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EDITO ! Lilly Wood and The Prick sont la révélation du public aux Victoires de la Musique 2011. Un sacre qui reste en totale harmonie avec leur style. Découvert par le public en 2008, ils illuminent à présent le jeune paysage musical français. Et il n’y a pas de quoi se plaindre car depuis plusieurs années, de nouveaux artistes apparaissent, de nouveaux genres musicaux émergent. C’est une révolution qui a un nom. INTERNET ! Un réseau à 100 à l’heure, où la découverte et la promotion de jeunes talents se font en quelques clics. A présent, le milieu musical se renouvelle de jour en jour, n’ayant aucune limite et se laissant porter par la passion. La montée du dubstep, le Phénomène Djing, nous prouvent que les jeunes talents n’ont pas fini de nous surprendre et qu’une chose est sûre, nous n’irons jamais Plus Vite que la MUSIQUE ! Assia Labbas

SOMMAIRE des Musicales ! Edito

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Dossier spécial : Internet

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Focus sur Lilly Wood

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Phénomène DJing

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La Tribune Libre : La montée de Dubstep

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Le live des Musicales

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L’agenda

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Les Musicales Rédactrice en chef : Assia Labbas Secrétaire de rédaction : Audrey Dossou-Yovo Maquettiste : Khadija Ait Taleb Journalistes : Julie Beau, Anaëlle Domitien, Laura Dos Santos, Audrey Dossou – Yovo, Kathleen Dumond, Urielle Ecalard, Amadine Jouan, Kévin Magloire, Tracey Quinet, Cassandra Roselia, Eve Séguret, Enora Thomas.


DOSSIER SPÉCIAL : INTERNET et la Révolution Musicale Internet, de l'obstacle au tremplin Ces dernières années, on a vu internet piller l'industrie musicale via les plateformes de téléchargement illégales. Aujourd'hui la tendance s'inverse et internet et musique cohabitent faisant apparaître de nouveaux talents. Mymajorcompagny.com, Facebook et bien sûr Myspace sont les nouveaux lieux où il est bon de se faire connaître.

Il était une fois ...

Le patriarche musical du web, Myspace.com. Fondé en 2003 (voir en détails l'article sur Myspace dans ce dossier), ce réseau social apparait comme la scène musicale 2.0 de référence. Cet "espace" se manifeste comme une condition sine qua non à toute promotion. De l'éléctro au rock indépendant passant par les musiques du monde, c'est le point d'ancrage des musiciens.

Une arme efficace, le buzz...

"Créer le buzz" une formule qui revient souvent lorsqu'on cherche à se faire connaître. C'est une technique marketing consistant à faire du bruit, du "buzz" autour d'un événement, d'une chanson ou encore d'un artiste. Mission réussie pour le jeune duo Make the girls dance qui ont posté sur le célèbre Youtube.com leur clip vidéo "Baby, Baby, Baby". Résultat: 3 filles nues défilant rue Montorgeuil et 400 000 vues en moins de 24 heures. Plus stratège, Paul van Haver dit Stromae, a lui réussi à fidéliser son lecteur avant même la sortie de son premier album. Avec ses « leçons de Stromae » postées chaque semaine sur Youtube un mois avant la sortie de « Cheese », il a su chatouiller nos oreilles en distillant quelques extraits de son album.

« Music is your business »

Internet c'est aussi l'échange entre producteurs et artistes. La meilleure recette: Mymajorcompagny. Un concept simple mais efficace. L'internaute devient producteur et contribue par achat de « part de contribution » au lancement de l'artiste et de son album. Depuis MMC a éclos entre autre le « Toi+Moi » de Grégoire ou encore Joyce Jonathan. Le jeune artiste élargit ses chances de production et de promotion via le web, un outil plus ouvert que les maisons de disques traditionnelles. Découvertes de mélodies, découvertes de talents et découvertes de producteurs, trois ingrédients qui font du bien à l'industrie musicale. La musique a su redorer son blason auprès de nos artistes-internautes en les mettant en avant, en devenant pour eux un point d'impulsion. Atteints par la révolution internet, les jeunes talents et leurs créations ont su se modeler aux contraintes en les tournant à leurs avantages. Ils ont fait de leur obstacle le web, un tremplin. Anaëlle Domitien

En bref ... Le championnat du monde des Brassens En partenariat avec Daylimotion, la Cité de la Musique de Paris vous propose de postez votre reprise, à une seule condition: portez la moustache! A gagnez: votre vidéo à l'exposition "Brassens ou la liberté". www.dailymotion.com/contest/brassens Des émules de Radiohead Tout droit sorti d'un monde inter galactique, la chorégraphie de leur dernier clip "Lotus Flower" fait sensation sur la toile ! Entre impro, transe et lâchage, les pas de danse de Garth Jennings donnent lieu à des harmoniques de parodies. Anaëlle Domitien

Myspace, la fin d’une ère ? Myspace est un site internet de réseautage. Depuis sa création en 2003, de nombreux artistes tels que les Artic Monkeys, Lily Allen ou encore Colbie Caillat se sont fait connaitre. Devenu un véritable phénomène, d’innombrables groupes ou chanteurs solo ont adhéré à cette plateforme. Avoir un compte Myspace signifie que vous possédez une page sur laquelle il est possible de communiquer avec un réseau d’amis et de publier des textes, des vidéos etc… Les internautes ont ainsi la possibilité de découvrir divers univers et artistes. Cependant, aujourd’hui, Myspace est en perte de puissance. Christophe Benavent, professeur de marketing à l’Université de Nanterre a un avis plus radical : « Myspace appartient au passé ». Cédric, le chanteur des Apatrides, un groupe encore peu connu mais qui est présent sur le web et sur ce site partage cet analyse : « le réseau communautaire a connu son heure de gloire au début des années 2000 et est maintenant complètement dépassé par rapport à d’autres canaux de diffusion ». En effet, la progression fulgurante de Facebook a considérablement contribué à la chute de Myspace. Frédéric Cavazza, consultant indépendant, compétent en ce qui concerne les médias sociaux, écrit sur le blog Médiassociaux.com que si Facebook jouit de la création de 600 millions de comptes, Myspace n’a jamais dépassé les 200 millions. Toutefois, racheté en 2005 par News Corp (célèbre groupe de média et de communication), ce site web change de stratégie afin de pouvoir continuer à exister. Il d’agit essentiellement de repenser la page d’accueil en donnant plus d’importance aux contenu officiel, avoir un partenariat avec Facebook et Google , enfin, d’avoir une plus grande ouverture afin que les internautes puissent observer l’intégralité du contenu sans créer de compte. Notre consultant indépendant résume : « Le plan Myspace est simple : nouer des partenariats pour récupérer des contenus officiels puis exploiter la couche sociale de Facebook ». L’avenir nous dira si ce nouveau positionnement proposé par News Corp pourra sauver Myspace, un site qui, rappelons-le, a fait du bruit ! Kathleen Dumond


Profil d’une Artiste : Zaz, la nouvelle étoile montante de la variété française

© sonymusic

Cette jeune chanteuse française âgée de 30ans, connue sous le nom de Zaz, nous fait partager sa joie de vivre et sa bonne humeur à travers un album qui lui ressemble mêlant les styles jazzy, variété française, soul et acoustique. Son titre je veux, issu de son premier album sorti le 10 mai 2010 lui a ouvert les portes de la célébrité. En effet en 2009, Zaz encore inconnue, laisse entrevoir son univers et son style musical lors de ses représentations dans diverses cafés, cabarets et pianos-bars de la capitale. Elle répond à une annonce sur Internet, repérée ensuite par un producteur, Zaz enregistre son premier album éponyme, contenant des chansons écrites par elle-même et co-composées. C’est pleine d’humilité qu’elle suit son ascension musicale puisqu’en novembre 2010, son premier album est certifié double- platine, elle se voit décerner plusieurs prix dont le prix de la Chanson Révélation par l’Académie Charles Cros, ou encore élue Artiste de l’Année de la Nouvelle scène par les lecteurs de Paris Match. Cette artiste à la voix rauque, pleine de générosité intègre la troupe des Enfoirées 2011 pour une soirée de solidarité à l’attention des Restos du Cœur. La lauréate de la chanson originale de l’année aux dernières Victoires de La Musique n’a pas fini de faire parler d’elle! Cassandra Roselia

Zaz, "Zaz" (Play on)

Rencontre avec Sliimy un artiste à l’univers Pop qui s’est fait connaitre grâce à son blog

Aujourd’hui internet est devenu un tremplin pour de nombreux artistes dans le monde tel que : The Dø, Lily Allen, Sliimy et bien d’autres… Qui se sont vu propulser dans le devant de la scène, grâce à des vidéos qu’ils avaient postées sur des sites comme Youtube, Dailymotion ou encore Myspace. A présent pleins de jeunes artistes utilisent internet plutôt que les traditionnelles maisons de disques, qui ont la réputation de formater des artistes pour se faire connaitre. « Ça ne me dérange pas d'avoir l'étiquette "artiste myspace" » Comment as-tu commencé la musique ? J'ai commencé jeune. Quand j'étais à l'école j'ai fait un peu de chorale. Après ça a vraiment été quelque chose de personnel, dans ma petite chambre j'écoutais beaucoup de musique et je me suis vraiment intéressé à la culture anglaise. J'ai commencé assez tard en fin de compte à écrire des chansons, il y a à peu près un an et demi. Ça s'est fait sur du long terme en fin de compte, mais vraiment des petites choses de chorale et tout ça, voilà. Tu t'es fait connaître grâce à ton blog et ton MySpace, et dans de nombreux articles on te qualifie d'"artiste myspace". Qu’est ce que ce terme signifie pour toi? J'avoue qu'internet a vraiment été un moyen d'exposer ce que je faisais en musique. Après ça reste un moyen qu'il faut aussi essayer de transmettre plus tard dans les concerts et tout ça. Ma première compo je l'ai mise sur internet, et c'était vraiment un moyen pour gérer tout ce qu'il y avait autour, comme ma scolarité, puis de rester dans ma petite ville de Saint-Etienne, avec ma famille et mon cocon. Sinon voilà, MySpace ouais, c'est vrai que ça a commencé par là. Je ne vais pas mentir, je ne vais pas me cacher. Tes sonorités sont très anglo-saxonnes. Quelles sont tes références musicales? En fait je me suis beaucoup intéressé à la culture anglaise depuis que je suis tout petit, et j'ai beaucoup écouté tout ce qui est les Beatles, Kate Nash, Lily Allen, mais aussi Blur, Oasis, tout ça. Après ça a vraiment été quelque chose qui m'a intéressé pas que pour la musique d'ailleurs mais j'ai vraiment eu ce culte pour la culture anglaise. D'ailleurs c'est pour ça que j'écris en anglais, j'ai plus de facilités à composer. J'admire cette culture. Sur ta page Myspace dans tes influences il n'y a pas que des groupes de musique, il y aussi Madrid, Paris, Londres, Saint-Etienne. En quoi le lieu dans lequel tu évolues t'influence? En fait moi quand j'écris des textes je m'influence beaucoup du moment, de tout ce qui se passe aussi dans ma vie. Donc ça évolue. Je fais toujours un rapport avec le polaroïd. Ça peut paraître bizarre, mais c'est vraiment des moments instantanés que j'essaie de capter et je pourrais écrire n'importe où. Dans un train, dans un avion, mais c'est vraiment des moments qui m'inspirent. Des villes ou des films, ou des événements de la vie. Il n'y a pas que la musique qui peut être considérée comme influence, il y a aussi beaucoup d'autres choses qui se passent dans la vie qui peuvent être des influences assez énormes pour la musique. C'est vrai, on n'y pense pas souvent.... Audrey Dossou-Yovo

Sliimy, "Paint your face", (Warner Music)

Oxy Radio : La radio du Val d’Oise sur le web ! La polémique concernant les téléchargements illégaux de musique via l’outil Internet continue d’animer les débats publics. En effet, depuis plusieurs années, cette technologie est pointée du doigt et tenue pour responsable de la crise au sein de l’industrie musicale. Pourtant, des solutions autre que la vente classique de CD se développent dans une volonté de distribution et de diffusion libre de la culture. Consternés par les prix de vente imposés par les gros labels de musique, certains artistes ont décidé de réagir. C’est le cas du groupe de rock américain Nine Inch Nails qui, en 2008, a mis gratuitement en ligne son album The Slip, permettant ainsi aux internautes de télécharger, copier et redistribuer leurs morceaux favoris sans débourser un sou. En contrepartie, le groupe a édité pour les fans différents produits tels que des albums collectors et autres objets promotionnels. Résultat : en une semaine, Nine Inch Nails a récolté plus d’un million de dollars ! De jour en jour plus ancré dans les mentalités, cet élan pour le partage de la musique s’est étendu à d’autres sphères d’écoutes telles que la radio. Premier prix du Jury au concours des initiatives Envie d’Agir en 2008, l’association Oxy Radio a été entièrement pensée pour rendre viable ce concept novateur. Animée par une équipe de jeunes gens enthousiaste et convaincue (les membres de l’association sont pour la plupart âgés de moins de 30 ans), cette web radio a une double fonctionnalité : elle propose aux artistes en herbe un moyen efficace de se faire connaître, quant aux auditeurs, ils peuvent profiter gracieusement du contenu mis en ligne. Partenaire de la ville de Cergy et véritable carte de visite pour les artistes locaux, Oxy Radio offre aux valdoisiens la possibilité de découvrir leur propre scène musicale, pour leur plus grand plaisir ! Source : www.oxyradio.net Ève Séguret


FOCUS SUR… LILLY WOOD AND THE PRICK

Lilly Wood and The Prick, l’association de la voix de la chanteuse en anglais et de la guitare de son compère rend un son bien saillant et piquant ! La signification du nom du groupe est expliquée dans une interview au Parisien : « Notre nom est une terre de contraste entre le garçon et la fille, la musique légère et les textes sombres voire trash », « On est passé devant un magasin dont le nom finissait par Prix, on s’est dit tient ça sonne bien The Prick (NDLR : qui peut vouloir dire « pénis » en anglais. Et moi j’ai joué dans un court-métrage ou j’étais Lilly Wood, la fille de Ron Wood, le guitariste des Stones. Mais bon, si on avait imaginé une seconde que ce nom serait un jour écrit dans un journal, on aurait un peu réfléchi ». Dotés d’une grande originalité, c’est ainsi que ce groupe, et non ce duo, se définit si bien. Ils viennent de remporter un prestigieux prix aux dernières Victoires de la musique 2011, le 9 février dernier à Lille dans la catégorie « Révélation du public » Nili et Benjamin nous emmènent jusqu’au bout dans leur univers qui leur est propre à travers leur premier clip du titre « Down the drain », où nos deux amis se trouvent dans un univers féerique mais dangereux à l’image d’Alice aux pays des merveilles. A notre époque, l’industrie du disque est bousculée, notamment en termes de démarchage. C’est donc grâce à leur prestation scénique mais surtout dû à un outil en vogue qu’ils se sont fait connaître : internet. En effet, ces derniers ont fait énormément de buzz via Myspace et surtout Facebook en étant directement en contact avec leurs fans, diffusant ainsi leurs morceaux et eurs actualités sur ce réseau social. Aujourd’hui, le succès est donc au rendez –vous. Après avoir débuté leur carrière musicale ensemble en 2006, ces deux jeunes parisiens ont rencontrés un premier succès sur le net en 2009 notamment avec leur E .P (sorte de prélude avant leur album) « Lilly who and the what ? » en téléchargement légal sur internet. Ils ont même permis à « Virgin Radio » d’utiliser une de leur chanson « Down the drain » pour le jingle de leur publicité. Influencés entre autres par Johnny Cash et Patti Smith, Lilly Wood and the Prick influence à son tour une nouvelle génération friande de musique novatrice. Source : www.concerts.fr Kévin Magloire

Lilly Wood and The Prick, "Invincible Friends", (Cinq7)

INTERVIEW Lilly Wood and the Prick, seront en concert à l’Observatoire de Cergy le 11 mars prochain. Révélation du Public aux Victoires de la Musique 2011, une tournée dans toute la France, un Zénith en avril, et même une chanson pour Guerlain. Ben et Nili ont le vent en poupe. Rencontre avec des musiciens pas comme les autres... Vous chantez en anglais c’est un choix ou ça s’est imposé tout seul ? Nili : Mon père ne parle pas français et je ne suis pas née en France, donc ça nous a paru légitime de chanter en anglais et aussi je pense qu’on a pas encore envi de s’attaquer à des textes en français parce que c’est un exercice qui est assez dur, on passe après des Gréco, des Brel. Donc à moins de très bien le faire, si c’est pour faire du Christophe Mae autant rien faire... (Rires). Dans la chanson Down the drain, vous dites « donne-moi la sensation d’être un petit poupée, pourquoi ne me violerais-tu pas maintenant », vous pensez que ce serait possible en français aujourd’hui ? Nili : En tout cas Nirvana chante « rape me, my friend », et ça passe donc… Ben : La France commence un peu à s’ouvrir, déjà pour l’anglais. Après pour le chanter en français elle ne l’aurait pas écrit comme ça. Nili : Pas comme ça parce que y a une façon d’écrire aussi. Nous on assume ce qu’on fait, et il y a un coté provoc’ aussi dans ce morceau là. Oui c’est très provoc’, mais c’est assumé. On dit de vous que vous avez un univers proche de celui de Tim Burton, avec ce coté féerique effrayant, qu’en pensez-vous ? Ben : Alors Tim Burton, on ne comprend pas pourquoi on peut le comparer avec nous, après c’est peut être plus Lewis Carroll, mais tout ça, ça vient aussi de notre première image, notre premier clip... Nili : .Qui était très Alice au pays des merveilles, mais qui a été fait avant le film de Tim Burton donc c’est bien plus Lewis Caroll. Ben : Mais c’est un peu notre univers d’être un peu dans le bizarre, décalé avec des animaux. Là c’est un peu moins «glitters» c’est un plus sombre. Nili : un peu plus adulte. (Rire) Dans un autre domaine, est-ce que vous pensez que Myspace a joué un rôle dans l’évolution de votre carrière ? Nili : Maintenant Myspace, ça ne marche plus autant que quand on a commencé. Et encore, nous on est arrivé un petit peu après la bataille. Mais je pense que c’est hyper important. C’est internet en fait ; on est vraiment à une époque où on a un endroit où s’exposer. Y’a une visibilité qui est accessible qu’il y avait pas avant et ça, ça nous a permis de tout faire ! Les rencontres qu’on a fait, on les aurait pas fait si y avait pas eu Myspace et je pense qu’il y a beaucoup de groupes qui arrivent à sortir des albums grâce à ça.


Grâce au rôle de Myspace vous avez été cette année la Révélation du Public aux Victoires de la Musique… Nili : C’est facebook en fait, Myspace a joué mais c’est plus Facebook, on y est toute la journée, on parle au gens, on envoie des photos. On a vachement envie de partager ce qui nous arrive avec les gens parce que c’est grâce à eux. Je pense que c’est grâce à Facebook qu’on a pu motivé les troupes que les gens se sont un petit peu mobilisés. Être « en possession » de cette Victoire de la Musique, ça vous fait quel effet ? Ben : On n’a pas encore vraiment tilté, parce qu’on est en tournée à l’heure actuelle. On est rentré hier chez nous et la Victoire on l’a eu trois heures dans les mains après la cérémonie. On sent un truc mais on n’a pas encore pris conscience, c’est quand même une belle récompense. Nili : En même temps c’est cool parce que ça nous impose un rythme, ça nous permet de continuer à bosser. Ca sert pas à grand-chose d’être chez toi avec ta Victoire et de t’auto-kiffer. D’autant plus que c’est le public qui vous a élu, même si ce sont des professionnels qui vous ont nommé. Nili : C’est d’autant plus agréable, parce que tu te dis que finalement les gens ont cru en toi, sans prétention. Ben : Et puis ça a plus de valeur, que ce soit des gens qui ai voté, pour nous ça donne un vrai sens, plutôt que si c’était des professionnels qui nous avait remis la Victoire. Nili : Bon on n’aurait pas craché dans la soupe non plus (rires) Ben : Mais là, tu te dis c’est des centaines et des milliers de personnes qui ont voté et fait le geste d’aller voter, qui avaient vraiment envi. C’est des gens sur qui tu peux compter et à qui tu dois rendre la pareille maintenant. Nili : Nous on essaye d’avancer en ayant une vraie relation avec les gens qui nous soutiennent, parce que c’est pour les gens que tu fais de la musique même si c’est pour toi aussi. Au final tu fais des concerts pour les gens et c’est grâce aux gens que toi t’es là ; donc faut en être conscient. Maintenant que vous remplissez des salles entières, comment décririez-vous les années à faire des premières parties ? Ben : On le voit comme un passage obligé, qui était hyper cool parce que sans ça on n’en serait pas là. On découvrait tout les jours et on en découvre encore maintenant Nili : En fait, nous, on a fait six mois de premières parties et six mois de tournée en tête d’affiche. Avant on jouait dans les bars mais on a toujours été hyper content de faire ce qu’on faisait parce que les choses ont avancé, assez vite quand même. Dès qu’on croit qu’on n’ira pas plus loin, parce que déjà c’est beaucoup, il se passe encore quelque chose ! On n’a pas le temps de s’ennuyer. Ben : Je ne me souviens pas m’être posé la question quand est ce qu’on sera en tête d’affiche ? Est ce qu’on va remplir la salle ? Je me disais ce soir je vais jouer. C’est une sorte de mécanique, un enchaînement; donc je ne me posais aucune question. Nili : Moi, je me disais ça marchera jamais. Et je me le dis toujours. (rires) Julie Beau

L’œil critique d’Enora Thomas Lilly Wood and The Prick : « Invincible Friends » Un même nom, un même timbre de voix toujours aussi angélique, une même musique toujours aussi profonde et un nouvel album baptisé « Invincible Friends ». Ce duo n’a décidément pas fini de faire entendre parler de lui … Dans le rôle de Lilly Wood, j’ai nommé Nili, franco-israélienne. La jeune femme vivant à Londres, une virée parisienne era alors l’occasion de rencontrer Ben, alias the Prick, musicien errant entre diverses formations. Entre les deux, le courant passe et leurs premiers ébats ne se font pas attendre, le duo se met à composer dès le lendemain … Voici leur second album tant attendu du duo parisien qui, depuis près d'un an, fait l'objet sur la toile d'un sérieux buzz entretenu par des concerts bluffants de maîtrise. Alors, que dire ? Après avoir remporté les Victoires de la révélation du public de l’année 2011, Lilly Wood and the Prick, nous transportent avec légèreté et harmonie dans un univers terriblement séduisant … Que les amateurs de pop, folk, électro, tous à la fois, ou chacun séparément, jettent un œil sur ce qui suit. En 2010, Nili et Benjamin revêtent leurs plus belles plumes pour nous présenter « Invincible Friends ». Le premier morceau « Hey it’s Ok » ouvre le bal, puis s’installe « (No No) Kids » révélant le côté détonnant, follement rythmique de l’album appuyé par l’extravagance d’une Lilly Wood à la personnalité et à la voix unique, farouche mais extrêmement tendre .En effet , quand les guitares s'isolent autour de la voix impressionnante de Nili Hadida, quand les refrains s'enchaînent, accrocheurs, on se dit que, ces deux là ont un sens inné du songwriting. Côté balade, c’est « Cover my Face » qui s’installe en première avec la piste quatre, de quoi relâcher un peu la pression. Cependant, c’est bien du côté de « Little Johnny » qu’il faudra aller, vous découvrirez un titre ancré dans une acoustique sensible et fabuleusement poétique. L’émotion y est palpable. Ben, guitare acoustique en main nous emmène, accompagné d’une Lilly à la sincérité époustouflante, pour nous conter les travers du petit Johnny, perdu entre le sourire et les larmes… « My Best » figure comme l’un de ces morceaux qui nous porte, d’une électro-pop, définitivement dans la mouvance sur un ton synthétisé et des refrains qui en imposent. Dans « This is a Love Song », les refrains animent tout le titre, vous transportant dans une ambiance profondément délicieuse. Simplicité de la partition dans « Hymn to my Invisible Friend » qui laisse tramer un air hypnotique. Lilly Wood et son Prick mangent à la même table que Cocoon, The Dø ou encore Lenka, tout en louchant allègrement sur les mets éléctro type MGMT. Ce duo nous propose des couplets sombres et paradoxalement, transparents, purs et limpides. Ainsi que des refrains qui déploient un univers émouvant, nous déplacent dans un sorte de tourbillon du rêve . Le mélange est piquant et l'alchimie est parfaite. Le plus tient au fait que l'on peut choisir ce que l'on va aimer dans chaque titre : soit on succombe à la voix timbrée et parfaite de Nili, soit on attend le refrain effréné, en songeant à l'explosion que les instrus nous réservent. Au final, « Invincible Friends » est un album sur mesure, à la croisée des chemins, où chacun a pris la liberté d'aller puiser chez l'autre ce qui lui manque pour offrir une pop hybride profondément efficace. Un duo français pétillant, qui semble prendre le chemin de reconnaissance de Cocoon, Puggy, ou Gush, à croire que les frenchy détonnent lorsqu'ils empruntent la langue d’outre Manche…. Iront-ils jusqu'au succès que côtoient les Phoenix ? Vous l’aurez compris , alliant la saveur de productions rock vintage et la beauté rugueuse d’un timbre de voix irrésistible, Nili et Ben, nous offrent une musique griffée mélancolique et composée avec goût entre CocoRosie et Moriarty, nous dévoilant des morceaux d’exceptions, quelque part aux confins de l’errance poétique Sans aucun doute , vous serez conquis par l’alchimie remarquable de ce duo…


Le phénomène DJ-ing Le DJ-ing est né dans le Bronx. Kool Herc fut le premier DJ qui mixa deux disques réellement ensemble pour la première fois, avec deux disques réglés exactement sur le même BPM (Beat Per Minute ou tempo) et superposés de façon à faire un enchaînement sur la même base rythmique (le rythme ne change pas, mais le morceau de musique change). Puis vient le scratch, procédé consistant à modifier à la main la vitesse de lecture d'un disque vinyle sous une tête de lecture de platine vin inventé par DJ Grandwizard Theodore. Depuis, les DJ n'ont cessé de créer de nouvelles techniques de maniement des disques et des tables de mixage. La technique la plus récente est le Beat Juggling ou pass-pass (le jonglage des rythmes). Cette technique permet avec deux disques identiques de recréer une version différente de l'original en les manipulant simultanément par découpage et réarrangement pour former des boucles et de nouvelles phases musicales. DJ Babu fut le premier à utiliser le mot Turntablism pour désigner son art. L'utilisation de ce terme aura un grand écho dans le monde du DJ-ing. Le turntablism est un mot américain désignant l'art de créer de la musique grâce aux platines à vinyles et aux disques vinyles. Par un étonnant retournement de situation, le disque vinyle a échappé aux oubliettes. La platine, l’appareil destiné à les jouer, est devenue un instrument de musique sous les doigts habiles de DJ utilisant les disques comme des bandes de sons et inventant des techniques pour en enchaîner de brefs passages à l’aide de plusieurs platines. Cherchant un équilibre entre expérimentation et virtuosité, certains DJ brisent les frontières du style et s'approchent des musiques électroniques comme le trip-hop, du jazz et du rock et même de la musique classique. Laura Dos Santos

Les nouveaux moyens

Si vous voulez suivre la voie du Dj-ing, plusieurs possibilités s’ouvrent à vous, mais attention cela reste difficile car la demande, contrairement à l’offre, est très élevée. La plus simple, et également plus économique, reste la version Internet où vous pouvez créer vos propres mix en mélangeant styles et artistes, à partir de n’importe quel ordinateur. Ainsi, vous obtenez un son Mp3 ou Wav que vous pouvez diffusez à grande échelle, pour vous faire connaître. On trouve bon nombre de logiciels téléchargeables sur la Toile comme Virtual Dj ou AtomixMp3 qui sont des logiciels gratuits mais convenant plus aux amateurs. Pour les logiciels professionnels, votre choix peut s’orienter vers Serato Live Scratch ou encore Mix Vibes 6DVS, qui sont quant à eux payants. Néanmoins, l’acquisition de platines de bonne qualité reste nécessaire. La marque PIONEER est le leader en la matière. L’autre alternative à l’apprentissage en autodidacte, reste la formation. En effet, on a pu voir au cours de ces dernières années l’intérêt pour le Dj-ing augmenter, et les mesures ont donc été prises en conséquence. Les écoles de Dj proposent donc des formations correspondant à diverses attentes : cela passe de la journée simple à 70 euros à une formation complète s’étalant sur des mois, voire des années. Les prix pour ces dernières varient entre 6 000 et 9 000 Euros. A savoir, une formation de DJ n’apporte pas de diplôme : ce n’est qu’un plus personnel dans le CV. Une fois que vous pensez être prêt, il ne vous reste qu’à vous faire connaître. La manière la plus classique est de créer un compte sur une plateforme de téléchargement et/ou de streaming comme Youtube ou Dailymotion, et de diffuser ses sons, comme font de nombreux artistes en quête de reconnaissance. La persévérance et la passion sont donc de rigueur dans le Dj-ing car peu accessible et désiré, il demeure un monde qui fascine et où les places sont chères. Urielle Ecalard

Interview: Anthony Seixas, alias DJ Massa Pourrais-tu te présenter en quelques mots ? Anthony Seixas : J’ai touché mon premier vinyle et j’ai eu mes premières platines à l’âge de 17 ans mais je suis DJ que depuis 3, 4ans. Mes domaines sont majoritairement le hip-hop et le funk. Je mixe sur vinyle parce que pour moi c’est la base du mixage. Je trouve que c’est un rapport plus humain avec la musique, on vit la musique à travers ses platines contrairement aux mixes fait sur logiciel. D’où est venu ton goût pour le Deejaying ? A.S : Tout d’abord de la musique rap, avec toutes les phases scratchées, les sons de cut killer mais le déclic c'était le film « Juice » avec comme personnage principal Tupac et Omar Epps lors de la scène du battle. Ensuite je suis allé me renseigner sur le scratching et c’est les vidéos du triple champion du monde dans les années 90 « Dj Q bert », considéré comme le plus grand scratcheur, qui m'ont motivées à acheter mes platines Que penses-tu du monde du Deejaying ? A.S : Il devient de plus en plus accessible avec les nouveaux moyens mis à disposition comme les logiciels gratuits que l’on peut trouver sur internet. On peut également trouver des cours de deejaying en vidéo pour découvrir ou approfondir toutes les techniques utilisées dans le hip-hop. Elles ont pour but de permettre à un amateur d’apprendre quelques bases du mixage. Que conseillerais-tu à un débutant qui souhaiterait devenir Dj ? Quels sont les moyens pour se démarquer ? A.S : L’essentiel est d’avoir son propre style et d’éviter d’imiter et de suivre la tendance. Il faut aussi rester ouvert avoir une bonne culture musicale et ne pas s’arrêter à celle qui nous intéresse. Il faut persévérer, y croire et avoir de l’ambition et une petite dose de chance, avoir des contacts et frapper aux portes de temps en temps Laura Dos Santos


LA TRIBUNE LIBRE d’Amandine Jouan.

La montée du Dubstep : Extension des bases de Londres à Paris

Avec des tempos lents et une énergie résultant d’une profondeur résolument distincte des autres sons électro, les basses fréquences du genre musical dubstep sont en pleine expansion. Influencés par de nombreux styles musicaux comme la jungle, le hip hop, le grime ou parfois même la musique classique, les premiers producteurs dubstep ont intégré avec brio des sonorités de tout horizon. En dépit de certains nouveaux producteurs qui peut-être auront tendance à n’écouter qu’exclusivement du dubstep, la qualité de production du genre se fait de plus en plus intéressante et d’une créativité rare.

Retour sur les origines du dubstep Genre musical principalement originaire du sud de Londres, le dubstep découle des mutations du Speed Grarage (ou UK garage) et du 2step, prédominés par des lignes de basses « polyphoniques » directement issues du mouvement reggae-dub. Comme le grime, qui se popularisera plus rapidement, le dubstep se développe sur la base d’une atmosphère urbaine, sur un tempo lent d’approximativement 120 bpm (Battement Par Minute). C’est le producteur de musique électro El-B vers 1999 qui lance le mouvement. Les magasins « Big Apples » en Angleterre (désormais fermés) font partis des premiers à avoir encouragé le développement du genre, participant activement à la promotion du son. Des labels se créent avec de Dj déterminants comme El-B ou encore Jay Da Flex, mais les véritables auxiliaires de cette expansion, ont été les soirées londoniennes, qui constituent une vraie plate-formede valorisation de ce son. Les soirées « Forward », tenues à l’origine au Velvet room à Soho (Londres), offrent aux jeunes producteurs la possibilité d’exposer leurs nouveaux sons. Elles ont permis la genèse d’idées plus créatives et novatrices. Le label dirigé par Ammunition organisant les soirées « Forward » crée également une émission de radio consacrée au dubstep sur Rinse FM, une station pirate majeure de Londres. Cette nouvelle écoute renforce alors le lien entre le dubstep et les environs de Londres. Un des acteurs principaux de la montée du dubstep est Dj Hatcha qui, il y a quelques années déjà, a ouvert, la voie à un son dubstep innovant et plus distinct. Avec la sortie de son « CD Dubstep Allstars vol. 1 », le dubstep se généralise. La collaboration de Dj Digital Mystikz sur cet album offre aux sets de Hatcha une large palette de sons exotiques, allant du reggae dub, et parfois même bercés d’étranges mélodies spirituelles. Le dubstep se forge alors une véritable identité musicale, notamment avec le collectif DMZ (Digital Mystikz et Loefah), qui lui apportera un nouveau souffle. En France, le mouvement se développe avant tout grâce à internet : bloggeurs et communautés en ligne. Le magasin RPM crée dès 2004 une chronique présentant régulièrement les sorties d’artistes dubstep. A peine deux ans plus tard, la série de soirées « Melting Point » est lancée au Point Ephémère à Paris, avec en tête d’affiche Kode9, l’un des Dj les plus respecté de la scène anglaise. Peu à peu, ces soirées prennent de l’ampleur, contribuant à l’extension du mouvement en France. C’est une période féconde pour le dubstep où se rencontrent les acteurs du milieu naissant à Paris. Les soirées « Basement ltd » au Nouveau Casino, lancé en 2007 par les Dj Sinaptic et Greg G, créent une véritable scène dubstep internationale. Les labels français commencent alors à s’éveiller véritablement et à commercialiser des productions d’artistes de l’hexagone. Aujourd’hui, différentes soirées dubstep sont accessibles à notre écoute tous les mois, présentant une multitude de nouveaux artistes. Toujours en quête de créations et d’idées novatrices, il se pourrait bien que du dubstep découle bientôt de nouveaux styles électro.

Quelques liens . inse.fm (la radio pirate londonienne promotrice du dubstep) . Dubstep.fr (premier grand site français consacré au mouvement, on y retrouve les évènements à venir) . www.bbc.co.uk/dna/collective/A10695684 (documentaire sur le dubstep) . www.myspace.com/borgore (artiste dubstep actuel)


Le LIVE des Musicales ! Un vent de fraîcheur a soufflé ce samedi 26 février 2011 sur la scène du Forum de Vauréal, révélant l’ampleur du talent de la jeune auteur-compositeur-interprète Joyce Jonathan. Elle est la première artiste féminine dont l’album a été entièrement produit grâce au financement des internautes via la plateforme communautaire My Major Compagny. Et ils ont eu raison de croire à son succès, car en quelques mois, cette chanteuse à la voix enfantine et aux textes teintés d’impertinence a su conquérir le public qui l’a sacrée Révélation de l’année 2011 aux NRJ Music Awards. Du haut de ses 21 ans, Joyce Jonathan assure sa prestation comme une vraie professionnelle, ponctuant ses morceaux d’interventions humoristiques qui ont donné aux spectateurs une joie communicative. Chantant en cœur les refrains de ses chansons les plus connues, telles que « Je ne sais pas » ou encore « Pas besoin de toi », l’audience semblait envoûtée, ce qui nous laisse penser que la carrière de cette artiste naissante a de beaux jours devant elle. C’est tout ce qu’on lui souhaite ! Ève Séguret

Le LIVE des Musicales !

L’Interview Le Forum de Vauréal accueille Joyce Jonathan pour le plus grand plaisir des Cergy-Pontains et des Valdoisiens. Elle a accepté de passer quelques instants avec nous pour répondre à nos questions. Ce concert au Forum fait parti d’une grande série de concerts depuis Octobre 2010 dans toute la France, avec notamment une date importante à venir, le 28 avril 2011 à l’Olympia de Paris. Comment vivez-vous cette tournée ? Joyce Jonathan : Je vis très bien cette première grande tournée, c’est très excitant car c’est différent des enregistrements en studio ou des émissions, là il y a un vrai contact avec le public et j’aime chanter et partager mes chansons avec les spectateurs. Vous êtes la première artiste féminine qui a été produite par les internautes grâce au label communautaire My Major Company, pensez-vous qu’Internet est un moyen plus efficace aujourd’hui pour se faire connaître en tant que jeune talent? J.J : Je pense qu’Internet est indispensable de nos jours quand on souhaite faire de la musique, car il y a énormément de choses qui s’y passent et qui permettent aux internautes de partir à la découverte de nouveaux artistes. Moi-même j’ai découvert plein de nouveaux chanteurs par ce biais. Avoir un MySpace, une vidéo sur Youtube ou Dailymotion ça constitue un passeport pour les musiciens. Diffuser mes chansons sur le net m’a porté chance puisque les internautes qui ont financé mon projet sur My Major Company ont lancé ma carrière grâce au site. Votre prochain album, prévu courant 2012, poursuivra-t-il l’aventure My Major Company ? J.J : Exactement. Je mettrais à nouveau mes titres en ligne et les internautes pourront investir s’ils le souhaitent. C’est un système qui m’a beaucoup plu pour le premier album et il me tient à cœur de recommencer pour le deuxième. Toujours à propos de ce nouvel album, pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Y aura-t-il de nouvelles surprises telles que celles que vous nous aviez réservées sur votre album collector, dont entre autres les versions de « Je ne sais pas » en mandarin et en portugais, ou encore votre reprise de « Sexy Bitch » de David Guetta ? J.J : Cet album collector m’a permis de me consacrer à d’autres choses, et pour combler les fans il contient en plus un DVD et des versions acoustiques. Il s’agit d’un album de transition entre mon premier et mon second opus, car j’avais hâte de me remettre à jouer. Il faudra patienter encore un peu pour les révélations du second album ! Vous êtes une artiste très jeune, et on vous compare déjà à des artistes confirmées telles que Yaël Naim ou Amy Mac Donald. Qu’est ce que cela vous inspire ? J.J : Cela me touche car ce sont deux artistes que j’admire beaucoup et qui m’ont certainement influencé puisque j’écoute leurs chansons depuis leurs débuts. Ça me fait très plaisir ! (Rires) Ève Séguret

Joyce Jonathan, "Sur mes gardes", (My Major Company)


L’AGENDA DES MUSICALES !

Leur succès, ils le doivent en parti aux 694 internautes qui les ont produits via le label « Spi dard ». Les 2 cowboys des temps modernes n’ont pas fini de vous surprendre avec leurs morceaux folk-rock. Ils reviennent au devant de la scène le 01 avril 2011 à l’Opéra Bastille à Paris où vous pourrez admirer le mélange de style, d’époque et le sillonnagede nouveaux horizons avec un nouvel EP baptisé « Jim Class Hero ».

Ce chanteur parisien originaire de Ménilmontant a depuis 1993 sorti six albums studios ainsi que deux albums live. Ses textes souvent drôles, étranges et poétiques ne sont pas pour déplaire aux publics puisqu’il sort un nouvel album prévu en mars 2011. Vous pourrez retrouvez sa musique allant de la chanson française, classique au rock enlevéle 22 avril 2011 à la Cigale.

Amateurs de pop, électro et chanson française ? Rendez-vous le samedi 30 avril 2011 à la Clef à Saint Germain en Laye à 20h où la musique de Housse de Racket,2 hommes lookés entre Roland Garros et année 80 vous en mettront plein les oreilles avec leur titre « Oh Yeah » aussi utilisé pour une campagne de pub pour Lacoste.

Tracey Quinet

L’EVENEMENT MUSICAL

LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE 2011 C’est en direct du Palais des Congrès que s’est ouvert la 26e édition des Victoires de la Musique. Présenté par Marie Drucker et Aline Afanoukoé sur France 2 et France inter. C’est avec un joli hommage à Jean Ferrat « aimer à perdre la raison » chanté par Maurane et Nolwenn Leroy que la seconde partie des Victoires a débuté (une première a eu lieu à Lille le 9 février dernier). Cinq catégories où plusieurs artistes se sont disputés la Victoire:

Gaëtan Roussel, grand vainqueur des Victoires 2011. © MAXPPP Artiste interprète féminine : La grande gagnante est Yaël Naïm, qui dans un univers pop folk nous a interprétée « Come Home » Album de l’année : Les téléspectateurs ont pu voter sur le site de France 2 et ont élu l’album « Ginger » de Gaëtan Roussel Chanson originale : Les téléspectateurs ont eu toute la soirée pour élire la chanson originale de l’année et c’est Zaz, qui s’est fait connaître en répondant à une annonce sur internet en 2007, qui a remporté le titre avec sa chanson « Je veux » Spectacle musicale/tournée/concert : Pas un mais deux grands gagnants pour cette catégorie. M avec « Au château de Versailles » et Eddy Mitchell avec « Ma dernière séance ». Artiste interprète masculin : C’est l’une des plus belle voix de la chanson française, Maurane, qui a remis la victoire à Gaëtan Roussel déjà récompensé à Lille. On a aussi pu admirer Lilly Wood and the Prick qui nous ont interprétés « This is a love song » où encore Ben l’oncle Soul avec son titre « Soul man » Enfin « la Banane » a été nommée meilleur vidéo clip de l’année même si, comme nous l’a expliqué son réalisateur Gaëtan Chataigner, c’est un clip qui a été un peu censuré. Mais un des moments les plus émouvants de la soirée restera l’hommage rendu à Serge Gainsbourg où on a pu apercevoir plusieurs artistes interpréter ses différentes chansons. Tracey Quinet

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