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Chronique Gérald Olivier Mitt Romney Jean Picollec

292 pages – 22 € À commander sur notre site

<les4verites-diffusion.fr> ou auprès du service abonnements (+ 6 € de port)

Gérald Olivier, ancien rédacteur en chef de « Spectacle du monde », est un excellent connaisseur des ÉtatsUnis (il y a été correspondant de « Valeurs actuelles »). Il a récemment publié une biographie de Mitt Romney. Naturellement, si ce dernier avait gagné l’élection du 6 novembre, cette biographie se serait vendue comme des petits pains, puisque personne dans la presse française ne savait grand-chose de cet homme. Mais, pour nous qui ne sommes pas obnubilés par l’actualité, et qui préférons comprendre les enjeux de fond, ce livre demeure une somme remarquable d’informations sur l’évolution des ÉtatsUnis, et notamment sur la droite américaine.

politique

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<gdethieulloy@les4verites.com> Guillaume de Thieulloy, 39 ans

L’ombre de l‘extrême gauche plane sur le gouvernement ous avions écrit, dès la campagne présidentielle, que cette majorité hétéroclite volerait en éclats. Nous y sommes. Et, si le spectacle est assez hilarant pour les opposants résolus que nous sommes, nous ne parvenons pas à nous réjouir d’avoir eu raison. Car c’est le pays qui pâtit de cet amateurisme et de cette surenchère démagogique. C’est ainsi que la semaine dernière a été riche en déconvenues pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Au sénat, l’abstention des communistes sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a permis à l’UMP et aux centristes de rejeter un texte qui alourdissait notablement les charges et réduisait les prestations, sans faire le moindre effort d’économie. Le week-end dernier, le Premier ministre a même été nargué dans son fief électoral par les écologistes et les communistes qui manifestaient contre son projet d’aéroport de NotreDame des Landes.

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Guillaume de Thieulloy

Lecteurs occasionnels abonnez-vous ! Lecteurs déjà abonnés abonnez vos amis! n OUI, je souhaite m’abonner pour 6 mois (soit 25 numéros) à la revue « Les 4 Vérités hebdo » au prix de 30 € TTC (TVA à 2,10 % incluse) par chèque joint NOM ...............................Prénom ............................ Adresse ................................................................... Code Postal .....................Ville ................................. Téléphone ...............................................................

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La publication anti bourrage de crâne

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LES 4 VÉRITÉS HEBDO N° 868 VENDREDI 23 NOVEMBRE 2012

Mais c’est presque tous les jours que, tantôt les Verts, tantôt les Rouges, tantôt les radicaux ou telle tendance du PS, donnent de la voix dans une cacophonie assourdissante. Nous avions critiqué l’ouverture de Nicolas Sarkozy, notamment parce qu’elle empêchait d’avoir une majorité cohérente, élue pour mener des réformes précises. Ici, c’est infiniment pire : chacun est arrivé avec son lot de revendications démagogiques et saisit la première occasion pour faire entendre sa différence. Pendant ce temps, les réformes urgentes sont remises aux calendes grecques (et l’expression a, par les temps qui courent, une connotation sinistre). v Plus de 200 000 personnes ont défilé, à Paris et en province, les 17 et 18 novembre, contre le mariage gay. Le traitement médiatique de ces manifestations bon enfant a quelque chose d’ahurissant. D’abord, sur le nombre : le 17, les radios parlaient de la manifestation « monstre » qui avait réuni contre l’aéroport Notre-Dame des Landes entre 13 000 et 38 000 personnes, et, juste après, d’une autre manifestation qui avait réuni « quelques milliers de personnes ». Alors que la préfecture de police de Paris parlait, pour cette dernière, de 70 000 et que nous étions, au minimum, 120 000 manifestants… Ensuite, sur la forme. La manifestation organisée par l’institut Civitas, le 18, était, je peux en témoigner, tout ce qu’il y a de plus calme : beaucoup de personnes âgées et de jeunes enfants, et fort peu d’excités. Eh bien, tout ce que le public aura retenu de cette manifestation, c’est que des militantes féministes et des journalistes y ont été molestés. En réalité, ces militantes sont arrivées dépoitraillées en brandissant ce qui ressemblait à des bombes lacrymogènes. Et, à ma connaissance, le seul journaliste

« molesté » est Caroline Fourest, journaliste d’extrême gauche bien connue, qui, de toute évidence, accompagnait ces militantes dans une manifestation non déclarée en préfecture, et donc illégale. Si l’on songe au hourvari médiatique contre une autre manifestation non déclarée en préfecture, celle des jeunes identitaires sur le chantier de la mosquée de Poitiers, où, contrairement à ici, il n’y avait eu aucune agression, on ne peut s’empêcher de penser que la caste médiatique pratique allègrement le « deux poids, deux mesures »… v L’actualité française est très riche. Mais il est impossible de ne pas parler de la situation au Proche-Orient. La Syrie semble désormais mûre pour tomber aux mains des salafistes. Avec le soutien énergique de la France, qui fut l’un des premiers pays à reconnaître l’improbable « gouvernement » anti-Assad. La France tourne ainsi le dos à sa politique traditionnelle de soutien aux minorités (en Syrie, essentiellement les alaouites, les druzes et les chrétiens). Et, hélas, après la chute de la Syrie, le Liban ne va plus tenir longtemps. Pendant ce temps, l’Égypte, la Libye, la Tunisie et quelques autres avancent tranquillement, avec la « bénédiction » des pays occidentaux, vers l’application de la charia. Tandis qu’Israël bombarde la bande de Gaza, dirigée par le Hamas, proche des Frères musulmans égyptiens. On ne peut s’empêcher de penser que ces bombardements ont un lien avec le calendrier électoral, américain et israélien. Le message subliminal envoyé aux États-Unis d’Obama est de ne pas lâcher Israël, sous peine d’embrasement généralisé de cette région, l’une des plus dangereuses et des plus importantes du monde. Le présent est sombre, mais l’avenir s’annonce pire encore… n

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ISSN 0151-2439

VÉRITÉS 4

VENDREDI 23 NOVEMBRE 2012

N° 868

LES

La publication anti bourrage de crâne

ÉDITORIAL L’UMP en pleine déroute électorale undi 19 novembre, dans l’après-midi, à l’heure d’envoyer les « 4 Vérités » chez l’imprimeur, nous ignorions encore l’issue de l’élection à la présidence de l’UMP. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la soirée électorale du 18 a mal tourné. Alors que le score final devrait être extraordinairement serré, et que le décompte des bulletins était loin d’être achevé, JeanFrançois Copé a annoncé sa victoire… immédiatement suivi par François Fillon, qui a annoncé la sienne. Le tout sur fond d’accusations de bourrage d’urnes de part et d’autre. Ambiance… N’étant pas adhérent de l’UMP, je pourrais certes me désintéresser de l’affaire. Mais il se trouve que l’UMP est désormais le principal parti d’opposition et que, d’une façon ou d’une autre, nous aurons besoin de ce parti, de ses cadres, de ses élus et de ses militants, pour reprendre le pouvoir, d’abord dans les collectivités territoriales et au sénat en 2014 et 2015, puis à l’Élysée et au Palais-Bourbon. Or, le spectacle que donne le principal parti d’opposition est un spectacle navrant. Il semble découvrir les joies que le PS avait naguère goûtées des guerres fratricides entre barons, clubs et motions. Ce qui fit longtemps la faiblesse du PS pourrait faire celle de l’UMP.

L Dessin de MIÈGE

4VÉRITÉS

LES

La publication anti bourrage de crâne

HEBDO

LES 4 VÉRITÉS 2012 © Publication hebdomadaire (CPPAP N° 1114, I 82 712) Tél. : 01 46 88 09 78 <redaction@les4verites.com> <http://www.les4verites.com>

(webmaster : <webmasteur4v@les4verites.com>)

Siège : 25, rue des Bas 92 600 Asnières – (GT Éditions SARL) Abonnements : 4 Vérités-DIP 18 à 24, quai de la Marne 75 164 Paris Cedex 19 01 44 84 85 48 (Dominique <dominique.varenguin@dipinfo.fr>) ou http://www.les4verites.com Directeur de la publication : Guillaume de Thieulloy Conseiller éditorial : Alain Dumait Rédaction : Jean Rouxel (rédacteur en chef) Le numéro 1,20€ Abonnement 50 numéros 60€ TTC Abonnement de soutien à partir de 100€ Personnes morales (entreprises ou administrations) : 200€, TVA à 2,10 % en sus Imprimerie : Delcambre, Pantin (93) Également disponible en format numérique (nous consulter) Fichiers déclarés à la CNIL (N° 672024) Exemplaire gratuit sur simple demande écrite

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HEBDO

Jean Rouxel

Pour le moment, en tout cas, François Fillon est le grand perdant. Parti en outsider avant l’été, il caracolait tellement en tête des sondages que, même s’il l’emportait finalement, ce score serré constituerait un échec. En outre, il a montré trop nettement son opposition à la prétendue « droitisation » pour satisfaire les militants. Sa légitimité risque d’en pâtir s’il gagne. Notons aussi que l’UMP peine à tourner la page Sarkozy. Or, quel que soit le talent politique de l’ancien chef de l’État, on voit mal comment il pourrait revenir dans le paysage politique français, sans repasser par la case « parti ». Il aurait pu être désigné d’office président du parti s’il l’avait voulu, mais désormais comment pourrait-il reprendre la tête de l’UMP ? Il reste que c’est clairement lui le grand vainqueur du scrutin. L’UMP en 2012 est dans la situation de chaos du PS en 2008, après le congrès de Reims qui avait vu l’affrontement serré entre Martine Aubry et Ségolène Royal. 4 ans plus tard, le PS emportait la présidentielle. Mais si l’UMP veut rééditer l’exploit à son profit, elle doit rapidement abandonner cette cuisine électorale peu ragoûtante pour se concentrer sur ce que veulent ses sympathisants (et nous avec): une opposition sans concession au pouvoir socialiste. n

«

»

Le socialisme ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres. Margaret Thatcher

SOMMAIRE

2Â 3Â 4 5 6Â 7Â 8

Il faut réduire les coûts de production ! par Bernard Trémeau

Chiffres Significatifs

La TVA : un impôt juste et efficace

par Jean-Marie Pichard

Divers faits Votre opinion nous intéresse Le courrier des lecteurs

Non, M. le Président, la crise n’est pas finie !

par Christian Lambert

Indignez-vous : cette fois, il y a des raisons !

par Jean-Louis Villard

Communication

L’Europe en route vers la ruine et la pauvreté par Guy Millière

Sic

La chronique politique

de Guillaume de Thieulloy

Avec ce numéro, vous recevez une offre des 4 Vérités diffusion réservée aux lecteurs des « 4 Vérités ».


Chiffres Significatifs

VACANCE > En moyenne, les Français prennent 37 jours ouvrables de congés. VOITURE > Sur les 10 premiers mois de l’année, les ventes de voitures neuves dans l’Union européenne (sauf Malte) se sont élevées à 10 327 276 unités, en baisse de 7,3 % par rapport aux 10 premiers mois de 2011. FREE > Fin septembre, Free mobile avait recruté 4,4 millions d’abonnés, soit 6,4 % du marché français de la téléphonie mobile. NOËL > On estime que les ventes de fin d’année réalisées sur les sites internet français devraient s’élever à 9 milliards d’euros, un chiffre en hausse de 18 % par rapport à 2011. DIABÈTE > 3 millions de Français sont diabétiques. CHÔMAGE > Environ 70 % des travailleurs dans le monde n’ont pas d’assurance chômage. INFLATION > En octobre, l’inflation s’est élevée à 0,2 % (notamment du fait de la hausse du tabac de 6,7 %). CHOCOLAT > Le marché français du chocolat représente un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros, pour un volume de 400 000 tonnes. ALZHEIMER > 35 millions de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer dans le monde et 165 000 nouveaux cas apparaissent tous les ans. CO2 > En 2011, 34 milliards de tonnes de CO2 ont été rejetées dans l’atmosphère, dont 8,9 milliards de tonnes, en provenance de la Chine. EMPLOI > Au troisième trimestre, en France, le secteur marchand a perdu 50 400 emplois.

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Économie Économie L’impossible relance par la consommation

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our le nouveau gouvernement, la priorité des priorités est clairement annoncée : il faut supprimer le chômage. Bravo ! Et l’on nous annonce que le chômage sera supprimé dans les 5 ans qui viennent, même s’il augmente en 2012 et encore en 2013. Pour supprimer le chômage, il faut rendre la France « compétitive ». Et, pour rendre la France compétitive, il existe un moyen en apparence infaillible : l’État doit dépenser plus qu’il ne gagne. Il donne alors de l’argent au consommateur-électeur. Depuis 40 ans, tous les ministres des Finances ont essayé de relancer l’économie ainsi. Tant que les gouvernements étaient responsables de la création monétaire, une telle relance par la consommation a toujours été un échec: comme la demande devenait rapidement supérieure aux capacités de l’offre, une inflation apparaissait. Et, pour lutter contre cette inflation, il fallait prendre des mesures rétablissant l’équilibre entre l’offre et la demande. Ces mesures ont toujours aggravé le chômage. Comme l’inflation française a presque toujours été supérieure à l’inflation allemande, une dévaluation « compétitive » survenait tous les deux ou trois ans. Puis, avec la mise en marche du Marché commun, les gouvernements européens ont abandonné à leur banque nationale le soin de créer de la monnaie. Ils n’ont donc plus été responsables d’inflation. Mais ils ont continué à relancer l’économie en distribuant généreusement

LES 4 VÉRITÉS HEBDO N° 868 VENDREDI 23 NOVEMBRE 2012

plus d’argent qu’ils n’en gagnaient. Ne pouvant plus faire marcher la planche à billets, les gouvernements français ont été obligés d’emprunter. La relance par la consommation n’a jamais marché, ni en France, ni dans aucun autre pays d’ailleurs. Et, aujourd’hui, la France est couverte de dettes, qu’elle doit rembourser. Telle est notre triste réalité monétaire actuelle. Comme la relance par la consommation n’a jamais marché, il faut utiliser une autre relance pour supprimer le chômage. C’est la relance par la production, qui est tout à fait possible. Un gouvernement ne doit plus favoriser les consommateurs, mais les producteurs. Une entreprise qui devient compétitive retrouve des clients. Elle doit augmenter le nombre de ses salariés. Le nombre des chômeurs va diminuer. Dans une première étape, il est très facile en France de rendre les entreprises compétitives. Il suffit de cesser de les opprimer. Il faut supprimer une grande partie des centaines, des milliers, de contraintes réglementaires, légales, fiscales, ou sociales qui pèsent sur elles. Ces contraintes sont tellement complexes que, souvent, elles se contredisent. Un petit entrepreneur n’a ni le temps, ni la formation juridique nécessaires pour savoir ce qu’il doit faire. Il est donc obligé d’avoir recours à des conseillers juridiques spécialisés, ce qui augmente ses frais généraux. Il est un peu moins compétitif.

Bernard Trémeau <tremeau.bernard @wanadoo.fr>

Il faut aussi que ces contraintes ne soient pas modifiées sans arrêt par une nouvelle réglementation. Les entreprises ont besoin de stabilité. Dans une deuxième étape, même dans le cadre du Marché commun ou de la monnaie unique, un gouvernement a toujours les moyens d’aider une entreprise à devenir plus compétitive. Les collectivités locales savent très bien comment attirer une entreprise; il faut les imiter! Enfin, il est impossible de parler de la compétitivité de nos entreprises sans aborder le problème de la parité fixe qui unit les anciennes monnaies européennes. Depuis 1945, pour diverses raisons, les coûts de production augmentent plus rapidement en France qu’en Allemagne. Entre 1 et 2 % tous les ans. Une dévaluation tous les deux ou trois ans remettait les pendules à l’heure. Une quinzaine de dévaluations ont donc eu lieu. La dernière parité fixe a été choisie en août 1999, six mois avant la création de la monnaie unique. Et aucune dévaluation n’a eu lieu depuis, alors que les prix français à la production continuent toujours à augmenter plus rapidement que les prix allemands. Les prix à la production français sont aujourd’hui supérieurs de plus de 15 % aux prix allemands. Certains avancent même des chiffres encore bien plus élevés. Si une telle mise à jour n’a pas lieu, la non-compétitivité des entreprises françaises ne peut que s’aggraver : la zone euro va donc éclater. n

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Jean-Marie Pichard <jeanmarie.pichard @orange.fr>

La TVA est le meilleur impôt ! Le FN et l’économie

A

près avoir longtemps marqué son opposition formelle à la TVA « sociale », François Hollande, en annonçant différentes hausses de la TVA, a donné aux commentateurs de tous bords et journalistes aussi incompétents qu’hypocrites, l’occasion de déverser des torrents de contre-vérités. Mettons les choses au point : 1) La TVA est un impôt relativement volontaire, que l’on ne paie que lorsque l’on se décide à acheter et qui frappe surtout les produits non indispensables. 2) Cet impôt merveilleux est le meilleur et le plus discret soutien à la balance commerciale, puisqu’il frappe toute importation dès la frontière (fiscale) et, au contraire, soutient les exportations en diminuant le prix de revient de l’exportateur. 3) Enfin, contrairement aux niaiseries communément admises, c’est un impôt relativement progressif qui frappe plus les gens aisés que les modestes… Pour avoir encadré plus de 10 projets de maîtrise sur le sujet, je peux certifier que tant les modèles théoriques que les enquêtes sur le terrain, démontrent que, lorsque le revenu passe de 1 à 10 SMIC (donc tout l’éventail des salaires « habituels »), le taux moyen de TVA payée passe de 7-8 % à 13-14 %. Chacun comprend bien que plus le revenu augmente et plus la structure de consommation évolue vers des produits « de luxe ». Bien entendu, la discussion reste ouverte pour savoir si cette progression est suffisante ou pas. Pour ma part, je serais

partisan de baisser encore plus le taux de TVA sur les produits de première nécessité et de monter à 25 % (maximum autorisé par Bruxelles) le taux sur les produits « de luxe ». Cela freinerait nos importations « non indispensables » (par exemple voitures allemandes) sans élever la moindre barrière douanière !… Il serait temps que nos dirigeants apprennent l’hypocrisie politique telle que la pratiquent depuis longtemps dirigeants américains, allemands ou chinois. n

Islam et mariage gay La religion musulmane condamne l’homosexualité, mais, étrangement, n’intervient pas sur le projet de « mariage pour tous ». On peut imaginer deux raisons : elle a tout intérêt à voir le projet se concrétiser, dans la mesure où il lui donne un argument contre la société occidentale qui viole les préceptes divins ; elle évite, en outre, de tomber sous la critique des « laïcistes » qui voudraient interdire aux religions de se mêler des questions de société. L’islam serait donc gagnant sur les deux tableaux, mais, en même temps, il démontre son manque d’intégration, car, s’il acceptait les règles de notre démocratie, il participerait tout naturellement au débat. Albert Bonnenfant <albert-bonnenfant@orange.fr>

Fisc « La fiscalité n’est pas l’art de la confiscation. » Luc Chatel, député UMP

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Je voudrais répondre aux griefs de Marc Rousset contre le FN (n° 867) : – « Le FN n’aborde jamais le problème des 2 millions de fonctionnaires en trop. » Marine Le Pen a souvent parlé de la diminution nécessaire du nombre des fonctionnaires territoriaux – « Le FN n’aborde jamais le problème de la réduction des dépenses publiques de fonctionnement. » Archifaux ! Durant toute sa campagne, MLP a dit comment et où faire des économies – « Le FN s’est opposé à la signature du traité européen, garde-fou contre le laxisme budgétaire. » Là, c’est le comble ! Présenté comme garde-fou, ce traité est avant tout une soumission supplémentaire aux directives européennes ! – « Le FN souhaite abroger la loi de 1973, autre gardefou contre la création de monnaie irresponsable. » Encore un “garde-fou” qui nous passe la corde au cou et nous ruine. Bravo ! – « Le FN est favorable à la retraite à 60 ans. » Je ne suis pas inconditionnel non plus de ce maintien. Je préférerais un allongement négocié paisiblement en « gagnant-gagnant », ce qui serait possible dans une économie prospère, alors que les réformes se font « le dos au mur ». – « Le FN n’est pas favorable à la flexibilité du marché du travail. » Procès d’intention, le FN est pragmatique et favorable aux accords négociés entre partenaires économiques, ce qui n’exclut pas la flexibilité. Noël Tournier <tournier.noel@aliceadsl.fr>

CORRIDA > En 2011, les corridas de Nîmes ont attiré 80 695 spectateurs, soit 3 000 de moins qu’en 2010. PORTABLE > En 2011, 58 % des conducteurs déclaraient utiliser parfois leur téléphone portable en conduisant, contre 23 % en 2004. LAGARDE > Christine Lagarde, directrice générale du FMI, est devenue la personnalité politique préférée des Français, avec 69 % d’opinions positives, devant Manuel Valls (67 %) et Bertrand Delanoë (65 %). MERAH > Souad Merah, sœur de Mohamed Merah, a fait l’apologie des tueries de son frère (et l’apologie du terrorisme est passible de 5 ans de prison ferme). Résultat… elle poursuit la chaîne M6 qui a diffusé ses propos ! PLAGES > Au début de l’été 2012, 136 communes, comptant 377 plages, bénéficiaient du label « Pavillon bleu », signalant la qualité et la propreté de la plage et de la mer. DIMANCHE > 53 % des Français sont favorables à l’ouverture des magasins le dimanche. PEINE DE MORT > Marcellin Horneich, ancien condamné à mort qui avait évité la guillotine du fait d’une grâce présidentielle de 1977, s’est suicidé en prison le 28 octobre dernier.

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Divers faits

Politique Politique

SUISSE > Le Parlement européen a demandé à la Suisse de supprimer les quotas qu’elle avait fixés pour les permis de séjour à long terme en provenance de 8 pays d’Europe centrale – quotas jugés non seulement « discriminatoires » par le Parlement de Strasbourg, mais encore illégaux (alors que la Suisse n’appartient pas à l’UE).


«

Votre opinion nous intéresse

» Courrier des lecteurs Nous écrire, c’est courir le risque d’être publié…

EDF

Agressions

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es statistiques sur les agressions aux personnes sont fausses ou, plus précisément, relatives. Il en était déjà ainsi quand M. Sarkozy était au pouvoir. Mais c’est pire encore aujourd’hui, avec une augmentation de 9 % (Le Figaro). Une majorité des personnes agressées n’ose porter plainte, par peur des représailles. Le terrorisme ne résulte pas exclusivement de l’islamisme radical, mais bel et bien de l’insécurité quotidienne. M. Valls se trompe en liant cette triste réalité à la diminution du nombre des policiers. Il pourra en multiplier le nombre par deux ; cela ne changera rien. Non seulement les citoyens ne peuvent plus se défendre, mais les policiers chargés d’arrêter les délinquants sont agressés eux-mêmes, désarmés dans tous les sens du terme. Pire, les agresseurs, une fois confondus (fait déjà rare), se voient infliger des sanctions dérisoires, très en dessous du Code pénal, par notre magistrature animée par la même peur. Quant aux pouvoirs publics, ils sont tenaillés par la crainte des émeutes. Avec cette démission collective, la situation ne pourra qu’empirer, tempérée seulement par les règlements de comptes entre truands.

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»

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ous les investisseurs privés se sont retirés d’EDF, qui, pourtant, était une valeur d’avenir avec la raréfaction des énergies fossiles. Nos centrales nucléaires constituaient le fleuron de notre industrie. Elles participaient à notre indépendance énergétique, car l’uranium importé était très bon marché. Pour plaire à l’écologie politique anti-tout, le gouvernement précédent s’est engagé dans l’éolien et le photovoltaïque, extrêmement coûteux au niveau de l’investissement de départ, de l’usure, et de l’entretien compte tenu de leur dispersion. Monsieur Hollande a malheureusement engagé l’État, actionnaire majoritaire, dans la même direction, ce qui va diminuer la part de l’énergie électrique et en accroître sensiblement le coût. En bref, c’est un investissement négatif qu’il a décidé de mettre en place. Pendant ce temps, d’autres pays, comme la Russie ou la Chine, se nucléarisent et perfectionnent leurs techniques. Le déclin est en train de toucher toute notre industrie et EDF ne tardera pas à être au bord d’un gouffre financier que le gouvernement, fortement endetté, ne pourra plus combler par des subventions.

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Jean-Paul Viala Paris (75)

Juste prix

UMP

»

Jean Schwartz Paris (75)

«

ous avons eu droit au duel Obama-Romney, où les coups devenaient de plus en plus bas à mesure que l’on s’approchait de l’élection. Nous avons droit aussi, depuis trop longtemps, au duel Copé-Fillon. Dans le premier cas, nous avions deux candidats de partis opposés. Mais, ici, on a peine à croire que les deux challengers se battent pour les mêmes idées ! Pas étonnant que les sympathisants UMP ne soient pas satisfaits de cette image peu flatteuse de leur parti, puisque 64 % d’entre eux souhaitent que Nicolas Sarkozy se présente en 2017. Mais serait-ce bien raisonnable ? Oublieraient-ils que l’ex-président a eu 5 ans pour faire ses preuves et que le résultat n’a pas été très concluant ?

N

»

Françoise Moulin-Lerat Châteauroux (36)

Ponction fiscale

«

ors de sa conférence de presse, François Hollande a précisé que toutes les ponctions annoncées se feront en 2014. Pourquoi attendre, puisque 2013 est déjà considérée comme un passage difficile ?

L

»

Charles-Bernard de Préval Dijon (21)

UMP : la gueule de bois ous les militants UMP, nous réveillons lundi matin avec la « gueule de bois » et le sentiment d’un immense gâchis. S’il fallait prouver que l’UMP était surtout un rassemblement d’ambitieux, c’est une réussite totale. Toutefois, je ne mets pas sur le même plan François Fillon et Jean-François Copé. Le premier n’a fait que réagir à la déclaration du second qui s’est déclaré vainqueur, alors que la commission électorale ne pouvait proclamer les résultats.

N

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Dans ces conditions, nous devons rechercher une solution qui préserve l’unité de notre parti. Je propose pour cela que les deux candidats se mettent d’accord et proposent la direction de l’UMP à une personnalité expérimentée qui ne sera pas candidate en 2017. Un seul homme correspond à cette définition, c’est Alain Juppé. n André Tillier <tillier.andre@wanadoo.fr>

«

’avais envoyé un billet au Figaro du temps où le regretté Max Clos dirigeait le courrier des lecteurs pour dénoncer ce que j’avais appelé la « dictature des prix bas ». Aujourd’hui, je pourrais l’actualiser sans avoir à le modifier sur le fond. À l’époque, le bas prix à tout prix était promotionné à temps et à contretemps, mais personne ne s’avisait de voir si ce prix correspondait bien, tous frais collatéraux inclus, à un achat réellement économique. Aujourd’hui, rien n’est changé et personne ne se donne la peine de faire ce genre de calcul, alors que l’informatique permettrait d’y parvenir aisément. L’acheteur a donc perdu le sens du juste prix, celui qui lui amènera un réel profit dans la durée. En achetant à bas prix, nous devons penser au chômage, aux pré-retraites, aux délocalisations, fuites financières que nous finançons par nos impôts. Ce sont ces considérations qui me font consentir à débourser les quelques euros de différence entre le prix bas racoleur et le juste prix, qui rémunère le juste service.

J

»

Paul Turbier <turbierp@gmail.com>

Médecins

«N

otre ministre de la Santé s’obstine à limiter les honoraires des chirurgiens. Certains, en travaillant autant, gagneront moins et paieront moins d’impôts. D’autres travailleront audelà de leurs forces pour gagner autant ; leur sécurité et celle des patients seront menacées. Dans les deux cas, l’État et la Sécu y perdront. Est-ce bien raisonnable ?

»

Jean-Claude Allin <allinjl@dbmail.com>

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Monsieur le Président, arrêtez de nous raconter des histoires ! ous nous dites, Monsieur le Président, que la crise actuelle est sur le point de se terminer. Vous savez bien que ce n’est pas vrai et que, de surcroît, sous votre haute présidence, la France est très mal gouvernée. Ce que je vous accorde bien volontiers, c’est que cette situation ne date pas du 6 mai 2012, jour de votre élection. On peut la faire débuter au lendemain du départ de Raymond Barre, en 1981, qui fut sans doute le dernier homme d’État français, sérieux, honnête et compétent. La mauvaise gouvernance de la France, tout le monde la connaît, le FMI, et la commission européenne, et la Banque de France. Vous savez ce que vient de publier le FMI ? Je vais vous le dire : « Avec un taux de fiscalité et de dépense publique parmi les plus élevés du monde, l’alourdissement de la fiscalité en 2012 et 2013 réduit encore les incitations au travail et à l’investissement et met la France dans une position de désavantage compétitif vis-à-vis de ses pairs… » La commission à Bruxelles et la Banque de France écrivent la même chose, démontrant que toutes les prévisions budgétaires établies par les fonctionnaires de Bercy sont fausses. En réalité, la croissance en 2013 ne sera pas de 0,8 %, elle sera nulle. La France entrera en récession. Après Standard & Poors, l’agence Moody’s s’apprête à déclasser notre pays, dont la dette ne cesse d’augmenter, ainsi que le déficit de sa balance commerciale. Le pays va à vau-l’eau, à tel point que l’Allemagne, s’inquiétant de l’incompétence de votre gouvernement, prodigue avertissements et conseils. Soyons précis. Retenons le chiffre de 1 800 milliards d’euros de dette (aujourd’hui 1 832 milliards), 90 % du PIB, qui va encore progresser au moins jusqu’en 2017. Supposons qu’elle soit stabilisée cette année-là et que donc le déficit annuel ait disparu, il faudrait 90 ans pour l’éteindre, à raison de 20 milliards par an remis aux créanciers ! Si vous voulez vraiment sauver ce pays et revenir à une gestion saine et honnête, il est impératif, Monsieur le Président, de supprimer l’État-providence dont, au demeurant, vous n’avez pas dit un seul mot au cours de votre conférence de presse du 13 novembre. Vous ne pouvez pas continuer à distribuer des centaines de milliards d’euros par an, en majorité à des immigrés qui, depuis des décennies, envahissent

V

Drogue

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ans l’éditorial du n° 863, il est fait mention du projet Peillon tendant à légaliser la vente de la drogue. M. Peillon est un grand timide : si la drogue devient un produit licite, pourquoi ne pas en faire un mono-

notre pays. Ils ne vous sont pas pour autant reconnaissants, tout au contraire. Par exemple, s’agissant des prisons, 30 % des détenus seraient musulmans, selon la presse, mais tous les immigrés en prison ne sont pas musulmans, il y en a d’autres – et d’autres encore qui peuplent les banlieues… Alors, bien sûr, l’insécurité s’aggrave partout. Tous les jours, on a le choix entre un assassinat à coups de couteau ou de revolver, avec en prime un braquage à la kalachnikov. C’est ce qu’on appelle le « dialogue social » ! À ce propos, Monsieur le Président, j’ai observé que, lorsqu’un délit ou un crime est commis par un Français de souche, on le sait immédiatement, la presse affiche son nom. Mais, lorsque, comme c’est souvent le cas, il s’agit d’immigrés, on ne dit rien. C’est là, me semble-t-il, une forme de complicité et un signe d’impuissance. Passons… Citons encore l’AME. Elle a coûté en 2011 600 millions d’euros en faveur de 600 000 clandestins, plus les multiples allocations et largesses de la CAF. Dans les banlieues, tout le monde connaît la CAF et on attend les contrats d’avenir (100 000 jeunes, 2,5 milliards d’euros) ! Les dépenses de l’État-providence atteignent 33 % du PIB, plus de 600 milliards d’euros, écrit Nicolas Baverez dans son dernier livre (« Réveillezvous ! », p. 163). Alors, pour payer tout cela, vous êtes bien obligé d’emprunter et pour 70 % à des étrangers – des fonds souverains arabes notamment. Vous mettez fin ainsi à l’indépendance de la France. Ce qui se passe actuellement dans notre pays est plus grave que la défaite de 1940, car c’est sa civilisation même qui est menacée. Je ne suis pas le seul à le constater. « La France continue à se paupériser et à se prolétariser à vitesse accélérée, écrit Baverez dans l’ouvrage cité plus haut, à se défaire, se réduisant peu à peu à un conglomérat de comités et de groupes d’intérêt. » Il faut ajouter à cela les syndicats au premier rang desquels la très active CGT communiste dont l’un des principaux dirigeants se nomme Mohamed Oussedik chargé de l’industrie. Or, ces syndicats, malgré tous les drapeaux rouges de la CGT, ne représentent que 5 % des salariés, mais vivent avec un luxueux budget de 3,8 milliards d’euros annuels, dont 250 millions seulement de cotisations. Le reste, un grand reste, 3,55 milliards, est versé par les contribua-

pole d’État, comme le tabac (qui est aussi une sorte de drogue) ? L’État, qui est toujours à la recherche de ressources supplémentaires, trouverait là une source inespérée de recettes. Les drogues « douces » seraient vendues à très petits prix, alors

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bles, dont les chefs d’entreprise que les syndicats s’acharnent à ruiner ! Tout cela, c’est-à-dire une politique suicidaire, vous ne l’ignorez pas, vous qui avez dit publiquement que vous n’aimiez pas les riches et que vous aviez la plus grande considération pour l’idéologie communiste ! En tout cas, ce n’est pas ça qui va faire baisser le chômage de masse : 11 % des actifs, 3 millions de chômeurs et 4,5 millions d’emplois précaires, 23 % des jeunes (et dans les banlieues 50 %, ainsi que dans les DOM-TOM). Ce que vous avez retenu du plan Gallois va, paraît-il, créer 300 000 emplois. En attendant, dans la restauration et le bâtiment, on va en perdre 40 000. On m’a dit que c’était Gribouille qui gouvernait la France. Je vais finir par le croire. Quant aux fonctionnaires, dont le nombre diminue à vue d’œil (!), il en a été recruté 350 000 nouveaux en 10 ans dans la fonction publique territoriale. Et vous voulez créer 60 000 postes supplémentaires dans l’Éducation nationale que quittent chaque année 161 000 élèves (estimation officielle) pour survivre en volant et en vendant de la drogue. La France est le pays au temps de travail le plus limité, 35 heures, ce qui a coûté au budget 240 milliards d’euros en 10 ans et qui est en grande partie la cause d’un déficit commercial de 70 milliards en 2011 (en Allemagne, 160 milliards d’excédents). Même l’Italie est repassée dans le vert. Tout le monde le sait bien, les vacances sont sacrées. Si nous étions encore dans l’empire romain, les vacances seraient le dieu du Panthéon le plus vénéré. Je viens de citer l’empire romain. À ce propos, je dois vous confier, Monsieur le Président, que vous ne faites pas du tout penser à Jules César, franchement pas, mais plutôt à Romulus Augustule, à qui succéda Odoacre, un barbare de la tribu d’Attila. Vous savez ce qui se passait en ce temps-là à Rome, dont la population était composée à moitié d’immigrés ? Non ? Eh bien, je vais vous le dire : totalement incompétents, sans cohérence, sans autorité, ne faisant que mentir, les derniers empereurs accablaient d’impôts les citoyens qui s’exilaient pour fuir la confiscation de leurs biens. On appelait ça l’anachoresis. Ça ne vous rappelle rien, ça, Monsieur le Président ? n

que, pour les drogues dures, le prix serait multiplié par 2 ou 3, de façon à en décourager la consommation. Du même coup la répression changerait de nature : les poursuites pour « négoce de produits illicites » seraient remplacées, en cas de commerce clandestin, par des

Christian Lambert

poursuites pour « atteinte à un monopole d’État » qui seraient, sans discussion, suivies d’exécution.

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Claude Roy <claude.roy2@wanadoo.fr>

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Communication

TF1 > Dimanche 18 novembre, le film « Inglorious Basterds » a rassemblé 5,9 millions de téléspectateurs sur TF1, loin devant France 2 qui, avec le film « Invictus », était regardée par 4,3 millions de téléspectateurs. TNT > Le 12 décembre, 6 nouvelles chaînes gratuites vont rejoindre les 19 actuellement existantes sur la télévision numérique terrestre gratuite : Chérie 25, chaîne du groupe NRJ à destination des femmes ; HD1, diffusée par le groupe TF1 et consacrée à la fiction, aux séries et au cinéma ; 6TER, diffusée par le groupe M6 et mélangeant fictions et découverte ; RMC Découverte, télévision du groupe NextRadioTV et inspirée de la chaîne américaine National Geographic ; L’Équipe 21, chaîne du groupe L’Équipe consacrée au sport ; Numéro 23, dirigée par Pascal Houzelot et se définissant comme chaîne de la « diversité »… BBC > La BBC va verser 229 000 euros de dommages et intérêts à Alistair McAlpine, ancien conseiller de Margaret Thatcher, qui avait été accusé à tort de pédophilie sur cette radio. TRIBUNE > Le quotidien économique « La Tribune » est désormais uniquement disponible sur internet. Son audience a atteint 1,2 million de visiteurs uniques en juillet. FIGARO > En septembre, 9,4 millions d’internautes ont visité le site du « Figaro », ce qui en fait le premier site d’information français, devant « Le Monde » (7,6 millions de visiteurs uniques, si l’on compte également l’audience du Huffington Post), « Le Nouvel Observateur » (7,1 millions), « L’Express » (7 millions, en intégrant l’audience du site « L’Étudiant »), et « Le Parisien » (6,7 millions).

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Société Société Jean-Louis Villard

Ce gouvernement nous conduit à la ruine !

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oilà 5 mois que nous assistons, éberlués, à une cacophonie de tous les instants, ainsi qu’à des annonces et des attitudes ahurissantes. Mme Duflot s’étant publiquement prononcée pour la dépénalisation des drogues douces, le Premier ministre avait rappelé que cela ne figurait pas dans les projets du candidat Hollande. Mme Duflot ne s’est pas rétractée pour autant. Les experts sont pourtant à peu près unanimes à dénoncer les risques liés à l’usage des drogues prétendues douces. L’accident survenu ces derniers jours à Pérols, provoqué par un conducteur sous l’emprise du cannabis, et qui a causé le décès d’un bébé, confirme dramatiquement ce risque. Mais M. Peillon a jugé bon de se prononcer, lui aussi, pour la dépénalisation de l’usage des drogues dites douces. Il précisa qu’il ne s’agissait là que d’une réflexion personnelle et n’eut pas à se rétracter. Aux dernières nouvelles, Mme Duflot et M. Peillon font toujours partie du gouvernement Ayrault. Les médias ne se sont pas outre mesure émus de tout cela, et on frémit à l’idée de ce qu’auraient été leurs réactions sous la présidence de M. Sarkozy ! M. Peillon, toujours lui, s’est prononcé pour l’enseignement d’une morale « laïque ». Il a été largement encensé pour cette initiative qui a occulté son désir de soustraire les enfants aux « déterminismes » sociaux et familiaux. Ceci rappelle la sinistre épopée de ces enfants sous-

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traits à leurs familles qui envoyaient leurs parents en camps de rééducation, les khmers rouges. Ce qu’a annoncé M. Peillon est une monstruosité qui relève des pires totalitarismes, mais les médias et le monde de la presse en général ne s’en sont pas émus du tout. Le rapport Gallois tant annoncé a fait l’objet de fuites, orchestrées ou non, concernant la remise en cause des 35 heures et promettait un « choc » de compétitivité. On allait voir ce qu’on allait voir ! On a vu une conférence de presse quasi unanimement saluée par la presse. Qu’a-t-on vu en matière de « choc » de compétitivité ? 1) Une hausse de 19,6 à 20 % du taux de TVA sur les biens et services. C’est-à-dire une hausse minime qui, à l’inverse de ce que visait la « TVA sociale », voulue par M. Sarkozy, n’aura pas d’effet sur nos importations. Par contre, le taux intermédiaire passant de 7 à 10 % sur la restauration et le bâtiment ne va affecter que le travail accompli sur le territoire national ! Quant à la baisse d’un demi-point à 5 % du taux applicable à l’alimentation et à l’énergie, elle bénéficiera davantage aux produits importés qu’à notre production. 2) La baisse des charges sur les entreprises est remplacée par un « crédit d’impôt » aux entreprises. Pour en bénéficier, les entreprises devront d’abord remplir des conditions qui, selon toute probabilité, annihileront le bénéfice supposé de ce crédit d’impôt. Les effets de cette

<jlvillard@sfr.fr>

« faveur » ne se feront pas sentir avant 2014 et peu d’entreprises pourront en bénéficier. Et puis, il y a M. Fabius, ministre des Affaires étrangères tout de même, qui, après avoir dit que Assad ne méritait pas de vivre, compare le roi Abdallâh au cheik de « Tintin au pays de l’or noir », pendant que Mme Taubira dit que le fait de brûler le drapeau français (par des individus manifestement adultes) est assimilable à un débordement d’enthousiasme juvénile. Par contre, on condamne fermement l’action d’une poignée de manifestants qui n’ont commis aucune dégradation, mais seulement occupé un chantier pour provoquer une réflexion sur l’évidente islamisation de la France. On focalise l’attention de toute une nation sur l’impérieuse et urgente nécessité d’ouvrir l’institution du mariage aux personnes de même sexe et on ne résout aucun des problèmes (éducation, impôts, justice, sécurité, immigration…). On se repent de notre passé. Au nom de la France ! Hors de nos frontières on ne s’y trompe pas. Après la Grèce et l’Espagne, c’est désormais la dérive de la France que l’on attend et que l’on craint. Les autres se sont réformés et se réforment. Nous, nous courons au précipice. Indignons-nous, car, cette fois, il y a vraiment de quoi ! n

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Guy Millière <mguymilliere@aol.com>

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es manifestations organisées dans plusieurs pays d’Europe, voici quelques jours, étaient les signes d’un désespoir très compréhensible. Des millions de gens en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France, souffrent et s’inquiètent pour leur futur et celui de leurs proches. La pauvreté monte de tous côtés. Le chômage ne cesse de s’accroître. Les réponses proposées par les gouvernements et les autorités de Bruxelles ressemblent à des promesses de souffrances plus grandes encore pour les années à venir. Trouver des issues serait déjà, en soi, très difficile. Mais trouver des issues dans un contexte tel que celui de l’Europe actuelle ressemble à une mission impossible. De fait, tous les gouvernements au sein de l’Union européenne, et plus particulièrement au sein de la zone euro, sont tenus de respecter des règles communes et de se soumettre à celles-ci, quoi qu’il leur en coûte. L’idée de sortir de la zone euro semble représenter, pour les gouvernements des pays qui en font partie, l’équivalent d’un saut dans le vide sans parachute. L’idée d’avoir la moindre responsabilité dans l’éventuel effondrement de l’édifice semble si effrayante qu’ils en sont pétrifiés. Tous les gouvernements au sein de l’Union européenne ont installé des systèmes d’État-providence qui sont en train de faire faillite, en montrant l’étendue des dysfonctionnements qu’ils

Athènes, Madrid, Paris : l’agonie de l’Europe

PATRONAT Aujourd’hui, le président tend plus l’oreille au patronat qu’aux salariés. THIERRY LEPAON, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT

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sont à même de susciter. Comme le disent les économistes compétents, les incitations comptent et ponctionner les revenus des uns et alourdir les charges des entreprises, pour donner à d’autres, tout en créant au passage des bureaucraties, décourage ceux dont on ponctionne les revenus, conduit les entreprises à la délocalisation, multiplie les bureaucrates attachés à leurs avantages acquis, et multiplie aussi le nombre de ceux à qui on donne l’argent confisqué. Quand les caisses sont vides et qu’il devient difficile même d’emprunter pour combler des trous sans fonds, quand il devient impensable de ponctionner davantage, quand il devient inconcevable d’alourdir encore les charges, il ne reste plus qu’à gérer la pénurie. Quand, parce qu’on est au sein de l’Union européenne, on n’a plus de souveraineté, on n’est pas même en position de gérer sa propre pénurie, et on se tourne vers ceux qui ont encore quelques sous en caisse et qui, voyant eux-mêmes la banqueroute s’approcher, ne sont pas nécessairement prêteurs. Quand, parce qu’on est au sein de la zone euro, on ne peut pas avoir une monnaie reflétant la productivité du pays, on doit laisser jouer d’autres variables d’ajustement que la dévaluation, et des multitudes crèvent de faim. Quand on dirige l’Union européenne ou la zone euro, on dirige un bateau ivre, qui prend eau de toute part et on tente de colmater les brèches sans com-

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prendre pourquoi la machinerie explose. Tout cela est déjà très dramatique et annonciateur du pire, mais il y a davantage. D’une part, la culture économique est en plein effondrement en Europe. Les idées libérales classiques sont désormais marginales sur l’essentiel du continent. Le marxisme, le keynésianisme, ou une vision mutilée du monétarisme, sont partout aux leviers de commande. Et les slogans des manifestations, comme les propositions de dialogue venues d’en haut, ressemblent à un dialogue entre des sourds et des aveugles. Les uns parlent de relancer la demande et les autres parlent d’« austérité ». D’autre part, des flux migratoires conduisent au départ des porteurs d’un capital intellectuel élevé et à l’arrivée de porteurs d’un capital intellectuel médiocre qui, par ailleurs, viennent déliter les valeurs de la civilisation occidentale avec la bénédiction de millions d’idiots utiles. Un redressement ? Je ne vois pas d’où il pourrait venir. Il passerait par un dépôt de bilan des Étatsprovidence, un retour à l’esprit d’entreprise, la reconstitution d’instituts d’enseignement qui transmettent des connaissances et de médias qui informent, l’émergence de politiciens à même d’expliquer lucidement le devenir du monde. Il aurait pu passer par un redressement des ÉtatsUnis. On sait depuis le 6 novembre que ce redressement n’aura pas lieu, et que les États-Unis entendent suivre l’Europe vers la mort lente. n

IMMIGRATION Il faut réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire d’être en condition de demeurer sur sa propre terre. BENOÎT XVI

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ASSISTANAT Le social, ce n’est pas l’assistanat. LAURENT WAUQUIEZ, DÉPUTÉ UMP

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LAÏCITÉ Marine Le Pen n’est pas une philosophe laïque, promoteur de valeurs philosophiques particulières. Son combat pour la laïcité est un combat contingent, évidemment lié à la montée de l’islamisme. C’est un combat parallèle à celui contre l’immigration massive. JEAN-MARIE LE PEN

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FAMILLE Nous devons repenser le droit de la famille en phase avec l’évolution de la société française. LUC CHATEL, DÉPUTÉ UMP

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VOTE Le vote doit demeurer la clé de voûte de l’édifice républicain et être réservé aux seuls citoyens français. BRIGITTE KUSTER, MAIRE UMP DU 17E ARRONDISSEMENT DE PARIS

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ÉPOUSE Il est plus simple d’être l’épouse légitime du chef de l’État que sa compagne. Le flou n’est pas conseillé à ce niveau de l’État. CARLA SARKOZY

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FRONT RÉPUBLICAIN On ne peut pas demander aux électeurs de l’UMP de voter pour un Parti socialiste en train de conduire le pays dans le mur. FRANÇOIS FILLON

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International International

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INQUISITION La lutte contre la fraude fiscale, ce n’est pas une inquisition fiscale. JÉRÔME CAHUZAC, MINISTRE DU BUDGET


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