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Réveil Le

vol.54

avril 2014

no.08

Photo reportage : la journée inter-culturelle p. 6 et 7 Adieu à notre chère rectrice p. 3

Comment avez-vous trouvé cet hiver? p. 4

C’est la fin d’une belle saison des Rouges p. 8


ÉDITORIAL

Casse-toi

Laticia Dyer presse@le-reveil.ca Eh oui, c’est ça. Dernièrement, j’entends de plusieurs étudiant(e)s des nouvelles qu’aux résidences universitaires, peu importe que les gens soient déjà installés ou pas, il se peut que d’ici très bientôt, pas mal de gens soient obligés de sortir de la résidence universitaire Aulneau, qu’ils le veuillent ou non. D’abord, je me suis dit que non, ce n’était pas possible. Mais j’ai entendu de plus en plus d’échos, de voix indignées et stressées par rapport au fait qu’ils pourraient se trouver sur la liste de résidents qui auraient leurs demandes de renouvellement de contrat refusées tout simplement parce qu’apparemment, il n’y aura pas suffisamment de places pendant l’été entre les étudiant(e)s de l’université qui y sont déjà, les nouveaux qui arriveront, et les participants venant pour le programme Explore. Mais est-ce que c’est la faute de ces étudiant(e)s s’il n’y a pas suffisamment de place dans les résidences? Normalement, si tu es déjà installé, on devrait considérer ta demande avant d’aller accueillir d’autres personnes qui viendront prendre ta place, surtout quand tu n’as même pas encore terminé ton programme, et que l’on ne t’as jamais prévenu que tu avais un temps limité pour vivre en résidence. Cela n’est pas juste. S’il s’avère qu’il n’y a pas assez de place pour la population d’étudiant(e)s hors-Winnipegois de notre université, et que maintenant on va décider de renvoyer des étudiants de chez eux, il y a un problème. L’autre jour une fille m’a dit, « Pourquoi est-ce qu’ils ne bâtissent ou n’achètent pas un autre bâtiment pour les étudiants?? Nous, on paye assez quand même! » Et je suis d’accord : elle est une étudiante internationale, et avec les frais exorbitants qu’on leur demande chaque année, il devrait y avoir moyen de louer ou bien trouver une autre résidence pour les étudiants. Même si cela coûterait de l’argent, cela serait aussi un investissement pour l’Université,

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car on pourrait accueillir encore plus d’étudiants qui enrichiront et contribueront à notre campus. Cependant, si ce n’est pas possible, on devrait dire à ceux qui veulent venir que malheureusement, il n’y a pas de place. D’habitude, dans les immeubles, on va seulement faire venir les gens s’il y a de la place. On ne va pas dire à ceux qui y vivent déjà, « Euuhh, vous êtes de trop là. J’ai reçu x nouvelles demandes de location, et de ce fait, vous devez partir ». Hein??? Est-ce que cela est juste que l’on renvoie des gens de chez eux, d’une place qui est comme une communauté, voire même une famille pour ceux qui, parfois, arrivent seul(e)s de l’autre bout de l’océan, sans les avoir prévenus dès le début qu’ils ont un temps limité pour rester en résidence, et qu’un jour on va leur dire qu’ils ont un peu trop duré, et qu’ils ne sont plus des « nouveaux », donc ils n’ont qu’à se casser, et trouver un logement ailleurs? Si les gens savaient cela, ils pourraient tenter dès leur arrivée de découvrir d’autres parties de la ville, au cas où ils devraient chercher des appartements avant la fin de leur programme d’études. Ah, mais maintenant que l’Université a besoin de vider des chambres, pour accommoder ceux qui ne font même pas partie de notre communauté ici, on envoie un courriel tout simplement, avec moins d’un mois de préavis, disant que certaines personnes seront obligées de quitter leur appartement, et que tout le monde a intérêt à commencer dès maintenant de se chercher d’autres appartements. Je connais des gars qui cherchent depuis un mois et qui n’ont toujours pas reçu de rappel des logements pour lesquels ils ont postulé. Trouver un bon logement n’est pas facile, et parfois, avec les barrières de la langue ou de la culture, la tâche peut être encore plus difficile. De plus, ceux qui avaient choisi de demeurer tout près de l’école, vu que le temps est limité, seront

peut-être obligés de prendre un logement plus loin, ou au centre-ville, s’ils n’ont pas de succès ici, à Saint-Boniface. Cela signifiera des coûts supplémentaires (laissez-passer autobus par exemple), ainsi qu’habiter un milieu qui n’est pas francophone, et peut-être ne plus avoir l’option de marcher un peu tout simplement pour faire les courses à bon prix (ExtraFoods), aller à la banque (RBC, la Caisse, CIBC), visiter ses amis (une communauté est essentielle quand même pour les étudiants), prendre des médicaments rapidement à Shoppers ou bien aller vite fait soit à la clinique ou à l’hôpital, si on a besoin. J’espère juste que ceux qui seront mis à la porte pourront quand même s’en sortir. Une chose qui est sûr, c’est qu’ils VONT sortir, et après une petite séance de formation pour trouver un logement, on imagine que tous seront capables de se débrouiller?? On a tous eu à déménager à un moment donné, de quitter chez nous, quitter notre communauté, mais on n’est pas tous prêt au même moment. Il y en a qui seront prêts après leur première année de se trouver un logement hors de la résidence, et il y en a d’autres qui ne seront pas prêts jusqu’à leur troisième année. Est-ce que c’est juste de les précipiter? La vie étudiante est assez stressante, et pour ceux qui se respectent, et qui respectent la résidence, ils devront au moins avoir la certitude d’un toit, surtout quand ils sont déjà installés, et qu’on donne si peu de préavis. On a besoin d’une autre résidence, on a besoin de fixer un temps maximum (i.e. 2 ans) après lequel ils seront obligé de chercher ailleurs, enfin on a besoin de prévenir les étudiants dès qu’ils font leurs demandes, pour que cela soit juste. Les étudiants de notre communauté méritent au moins cela, et ne devront pas être moins valorisés que ceux qui ne sont même pas encore là.

L’équipe

université-CAMPUS

30 ans dévouées à l’USB

Bilan du mandat de la rectrice

Amber O’Reilly presse@le-reveil.ca

JOURNALISTES

Gilles-Herman Blay Kacou Moustapha Ly Laticia Dyer Lionel Aurélien Njeukam Cheick Oumar Traoré Safiatou Doumbia CHRONIQUEUSE

Agnès André RÉDACTRICE EN CHEF

Amber O’Reilly

Raymonde Gagné, rectrice sortante de l’USB Crédit photo : Rapport annuel de l’Université de Saint-Boniface

DIRECTEUR GÉNÉRAL

Ben Maréga CHEF DE LA PRODUCTION ET GRAPHISTE

Camille Legal DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE

Wilfried M. Ehoussou

Le Réveil est le journal étudiant de l’Université de Saint-Boniface. Il est indépendant et est financé par les étudiantes et étudiants inscrits à l’Université. Le journal est soutenu par la communauté à travers les échanges promotionnels et les parrainages. Il est alimenté par le dynamisme de jeunes journalistes et contributeurs de la communauté universitaire de Saint-Boniface. Les journalistes du Réveil reçoivent une bourse de vie étudiante en guise d’encouragement pour récompenser leurs efforts. En accord avec sa charte éditoriale et sa politique publicitaire, le journal se réserve le droit de ne pas publier une contribution ou une promotion à caractère raciste, sexiste, homophobe ou diffamatoire. Les opinions exprimées dans les contributions de tout genre sont celles de leurs auteurs et ne reflètent pas forcément celle du journal ou de ses collaborateurs. Le Réveil est distribué gratuitement dans la communauté francophone du Manitoba en édition papier et dans un réseau international d’universités francophones et francophiles à travers le monde en version digitale. Le Réveil est membre de la Presse Universitaire Canadienne, un organisme national réunissant près de 65 journaux étudiants de Saint-John à Victoria. Le Réveil reçoit un appui très important de La Liberté à travers un programme de mentorat dispensé par ses journalistes à l’intention des journalistes étudiants. avril 2014

Raymonde Gagné, rectrice de l’Université de Saint-Boniface depuis 2003 quittera ses fonctions à la fin juin 2014. Au service de l’USB depuis 1984, elle a vu une grande évolution de l’établissement et c’est avec admiration et remerciements que la communauté universitaire lui souhaite une bonne continuation. Raymonde a débuté son cheminement à l’USB lorsqu’il se nommait le Collège communautaire de Saint-Boniface en tant que professeure dans la Faculté d’Administration des affaires. Cette année-là, elle a enseigné huit cours différents. Raymonde est par la suite devenue directrice du Collège communautaire de Saint-Boniface. « Dans une période assez critique dans le développement de l’établissement, on a pu recevoir un financement supplémentaire pour le développement de nouveaux programmes. À ce moment-là, le recteur m’avait donné la responsabilité en tant que directrice de nouveaux programmes de mettre en œuvre un plan d’action […] afin d’élaborer cinq nouveaux programmes », a expliqué Raymonde. De même que la

quasi-totalité des membres du personnel, Raymonde a dû montrer de la polyvalence dans son travail : « ça m’a donné la chance de connaître plusieurs secteurs d’activités au sein de l’établissement. J’ai aussi remplacé le directeur des finances lors d’une absence d’une année ». Représentante du Bureau des gouverneurs ainsi que présidente du Sénat, la voix représentative des membres du corps professoral, de l’administration et des étudiants sur les questions relatives à l’enseignement et à la recherche, la rectrice a la responsabilité d’assurer une direction et l’élaboration de plans stratégiques. Accomplissements marquants « De savoir que j’ai pu jouer un rôle à un moment précis de l’histoire de l’Université, je pense que c’est pour moi un accomplissement. J’ai pu hériter d’une tradition qui existe depuis presque 200 ans et puis c’est toute une responsabilité. Il y a du temps qui a été passé à restructurer l’établissement, voir à rehausser la gouvernance et le cadre d’imputabilité de l’établissement. Pour ensuite travailler avec tous les inter-

venants et la communauté extérieure à établir le premier plan stratégique, ce qui nous a permis d’augmenter le nombre de programmes ; et aussi de planifier une campagne de levée de fonds qui nous a permis d’appuyer le développement de nos espaces physiques, la recherche et les étudiants, par l’entremise de bourses. C’est toute une communauté universitaire qui s’est mobilisée, avec toute une audace et un leadership remarquables. On a pu s’établir comme un centre d’excellence dans le domaine de l’enseignement des sciences de la santé. Nous avons vu une augmentation des subventions de recherche dans les 11 dernières années, avec un nombre grandissant de professeurs et de jeunes professeurs également. On a aussi un plan d’aménagement des espaces physiques où on a vu un investissement assez considérable ». Améliorations futures Raymonde a souligné quelques enjeux qui requièrent de l’attention future de la part du rectorat : « quand on est un petit établissement, on demeure tou-

jours vulnérable dans un environnement changeant. Il faut être toujours aux aguets des enjeux entourant des changements au niveau de l’environnement, que ça soit une perte dans la démographie, c’est-à-dire qu’on a de moins en moins d’élèves qui proviennent des divisions scolaires, on voit par contre une augmentation au niveau de la participation d’étudiants internationaux, je trouve ça très positif. Mais je pense qu’il ne faut pas négliger le fait que l’environnement dans lequel on travaille est en changement perpétuel et qu’il faut être en mesure de minimiser les risques et d’assurer une stabilité financière afin de toujours progresser. Le rapport annuel de 2013 fait l’éloge de la rectrice : « grâce à ses nombreuses qualités de chef de file et de gestionnaire hors pair, Mme Gagné a mené avec brio l’établissement dans un tournant décisif, celui du changement de statut de Collège à Université. Nombreuses sont les réalisations qui ont permis à l’Université de mieux se positionner sur l’échiquier des établissements universitaires de marque : la construction du Pavillon Marcel-A. Desautels, l’ouverture de résidences, l’ajout de programmes, sans oublier l’augmentation marquée du nombre d’inscriptions ». Avec l’avenir en tête… Le processus de sélection du nouveau rectorat est entamé depuis janvier et ce mois-ci, le Bureau des gouverneurs fera une recommandation de candidate ou de candidat. Une série de consultations avec la communauté a permis de dresser le profil de

la rectrice ou du recteur, y compris les défis auxquels elle ou il fera face : « parmi vos principaux défis, vous aurez à mettre en œuvre le Plan stratégique 2013-2018 de l’USB et à promouvoir celui-ci auprès de toute la communauté universitaire. Vous assurerez le développement de l’institution sous son nouveau statut d’université à part entière. De plus, vous viserez à augmenter le niveau des inscriptions, particulièrement chez les francophones et les francophiles du Manitoba et d’ailleurs au Canada ». Pour ce qui est de ses projets futurs, Raymonde a indiqué qu’elle sera en congé administratif : « je vais vouloir prendre le temps de me ressourcer, de me recentrer ». Elle a toutefois une vision positive de l’avenir de l’établissement : « l’USB a une excellente réputation. C’est fascinant parce que partout où je vais au pays, il y a toujours quelqu’un qui vient me parler avec admiration de l’USB. Je pense qu’il y a tous les ingrédients pour pouvoir continuer à développer cette réputation-là. J’admire ce que l’Université est devenue, je suis tellement optimiste pour son avenir. J’ai eu le plaisir de travailler avec un corps professoral remarquable, avec une équipe administrative admirable, et c’est ça la succession de l’USB. On a aussi une communauté très présente, très engagée dans notre Université et une Université elle-même très engagée dans sa communauté, ce qui me semble être la base de la réussite. Il s’agit de pouvoir canaliser ces énergies-là et, selon moi, l’USB a un avenir très prometteur ».

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vie étudiante-CAMPUS

Présage du printemps à Winnipeg Cheick Oumar Traoré presse@le-reveil.ca

La chaleur et le soleil commencent finalement à donner signe après le froid glacial que nous a offert Winnipeg en 2013-2014. Les premières étapes du printemps se sentent, et très bientôt, ce sera le tour de l’été et la fin de l’année universitaire. Le moins que l’on puisse dire est que les gens sont vraiment excités par ces évènements où ils auront plus ou moins l’occasion de relâcher la pression. Certains avis des étudiants de l’Université de Saint-Boniface ont été recueillis afin de voir ce qu’ils prévoient durant cet évènement.

vie étudiante-CAMPUS

La chorale redéfinie

Liaison : Saveurs Mondiales

Amber O’Reilly presse@le-reveil.ca

Mario Savard: “Mon adhésion à la Chambre de commerce francophone de Saint-Boniface m’a permis d’agrandir mes réseaux et de trouver de nouveaux clients.” Dans la photo: Mario Savard, propriétaire de Prestige Services et membre de la Chambre de commerce francophone de Saint-Boniface et Mathieu Allard, directeur générale de la Chambre de commerce francophone de Saint-Boniface Devenez membre étudiant de la Chambre de Commerce Francophone de Saint-Boniface pour 50 $ avec une copie de votre carte étudiante.

Nicole Barnabé, Professeure en Administration des affaires

J’ai trouvé cet hiver particulièrement rude et insupportable. Cela faisait des années que la température ne chutait pas autant. On ne peut pas sortir vraiment longtemps, de plus, le temps n’est vraiment pas propice au sport. Je me suis d’ailleurs blessé en faisant mon jogging habituel, je suis bien contente que ce soit terminé. Le printemps, par contre, est très agréable et j’attends également l’été avec

impatience. Pendant cette période, il y aura également beaucoup de choses à faire. J’ai par exemple un cours à donner à l’université du Manitoba et je compte faire du vélo dans mes temps libres. Il y a aussi des évènements intéressants comme le Folk Fest en juillet, un grand spectacle où il y aura des concerts musicaux de plusieurs cultures. En bref, j’ai vraiment hâte.

Marième Diedhiou, étudiante en Administration des affaires

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Cet hiver était rude et vraiment très long, je suis contente de finalement le voir se terminer et je suis très impatiente de revoir l’été de nouveau. Bien qu’il y fasse souvent très chaud, je le préfère à l’hiver. On aura l’occasion de sortir, faire la fête, faire des piques-niques et laisser nos gros manteaux dans les placards. Je prévois de faire beaucoup de vélo et de basket pendant l’été. Je ne

vais pas passer cet été à Winnipeg mais plutôt en France ou je travaillerai pendant environ trois mois, question de se faire un peu d’argent. J’ai vraiment hâte car je pourrai un peu changer d’air et faire les retrouvailles avec ma famille et mes amis. Au mois d’aout, je compte aussi faire un tour dans mon pays d’origine, le Sénégal. C’est été promet beaucoup.

Pour plus d’informations composez le 204-396-INFO(4636) ou visitez www.ccfsb.mb.ca Richard Berord, Concièrge à l’USB

Je n’ai pas été vraiment malmené par cet hiver, je l’ai passé à travailler, donc la plupart du temps, j’étais au chaud. Mais la température a vraiment augmenté dehors et c’est très agréable quoique la rue devienne très sale. Même si le froid ne m’a pas beaucoup gêné, ça n’empêche pas que

j’attendais beaucoup l’été, j’ai beaucoup de projets. Je compte prendre des petites pauses de travail et à l’occasion, j’irai faire du camping et de la pêche vers le nord du Manitoba. Il n’y a vraiment pas de comparaison à mes yeux, l’été est beaucoup mieux que l’hiver.

Safiatou Doumbia, étudiante en Sciences infirmières

Je n’ai pas du tout aimé le froid de l’hiver, je prends le bus chaque jour pour venir à l’université et l’attente dehors est souvent insupportable. J’attendais l’arrivée du printemps de pied ferme, on aura de plus fortes températures et on pourra laisser tous nos lourds manteaux à la maison. De plus, je trouve que les gens ont tendance à être

plutôt grincheux en hiver. En été, par contre, les gens deviennent très joviaux, les gens se saluent et sont très agréables. Je compte prendre des cours d’été et travailler pendant les vacances, si le temps me le permet, je ferai également un tour au Mali, mon pays d’origine.

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Les membres de la chorale de Saint-Boniface Crédit photo : Marie-Ève Presber

La première année de la chorale de Saint-Boniface, Liaison, a été célébrée à l’occasion d’un concert public aux saveurs mondiales. Partenariat entre le Service d’animation culturelle et le Projet RéconciliACTION du Service d’animation spirituelle, le concert du samedi 5 avril a été un succès. Le chant a capella est le plus ancien instrument de musique qui soit et pourtant on oublie souvent sa polyvalence fascinante. La chorale Liaison a redécouvert cet instrument puissant pour présenter un spectacle composé de vingt-deux chants provenant des quatre coins du monde. Le groupe, qui compte une quinzaine de membres, a commencé à se réunir au mois d’octobre, en grande partie grâce à la volonté d’une étudiante – Chloé Carpenter – d’établir une

chorale à l’USB. Stuart Sladden a agi en tant que directeur de chorale en dépit de s’avouer mal à l’aise avec le français, démontrant la capacité du groupe à s’adapter à un fonctionnement multilingue. Les chansons présentées reflètent d’ailleurs cette réalité puisque les choristes ont chanté en français, anglais, espagnol, hébreu, russe ainsi qu’en allemand. Une ambiance intime a accueilli les quelques cent spectateurs présents au Concert de la chorale Liaison à la Salle académique de l’Université. Les choristes se sont promenés parmi la foule, élégamment vêtus de noir, et un diaporama de photos du Projet RéconciliACTION a été projeté sur un écran projecteur en arrière-scène. Les profits provenant du coût d’entrée des spectateurs ont été versés à

ce projet de réconciliation entre peuples autochtones et non-autochtones auquel participent des étudiants de l’USB. Des solos et des duos ont fait rayonner les talents musicaux de nombreux membres de la chorale, en plus d’ajouter à la variété du spectacle. Le public a aussi eu droit à deux chants à la puissance inspirante de la part de la Cathédrale de la chorale. Une participante de la chorale a témoigné sa joie post-spectacle : « parfois on rigolait beaucoup lors des répétitions et d’autres fois, moins, puisqu’il y avait des notes très difficiles à atteindre. Mais l’énergie est incroyable et ce soir, on n’aurait pas pu espérer mieux! », s’exclame Marie-Ève Presber.

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vie étudiante-CAMPUS

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Journée inter-culturelle

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ARTS ET CULTURE

« Une pièce en désordre? »

La métamorphose d’une invasion

SPORTS

La saison des Rouges

Moustapha Ly presse@le-reveil.ca

Agnès André presse@le-reveil.ca

La Mère et l’amie, avant Crédit photo : Agnès André

La saison des Rouges de l’USB prend fin Crédit photo : Wilfried M. Ehoussou

La Mère et l’amie, après Crédit photo : Agnès André

Du 3 au 6 avril, ce sont 11 étudiants de Saint-Boniface qui ont joué la comédie sous l’égide de leur professeur Jean Valenti. Concrétisation de leur travail sur l’Invasion d’Adamov, la mise en scène de cette pièce absurde à souhait, n’a cependant pas été de tout repos… « On reprend, il manque un acteur » ! On est lundi 31 mars et la voix de Jean Valenti, metteur en scène principal de l’Invasion d’Adamov se fait davantage entendre que celles des acteurs. Sur scène, un mur laisse entrevoir l’arrière-scène, la fenêtre tombe sur les doigts des comédiens et le miroir reste encore à imaginer. « Une pièce en désordre » stipule une des premières didascalies… La pièce a beau se rattacher au courant du théâtre de l’Absurde, le désordre régnant chez nos comédiens apparaît ce dernier lundi plutôt hors de toute maîtrise. Et pourtant, quelques jours après, le 3 avril - jour de la fameuse première, ce ne sont plus Geneviève, Joël,

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Pierre, aspirant désespérément au “mot juste” Crédit photo : Agnès André

Éric, Mélissa ou Benjamin, mais Agnès, Pierre, Tradel, la Mère, ou encore le Premier Venu qui font face à leurs premiers spectateurs remplissant bien un tiers de l’amphithéâtre Martial Carron. Une œuvre… absurde! « Quand on me demande ce que ça raconte, je n’arrive toujours pas à décrire l’action », confie Joël – alias Pierre – juste avant la première. Écrite tout juste après la Seconde Guerre mondiale, l’Invasion fait en effet partie de ce courant mettant en scène perte de confiance en l’humain et vide de l’existence, déconstruisant ainsi les normes de narration habituelles. Quelque peu oubliée aujourd’hui, délaissée au profit de Beckett ou Ionesco peut-être plus propres à déclencher les rires du public, cette dernière œuvre a donc fait ressentir toute « la lourdeur, le vide qu’il y avait à l’époque », telle que l’a exprimé une des spectatrices à l’issue d’une des représentations.

Malgré le fait que les comédiens s’attendaient en effet à jouer une œuvre quelque peu plus riante, le pari de présenter aux spectateurs comme aux comédiens amateurs une des pièces les moins populaires de ce courant dans les programmes scolaires semble réussi. Mais « cela n’a pas été facile, avoue Jean Valenti, les premières répétitions n’étaient pas du tout comme ce soir [jour de la première représentation]. Evidemment, si on avait eu deux semaines de plus, cela aurait été encore mieux! ». L’ i m p o r t a n c e d’un aspirateur…ou d’un régisseur Ayant assisté aux répétitions, on peut dire toutefois que la transformation a été fulgurante : au fur et à mesure que décor, lumières et costumes se sont petit à petit ajoutés aux dialogues, les personnages ont pris corps sur scène. Preuve vivante que le théâtre ne se limite pas aux mots, tout détail de décor est soudain apparu crucial, à l’origine d’un nouveau jeu de scène

voire même des dialogues : une chaise au mauvais endroit, une couverture non relevée, la couleur d’un accessoire, une machine à écrire qui devrait disparaître de la scène…Tous ces « détails » qui n’en sont pas ont permis aux comédiens de finalement habiter leurs personnages et diversifier leurs attitudes et intonations (mentionnons également l’impressionnante collection vestimentaire des années 1950 prêtée pour l’occasion !). Qui aurait en effet pensé qu’un aspirateur changerait toute la tonalité d’un instant sur scène ? Le public a donc ri, non pas vraiment des dialogues en eux-mêmes plutôt versés dans un humour des plus absurdes, mais des situations sur scène : le Premier Venu cherchant à séduire Agnès, cette dernière balayant peu efficacement les murs et les chaises de la pièce, une fenêtre rabattue brusquement après une réplique,…Grâce au concours de Gaëtan, Ainza et Taylor, techniciens son, lumière et décors, ces « détails » ont ainsi donné vie et con-

sistance à la pièce qui semblait hésitante en ce début de semaine dernier. Et c’est finalement une belle réussite que cette invasion scénique! Dans l’ordre d’apparition, les comédiens des trois représentations de l’Invasion d’Adamov : Joël Caby, Pierre ; Sophie Moquin/ Geneviève LaTouche, Agnès; Mélissa Smith/ Roxanne Lemoine, La Mère; Stéphanie Lavich/ Véronique Élie, L’Amie; Éric Vielfaure, Tradel; Benjamin Fowler, le Premier Venu; Haley Bielinsky, Mme Tradel; Oskar Bres, L’Enfant. Le tout mis en son, lumières et décors par Gaëtan LaRochelle, directeur technique; Ainza Bellefeuille, technicienne son/lumières et Taylor Jade Smith, régisseuse. avril 2014

La saison de sport 2013/2014 vient de se terminer avec la cérémonie de récompenses des athlètes. Les Rouges, toutes disciplines confondues, n’ont finalement pas réussi à décrocher un titre de champion dans la ligue MCAC, sauf les joueurs de futsal qui, dans une moindre mesure, ont sauvé l’honneur de l’USB. Le basketball masculin a connu l’une de ses pires saisons malgré leur préparation. L’entraîneur Christian Mouné, qui s’était toujours plaint du manque de persévérance de ses joueurs a encore une fois revécu une année sans titre. Pire, les basketteurs ont encaissé plus de défaites que de victoires sachant qu’ils ont atteint les demi-finales lors la saison 2012/2013. Aucun motif d’excuse ne pourrait être valable cette fois-ci. Le comité sportif de Saint-Boniface a par ailleurs déployé des moyens pour soutenir ses athlètes. En effet, il a déboursé plus de mille dollars pour leur offrir un abonnement gratuit au Sportex, et un préparateur physique ainsi qu’un médecin spécialiste ont été mis à leur disposition. Dès lors, ils pouvaient aller voir le mé-

decin lors de contractions de blessure pendant les entraînements ou des matchs de compétition sans payer de frais : il suffisait juste d’en informer les responsables du Sportex et de présenter sa carte étudiante au médecin. Bref, il y avait tout ce qui pouvait permettre à une équipe de faire une bonne saison. Mais pour atteindre les sommets en sport, il faut de la rigueur et une bonne dose de motivation, ce qui semble faire défaut chez les joueurs de basket. Chaque année, c’est pratiquement la même histoire qui se répète : en début de saison il y a tellement de joueurs que l’entraineur peut avoir du mal à classer une équipe type. En moyenne, trente joueurs se présentent lors des séances pratiques, et bizarrement, ils jouent comme des forcenés pour gagner leur place, quoi de plus rassurant pour un entraîneur? Mais comme le dit l’adage, « chassez le naturel, il revient au galop ». Au bout de deux mois de sérieux, les joueurs commencent à quitter l’équipe un par un pour des raisons que l’on ignore. Les excuses qui sont présentées en générale sont l’approche des examens, qui ne saurait être valable sachant que toutes

les équipes de la ligue universitaire sont majoritairement composées d’étudiants ou collégiens. Le plus désolant dans cette histoire est que l’USB a dû écoper des amendes à hauteur de 1000 dollars pour forfait. Les Rouges ont raté deux matchs de compétitions, car elle n’avait même pas 5 joueurs pour former une équipe. L’équipe féminine, cependant, a fait une très bonne saison d’après les dires de l’entraîneur Christian Mouné. Elles pratiquent un basket très fluide et organisé. De plus, elles défendent très bien, se débrouillent pas mal au rebond, et suivent les instructions de l’entraîneur. Les Rouges de basketball ont fait un parcours presque parfait avec un pourcentage de victoire nettement supérieur à la moyenne. En ce sens, elles ont atteint les demi-finales qu’elles ont malheureusement manquées de justesse. Mais Chris – comme le surnomme ses joueurs – compte aller plus loin la saison prochaine, vu que l’équipe a une bonne ossature et que ses joueuses sont très motivées à dominer la ligue l’année suivante. Quant au volley-

ball masculin, celui-ci a fait mieux que la saison 2012/2013. Tous ceux qui ont eu l’occasion de suivre leurs matchs ont remarqué leur nette progression et ceci est valable sur tous les plans du jeu. D’ailleurs, ils ont battu au moins une fois toutes les équipes qui participaient aux matches de compétition. Malheureusement, ils n’ont pas pu accéder aux phases finales plus connues sous le nom de Final 4 qui regroupe les quatre meilleures équipes de la ligue. Mais avec de la persévérance, ils pourront sans doute faire mieux la saison prochaine. Pareil pour les volleyeuses qui ont plutôt réussi leur saison avec des victoires remarquables sur des équipes très fortes. Reagan Caron et ses partenaires ont régalé leur public lors des matchs en MCAC, mais le bilan de la saison des filles est plutôt moyen et quelques ajustements doivent être faits pour 2014/2015. Les footballeurs, pour leur part, ont brillamment survolé le tournoi. Leur style de jeu faisait la différence, les joueurs se retrouvaient les yeux fermés tellement les automatismes. La ligue MCAC de football est connue pour son

niveau très relevé avec des équipes qui n’ont rien à envier aux équipes professionnelles. Les Rouges ont eu un pourcentage de victoires de plus de 75%. L’équipe de Brandon se souviendra pendant longtemps de la sévère correction qu’elle a reçue – 7/0, une victoire écrasante des footballeurs de l’USB. Par ailleurs, ils ont fait mieux que l’année passée, en se qualifiant en finale contre l’équipe de Providence qui était candidate à sa propre succession. Après une lutte acharnée entre ces deux équipes, les Rouges ont vu toutefois le trophée de champion leur passer sous le nez. Ils ont quand même obtenu une médaille d’argent pour récompenser les efforts fournis tout au long de l’année. La véritable satisfaction vient cependant des joueurs de futsal, qui ont fait mieux que toutes les autres équipes de l’Université de Saint-Boniface. Le tournoi de football en salle, qui a démarré quelques semaines après la fin de la saison de football plein air, était riche en suspense et rebondissements du début à la fin. Ce sont pratiquement les mêmes équipes qui ont participé en football plein air. C’était une occasion aussi de prendre leur revanche sur l’équipe de Providence. Les joueurs ont gardé la même motivation qu’elles avaient lors du tournoi précédent et malheureusement, les adversaires en ont payé les frais. Victoire après victoire, ils se sont qualifiés une fois de plus en finale contre l’équipe de CMU. S’ensuivit une rude bataille pour décrocher le titre pour le plus grand bonheur des supporters. 8 a 7 fut le score final en faveur des Rouges, lesquels sont finalement montés sur la plus haute marche du podium avec la médaille d’or en prime. En bref, le comité sportif de l’Université de Saint-Boniface a lui aussi réalisé une excellente saison sur le plan de l’organisation des événements et des moyens mis à la disposition des équipes.

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DIVERTISSEMENTS

*LE « MIAM » DU MOIS* Laticia Dyer presse@le-reveil.ca

Mots Croisés

DIVERTISSEMENTS

Patates Coco Loco 2-3 portions 30 minutes 1 cuillerée à soupe de beurre 3 cuillerées à soupe de mayonnaise (légère pour ceux qui font un régime!) 4 pommes de terre de taille moyenne 2/3 d’une boîte de conserve de 300ml de lait de la noix de coco (bien agitée)

1) Rassemblez tous les ingrédients et matériaux (i.e. cuillerées à soupe, bol, éplucheur). 2) Commencez par éplucher les pommes de terre, et les couper en dés (cela augmente la rapidité de cuisson, puisqu’on augmente l’aire de surface). Mettez-les dans une marmite. 3) Remplissez la marmite avec de l’eau jusqu’à ce que le niveau d’eau couvre les morceaux de pomme de terre, et mettez- le sur feu maximum. 4) Lorsque l’eau bout, diminuez à moyen feu, et après à peu près 10 minutes, véri fiez souvent avec une fourchette si les morceaux sont assez cuits pour qu’ils soient mous. 5) Enlevez la marmite du feu et renversez l’eau de la marmite. 6) Lorsque l’eau sera toute partie, vous pourrez faire la purée des morceaux de pomme de terre, avec une grande spat ule, une fourchette, ou bien un batteur électrique comme vous voyez dans la photo en bas. Pendant ce temps, ajoutez le beurre, la mayonnaise, et le lait de la noix de coco. Les montants sont approximatifs, alors si vous voulez bien ajouter un peu plus de goût de coco, ça ira, mais la purée sera encore plus crémeuse que d’habitude.

Servir à côté de la viande (un steak ou poitrine de poulet) ou tout seul…ça dépend de vous! Bon appétit!

Le harcèlement et le harcèlement sexuel Le harcèlement est un comportement offensant et inapproprié envers une personne en raison de son adhésion réelle ou présumée à un groupe de personnes.

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Le harcèlement sexuel comprend toute attention de nature sexuelle non sollicitée. Si vous avez des questions ou vous voulez loger une plainte, vous pouvez contacter une des personnes conseillères suivantes : Marjolaine Pelletier Conseillère Orientation et counseling Bureau 1118 Téléphone : 204-237-1818, poste 469 Télécopie : 204-235-4486 mpelleti@ustboniface.ca Lorraine Roch Directrice des ressources humaines Service des ressources humaines Bureau 2401 Téléphone : 204-237-1818, poste 401 Télécopie : 204-237-3099 loroch@ustboniface.ca

Horizontalement

Verticalement

1. Égoïste — Lien. 2. Boucle — Bunker. 3. Dynastie chinoise — Inflammation de l’oreille — Possessif. 4. Canal excréteur — Éventa — Tel lure. 5. Ses proches — Abandonnées. 6. Erbium — Septième levée au bridge — Grecque. 7. Caché — Tondue — Classification pour l’huile. 8. Élargit une ouverture — Inflexibles. 9. Modifie — Recueil de bons mots — Lettre grecque. 10. Chiffre — Derniers. 11. Poème — Exposé pour la vente — Refléta. 12. Ajuster un ressort — Substance brune très odorante — Plaça. 13. Argent — Orange — Abruti. 14. Victoire de Napoléon — Imprévus.

1. Anxieuse — Inscrivis. 2. Obscur — Raccommodage. 3. Timides — Micromètre utilisé pour mesurer des épaisseurs ou des diamètres extérieurs. 4. Ruisselet — Partisan du titisme — École. 5. Aduler — Ventilera. 6. Garder à la main — Gaz — Six. 7. Pas ailleurs — Poisson-perroquet — Termine une prière. 8. Tante — Lettre grecque — Hue. 9. Affaiblies — Équivalentes. 10. Cube — Peint de nouveau — Prom ontoire. 11. Bourg de Palestine — Cervidé — Béryllium. 12. Possède — Sable mouvant — Singer. 13. Écimé — Bosse. 14. Proctalgie — Renard bleu.

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Étudier à l’Université d’Ottawa un programme francophone de médecine un environnement bilingue un programme innovateur où la technologie fait partie intégrante de la formation des places réservées pour les étudiants de l’Atlantique, de l’Ouest et des Territoires un appui financier pour retourner faire certains stages pratiques chez-vous

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Roland Saurette Conseiller Orientation et counseling Bureau 1118 Téléphone : 204-237-1818, poste 419 Télécopie : 204-235-4486 rsaurette@ustboniface.ca

Renseignements : www.ustboniface.ca avril 2014

www.medecine.uOttawa.ca

Réponses mars

Dans cette édition, j’ai décidé de partager une de mes propres recettes, à vrai dire, une recette qu’on avait partagée avec moi il y a longtemps, et qui demeure une de mes préférées. À l’origine, c’est une recette qu’on doit tous connaître, mais avec une petite modification qui, selon moi, transforme ce plat simple en quelque chose de très délicieux, et un peu exotique. Les pommes de terre aussi ne sont pas trop coûteuses, et les autres ingrédients, à part le lait de noix de coco, sont surement déjà dans vos frigos. Sans plus tarder, je vous présente la recette que je viens de nommer Patates Coco Loco (parce que le goût du coco rend fou! ;) ), et je vous invite à la cuisine! ;D Allez, à vos spatules!!!

À l’Université d’Ottawa, le Consortium national de formation en santé (CNFS) contribue à offrir un accès accru à des programmes d’études dans le domaine de la santé, aux francophones issus des collectivités en situation minoritaire.

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La journée inter-culturelle, le départ prochain de la rectrice Raymonde Gagné....

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