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El Pececito - El Peixet - JANVIER-FÉVRIER-MARS 2010

BULLETIN DE L’AMICALE DES FRANÇAIS DU HAUT AMPURDAN ET LEURS AMIS


Sommaire Numéros d’urgences........................................................................ P5 Éditorial mauvaises nouvelles........................................................................ P6 Opinion La grippe… Ah ?............................................................................ P8 Histoire Catherine Weygand « L’Aigle à trois têtes » (suite et fin)................ P10 Les crèches de Noël en Espagne............................................... P14 Los belenes en España............................................................... P15 Désirée Clary, fiancée de Napoléon............................................ P16 Les grandes inventions – Les Turbines à vapeur........................ P28 Vécu Croisière, beauté du Monde Arctique P32 La bajada de los caballos – Ou la descente des chevaux des pacages de haute montagne P38 Poésie Poète, mon ami Les dindons de Noël SOUVENIRS............................................................................... P40 Infos Chronique de la Coupe de l’America – Valence en février 2010 ?.... P42 Infos de la mairie de Rosas Conférence du 19 novembre 2009.............................................. P44 Ah, qu’elle est belle notre bibliothèque !...................................... P46 Infos de L’Ampurdan Les infos de l’Ampurdan ............................................................. P48 Bulletin d’adhésion...................................................................... P62 Art de vivre L’Hibiscus ................................................................................... P60 Humour, jeux, curiosités. Mots croisés et sudoku................................................................ P63 Noé en 2008................................................................................ P64 Solutions mots croisés, sudoku................................................... P65 Petite Chronique d’Hubertvilliers (VIII)....................................................... P66 Horoscope...................................................................................... P58 Sommaire annonceurs................................................................... P65 Ont participé à l’élaboration de ce numéro : Louis Bourdin - Michel Bourdin - Daniel Busalb - Caroline Daullé - Nanou Drilhole Gérard Héraud - Alexis Ovtchinnikoff - Gérard Pennel - Jean-Claude Pommarat - Renée Renoir - Régine Tricot.. Photo de couverture : Philippe Cusumano Directrice de la publication : Régine Tricot – Tel : 972 15 27 13 – e-mail : regtricot@gmail.com Comité de rédaction : Jean-Claude Pommarat - Régine Tricot L’amicale des Français du Haut Ampurdán : C/Doctor Fleming, 35 Entresuelo 1A - 17480 ROSAS - ESPAÑA PRÉSIDENTE Caroline Daullé Tél : 972 25 56 27 Publicité : Thierry Trabarel : 608 451 221 – commercial.le.petit.poisson@gmail.com Philippe Cusumano : 652 654 171 – info.petit.poisson@gmail.com Impression : Soctip Création graphique : Loco comunicación SL Dépôt légal : N° : GI-947-2001 Les idées, les opinions exprimées dans les textes publiés, n’engagent que leurs auteurs.

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Numéros d’urgences LLANÇA Mairie : 972 38 01 81 Informations touristiques : 972 38 08 55 Police municipale : 972 38 13 13 Guardia civil : 972 38 01 22 Pompiers : 972 38 06 20 Croix rouge (en été) : 972 12 05 05 Urgences nuit (police municipale) 22h à 6h : 972 38 13 13 Centre Sanitaire (CAP) : 972 12 09 57 Pharmacies : Port : 972 38 14 96 Ville : 972 12 10 23 Taxis : 972 38 01 92

Urgence : 112 Police : 092 Mossos d’Esquadra : 088 Pompiers : 085 Guardia Civil : 062 Ambulances urgences : 061 Hôpital de Figueras : 972 50 14 00 Clinique Santa Cruz de Figueras : 972 50 36 50

ROSES Mairie : 972 25 61 44 – 972 25 55 77 Informations touristiques : 972 25 73 31 Police municipale : 972 15 37 15 Guardia civil : 972 25 62 72 Pompiers : 972 25 67 72 Croix rouge (en été) : 972 67 45 45 Urgences nuit (police municipal) 22h à 6h : 972 15 37 15 Centre Sanitaire (CAP) : 972 15 37 59 Pharmacies : 972 25 48 02 - 972 25 62 33 972 25 63 89 - 972 25 78 49 Taxis : 972 25 64 48 Poste : 972 25 65 39

CASTELLÓ D’EMPURIES

Mairie : 972 25 04 26 Office de Tourisme : Castelló d’Empuries : 972 15 62 33 Empuriabrava : 972 45 08 02 Police municipale : 972 45 10 10 Dispensaire : CAP Castelló d’Empuries : 972 25 08 62 CAP Empuriabrava : 972 45 38 75 S.P.A. : 972 50 23 61 Taxis : 972 45 05 69 Taxis Empuriabrava : 972 45 12 18 Réveil par téléphone : 096

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Editorial de Caroline

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ncore une année qui se termine. La roue tourne, trop vite à mon gré car plus on avance en âge, plus vite passent les mois. C’est avec nostalgie que je pense à tous les amis qui nous ont accompagnés au bureau et avec qui nous avons été amis. Pour chacun de nous, il y a eu un cortège de joies et de peine au cours de l’année. De tout cœur je souhaite que les joies auront été plus grandes que les chagrins. Aux amis qui sont dans la peine je souhaite des jours meilleurs. Je veux que vous sachiez que tous mes vœux vont vers tous nos adhérents présents ou anciens. Dans mes souhaits, celui le plus cher est que vous veniez nous rejoindre au bureau, nous sommes trop peu nombreux et les bénévoles ne se manifestent, hélas, pas beaucoup. Traditionnellement je vous souhaite une douce année 2010. Tous mes vœux à nos fidèles annonceurs et à nos nouveaux éditeurs. Bon Noël, Bonne année, en attendant de vous voir en janvier à la galette des rois je vous assure de ma fidèle amitié. Avec toutes mes amitiés.

Mauvaise nouvelle L

es Français immatriculés au Consulat Général de France à Barcelone ont été avisés courant novembre de la suppression de l’Agence consulaire de Figueras à compter du 31 décembre 2009*. Il s’agit-là d’une mauvaise nouvelle pour nos concitoyens, et spécialement les plus âgés, fort nombreux dans notre région du Haut Ampurdan et qui implique notamment des déplacements à Gerone, soit une centaine de km aller retour pour ceux qui résident à Figueras et 140 pour ceux des environs de Rosas, sans oublier les frais correspondants, simplement pour faire signer un certificat d’existence. Cette mesure vient aggraver un peu plus les effets de celle, prise il y a quelques mois, concernant l’obtention des passeports qui nécessite rien moins que deux déplacements à Barcelone, soit, cette fois, pour

les Français précités environ deux fois 360km aller retour, au total quelque 720km ! C’est ce que l’on nomme dans les hautes sphères, le «Service Public». En tout cas, nous tenons à exprimer ici notre désaccord quant à ces mesures rétrogrades, ce qui ne servira probablement à rien, mais aussi à remercier Mario Fábrega, consul honoraire pendant plus de vingt ans, qui a toujours fait preuve dans ses très utiles fonctions de la plus grande amabilité et efficacité. * Afin d’éviter des appels téléphoniques inutiles, signalons que les numéros de téléphone et télécopie mentionnés dans cette lettre ne correspondent pas à l’Agence consulaire de Gerone.

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Opinion

La grippe… Ah ? par Tío Juanito

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es médias nous ont monté cet été tout un battage autour d’un nouveau virus de la grippe propre à affoler les populations. À trop insister, on éveille la méfiance. Fouillons-donc un peu le domaine de la grippe et, pour commencer, comparons-le à celui d’autres maladies dont on ne parle guère. Dans le monde, meurent chaque année : - de la malaria, 2 millions de personnes qui pourrait survivre si elles étaient… protégées par des moustiquaires; - de diarrhée, 2 millions d’enfants qui pourraient être guéris avec un sérum oral bon marché; - de rougeole et pneumonie, 10 millions de personnes qui pourraient être sauvées avec des remèdes bon marché; - de la grippe «normale», 500.000 personnes; en Espagne, 8.000 (ou 3.000, selon les sources…). Citons aussi la fameuse «grippe aviaire» qui allait, nous avait-on affirmé, faire des ravages épouvantables… et qui, dans le monde et en 10 ans, a produit… 250 victimes.

ce «A» sans effets regrettables sur le commerce alimentaire et les rentrées de taxes correspondantes; cependant ce «A» vous avait encore un air trop anodin, assez peu scientifique ni assez inquiétant; d’où un troisième baptême avec le «virus H1N1» celui-ci satisfaisant sous ces trois aspects. Cependant, il y a toujours des empêcheurs d’inquiéter en rond. Ainsi, entre autres, du docteur Francisco Savioli de l’Hospital Interzonal de Agudos y Crónicos San Juan de Dios de La Plata, en Argentine, affirmant que le médicament qui, récemment, inondait les pharmacies et les écrans de télévision se caractérise à la fois par un prix élevé et une efficacité douteuse. Le docteur Savioli émettait également, dans un texte qui a circulé sur internet, un certain nombre de chiffres (par exemple, ceux mentionnés ci-dessus) et de considérations médico-économiques politiquement très incorrectes, se demandant par exemple, pourquoi, si cette «pandémie» de grippe A est si terrible, l’Organisation Mondiale de la Santé ne l’a pas déclarée problème mondial de santé publique, pourquoi a-t-elle habilité seulement deux remèdes et pourquoi n’a-t-elle pas autorisé la fabrication d’un remède générique? On n’est jamais trop prudent et, naturellement, le docteur Savioli a officiellement nié être l’auteur de ces considérations déplacées dans un communiqué émis conjointement avec la direction de l’hôpital qui l’emploie et publié par le quotidien El Pregón de La Plata. Des programmes de télévision ont aussi agité l’éprouvette. Par exemple un débat émis le 5 août 2009 par

Il est certes trop tôt pour avoir connaissance du nombre de victimes que va produire l’épouvantable «pandémie» de la «grippe A». Mais il est d’ores et déjà possible de se poser des questions à la lumière de ce que l’on nous a raconté. La grippe «A», s’est d’abord nommée «grippe porcine». Mais, conséquence du tapage médiatique de l’été dernier, la consommation du porc avait chuté en piqué et l’on s’est donc empressé de la rebaptiser de 8


pour l’autre, on ne sait pas encore… [c’est rassurant…] mais que bon, tous les médicaments ont des effets secondaires [certes, c’est une consolation…]; - il ne faut pas s’affoler, mais prendre des précautions d’hygiène. Sage conseil… donné aussi, bien évidemment, par le docteur Savioli qui recommande de ne négliger aucune des précautions d’hygiène et de prévention qui s’imposent face à toute maladie contagieuse. Ne pouvons-nous pas, avec le docteur Savioli, soupçonner dans toute cette histoire d’effrayante «pandémie» quelqu’affaire de gros sous ayant, entre autres domaines, l’avantage de générer de juteuses taxes sur la valeur ajoutée gouvernementales? car, les vaccins, il faudra bien les payer…. Ah, et aussi l’effet anesthésique et calmant de ce virus H1N1? Car, pendant que les peuples s’en effrayeront, ils penseront moins à la crise, au chômage, aux impôts, etc… Et ils auront tendance à se placer un peu plus sous la protection du Grand Frère, l’État Providence. w

Petites annonces • Rosas Mer retraité loue, toutes périodes, week-end, semaine, mois, « logements de qualité » à partir de 150€/semaine + I.V.A. Tel / Fax : 00 33 561 92 84 83

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Opinion

une chaîne espagnole, illustré d’un reportage exposant les arguments du docteur Savioli avec un accent argentin pur jus, et dont l’invité vedette, un spécialiste très sympathique, a beaucoup parlé et avec conviction; voici, en substance, ce qu’il a dit: - la grippe A est une grippe comme les autres, - la grippe A n’est pas comme les autres parce que d’origine porcine, - les grippes courantes n’agissent que l’hiver, la «A», non; elle agit aussi en été. Et de citer pour preuve «l’épidémie» [quelque 150 personnes atteintes] qui sévissait alors en Argentine, oubliant, dans sa fougue démonstratrice que, se trouvant dans l’hémisphère sud, l’Argentine était alors… en plein hiver; - les virus de la grippe mutent très vite, et surtout dès qu’ils se sentent attaqués; - on ne peut jamais prévoir leur comportement; - l e s d e u x m é di c a m e nt s agréés par l’OMS [pourquoi ces seuls deux-là?] sont efficaces; - mais oui, bien sûr, ils peuvent avoir des «effets secondaires indésirables», pour l’un des deux, des troubles graves neuropsychiques [à choisir entre la grippe et ça…],


Histoire

Catherine Weygand

« L’aigle à trois têtes » (suite et fin) par Alexis Ovtchinnikoff Sur deux notes… tempo ! tempo ! Une année qu’elle se trouvait chez ma mère à l’occasion de l’anniversaire de l’un d’entre nous, je lui présentai les invités qu’elle ne connaissait pas et, en particulier, un ami de longue date, Francis Lhébrard, passionné de piano et merveilleux interprète des compositeurs impressionnistes lorsque ses multiples occupations lui laissait le temps de travailler son instrument. Leur passion commune pour la musique les rapprocha instantanément –Catherine jouait fort honorablement du violon et continuait, malgré son âge, à prendre des leçons auprès d’une amie musicienne–. Ils décidèrent de se retrouver de temps en temps à Paris pour s’adonner à leur « drogue favorite ». Je leur parlai alors de la duchesse de Montesquiou que j’aimais et admirais profondément et à laquelle j’avais été présenté par un ami commun, le peintre Yves Millecam, des années auparavant. Elle aussi pratiquait fort agréablement d’un instrument. Celui qu’utilisait Nine de Montesquiou n’avait rien à voir avec le côté racé des deux autres, mais, lorsqu’elle en jouait, il devenait précieux, élégantissime entre les doigts de cette femme peu commune qui fut l’une des plus belles du Paris de l’après-guerre. Sa grâce et sa beauté étaient à l’égal de sa grandeur d’âme et de sa bonté. À la grande surprise de tous, l’instrument dont elle sortait les plus merveilleux sons du monde n’était ni plus ni moins qu’un accordéon! Les trois « compères » se rencontrèrent donc chez l’ami pianiste et décidèrent de donner une soirée musicale pour quelques intimes. Stradivarius et Chopin allaient côtoyer le piano à bretelle et se réincarner pour la plus surprenante des soirées. Imaginez le tableau de ces deux femmes du monde, debout, attentives à suivre le tempo, et de notre pianiste, assis devant son Steinway de concert! Conversation pièces! La fin Les dernières années de la vie de notre amie furent assombries par une « longue maladie », un cancer qui la rongea d’abord lentement, puis, au fur et à mesure de son développement, de plus en plus douloureusement jusqu’au terme inexorable. Des désillusions et des tracas dus à une amitié déçue accélérèrent sans doute le processus de la maladie. Les dernières années, sa maigreur était devenue telle, qu’à certains moments, elle pouvait à peine se tenir debout. Bien que des vertiges l’obligeaient à s’appuyer au dos d’un siège ou au manteau d’une cheminée, au début du moins personne ne s’en aperçut. Sa 10


Histoire

volonté était si puissante que son organisme même finissait, pour un instant, à lui obéir. Elle redressait la tête, souriait alors de son mince sourire et repartait de plus belle dans l’engrenage du « je suis Catherine Weygand, je tiens! ». Elle était avec elle-même dure comme le diamant! Si elle se retirait petit à petit de ce monde auquel elle était, au fond, si peu attachée –tout en paraissant pourtant terriblement présente– elle avait faite sienne l’expression « never explain, never complain ». Jusqu’au bout, elle resta digne, impeccable, malgré des souffrances physiques et morales qui allèrent en s’accentuant. Le visage s’était encore creusé, mais ne laissait rien paraître de la lassitude grandissante. Son port de tête comme celui de son cœur restèrent droits jusqu’à la fin. Exigeante envers elle-même, elle l’était également envers ses proches, jalouse de son amitié et de son affection qu’elle donnait à si peu des personnes qui l’entouraient. Intransigeante en vieillissant, c’est sûr. Mais il est vrai également que ce qu’elle donnait n’était jamais peu! La maladie s’accentuant, elle se laissa déborder par sa passion obsessionnelle pour l’être cher mais décevant et cela finit par mettre ses proches mal à l’aise, les plaçant dans une position très inconfortable. Il devenait de plus en plus difficile de passer des moments seuls avec elle sans que la conversation se transforme en un monologue plaintif et attristant dû à son désarroi. Elle nous téléphonait sans arrêt, en quête d’un réconfort que nous étions malheureusement peu à même de lui apporter, et cela nous peinait beaucoup. Lâche, j’ai parfois évité de répondre à la sonnerie du téléphone lorsque je me sentais peu à même de lui apporter l’aide qu’elle recherchait en vain. Incapable d’adoucir sa détresse morale, nous nous sommes éloignés l’un de l’autre au cours de la dernière année, pas définitivement, pas complètement non plus, puisque nous avons continué de nous parler environ une fois par mois au téléphone. Et puis, ce fut l’été 1992 et elle partit pour l’Irlande. Sa maladie empira et elle souffrit le martyre. D’autres amis furent près d’elle qui l’entourèrent, eux aussi, de leur sollicitude et de leur profonde tendresse. C’est avec l’un d’eux qu’elle fit le dernier voyage pour Paris. Je ne savais pas sa fin si proche et je lui écrivis que je l’aimais, qu’elle devait rester près de nous. Elle reçut ma lettre et la lut. Quelques heures plus tard elle remettait sa vie entre les mains de Dieu et s’éteignait en grande dame, à l’image de celle qu’elle avait toujours été. Sa dépouille a rejoint celle de son cher époux, Jacques, dans un cimetière de Cannes, là où ils avaient souhaité reposer, pour l’éternité. w (Droits réservés – reproduction interdite – 2009)

NDLR : Dans la prochaine livraison du Petit Poisson, Alexis Ovtchinnikoff nous offrira le plaisir de connaître une nouvelle femme remarquable, Nicole Toussaint du Wast.

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Histoire

Les crèches de Noël en Espagne par le Tío Juanito I

l y a deux cent cinquante ans que s’implanta, en Espagne, la coutume de dresser la crèche de Noël dans la maison familiale. Nous l’apprend l’historien César Vidal dans un très intéressant ouvrage (en espagnol), De Isabel a Sofía, medio milenio de reinas de España, Planeta DeAgostini, Barcelone, 2008. En voici les circonstances. Le 10 août 1759 décédait le roi Fernando VI, fils de Felipe V (lui-même petit-fils de Louis XIV) et de María Luisa Gabriela de Saboya, sa première épouse. Le roi n’avait pas laissé de descendance et avait désigné son demi-frère Carlos, fils d’Isabel de Farnesio, seconde épouse de Felipe V, pour lui succéder sur le trône d’Espagne. Carlos, pour lors roi de Naples, était marié à María Amalia de Sajonia. Le premier ne connaissait pas l’allemand, pas plus que la seconde ne connaissait l’espagnol ou l’italien. Cette situation ne les gênait pas : tous deux s’exprimaient parfaitement en français. C’est également dans cette langue que María Amalia entretenait, depuis mai 1738, une correspondance suivie (qu’elle signait toujours Amélie) avec sa belle-mère Isabel de Farnesio, missives marquées au coin d’une mutuelle estime, contenant des nouvelles et diverses considérations et dont l’ensemble constitue une source de premier ordre pour la connaissance de cette époque. Carlos, dorénavant troisième du nom, et María Amalia débarquèrent à Barcelone le 17 octobre 1759 avec leurs sept enfants, survivants des treize que la reine avait mis au monde, leur suite, leurs serviteurs, des chiens, deux singes et un perroquet. En route vers Madrid, ils furent obligés à un séjour prolongé à Saragosse afin de soigner l’un de leurs fils atteint de la rougeole et ne parvinrent dans la capitale que le 9 décembre. Isabel de Farnesio put enfin embrasser Carlos, ce fils qui était son préféré, avec une effusion compréhensible après vingt-huit années de séparation. Cependant, malgré l’amitié née de leur longue relation épistolaire, María Amalia ne tarda guère à se rebeller contre sa belle-mère, dès qu’elle eût compris que celle-ci voulait les maintenir, elle et son mari, en tutelle, comme elle y avait réussi avec son défunt beau-fils Fernando VI, afin de continuer à régner de fait sur l’Espagne et son immense empire d’Outre-mer. 14

Pourtant, l’approche de Noël adoucit provisoirement l’animosité réciproque des deux reines et María Amalia mit à profit cette période de paix pour lancer la mode d’installer une crèche familiale illustrant les premiers moments de Jésus, une mode qui allait bientôt prospérer en tradition. C’est au XIIème siècle que Saint François d’Assises avait créé cette coutume en Italie où elle s’était popularisée. María Amalia qui venait de la transplanter en Espagne, ne devait pas connaître le succès de son initiative car, malade, possiblement de sa consommation abusive de venaisons et de son usage immodéré du tabac (elle fumait force Havanes), elle mourut au palais du Buen Retiro de Madrid, à trois heures et demie de l’après-midi du 27 septembre 1760. Elle avait trente-cinq ans. w


H

por el Tío Juanito

ace dos cientos cincuenta años que se implantó en España la costumbre de poner un belén en el hogar para Navidad. Nos lo cuenta César Vidal en un libro muy interesante : De Isabel à Sofía, medio milenio de reinas de España, (Planeta DeAgostini, Barcelona, 2008). He aquí el origen de esta costumbre. El 10 de agosto de 1759 falleció el rey Fernando VI, hijo de Felipe V (él mismo, nieto de Luis XIV de Francia) y de María Luisa Gabriela de Saboya, su primera esposa. El rey no había tenido descendencia y había designado a su hermanastro Carlos, hijo de Isabel de Farnesio, segunda esposa de Felipe V, para que le sucediese en el trono de España. Carlos, entonces rey de Nápoles, era casado con María Amalia de Sajonia. Él no conocía el alemán y ella no conocía ni el español ni el italiano. Pero ello no les importaba, ambos se expresaban perfectamente en francés. Era también en francés que María Amalia mantenía desde mayo de 1738, una correspondencia asidua (firmaba siempre Amélie) con su suegra Isabel de Farnesio, cartas dedicadas a noticias y diversas consideraciones, todas marcadas por una mutua estima y cuyo conjunto constituye una fuente de primer orden por el conocimiento de aquella época. Carlos, en adelante tercero rey español del nombre, y María Amalia atracaron en el puerto de Barcelona el día 17 de octubre de 1759 con sus siete hijos supervivientes de los trece que había dado a luz María Amalia, el séquito, la servidumbre, varios perros, dos monos y un papagayo. Emprendieron el camino hacia Madrid. Pero tuvieron que detenerse en Zaragoza por los cuidados a un hijo enfermo del sarampión y no llegaron a Madrid antes del día 9 de diciembre. Isabel de Farnesio pudo por fin besar a Carlos, quien era su hijo predilecto, con una efusión comprensible después de veintiocho años de separación. A pesar de la amistad nacida de su larga relación

epistolar, María Amalia no tardó mucho en rebelarse en contra de su suegra cuando se percató de que esta última buscaba sujetarles, a ella y a su marido, bajo su tutela con el propósito de seguir reinando de hecho sobre España y su inmenso imperio de ultramar, como lo había logrado con su difunto hijastro Fernando VI. Sin embargo, la proximidad de Navidad suavizó la mutua y reciente animadversión de ambas reinas y María Amalia aprovechó este período de paz para lanzar la moda de establecer belenes hogareños ilustrando los primeros momentos de la vida de Jesús, moda que iba a cuajar en tradición. Tal costumbre había sido creada por San Francisco de Asís en Italia donde había prosperado. María Amalia que acababa de trasplantarla en España no iba a conocer el éxito de su iniciativa. Enferma, posiblemente por el consumo abusivo de carne venatoria y el uso inmoderado del tabaco (fumaba en demasía puros de La Habana), falleció en el palacio del Buen Retiro de Madrid, a las tres y media de la tarde del día 27 de septiembre de 1760, a la edad de treinta y cinco años. w

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Histoire

Los belenes en España


Histoire

Désirée Clary, fiancée de Napoléon…

fut-elle aimée de Napoléon ? (suite) par Louis Bourdin

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oseph Bonaparte part pour Paris avec sa femme et Désirée, sa belle-sœur. Le trio s’installe dans un hôtel meublé de la rue des Saints-Pères. Bientôt Joseph achètera le domaine de Mortefontaine. La petite Clary aidera sa sœur à y donner de splendides réceptions. Elle n’a pas revu Bonaparte. Celui-ci est en Egypte où lui parvient la nouvelle des infidélités de sa femme. Il écrit à Joseph des mots amers : « J’ai beaucoup de chagrin, toi seul me reste sur la terre. /…/ Je suis ennuyé de la nature humaine. Adieu mon unique ami. » On peut imaginer les réflexions de la fiancée aban16

donnée lorsqu’elle entendait son beau-frère s’attrister sur la conduite de Joséphine et les déceptions conjugales de Napoléon. Cependant de nouveaux prétendants aspirent à la main de la jeune Clary. Un jour, celle-ci reçoit la visite d’un magnifique soldat, Marmont. Il vient la demander en mariage. Désirée le trouve très beau et l’accepterais volontiers pour mari. Hélas Marmont ne parle pas en son nom mais en celui de son ami Junot, trop timide pour entreprendre personnellement une telle démarche. La fille des commerçants marseillais ne songe aucunement à devenir madame Junot. Se doute-t-elle qu’elle est promise à de plus hautes destinées ? Son beau-frère a fait la connaissance, sans doute chez


Cal Governador est une ancienne et splendide demeure seigneuriale du début du XVIIIème siècle située dans la petite municipalité de Borrassà, à seulement 5 kilomètres de Figueres et à 20 kilomètres des plages.

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lle dispose d’une salle intérieure intime et élégante et, en été, d’une salle à manger accueillante dans la pergola du jardin ainsi que d’une galerie couverte qui est une vraie aubaine pour les célébrations et les banquets. Tout ce complexe, avec un petit hôtel de sept chambres, contribue à créer une ambiance magique dans laquelle se relaxer et profiter devient une véritable obligation. Cal Governador offre une cuisine délicieuse et raffinée à base de recettes catalanes, méditerranéennes et internationales à des prix adaptés à la période de crise actuelle et avec divers menus à la portée de toutes les bourses. A Cal Governador le rêve devient réalité : pouvoir apprécier une cuisine de qualité et sophistiquée avec une large gamme de prix pour tous les budgets, dans un environnement de détente et de tranquillité, spécialement prenant un midi d’automne ou d’hiver ainsi que les week-ends, en famille, en couple, avec des amis ou en solitaire. Le restaurant ouvre le midi du mardi au dimanche et en soirée le jeudi, vendredi et samedi. Menus à 15€ tout inclus le midi et boissons à part le soir. Pour profiter et passer un bon moment avec les invités. Services spéciaux pour les entreprises, les groupes, les fêtes ou les banquets.

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Cal Governador - C/ Baix, 26 - Borrassà (à seulement 5 kilomètres de Figueres). Tel.: 972 52 51 91 - 628 45 40 74 Web: www.calgovernador.com


Histoire

Mme de Staël, d’un Béarnais de haute taille, au long nez, aux yeux noirs flamboyants, à la bouche serrée. Il a cinq ans de plus que Napoléon, étant né à Pau en 1764. Engagé à dix-sept ans, il est sergent dans le régiment RoyalMarine au moment de la Révolution. Il s’appelle alors le sergent « Belle-jambe » Il a en effet, le pied sûr et le jarret leste… et il va le prouver ! Dès 1792, il est colonel; en 1793, général de division. Lieutenant de Jourdan en Allemagne, de Bonaparte en Italie, il rend les meilleurs services. Son nom est Jean-Baptiste Bernadotte. Il revient de Vienne où le Directoire l’a nommé ambassadeur. Il a, du reste, passé peu de temps dans la capitale autrichienne ayant, par son arrogance, provoqué un incident diplomatique peu heureux. Energique et volontaire, le général jouit de tous les partis. Joseph Bonaparte connaît la valeur du personnage et se dit qu’il ne serait peut-être pas mauvais de le faire rentrer dans sa famille. Tandis que Bernadotte commence à courtiser Désirée, l’aîné des Bonaparte pousse sa belle-sœur à accepter ce beau parti. La jeune fille accueille avec plaisir les avances du général : « Je le connaissais à peine, racontera-elle plus tard, mais c’était autre chose que ceux que j’avais refusés. Et j’ai consenti à l’épouser lorsqu’on m’a dit qu’il était homme à tenir tête à Napoléon. » On le voit, la petite Marseillaise n’avait pas oublié ses rancunes contre celui qui l’avait délaissée. Du Caire, cependant, Bonaparte était tenu au courant de l’idylle. « Je souhaite du bonheur à Désirée si elle épouse Bernadotte, écrivait-il, elle le mérite. » Le mariage eut lieu à Sceaux où Jean-Baptiste possédait une maison. Quelques jours plus tard le nouveau ménage s’installait à Paris, rue Cisalpine (actuelle rue Monceau). C’est là que devait naître l’année suivante le petit Oscar : Désirée demande à Bonaparte d’être le parrain de son fils. Il accepte d’être le parrain de son fils Oscar. Il offre à Bernadotte (ou plutôt à Désirée) le bel hôtel de la rue d’Anjou qu’il a racheté 400.000F à Moreau. Napoléon sait bien que Bernadotte le déteste, qu’il ne

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lui pardonne pas la place qu’il eût voulu lui-même saisir. Mais parce que Bernadotte a épousé Désirée Clary, et que très humain, il demeure très sensible à son idylle de jeunesse, il charge des premiers son rival, de grades, de titres, de donations. Les événements se précipitent : l’extraordinaire épopée impériale a commencé. L’officier en costume râpé qui venait jadis à Marseille rendre visite à la famille Clary a été sacré à Notre-Dame, empereur des Français. Joseph et Julie deviennent à leur tour roi et reine d’Espagne. Désirée n’est pas éblouie par la fortune inouïe de son beau-frère et de sa sœur. Elle-même vit une vie tranquille. Bien que toujours invitée aux réceptions des Tuileries, elle va peu à la Cour : son antipathie envers celle qui l’a supplantée et qu’elle appelle irrévérencieusement « la vieille » ne s’est en effet pas atténuée avec les années. Bien des heurts sont nés entre Napoléon et le mari de Désirée. Une sourde hostilité anime en effet celuici contre le premier fiancé de sa femme. De son côté Napoléon sait que le général n’est pas sûr, qu’il réprouve le régime impérial. Bernadotte commande en 1805 un corps de la grande armée. A Austerlitz, il se comporte assez bien, quoique le manque de cavalerie l’empêche de poursuivre l’ennemi et de compléter la victoire, mais l’empereur ne lui garde pas rancune. Malgré cet antagonisme latent, le souverain a comblé le ménage. Bernadotte est devenu maréchal d’Empire, puis Prince de Ponte Corvo. Bernadotte a installé sa femme dans le splendide hôtel de la rue d’Anjou que lui avait offert Napoléon. Celui-ci ne perd d’ailleurs pas une occasion de faire des petits cadeaux à Désirée : il lui envoie des vases de Sèvres, des tapisseries des Gobelins et même une magnifique pelisse de zibeline, don du Tsar Alexandre. En 1810, Napoléon va nommer Bernadotte gouverneur général de Rome, c’est-à-dire vice-roi avec « deux millions de traitement (or) »! Quand la plus étonnante proposition arrive de Suède à Paris. Le roi Charles III, sans héritier, en demande un à Napoléon. Le comte Mörner, resté en rapport avec Bernadotte, lui fait conseiller de se porter candidat. Candidat à ce trône du nord, le maréchal ne demande pas mieux, encore que Désirée fasse la petite bouche. Napoléon qui a pensé d’abord à d’autres, à Eugène, peut-être à Berthier, autorise Bernadotte. Bernadotte a accepté. Il doit cependant demander l’autorisation à Napoléon. Celui-ci veut d’abord exiger du nouveau prince suédois l’engagement de ne jamais porter les armes contre la France. L’entrevue entre les deux hommes est houleuse. « Sire, je ne puis me sou-


léon ne se montre pas content de ce retour; « une femme doit, dit-il, rester auprès de son époux .» Mais la princesse royale n’a cure de ces gronderies. Elle est trop heureuse de se retrouver auprès de sa chère Julie, celle-ci, depuis longtemps a quitté Madrid où, du reste, Joseph est en train de perdre sa couronne définitivement. Désirée se soucie peu de politique. Cependant elle ne peut apprendre sans trouble que Bernadotte, après avoir refusé d’adhérer au blocus continental, va s’allier avec le tsar Alexandre. Elle écrit aussitôt à son mari « Ne vous déclarez pas contre les Français » supplie-telle. C’est trop tard, l’alliance est conclue. L’intérêt suédois est le seul qui importe au prince royal de Suède. Pendant la campagne de 1813, Charles-Jean mène ses troupes contre ses anciens compatriotes. Il refuse cependant de combattre en France en 1814 et n’entre à Paris qu’après l’abdication de l’Empereur. Sans doute Désirée se montre contente de revoir son mari, mais CharlesJean ne parvient pas à la persuader de rentrer avec lui à Stockholm. La princesse sait qu’elle n’a pas plu aux Suédois et préfère rester en France au milieu de ses amis. Ces années paisibles connaissent une étrange aventure. À vrai dire, Désirée éprouve alors un sentiment assez vif pour le ministre de Louis XVIII, le duc de Richelieu. Celui-ci ne se montre pas insensible devant cette passion grandissante. Qu’importe! Désormais elle s’attache aux pas de Richelieu. C’est un homme séduisant mais qui touche la soixantaine, Désirée a quarante ans, elle s’est épaissie et ne conserve que le souvenir de son charme d’autrefois. Ce bizarre amour allait durer plusieurs années, mais la médisance, sinon la calomnie, s’est emparée des relations de Richelieu avec Désirée. À la mort du duc de Richelieu, le désespoir de la reine de Suède fut aussi violent que sa passion. Elle passa des jours et des nuits dans une douleur immodérée. Douleur qui fit scandale à Paris et trouva un écho peu obligeant dans les cours européennes, tenues au courant par leurs ambassadeurs. En 1818, à la mort du vieux souverain, Bernadotte est proclamé roi de Suède sous le nom de Charles XIV. De nouveau il réclame sa femme. Bien que devenue reine, celle-ci ne songe aucunement à gagner Stockholm. Elle continue à vivre à Paris sous le nom de comtesse de Gothland.

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mettre à ce que vous me demandez, déclare Bernadotte. Mon acte d’élection m’interdit de contracter un engagement de vassalité étrangère. » « Eh bien, partez ! jette l’Empereur, et que vos destinées s’accomplissent. » Le 20 octobre, les Etats de Suède le désignent pour la succession éventuelle au trône de Suède à Stockholm. Napoléon, au départ de Bernadotte, lui témoigne de très affectueux sentiments. Il lui donne un million, lui rachète les dotations dont il l’a nanti, octroie même un titre et un majorat à son frère. Le 20 octobre, Bernadotte se met en route ; il passe le Sund. Arrivé à Helsingborg, il est accueilli avec enthousiasme par les populations, devant lesquelles il prononce un long discours en français. Personne ne comprend mais les acclamations redoublent. Quelques jours plus tard le nouveau prince héritier (il a pris le nom de Charles Jean) arrive au château de Drottningholm. Amené devant le vieux roi, il se jette à ses pieds en l’appelant « mon père ». Charles XIII est profondément touché; la reine partage l’émotion de son mari. « Un véritable fils ne pourrait avoir plus d’attention et de respect pour le roi que n’en a le prince héritier, note celle-ci dans son journal. Tout le monde commence à le chérir. » Pendant cette réception triomphale, que devient Désirée ? La petite Marseillaise a été très flattée à l’idée de ceindre un jour une couronne royale, mais n’a aucune envie de quitter la France pour ce pays lointain qu’on appelle la Suède. Son mari cependant, la réclame. Il faut bien obéir! En janvier 1811, par un froid terrible, madame Bernadotte part pour la Suède avec le jeune Oscar. Le vent et la neige l’accueillent dans ce pays glacial et lui font une impression sinistre. Le prince royal, malade, n’a pu aller au devant de sa femme. Celle-ci est reçue avec bonté par le roi et la reine, mais les vieux souverains ne tardent pas à être vivement déçus par l’attitude de la petite Provençale. À vrai dire, Désirée se sent extrêmement solitaire dans le luxueux palais de Stockholm. Elle y voit peu son mari, toujours pris par les affaires du royaume. Son fils, élevé à la suédoise, lui échappe également. Un jour elle n’y tient plus : elle s’embarque pour la France, abandonnant son mari et son fils. Elle ne reverra pas celui-ci avant douze ans! Sous le nom de comtesse de Gothland, elle s’installe de nouveau dans son hôtel de la rue d’Anjou. Napo-


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Enfin en 1823, à l’occasion du mariage de son fils avec la fille d’Eugène de Beauharnais, la souveraine, malgré elle, se décide à partir. Bernadotte avait exigé cette fois, sa présence sur un ton qui ne lui permit pas d’éluder plus longtemps. Avant de quitter Paris, elle précise du reste à ses serviteurs qu’ils doivent tenir prêt l’hôtel de la rue d’Anjou, car elle ne compte passer à Stockholm que quelques jours. En réalité elle demeurera en Suède trente-sept ans ! Elle fut couronnée reine et prit le nom latin de Desideria pour plaire à ses sujets. Arrivée à Lubeck, Désirée prend au passage la petite Joséphine de Leuchtenberg, petite fille de Joséphine de Beauharnais, récemment mariée par procuration avec le prince Oscar. L’enfant, qui emporte dans ses bagages une magnifique poupée, se montre charmante pour sa belle-mère. Celle-ci reçoit d’ailleurs en Suède un accueil chaleureux. Personne ne semble en effet, lui en vouloir de son peu d’empressement à rejoindre son royaume. Bals, dîners, concerts sont donnés en son honneur. La nouvelle reine se réjouit de toutes ces attentions. « Tout me sourit ici, écrit-elle à sa sœur Julie, des fêtes campagnardes vont remplacer les bals d’hiver… Ce qui me plait le plus, ce sont les petits dîners dans le château de plaisance du roi qu’il aime tant aussi. » Désirée, sans doute, apprécie-t-elle un peu trop les bons repas qu’on lui prépare ; avec les années, la petite Provençale est devenue très forte : ses traits, jadis si jolis, sont maintenant noyés dans la graisse. Toujours puérile et charmante, elle n’a alors qu’une idée en tête : se faire couronner comme reine de Suède. Sur ce point cependant Charles XIV tarde à la satisfaire; il ne voit, en effet, aucune utilité à cette cérémonie trop tardive. Il finit cependant par céder au caprice de sa femme. Le 21 août 1829, six ans après son arrivée à Stockholm,

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celle-ci a la joie d’avoir son front ceint de la couronne dans l’église paroissiale de Saint Nicolas. Les années s’écoulent. À Paris, la révolution de juillet a chassé les Bourbons des Tuileries. À Stockholm, le soldat de fortune monté sur le trône de Suède conserve l’amour de ses sujets. Lorsqu’il meurt, en 1844, une foule immense et éplorée suit le cortège funèbre jusqu’aux tombeaux des anciens rois. Charles XIV va, en effet, dormir du sommeil éternel au côté d’un Gustave Adolphe et d’un Charles XII. La dynastie est bien assise sur le trône. Oscar 1er a succédé sans heurt à son père. Quant à Désirée, elle n’hésite pas à demeurer auprès du nouveau roi, bien qu’elle ne puisse s’habituer au climat du pays, et qu’elle n’ait jamais songé à en apprendre la langue. La reine douairière n’oublie cependant pas la France. Un jour elle décide d’aller passer quelques semaines à Paris. Elle se fait une fête de retrouver son hôtel de la rue d’Anjou. Sans doute a-t-elle aussi l’intention de gagner Marseille et de revivre par la pensée l’heureux temps où un jeune officier corse, encore inconnu, venait lui faire la cour rue des Phocéens… Par un beau matin d’été, la vieille reine s’embarque à Karlskrona sur une frégate commandée par son petitfils, le futur Oscar II. Elle se réjouit du voyage, déjà mille souvenirs du passé lui reviennent en mémoire… Mais à peine le bateau a-t-il gagné le large qu’elle est prise d’un terrible mal de mer. Affolée, misérable, elle supplie le commandant de regagner aussitôt le port. L’officier obéit et met le cap sur les côtes suédoises. La petite citoyenne Désirée Clary, devenue madame Bernadotte puis maréchale de France puis princesse de Ponte Corvo et enfin reine de Suède et aïeule d’une grande lignée de rois, est revenue dans son pays d’adoption. Elle mourra à Stockholm le 17 décembre 1860, sans avoir revu sa terre natale qu’elle avait eu tant de peine à quitter… même pour ceindre une couronne! Au fort de la guerre de Crimée, Napoléon III envoya le maréchal Canrobert en mission près du roi Oscar. Il s’agissait de nouer avec la Suède une alliance offensive et défensive contre la Russie, en vue d’opérations du côté de la Finlande. Désirée qui n’avait pas loin de 80 ans, reçut le maréchal. Elle lui parla de la France, de sa jeunesse, de Napoléon. Elle lui montra les lettres qu’elle avait reçues du petit général et les brouillons de ses lettres à elle, dont plusieurs portaient la trace évidente de ses larmes. « Il y avait chez cette vieille femme, comme une fierté extraordinaire qui la soulevait, l’illuminait » a raconté Canrobert. Ce n’est pas parce qu’elle était reine. Reine, mon Dieu, elle pensait peut-être que c’est une aventure ordinaire. Tant d’autres en son temps l’étaient devenues ! Mais elle avait été le premier, et sans doute le plus pur amour de Napoléon. Et c’était la seule gloire, au moment de quitter la vie, dont cette Française gardait l’orgueil alors qu’elle se retrouvait devant un soldat français. w


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1940 par le Tío Juanito Les meilleurs traités sont ceux qui seraient conclus entre les arrière-pensées. Paul Valéry

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uand, dans la matinée brumeuse du 11 novembre 1918, à onze heures précises, sur tous les fronts, les clairons sonnèrent miraculeusement le «Cessez le feu», s’effacèrent immédiatement le fracas des détonations, les stridences déchirantes des balles et des obus, les vrombissements terrifiants des avions, les cliquetis angoissants des tanks qui emplissaient les cieux sulfureux du nord de la France et assourdissaient les soldats de trente nations acharnés à s’exterminer depuis quatre années… les oreilles meurtries par cette absence insolite de l’universel vacarme, ce silence épais, irréel, ils se regardèrent, ahuris, incrédules. Un cri alors jaillit de toutes ces nations «Plus jamais ça!»

l’inquiétude du gouvernement de Grande-Bretagne qui crut à une sournoise défection de son alliée –qui pourtant lui était soumise depuis des années au nom de «l’Entente cordiale»– la laissant seule en guerre avec l’Allemagne. Dans l’après-midi, Robert Coulondre, ambassadeur de France à Berlin, signifiait enfin à von Ribbentrop que son pays se déclarait en état de guerre avec l’Allemagne à partir de 17 heures. Le ministre allemand lui répondit : «Je ne puis que le regretter. C’est seulement si la France nous attaque que nous nous battrons contre elle et ce sera de sa part, une guerre d’agression.»2

L’Europe Centrale, toujours… Que s’était-il passé pour qu’on en arrive-là, si peu de «Le Droit a eu ses Victoires… temps après la grande hécatombe de 1914-1918? La la Victoire aura ses Droits» réponse réside dans cette Europe Centrale dont l’histitrait fièrement Le Journal le 9 mai 1919. De fait, ce toire, d’une complexité décourageante, est faite de slogan reflétait fidèlement le principe adopté par les constants bouleversements territoriaux ne tenant pas vainqueurs pour l’élaboration du Traité de paix qui compte des ethnies qui la composent, et des ingéserait signé à Versailles le 28 juin suivant, principe rences des grandes puissances voisines, la Russie, de la seule et exclusive responsabilité de l’Allemagne l’Allemagne, la France et l’Angleterre. Les auteurs dans le conflit; seuls, les États-Unis, considérant que du Traité de Versailles, coupant par-ci, collant parcette responsabilité était partagée, s’abstiendraient là, avaient cherché à y établir un équilibre favorable d’y souscrire. aux vainqueurs par un émiettement des vaincus et la Avec la guerre franco-allemande de 1870 déjà, était création d’un bloc de pays alliés. Ainsi de l’Allemagne, apparue la diabolisation de l’adversaire créant les résignée à la restitution de l’Alsace-Lorraine, mais durables haines; jusque-là, le vainindignée de l’amputation injustifiée de queur d’un conflit ne se croyait pas le la Posnanie, de parties de la Haute-Sibras séculier de la justice universelle, lésie et de la Prusse-Occidentale et de ni le vaincu l’injuste victime de la barplusieurs villes importantes attribuées barie; simplement l’un avait été plus à la Pologne; ainsi de l’Empire autrifort que l’autre. En 1920, réaliste et, chien, réduit aux dimensions d’un petit hélas, clairvoyant, l’historien Jacques état tampon; ainsi de la Hongrie égaBainville écrivait : «Ce traité prépare lement amputée de territoires imporLes Champs-Élysées pendant la «drôle de guerre» la guerre éternelle.»1 En Allemagne, il tants. Le bloc allié était constitué de prendrait en effet le nom de «Diktat de Versailles». la Pologne renforcé par la création d’une surréaliste C’est ainsi qu’à peine vingt-et-un ans après la bien- République Tchéco Slovaque, bricolée d’un congloheureuse sonnerie de clairon, le dimanche 3 septem- mérat de Tchèques, Slovaques, Ruthènes, Hongrois bre 1939, à 9 heures précises, Sir Nevile Henderson, et Sudètes, ces derniers d’origine allemande! ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin, remet- Soit, vérifiant le pronostic de Jacques Bainville, tait à l’interprète Paul Schmidt, von Ribbentrop étant une Europe Centrale dont le charcutage unilatéral absent, un ultimatum expirant à 11 heures, laps de avait créé tous les ingrédients de sa future instabitemps qui ne laissait aucune possibilité au gouver- lité et de son triste sort jusqu’à la chute du Mur de nement allemand de donner à l’Angleterre les «assu- Berlin en 1989. rances satisfaisantes» que le document évoquait. Les graves tensions qui n’avaient pas tardé à s’y Un certain flottement du côté français provoquait manifester, s’étaient cependant dissipées quand 22


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les représentants de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne et de l’Italie avaient souscrit aux Accords de Munich, les 29 et 30 septembre 1938. «Les journées qui suivent Munich ont la limpidité rayonnante des lendemains d’orage.»2 «La guerre est écartée… On peut reprendre son travail et retrouver son sommeil, on peut jouir de la beauté d’un soleil d’automne.» écrivait Léon Blum dans Le Populaire du 1er octobre 1938. Ces accords avaient en fait sonné le glas de la 1ère République tchécoslovaque, devenue la 2ème République tchéco-slovaque (avec désormais un trait d’union signifiant paradoxalement sa désunion), sorte d’état fédératif où Ruthènes et Slovaques retrouvaient autonomie et gouvernements propres, et déchaîné la colère de Staline qui redoutait que cette émancipation de la Ruthénie n’inspirât de nouvelles velléités d’indépendance à l’Ukraine. «Vous êtes devenus les satellites de l’Allemagne et les instruments dociles de sa politique.» avait-il reproché à l’Angleterre et à la France. L’Allemagne, pour sa part avait réintégré les Sudètes au sein de la mère patrie et Hitler pouvait désormais considérer que la souscription de la France et de l’Angleterre à ces accords signifiait leur acceptation d’un partage de l’Europe en deux zones d’influence, d’un côté, les Démocraties occidentales, de l’autre, la puissance tutélaire du Grand Reich. Les signataires de ces mêmes Accords s’étaient engagés à régler dans un délai de trois mois le sort de la minorité hongroise de Tchéco-slovaquie. Sous la pression de l’Italie, l’Allemagne avait réuni à Vienne, dès le 2 octobre suivant, sans y inviter la France ni l’Angleterre, une commission d’arbitrage qui avait décidé qu’une bande de territoire située au sud de la Slovaquie seraient restituée à la Hongrie avec ses 746.000 Magyars mais aussi ses 75.000 Slovaques qui devenaient Hongrois. «Montrez-leur un précipice, ils s’y jetteront aussitôt» a écrit Balzac des Polonais. Et de fait, la Pologne, sous la direction du colonel Beck qui se targuait de tenir la dragée haute tant à la Russie qu’à l’Allemagne, s’était enfoncée dans un entêtement défiant les réalités, c’est-à-dire la puissance de la Wehrmacht et la demande réitérée du Reich de l’octroi d’un «corridor» qui lui permettrait, en y construisant une autoroute et une voie ferrée, d’accéder autrement que par mer à Dantzig, ville allemande sur la Baltique comptant 96% d’Allemands et 4% de Polonais, isolée en territoire polonais, autre avatar du Traité de Versailles. L’optimiste Pologne, avait fait la sourde oreille à cette demande justifiée et conforme aux dispositions dudit Traité. À Georges Bonnet, alors ministre des Affaires étrangères, qui l’avertissait du grave danger que courrait son pays si la puissante Wehrmacht l’attaquait, Juliusz Lukasiewicz, ambassadeur de Pologne, avait répondu : «Détrompez-vous, c’est l’armée polonaise qui envahira l’Allemagne dès les premiers jours.»2 Do Kroset !3 24

Enfin, véritable coup de tonnerre s’abattant sur Europe centrale, le Pacte germano-russe, signé le 23 août 1939, avait porté le coup de grâce à l’édifice branlant élevé par le Traité de Versailles et à un point que ne soupçonnaient pas les alliés : il était suivi d’un «Protocole additionnel secret» lourd de menaces pour l’indépendance de la Pologne, des États Baltes (Finlande, Estonie, Lettonie et Lituanie) et de la Bessarabie. La paix se meurt, la paix est morte C’est ainsi qu’il y a soixante-dix ans, cette explosive situation européenne allait m’offrir des aventures comme jamais n’aurait osé en rêver le petit garçon de sept ans que j’étais alors. Mon père, ancien combattant du conflit précédent, n’en revenait pas que nous ayons pu nous engager dans une nouvelle guerre avec les Allemands dont il avait pu, pendant quatre années de combats, apprécier la valeur militaire. Pensant que, comme en 1870 et comme en 1914, les troupes allemandes seraient à portée d’admirer la tour gothique de la cathédrale de Meaux environ un mois après notre déclaration de guerre, il me confia à ma grand’mère et nous conduisit à Trucy-l’Orgueilleux, un tranquille village de la Nièvre, suffisamment éloigné des trajets accoutumés des armées teutonnes. Mémé et moi, nous devions y demeurer jusqu’à Noël, tous deux enchantés de notre nouvelle vie champêtre; ma grand’mère retrouvait-là les rusticités de son enfance briarde et moi, je les y découvrais dans leur aspect nivernais. Sans radio ni journaux, la guerre se fit pour nous rapidement irréelle, surtout pour l’enfant que j’étais, ignorant encore des réalités que recouvrait ce mot. Dans la vénérable maison en pierre que nous avions louée, Mémé tricotait paisiblement au coin du feu et moi, après la journée passée dans l’unique classe de l’école villageoise où chaque élève apportait encore quotidiennement sa bûche pour chauffer le grand poêle noir, je vaguais en compagnie de mes nouveaux camarades par les chemins blanchis des premières neiges, maraudant de révulsives prunelles bleuies et de blettes nèfles douceâtres; le soir, tandis que ma grand’mère préparait le dîner, je m’appliquais à mes devoirs en croquant des châtaignes grillées sur le poêle; derrière la fenêtre obscure voltigeaient des flocons blancs; tout était calme et silence. Drôle de guerre Sur le «front» également, silence et sérénité, il ne s’y passait strictement rien. Au point qu’à Trucy, les gens commençaient à croire, pour extraordinaire que ce pût être, que la «guerre» se terminerait comme elle avait commencée, sans la moindre escarmouche, les Allemands, impressionnés par notre puissance militaire, ayant prudemment renoncé à s’y frotter. Si bien qu’à la Noël, Mémé et moi nous quittâmes notre havre campagnard pour regagner la région


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parisienne et que le second trimestre scolaire 1939-1940, me vit avec mes camarades habituels, dans mon école de toujours qui, comparée à celle de Trucy, me parut immense. Dans la cité, la même tranquillité régnait qu’à la campagne. Seuls les médias s’efforçaient, tâche certes difficile faute d’activité belliqueuse, à donner le ton d’un climat martial. Curieuse situation sans précédent qui, si l’on excepte la timide expédition de Norvège, devait durer huit mois et que l’on nomma fort justement la «drôle de guerre». Passés les premiers émois compréhensibles –ne nous trouvionsnous pas en guerre avec l’Allemagne pour la troisième fois en soixante-dix ans?– les Français, oubliant ce conflit quasi virtuel, avaient repris le tran-tran routinier seulement troublé par les premiers rationnements (commencés avec celui du sucre) ainsi que par quelques contraintes : occulter les lumières pour maintenir les pilotes allemands dans le noir, coller des bandes de papier gommé sur les vitres badigeonnées de bleu «défense passive» pour éviter la projection d’éclats en cas de déflagration; se méfier de la «Cinquième Colonne», réputée à l’affut de nos secrets militaires. Oubliés par les Allemands et les Autrichiens désormais réunis, ceux-ci s’était emparés de la Tchécoslovaquie et nous attendions sans piper que, conséquence

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du Pacte germano-russe, ils finissent tranquillement de se partager la Pologne qu’ils avaient envahie par l’ouest, avec les Soviétiques qui l’avaient envahie par l’est. Seuls donc, nos médias marchaient au pas et le blabla fier-à-bras allait bon train. Ainsi, la radio et les affiches abreuvaient-elles le peuple de slogans martiaux : «Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts», «Pour l’Allemagne, la route du fer est désormais coupée» (dixit Paul Reynaud après l’expédition en Norvège _un «désormais» fort hasardé), nous intimaient «Taisez-vous, les oreilles ennemies vous écoutent»; Geneviève Tabouis, nièce de Jules Cambon et savante pythonisse du microphone, annonçait «Vous apprendrez que…», «On pense dans les milieux autorisés…» des événements qui tous avaient en commun de ne se jamais produire; un certain Ded Risel, autre stratège des ondes moyennes, affirmait avec un accent du terroir supposé générer la confiance «J’y crrrois moi, j’y crrrrois…»; à la radio encore, Jean Giraudoux, nommé chef de la censure, déclarait pompeusement «Notre paix a été appelée à un devoir guerrier» (ce que c’est que d’être poète…). À la radio toujours, tout le monde écoutait avec un plaisir masochiste le «Traitre de Stuttgart» qui, dans un français parfait (il était français) conseillait à la population civile de ne pas craindre les troupes allemandes pleines de bonne intentions à l’égard des Français qui n’étaient pour rien dans la déclaration de guerre, œuvre du seul gouvernement français. Les journaux ne chômaient pas non plus. Paris-Soir se gaussaient quotidiennement des faiblesses de l’armée allemande dont les aviateurs, selon Pierre Lazareff son rédacteur en chef et futur directeur de France-Soir, avaient surnommé leurs appareils des «pavés volants» tellement ils en étaient mécontents (prudent cependant, Pierre Lazareff, partirait pour les États-Unis quand s’approcherait de Paris cette aviation si ridiculement débile). Dans Le Figaro, même attitude en plus distinguée, Paul Claudel prophétisait «Croquemitaine se dégonflera». Peu curieux, lui non plus, de vérifier de visu et in situ sa prédiction, il devait passer toute la guerre dans un pays tranquille de la lointaine Amérique du Sud, ne revenant dans la mère patrie qu’après la Libération pour accuser courageusement Sacha Guitry de collaboration. Sacha ne devait se venger de lui que par un mot : sortant de la première du Soulier de Satin, il soupira : «Heureusement qu’il n’y avait pas la paire !»… Au cinéma, les actualités renchérissaient dans le style de Paris-Soir en montrant, avec arrêts sur image à l’appui, le piteux état du ridicule matériel ennemi, les pauvres soldats allemands manœuvrant avec de minables maquettes de chars en contreplaqué... Mon père trouvait ces rodomontades dangereusement imbéciles, rejoignant sans le savoir l’opinion d’Anatole de Monzie alors ministre des Transports : «Que dire, que faire pour lutter contre cet abaissement de notre esprit?»4 Mon père et l’un de mes oncles furent «mobilisés sur place»; convoqués à la gendarmerie, on leur remis des pistolets et des cartouches… d’un calibre différent! avec


La guerre pas drôle Et ainsi jusqu’au 10 mai 1940, quand les panzers entrèrent en Belgique et en Hollande. L’armée française fit ce qu’elle pouvait avec ce qu’elle avait, c’est-à-dire pas grand’chose, et il lui en coûta 120.000 morts dont on ne parle jamais, et deux millions de prisonniers dont on a beaucoup parlé. Le 6ème Régiment de Tirailleurs Marocains où j’ai eu l’honneur, douze ans plus tard, d’accomplir mon service militaire, fit son boulot dans les Vosges, arrêtant l’ennemi pendant une quinzaine de jours puis, n’ayant été ravitaillé ni en subsistances ni en munitions, dut se replier.

Malgré les conseils du «Traitre de Stuttgart», qu’elles eussent dû suivre, l’avance fulgurante des armées allemandes jeta sur les routes les populations affolées, mêlées à bon nombre de Belges, dans un exode et un désordre fabuleux qui donnent une idée de la confiance qu’elles accordaient à leur gouvernement pour redresser la situation, lequel d’ailleurs avait donné l’exemple en fuyant Paris, déclaré «ville ouverte». Le dimanche 16 juin, Paul Reynaud remettait au président de la république la démission de son cabinet. Albert Lebrun chargeait alors le maréchal Pétain de former le nouveau gouvernement avec pour mission première de demander la suspension des armes. «La France est en prières pour la paix. Le maréchal Pétain apparaît comme l’officiant d’une formidable messe des désespérés, nul homme au monde n’a aussi soudainement, aussi complètement résumé en soi un peuple dans son intégralité, une nation dans sa quasi-divinité.»4 Les conventions d’armistice étaient signées, avec l’Allemagne, le 22 juin à Rethondes, et avec l’Italie, le 24 à Rome. La remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain par les instances supérieures de la république réunies à Vichy, était, le 9 juillet, approuvée à l’unanimité par la Commission du suffrage universel, votée par le Sénat par 229 voix sur 230, et par la Chambre des Députés par 569 voix pour, 80 voix contre et 17 abstentions5. Puis beaucoup de ces messieurs, dont Paul Reynaud, ayant ainsi refilé la situation dramatique de la mère patrie au maréchal qui, malgré ses quatre-vingt-quatre ans, en avait accepté la lourde charge par patriotisme, embarquaient sur le Massilia pour gagner des cieux plus sereins. w Notes 1. Jacques Bainville, de l’Académie française, Les conséquences politiques de la paix, Arthème Fayard, Paris, 1920. 2. Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’Armée allemande, tome VI, Le défi, 1939, Albin Michel, 1964-1966. Un ouvrage magistral, extrêmement documenté, dont le titre est trop modeste; il s’agit en réalité de l’histoire politique et militaire de l’Europe dans la première moitié du XXème siècle. 3. Scrogneugneu! en polonais. 4. Anatole de Monzie, Ci-devant, Flammarion, 1941. 5. Journal Officiel, séance de la Chambre, 9 juillet 1940.

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pour mission de guetter nuitamment l’arrivée des chars allemands sur les hauteurs voisines. La population fut convoquée un jour à la mairie pour y recevoir des masques à gaz. J’y fus avec ma mère et ma grand’mère; quand mon tour arriva, l’employé me contempla et dit : «Il n’y a pas de modèle pour enfants. Au suivant!» Ma mère demanda un masque pour adulte qu’elle rétrécit en y cousant des bandes d’étoffe. Je n’eus jamais, heureusement, l’occasion d’en vérifier l’étanchéité…


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LES GRANDES INVENTIONS

Les Turbines à vapeur par Daniel Busalb Giovanni Branca. (1571-1645). Ingénieur, architecte et écrivain italien. Il perpétua la tradition des carnets d’ingénieurs (1629). Au XVIIème siècle, le développement du machinisme exigeait une énergie en puissance croissante. G. Branca proposa un appareil qui pouvait fonctionner en faisant tourner les machines avec l’air chaud. Pourtant, les recherches de Léonard de Vinci, comme les tentatives de Branca pour une turbine à vapeur, ne sont en fait que la traduction de ce que l’on savait depuis l’éolipyle de Héron d’Alexandrie (1er siècle après J.-C.), sur la puissance de la vapeur. L’amélioration de la turbine à vapeur est le fruit de nombreux chercheurs et ingénieurs à la fin du XIXème siècle. Parmi les contributions notoires au développement de ce type de turbine, on peut mentionner celles du Britannique Charles Algeron Parsons et celles du Suédois Carl Gustaf Patrik de Laval. Parsons fut à l’origine du principe de la séparation des étages, selon lequel la vapeur se dilate dans un certain nombre d’étages, produisant à chaque fois de l’énergie. De Laval fut le premier à concevoir des jets et des augets adaptés à une utilisation efficace de la vapeur en expansion. La turbine à vapeur, est un moteur thermique à combustion externe, fonctionnant selon le cycle thermodynamique dit de Clausius-Rankine. Ce cycle se distingue par le changement d’état affectant le fluide moteur qui est en général de la vapeur d’eau. Les principales étapes du cycle sont : l’eau est mise en pression par une pompe et envoyée vers la chaudière. L’eau est chauffée, vaporisée et surchauffée. La vapeur se détend et refroidit dans la turbine en fournissant de l’énergie mécanique. La vapeur détendue est condensée au contact de la source froide sous vide partiel. Le principe est donc le même que celui de la machine à vapeur à pistons. La turbine en constitue une évolution, exploitant les principaux avantages des turbomachines, puissance massique et puissance volumique élevée, rendement amélioré par la multiplication des étages de détente. La détente de la vapeur correspond à la conversion de l’énergie potentielle en énergie cinétique; la conversion de l’énergie cinétique en couple de rotation de la machine par le biais des aubages mobiles. Héron d’Alexandrie inventa donc une machine appelée éolipyle (porte d’Eole). Cette machine était une 28


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chaudière hermétique remplie en partie d’eau que l’on plaçait sur un feu. De cette chaudière sortait un tube relié à une sphère pouvant tourner autour d’un axe horizontal. De cette sphère deux autres tubes perpendiculaires à l’axe laissaient sortir la vapeur qui par propulsion faisait tourner la sphère. Depuis Héron d’Alexandrie de nombreuses tentatives ont été réalisées, par Archimède en particulier, pour mettre au point une machine utilisant la vapeur efficacement. Si Denis Papin (1647-1714) imagina en 1681, sa machine à vapeur, c’est qu’avant lui des bases scientifiques ont été posées par différents physiciens comme Otto von Guericke (1602-1686) et Christiaan Huygens (1629-1695). Otto von Guericke avait trouvé le moyen de faire le vide grâce à une pompe de son invention. Christiaan Huygens avait imaginé de produire une explosion grâce à de la poudre à canon pour chasser l’air violemment d’un récipient et faire le vide. Denis Papin qui était un médecin français a eu comme première idée de perfectionner le système de Christiaan Huygens mais il pensa rapidement à substituer de la vapeur d’eau à la poudre à canon. Il construisit sa première machine à vapeur. Sa « marmite » n’était en fait qu’un simple cylindre munie d’un piston. Un peu d’eau était introduite dans le cylindre qui était chauffé. De la vapeur d’eau était produite qui poussait le piston vers le haut qui se bloquait à une certaine hauteur grâce à une petite tige. A ce moment on retirait la marmite du feu et on attendait que la vapeur d’eau se refroidisse et se recondense en eau. Ainsi le vide était crée dans le piston. Il suffisait de relâcher le piston en débloquant la petite tige, pour que celui-ci soit poussé violemment vers le bas sous l’action de la pression atmosphérique. Le but était de soulever des fardeaux et de soulager les hommes des peines les plus lourdes. Thomas Savery (1650-1715) eut l’idée en 1698, de produire la vapeur dans un vase séparé, qui constituait la chaudière et de pousser l’eau directement avec la vapeur contrairement à Denis Papin qui utilisait pour cela un piston. Cette vapeur emplissait le réservoir et la colonne, chassant ainsi l’air contenu dans ces deux parties. A ce moment on fermait le robinet et on refroidissait le réservoir par de l’eau froide provenant du robinet. La vapeur se condensait et un vide se créait dans le réservoir. L’eau du réservoir était aspirée et remplissait le réservoir. Enfin l’ouverture du robinet laissait la vapeur sous pression, et poussait l’eau contenue dans le réservoir et l’élevait dans la colonne. Cette machine portait un nom : « miner’s friendou » ou encore « l’amie du mineur ». En effet, Savery pensait l’utiliser dans les mines où l’évacuation d’eau était un problème. Malheureusement pour élever l’eau d’une hauteur modeste de 65m, il fallait que la pression dans la chaudière atteigne 6 atmosphères. Les joints ne résistaient pas longtemps à ces conditions difficiles. Toutefois Savery réussit à la faire 30

utiliser dans la distribution d’eau dans les palais et les jardins pour l’alimentation des fontaines. A la même époque deux autres anglais travaillaient sur une machine atmosphérique. Ces deux anglais étaient John Cawley et Thomas Newcomen. La machine de Newcomen (1663-1729). La réalisation de cette machine en 1712, résulte de l’association de deux anglais, Thomas Newcomen qui était forgeron, quincaillier, et surtout amateur de machines à vapeur et de John Cawley, ingénieur. Dans la machine de Newcomen, la pression de l’air extérieur est à l’origine de la force motrice du système. C’est pour cela qu’on l’appelle « machine atmosphérique ». Les machines atmosphériques étaient utilisées dans les mines pour l’évacuation des eaux et dans la distribution de l’eau dans les villes. Le principe de fonctionnement de cette machine atmosphérique est le suivant : 1) Le piston est au repos dans le cylindre. 2) La vapeur provenant de la chaudière remplit le cylindre et pousse le piston (la pression étant à peine supérieure à la pression atmosphérique, le mouvement n’était possible que grâce au contrepoids). L’air est ainsi chassé. 3) On ouvre un robinet pour faire rentrer de l’eau froide dans le cylindre. La vapeur se condense. 4) Le vide étant fait dans le cylindre, la pression atmosphérique externe pousse le piston et le fait descendre. 5) Pour rééquilibrer les pressions, un tiroir amovible s’ouvrait au niveau supérieur de la chaudière. Le piston remontait et le cycle recommençait. Pendant plusieurs années, les machines à vapeur n’ont plus beaucoup évolué. Certaines améliorations ont été apportées, mais le rendement de telles machines restait faible. Il a fallu attendre 1769 pour qu’un jeune génie réalise une nouvelle machine puissante, c’était James Watt. La machine de Watt (1736-1819). C’est en 1769 qu’il déposa un brevet pour sa nouvelle machine à vapeur. Il s’associa à l’industriel Boulton pour la fabriquer à grande échelle. Les machines à vapeur de Savery ou de Newcomen posaient le même problème de rendement et de continuité dans le mouvement. Au bout de quelques cycles de fonctionnement les machines s’arrêtaient. Il fallait les arrêter et les remettre en marche. Afin d’améliorer la puissance et la régularité de sa machine à vapeur, James Watt eut l’idée de transformer ces machines à « simple effet » par des machines à « double effet » et d’y apporter certaines de ses inventions : 1) Le volant, qui a pour but de réguler la vitesse de fonctionnement de la machine. Si la machine tourne trop vite, le volant se met en rotation plus rapidement et accumule ainsi une partie de l’énergie. Les frottements étant réduits, le volant poursuit son mouvement. Il peut restituer à la machine son énergie cinétique, si sa vitesse de fonctionnement vient à diminuer. Ce volant ne suffit pas à réaliser à lui seul une vitesse uniforme de la machine. Il peut même


bas. 2) Quand le cylindre est complètement rempli, le tiroir qui s’est élevé par l’intermédiaire de l’excentrique, laisse rentrer la vapeur par le haut du cylindre. 3) Le piston redescend et la vapeur est évacuée par la lumière du bas. Et ainsi de suite… w

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acquérir une vitesse trop élevée si la machine tourne à vide. C’est pour cela que Watt rajouta à sa machine un régulateur. 2) Le Régulateur de Watt. « flyball governor » en anglais est un dispositif permettant à la machine de régler elle-même sa vitesse de rotation. Cet appareil se compose de deux boules métalliques soutenues par deux tiges articulées autour d’un point fixe « O » au sommet de l’appareil. Deux autres tiges PM et P’M’ reliées aux points P et P’ sont fixées au collet en M et M’. Ce collet peut s’élever ou s’abaisser le long de l’axe vertical. Quand la machine fonctionne au bon régime l’écartement des boules permet à la fourchette d’être horizontale. Si la vitesse est trop élevée, les boules s’éloignent de l’axe entraînant le collet vers le haut et la fourchette pivote autour de l’axe A et appuie sur la valve. Si la vitesse de fonctionnement est trop faible, les boules se rapprochent de l’axe, le collet s’abaisse et la fourchette pivote autour de l’axe A et relève la valve. La fourchette est reliée à une valve d’admission de la vapeur provenant de la chaudière. Ainsi quand la machine tourne trop vite la quantité de vapeur diminue et inversement dans le cas contraire. 3) Le parallélogramme de Watt. Le balancier est un dispositif ingénieux permettant de transformer le mouvement de translation du piston en un mouvement de rotation pour faire tourner par exemple un arbre moteur. Le balancier tournant autour de son axe est lié à un parallélogramme articulé. Lorsque le balancier oscille autour de l’axe, le mouvement de la tige du piston est pratiquement rectiligne. En effet, le dispositif astucieux de Watt consiste en un parallélogramme, dont les quatre côtés sont de longueur constante et qui peut s’articuler autour de ses quatre sommets. 4) Le condenseur externe. James Watt remarquait que l’eau injectée dans le cylindre pour recondenser la vapeur, refroidissait considérablement les parois de celui-ci. Il eut l’idée d’utiliser un condenseur externe. La vapeur arrive par un tuyau latéral et passe dans le cylindre puis est refroidie par injection d’eau froide dans un condenseur placé en dessous du cylindre. Ce condenseur baigne dans l’eau froide qui est recyclée quand elle s’est trop réchauffée grâce à une pompe d’épuisement. L’apport en eau provenant d’un puits ou d’une rivière est assuré par une pompe d’alimentation. 5) Le tiroir de distribution de la vapeur. Afin que la vapeur puisse agir de part et d’autre du piston, un excentrique est relié d’un côté à l’arbre moteur et de l’autre à un tiroir d’admission de la vapeur qui est aussi animé d’un mouvement alternatif. La distribution de la vapeur par ce tiroir consiste à faire circuler la vapeur qui vient de la chaudière grâce au mouvement de va et vient d’une pièce mobile du tiroir. Pendant que la « nouvelle » vapeur rentre d’un côté du piston, « l’ancienne » est évacuée vers le condenseur. Veuillez m’excuser pour ces détails un peu techniques, mais je résume ce dernier mouvement : 1) Le piston commence son mouvement vers le haut, poussé par la vapeur qui arrive par la lumière du

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Croisière, beauté du Monde Arctique par Daniel Busalb

A

près un voyage en avion de quatre heures trente, le 17 août 2009, nous arrivons à 11 heures, à Kangerlussuac, aéroport principal du Groenland, le décalage horaire est de moins 4 heures. Le Groenland (terre verte en danois) et un ensemble de trois îles recouvertes de glace situées dans l’océan Atlantique. Bien que géographiquement rattachée à l’Amérique du Nord, le territoire est juridiquement rattaché à l’Europe en tant que territoire d’outre-mer associé à l’Union Européenne. C’est une province autonome du Danemark. En 1984 ce pays a signé un traité modificatif avec la Communauté Européenne pour préciser la situation du Groenland. Ce territoire a été retiré des accords sur le charbon et l’acier (CECA) et des accords sur l’énergie atomique (EURATOM). Des dispositions particulières ont été convenues pour 32

protéger la pêche (95% des exportations). Le Danemark est signataire du traité sur l’Union Européenne (traité de Maastricht) en 1992 qui remplace la Communauté Économique Européenne par l’Union Européenne. Le Groenland bénéficie de la libre circulation des Européens au sens de la convention de Schengen. Le traité d’Amsterdam a institué un espace de liberté, de justice et de sécurité remplaçant la convention de Schengen. Mais le Danemark bénéficie de certaines exemptions. À la suite de la loi sur l’autonomie du Groenland votée par le parlement danois le 19 mai 2009, le Groenland a accédé le 21 juin 2009 à une autonomie renforcée. Le Danemark lui cède 32 domaines de compétences, dont ceux de la police et de la justice. Le groenlandais sera langue officielle. La monnaie, la défense et la politique étrangère relative à ces aspects restent sous le contrôle du


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Danemark. Cet acte fait suite à un référendum consultatif qui a eu lieu au Groenland le 25 novembre 2008. Nos bagages sont pris en charge et nous déjeunons à bord du Princess Danae. Paquebot de 162 mètres de long, 240 membres d’équipage pour 530 passagers. Notre cabine est confortable, 2 hublots, salle de bain avec baignoire… Kangerlussuac (environ 500 habitants), est située après le cercle polaire arctique, à moins de 10 minutes de vol de la calotte glaciaire. Seul aéroport international du Gr o e n l a n d . Son peuplement a commencé à partir de 1941. Après la prise du Danemark par l’armée allemande durant la seconde g u e r r e mondiale, la défense du Groenland est passée entre les mains des EtatsUnis. Ces derniers installèrent alors une base militaire sur le site de Kanger lussuac q ui devint rapidement un important pont aérien entre l’Amérique du Nord et l’Europe. En 1950, la base est retournée brièvement entre les mains du Danemark, mais les Etats-Unis en reprirent le contrôle lors de la guerre froide. Après la chute de l’URSS, l’utilité de la base disparut et celle-ci fut rendue au Groenland, (autonome, mais rattaché au Danemark), le 30 septembre 1992. A 15 heures nous appareillons pour Sisimiut (300km), dans la baie de Disko, où nous arrivons le lendemain à 8 heures 30. Sisimiut est la seconde ville du Groen-

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land avec 5.970 habitants. Elle se trouve à environ 75km au nord, après le cercle polaire. A l’occasion du passage de cette « ligne », nous recevons un certificat. C’est le port libre de glace toute l’année, le plus au nord du Groenland. Avec son allure de petit village aux maisons multicolores, parfois montées sur pilotis. Assez étendue la ville est construite sur plusieurs collines surplombant la mer, la vue au milieu des habitations est magnifique, surtout par jour de soleil, comme aujourd’hui. Ce soir-là, cocktail de bienvenue, grand gala, Revue Edilson Show de Paris. Puis soirée d a n s a n te, comme tous les soirs. Chaque jour, deux nouveau films, tournent en boucle en salle ou à la télé de la chambre. Nous appareillons pour Illuissat, le point le plus au nord de notre croisière. A proximité de la ville, le fjord glacé de 4.024km2, icestream ou courant de glace de marée de 3 à 6 kilomètres de large, est l’embouchure maritime de Sermeq Kujalleq (6,5% de la calotte), un des rares glaciers à travers lesquels la glace de l’inlandsis groenlandais atteint la mer. Ce glacier est un des plus grands fournisseurs d’icebergs de l’hémisphère nord. En effet, celui-ci fond à un rythme moyen de 20 à 35 mètres par jour. Il en résulte une production annuelle de 20 milliards de tonnes d’icebergs (ce qui représente la quantité d’eau douce utilisée annuellement en France), dont certains mesurent plus de 1.000m de hau-


Godthäb (du danois Bonne espérance), alors que le Groenland était colonie norvégienne. Elle fut la première ville de l’île, au sens européen du terme. Elle pris le nom de Nuuk (en Kalaalisut), depuis 1979. La population est de 17.834 habitants, la ville possède la seule université du Groenland. Comme chaque jour nous partons en excursion, visitons la ville, le musée et la région. En soirée, après les nombreuses activités, nous appareillons pour Narsaq. Nous découvrons les deux aspects de cette ville : la ville nouvelle, mais aussi, le vieux port où les chasseurs de phoques apportent encore leur pêche. Visite du marché local Braedtet. Visite du musée tout proche, ruines vikings, vestiges du peuple esquimau, beauté des paysages arctiques. Nous naviguons une journée complète dans ces paysages irréels, dans le Passage du Prince Christian Sund’, semé d’icebergs, par endroits le Fjord est très étroit, à d’autres endroits, les glaciers y viennent mourir. Les fjords ou fiords, sont des vallées glaciaires très profondes, aux côtes escarpées, se prolongeant en dessous du niveau de la mer et remplie d’eau salée. L’eau de surface des fjords est très peu salée : elle est en grande partie issue de torrents et de fonte des neiges, il s’agit d’une eau froide mais douce. Moins dense que l’eau salée de la mer, cette eau ne s’y mélange que lentement, et la surface de la mer reste donc assez douce. Une beauté intacte et sauvage nous entoure : celle des icebergs à la dérive au large du Groenland.

Fermé pour vacances du 28/12/2009 au 27/1/2010 inclus

Fermé pour vacances du 28/12/2009 au 27/1/2010 inclus

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teur. Leur taille est telle qu’ils peuvent rester bloqués plusieurs années dans le fjord avant d’être libérés et de dériver vers l’océan. Ce glacier est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est un site privilégié pour l’observation de la fonte des glaciers et du réchauffement planétaire. A 8 heures, heure prévue de notre arrivée, un message du Commandant, nous annonce que le port d’Illuissat est bloqué par un gros iceberg ! Nous prenons les chaloupes, pour le Fjord de Glace, là nous découvrons un spectacle inoubliable, nous naviguons lentement dans ce paysage de rêve, à vous couper le souffle. Ce soir le spectacle termine agréablement cette belle journée, c’est Xavier Chavari et Bruno Durand, qui ont obtenu le prix Raymond Devos de l’humour. Chaque jour il y a aussi un Bingo, nous en avons fait 3 ou 4 (5€ la carte), Ramona a gagné un soir 350€. Nous voyageons cette nuit et toute la journée suivante, parmi les icebergs, vers la capitale Nuuk. Nombreux films et conférences se rapportant à notre voyage. Ce soir Corinne Sauvage nous interprète les succès de Dalida. Au restaurant tout est à volonté, (vins à volonté), ce soir dîner islandais. Le vendredi 21 août à neuf heures nous débarquons à Nuuk, capitale, deuxième plus grande île du monde après l’Australie. Le site de Nuuk fut habité par les Vikings dès le Xème siècle et par les populations Inuit depuis le XIIIème siècle. La ville fut fondée en 1729 par le missionnaire norvégien Hans Egede sous le nom de


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Laissant le Cap Farewel au sud, glissant au cœur du Passage du Prince Christian dominé de pics enneigés et encombré d’icebergs. C’est la magie de la navigation au cœur de ce passage. Journée de navigation, pas le temps de réaliser toutes les occupations proposées ! Les jolis paysages et les spectacles (Safari Exotique), conférences de bord, etc. Cap sur l’Islande, nous arrivons à Reykjavik, le matin du 25. Notre excursion « Le Cercle d’Or » et déjeuner local, débute vers 8h30. Reykjavik (Baie des fumées), est la capitale de l’Islande, et la capitale la plus septentrionale du monde, avec environ cent vingt mille habitants (deux cent mille avec l’agglomération), soit plus de la moitié de l’Islande (320.000 hab.). Reykjavik est un centre commercial vivant, politique et culturel. Elle est située à l’endroit même où s’installèrent en 874 les premiers colons conduits par Ingolfur Amarson. Après une belle promenade d’environ 60km, nous arrivons sur le site du Cercle d’Or. Nombreuses crevasses géologiques, le fameux Geyser Stokkur, qui crache environ toutes les dix minutes. Une barrière symbolique (un léger cordage au niveau des mollets), forme un périmètre de sécurité que peu de gens osent violer. A côté de ce geyser se trouvent deux petits bassins de « Blesi », ils contiennent la même eau, car ils communiquent par le sous-sol, mais l’un est opale, l’autre est beaucoup plus transparent. Cela est dû à la silice en suspension dans l’eau. Plus la température est élevée, plus la silice est soluble dans l’eau, ce qui crée la différence de couleur. Ces paysages sont irréels. Au retour nous allons voir l’impressionnante cascade Dettifoss, très jolie et la plus puissante d’Europe. Soirée du commandant, tout le monde sur son 31.

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Le jeudi 27 août, nous voguons vers les Iles Feroe. Nous accostons à Torshavn (20.000 habitants), Capital des Iles Feroe, située au sud de la plus grande île de l’archipel, Streymoy. Son nom signifie le « Port de Thor ». Dans la mythologie nordique, Thor est le fils d’Odin et de l’incarnation du tonnerre, Jord. Il est l’époux de Sif et le père de Modi (la fureur) et de Thrud (la vigueur). Il est le père de magni (la force) avec la géante Jarnsaxa (équivalente de Sif selon Snorri Sturluson). Cette ville fut fondée au Xème siècle. En 1580, la forteresse de Skansin a été construite pour défendre la ville des pirates. Torshavn a été occupée pendant la seconde guerre mondiale par les Britanniques. Elle est la deuxième plus petite capitale au monde après celle du Groenland (Nuuk). Jolie petite ville, nous allons en excursion, à environ vingt kilomètres à Kirkjubour, petit village typique sur la côte. Les toits des maisons sont recouverts de pelouses, nous visitons la petite église, qui a abrité une douzaine d’évêques. Le musée historique est très original. Après le dîner, le spectacle proposé, est un hommage aux grands auteurs de la chanson française, par Corinne Sauvage, spectacle très réussi. Le Princess Danae, appareille pour Rosyth en Ecosse. Tour panoramique d’Edimbourg et visite du château. Le lundi 31 août, nous arrivons dans le port de Calais. Le directeur de croisière nous offre le DVD de notre voyage. Nous prenons le TGV pour Perpignan où notre voiture nous attend. w


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La bajada de los caballos Ou la descente des chevaux des pacages de haute montagne Sortie du 13 octobre 2009

par Régine Tricot

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’est très tôt que nous avons pris le chemin d’Espinavell, joli village de montagne des Pyrénées. Le temps, ensoleillé et clément, a fait de cette journée une réussite. Arrivés sur place, nous avons pu nous restaurer grâce aux nombreux stands qui proposaient des produits locaux. Puis nous avons été enchantés par le spectacle magnifique de centaines de chevaux qui, ac c ompagnés de c avaliers hauts en couleur, ont dévalé les pentes de la montagne, traversé un cours d’eau dans lequel ils ont pris le temps de se désaltérer avant d’arriver dans le village où des enclos leur avaient été réservés par chaque propriétaire. Les poulains nés dans les pâturages de haute montagne suivaient de très près leur maman. Une foule incroyable a pu profiter de ce joli spectacle ! Puis est venu le temps des transactions pour les spécialistes et nous nous sommes éclipsés vers notre car qui nous attendait pour nous emmener déjeuner dans un restaurant de Camprodon où la truite était délicieuse. Rassasiés, nous avons pris le chemin de San Joan de les Abadesses où nous avons visité le très joli monastère chargé d’histoire, que le guide local nous a fait partager… malheureusement pour certains, en espagnol. Retour sur Rosas après une journée bien remplie en nous promettant de retourner, un autre 13 octobre, à « La Bajada de los caballos » à Espinavell. w

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Poésie

Poésies Poète, mon ami par Michel Bourdin

SOUVENIRS

Saltimbanque emplumé, Chapardeur de lune, Roule carrosse doré, S’endort sur les dunes. Compagnon d’âmes esseulées Sur les cœurs déambule, Rit des larmes, raconte les fées Aux joyeux noctambules. Pour l’éternité grave les marbres Des stèles à jamais érigées, Jusque sur l’écorce des arbres, Vous saurez qu’un poète est passé.

par Michel Bourdin

Je n’avais que dix ans Et vous presque vingt, Vous n’étiez qu’une enfant Et moi un gamin. Je n’ai pas oublié La maîtresse de mes dix ans, Blonde aux boucles dorées La fée de quinze enfants. Perchée sur une estrade Distribuant votre savoir, Aux cancres qui s’attardent Et aux meilleures mémoires.

Les dindons de Noël

Inlassable de répéter Les dates et les faits, Qu’un tel a oublié, Qu’un autre a contrefait.

par Michel Bourdin Dans l’indifférence, Ils ont froid, ils ont faim, Ils reçoivent l’offense De n’être plus rien.

Que d’invisible patience Cachée par un sourire, Redonnait la confiance Et forgeait l’avenir.

Envolés dans leurs tourments La joie des soirs de fêtes, Le bonheur d’avoir ses enfants, Celui de recevoir une lettre.

Nous étions fiers de vous Diables de dix ans, Regardant vos genoux, Sans savoir, et pourtant.

L’enfer leur a tout pris, N’épargnant que leurs âmes, Aux pieds d’un regard gris Où se brisent les larmes.

Et pourtant, après votre départ Depuis deux fois vingt ans, J’aimerais bien savoir Où sont passés mes dix ans.

Puissions nous avoir une pensée, Une prière, afin de n’être pas jugés, Par un dieu clément, désabusé, Qui seul, vient les réchauffer.

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Infos

Chronique de la Coupe de l’America

Valence en février 2010 ? par Gérard Pennel

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uand, le 3 juillet 2007, à Valence, Alinghi le voilier suisse d’Ernesto Bertarelli franchit en vainqueur la ligne d’arrivée de la dernière manche de la coupe de l’America, tous étaient convaincus que le financier suisse allait remettre en jeu encore une fois à Valence le trophée qu’il venait de gagner pour la seconde fois, et que l’édition suivante aurait lieu en 2009. Et de fait, dès la ligne d’arrivée franchie par le voilier suisse, un bateau à moteur l’accostait. À bord un représentant du Valencia sailing club auquel appartient le desafío español, lançait un défi au vainqueur et devenait ainsi le très recherché challenger of record. Pourquoi très recherché ? parce que dans les règles de la cup, le vainqueur (Alinghi) et le Challenger of Record (le club de Valence) ont ensemble tous les pouvoirs pour établir les règles, fixer les dates, choisir le plan d’eau. Les autres concurrents ne furent pas longs à s’apercevoir d’une part que le challenger dont le rôle est de maintenir un équilibre entre l’organisateur et eux laissait le pouvoir à Bertarelli, et d’autre part que ce dernier était tout disposé à l’exercer sans partage. Que faire ? Eh bien ce cas est prévu dans le règlement de la Cup : un autre concurrent doit alors en appeler à la Cour suprême de New York. C’est donc le Californien Larry Ellison, propriétaire de BMW-ORACLE qui s’en est chargé. La faute de Bertarelli mise en avant par Larry réside dans le fait que le club de Valence n’a jamais organisé de régate importante et n’a pas qualité à tenir la place de premier challenger. L’argument était pertinent et le juge Cahn de New York donna raison à Larry, nous mettant dans la curieuse situation où nous sommes aujourd’hui et qui pour moi ressemble au jugement de Dieu. Que prévoit en effet le règlement quand le vainqueur de la Coupe chargé de l’organisation de l’édition suivante est pris en faute par... en l’occurrence le Golden Gate Yacht Club de San Francisco auquel appartient Larry ? Eh bien ! La situation n’est pas ordinaire : ce dernier, le Golden Gate Yacht Club, devient le nouveau Challenger of Record et il doit défier, sur le bateau de son choix, le détenteur de la Cup. À charge pour ce dernier de choisir le plan d’eau et de fixer la date. Je vous dirai peut-être un jour dans quel imbroglio juri42

dique se sont trouvés Larry Ellison et Ernesto Bertarelli qui ne s’aiment guère et ne sont d’accord sur rien. Et ce ne sont pas les cabinets d’avocats US de chacun qui aideront à résoudre le problème, trop contents qu’ils sont d’avoir trouvé d’aussi importants clients ! Sachez seulement qu’Oracle en est à 8 recours déposés contre Alinghi auprès de la cour suprême de New York ! Si je fais aujourd’hui le point avec vous, c’est parce que si la situation n’est pas débloquée aujourd’hui 18 novembre 2009, il se peut qu’elle le soit quand même quand vous lirez ces lignes à la parution du Petit Poisson. Le duel aura lieu sur deux multicoques de 90 pieds de longueur. BMW-ORACLE a choisi un trimaran. Après une longue période d’entrainement à San Diego en Californie, le voilier est retourné au chantier pour une cure d’amaigrissement. De nouveau sur l’eau il a démâté la semaine dernière et vient d’être équipé d’un mât aile. ALINGHI pour sa part a opté pour un catamaran. Celuici, après une mise à l’eau sur le lac de Genève a été transporté dans les Émirats où il s’est entrainé, attendant en vain son adversaire. Le plan d’eau retenu par les Suisses : Ras al-Khaimah dans les Émirats Arabes Unis a été refusé par l’équipage californien, et c’est le beau plan d’eau de Valence qui pourrait, les deux équipages sont d’accord, comme en 2007 accueillir les deux monstres. Quand ? Le 8 février 2010. C’est à dire demain... À moins que l’équipage américain qui vient d’installer un mât aile sur son trimaran ne soit pas prêt à temps et n’ait d’autre solution pour se donner un délai supplémentaire, que de déposer un neuvième recours auprès de la juge Kornreich, nouvelle présidente de la Cour Suprême de New York. Voilà ! Je vous ai donc avertis d’un évènement qui se passera peut-être près de chez nous. Consultez sur Google actualités : « America’s Cup » pendant que Le Petit Poisson est à l’impression et me rend muet ! J’espère que pendant ce temps Geronimo, le fameux voilier basé à Empuriabrava qui a démâté, lui dans la baie de Rosas, aura pu renaviguer toutes voiles dehors. w


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Infos


Infos

Infos de la mairie de Rosas L’entreprise municipale ROSERSA termine l’installation des illuminations de Noël qui brilleront dans une trentaine de rues de Rosas aussi bien dans le centre que sur les voies d’accès ainsi que dans les urbanisations. Des installations utilisant des LEDS à faible consommation d’énergie se substitueront aux 212 installations habituelles et permettront d’économiser plus de la moitié de l’énergie dépensée jusqu’alors. Une quarantaine d’arbres décorés le seront également avec des LEDS. Les illuminations seront inaugurées le 5 décembre prochain et se prolongeront jusqu’au 6 janvier 2010 de 18h à 23h30. Rosas a entrepris la création de zones de protection contre les incendies forestiers qui se situent autour des urbanisations et des constructions isolées. Ces franges doivent mesurer 25m de large. Les travaux, estimés à 168.000 euros et subventionnés par les fonds européens FEDER se termineront au mois de janvier et emploient 20 travailleurs. Ces travaux concernent les urbanisations : Les Garrigues, El Cortijo, Mas Matas, Mas Buscà-El Cardo, Mas Oliva, Canyelles-Almadrava-Puigrom, Muntanyeta-Sureda d’en Mairó-Grecs, Els Argonistes), les criques Montjoi, Calitjàs, Pelosa i Jòncols, la zone industrielle et les constructions et les installations isolées qui se trouvent à moins de 500m de zone forestière. Ces franges pare-feu seront nettoyées chaque année entre le 16 septembre et le 14 juin. Seules l’urbanisation du Mas Fumats et la Punta Falconera disposaient de ces zones depuis respectivement 2006 et 2007.

Conférence du 19 novembre 2009

L

a réunion proposée par la société Crystal Finance sur le thème des modifications en matière de succession apportées par la loi du 22 août 2007 s´est déroulée comme prévue. Cette nouvelle loi française modifie radicalement la transmission de patrimoine notamment entre conjoints ou partenaires pacsés. Certaines dispositions successorales antérieurement prises peuvent être améliorées ou augmentées. De même les avantages pour les descendants sont substantiellement accrus. L´assistance a pu demander des précisions sur certains points de détails qui ont pu être traités sur place. En conséquence cette loi française peut entraîner des modifications notables sur certaines clauses de contrats d´assurance vie qui, dans certains cas, seront à revoir. Un apéritif clôturait cette conférence riche d´informations.

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Le Salon

Coiffure Française Perruqueria Onglerie Esthétique

Une équipe de professionnels à votre écoute Non Stop du mardi au samedi

Gran Via Pau Casals, 184 – 17480 Roses – Tél : 972 256 541a


Infos

Ah, qu’elle est belle notre bibliothèque ! par Nanou Drilhole

« Votre » bibliothèque.

J

e vais vous expliquer ce qui m’est arrivé, un jour de permanence, en attendant que mon amie Catherine prenne des renseignements auprès de Caroline. J’attendais dans le coin bibliothèque assise sur le canapé et je me suis dit « quel capharnaüm !» Je remarque que Victor Hugo côtoie Colette, qu’Alphonse Daudet est très très près de Françoise Giroud et j’ai un instant soupçonné Gérard de Villiers de bavarder avec Françoise Sagan. Mais non ! Mais non, ce n’est pas possible ! Les A (comme notre ami Alphonse Allais) doivent rester à côté des B (notre ami Balzac) et les C (notre ami Corneille) à côté des D (Régine Deforges) et voilà comment j’entreprends le grand bouleversement. Je fais appel à notre ami Lucien Chevallier fidèle au poste comme d’habitude et, par pure coïncidence, notre ami Claude (nouvel adhérent depuis 8 jours) se trouve-là pour échanger quelques livres. Entre hommes, la connivence s’active et aussitôt les deux amis se mettent à l’ouvrage. - Pourriez-vous déplacer cette étagère, allonger l’autre, enlever ce cadre, ajouter des baguettes etc… Et voilà mes deux compères, qui mesurent, vissent par-ci, scient par-là et, en une heure, trois mètres d’étagères furent installés. Et c’est ainsi que notre ami Lucien est devenu « architecte d’intérieur ». Catherine, une amie du Périgord, en vacances à Rosas, vient me rendre visite à l’amicale, et s’aperçoit vite que j’ai besoin d’un petit coup de main et, une heure plus tard, elle est devenue comme moi bibliothécaire. Toutes les deux, nous avons repris les séries « bleues » : « les policiers ». Mais les policiers sont au nombre de 300 et pour les recevoir, il a fallu de l’astuce et trouver de la place et… ajouter une étagère ! Merci Catherine. L’an dernier, pendant les cours d’espagnol, j’ai fait la connaissance d’Edith (une bibliophile) et toutes les

deux nous nous échangions des idées sur la façon de récupérer et installer tous ces beaux livres, déposés à même le sol ! Facile, il suffit de s’y mettre et de prendre le temps ! Nous commençons par étiqueter, nettoyer, et classer par ordre alphabétique les nouveaux livres que nos adhérents nous ont donnés. Merci Edith pour toutes ces heures passées ensemble, dans la poussière et avec les doigts pleins de colle. Etiquettes bleues (policiers), vertes (classiques), jaunes, rouges et tous les ouvrages ont été classifiés, groupés, rangés. Je dois également rendre hommage à mes trois jeunes vacancières : 11, 11, et 12 ans, venues du nord, qui en juillet, m’ont été d’un précieux concours, je veux parler de Charlotte, Juliette et Louise, (Jucharlou) même si j’ai dû m’acquitter de quelques glaces bien méritées pour maintenir le moral des troupes. Merci les filles, vous serez toujours les bienvenues pour échanger quelques livres et apprécier les modifications auxquelles vous avez participées. Le chantier est loin d’être terminé d’autant qu’une encyclopédie Universalis en 20 volumes (qui vient seconder l’encyclopédie Larousse que nous possédions) et une collection complète de Courteline nous ont été offertes. Pour terminer avant la rentrée du 1er octobre, je lance un appel au secours, et je reçois du renfort très apprécié de Katia, Mady, Geneviève et Régine. Cet apport de main d’œuvre improvisé mais ô combien efficace, me permettra de terminer le chantier dans les délais impartis et de réaliser l’ouverture au public de notre bibliothèque, riche d’environ 3.500 livres : géographie, histoire, médecine, sports, policiers, classiques, humour, et ouvrages en langues étrangères : anglais, allemand, espagnol, catalan, etc… Merci encore à tous les participants. Et je vous dis… à bientôt… à la bibliothèque ! Nous vous rappelons que la bibliothèque est à votre disposition, gratuitement, le vendredi pendant les heures de permanences de 17 à 19h. w

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Infos


Infos de l’Ampurdan

Les infos de l’Ampurdan Si vous n’avez pas la possibilité d’aller sur le site www.cbrava.com/fr.htm, en voici quelques extraits. Nous remercions l’ équipe de ce site qui nous permet de les reproduire. Le Musée de l’Empordà de Figueras rend hommage à l’inventeur catalan Narcís Monturiol, inventeur du sous-marin. L’exposition permet de voir des cartes manuscrites et du matériel inédit de cette importante figure. L’exposition est visible à Figueras jusqu’au 21 février, et du 23 novembre à mai 2011 au musée maritime de Barcelone.

À partir du 12 janvier 2010, un total de 177 municipalités géronaises et plus de 641.000 personnes cesseront de voir la TV analogique pour recevoir uniquement le signal de la TV digital terrestre. Ces municipalités font partie de la seconde phase d’implantation de la TDT qui a été promue par le Ministère de l’Industrie, Tourisme et Commerce. À Figueras, le remplacement de la télévision analogique par la télévision numérique terrestre (TNT) aura lieu le 31 Décembre 2009 dans l’Alt Empordà. L’installation en sera terminée le 3 avril 2010.

Le Centre d’Attention Primaire (CAP) d’Empuriabrava non seulement ne sera pas fermé, mais la mairie a le projet de l’agrandir pour offrir plus de services sanitaires aux habitants de la cité.

Dimanche 15 novembre, la mairesse Magda Casamitjana et le sculpteur de Rosas Narcís Costa ont inauguré la sculpture Far-Ziggurat, installée au mirador où se rejoignent la Rambla Ginjolers et le Paseo Marítimo de la ville. Construit en fer et avec une hauteur de 12 mètres, la sculpture offre à la ville un nouveau phare plein de symbolique, comme guide dans le chemin de la tolérance, le dialogue et la convivialité.

La mairie de Rosas fait un pas de plus pour l’implantation de l’administration électronique, offrant un nouveau service de démarche par Internet qui, grâce à la signature digitale, permet à partir de maintenant la présentation de demandes et recours online sans que le citoyen n’ait à se déplacer dans les bureaux municipaux.

La mairie de Rosas vient de faire l’adjudication pour les travaux du prochain remplacement du toit du centre sportif municipal.

La Escala se convertira en 2010 en la capitale mondiale de la sardane. Pour rappeler cet événement, la municipalité étant la cinquantième Ciudad Pubilla de la Sardana, il est prévu d’installer une sculpture commémorative. La singularité de ce projet est que les habitants peuvent donner leur opinion à propos de ce qui serait le meilleur emplacement du monument. On peut laisser son avis sur: http://noticies.lescala-empuries.com/ index.php?mode=ubicacio_ciutat_pubilla

Le département du Milieu Ambiant a aménagé 24,5km de chemins et pistes forestières à travers le Parc Naturel du Cap de Creus pour freiner les incendies.

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Infos de l’Ampurdan

La mairie de Figueras demande au Ministerio de Fomento que le dédoublement de l’autoroute A2 par le nord de la cité implique la construction d’un tunnel qui bordera le château San Ferran pour diminuer l’impact environnemental.

bandits, qui l’ont cassé lorsqu’ils ont voulu l’ouvrir et l’ont abandonné en pleine rue.

La mairie de Figueras a notifié à l’entreprise chargée du marché de Los Encants, situé à la carretera del Faro, l’avisant que si elle ne satisfait pas aux normes concernant les moyens de sécurité dans l’espace commercial, le local sera fermé.

La compagnie électrique Endesa a investi 23.000 euros pour mettre en ordre la ligne électrique de moyenne tension de cinq municipalités de la région de l’Alt Empordà. L’objectif était de renforcer le service aux 1.102 clients répartis entre Boadella et les Escaules, Darnius, Agullana, La Vajol et Maçanet de Cabrenys.

Ryanair a célébré le 3 novembre la mise en place des futures liaisons entre Girona avec les aéroports d’Oslo (Rygge) et d’Edimburgo. Ces deux nouvelles connections qui seront certainement un succès pour Ryanair, apporteront quelque 80.000 passagers supplémentaires par an à l’aéroport de la Costa Brava.

Techniques de Faune de la Direction Générale du milieu naturel du Departamento de Medio Ambiente y Vivienda ont observé au mois d’octobre dernier, lors de prospections routinières des espaces marins protégés de l’Alt Empordà un groupe d’environ 20 dauphins enregistrés (Stenella coeruleoalba) dans le littoral du parc naturel de Cap de Creus. Il s’agit du groupe le plus nombreux, avec trois ou quatre petits, qui ait été observé depuis l’épidémie mortelle (morbilivirus) d’il y a deux ans et cela implique une bonne nouvelle pour la dynamique de reproduction de l’espèce.

La Fondation Gala-Salvador Dalí a présenté à Figueras la dernière œuvre acquise de l’artiste ampurdanais, une huile peinte sur les deux faces. Elle s’appelle Figura de espalda à l’endroit et Ninfas y señoritas en la fuente de un jardín à l’envers. L’œuvre faisait partie d’une collection particulière et on pourra la voir au Musée Dalí de Figueras à partir de la mi-novembre.

La Justice pénale N° 1 de Figueras a condamné à 20 mois de prison et une amende de 5.400 euros l’ex-maire de Garriguella, José Antonio López de Pablo, accusé de s’être fait passer pour un dentiste alors qu’il n’avait pas la formation correspondante.

La Generalitat de Catalunya a octroyé à la mairie de Castelló d’Empúries une subvention de 200.000 euros qui sera destinée à la réhabilitation en urgence de la muraille médiévale, spécialement le long du Palais des Comtes qui est la partie la plus abîmée.

Le prix des habitations a chuté de 20% depuis le début de l’année. Concernant le rythme des ventes, il s’est réactivé de 5% depuis la même période. Selon les experts,«il s’agit de la demande accumulée qui profite des occasions parce que c’est un bon moment pour acheter clés en main»,«en

Après avoir subi un important vol en septembre 2007, la cathédrale de Perpignan vient de subir un autre préjudice, quand le tronc central de l’édifice, qui pèse environ 80 kilos, fut arraché et transporté par un ou plusieurs 50


Empordà. L’éditeur Alpina a réalisé un tirage de 5.000 exemplaires en catalan, espagnol, anglais et français et l’a mis en vente au prix de 12 €.

Afin de freiner l’expansion de la «Cortaderia selloana» de la contrée de la Rubina, la mairie de Castelló d’Empúries demande au Ministère du Milieu Ambiant d’enlever cette espèce envahissante. Il se fait que la fameuse pampa argentine s’étend rapidement et facilement et réduit les possibilités aux autres espèces autochtones.

La question sur la sécurité publique que le conseiller de l’Intérieur, Joan Saura, a présentée au Gouvernement donne à la Comarca de Girona la plus mauvaise note de la perception citoyenne. Ainsi, selon ce qu’a indiqué Catalunya Radio, les gérundanais sont ceux qui ont le moins la sensation de sécurité de toute la Catalogne, suivis par les habitant de la ville de Barcelone.

Ports de la Generalitat a fait l’adjudication des travaux qui permettront de construire une nouvelle digue extérieure dans le port de Llançà. L’objectif de ce projet est de donner un hébergement et augmenter les conditions de protection générales au port, et ainsi, offrir un meilleur service aux usagers. Le projet impliquera une dépense de 4 millions d’euros et devra être exécuté en cinq mois.

Milieu Ambiant a débuté les formalités pour acheter trois propriétés situées dans le parc naturel des Aiguamolls de l’Empordà. Les trois propriétés, deux privées et la troisième de Incasol, occupent une superficie totale de 150 hectares et englobent les étangs du Tec, Vilaüt et Mornau, un des habitats humides les plus importants de Catalogne.

Le Département de la Santé a commencé une campagne d’information sur sa page Web afin d’éviter qu’une sortie dans les bois pour ramasser des champignons ne se termine aux urgences pour une intoxication. http://www.gencat.cat/salut/depsalut/ html/ca/dir1923/doc26375.html

Figueres disposera à partir de 2012 d’une faculté universitaire centrée sur les énergies renouvelables.

Le projet de réforme complète de la vieille ville de Rosas inclut la zone délimitée par les rues Francesc Macià, Gravina, Riera Ginjolers y San Sebastián et signifie une dépense de 8,63 millions d’euros. Il s’agit de revitaliser le centre urbain par des moyens qui vont du revêtement des rues jusqu’à la construction d’un centre culturel et autres espaces qui favoriseraient les relations et la cohésion sociale.

Le nouveau guide Itinerànnia propose 2.500km de chemins parfaitement marqués à travers 108 villages de la Garrotxa, le Ripollès et l’Alt Empordà. Hôtels et pensions, logements ruraux, campings, auberges, restaurants, guide de nature et activités complémentaires. Une trentaine d’établissements (offices de tourisme, librairies spécialisées et autres) disposent de la carte à l’échelle 1:50.000 qui indique les 1.000km de sentiers à travers l’Alt

Le Parc Naturel de Cap de Creus, avec l’appui de la mairie de Cadaqués, a enlevé plus d’une centaine de déchets de la Baie de 51

Infos de l’Ampurdan

certains cas il n’est pas difficile de trouver de bonnes opportunités d’achat» en grande partie, dues à «la pression sur les prix exercée par les banques et caisses pour mettre en vente leurs propres bourses d’immeubles».


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Portlligat, à Cadaqués, pour protéger les prairies d’algues marines existantes dans cette zone.

attaqué des dizaines de voitures dans la capitale ampurdanèse durant les dernières semaines.

La mairie de Figueres projette de transformer la façade latérale du théâtre municipal El Jardí qui donne sur les jardins Puig Pujades. L’étude prévoit de restaurer et d’agrandir les espaces annexes à l’édifice et inclut aussi d’ouvrir au public et d’améliorer les accès au troisième étage où est située la salle de répétition. L’objectif est de pouvoir réaliser dans cet espace des spectacles de petit format.

L’entreprise Anchoas de la Escala SA a investi 3 millions d’euros pour réaménager et agrandir la fabrique située dans la zone industrielle de la cité. Ces travaux sont le point de départ d’un projet d’internationalisation et ont déjà permis de doubler la superficie de l’entreprise qui dispose désormais de 3.000 m_.

Avec plus de 225.000 visiteurs l’an passé, le Musée de l’Archéologie de CatalunyaEmpúries, est parmi les destinations les plus appréciées de la Catalogne en tant que tourisme archéologique.

Rosas asphalte 30.000 m2. La réalisation de ces projets d’amélioration du revêtement des rues et des trottoirs occasionnera une dépense totale de 1, 35 millions d’euros. La police locale assurera la signalisation et indiquera les chemins alternatifs pour éviter au maximum les dérangements des usagers.

Les travaux du bâtiment qui accueillera le nouveau siège de l’Ecole Hôtelière de l’Alt Empordà dans Figueras, ont commencé en octobre dernier, selon les informations de la chambre du commerce de Gérone.

Une partie des décombres résultants de la démolition des 443 bungalows de l’ancien village de vacances du Club Med de Cadaqués sera réutilisée et le reste sera enlevé par camions jusqu’à une décharge. La partie réutilisée servira à la construction d’une marina à sec dans Rosas. Elle sera créée par un promoteur particulier qui prévoit de la construire à l’entrée de Santa Margarita.

Les travaux d’agrandissement et de renforcement du pont au-dessus du Fluvia à Sant Pere Pescador, qui est le nœud principal avec les autres cités de la région, ont débutés en décembre et il est prévu qu’ils seront terminés avant l’été.

Onze années depuis son projet, et après d’intenses discussions, le nouvel hôpital St Jean de Perpignan fonctionne depuis le 20 octobre.

Le Ministère Français a décidé de se séparer de beaucoup de consulats honoraires répartis dans le monde. La fermeture du Consulat Honoraire Français de l’Alt Emporda sera effectif à la fin de l’an et affectera les bureaux de Figueras et Rosas.

Le transfert définitif de la station d’autobus du centre de Figueras à Vilafant, dans la zone où est construite la station provisoire du TGV, se fera graduellement et dépendra de l’offre de train de moyenne et longue distance qui s’arrêteront à Vilafant.

Figueras est victime d’une vague de vol dans les voitures. Les Mossos d’Esquadra ont arrêté deux personnes qui avaient 52


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La ligne Portbou-Barcelona a étrenné trois trains en octobre. Les premiers trains de la nouvelle flotte de Catalunya Exprés pour le trajet entre Portbou, Figueres, Girona et Barcelona sont arrivés. Ces trains font partie des douze qui remplaceront les convois actuels, en service depuis vingt ans.

La mairie de Rosas va remettre en état la piste entre les calas Montjoi et la Pelosa avec comme objectif d’améliorer et réguler l’accessibilité à ces endroits en respectant le milieu ambiant du parc naturel de Cap de Creus. La mairie de Sant Pere Pescador a demandé à ses habitants qu’ils apportent des images de la période entre 1930 et 1945 pour créer un livre sur l’histoire de la cité.

Les 5.000 cendriers répartis dans Rosas cet été on éradiqué les comportements inciviques des fumeurs qui jetaient aussi leurs mégots dans le sable des plages.

Le musée du jouet de Figueras dispose maintenant d’un audio-guide qui informera les visiteurs en espagnol, catalan, français et anglais.

Désaccord entre les commerçants à propos de la localisation du marché du jeudi. La mairie de Figueras propose de transférer le marché municipal du jeudi à la Plaza dels Països Catalans.

L’urbanisation Mas Fumats de Rosas, proche de la route de Cadaqués, a étrenné une nouvelle sirène acoustique qui s’active en cas d’incendie et qui est situé à la calle Canarias.

L’entrée en fonction du nouveau radar digital pour surveiller l’espace aérien de la base militaire del Pení fait que 20% des emplois actuels seront perdus. Ce nouveau système permettra de substituer la technologie analogique par une nouvelle sphère en verre qui permettra d’éliminer les deux boules caractéristiques de la base militaire.

La Fondation Gala-Salvador Dalí a présenté l’ultime acquisition de l’œuvre de l’artiste, une huile intitulée Bañistas desde Llanes, qui a été montrée très rarement au public. La présentation a été faite par Montse Aguer, directrice du Centre d’Étude Dalinien.

Le groupe de distribution Bon Preu a signé un accord avec la multinationale de supermarchés français Intermarché pour acheter sa partie espagnole

L’Escala a transféré finalement la coupe Bronze, monument œuvre de Francesc Anglès, de la plage jusqu’à la fin du Paseo Lluís Albert. La sculpture a été déplacée après que le Ministère du Milieu ambiant, secteur des côtes, ait demandé de retiré la sculpture de la plage parce qu’elle y avait été installée sans permis.

La première phase des travaux au Parc de los Olivars de Figueras a débuté. Le parc, avec une extension de quelque 17.000 mètres carrés unira le triangle formé par les quartiers del Olivar Grande et le Poble Nou, ensemble avec la Avenida Salvador Dalí. Cette réforme améliorera aussi la qualité des quartiers des alentours, et donnera une nouvelle image de Figueres.

En 2010, Figueras offrira 45 points d’accès à Internet gratuits. Le budget du projet s’élève à 360.000 euros.

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HOROSCOPE BELIER

du 21 mars au 21 avril Les 3 décans : Le passage de Vénus et Mercure va vous donner le courage de faire ce que vous déciderez et les idées ne vous manqueront pas. La vie de l’esprit aura son importance. Vous serez apte à vous adapter, à communiquer et à vous lier. Les sentiments passeront au premier plan. Satisfaction personnelle.

TAUREAU

du 21 avril au 22 mai 1er et 2ème Décans : De bons aspects vous préparent à des rencontres très plaisantes. Pour les célibataires, il pourrait y avoir une correspondance amoureuse ou une promenade sentimentale. De toutes façons, les conversations sont pleines de charme. Messages affectueux. Contacts avec la famille. Cadeaux. Nouvelles qui font plaisir. 3ème Décan : Un bon aspect avec Uranus peut favoriser la création dans les domaines artistique et esthétique. Très bon également pour la musique, surtout pour le sens du rythme. Bonne période pour avoir des satisfactions d’amour-propre et peutêtre d’amour tout simplement. Ces relations peuvent être très amicales ou sentimentales, avec une bonne part d’intellectualité, ce qui exclut la banalité.

GEMEAUX

du 22 mai au 22 juin 1er et 2ème Décans : Un mauvais aspect de Jupiter pourrait vous faire perdre le sens des justes proportions et vous faire commettre de graves erreurs. Tendance à travestir la vérité surtout en ce qui concerne les transactions commerciales. La morale pourrait devenir élastique. 3ème Décan : Un mauvais aspect avec Uranus peut apporter une influence néfaste sur le système nerveux et l’état mental. Irritabilité, excitabilité. Le comportement peu agréable pourrait indisposer l’entourage. De toute façon cette dissonance rend la vie agitée.

CANCER

du 22 juin au 23 juillet 1er et 2ème Décans : Jupiter est très sympa avec votre santé, notamment les fonctions glandulaires et les organes de la digestion. Grâce à son influence, votre imagination est

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par Renée Renoir très fertile… dans un sens optimiste. Vous serez plus sociable et généreux. Période de popularité. Réunion de famille. Chance. Accroissement des biens. Ce sont les femmes qui seront les plus avantagées. 3ème Décan : Un bon aspect d’Uranus peut apporter une action stimulante sur les fonctions naturelles végétatives. On est plus alerte et les réactions plus spontanées. Bonne intuition et imagination créatrice. On peut s’intéresser à des mouvements de solidarité. Période de vie très divertissante grâce aux divers événements. Déplacement ou changement de domicile.

LION

du 23 juillet au 24 août 1er et 2ème Décans : Mars est assez dangereux et peut provoquer une fatigue du cœur et des artères. Pendant cette période, l’autorité agressive du sujet rend ce dernier insupportable ; lui-même supporte mal l’autorité. Insuccès par suite d’initiatives trop audacieuses. Manque de diplomatie. 3ème Décan : Un aspect de Vénus pourrait favoriser les relations sentimentales. Satisfaction d’amour-propre. L’esprit est gai et enclin au plaisir. Désir de plaire et de paraître sous son jour le plus avantageux. La position de Mercure peut être très favorable aux étudiants en période d’examens, aux écrivains, aux intellectuels de tout grade. Réception de nouvelles relatives à une promotion. Relations nouées au cours d’un déplacement.

VIERGE

du 24 août au 23 septembre 1er et 2ème Décans : Jupiter en mauvais aspect peut être défavorable aux facultés mentales car il fausse le jugement et, il peut vous faire commettre des erreurs. Prudence dans les transactions commerciales qui pourraient donner lieu à des contestations, des litiges, voire des procès. Ce transit peut être très défavorable aux personnes qui se trouvent en procès car, avec cet aspect la procédure se place sous le signe de l’injustice, ce qui pourrait apporter une amère déception. 3ème Décan : Un mauvais aspect d’Uranus engendre une influence néfaste sur le système nerveux et le cerveau, autrement dit, sur votre psychique, ce qui donne : excitabilité, irritabilité avec


JANVIER, FÉVRIER, MARS 2010 des sautes d’humeur incompréhensibles. Ce transit peut être responsable de rupture d’amitié et de discordes avec les proches.

BALANCE

du 23 septembre au 23 octobre 1er Décan : Un bon aspect de Saturne vous aide à tempérer vos émotions et à stabiliser vos sentiments. Les affections sont plus calmes et plus profondes. Tendances à moins s’extérioriser. 1er et 2ème Décans : Un bon aspect de Mars va éveiller un peu votre « libido ». Certains connaîtront l’amour-passion, sans aucune tendance vicieuse, tout simplement vous verrez la vie sous un aspect plus coloré. Amélioration possible des gains matériels. Vous vivrez mieux et profiterez de l’existence. 3ème Décan : De mauvais aspects de Mercure et Vénus vous dérangent un peu, car il peut y avoir une fausse note dans les sentiments et, d’autre part, une tentation de la futilité et de la facilité.

SCORPION

du 23 octobre au 23 novembre 1er Décan : Période de crise, de remise en question, malaise de vivre, nervosité, angoisse. 1er et 2ème Décans : Un mauvais aspect de Mars qui n’en finit pas peut vous rendre agressif (ve) et vous faire voir la vie sous un mauvais aspect. Ne vous laissez pas aller… 3ème Décan : Pas de bons aspects, mais pas de mauvais aspects non plus ; les astres vous laissent tranquille, profitezen, mais gentiment et raisonnablement et… tout ira bien.

SAGITTAIRE

du 23 novembre au 22 décembre 1er Décan : Un bon aspect vous donne des opinions conformistes, le respect des croyances et des théories. On est honnête et le règlement… c’est le règlement. Sagesse. 2ème Décan : Un bon aspect de Mars stimule votre circulation sanguine et les fonctions hépatiques. Vous serez en bonne forme et plein (e) d’énergie. Le moral

excellent. Dynamisme. Enthousiasme. Votre désir de dépenser votre énergie peut vous faire accomplir de grandes choses : « La fortune sourit aux audacieux ». 3ème Décan : Les planètes vous laissent tranquille. Pas de bonnes influences, mais surtout, pas de mauvaises. Soyez raisonnable et tout ira bien.

CAPRICORNE du 22 décembre au 21 janvier

1er Décan : Pluton fait un long séjour chez vous. Il faut être prudent et dès qu’un petit indice, d’une éventuelle maladie, se manifeste, n’attendez pas… Consultez. 2ème et 3ème Décans : Période de méditation, de réflexion. Assombrissement de l’humeur. Tristesse. Climat lourd d’entraves.

VERSEAU

du 21 janvier au 19 février Pour les 3 Décans : Les gentilles planètes rapides, c’est-à-dire : Soleil, Vénus, Mercure traversent votre secteur et viennent à votre secours au cas où vous auriez besoin d’elles. Elles pourraient vous apporter quelques ressources nouvelles de l’esprit, de l’intuition, de la sensibilité, des surprises telles que : changement imprévu. Pour le 3ème Décan : Le passage de Jupiter pourrait vous inciter à sortir de l’ordinaire en exprimant vos idées les plus libres et les plus audacieuses. Votre existence pourrait devenir une belle aventure où s’affirme l’ambition.

POISSONS

du 19 février au 21 mars 1er et 2ème Décans : Un transit de Jupiter peut produire en vous une sorte d’exaltation des facultés supérieures, de l’inspiration, de la spiritualité. Optimisme, enthousiasme. Foi et confiance. Vous allez traverser une période heureuse grâce à votre façon optimiste de voir les choses de la vie. Chance. Excellente période pour entreprendre une croisière ou un séjour au bord de la mer. 3ème Décan : Vous vous sentirez comme poussé (e) dans une révision de votre ligne de vie ou un défi lancé à vousmême dans un dépassement pour une évolution de votre exis tence. Vous aurez à lutter avec équilibre et déséquilibre, harmonie et dissonance.

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Art de vivre

L’Hibiscus par Daniel Busalb A

vec ses magnifiques fleurs aux couleurs vives, l’Hibiscus a les accents enchanteurs des tropiques. Il en existe toutefois une forme arbustive, qui se plaît sous nos latitudes et enchante nos étés de ses fleurs multicolores. Un peu de rêve dans notre jardin ou sur les balcons. Originaire de l’Inde et de Chine, d’où il a été introduit en 1596, l’Hibiscus syriacus se décline en nombreuses appellations populaires : althéa, guimauve en arbre, mauve en arbre, ketmie des jardins, etc. C’est un arbuste très facile à vivre, doué d’une grande faculté d’adaptation. La floraison très spectaculaire se renouvelle constamment de juillet à octobre. Les fleurs, superbes et éphémères corolles de 6 à 8cm de diamètre, apparaissent successivement, solitaires ou portées par paires. Bleues, roses, blanches ou rouges, simples ou doubles, elles présentent parfois un cœur plus soutenu, ce qui en souligne l’effet décoratif. Symbole : Beauté délicate. Hibiscus, du grec hibiskos, signifiant guimauve : c’est un genre de plante à fleurs annuelles ou vivaces qui comporte plus de 30.000 variétés. L’Hibiscus fait partie de la famille des Malvaceae. Ce sont des plantes connues depuis la haute antiquité : elles étaient cultivées en Egypte et en Asie du Sud-est pour leur caractère ornemental, mais aussi pour leurs fruits comestibles. Importées en Europe au XIIème siècle par les Maures d’Espagne, certaines espèces furent ensuite introduites en Amérique au XVIIème siècle par les esclaves. La Corée du Sud et la Malaisie ont un hibiscus comme fleur nationale, respectivement H. syriacus et H. rosa-sinensis. Les fleurs, généralement à symétrie centrale (actinomorphes), sont isolées ou groupées en inflorescences. Le calice a cinq sépales libres; la corolle cinq pétales libres ou légèrement soudés à la base. Les cinq étamines sont soudées entre elles formant un long tube. Le stigmate ne s’ouvre que lorsque les étamines sont flétries, permettant une fécondation croisée. Les fruits sont des capsules qui s’ouvrent à maturité pour libérer les graines souvent velues. Les fleurs, monochromes ou bicolores, sont torsadées avant l’ouverture complète. Elles peuvent apparaître de mars à octobre si la plante est dans les conditions requises cependant, certains cultivars issus des sélections d’horticulteurs peuvent 60

fleurir toute l’année. Il est normal que la fleur de H. rosa sinensis se referme et tombe au bout de seulement 24 heures environ. Comme nous l’avons souligné. Hibiscus syriacus, est la fleur nationale de la Corée du Sud. La fleur d’éternité (mugunghwa en coréen), illustre l’esprit volontaire et modeste du peuple coréen. Culture : Les deux espèces les plus couramment cultivées en Europe sont l’Hibiscus rosa sinensis et l’Hibiscus syriacus. D’autres espèces, vivaces ou annuelles, sont également cultivées, comme H. coccineus, H. moscheutos, H. palustris, H. trionum, etc. L’Hibiscus rosa sinensis, aussi appelé « rose de Chine » ou « fleur des belles dames » est une plante d’intérieur en Europe, sauf dans certaines régions particulièrement clémentes. Il faut éviter les courants d’air froid et ne jamais l’exposer à des températures inférieures à 5°C, en sachant que dès 10°C, il commence à perdre ses feuilles et ne fait plus de fleurs en attendant le retour de la chaleur et surtout d’un ensoleillement suffisant. L’Hibiscus rose de Chine est sensible aux pucerons, aux araignées rouges (acariens), aux mouches blanches et aux cochenilles. Il aime l’eau, mais il ne faut pas laisser le pot tremper dans une soucoupe remplie d’eau. Famille : Malvacées. Origine : Asie au sud-est des îles polynésiennes. Période de floraison : de mars à octobre. Exposition : lumière vive. Type de sol : terreau. Acidité du sol : neutre. Hauteur : de 4 à 5m. Type de végétation : vivace. Rempotage : en mars. Multiplication : cela dépend beaucoup de la variété : l’Hibiscus syriacus (ou althéa) se reproduit très facilement par semis sans intervention humaine. La bouture est assez difficile pour cette espèce, toutefois, elle est la seule possibilité pour conserver une variété déterminée. L’Hibiscus rosa sinensis se reproduit plus difficilement, car la fécondation dépend de conditions précises (température, luminosité, hygrométrie). De plus, la pollinisation naturelle semble dépendre d’insectes tropicaux. Il n’est pas impossible qu’il s’agisse d’un groupe d’hybrides, car aucun peuplement naturel n’est connu. Mais le bouturage est assez aisé, il suffit de couper


L’Hibiscus rose de Chine est tropical, c’est la fleur des régions chaudes par excellence, rouge, rose, jaune orangé et même blanche avec beaucoup de variétés horticoles. Le feuillage vert foncé est assez dense et permet de faire des haies dans les jardins et en bordure de route. Le gombo (ou okra), est cultivé pour ses fruits verts, consommés comme des haricots verts, et pour ses graines. Ses fruit secs (okra), renferment des graines qui contiennent 20% d’une huile comestible, le fruit vert, très riche en mucilage, contient 30mg/100g de vitamine C et 30 microg/100 de vitamine A. Le karkadé ou oseille rouge de Guinée, originaire d’Afrique, est cultivé pour son calice rouge persistant et charnu (crassulescent). Il comporte des polysaccharides acides et de nombreux composés phénoliques : 15 à 30% d’acide organique (citrique, malique, tartrique) et des anthocyanoidols. w

Art de vivre

en biseau, sous un œil, une extrémité de tige sans fleur, de n’y laisser que 2 ou 3 paires de feuilles et de planter dans un substrat humide, léger, avec un bon éclairage et à l’étouffée (pensez cependant à aérer de temps en temps afin que la plante ne pourrisse pas). Les racines apparaîtront au bout d’un mois. Taille : taillez votre hibiscus au printemps pour qu’il se ramifie bien pour augmenter la floraison. Si votre plante est un peu dégarnie à la base, rabattez les tiges à 15 cm du pied. Les fleurs apparaissent sur les pousses de l’année. Espèces, variétés intéressantes : Le genre comprend plus de 200 espèces et plus de 30.000 variétés. –Hibiscus rosa sinensis « Paramaribo » aux fleurs pourpres. –Hibiscus rose sinensis « Beach Ball » aux fleurs panachées très doubles. –Hibiscus rosa sinensis « Norman Lee » aux fleurs jaunes au cœur rose. –Hibiscus rosa sinensis « Dorothy Olive » superbes fleurs orange et jaunes doubles.Hibiscus rosa sinensis « Alexandra » fleurs simples dégradées du rouge vers l’orange. –Hibiscus rosa sinensis « Antilles saumon » à l’étamine très longue. Pourquoi mon hibiscus perd-il ses boutons floraux ? Un changement d’environnement comme l’installation d’une plante chez vous peut provoquer ce phénomène. Comment conserver mon hibiscus en hiver ? Maintenez votre hibiscus dans une pièce lumineuse à une quinzaine de degrés et limitez les arrosages. Utilisation: L’hibiscus est valorisé à des fins alimentaires et médicales. Hibiscus sabdariffa (Oseille de Guinée), originaire d’Afrique de l’Ouest produit des jeunes pousses et feuilles qui se mangent crues ou cuites comme des légumes. Ses fleurs rouges séchées puis infusées sont utilisées pour des sauces et confitures ou la préparation du bissap ; infusion et sirop produisant une boisson rouge, bue fraîche et très sucrée (parfois préparée avec de la menthe) en Afrique de l’Ouest, dont au Sénégal et en Mauritanie où une de ses appellations populaires en vogue est devenue « Coc’Afrique » (« Seille » en Guinée, « Roselle » en Jamaïque) ou « Agua de Jamaïca » au Mexique. C’est une boisson riche en acide ascorbique (d’où son goût acidulé) et on lui prête des vertus diurétiques, sédatives et hypotensives, voire laxatives. En Afrique de l’Est et au Moyen-Orient, cette boisson est appelée « carcadé ». Très prisée en Egypte, y compris pour des vertus médicinales, cette boisson est bue froide ou chaude. Le carcadet est en vente dans les herboristeries. Les fleurs de l’Hibiscus syriacus sont comestibles et ont des propriétés émollientes (qui détend, ramollit les tissus). Elles étaient autrefois utilisées en médecine traditionnelle pour calmer la toux et guérir les angines. Le fruit de l’espèce Hibiscus esculentus, appelé gombo, entre, comme légume, dans la composition de nombreux plats africains, asiatiques, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.

Recette Verrines tricolores s de 25cl chacun). Ingrédients : pour 6 personnes (6 verre fleurs d’hibis1/2 litre d’eau, 4 cuillerées à soupe de s les boutiques cus séché (ou bissap ou karkadet, dan s bien mûrs, 6 africaines), 2 feuilles de gélatine, 3 kaki n, 6 cuillerées kiwis, 1 cuillerée à soupe de jus de citro de jus d’orange à soupe de miel liquide (soit 12cl), 30cl (environ 3 oranges). e d’hibiscus : Préparation (la veille) : préparer la gelé et ajouter les faire chauffer l’eau, à ébullition, éteindre puis filtrer. fleurs d’hibiscus, laisser infuser 30mn les de gélatine, Prélever 10cl, ajouter les deux feuil frémir 1mn en remettre sur le feu, à ébullition, laisser et le reste remuant puis éteindre, ajouter le miel (6cl) la gélatine de l’infusion, laisser tiédir, faire tremper la faire fondre dans l’eau pour la ramollir, l’essorer et er dans les dans le liquide bouillant, hors feu, vers verres et mettre au frais. en morceaux Le mat in mêm e : couper les kakis Préparer la et les ajouter sur la couche de gelée. mixer avec mousse de kiwis : peler 6 kiwis et les jus d’orange le jus de citron, mélanger 10c l de 1mn et ajou avec la gélatine, porter à ébullition le miel (res ter le reste de liquide, hors feu, avec kakis, dans tant), laisser tiédir et verser sur les chaque verre. 

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Allez, on se creuse les méninges !

1 - Pour l’Histoire, elle a bien connu son siège comme sa poche - Profite d’un pont marin 2 - Connu la fin à Salomon - Stalle 3 - Jamais sans pong - Poussé - Axe emmêlé 5 - Confié - Après rangement, oublie son corps pour monter - Annonce le patron 6 - Son jeu comme sa plume l’ont rendu célèbre - Protection aux points 7 - Y’a pas de doute… elles s’en servent ! 8 - Lieu de plaquage - Monnaie extrême 9 - Disparition endémique 10 - Veille en kit - Précieux refuge - Précède la matière 11 - Le joyau du 1 horizontal - Une Vilaine l’accompagne 12 - Cours littéraires - Qui mérite une faveur 13 - A son maître au logis - Largement exposées

Verticalement :

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Face à l’océan…!!

proposé par Gérard HERAUD

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A - A découvert les Sandwichs, grâce à sa boussole - A l’Etoile, il fait un triomphe B - Reconnu pour son droit - C’est bon pour le moral C - Il fait des gorges chaudes, sans voyelle et sans ordre - Préposition - Bloc étoilé D - Estime intime - Commandement opposé à «Hue» E - Compagnie abrégée - Assemblées pour tous membres confondus F - Type de logement - Sur la toile, assemblés aux chuchotements G - Grandes à Versailles - Baptise une habitation très modeste H - Sans cœur, on y danse à l’envers Précision horaire - Prades le voit passer - Enfila I - Homme de confiance pour Philippe lll d’Espagne - Couleur ébène à remettre dans l’ordre - Possessif J - Utilisé comme article par la direction K - Juste - Possède une promenade en remontant - Céréale en kit à remonter L - De cheval, ou de porc, ils passent au fours - Pronom remontant - Eternel féminin M - La clé des champs pour l’officier de célébration - Avec raison et discernement

Humour, Jeux, Curiosités

Horizontalement:

Une grille de Sudoku…


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Noé en 2008 par la Petite Fouine d’Internet

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n 2008 après Jésus Christ, Dieu visite Noé et lui dit : « Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Dans six mois j’envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits et je détruis tout ! » Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu’une ébauche de construction navale. - « Mais Noé, tu n’as pratiquement rien fait ! Demain, il commence à pleuvoir ! » - « Pardonne-moi, Tout Puissant, j’ai fait tout mon possible, mais les temps ont changé : j’ai essayé de bâtir l’arche mais il faut un permis de construire. L’instructeur A.D.S. me cherche des « poux » et la planification territoriale veut retoucher mon dossier. L’inspecteur de la commission de sécurité me fait des ennuis au sujet du système d’alarme antiincendie. J’ai eu des observations quant à mon système d’assainissement et une obligation de mise en conformité. Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l’échafaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue leur vue. J’ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord. Mais l’urbanisme m’a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coups des travaux nécessaires pour transporter l’arche jusqu’à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu’à nous. Ils ont refusé de me croire. La coupe du bois de construction navale s’est heurtée aux multiples associations pour la protection de l’environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les eaux et forêts n’avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l’environnement et que cela détruisait l’habitat de plusieurs espèces animales. J’ai pourtant expliqué qu’il s’agissait, au contraire, de préserver ces espèces, rien n’y a fait. J’avais à peine commencé à rassembler les couples d’animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux puisque je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exiguës. Ensuite, l’agence gouvernementale pour le Développement Durable a exigé une étude de l’impact sur l’environnement de ce fameux 64

déluge. La préfecture a perdu puis retrouvé mon dossier, mais le délai était dépassé. J’ai demandé une prorogation et à ce jour mon projet n’est toujours pas signé. Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car les syndicats m’avaient interdit d’employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués. Enfin le fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m’assigner devant les tribunaux pour « tentative de franchissement de frontière en possession d’espèces protégées ou reconnues comme dangereuses ». Aussi, pardonne-moi Tout Puissant, mais j’ai manqué de persévérance et j’ai abandonné ce projet » Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-enciel est apparu et le soleil a lui dans le ciel. « Mais tu renonces à détruire le monde ? » demanda Noé. « Inutile, répondit Dieu, l’administration française s’en charge !». w


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Solutions mots croisés, Sudoku.

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Sommaire annonceurs IMMOBILIERS / INMOBILIARIAS Delfin Immo......................................... P25 Different 2............................................ P13 Engel & Volkers.............................. P54-55 Eurocasa.............................................. P57 France Espagne Immobilier................. P41 Goertz & Partner...................P37-58-59-61 Les toits de la Méditterranée............... P49

COIFFURE, ESTHETIQUE / PERRUQUERIA, ESTETICA Anna M................................................ P23 Art Coiffure.......................................... P21 Duo Beauté........................................... P3 Le Salon.............................................. P45 SANTE / SALUD Atlantis................................................. P68 Chr Huber ........................................... P23 Clinique Dentaire Implantdent............... P2 Clinica Hera......................................... P53 Dr Jean-Paul Toueille.......................... P25 Thérapies Manuelles Alternatives....... P25

RESTAURATION, HÔTELLERIE, BARS / RESTAURACIÓN, HOSTALERIA, BARES Bitàkora Restaurant............................. P35 Les inséparables de la Paloma........... P33 Cal Governador.............................. P17-35 El Papagayo........................................ P67

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LOISIRS / OCIOS Nautic service...................................... P11 SERVICES / SERVICIOS Afivertrice............................................ P57 Autovision..............................................P5 Crystal France..................................... P23 D.C.R – Sortimo................................... .P7 Irene...................................................... P5 Prestige Idiomas................................. P27 Repara Express................................... P5 Tancament Invest S.L......................... P29 Top Tecnic............................................. P7 Woodland Cuines................................ P29


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Petite Chronique d’Hubertvilliers (VIII) par Tante Ginette

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aut que j’vous en r’mette une tit’ couche avec l’histoire des Tréteaux Libres. Y’a eu des conséquences comme dit le Professeur : Lui, entre ses lunettes et le râtelier de sa sœur, ça lui a coûté un paquet de pognon. La Samantha, elle arrête pas de se lamenter. - Pour une fois que v’avais un voli rôle, presque comme Sainte Veanne d’Arc… - Veanne… heu, Jeanne d’Arc, j’vois pas l’rapport que j’lui ai dit. - Ben si : ve faisais le Saint Dicat… Et ça a fait sa première communion! et ça a appris l’histoire de France! non, j’vous jure… Le Dominique, il était furax. - J’m’en r’tourne à Blansingeau-la-Vineuse, qu’il a dit, ici, tout l’monde cause pointu et veut p… plus haut qu’il a le c… J’peux pas écrire ça en entier, à cause que la Directrice, a dit toujours que le Poisson, c’est un canard convenable. Moi j’veux bien, mais faudrait quand même savoir c’que c’est comme animal… bon, je m’égare, revenons à nos moutons… - Fa rime, qu’elle a fait Samantha. - Quoi? que j’ai demandé. - Ben… pointu et c… - Toué, la morveuse, m’emberlificote point avec tes histouères, qu’il a dit Dominique, moué, j’avons p’t-être pas beaucoup d’chaussettes de r’change, mais j’avons du bien au soleil et d’l’argent à gauche, c’qu’y m’empêche point d’voter à drouète et d’en changer quand ça m’chante. Lulu, y dit que l’théâtre, il en a sa claque, qu’y montera plus sur les planches. Y s’est même fait couper les tifs, et courts, genre para. Dans l’quartier, ça fait jaser. À côté de la crinière qu’il avait quand y se prenait pour Un Frais Beau Garde! Enfin, moi, j’aime quand même mieux qu’y soye dans le genre rase-mottes, ça fait plus prop’. Mais les planches, ça m’inquiète, si y veut continuer à bosser comme peintre en lettres, faudra bien qu’y monte dessus. Mais y dit que peindre des lettres y s’en tape aussi. Le Professeur y dit qu’il a une crise de vocation contrariée. Contrariée ou pas, faut qu’il aille au charbon. Samantha a lui conseille d’entrer dans la coiffure, que comme ça y pourraient p’t-être partir ensemble au Congo. Et, fectivement, il est entré comme arpette chez Mossieur Raymond, le boss de Modern’Hair, Artiste Capillaire. C’est pas Lulu qu’avait peint l’enseigne mais çui-là qui l’a peinte, y fait autant de fautes : Moderne sans E, Air avec un H… Ah il est beau l’enseignement au jour d’aujord’hui... Lulu y fait les courses, les shampoings et y coupe les douilles

aux pépés qu’en ont rien à cirer de la coupe mais si de pas la payer trop cher. - M’sieur Raymond, qu’y dit Lulu, ça m’embête, j’leur fais des échelles. - Ça fait rien, qu’y répond Mossieur Raymond, c’est avec ça qu’on grimpe dans l’métier… Et y rigolent tous les deux. Ça m’étonne plus que mon pauv’ René, quand il était encore de c’monde, il avait l’air d’un hérisson quand qu’y sortait du merlan. Moi c’qui m’inquiète un peu, c’est que Lulu y prend des drôles de manières. Avant y disait par exemple P… (j’peux pas l’écrire non plus en entier, à cause de Régine), P… c’qu’elle est chaude la soupe, maintenant y fait Hou! mon Dieu! j’ai failli me brûler avec ce velouté… vous voyez l’genre. D’ailleurs y me dit qu’on en voit des drôles dans la coiffure. Que j’vous mette au parfum. Tous les trois quatre jours, y’a un gus qui entre dans le salon et qui demande dans combien de temps qu’on pourra lui rafraîchir la colline. Mossieur Raymond y compte les clients et y lui dit par exemple deux heures, le gus y dit gigot et y s’en va. C’qu’est drôle, c’est qu’y revient jamais. - Il doit aller s’les faire couper à l’Institut d’Esthétique Capillaire qu’il a dit Mossieur Raymond. - Mais alors qu’il lui a rétorqué Lulu, pourquoi qu’y revient toujours demander? - T’as raison, c’est bizarre… eh ben, tu sais pas Lulu, la prochaine fois qu’y vient, tu vas le suivre pour voir où c’est qu’y va. Le gus il est revenu, il a demandé s’il devrait mariner longtemps avant qu’on lui coupe les douilles, Mossieur Raymond il lui a dit dans deux heures, le gars y s’en est allé et Lulu il l’a suivi. - Alors, qu’il a fait Mossieur Raymond, quand Lulu est revenu au salon, où c’est qu’il a été le zigoto? - Ben, M’sieur Raymond, il a été… chez vot’ femme. Quand j’disais à Lulu que la coiffure c’est un milieu où qu’y a pas beaucoup de morale, y m’disait que j’coupais les ch’veux en quatre… ben, la preuve en est… Bon, faut que j’vous quitte, faut que j’repasse une liquette blanche à Lulu. Y va à l’enterrement à Émile, le frère de Mossieur Raymond. Çui-là qu’était conducteur d’autocar. C’est triste, mais enfin l’Émile, au moins on peut dire qu’il a eu une belle mort. Il est mort en dormant. Une mort plus belle que celle des quarante passagers de l’autocar…

Salut et Fraternité, Tante Ginette

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Paella – Fideua – Suquet – Zarzuela – Carpaccios – Tartares – Tapas

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Le petit Poisson numero 59