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TERRE SAINTE du dimanche 27 avril au dimanche 4 mai 2008


Prière de bénédiction des pèlerins

Au départ

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ieu tout-puissant, tu ne cesses de montrer ta bonté à ceux qui t’aiment, et tu te laisses trouver par ceux qui te cherchent ; sois favorable à tes serviteurs qui partent en pèlerinage et dirige leur chemin selon ta volonté : sois pour eux un ombrage dans la chaleur du jour, une lumière dans l’obscurité de la nuit, un soulagement dans la fatigue, afin qu’ils parviennent heureusement sous ta garde au terme de leur route. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Amen !


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Office de Matin du dimanche 27 avril 2008 6ème dimanche de Pâques V/ Seigneur, ouvre mes lèvres, R/ et ma bouche publiera ta louange. Invitatoire Antienne : Nous te louons, splendeur du Père, Jésus, Fils de Dieu. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen, Alléluia. Hymne Auteur : La Tour du Pin / Éditeur : CNPL Lumière du monde, ô Jésus, Bien que nous n’ayons jamais vu Ta tombe ouverte, D’où vient en nous cette clarté, Ce jour de fête entre les fêtes, Sinon de toi, ressuscité ? Quand sur nos chemins on nous dit : Où est votre Christ aujourd’hui Et son miracle ? Nous répondons : D’où vient l’Esprit Qui nous ramène vers sa Pâque, Sur son chemin, sinon de lui ? Nous avons le cœur tout brûlant Lorsque son amour y descend Et nous murmure : L’amour venu, le jour viendra Au cœur de toute créature, Et le Seigneur apparaîtra. Antienne : Voici le jour que fit le Seigneur, alléluia. Psaume 117 1 Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! 2 Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! 3 Que le dise la maison d’Aaron : Éternel est son amour !

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4 Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! 5 Dans mon angoisse j’ai crié vers le Seigneur, et lui m’a exaucé, mis au large. 6 Le Seigneur est pour moi, je ne crains pas ; que pourrait un homme contre moi ? 7 Le Seigneur est avec moi pour me défendre, et moi, je braverai mes ennemis. 8 Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes ; 9 mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les puissants ! 10 Toutes les nations m’ont encerclé : au nom du Seigneur, je les détruis ! 11 Elles m’ont cerné, encerclé : au nom du Seigneur, je les détruis ! 12 Elles m’ont cerné comme des guêpes : (– ce n’était qu’un feu de ronces –) au nom du Seigneur, je les détruis ! 13 On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ; mais le Seigneur m’a défendu. 14 Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut. 15 Clameurs de joie et de victoire sous les tentes des justes : « Le bras du Seigneur est fort, 16 le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! » 17 Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur : 18 il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé, mais sans me livrer à la mort. 19 Ouvrez-moi les portes de justice : j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur. 20 « C’est ici la porte du Seigneur : qu’ils entrent, les justes ! » 21 Je te rends grâce car tu m’as exaucé :

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Messe du dimanche 27 avril 2008 Lecture du livre des Actes des Apôtres 2, 14. 22b – 28 Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit d’une voix forte :« Habitants de la Judée, et vous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd’hui, écoutez bien ce que je vais vous dire. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez bien. Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu, vous l’avez fait mourir en le faisant clouer à la croix par la main des païens. Or, Dieu l’a ressuscité en mettant fin aux douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle le psaume de David : « Je regardais le Seigneur sans relâche, s’il est à mon côté, je ne tombe pas. Oui, mon cœur est dans l’allégresse, ma langue chante de joie ; ma chair ellemême reposera dans l’espérance : tu ne peux pas m’abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Tu m’as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.» Psaume 15 R/Sur les chemins de la vie dirige-moi, Seigneur. Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. » Je bénis le Seigneur qui me conseille : Même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; Il est à ma droite, je suis inébranlable. « Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. Tu m’apprends le chemin de la vie : Devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices ! »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc, 24, 13 – 35

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem et ils parlaient de tout ce qui s’était passé. Or tandis

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Messe du vendredi 02 mai 2008 Lecture du livre d’Isaïe 53, 1-7a Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? A qui la puissance du Seigneur a-t-elle été ainsi révélée ? Devant Dieu, le serviteur a poussé comme une plante chétive, enracinée dans une terre aride. Il n’était ni beau ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n’avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. Pourtant, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était châtié, frappé par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Antienne : En tes mains, Seigneur, je remet mon esprit. Psaume 30 En toi Seigneur, j’ai mon refuge ; garde-moi d’être humilié pour toujours. En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins ; je fais peur à mes amis, s’ils me voient dans la rue, ils me fuient . Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis « Tu es mon Dieu » Mes jours sont dans ta main : délivre- moi des mains hostiles qui s’acharnent. Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur. Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 26, 36-46 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Restez ici, pendant que je m’en vais là-bas pour prier. »

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faire comprendre l’espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles, et la puissance infinie qu’il déploie pour nous, les croyants. C’est la force même, le pouvoir, la vigueur, qu’il a mis en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Il l’a établi au-dessus de toutes les puissances et de tous les êtres qui nous dominent, quel que soit leur nom, aussi bien dans le monde présent que dans le monde à venir. Il lui a tout soumis et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps, et l’Église est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude. Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28, 16-20 Au temps de Pâques, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Jésus s’adresse à ses disciples - Mosaïque

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hemin de croix

Ière Station

Jésus est condamné à mort. R/ Sur les chemins de la vie, Sois ma lumière, Seigneur.

IIème Station Jésus est chargé de sa Croix. R/ Entends le cri des hommes, monter vers Toi, Seigneur ! IIIème Station Jésus tombe pour la première fois. R/ Seigneur, entends la prière qui monte de nos cœurs !

IVème Station Jésus rencontre sa Mère. R/ Chercher avec toi dans nos vies les pas de Dieu, Vierge Marie, Par toi accueillir aujourd’hui le don de Dieu, Vierge Marie.

Vème Station Simon de Cyrène porte la Croix derrière Jésus. R/ Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix. Seigneur fais de nous des batisseurs d’amour.

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VIème Station Véronique essuie la face de Jésus. R/ Je cherche le visage, le visage du Seigneur, Je cherche son image tout au fond de vos cœurs.

VIIème Station Jésus tombe une deuxième fois. R/ Ô Seigneur, pardonne à ton peuple (bis) Ô Seigneur pardonne-nous !

VIIIème Station Jésus rencontre les femmes de Jérusalem. R/ Jésus le Christ, lumière intérieure ne laisse pas les ténèbres me parler. Jésus le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton amour.

IXème Station Jésus tombe pour la troisième fois. R/ Fais de nous les témoins de ton amour !

Xème Station Jésus est dépouillé de ses vêtements. R/ Oui je me lèverai et j’irai vers mon Père !

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CH NTS I - Pour les célébrations eucharistiques •

ALLEZ PAR TOUTE LA TERRE T 20-76 Texte : Aelf Musique : J. Berthier

Allez par toute la terre annoncer l’Evangile aux nations ! Allez par toute la terre, Alléluia ! 1- Chantez au Seigneur un chant nouveau, Chantez au Seigneur, terre entière, Chantez au Seigneur et bénissez son nom ! 2- De jour en jour proclamez son salut, Racontez à tous les peuples sa gloire, A toutes les nations, ses merveilles ! •

AVEC TOI NOUS IRONS AU DESERT Texte : J. Servel Musique : J. Gelineau

1- Seigneur, avec toi nous irons au désert, Poussés, comme toi, par l’Esprit. Et nous mangerons la Parole de Dieu, Et nous choisirons notre Dieu. Et nous fêterons notre Pâque au désert : Nous vivrons le désert avec toi ! 2- Seigneur, nous irons au désert pour prier Poussés, comme toi, par l’Esprit. Et nous goûterons le silence de Dieu, Et nous renaîtrons dans la joie. Et nous fêterons notre Pâque au désert : Nous irons dans la force de Dieu ! 3- Seigneur, nous irons au désert vers ta croix Poussés, comme toi, par l’Esprit. Et nous te suivrons au désert pas à pas, Et nous porterons notre croix. Et nous fêterons notre Pâque au désert : Nous vivrons la folie de la croix.

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G 229


2- Parole du Seigneur, alléluia ! En toi l’amour de Dieu nous est révélé, alléluia ! 3- Nous te voyons déjà, alléluia ! Tous l’univers devient visage du Christ, alléluia !

TENONS EN EVEIL

Texte : D. Rimaud / CNPL

C 243

Musique : J. Berthier

1- Notre Dieu fait toujours ce qui est bon pour l´homme, Alléluia ! bénissons-le ! Il engendre le corps des enfants de sa grâce, Alléluia ! bénissons-le ! Pour lui rendre l´amour dont il aime le monde.

Tenons en éveil la mémoire du Seigneur, Gardons au cœur le souvenir de ses merveilles. 2- Le Seigneur nous choisit pour sa Bonne Nouvelle, Alléluia ! bénissons-le ! Il suscite partout des énergies nouvelles, Alléluia ! bénissons-le ! Pour lui rendre la vie qu´il nous donne à mains pleines. 3- Notre Dieu nous permet de chanter sa louange, Alléluia ! bénissons-le ! Il écoute son Fils dans le cri de nos hymnes, Alléluia ! bénissons-le ! Pour lui rendre la voix qu´il a mise en nos bouches.

Le Christ entouré d’anges musiciens (détail) Hans Memling - Musée d’Anvers

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UN PEU D’HISTOIRE...

En route vers la Terre sainte

au Moyen Âge

Dans les premiers siècles des pèlerinages, quand le pèlerin voulait aller en Terre sainte, il devait obtenir le consentement de ses proches et la permission de son évêque ; on s’enquérait de sa vie et de ses mœurs, on examinait si un vain désir de voir les contrées éloignées ne l’entraînait pas vers les lieux saints. Cette enquête était plus rigoureuse lorsqu’il s’agissait d’un religieux ; on voulait éviter que le pèlerinage ne fût un prétexte pour rentrer dans la vie du monde. Quand toutes ces informations avaient été prises, le pèlerin recevait de la main de l’évêque, à la messe paroissiale, le bourdon et la panetière. Le pèlerin recevait aussi la bénédiction ; une sorte de passeport adressé à tous les monastères, aux prêtres, aux fidèles, leur recommandait le pèlerin, qui devait partir sans retard, sous peine d’être traité de relaps et de parjure envers Dieu ; l’évêque seul qui avait lié pouvait délier dans des cas rares et d’une extrême gravité. Au jour indiqué pour le départ, les parents, les amis, les âmes pieuses, accompagnaient le pèlerin à une certaine distance de la ville ; là, il recevait la bénédiction et se mettait en marche. Durant sa route, le pèlerin était exempt de tout péage ; il trouvait l’hospitalité dans les châteaux sur sa route, et c’était une sorte de félonie de la lui refuser ; il devait être traité comme le chapelain et manger à sa table, à moins que, par humilité, il n’aimât mieux l’isolement et la retraite. Dans les villes, il s’adressait à l’évêque, qui l’accueillait, et dans les couvents, au prieur ou à l’abbé. On lit dans les Devoirs de Chevaliers, l’obligation, pour tous les hommes qui portaient les armes, de défendre le pèlerin, assimilé aux enfants et aux veuves ; s’il tombait malade, les hospices lui étaient ouverts, ainsi que l’infirmerie des monastères ; on prenait soin de lui comme d’un être privilégié. Lorsque les pèlerins s’embarquaient, les prix de leur passage étaient extrêmement modiques, et les statuts de certaines villes, telles que Marseille, par exemple, les dispensaient de toute rétribution quand ils s’embarquaient sur les navires de la cité. Il en était de même à leur retour. Arrivés à leur ville natale, on les recevait processionnellement ; ils déposaient sur l’autel de la paroisse la palme de Jéricho, insigne le plus glorieux de leur pèlerinage. Toutes les classes de la société fournissaient des pèlerins : princes, prélats, chevaliers, prêtres, nobles et vilains. L’espoir de se sanctifier par le pèlerinage était général. En 1054, par exemple, Lutbert, 31e évêque de Cambrai, partit pour la Terre sainte, suivi de plus de 3 000 pèlerins des provinces de Picardie et de Flandre. Quelques années plus tard, 7 000 chrétiens parmi lesquels on comptait l’archevêque de Mayence, les évêques de Ratisbonne, de Bamberg, d’Utrecht partirent ensemble des bords du Rhin pour se rendre en Palestine. (Source : www.jerusalem-pedibus.net)

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L’après pèlerinage

Lors de votre pèlerinage, vous avez pu être touchés par les visites des lieux, sources de notre foi chrétienne, et par les rencontres que vous avez eu l’occasion de faire. Pour vous permettre d’échanger, de mieux comprendre les enjeux et d’analyser la situation dans cette région, le Service Diocésain des Relations avec le Judaïsme, suite à une suggestion de Monseigneur Daucourt, vous propose une réunion :

Samedi 18 octobre 2008 de 9h30 à 12h30 Maison Diocésaine 85 rue de Suresnes – Nanterre en présence du Père Jean Dujardin


LIVRET TERRE SAINTE  

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