager des émotions etrassembler les gens autour de leur histoire. Aux alentours du pont et de la Collégiale, centre de Dinant. Un spectacle soutenu par un son etlumière réalisé en collaborationavec Luc PETIT.


Noël des Cathédrales - Liège, Namur, Mons, BEL NOËL DES CATHÉDRALES, par son concept original, « relit » une histoire emblématique et « revisite » des lieux majeurs dupatrimoine architectural. La beauté du spectacle, combinée à l’alliance subtile et poétique de ces deux réappropriations, valorise de manière unique ces lieux habités par la féerie de quelques soirs. Les Cathédrales Saint-Paul de Liège et Saint-Aubain de Namur ainsi que la Collégiale Sainte-Waudru de Mons ont accueilli ce récit de Noël réinventé au travers du regard des mages et de leurcomplicité avec Chamôh qui a conquis le cœur de tous.


E

t là-haut, dans le ciel, une étoile se lève pour guider la caravane des chercheurs”


Conservatoire de Tournai Spectacle d’inauguration - Tournai, BEL Après avoir parcouru le monde entier, c’est un véritable retour auxsources pour Luc PETIT, qui fit ses toutes premières gammes au conservatoire de Tournai. Un spectacle mêlant lumières, danse, musique et magie de l’image, une véritable féerie à laquellenous convie le metteur en scène entouré de nombreux artistestournaisiens.


Opéra patrimonial - Seneffe, BEL Nuit magique au Château de Seneffe. Le soir tombe, les jardins, le théâtre, les allées et les plans d’eau s’embrasent et se revêtent d’or. Une fête flamboyante où 10.000 visiteurs découvrent le domaine et son cadre grandiose au rythme d’un parcours-spectacle allant à la rencontre de danseurs inspirés du théâtre italien, de personnages lumineux, devoltigeurs dans les arbres et de virtuoses du feu, le tout au son de tambours et magnifié de plus de 10 feux d’artifice.


Noël des Cathédrales - Liège, BEL Pour la première fois, une piste était construite dans ce lieu sacré tout le long de la nef afin de permettre aux spectateurs d’être au plus près de cette chorégraphie poétique. Pour accompagner le ballet équestre, des danseurs scintillant de mille feux dans leurs costumes dorés, véritables anges carillonneurs, évoluaient au son des airs joués par une troupe de musiciennes.


Noël des Cathédrales - Tournée Wallonie, BEL Le temps s’écoule, les aiguilles des horloges tournent indéfiniment sur elles-mêmes. Un moment est à peine là qu’il disparaît aussitôt... Sauf que ce soir, le temps s’est arrêté ! Si l’horloger ne retrouve pas la clé magique, les horloges du pays ne pourront pas sonner les douze coups de minuit, annonciateurs du message d’espoir de Noël. Avec le célèbre duo de mimes des Frères Taquins.


Mgr le Prince et la Princesse de Ligne et toute l’équipe du Château de Beloeil, Le Château de Seneffe et toute son équipe, Le Site du Mardasson, Tempora et le Bastogne War Museum, VO Event et Verhulst Events and Partners, L’ASBL Septennales, Mgr Jean-Pierre Delville, M. le Doyen Lambert Wers et le Chapitre Cathédral, la Fabrique d’église de la Cathédrale Saint-Paul de Liège, Mgr Pierre Warin, M. l’Archiprêtre Jean-Marie Huet et le Chapitre Cathédral, et la Fabrique d’église de la Cathédrale Saint-Aubain de Namur, Mgr Guy Harpigny et M. le Vicaire épiscopal Michel Vinckier, le Chapitre Cathédral, et la Fabrique d’église de la Cathédrale Notre-Dame de Tournai, Mgr Laurent Ulrich, archevêque et Mgr Antoine Herouard, évêque auxiliaire, M. le Recteur Bruno Mary, le Chapitre Cathédral de la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille et M. le Recteur Thomas Sanchez, responsable Culture et Communication de la Cathédrale, et responsable du Centre d’Art Sacré de Lille, M. le Doyen André Minet et la Fabrique d’église de la Collégiale Sainte-Waudru de Mons, M. le Doyen émérite Joseph Desonay et la Fabrique d’église de la Collégiale Saint-Martin et Saint-Hadelin de Visé, M. le Doyen André Dawance et la Fabrique d’église de la Collégiale Notre-Dame et Saint-Domitien de Huy, Feu M. l’abbé Achille Fortemps et la Fabrique d’église de la Collégiale Saint-Barthélemy de Liège, M. l’abbé Robrecht Boone et la Fabrique d’église de Saint-Jacques-sur-Coudenberg de Bruxelles,

Le Père Alexandre Denis, curé de la paroisse Saint-Merry de Paris et l’équipe du Centre Pastoral de Saint-Merry-Beaubourg, M. le Vicaire Général Eric de Beukelaer et la Fabrique d’église de Saint-Jacques de Liège, M. le Doyen Wenceslas Mungimur, M. le Doyen émérite Jean-Marie Jadot et la Fabrique d’église de Saint-Martin d’Arlon, M. le Doyen Bernard Van Vynckt et la Fabrique d’église de Saint-Remacle de Marche-en-Famenne, M. le Doyen Jean-Claude Pivetta et la Fabrique d’église de Saint-Pierre de Bastogne, Feu M. le Doyen Nicolas Péters et la Fabrique d’église de Saint-Pierre de Waremme, M. le Doyen Yves Verfaillie et la Fabrique d’église de Saint-Pierre de Beloeil, les accueillants et le personnel de ces Cathédrales, Collégiales et églises,


Les villes, Bourgmestres et Echevins de Arlon, Bastogne, Beloeil, Bruxelles, Dinant, Huy, Liège, Lille, Marche-en-Famenne, Mons, Namur, Seneffe, Tournai, Visé et Waterloo, Les services de Police de toutes ces villes, Les provinces du Brabant Wallon, du Hainaut, de Liège, du Luxembourg et de Namur, Le Commissariat Général du Tourisme, l’Agence Wallonne du Patrimoine, le Département de l’Emploi et de la Formation du Service Public de Wallonie, le Forem, Les Ministres du Patrimoine, du Tourisme et autres services de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Région Wallonne, de la Région de Bruxelles-Capitale, la Cocof, INTERREG, La Loterie Nationale, qui nous ont suivis depuis nos débuts, Ufund, Scope Invest et Belga Film Fund avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement Fédéral Belge, Les Maisons et Offices du Tourisme de Arlon, Bastogne, Beloeil, Bruxelles, Huy, Liège, Lille, Marche-en-Famenne, Mons, Namur, Tournai, A Rachel STREE pour son regard extérieur, A Christian DE CONINCK, Colette SAUVEUR, Francis et Michèle TEHEUX pour leur aide.

Toutes les équipes de création et de production, tous les prestataires techniques et régisseurs qui ont travaillé sur ces projets tout au long de ces années, Tous les artistes et interprètes qui nous ont fait vivre des instants magiques ou qui ont prêté leur voix à ces récits féeriques.


Gil de ANGELIS, Leslie ARTAMONOW, Hugues BAUDOIN, Jean-François BERHIN, Cédric BERTRAND, Vincenzo CHAVIETTA, Benoit DOCHY, Jérémie GENART, Joëlle HENRY, Karine LABUZ, Frédéric LAMBERT, Roger LAMBRETTE, Ernest Sarino MANDAP, Frédéric MOÏS, Francis MOTKIN, Xaviera PAQUET, Patricia PORTETELLE, Luc POTTIEZ, Jean-Marc SCHNEIDER, Snappp Photography, Phillipe SON & Laurent TIXHON


D

“ ans le ciel, les étoiles jetées par les anges se mirent à danser et, comme une aurore boréale, un voile de lumière, pudiquement, enveloppa le mystère de la naissance : Noël sera toujours éter nellement Noël ” Livre créé par Nicholas Maxson-Francombe


Profile for Les Nocturnales

Livre de présentation - Les Nocturnales ASBL  

Livre de présentation des Nocturnales ASBL www.nocturnales.be

Livre de présentation - Les Nocturnales ASBL  

Livre de présentation des Nocturnales ASBL www.nocturnales.be

Advertisement