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vol.54

décembre 2013

no.04

Le concours de Sushi annuel p.6 À la mémoire de Nelson Mandela p. 3

Le temps des fêtes arrive! p. 7 et 8

Le repas des fauves p. 9


Joyeux Noël... à tous et à toutes?

Laticia Dyer presse@le-reveil.ca Les rassemblements familiaux, le rouge et le vert, Père Noël, le décor festive que prend presque tout (même les lumières au centre-ville), les fêtes, et surtout les publicités et musiques de Noël dominant les centres commerciaux et médias font beaucoup pour ajouter à l’ambiance de la saison. Pour ceux qui fêtent Noël, ce sont des trucs attendus, et souvent bienvenus malgré le chaos…mais dans la société diversifiée d’aujourd’hui, est-ce que Noël est pour tout le monde? « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver…! » Et oui…aussitôt que le mois de novembre, les sons et souhaits de Noël commencent à se faire entendre, et ce n’est pas pour rien! Noël est peut-être la plus grande fête de l’année, et les preuves sont les véritables transformations que subissent les rues, magasins, maisons, et oui, même les habitants d’une ville. Elle coïncide parfaitement avec les vacances que prennent la plupart des écoles, donnant à tous les étudiants qui veulent la chance de profiter de la période des fêtes. Nous, les étudiants, on sait très bien comment en profiter durant la période des fêtes, commençant d’abord par DORMIR et se rattraper un peu de temps de sommeil ainsi que de retourner à un régime alimentaire pouvant être décrit comme normal, après la période des examens. Mais il ne faut pas oublier que pour certain(e) s, étudiant(e)s, cette magnifique pause à la fin de l’année tombe par hasard sur

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Noël, et sera spéciale pour d’autres raisons, puisque ce n’est pas tout le monde qui fête Noël. Chez la population diversifiée de l’USB, il y a pas mal de Musulmans, par exemple, qui ont déjà passé leur grande fête, l’Eid, il y a quelques mois, et qui n’auront peut-être pas l’habitude de fêter Noël, comme les membres d’autres religions. Puis, pour tous ceux qui ne suivent pas une religion, certains choisiraient de ne pas fêter Noël à cause des origines chrétiennes (la date de naissance de Jésus Christ) de la fête. L’autre jour, j’avais souhaité Joyeux Noël à quelqu’un qui m’a tout de suite répondu qu’il ne fête pas Noël. Je n’étais pas choqué, ça m’est déjà arrivé plein de fois, mais il y avait quand même un petit malaise. Il avait l’air un peu dérangé, et dans le moment je trouvais ça bizarre qu’un souhait de Noël puisse déranger quelqu’un…mais plus tard je me suis rendu compte que c’était un manque de compréhension. Moi je fête Noël, et en lui souhaitant un Joyeux Noël j’avais les meilleures intentions. Je voulais lui mettre un sourire aux lèvres…lui faire part en quelque sorte de mon bonheur, et je crois que la plupart des gens qui fêtent Noël font pareil. Il aurait pu me comprendre. Mais comme il ne le fête pas, et il en avait peutêtre marre d’entendre les échos de ‘Noël, Noël, Noël!’ partout où il va, mon souhait n’aurait pas été bienvenue. C’est quelque chose que moi j’aurai pu compren-

dre. Au lieu de dire, « Oh, okay. » et partir, j’aurai pu quand même lui souhaiter une bonne journée alors, ou lui demander s’il fêtait autre chose, parce que le petit sentiment de joie que moi je ressens lorsque quelqu’un me souhaite un joyeux Noël doit surement être pareil au sentiment de joie qu’un Musulman ressent lorsqu’on leur souhaite joyeux Ramadan ou joyeux Eid, ou encore un Juif en leur souhaitant un joyeux Hanukkah. Il ne devrait pas y avoir de malaise d’un côté ou d’un autre. Si tu souhaites Joyeux Noël à quelqu’un qui ne te répond pas de même, tu ne dois pas te sentir offusqué, et si quelqu’un, qui ne sait pas que tu ne fêtes pas, te souhaite un Joyeux Noël, tu ne dois pas te sentir offusqué non plus. Il faut essayer juste de comprendre, et si possible de partager d’une autre manière. Après tout, ça fait partie de l’esprit de la saison. De toute façon, il y a pas mal de personnes qui fêtent Noël que pour donner et recevoir des cadeaux, pour organiser des rassemblements avec la grande famille, ou tout simplement parce que c’est comme une tradition nationale. La décoration des sapins, la préparation collective d’un repas, la visite, le chant des chansons festives, etc. sont tous des activités qui sont associés à cette fête, et que beaucoup de gens font, peu importe leur religion. Le don et le partage de notre temps et nos ressources sont toujours importants, peu importe nos raisons de le faire, alors profites-en!

ÉDITORIAL L’équipe

JOURNALISTES

Gilles-Herman Blay Kacou Moustapha Ly Laticia Dyer Lionel Aurélien Njeukam Cheick Oumar Traoré Safiatou Doumbia CHRONIQUEUSE

Agnès André RÉDACTRICE EN CHEF

Amber O’Reilly DIRECTEUR GÉNÉRAL

Ben Maréga CHEF DE LA PRODUCTION ET GRAPHISTE

Camille Legal DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE

Wilfried M. Ehoussou

Le Réveil est le journal étudiant de l’Université de Saint-Boniface. Il est indépendant et est financé par les étudiantes et étudiants inscrits à l’Université. Le journal est soutenu par la communauté à travers les échanges promotionnels et les parrainages. Il est alimenté par le dynamisme de jeunes journalistes et contributeurs de la communauté universitaire de Saint-Boniface. Les journalistes du Réveil reçoivent une bourse de vie étudiante en guise d’encouragement pour récompenser leurs efforts. En accord avec sa charte éditoriale et sa politique publicitaire, le journal se réserve le droit de ne pas publier une contribution ou une promotion à caractère raciste, sexiste, homophobe ou diffamatoire. Les opinions exprimées dans les contributions de tout genre sont celles de leurs auteurs et ne reflètent pas forcément celle du journal ou de ses collaborateurs. Le Réveil est distribué gratuitement dans la communauté francophone du Manitoba en édition papier et dans un réseau international d’universités francophones et francophiles à travers le monde en version digitale. Le Réveil est membre de la Presse Universitaire Canadienne, un organisme national réunissant près de 65 journaux étudiants de Saint-John à Victoria. Le Réveil reçoit un appui très important de La Liberté à travers un programme de mentorat dispensé par ses journalistes à l’intention des journalistes étudiants. novembre 2013


ACTUALITÉ INTERNATIONALE Nelson Mandela, une grande perte pour l’humanité

Gilles-Herman Blay Kacou presse@le-reveil.ca

Nelson Mandela Crédit photo : apple.ca

Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, est mort à l’âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg, a annoncé jeudi soir le président sud-africain, Jacob Zuma, en direct à la télévision publique. Nelson Mandela ou le symbole d’une lutte contre l’Apartheid Nelson Mandela a été l’un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d’Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l’histoire du pays. Il entre

au Congrès national africain (ANC) en 1944, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l’Apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L’ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l’ANC, en 1961, qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires. Le 5 août 1962, il est arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA, puis est

condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. Dès lors, il devient un symbole de la lutte pour l’égalité raciale et bénéficie d’un soutien international croissant. Jeudi 5 décembre 2013, une date historique Nelson Mandela, qui a fêté ses 95 ans le 18 juillet dernier, avait été hospitalisé à quatre reprises, à chaque fois pour des récidives d’infections pulmonaires. Ces problèmes récurrents étaient probablement liés aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du

régime raciste de l’apartheid. Ce 5 décembre 2013, la nouvelle est tombée. En effet le président sud-africain actuel Jacob Zuma a annoncé à au monde entier par l’intermédiaire de la chaîne de télévision nationale la mort du prisonnier politique le plus célèbre du monde entier, de celui- même qui a été pendant plusieurs années le chef de file de la lutte des noirs. Submergés par l’émotion, des milliers de Sud-Africains ont commencé mercredi à rendre un ultime adieu, personnel cette fois, à Nelson Mandela. La file d’attente pour s’incliner devant sa dépouille atteignait un kilomètre et demi dans l’après-midi. Plusieurs cen-

taines de personnes se sont également réunies dans la nuit pour une veillée festive improvisée devant le domicile de Nelson Mandela. L’atmosphère était plus à la célébration qu’au recueillement, jeunes et vieux agitant des drapeaux, entonnant hymne national et chants anti-apartheid, criant des «Vive Mandela», tenant des chandelles, tandis que la police avait interdit le quartier à la circulation. Hommage à Nelson Mandela Ce fut un hommage planétaire rendu à Nelson Mandela. Une cérémonie très longue, ce 10 décembre au stade de Soweto, beaucoup de discours dont celui du président américain Barack Obama, des images battantes et des chants étaient au rendez-vous sans compter la pluie battante. Tous saluaient le parcours exemplaire d’un homme qui a passé vingt-sept ans en prison pour avoir combattu la ségrégation raciale dans son pays avant de négocier une transition pacifique parachevée par son élection à la présidence, en 1994. Le corps de Mandela sera exposé à Pretoria avant d’être inhumé à Kunu, son village natal. Mandela restera dans l’histoire pour avoir négocié pied à pied avec le gouvernement de l’apartheid une transition pacifique vers une démocratie multiraciale. Et pour avoir épargné à son peuple une guerre civile raciale qui, au début des années 90, paraissait difficilement évitable. Ce qui lui vaudra le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.

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À la rencontre d’un étudiant hors du commun Moustapha Ly presse@le-reveil.ca

Crédit photo : Papa Djibril Gueye

Le vainqueur incontestable des élections du représentant des étudiants de l’École technique et professionnelle, c’est lui. De son vrai nom Papa Djibril Gueye, ce jeune informaticien, très actif à l’intérieur de l’université nous évoque son parcours, son rôle au sein de l’USB et ses objectifs en tant que porte-parole des étudiants de l’ETP. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Papa Djibril Gueye, originaire du Sénégal, étudiant en deuxième année d’informatique, passionné par les logiciels et le Web, sportif et aide informatique à l’université de Saint-Boniface. Vous n’avez pas eu de difficultés à vous intégrer dans l’université, c’est quoi votre secret ?

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Je dirai même que mon intégration au sein de la communauté franco manitobaine a été rapide. De nature je suis une personne très indépendante et ouverte d’esprit. De plus j’ai eu beaucoup d’expériences de la vie à l’étranger, car j’ai passé trois années au Maroc avant de venir au Canada. Ensuite il faut saluer la bienveillance et la cordialité des canadiens qui sont vraiment très gentils et respectueux à l’égard des étudiants internationaux. Pourquoi vous avez opté la branche d’informatique ? L’informatique a toujours été ma passion. J’ai commencé à m’y intéresser vers l’âge de 12 ans. Je n’hésitais pas à passer toute une journée devant l’ordinateur dans le but d’amélior-

er mes connaissances. Et petit à petit j’ai commencé à développer des habilités techniques. Il arrivait parfois que mes parents m’appellent pour réparer l’ordinateur fixe en cas de panne et j’arrivais toujours à régler le problème. Cela a été déterminant pour le choix de ce que je voudrais faire plupart. Vous avez mentionné le Maroc dans votre parcours, pouvez- vous nous en dire plus ? Effectivement j’ai entamé mon cursus universitaire au Maroc. J’étais étudiant à l’Ecole Française d’Enseignement Technique dans la ville de Fez ou j’ai fait une formation en BTS système réseaux informatiques .Une fois le diplôme obtenu je me suis spécialisé en système informatique et

logiciel lors de la troisième année. Cette expérience fut très enrichissante du fait qu’il y avait beaucoup de défis à relever, notamment le fait de vivre pour la première fois loin de ma famille. Ensuite je devais m’adapter aux méthodes d’enseignements du Maroc qui étaient différentes de celles du Sénégal. J’ai dû donner le meilleur de moimême pour réaliser mes objectifs. Si je devrais faire un bilan de mon parcours dans ce pays je dirai qu’il est plutôt positif. Logiquement vous poursuivez votre spécialisation en système informatique et logiciel? Je répondrai par l’affirmative car pour le moment je suis dans cette dynamique. Mais je pourrai bien me concentrer sur les réseaux spécifiquement. Quels sont vos rôles au sein de l’établissement vu que participez à beaucoup d’activités qui concernent vie étudiante ? A part mon statut d’étudiant à l’USB, je travaille en tant qu’aide informatique qui consiste à livrer les équipements et à les récupérer après usage. Je participe aussi aux différentes activités organisées par l’association de l’USB en tant que bénévole. Je suis aussi le nouveau représentant des étudiants de l’Ecole Technique et Professionnelle. Ne trouvez- vous pas que la responsabilité de représentant de milliers d’étudiants est lourde à porter ? Evidemment que c’est une grande responsabilité et j’en suis vraiment conscient. Cependant je ne ressens aucune pression par rapport au rôle que je dois

jouer. De plus je vois cela comme une opportunité de mettre en pratique mes aptitudes de leader. Et modestie à part rien n’est trop grand lorsqu’on se nomme P D G. Comment se passent vos rencontres avec le Conseil de Direction de l’ETP? Elles se passent plutôt bien. Des réunions sont organisées tous les trois jeudi du mois afin d’améliorer les services offerts aux étudiants mais aussi d’apporter des solutions au problème d’insertion dans le milieu du travail que rencontrent certains étudiants une fois le diplôme en poche. Et comment comptez -vous résoudre ce problème ? Très bonne question. Je pense que la barrière de la langue constitue un problème majeur surtout du côté des étudiants internationaux, qui, pour la plupart sont issus de pays francophones. Ainsi ces derniers doivent fournir beaucoup d’efforts afin d’améliorer leur niveau en anglais. Quels sont vos derniers mots P D G ? Je tiens à vous remercier pour cette interview ainsi que tous les membres du Réveil. D’ailleurs je suis un fidèle lecteur du journal que je trouve très instructif avec des journalistes compétents. Ensuite j’exprime ma gratitude à tous les membres de l’AEUSB qui m’ont bien accueilli. Je profite aussi de cette occasion pour remercier toutes et tous qui ont porté leur confiance en moi en me choisissant comme leur représentant. Je ne ménagerai aucun effort pour accomplir ma mission.

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université-CAMPUS

Les mains invisibles de l’USB

Safiatou Doumbia presse@le-reveil.ca Ne dit-on pas que les murs ont des oreilles? Eh bien à l’Université de Saint Boniface, il semblerait que ces soi-disant murs aient en plus des oreilles aussi des mains…intriguant non? Plusieurs étudiants se plaignent de la disparition de plusieurs de leurs affaires. À cet effet, les micros du Réveil sont allés à la quête d’informations supplémentaires pour tenter d’élucider se mystère. « En fait, j’ai une fois perdu ma blouse en cuir et j’ai juste réalisé une fois arrivé à la

maison et puis quand je suis revenu à l’université je ne l’ai plus retrouvé du coup je me suis demandé ce qui s’est passé, depuis je n’ai plus de nouvelles de ma blouse», nous confie un étudiant en administration des affaires. Mapendo, étudiante en 1ère année au programme de Sciences infirmières, nous apprend qu’elle est partie à la salle d’informatique située au 1er étage pour travailler et a oublié sa clé USB dans la salle. Elle s’en est souvenue dans le bus, donc elle ne pouvait plus

revenir pour la chercher. Elle espérait quand même que le lendemain elle la retrouverait mais c’était peine perdue. Des expériences, comme celle de Mapendo, sont monnaie courante à l’Université. Cependant, tout le monde ne semble pas être du même avis. Tout ne disparait comme le pensent une partie des étudiants sondés. Certains objets disparus peuvent être retrouvés auprès de la sécurité ou de bons samaritains qui ont signalé des effets retrouvés à

l’Association étudiante ou à la surveillance. «J’ai une fois perdue ma carte étudiante mais je l’ai par la suite retrouvée parce que quelqu’un l’a remis à la surveillance bien heureusement », rétorque une étudiante en sciences infirmières. «Je pense que les étudiants qui perdront leurs effets personnels à l’avenir pourraient aller le signaler à la surveillance des qu’ils s’en rendent compte parce que souvent les affaires n’ayant pas de propriétaires sont collectées et rangées pour ceux qui les

réclameront par la suite», nous informe Kholoud qui n’a pas perdu quelque chose mais a tout de même tenu à partager sa pensée. Ainsi le mythe des affaires personnelles des étudiants s’éclipsant sans éclaircissements pourrait bien avoir trouvé son explication, il est donc conseillé à tous ceux qui dorénavant feront une expérience de perte d’en faire part à la surveillance, après tout on ne sait jamais.

impressions des étudiants qui pour la totalité ont désiré garder l’anonymat. «J’ai appris beaucoup de choses lors des présentations, j’avoue que tout au début j’étais surtout motivé par le fait de toucher les 20 dollars mais maintenant je ne regrette pas du tout cette expérience car il y a certaines choses que nous prenions pour acquis alors qu’au fond on y connait strictement rien, j’ai appris beaucoup de manières d’attraper des maladies sexuellement transmissibles que j’ignorai auparavant, me voilà maintenant plus vigilant», nous révèle une étudiante en art. Un autre étudiante nous confie qu’ étant une étudiante dans la biologie, elle s’y connait plutôt bien dans ce

sujet mais c’est toujours bien de se rafraîchir la mémoire et d’apprendre quelques petits trucs supplémentaires, mais ce qui l’a vraiment intéressé par dessus tout ce sont les perceptions que les gens ont sur le sexe dépendamment de leur culture». « Je suis plutôt choqué face à certaines choses que j’ai apprises, pour moi le seul danger auquel nous faisions face lors des pratiques sexuelles était le risque d’attraper le SIDA, mais je vois maintenant que ce n’est pas le seul risque, il y a d’autres maladies que nous pouvons attraper plus facilement, j’ignorais aussi le fait qu’il y avait le risque d’avoir un enfant même en étant complètement protégé, en tout cas nous sommes plus avisé».

« D’où je viens, le sexe est un sujet plutôt tabou, donc on avait rarement l’occasion d’en parler hors c’est très important de le faire car en ignorant à quoi en a à faire, on s’expose au danger mais on y expose également tout le monde, assister à ce genres de présentations est un devoir de tout un chacun», échappe un étudiant international. À la fin de la présentation, il y a des articles qui ont également été distribué comme des préservatifs et des fiches d’informations. Ces ateliers en gros semblent avoir beaucoup instruit les étudiants de l’université de Saint Boniface.

Mieux informés et mieux protégés

Cheick Oumar Traoré presse@le-reveil.ca

Le groupe de l’atelier de sensibilisation Crédit photo : Wilfried M. Ehoussou

L’organisme SERC, (sexuality education ressource center), en partenariat avec l’AEUSB (l’association étudiante de l’université de Saint Boniface) a organisé des ateliers au sein de l’université de Saint-Boniface. Les présentations de ces derniers ont été fait par Blondine Ngo Tona, membre du S.E.R.C et chargée des ateliers pour les jeunes adultes francophones, et également par Drissa Dembélé, membre de de l’office régionale de santé de Winnipeg. Les ateliers ont été divisés en quatre séances hebdomadaires qui se sont déroulés le 22 novembre, le 29 novembre, 6 décembre et le 12 décembre. Les sujets des ateliers étaient portés sur les modes de prévention des maladies

sexuellement transmissibles, des dangers auxquels l’on s’expose durant les rapports sexuels, d’une compréhension plus profonde du fonctionnement du corps humain, des modes de prévention des grossesses et d’astuces pour avoir une vie sexuelle plus épanouie. En guise de récompense pour la participation aux ateliers, une somme de 20 dollars est donnée à chaque personne qui assiste à un minimum de trois séances sur quatre et le moins que l’on puisse dire est que les ateliers ont suicités une très vive participation de la part du public, le temps prévus pour les présentations a souvent été insuffisant à cause des nombreuses questions posées. Passons maintenant aux

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Restons zen... Ou du moins essayons!!!

Safiatou Doumbia presse@le-reveil.ca

le dompter. Alors comment est-ce que les étudiants de l’Université de Saint Boniface vivent-ils le stress lors de la période des examens? Et quels sont leurs stratégies et astuces? C’est à la recherche de réponses à ces questions que nous sommes allés à la rencontre des étudiants. Le 1er étudiant à passer à table est en 3e anCrédit photo : Google.ca née du programme d’ad C’est bien connu, ministration des affaires quand la période des examvoici ses propos : ens approche, rien de plus - « Pendant la période normal que de se retrouver des examens je suis très agité à bout de nerfs surtout dans parce que je me sens soule cadre des études universivent débordé donc après de taires où les exigences sont longues heures de révision nombreuses et mettent bien et de préparation je me résouvent la barre haute! serve ensuite quelques mo Le stress constitue ments de détente afin de me la bête noire des étudiants permettre d’évacuer la tenpuisque source de beausion accumulée. C’est ce que coup de pressions a moins je conseillerais à mes camade réussir ce qui semble rades étudiants, ça a l’air très l’extraordinaire exploit de

anodin comme ça mais c’est réellement important de savoir aussi quand redonner de l’énergie a son corps » La prochaine étudiante à prendre la parole nous confie : - « Moi, je suis vraiment du genre qui panique vite, c’est pour ça qu’à chaque fois que je sens que la pression commencer à me peser je me répète sans cesse des phrases positives et confiantes dans ma tête en me disant qu’après tout ce n’est qu’un examen et que tout ira bien » Une autre jeune étudiante déclare : - « La méthode qui marche vraiment pour moi et que je recommande est de toujours bien se reposer avant d’entamer les révisions et l’examen même. J’arrange toujours mon emploi de

Le choix d’un achat : Chronique cadeau

Amber O’Reilly presse@le-reveil.ca

Les choix sont innombrables Crédit photo : Coup de pouce

Il reste sept jours avant le 25 décembre. Qu’allez-vous offrir à vos bien-aimés ? Plusieurs personnes redoutent le mal de tête annuel que cause la nécessité de trouver des cadeaux pour ses amis et sa famille. Comment le prévenir tout en étant conscients de comment nous utilisons notre argent ? Que vous célébrez Noël ou non, les occasions pour offrir des cadeaux sont nombreuses. Mais au-delà

du dilemme de la sélection du cadeau, il en existe un autre : d’où provient ce qu’on achète ? Et où va notre argent ? Dans notre société mondialisée, les répercussions de la consommation sur le marché mondial sont de plus en plus importantes. Effectuer au moins un début de recherche pour déterminer la source des produits et les pratiques de travail des compagnies qui les vendent l’est davantage. Le vendredi suivant

l’Action de grâce américaine (le 29 novembre dernier en 2013) est reconnu comme le Vendredi fou. Des aubaines et des rabais avantageux entraînent la frénésie des consommateurs dans les centres commerciaux et les boutiques des villes nord-américaines. Cette journée représente un paradoxe intéressant, car elle a aussi été désignée comme la Journée sans achats, un geste de manifestation international contre la con-

temps de manière à avoir une à deux heures de sieste avant de commencer ma préparation. D’un autre coté il faut être aussi bien organisé afin de ne pas avoir de mauvaises surprises » - « ben, je pense que dans tout ça le plus important c’est de toujours être a jour quoi, enfin je veux dire ne pas laisser les leçons et les devoirs s’accumuler parce que si on étudie au fur et à mesure on a plus de chances de réussir et de mieux assimiler les notions ». Ajoute un étudiant en éducation de la jeune enfance. - « Pour ma part, je ne veux jamais laisser place à la panique car c’est la chose que j’évite de faire à tout prix ça fait perdre les moyens et on n’obtient pas de meilleurs résultats. En plus euh il faut aussi créer un bon en-

vironnement de travail et se concentrer a cent pour cent quand on décide de commencer les révisions » En somme, Le stress affecte non seulement physiquement mais aussi mentalement les étudiants, les méthodes pour le dominer et contrecarrer ses effets sont très diverses en fonction des étudiants. On distingue entre autre, la création d’un environnement studieux et propice à l’instruction, le repos avant de plonger la tête dans les cahiers, prendre le temps de se relaxer et d’avoir des loisirs, ne pas céder à la panique, l’apprentissage régulier et la bonne gestion du temps. Autant de bons conseils à mettre en pratique pour être zen…et pourquoi pas, le rester.

sommation démesurée qui a lieu dans les sociétés occidentales. Mais le dilemme demeure. Comment offrir des cadeaux qui seront appréciés avec un budget limité ? Pour ceux qui aiment le bricolage, la cuisson, l’art, il est possible de fabriquer ses propres cadeaux. Certes, cela demande plus de temps, mais l’effort fait partie du cadeau et il sera chéri pendant longtemps. De plus, le temps consacré à la création des cadeaux est un cadeau qu’on se fait à soi-même! Selon Fairtrade International, le commerce équitable est basé sur un partenariat entre producteurs et consommateurs. Les entreprises qui maintiennent des pratiques de travail équitables et qui détiennent une certification équitable vendent des produits dont une plus grande part des profits revient directement au producteur. Aujourd’hui, il est possible d’acheter du chocolat, du thé, du café, ainsi que des produits pour le corps et même des vêtements ou des jouets certifiés équitables. Certains organismes à but non lucratif possèdent des boutiques en ligne où il est possible de commander des produits équitables ou naturels et de soutenir fi-

nancièrement l’organisme. Amnistie International ainsi que le magazine indépendant New Internationalist ont tous les deux des boutiques en ligne bien garnies. Une autre tendance est le catalogue-charité qui offre la possibilité de faire des dons à divers projets de développement à travers le monde au nom d’un autre. S’informer sur le pourcentage des fonds accordés directement au projet et aux coûts administratifs de l’organisme est la première étape si l’on veut procéder par cette voie. Cependant, la circulation des produits entre frontières peut causer certaines injustices sur le marché de travail. En priorisant la consommation locale, on soutient l’économie locale tout en réduisant notre empreinte écologique. Après tout, les artisans et commerçants sont aussi membres nos communautés; en les appuyant, on appuie la communauté entière. Au moment d’offrir un cadeau, tout cela entre en jeu. Les choix que nous effectuons en tant que consommateurs ont le pouvoir de plaire à nos proches mais aussi d’influencer l’économie mondiale.

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Movember, le défi de la moustache

Gilles-Hermann Bley Kacou presse@le-reveil.ca

Crédit photo : movember.ca

Le mois de novembre accueille chaque année un évènement dénommé ‘Movember’’, Movember invite les hommes à se laisser pousser la moustache et la communauté à les appuyer en créant une campagne annuelle à la fois novatrice, amusante et convaincante. Movember est un évènement annuel organisé par la Movember Foun-

dation of Charity. En effet pendant le mois de novembre, tous les hommes du monde entier sont appelés à se laisser pousser la moustache dans le but de sensibiliser l’opinion publique mais aussi afin de pouvoir lever des fonds pour agrémenter les recherches pour les maladies qui touchent les hommes telles que le cancer de la prostate. Vous vous

vie étudiante-CAMPUS demandez sans doute d’où est venu Movember ? C’est tellement simple, le préfixe ‘’Mo’’ vient de l’abréviation de ‘’moustache’’ et ‘’vember’’ de l’abréviation de novembre en anglais. Movember a un site web disponible où tout le monde peut s’inscrire, créer un profil et poster ses photos dans le cadre du défi de la moustache. Il s’agit en fait de créer des équipes afin de collecter des fonds. L’USB, par le biais de l’AEUSB, ayant décidé de s’impliquer a décidé de créer une page ou tout étudiant pouvait s’inscrire et se joindre à l’équipe puis ensuite faire des collectes de fonds. Cependant, cette collecte de fonds pouvait se faire par l’intermédiaire de carte de crédit, de compte Paypal etc. le but étant de faire gagner des prix à l’équipe qui aurait pu collecter le maximum de fonds. L’AEUSB voulait en fait motiver les étudiants à faire la collecte de fonds, qui serait bénéfique pour les deux parties : les fonds récoltés iront pour la recherche pour les maladies et l’étudiant ayant récolté le maximum de ces fonds-là

serait récompensé avec un chèque de deux cent dollars. Seulement six étudiants se sont joints à l’équipe de l’USB sur le site web de Movember. Environ $650 ont été prélevés et seront versés à l’association Movember. Il convient de souligner que l’association Movember avait fait parvenir à l’USB des boîtes, qui permettraient de faire des dons individuels. Ces deux boîtes étaient placées à des endroits stratégiques de l’Université à savoir, une au Sportex et l’autre au centre étudiant Étienne Gaboury. Le défi de la moustache, comment ça marche ? Apres s’être inscrits sur le site web de Movember, les hommes deviennent automatiquement des « Mo Bros ». Ils commencent alors le mois de novembre rasés de près, doivent laisser leur moustache et l’entretenir. Aucun bouc ni barbe ne sont autorisés et les poils doivent être concentres au niveau de la lèvre supérieure. Se prendre en photo pour montrer l’avancement de la moustache est primordial. C’est comme ça que les « Mo Bros » se soutiennent entre eux et

se prodiguent des conseils tout en gardant l’objectif de récolter le maximum de fonds. L’AEUSB a voulu pousser les étudiants à jouer au défi de la moustache en organisant un concours de la plus belle moustache ici même dans l’enceinte de l’Université. Il s’agissait donc pour les étudiants qui désiraient participer de suivre le processus habituel : s’inscrire, se raser complètement et entretenir sa moustache durant tout le mois de novembre puis ensuite envoyer l’avancement de la poussée de la moustache par courriel à l’AEUSB. Mais selon les dires du président, aucun étudiant n’a daigné envoyer une photo pour que l’association puisse procéder au tirage au sort afin d’élire le gagnant de la plus belle moustache. Il convient la de souligner un problème auquel nous faisons face à l’USB à savoir l’implication des étudiants dans les activités organisées pour eux, mais nous y reviendrons là-dessus dans un futur proche.

Les pièges du Boxing Day

Lionel Aurélien Njeukam presse@le-reveil.ca

Crédit photo : http://lefrenchconnection.wordpress.com

Dernier mois de l’année, le mois Décembre est un peu particulier en comparaison des autres, certains le vive comme les précédents, mais pour la grande majorité c’est le mois tant attendu car c’est NOEL. Les soldes sont en vue, dans la plupart des magasins, la période des fêtes pour certains, c’est le moment de magasiner encore plus, car après le Vendredi noir

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c’est un autre jour qui s’en vient, c’est le « Boxing Day ». À l’origine, ce jour était désigné comme le premier jour ouvrable après Noel ou les serviteurs et marchands recevaient des cadeaux de leurs employeurs, mais aujourd’hui il s’agit d’une fête commerciale où les magasins font les soldes. De longues files d’attentes devant les magasins se forment ce jour-là, le but est

clair, profiter des soldes et rabais. D’un point de vue économique, on en vient à se demander si réellement tous les consommateurs ont besoin des achats qu’ils font, car avant et après ce fameux jour du Boxing Day, les rabais existent et continuent même jusqu’au mois de janvier, sur internet aussi on trouve tout ce qu’on veut, la plupart du temps. En effet, les commerces qui font de

gros rabais incitent à la surconsommation, les prix sont imbattables et les achats sous le coup de la précipitation se font de plus en plus récurrent, on observe des personnes qui s’endettent inutilement avec leur carte de crédit et vu le grand nombre de clients, il est évident que prendre l’information chez le personnel avant d’acheter le produit devient difficile, mais cela est un faible argu-

ment pour décourager les consommateurs, car pour la plupart c’est le jour à ne pas manquer. Le Boxing Day se vit dans les esprits. Mais afin de bien profiter de cette journée, faire des achats de façon intelligente et responsable s’impose, on en vient même à dire que faire des achats juste avec de l’argent comptant serait une bonne façon de s’imposer des limites, en d’autres termes oublier sa carte de crédit à la maison s’avère efficace; une autre façon plus intelligente serait d’établir une liste d’articles dont on a besoin et mettre en place le budget qui va avec, sans oublier que les articles électroniques restent de véritables aubaines. Il est indiscutablement vrai que le jour du Boxing Day nous donne l’occasion de profiter d’importants rabais et aubaines, mais comme pour toute chose, s’avoir se fixer des limites est important pour soi-même et ses finances.

novembre 2013


Le Repas des fauves

ARTS ET CULTURE

Amber O’Reilly presse@le-reveil.ca

La distribution diverse de Le Repas des fauves : de quoi remonter dans le temps Crédit photo : Hubert Pantel

Le Repas des fauves, d’après l’œuvre de Vahé Kacha et adapté par Julien Sibre a été représenté au Cercle Molière du 28 novembre au 14 décembre dernier. « Qu’aurais-tu fait? » est la question qui a tambouriné les esprits des spectateurs de la dernière pièce du Cercle Molière, Le Repas des fauves. Lorsque sept amis de longue date se retrouvent maîtres de leur destin, ils font face à l’incapacité de prendre une décision commune. Que feriez-vous si vous deviez choisir parmi vous et vos amis deux otages risquant la mort? Nous sommes à Dreux, France en 1942 et la Deuxième Guerre mondiale bat son plein. Des amis se retrouvent pour fêter

l’anniversaire de Sophie et tenter d’alléger l’atmosphère solennelle qui règne depuis le début de la guerre dans leur ville sous occupation allemande. Deux allemands sont fusillés dans la rue et le Commandant Kaubach réclame deux otages français par appartement dans l’édifice où demeurent Victor et Sophie Pélissier. C’est lors de situations délicates comme celles-ci que les êtres humains ont le plus tendance à revenir à leurs instincts de survie et à tenter n’importe quoi pour sauver leur peau. Le Repas des fauves, convenablement titré, en est un bel exemple. La discussion lourde dégénère en monologues égoïstes et reproches, des absurdités sont commises, tout dans l’espoir de vivre

encore un peu. Geneviève Pelletier, directrice artistique du Cercle Molière s’est penché là-dessus, dans son blogue (www.cerclemoliere.com/ blogue) : « Les sept amis réunis semblent croire, dans une sorte de déni collectif, qu’en ne parlant pas trop fort, qu’en ne bougeant à peine et qu’en collaborant juste un peu avec les forces nazi, qu’ils pourront s’en sortir sans faire trop de mal. C’est très humain, l’histoire nous l’a démontré plus d’une fois, mais n’y a-t-il pas un coût à ce genre d’insouciance? » Nous savons tous que les moments vacillant entre la vie et la mort font ressortir le meilleur mais aussi le pire de nous. Cependant, avoir vu ce processus se dérouler sur scène,

le spectateur est encore plus perplexe face la manière dont il agirait, s’il se retrouvait dans la même situation. Le dilemme est impossible à résoudre; des conséquences permanentes, inévitables. Avant l’irruption du Commandant Kaubach dans le domicile des Pélissier, les amis répètent entre eux, que ce soir, ils ne feront « pas de politique ». Car la Guerre domine trop souvent les conversations, selon eux. L’ironie de ce refus de parler de la Guerre devient évidente lorsque les personnages deviennent victimes des effets secondaires de cette même Guerre et qu’ils tentent de s’en sortir en évoquant leurs contributions à l’effort de guerre, leur patriotisme, leur intérêt à la vie, à la manière d’adversaires…

politiques. Le climat de stress économique et de peur se traduit par les réactions enthousiastes des convives devant des denrées « luxueuses » auxquelles ils n’ont plus accès depuis longtemps. Cette pesanteur s’accentue au cours des deux heures dont ils disposent pour choisir les otages. La scénographie en est aussi complice : un trou géant dans le mur recouvert de papier peint de journaux laisse entrevoir des projections de soldats et de civils fuyant la violence. La représentation historique de la Deuxième Guerre Mondiale est fraîche de par sa focalisation sur un moment précis, sept vies, un choix et ses conséquences.

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SPORTS Volleyball : les filles plus fortes que jamais

Moustapha Ly presse@le-reveil.ca

Reagan Caron Crédit photo : MCAC

Les volleyeuses de l’USB ont nettement rehaussé leur niveau de jeu depuis la saison 20122013. Les Rouges réalisent un départ canon dans la ligue du Manitoba Colleges Athletic Conference avec

trois fois plus de victoires que le total obtenu lors de la saison écoulée. Actuellement elles occupent la troisième place et présentent un bilan statistique très enviable avec 6 victoires en 9 matchs. L’équipe a connu

une progression remarquable sur le plan du jeu mais aussi au niveau des résultats. Mais faisons un retour en arrière pour connaître les raisons de cette évolution. Le parcours des Rouges lors du championnat 2012-2013 était à la limite décevant. Avec seulement deux victoires sur toute la saison, les filles ont sans surprise terminé la course à la dernière place. Mais comme dixit Denis Wesley «l’échec est un passage qui te prépare pour ton prochain succès ». Ainsi les filles ont gardé la tête haute et continué à persévérer comme de vraies championnes. Martin Rochon, entraîneur de l’équipe a vite tiré des leçons sur cet échec et remis les filles sur les bonnes railles. Les joueuses ont dû travailler dur pour rectifier certaines lacunes et

rehausser leur niveau de jeu. Cela a porté ces fruits dès l’entame de cette saison avec leur départ explosif, notamment lors des deux premiers matchs sanctionnés par des victoires. Les ROUGES ont battu l’équipe des RRC lors de l’ouverture de la saison MCAC sur le score de 3 à 1 ( 25-20, 26-11,23-25,25-18) et une deuxième victoire sur ce même score ( 25-10, 15-25-25-20-25-20). Cependant, il y a une joueuse qui a impressionné par son talent et sa capacité à faire la différence dans les matchs. Raegan Caron, étudiante en en sciences infirmières à l’USB est considérée comme étant la pièce maîtresse de cette équipe. Elle a intégré l’équipe de départ dès sa première année. Elle est décrite comme étant une joueuse d’attitude calme avec une technique de ser-

vice redoutable. Elle est très altruiste et sait rendre meilleures ses coéquipières. Raegan Caron a été particulièrement brillante lors des matchs disputés à domicile avec trois victoires en deux jours au cours du mois de novembre. Suite à ses performances extraordinaires elle a été nommée athlète de semaine. Une distinction qui honore les joueuses qui ont le plus brillé lors de la compétition. Ensuite les autres membres de l’équipe assurent très bien leur rôle sur terrain avec conviction. En définitive, l’équipe de volleyball est dans une bonne dynamique et si elle maintien ce rythme, elle pourra facilement assurer une place en finale.

bien gagner plus facilement sans les erreurs causées par un manque de communication entre joueurs. Cela aurait pu éviter les malentendus qu’on peut voir parfois entre les Rouges sur le terrain. Un joueur m’a dit que selon lui, « C’était le meilleur match depuis le début de la saison en tant que compétition et intensité durant le match. Les deux équipes ont bien joués, et étaient a un même niveau…on est resté positif, même quand l’autre équipe menait le score, et on continue d’appliquer des stratégies qui marchent selon nos forces et faiblesses, puisqu’on se connait beaucoup mieux maintenant qu’avant. » En tout cas, c’est évi-

dent qu’il y a quelque chose qui marche chez eux, car Mercredi il y a eu une victoire. Je suis curieuse de voir comment ils se débrouilleront dans les matchs à venir, et s’ils arriveront à un niveau de communication qui leur assurera plus de succès. Jusqu’à présent, je suis quand même fière de nos Rouges, et même si je ne suis pas un ‘diehard fan’ du basket, cette curiosité est assez pour me motiver à retourner les revoir. Et puis, c’est plaisant de rassembler quelques amis, se changer un peu les idées, et donner de l’appui à notre équipe universitaire. Allez les Rouges!!!

Une autre victoire Rouge!

Laticia Dyer presse@le-reveil.ca Bien que la première session soit terminée, la saison de basket des Rouges leur réserve encore quelques matchs avant la fin de l’année. Malgré les examens, j’ai eu la chance d’assister à leur match du mercredi, le 11 décembre, et malgré aussi le fait que je ne m’intéresse pas trop au sport, je n’ai pas été déçue! Mercredi soir, après avoir mangé avec une copine, nous nous sommes dirigés vers le centre-ville, plus spécifiquement au Duckworth Centre de l’Université de Winnipeg. Le match devait débuter à 21h45, un peu tard, mais l’heure m’arrangeait car j’avais passé une journée assez occupé. Il y avait d’autres

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spectateurs aussi, quelquesuns de Saint-Boniface comme nous, lorsqu’on est arrivé au terrain. Depuis le début, le score était pas mal proche entre les Rouges, et leurs adversaires, une équipe se nommant O.N.W. Ce n’était pas mon premier match, et je pouvais voir quand même de l’amélioration chez les Rouges. Ils passaient beaucoup plus entre eux, et s’imposaient avec force sur le terrain. Les deux équipes défendaient de leur mieux, et le plus grand écart de pointage n’était que de 9 points à un moment donné. Malgré quelques fautes, les Rouges se sont battus forts pour gagner le match 58-54, contre l’O.N.W qui ont bien

joué aussi, même si parfois l’atmosphère était un peu tendu. Quelques joueurs devaient se faire calmer par l’entraineur ou leurs co-équipiers, mais il n’y a pas eu de confrontations, heureusement. Ils ont su se retenir et se respecter, en se focalisant surtout sur le prochain panier. J’ai pu parler avec l’entraineur, Christian Mouné, et lui demander son avis sur le match du mercredi, et lui il m’a dit que même s’il y a quand même eu du progrès depuis leur rassemblement du mois de septembre, il faut qu’ils se concentrent surtout sur la communication. Il pense que les Rouges auraient pu gagner de plus de points, ou

novembre 2013


Verticalement

Horizontalement

1. Imaginatif — Ne pas travailler. 1. Usuelle — Foudre. 2. Gouverner — Amas de petites 2. Rogué — Philosophe grec. pierres sur le sol. 3. Monseigneur — Nouer — Dans le 3. Reçurent — Laboratoire — Existes. pastis. 4. Avant — Meneur — Éclot. 4. Qui contient du miel — Infects. 5. Vase — Ronchonner — Perroquet. 5. Héros légendaire helvétique — Préparée par la cuisson — Saison. 6. Implicite — Pas ailleurs. 6. Immatériel — Dieu marin. 7. Erbium — Petit duo — Jamais. Faculté — Touchée. 8. Ester de l’acide oléique — Poutre — 7. 8. Réflexion — Gêner. Quatre. 9. Encaustiquée — Obtempérer — 9. Décalage — Inattendu. Curriculum vitae. 10. Cabriolet — Soucis — Monnaie du Japon. 10. Hassium — Classement — Draine. 11. Enlevai — Heurt — Orignal. 11. Roi des animaux — Allongées. Relatif à la haute société — Terre 12. Aluminium — Ventiler — Limpide. 12. 13. Inflammation de l’iléon — Corps essartée. 13. Canal — Encaustiqué — Poisson. étranger qui pénètre accidentelle ment sous la peau. 14. Agitation de la mer — Adulée. 14. Demeurées — Aérée.

places

La

médecine, un choix d’avenir

réservées au programme francophone demédecine

Étudier à l’Université d’Ottawa un programme francophone de médecine un environnement bilingue un programme innovateur où la technologie fait partie intégrante de la formation des places réservées pour les étudiants de l’Atlantique, de l’Ouest et des Territoires un appui financier pour retourner faire certains stages pratiques chez-vous

www.cnfs.ca

www.medecine.uOttawa.ca

Réponses novembre

Mots Croisés

DIVERTISSEMENTS

À l’Université d’Ottawa, le Consortium national de formation en santé (CNFS) contribue à offrir un accès accru à des programmes d’études dans le domaine de la santé, aux francophones issus des collectivités en situation minoritaire.

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Le Réveil - Décembre 2013