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Chronique

politique

Sous la direction de Jean-William Dereymez Les militaires dans la Résistance 1940-1944 Anovi

670 pages – 30 €

À commander auprès de notre service abonnements (+ 6 € de port)

Lorsque l’on parle de la Résistance française, on pense surtout à la résistance civile. Mais il ne faut pas oublier le rôle majeur qu’ont joué bien des militaires. On estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de ceux qui ont participé à la résistance intérieure. Au moins 2 400 membres de l’Organisation de résistance de l’armée (qui n’était pas la seule organisation) y ont perdu la vie. Un passionnant colloque de 2008 vient jeter une lumière nouvelle sur une résistance méconnue. À lire absolument ! À lire sur notre blogue <ww.les4verites-islam.fr> un article sur les ennuis judiciaires de l’imam de la mosquée de Nanterre (accusé d’abus de confiance et de blanchiment).

Sinistre bilan d’une démocratie gauchisante et démagogue l ne serait pas convenable d’être répétitif, mais l’événement, lui, est répétitif. La vérité exige donc, parfois, de se répéter. C’est ce que je vais faire ici. La France est en complet désordre financier, social et sécuritaire. Les responsables et coupables, impardonnables, en sont l’exécutif et le législatif, depuis plus de 30 ans. 562,5 milliards d’euros. C’est le total des dépenses sociales de l’État en 2008 (chiffre établi par Alain Mathieu, président de « Contribuables Associés »). Ce chiffre faramineux doit être actualisé à la hausse et on peut désormais citer le chiffre de 600 milliards d’euros ! On sait qu’une bonne partie des millions de bénéficiaires sont des immigrés. Le budget de l’État proprement dit, fonction publique et obligations régaliennes, est de 367 milliards d’euros (2009), les dépenses de la Sécurité sociale de 347 milliards, sans parler des déficits (100 milliards d’euros en 2011) et des fraudes qui sont énormes (20 milliards de fraude sociale par an, 14 à 28 % des allocations chômage versées, sont indues).

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LES 4 VÉRITÉS HEBDO N° 811 VENDREDI 7 OCTOBRE 2011

Or, phénomène extraordinaire, ces sommes gigantesques ne suffisent pas pour répondre aux besoins. Le législatif et l’exécutif ont endetté la France de la somme vertigineuse de 1 700 milliards d’euros, à laquelle il faut ajouter d’autres engagements de l’État, dont les retraites des fonctionnaires pour plus de 1 000 milliards. À souligner que la dette était, en 1980, avec Raymond Barre, au niveau acceptable de 20,7 % du PIB ; à la fin de l’ère Mitterrand, elle était de 55,5 % ; à la fin de l’ère Chirac, de 64,2 % ; et Sarkozy, à ce jour, en accélérant le rythme, l’a fait passer à 86,2 % du PIB. Ainsi, force est de constater que la gouvernance de la France se fait depuis 30 ans sous le signe du mensonge et de la démagogie. Avec de telles dépenses, une redistribution à tout va, les populations vivant en France devraient être dans un Eldorado. Eh bien, pas du tout. C’est le contraire qui se produit. 8 millions d’habitants vivent au-dessous du seuil de pauvreté, parmi lesquels on trouve 4 millions de chômeurs, certains de ces chômeurs, des Maghrébins notamment, sont au chômage depuis 3 générations. Précisons encore que l’Éducation nationale a coûté aux contribuables 132,1 milliards d’euros en 2010 pour placer la France au 22e rang des pays de l’OCDE, avec 15 % des élèves qui entrent en classe de 6e sans savoir ni lire, ni écrire et 130 000 qui quittent l’école chaque année sans diplôme, ni qualification, tout juste bons pour la drogue et la délinquance. Il est des habitants de ce pays, la France, qui ont faim : 3,2 millions de personnes ont recours en permanence à l’aide alimentaire. On estime qu’en France plus d’un adulte sur dix (12 %) vit en situation d’« insécurité alimentaire ». En matière de logement, ce n’est pas mieux. Nombreux sont ceux qui sont entassés dans des logements insalu-

Reproduction intégrale vivement conseillée avec mention d’origine

Christian Lambert Ancien Ambassadeur de France

bres, surpeuplés de rats et de cafards. Pascale Dietrich-Ragon, de l’Institut national d’études démographiques, constate que 80 % des 520 personnes qu’elle a interrogées, logées dans ces conditions en 2010, sont d’origine étrangère. 29 % sont sans papier. À Paris, ajoute Pascale Dietrich-Ragon, la classe populaire est faite d’immigrés chaque jour plus nombreux. Vivant dans de telles conditions, ces populations développent la tuberculose et, dans des squats et des hôtels borgnes, provoquent des incendies meurtriers. C’est, en France, le retour au Moyen Âge. L’insécurité est logiquement en augmentation partout. À Marseille, braquages et règlements de compte sont quotidiens. Sur toute l’étendue du territoire national, les vols de bijoux à l’arraché sont monnaie courante. Nul n’ignore que cette situation dramatique résulte de l’arrivée de quelque 250000 immigrés par an, 90 % étant sans qualification. Martine Aubry elle-même l’a reconnu: « L’insécurité est partout, la violence est partout. » Quant à la police, espérons qu’elle n’est pas partout en France, comme à Lyon, au service du grand banditisme. Que va-t-il se passer maintenant ? On peut avancer, avec une marge d’erreur réduite, que la gauche gagnera les élections de 2012. Sarkozy a désormais contre lui 75 % d’opinions défavorables. La gauche alors contrôlera les communes, les départements, les régions et tout l’appareil d’État. Elle sera vite débordée par l’extrême gauche. La crise de la dette va s’aggraver. Des problèmes financiers insurmontables vont ruiner la classe moyenne, augmenter le chômage, la précarité, la délinquance. Des troubles graves peuvent en résulter. 3 millions d’immigrés dans les départements à l’est de Paris attendent le pillage général. Tel est le bilan objectif et concret de la démocratie gauchisante d’une France en complète déchéance. n


ISSN 0151-2439

VÉRITÉS 4

VENDREDI 7 OCTOBRE 2011

N° 811

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ÉDITORIAL n Jean Rouxel Borloo, Létard, le centre et le clivage droite-gauche amedi 1er octobre, le socialiste Jean-Pierre Bel a été logiquement élu à la présidence du Sénat – où la gauche a gagné la majorité absolue lors des élections du 25 septembre dernier. On notera, au passage, que le candidat socialiste a obtenu plus de voix (179) que le sénat ne compte de sénateurs de gauche (177), alors même que 5 bulletins (probablement venant de la droite) sont blancs ou nuls, et que la centriste Valérie Létard a obtenu 29 voix. Autrement dit, une nouvelle fois, nous constatons que, malgré les incantations, la droite est incapable de s’unir au moment des élections, au contraire de la gauche. Mais revenons un moment sur la candidature Létard. La première chose qui saute aux yeux, c’est que Valérie Létard remercie bien mal la majorité. Alors qu’elle ne pèse pas grandchose au plan électoral, elle a obtenu un strapontin gouvernemental. Elle a même été désignée comme tête de liste aux dernières régionales, alors qu’elle ne cesse de dire tout le bien qu’elle pense des socialistes. Et, pour ces sénatoriales, son élection a été assurée par l’UMP – à la demande insistante, dit-on, de Gérard Larcher. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Mme Létard n’a pas la gratitude facile!

S Dessin de MIÈGE

4VÉRITÉS

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LES 4 VÉRITÉS 2011 © Publication hebdomadaire (CPPAP N° 1114, I 82 712) Tél. : 01 46 88 09 78 < redaction@les4verites.com > < http://www.les4verites.com >

(webmaster : <webmasteur4v@les4verites.com>)

Siège : 25, rue des Bas 92 600 Asnières – (GT Éditions SARL) Abonnements : 4 Vérités-DIP 18 à 24, quai de la Marne 75 164 Paris Cedex 19 01 44 84 85 48 (Dominique <dominique.varenguin@dipinfo.fr>) ou http://www.les4verites.com Directeur de la publication : Guillaume de Thieulloy Conseiller éditorial : Alain Dumait Rédaction : Jean Rouxel (rédacteur en chef) Le numéro 1,20€ Abonnement 50 numéros 60€ TTC Abonnement de soutien à partir de 100€ Personnes morales (entreprises ou administrations) : 200€, TVA à 2,10 % en sus Imprimerie : Delcambre, Pantin (93) Également disponible en format numérique (nous consulter) Fichiers déclarés à la CNIL (N° 672024) Exemplaire gratuit sur simple demande écrite

La raison de sa candidature au plateau (en dehors du clin d’œil appuyé à la nouvelle majorité sénatoriale, que tout le monde aura compris) a été ainsi présentée par Mme Létard elle-même : « Porter le message que la vie politique n’est pas bipolaire ». Or, de toute évidence, aux élections, la vie politique est bel et bien bipolaire. On peut le regretter. On peut préférer le suffrage proportionnel au majoritaire. Mais, on ne peut pas faire comme si, au moment décisif, il n’y avait pas un bloc de gauche contre un bloc de droite. Entre lesquels les centristes sont obligés de choisir. D’ailleurs, Mme Létard, bien que faisant mine de ne pas choisir, a clairement choisi : elle a fait élire Bel dès le premier tour. Ironie de l’histoire : au même moment, Jean-Louis Borloo, mentor de Valérie Létard, jetait l’éponge pour les élections présidentielles de 2012, avec ce message : « La dynamique des centres n’est pas suffisante pour être présente au deuxième tour de la présidentielle. » C’est l’évidence même. Espérons que les autres centristes le comprendront aussi bien que JeanLouis Borloo. On peut certes avoir des affinités idéologiques démocrates-chrétiennes ou radicales, mais, au moment du vote, la seule question qui compte réellement est : êtes-vous de gauche ou de droite ? n

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»

Tout ce qu’on ne connaît pas paraît magnifique. Tacite

SOMMAIRE

2Â 3Â 4 5 6Â 7Â 8

Crise : soigner les causes ou les effets ? par Bernard Trémeau

Chiffres Significatifs Retrouver le souffle libérateur de 2007

par Gilbert Capy

Divers faits Votre opinion nous intéresse Le courrier des lecteurs

École laïque et hallal obligatoire

par Françoise Moulin-Lerat

Il faut en finir avec l’État-providence !

par Serge Douplitzsky

Communication

Le déclin du continent européen par Guy Millière

Sic

La chronique politique

de Christian Lambert

Faites connaître autour de vous

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Chiffres Significatifs

ÉPARGNE > Les Français épargnent actuellement, en moyenne, 17 % de leurs revenus (soit 1,1 point de plus qu’il y a deux ans), loin devant les Allemands (autour de 12 %).

Économie Économie Bernard Trémeau

EBAY > On estime que, toutes les secondes, le site de commerce en ligne eBay enregistre 1 450 euros d’achat. VIOLENCE > Au cours de l’année 2010, les vols avec violence et sans arme ont augmenté de 9 %. Et même de 13 %, si on ne prend en compte que ceux dont les victimes ont été des femmes. ALZHEIMER > 36 millions de personnes dans le monde sont atteintes de la maladie d’Alzheimer – chiffre qui devrait tripler d’ici 2050. ISRAËL > 35 % des Français estiment que la France soutien trop Israël et 14 % qu’elle ne le fait pas assez. VIOL > En moyenne, 137 femmes se font violer chaque jour en France (dont 10 % seulement portent plainte). ÉNERGIE > En 2003, les importations d’énergie ont coûté 23 milliards d’euros à la France, soit 10 % du revenu de ses exportations. En 2010, ce chiffre était passé à 48 milliards d’euros, soit 25 % du revenu des exportations. ROUMANIE > 50 % des Roumains considèrent qu’ils vivaient mieux à l’époque de Ceaucescu. IRPP > L’impôt sur le revenu rapporte en France 7,5 % du PIB. C’est presque deux fois moins qu’en Suède (13,8 %), mais c’est aussi moins qu’en Italie (11,6 %), au RoyaumeUni (10,7 %), en Australie (10,2 %), aux États-Unis (9,9 %) ou en Allemagne (9,6 %). En revanche, c’est plus qu’en Espagne (7,1 %) ou au Japon (5,6 %).

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Chômage et parité fixe

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e chômage envahit l’Europe, les banquiers spéculent et la crise européenne perturbe maintenant le monde entier. José Manuel Barroso est inquiet. Les banques centrales américaine ou japonaise supplient les Européens de trouver d’urgence le moyen de stopper la spéculation contre l’euro. Les gouvernements européens veulent bien payer les dettes de la Grèce, qui ne sont pas trop élevées, mais non celles de l’Espagne ou du Portugal, bien plus importantes. Ils sont aussi agacés par la façon dont l’Allemagne et la France essaient de prendre le pouvoir économique en Europe. Le gouvernement actuel de la France annonce qu’il va demander aux autres gouvernements européens de punir les vilains banquiers qui spéculent. En les taxant quand ils vendent ou achètent des actions ou des obligations. Et plusieurs gouvernements européens semblent être d’accord. Les agences de notation sont dans leur collimateur. Comme ce qu’elles annoncent n’est pas flatteur, on les accuse d’être incompétentes. Les socialistes français, qui viennent de prendre la majorité au Sénat et pensent bien la prendre en France en 2012, en rajoutent : pour sauver les PME françaises, il faut prendre le pouvoir en y devenant actionnaires majoritaires, et, ensuite, il faut les empêcher de licencier si elles annoncent des bénéfices (bénéfices faits à l’étranger…). Tous les responsables politiques, médiatiques ou écono-

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miques interviennent à longueur de journée. Ils commencent tous par nous dire qu’il ne faut pas nous affoler. Mais, plus le temps passe, plus la crise s’aggrave. On les croit de moins en moins. Ils nous disent tous, aussi, que ce ne sont pas eux les responsables de la crise, mais que ce sont les vilains banquiers qui spéculent. Or, les banquiers vendent ou achètent des actions (ou de l’or) en fonction des lois que les politiques imposent aux peuples. Quand ces lois ne perturbent pas l’économie, les banquiers n’ont pas l’occasion de spéculer. Dans le cas contraire, les banquiers interviennent et spéculent. Et ils sont suivis par ceux qui cherchent à bien placer leurs économies. Un exemple illustre ce fait. Quand les taxes imposées aux entreprises dans deux pays qui ont des échanges commerciaux sont identiques, les « spéculateurs » n’ont pas l’occasion d’intervenir. Mais quand les taxes sont supérieures dans un des deux pays (c’est le cas de la France), les banquiers achètent les actions des entreprises situées dans le pays le moins taxé. Ils savent que les entreprises de ce pays feront plus de bénéfices. Les responsables politiques leur offrent ainsi une belle occasion de spéculer et ils le font sans hésiter. Un fait nous semble extraordinaire. Dans cet immense brouhaha économique, pas une seule fois, il n’est fait allusion à une contrainte essentielle des politiques sur l’économie. Car, avec la création de l’euro, une parité fixe unit nécessairement

<tremeau.bernard @wanadoo.fr>

les anciennes monnaies à l’euro, donc entre elles. La monnaie unique impose cette parité fixe. Or, depuis plus de 10 ans, cette parité fixe n’a pas été modifiée. Dans chaque pays, les prix de production augmentent de façon différente. Chaque peuple a son propre comportement. Ils augmentent lentement en Allemagne, ils augmentent plus rapidement en France : environ 3 % de plus tous les ans, ce qui fait 30 % au bout de 10 ans. La même voiture fabriquée en France vaut donc 30 % de plus que celle qui est fabriquée en Allemagne. Le spéculateur fait ce constat. Mais un enfant de 10 ans en ferait tout autant. Le spéculateur vend donc ses actions Renault et achète des actions Volkswagen. Les responsables politiques actuels veulent conserver l’euro qui présente, selon eux, de sérieux avantages. Parfait. Mais, pour y arriver, ils mettent en place un système inefficace : ils s’engagent à payer les dettes de ceux qui dépensent trop. Or, chaque jour qui passe augmente, du fait de la parité fixe, le déficit du pays où les prix grimpent le plus rapidement. Cette parade est absurde, car elle ne corrige pas la cause, mais les conséquences. Nos responsables doivent impérativement, et d’urgence, modifier les parités fixes maintenues trop longtemps. S’ils ne le font pas, la zone euro va exploser. S’ils le font, ils peuvent alors espérer conserver l’euro. Pourquoi donc ce silence assourdissant sur ce point essentiel de notre vie économique? n

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Gilbert Capy <cpy.gbt@cegetel.net>

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e 1974 à 2007, le pouvoir suprême a été exercé par la gauche et par la droite contrôlées l’une comme l’autre par la haute fonction publique au détriment de la société civile. Depuis 1945, la haute fonction publique bénéficie d’avantages statutaires qui lui ont permis d’acquérir légalement une position hégémonique sur la société civile. Avantages déterminants concernant le statut qui est appliqué aux fonctionnaires s’ils sont élus. Avantages obtenus sous la contrainte par les communistes en 1945, et concrétisés par des ordonnances de De Gaulle. Ces ordonnances constituent la base de la création progressive en France de l’État communiste dont ils rêvent et qu’on voit s’installer inexorablement (56 % du PIB est contrôlé par l’État). La France devient un État avec une nomenklatura intouchable et une société civile réduite progressivement à la misère (retour des mendiants dans les rues 1983, restos du cœur 1986, RMI 1989, CMU 2001…). Ainsi les fonctionnaires ont-ils pris d’abord le contrôle direct ou indirect d’une majorité de mairies, puis des départements et, enfin, des régions. En 1988, ont été votées, sur proposition conjointe de Chirac et Mitterrand, tous deux chefs de partis contrôlés par la haute fonction publique, des lois sur le financement des partis. Ces partis étaient composés essentiellement de militants issus des secteurs protégés, vivant soit des prélèvements obligatoires, soit des monopoles d’État, tandis que ceux, peu nombreux, issus

Plaidoyer pour une société civile libérée du secteur marchand, qui adhéraient à ces partis étaient traités un peu comme des harkis. D’autres petits partis, comme le FN ou le parti libéral, vivotaient, leurs militants n’ayant pas les mêmes possibilités de se libérer de leur travail pour militer. En 1988 donc, Chirac et Mitterrand ont concocté une loi sur les financements des partis, permettant surtout aux partis au pouvoir de bénéficier du financement par l’impôt. Ces lois comportent des règles d’accès au financement par l’impôt tellement draconiennes qu’elles interdisent l’accès au pouvoir d’un parti issu directement de la société civile. D’un côté, il y a des partis en place, qui bénéficient d’une rente de situation et n’ont même plus besoin d’adhérents. Et, de l’autre, une société civile beaucoup plus nombreuse, qui n’a plus la possibilité de créer un parti susceptible de la représenter. Cette impossibilité a été renforcée par les lois de 1993 sur la communication qui ont conduit, en gros, à la situation selon laquelle un parti issu de la société civile ne peut plus communiquer autrement que par lettre ou tract personnel. Ainsi la société civile a-t-elle été exclue du pouvoir. C’est la raison pour laquelle, chaque fois qu’un homme politique issu de la société civile essaie de faire quelque chose, il est immédiatement suspecté de fraude et doit justifier de ses sources de financement. Seulement, la société civile a mis un gravier dans la machine, au moment de la création de l’UMP en 2002. Bon nombre de militants de petits partis issus de

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la société civile se sont concertés pour adhérer en masse à l’UMP, au point d’en prendre le contrôle. Cette opération a permis de contourner les lois de 1988, de neutraliser l’aile droite de la haute fonction publique, et d’enfin, bénéficier du financement par l’impôt. Nicolas Sarkozy a été élu premier président de la Ve République issu de la société civile. Depuis 2007, il a essayé de redonner à la société civile la place qui lui revient. Arrivé au pouvoir, Nicolas Sarkozy a trouvé en face de lui une fonction publique largement politisée grâce aux ordonnances de 1945, hostile à toute tentative de réforme susceptible de réduire son hégémonie. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont dû louvoyer face au blocage frontal de la fonction publique, au grand dam de certains électeurs qui trouvaient qu’ils n’allaient pas assez loin, ni assez vite. Il devient urgent que les Français comprennent que la société civile a été progressivement mise en esclavage par la haute fonction publique, pendant les 34 ans qui ont suivi les 30 glorieuses. Que chaque électeur de la société civile pense à ce que nous avaient laissé nos pères en 1974, et à ce que nous laisserons à nos enfants après déjà 34 ans de pillage de la France. n

Grève « C’est un drôle de pays, la France, où les négociations ont toujours lieu après le déclenchement des grèves et non avant. » Françoise Giroud

ARABIE > Le roi Abdallah vient de décider que les femmes pourraient voter et se présenter aux élections municipales organisées en Arabie Saoudite en 2015. DÉLINQUANCE > Les forces de police estiment que 2 % de la délinquance commise sur le territoire national sont le fait de ressortissants roumains. RICHESSE > Alors que majorité et opposition se disputent sur la taxation des « riches », un sondage montre que, pour 66 % des Français, le seuil de revenu à partir duquel on peut être considéré comme riche est inférieur à 5 000 euros nets par mois. « Mieux » encore : 22 % des Français estiment que l’on est riche, si on gagne plus de 2000 euros nets par mois. TENACES > Les services fiscaux ont récemment réclamé la somme de 13 euros à un contribuable vosgien… mort en 1949. ENLÈVEMENT > Mise en place en 2006 par le ministère de la Justice, l’Alerte enlèvement a été utilisée pour 13 enfants depuis cette date. À chaque fois, elle a permis de retrouver rapidement l’enfant, après plus de 400 appels téléphoniques aux enquêteurs. EURO > 52 % des Français pensent que l’avenir de l’euro est compromis, mais 67 % estiment que la France doit rester dans la zone euro.

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Divers faits

Politique Politique

DETTE > Contrairement à ce qu’on lit souvent, la note que décernent les agences de notation n’est pas directement corrélée avec le taux d’intérêt de la dette publique. Ainsi, la France, qui dispose d’une meilleure note que les États-Unis, emprunte actuellement autour de 3 % sur 10 ans, quand les États-Unis empruntent autour de 1,9 %.


Votre opinion nous intéresse

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» Courrier des lecteurs Nous écrire, c’est courir le risque d’être publié…

Sénat

Droite et gauche

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1 avril 1997, date mémorable, Chirac donne l’Assemblée Nationale à la gauche. 25 septembre 2011, autre date historique, Sarkozy donne le Sénat à la gauche. La méthode est différente, mais le résultat est le même. Ne perdons plus de temps, ni d’argent : votons tous à gauche ! Ou, si l’on veut du changement, allons-y, les gars de la « Marine », donnez-vous la « Pen », et tout ira mieux !

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G. B. Marignane (13)

Primaires PS

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uand on écoute les débats des candidats du PS aux primaires, il y a de quoi se poser des questions. En dehors du programme, de moins en moins commun, les idées contradictoires fusent : les uns sont pour une TVA sociale, les autres sont pour toujours plus d’État. Quant à la question de la réduction concrète de la dette, alors là, c’est de plus en plus flou !

»

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a gauche a toujours critiqué le mode de scrutin sénatorial, lui reprochant de favoriser « la France profonde des territoires ». Elle souhaite une plus forte représentation des citadins. En fait, les citadins seraient surreprésentés à l’Assemblée Nationale, les ruraux au Sénat ; mais un certain équilibre se crée, l’anonymat de la ville autorisant les innovations, voire les idées iconoclastes ; le qu’en dira-ton des campagnes modérant les évolutions brutales. Ce qui n’empêche pas la France des terroirs d’évoluer, les dernières élections le montrent. Alors quel serait l’intérêt de deux chambres dont les collèges seraient homogénéisés ? La réforme de la haute assemblée n’est donc pas à rechercher dans ses modalités d’élection, mais plutôt dans la nature de sa représentativité ; comme l’Assemblée nationale, le sénat représente les populations, c’est cela qu’il faut changer. Il pourrait, par exemple, représenter les catégories socio-professionnelles en fusionnant avec le Conseil économique, social et environnemental.

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Charles-Bernard de Préval Dijon (21)

Désastre monétaire

Albert Bonnenfant <albert-bonnenfant@orange.fr>

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epuis une vingtaine d’années, je suis très inquiet sur l’avenir du système monétaire mondial. Je pense que ce système ne peut perdurer avec une masse monétaire fiduciaire qui n’est que de 10 % (contre 90 % de monnaies virtuelles composées pour l’essentiel d’obligations d’États et de dettes diverses). L’énormité des dettes des pays occidentaux vivant au crochet des pays pauvres ne peut que déboucher sur un désastre. Ce comportement suicidaire est, en grande partie, à porter au crédit, si j’ose dire, de la mentalité gauchiste de tous les gouvernants qui se sont succédé depuis trente ans. Il paraît de plus en plus probable que l’échafaudage va s’écrouler, entraîné par la chute de la Grèce. La vraie question est quand. Ce pourrait être une chance pour la France si la gauche était au pouvoir ! Pour ses électeurs, elle porterait alors la responsabilité du désastre et elle serait emportée (du moins, je l’espère). La France pourrait alors se reconstruire sur des bases saines.

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»

Jean-Claude Lambert <jean.claude.lambert.3@cegetel.net>

Pour une vraie condamnation à perpétuité e suis opposé à la peine de mort pour une seule raison : un pays ne devrait pas commettre en mon nom le même crime que celui pour lequel un coupable est condamné. Je suis pourtant loin d’être laxiste. Je reconnais que l’élimination physique de certains criminels est le seul moyen d’éviter qu’ils ne tuent à nouveau. Ne pas les exécuter peut donc, pour certains, équivaloir à la condamnation à mort de leurs futures victimes. La seule solution est donc la prison à vie. Vraiment à vie ! Une solution inhumaine, diront certains ; une solution coûteuse, diront d’autres. La privation de liberté, même pour quelques mois

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ou quelques années, est, en elle-même, inhumaine. Mais le crime est inhumain et doit être puni à la hauteur de son atrocité. La condamnation à vie, sans aucune remise de peine, resterait exceptionnelle. Quant à son coût, l’exemple américain qui montre des condamnés à mort restant en prison parfois vingt ans avant d’être exécutés, après avoir épuisé toutes les procédures de recours possibles dans un État de droit, montre que la peine de mort n’est guère moins coûteuse pour la société. n Roger Saint-Pierre La Rochelle (17)

Affaire Neyret

«

ous ceux qui exercent des responsabilités, a fortiori des policiers, doivent être irréprochables, ne serait-ce que parce qu’ils sont regardés comme des modèles. Ceci vaut aussi pour les politiques, mais les affaires récentes de corruption montrent qu’ils sont, parfois, plus soucieux de clientélisme que de défense des intérêts généraux. Un homme politique pris « la main dans le sac » devrait être inéligible à vie. Malheureusement, en France, ce n’est pas ce que l’on constate !

T

»

Aline Adam Paris (75)

Valeurs républicaines

«D

epuis l’Antiquité, les productions littéraires de type polémique ont toujours eu pour auteurs des opposants aux pouvoirs en place – l’objectif était d’en faire ressortir les abus. Il semble que, dans ce domaine, un virage à 180 degrés ait eu lieu ces derniers mois, car ce ne sont pas moins de trois fidèles servantes de l’établissement (Caroline Fourest, Nathalie Kosciusko, Laurence Parisot), qui viennent de larguer coup sur coup leurs petits paquets empoisonnés contre Marine, alors que l’on ne sait même pas encore si cette dernière arrivera à se présenter à l’élection présidentielle. Cette interprétation des « valeurs républicaines », qui doit réjouir dans leur tombe certains de leurs pères fondateurs comme SaintJust, Marat et Fouquier-Tinville, pour ne citer qu’eux, permet d’augurer de grands moments de démocratie pour 2012 !

»

Jean-Luc Escoffier Lyon (69)

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Cantines scolaires et soumission à l’islam isant par hasard les menus d’une cantine scolaire de Nantes, j’ai constaté des changements dans le choix des aliments proposés. Ne voulant pas m’arrêter à ce seul cas, j’ai recherché pour septembre 2011 ce qu’il en était dans d’autres villes de France. Mes conclusions ont été confirmées. Subrepticement, des chamboulements ont eu lieu partout, afin de satisfaire les exigences en matière de repas de la religion islamique. Ainsi, certaines villes, comme Montpellier, Metz ou Toulouse, ne servent plus de porc. D’autres villes n’en proposent plus qu’au cours d’un seul repas dans le mois : Besançon, Lyon… À Châteauroux, on ose encore en offrir 3 fois ! Adieu le boudin noir purée, les saucisses lentilles, la choucroute ! Le cassoulet, un des plats préférés des Français, est revisité : quand il est proposé, on précise entre parenthèses (manchon de canard et chipolata de volaille). La saucisse de Strasbourg n’est plus ce qu’elle était, elle est devenue saucisse de volaille ! À Strasbourg, d’ailleurs, les spécialités locales s’adaptent. On y mange les spaetzles à l’alsacienne, sans porc. Même chose pour la tarte à l’oignon. Après le porc qui tend à disparaître, il est un autre changement très significatif dans pra-

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Résistance

«D

es affichettes informatives, rédigées uniquement en langue arabe, arrivent en force sur les devantures de certaines banques ou de certains magasins. La présence de viande hallal se fait de plus en plus visible sur les étals de certaines boucheries. En contrepartie, il me semble que, depuis quelques mois, les publicités en rapport avec le porc, fleurissent sur le petit écran. Si cette tendance pouvait envahir les panneaux publicitaires de nos villes, cela me comblerait d’aise. N’en déplaise aux diététiciens, cette constatation me paraît être salutaire, sinon dans le domaine médical, du moins du point de vue psychologique !

»

Antoine Esposito <esposito.antoine@wanadoo.fr>

Élections

«L

e résultat des élections sénatoriales n’a surpris personne. Celui des présidentielles ne fait aucun doute, si l’UMP continue à vouloir présenter Sarkozy et

tiquement toutes les cantines : le poisson n’est plus servi le vendredi, comme il était d’usage de le faire depuis l’existence de la restauration scolaire pour satisfaire alors les catholiques pratiquants. Qu’on mange le poisson un autre jour que le vendredi au nom de la laïcité, soit ! Mais, alors, pourquoi le porc est-il en voie de disparition dans les menus, au nom de la pratique islamique ? Le principe de la laïcité ne devrait-il pas s’appliquer à toutes les religions ? Autre constatation : on propose de plus en plus de viande hallal, sous la pression de certains parents qui interdisent à leurs enfants de manger de la viande d’animaux qui n’auraient pas été tués selon le rite musulman (exemple à Libercourt dans le Nord). Le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, serait précurseur en la matière. Il aurait déclaré : « Nous servons de la viande hallal par respect pour la diversité, mais pas de poisson le vendredi par respect pour la laïcité. » Ces propos non démentis par leur auteur témoignent vraiment d’un esprit d’équité des plus contestables. Les gens de gauche, depuis Jules Ferry, ont brandi sans relâche leur credo de la laïcité. Pourquoi s’inscrivent-ils maintenant aux

persiste à vouloir tourner le dos au FN, alors que la gauche caviar s’allie régulièrement avec les partisans de Mao et de Staline – le tout, sous un pseudo-prétexte de moralité. On croit rêver, quand on entend chaque jour parler d’un nouveau scandale concernant ces pseudomoralisateurs ! En ce qui concerne le président, il est l’homme le plus détesté de France. Velléitaire, vantard, versatile, et parfois vulgaire, voulant donner des leçons au monde entier, alors qu’il n’est même pas capable de faire régner l’ordre dans le 9-3, il constitue la parfaite « machine à perdre ».

»

abonnés absents devant la religion islamique ? La soumission aux exigences de plus en plus omniprésentes des islamistes de France est intolérable, plus encore que les exigences elles-mêmes. Je rappelle que les musulmans représentent environ 10 % de la population française (tous n’étant d’ailleurs pas pratiquants). Les élus n’ont pas à adapter les menus dans les cantines pour satisfaire les revendications d’une minorité. En outre, si l’école est obligatoire pour tous, il n’y a pas d’obligation à prendre les repas dans les cantines. À signaler l’attitude courageuse d’un maire d’une petite ville de la banlieue toulousaine. Il a déclaré : « Je ne crains pas le communautarisme, je le constate. » Il a alors décidé, au nom de la laïcité, de ne servir qu’un repas unique dans les écoles. Les cantines de Castanet-Tolosan ne proposeront plus de repas différenciés, avec ou sans porc, ou encore sans viande. Une telle mesure va dans le sens d’une meilleure intégration de populations d’origines diverses qui veulent devenir françaises. n Françoise Moulin-Lerat

Châteauroux (36)

Taxons les mallettes !

«P

our renflouer les caisses de l’État : la Justice devrait saisir les carnets de Bourgi et taxer à 100 % les bénéficiaires de fonds occultes sur les sommes reçues. On pourrait aussi imposer à 90 % les footballeurs sélectionnés pour être grévistes lors de la coupe du monde, sur l’ensemble des sommes perçues au cours de l’année concernée. Il leur en resterait bien assez pour vivre. Le contribuable de base ne verrait là qu’un retour à une meilleure justice sociale.

»

Georges Fougerolles

Joseph Ponset

Paris (75)

<joseph.ponset@wanadoo.fr>

DSK

Droit du sol

«C

e n’est pas parce qu’une renarde va faire ses petits dans un poulailler que les renardeaux deviendront automatiquement des poules.

»

Jacques Janrot <jacques.janrot@hotmail.fr>

Reproduction intégrale vivement conseillée avec mention d’origine

«

nterrogé avec grande complaisance par Claire Chazal, DSK a affirmé qu’il n’y avait eu ni violence, ni argent avec N. Diallo dans son rapport sexuel reconnu. Cela signifie que, sans l’avoir jamais vu auparavant, cette femme a été frappée d’un coup de foudre aussi instantané qu’irrésistible à la vue de ce petit bonhomme

I

bedonnant, au point de lui imposer un rapport sexuel qu’il ne souhaitait pas ! Indépendamment de l’impossibilité physiologique, il se moque des téléspectateurs et insulte les femmes. En réalité, étant un des hommes les plus puissants de la planète, il doit penser que le droit de cuissage existait toujours. Bref, un comportement typique de la gauche caviar !

»

Jean-Marie Pichard <jeanmarie.pichard@orange.fr>

Islam

«L

’islam est né 800 ans après le christianisme. Où en était le christianisme il y a 800 ans ? Entre la 4e et la 5e croisade, cherchant à s’imposer par la force. Où en est l’islam aujourd’hui ? Il cherche à s’imposer par la force. Il a donc toujours 800 ans de retard sur le christianisme, et ce n’est pas avec les idées qu’il propage qu’il avancera !

»

François Delmond <delmond.francois@gmail.com>

LES 4 VÉRITÉS HEBDO N° 811 VENDREDI 7 OCTOBRE 2011

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Communication

ARTE > « Les programmes qui sont regardés sur notre antenne par les plus de 55 ans séduisent sur notre site arte.tv les 40 ans. Autrement dit, ce ne sont pas les programmes qui vieillissent l’audience, mais les supports. Chez Arte, nous pensons que, si nous avons souffert sur la TNT, Internet nous sauvera. » (Véronique Cayla, présidente d’Arte) EUROPE 1 > Europe 1 est la radio la plus « podcastée » : 3,2 millions de téléchargements en août, devant France Inter (2,27 millions), RTL et France Culture (1,6 million). FIGARO > Le « Figaro » a repris sa place de premier quotidien national français en termes de diffusion France payée : 318 906 exemplaires en moyenne, au cours de l’année 2010-2011, en hausse de 1,1 %. PUBLICITÉ > Au premier semestre, les recettes publicitaires nettes sur Internet ont progressé de 15 %, ce qui fait d’Internet le premier poste de progression en matière de recettes publicitaires nettes dans les médias. En revanche, la presse écrite demeure le premier destinataire de la publicité, avec 1,76 milliard de recettes nettes, bien que ces recettes aient baissé de 1,2 % au cours de l’année 2010. PIRATAGE > En 2010, 470 935 internautes ont reçu une première monition de la part de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi). Après 18 mois d’action, fin juin 2011, ils étaient presque un demi-million dans ce cas. Parmi eux, 20 600 ont reçu une deuxième recommandation, par courriel et courrier postal. Enfin, les dossiers de 60 récidivistes sont actuellement en cours d’instruction.

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Société Société Serge Douplitzky

Pas de progrès sans classe moyenne !

T

out le monde, sauf quelques socialistes doctrinaires, se rend compte maintenant que l’État-providence va trop loin. Mais, personne n’est prêt à prendre les mesures drastiques que réclame la situation. Pourtant, on ne pourra vraiment sortir de cette crise rampante que par une purge sévère qui devra être administrée aux plus aidés, aux profiteurs de tout poil, à ceux qui vivent beaucoup trop sur le dos des autres et, par contrecoup, malheureusement, aux plus fragiles. En effet, on ne vient pas à bout de « trop de dettes » par « plus de dettes », de « trop de crédits » par « plus de crédits », de « trop de protection sociale » par « plus de protection sociale », de tous les maux par des mesures aggravantes… Il faut comprendre que nous ne traversons pas une période difficile, mais que nous vivons un séisme structurel de grande ampleur. Nos pays occidentaux, après des millénaires de tutelle dirigeantsdirigés, se sont progressivement ouverts aux progrès culturels et économiques par l’apparition d’une classe moyenne, créatrice et entrepreneuriale, qui s’est insérée progressivement, au cri de « Liberté », entre les éternels seigneurs et serfs. Ce n’est que lorsque celle-ci a été suffisamment nombreuse et puissante que le monde d’aujourd’hui a vu le jour et, pour cela, il a fallu qu’un équilibre subtil s’établisse entre les différentes classes pour que prenne la mayonnaise du progrès.

LES 4 VÉRITÉS HEBDO N° 811 VENDREDI 7 OCTOBRE 2011

Cela reste vrai de nos jours où, en Chine, par exemple, l’émergence d’une classe moyenne change complètement la donne de ce pays. Or, dans nos pays occidentaux, la poussée étatique et collectiviste, dans un but démagogique et utopique, a favorisé des transferts sociaux de plus en plus insensés et mortifères, émasculant les volontés et favorisant, d’une part la stratégie de la main tendue (implorante au début, exigeante ensuite) et, d’autre part, la malhonnêteté et la paresse, privant les pays d’une large partie des ressources potentielles. Mais le plus grave tient au fait que c’est sur le dos de la classe moyenne que s’est faite cette évolution. Elle glisse peu à peu dans la pauvreté et la démoralisation. À quoi bon entreprendre pour être dépouillé par l’État à plus ou moins long terme ? L’équilibre magique à l’origine du progrès et de la croissance a été rompu et l’égalitarisme nous ramène petit à petit au statut initial de « maîtres et serviteurs », comme cela s’est passé en URSS et dans les pays communistes. C’est cet équilibre qui doit être reconstruit en tout premier lieu, car c’est la classe moyenne qui a toujours été le moteur du développement et de la croissance et donc de l’emploi depuis que l’agriculture a de moins en moins besoin de bras. Or, les politiciens au pouvoir suivent une politique économique et sociale qui ne peut qu’échouer, car elle va à l’inverse de ce qu’il faudrait faire.

<serge.douplitzky @orange.fr>

Ils veulent une réforme fiscale de grande ampleur préservant les avantages acquis, financée à nouveau par la classe moyenne productrice, sans s’attaquer aux vrais problèmes du gaspillage, du poids insupportable des échelons superposés du pouvoir, de l’inefficacité de nombre d’organismes qui ne semblent exister que pour recueillir des prébendes de l’État, en se payant le luxe, eux qui ne savent que dépenser l’argent des autres et jamais en gagner, de vouloir lancer de grands projets d’investissements qui finiront, comme tout ce qu’ils font, dans le tonneau de Danaïdes. Une chose, pourtant, est absolument certaine : nous ne devons pas nous enliser davantage dans cette société paresseuse de purs consommateurs à crédit, dans un monde qui, tout autour de nous, a de l’énergie à revendre ! n

Europe fédérale Ce fut une erreur d’instituer une monnaie unique pour des économies différentes. Il aurait fallu d’abord créer l’Europe fédérale politique et supprimer les nations. Mais ceci a été rendu impossible par les résultats aléatoires d’élections démocratiques. Car il ne faut pas se faire d’illusion : si l’on revient à la constitution pure et dure des nations européennes comme avant le marché commun, les mêmes causes entraînant les mêmes effets, il y aura de nouveau, tôt ou tard, des conflits armés en Europe. Louis Hervé <louis.herve@9online.fr>

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Guy Millière <mguymilliere@aol.com>

N

ous vivons une époque consternante. En France, aujourd’hui, ce ne sont que dénégations s’ajoutant aux dénégations. Les banques françaises, nous dit-on, vont bien et n’ont pas besoin d’être recapitalisées. Sauf que se discute aujourd’hui à Washington, et que se trouve sans cesse évoqué dans la presse financière, une recapitalisation des banques françaises. La Grèce, nous dit-on, sera sauvée et restera dans la zone euro. Sauf qu’en dehors des frontières de la France, on ne se demande plus si la Grèce fera défaut, mais quand cela se produira. On ajoute, en France, que tout ce qui se passe est la faute de la finance internationale, des spéculateurs et de leurs complices. On envisage de mettre en place des agences de notation « européennes » pour ne plus être évalué par Standards and Poors, Moodys, et Fitch, horribles entités « anglo-saxonnes ». On dit que tout va bien ou presque. La réalité est que nous sommes tout au bord d’un cataclysme financier immense, à côté duquel la crise de 2008 pourrait être une simple plaisanterie. La réalité est que l’euro a été une monnaie mal conçue dès le départ et que les vices fondateurs de l’euro sont en train de révéler leurs effets délétères : fixer les mêmes taux d’intérêts pour des pays aux systèmes sociaux et politiques différents, aux économies différentes et aux productivités différentes était un visa pour la catastrophe.

Nous sommes au bord du cataclysme financier Il n’existe pas de bonne solution pour la Grèce. La maintenir dans l’euro va coûter de plus en plus cher et va la plonger dans une récession sans fin qui exacerbera les émeutes des derniers mois. La laisser sortir de la zone euro impliquera des pertes massives pour les banques françaises, qui détiennent près de la moitié de la dette grecque (pertes qu’il faudra payer) et une baisse de pouvoir d’achat de 50 à 60 % pour la population grecque. Assumer les pertes et repartir à zéro avec la Grèce dans l’euro ne changera rien aux causes qui continueront à produire les mêmes effets. Ce que j’écris pour la Grèce vaut, ou vaudra assez vite, pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal, et là, les coûts seront bien plus élevés que pour la Grèce. Si un président socialiste est élu au printemps prochain, la France s’ajoutera très vite à la liste. La réalité est aussi que les financiers font leur travail : ils évaluent les risques et les opportunités. Quand on a pris des risques excessifs et qu’on fait face à une spéculation à la baisse, la faute n’est pas chez les financiers ou chez les spéculateurs, elle est chez ceux qui ont pris des risques excessifs. Et ce n’est pas en prenant des boucs émissaires qu’on règle ses problèmes. La réalité est que les agences de notation elles-mêmes font leur travail. Elles indiquent ce qui va et ce qui ne va pas. Elles sont des indicateurs. Jeter par-dessus bord les indicateurs ne permet pas de retrouver le Nord lorsqu’on l’a perdu.

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L’euro, tel qu’il a existé pendant une décennie, est mort. Le miracle est qu’il ait duré aussi longtemps. Il survivra, sans doute, sous une forme différente, avec des pays différents, et des règles drastiques imposées par l’Allemagne. Il ne concurrencera, en tout cas, jamais le dollar comme monnaie de référence. L’euro aurait peut-être pu durer plus longtemps sans la crise de 2008 et ses suites. Ce qui pourrait prêter à sourire ironiquement serait de constater que personne ou presque, en Europe, n’explique que la crise de 2008 n’a pas été une crise de la finance, mais une crise découlant de l’introduction d’éléments de falsification dans la finance : les prêts sub-primes et leurs effets pervers. Les suites de la crise financière de 2008 ont été les choix politiques de l’administration Obama qui ont plongé les États-Unis en récession, et, par les déficits immenses creusés, ont créé les tensions sur les marchés qui ont accéléré la crise de l’euro. Le président américain, que l’Europe a pris pour le Messie, pourrait être le fossoyeur de l’Europe. Le fait que le fossoyeur soit pris pour le Messie en dit long sur l’état mental de nombre d’Européens. Même si l’Europe n’avait pas de problèmes financiers insondables, elle n’en mourrait pas moins. Entre vieillissement et systèmes sociaux irréformables, dogmes socialistes qui persistent et incapacités à analyser le monde tel qu’il devient, les causes de mort ne manquent pas… n

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DSK Je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l’attitude de Dominique Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes. MARTINE AUBRY

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FN (1) Le seul effet politique du Front national, c’est de faire gagner la gauche. NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET, MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE

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FN (2) Nathalie KosciuskoMorizet a appelé à voter pour les candidats de gauche opposés aux candidats FN, lors du deuxième tour des cantonales. Elle ne peut pas m’accuser aujourd’hui de faire le jeu de la gauche ! MARINE LE PEN

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NATURE La nature, pour les héritiers des Lumières, c’est d’abord l’ennemie. C’est l’égoïsme et la paresse, la brutalité et la loi du plus fort. LUC FERRY, ANCIEN MINISTRE

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NICHES (1) Ce qu’on doit supprimer, ce sont les niches fiscale inutiles. Les niches au service de l’emploi, je n’ai pas l’intention de les supprimer! NICOLAS SARKOZY

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NICHES (2) Dans chaque niche fiscale, il y a un chien qui mord ! GILLES CARREZ,

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RAPPORTEUR GÉNÉRAL DU BUDGET

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CHOIX Entre la morale et la catastrophe, entre la démocratie et le populisme, il faut choisir. DAMIEN LE GUAY, PHILOSOPHE

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RÉPRESSION La fuite en avant vers le tout répressif ne sert à rien, si on ne donne pas des moyens équivalents à la prévention. ANDRÉ VALLINI, SÉNATEUR PS

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LES 4 VÉRITÉS HEBDO N° 811 VENDREDI 7 OCTOBRE 2011

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Sic

International International

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FRANÇAFRIQUE Tout le monde feint de découvrir l’existence de la corruption, qui ne s’est pas arrêtée – pour le malheur des peuples africains – avec Dominique de Villepin. LAURENT GBAGBO, EX-PDT IVOIRIEN


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