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La VIE

COMPTE RENDU DU 18ÉME FMJD À QUITO

Special

de la JC

Edito......................................................................................................................2 La FMJD..............................................................................................................3 Les Rencontres..................................................................................................4 Les Débats........................................................................................................16 Après le Festival..............................................................................................24 Conclusion........................................................................................................28 JEUNES COMMUNISTES DE GIRONDE - www.mjcf33.org

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Edito LE

5 décembre 2013, 16h53... Nos trois aventuriers girondins montent dans l'avion. Direction Quito, Equateur. Pour le 18éme Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants. Ils partent avec plein de questions ! Avec de l'appréhension aussi. Ils savent qu'ils ont 20 heures d'escale à Atlanta, qu'ils devront dormir dans l'aéroport, ils ne savent pas où ils dormiront arrivés à Quito. On leur a dit de prendre un duvet, qu'ils seraient peut-être dans des baraquements militaires, ou à la belle étoile. Ils savent aussi que Quito, c'est à 2800 métres d'altitude. Ils ne savent pas trop si c'est vraiment beaucoup, quel temps il fera...

Et ils arrivent ! On les transporte dans un hôtel, où ils passeront leur première nuit avant de se rendre à l'inauguration, sur l'ancien aéroport de Quito, devenu El Parque Bicentenario, parc où ils côtoieront pendant une semaine 20 000 délégués du monde entier.

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Le Festival commence, les Andes nous entourent, la flûte de pan sifflera tout le temps de l’événement. Ils défilent et chantent derrière la banderole qui les amènera devant la scène ou se tiendra l'inauguration et le discours du président Coréa. Il pleut un peu. Mais c'est un détail, nous sommes à Quito, nous allons vivre 14 jours d'échanges, de rencontres, de visites, d'émotions. Chaque instant est plus politique que le précédent.

Que viva el 18 Mundial Festival de la Juventud y de los Estudiantes !

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Ce XVIIIème Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants fut pour nous autres, jeunes communistes français, l'occasion d'éprouver dans notre chair le sentiment d'assister au réveil d'un mastodonte, endolori par dix ans de veille et qui, à l'image du mouvement communiste et de ses multiples déclinaisons – FSM ; UIE ; CMP ; AIJD – déclarées cliniquement mortes suite à l'effondrement du bloc de l'Est, jette aujourd'hui avec éclat à la face du monde l'arrogance d'une vitalité nouvelle.

Et ça fait du bien : ne serait-ce que pour calmer les ardeurs de chiens de garde trop pressés d'entonner la marche funèbre, sans redouter par ailleurs le moins du monde le paradoxe de s'en prendre, avec toute la violence de leur neutralité politique, à ce qu'ils ne cessent de clamer n'être que le cadavre d'un

La Fmjd

autre temps. En effet, si les quelques huit mille participants de Quito, chiffre qui s'explique en partie par la violence de la crise économique, notamment dans le cas des organisations d’Europe du Sud, et de la répression politique (Honduras ; Palestine ; communistes syriens), peuvent paraître bien peu au regard des quinze mille de Pretoria ou des dix-sept mille de Caracas, force est de constater que la FMJD a gagné en influence et en structuration. En outre, à l'image de la JCP ou d'EDON, de laquelle est issu l'actuel secrétaire général, Dimitris Palmyris, le MJCF, a su, ses dernières années, se montrer à la hauteur des enjeux rencontrés et par là même imprimer sa marque au sein du mouvement, acquérant progressivement une visibilité comparable à celle d'organisations plus structurantes telles que l'UJC, la JPSUV ou le KNE. Libre ensuite à chacun de voir ou non dans cette dynamique nouvelle le présage d'une désaffection prochaine pour le chant lyrique nordcoréen.

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Les Rencontres - Compte rendu Bilatérale Italie -

Cette Bilatérale avait une saveur particulière pour les girondins puisque le représentant Italien de la Federazione Giovanile Comunisti Italiani était nul autre que Franco Tomassoni, le camarade qui nous avait fait le plaisir de sa présence lors du débat international de la fête de l'huma gironde 2012. Après avoir informé le camarade de l'évolution des luttes en France, il nous à présenté ses combats et la situation politique Italienne.

Le paysage politique italien à beaucoup changé ces derniers mois avec les procès à l'encontre de Berlusconi qui arrivent tous à terme en même temps, et l'arrivée au pouvoir d'une coalition droite/gauche menée par des technocrates. Enfin le poids du mouvement 5 étoiles au parlement est important et le comique

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Beppe Grillo à la tête de ce mouvement casse toutes les lignes politiques en s'alignant un coup sur l’extrême droite un coup sur l’extrême gauche et enfin sur personne.

reconnaissance des mêmes droits pour tous. L’Italie est en effet en première ligne pour les questions d’immigration européenne et les étrangers y sont particulièrement mal La première lutte de la considérés. FGCI est de faire en sorte que Berlusconi soit traité Le problème de l'emploi comme tous les autres est l'un des thèmes citoyens lors de ces majeurs développés par la procès et qu'il ne profite Federazione Giovanile pas d'un régime plus Comunisti Italiani. Le clément sous le prétexte chômage en Italie est l'un de ses anciennes des plus élevés d'Europe fonctions à la tête de et surtout chez les jeunes l’État. Cette lutte s'inscrit où il atteint les 50%. Les dans une politique plus pouvoirs publics ne large pour la semblent pas s'en

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préoccuper et nombreux sont les jeunes qui ont perdu confiance dans le système. La débrouille semble encore pour la plupart d'entre eux la meilleure solution et ils sont nombreux à rejoindre les rangs des travailleurs non déclarés, principale source de main d’œuvre pour la Mafia. L'individualisme gagne du terrain dans toutes les couches de la société et jamais le taux de syndicalisation n’a été aussi faible.

ont à faire face à deux problèmes. Le premier est l'application du processus de Bologne depuis plusieurs années et qui s'accentue à chaque rentrée dans la péninsule. Les conséquences sont dramatiques et plusieurs universités doivent fermer. D'autre part les mouvements fascistes s'implantent toujours plus dans les facs et il devient toujours plus difficile de les combattre car les universités refusent la distribution de tracts et ne font rien contre les Au niveau des universités expéditions punitives les jeunes communistes menées par les fascistes

contres les gauche manifestent.

forces de lorsqu'elles

Enfin l'organisation Federazione Giovanile Comunisti Italiani connaît d'importants problèmes de structuration interne car le nombre de militants va décroissant. L'organisation tente un rapprochement avec les autres forces de jeunesses d’extrême gauche pour dynamiser le mouvement.

- Bilatérale avec Nicolas Welsh de la LJC (YCL) -

Advenant plus d'un an après la violente crise politique qui secoua la province en 2012, cette bilatérale a été pour nous l'occasion de revenir sur la contreoffensive réactionnaire menée ces derniers mois par le Parti Québécois.

Parti populiste, porté au pouvoir par le printemps d'érable sur la promesse d'une annulation de la hausse des frais d'inscription, ce dernier a su habilement tirer profit de la situation pour non seulement poursuivre la politique de libéralisation entreprise par le gouvernement Charest dans le but d'aligner les structures sociales de cet îlot progressiste sur le reste du Canada anglo-saxon, mais instrumentaliser en outre au plus haut point le fort sentiment nationaliste québécois, en partie construit sur le rejet du modèle économique prôné par le pouvoir fédéral, dans le but de satisfaire les velléités

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colonialistes, xénophobes et islamophobes de l'extrême-droite. Formé suite au ralliement de la FECQ et de la FEUQ, deux des trois principaux syndicats à l'initiative du mouvement, le gouvernement péquiste de Pauline Marois s'est rapidement mis au travail : révision de leur promesse première en indexant les frais de scolarité à un agenda entérinant une hausse de 5% par an ; attaque de l'assurance chômage (toute proposition d'emploi dans un rayon de 100 km doit désormais être acceptée dans la mesure où elle recouvre un taux minimum, dégressif en fonction du temps d'inactivité, du dernier salaire, sous peine de retrait total de l'alloc) ; criminalisation des luttes sociales, la grève « politique » étant illégale au Canada ; stigmatisation des minorités culturelles via la mise en place d'une « charte des valeurs québécoises », pendant, dans une certaine mesure, de notre « charte sur la laïcité » et s'appuyant sur le mouvement des Jeannettes, islamophobes grimées en défenseurs des droits de la femme ; mesures de ségrégation à l'encontre des indigènes ; exploitation des sables bitumineux dans les territoires ancestraux, laquelle s'avère par ailleurs très peu rentable attendu qu'il faut l'équivalent d'un baril de brut pour en extraire deux et occasionne, du fait des fuites de pipeline, inévitables, et du dégazage de vapeurs toxiques, la destruction des sols et des cheptels, en somme de l'appareil productif traditionnel ...

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C'est dans ce contexte que se déploie l'activité de la LJC depuis bientôt un an et demi. Cette dernière, fondée en 1923, deux ans après le PCQ, n'a pas survécu au choc de la décennie 90. Ressuscitée par le Parti dans le courant des années 2000, ce après plusieurs tentatives infructueuses, elle est depuis rentrée dans une phase d'expansion, a réintégré la FMJD et participe aujourd'hui a son deuxième FMJE. En dépit du fait qu'il se soit agit d'un mouvement essentiellement syndical, emmené par les grandes centrales étudiantes – ASSÉ ; FECQ ; FEUQ, comptant à elles trois plus de 300 000 adhérents – la LJC est sortie grandie d'une grève qui constitue à ce jour la plus longue et la plus importante de toute l'Histoire de l'Amérique du Nord. Néanmoins, et bien qu'elle se trouve être l'une des rares organisations politiques de jeunesse à se structurer d'une côte à l'autre du Canada, elle demeure groupusculaire (150 à 200 adhérents) et principalement concentrée dans les grandes villes de la vallée du St Laurent.

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- Bilatérale avec Sofia LisboaResponsable inter au sein de l'Organisation de l'Enseignement Supérieur, branche étudiante de la JCP (Juventude Comunista Portuguesa)

Suite à la crise politique du printemps 2011, débouchant sur la démission du « socialiste » José Sócrates, parti en signant l'austérité, le Portugal vit s'intensifier la thérapie de choc qu'on lui promettait de longue date, rejoignant ainsi le club de moins en moins select des pays pour lesquels la Troïka eut désormais carte blanche en matière de politique économique. Force est de constater, deux ans plus tard, que les vieilles recettes appliquées dans ce nouveau laboratoire de l'austérité ne furent, pas plus qu'en Grèce, en Espagne ou jadis en Amérique latine - et à l’aune des propres critères libéraux – guère concluantes. Pire : en bradant son appareil productif à des groupes privés, l’État portugais vit la décomposition de ce dernier s'accélérer sans pour autant en tirer de bénéfice substantiel dans l'immédiat attendu que ce fut à lui, conformément aux directives du FMI, qu'incomba la prise en charge des indemnités de licenciements massifs que supposait un tel transfert de souveraineté. Ainsi, les chantiers navals ont vu leur activité réduite à la portion congrue. La distribution d'eau a été privatisée et on projette d'en faire autant pour la RTP, le grand pôle public de l'audiovisuel. Parallèlement aux coupes budgétaires opérées dans les services publics et à la réaffectation de ces fonds sous forme de subventions au privé, le

gouvernement Coelho, enfant bâtard de l'union des forces libérales et conservatrices, s'est entrepris depuis deux ans à détricoter méthodiquement ce qu'il restait d'un code du travail jusqu'alors relativement progressiste. Ainsi, le gouvernement assouplit le marché de l'emploi tout en subventionnant grassement les six premiers mois d'embauche dans l'entreprise.

Autant dire qu'avec un taux de chômage atteignant les 50% chez les jeunes, l'entreprise n'a qu'à piocher dans une armée de réserve toute disposée pour assurer un taux de roulement dont la moyenne nationale n'excède étrangement pas les six mois chez les 18-25 ans. Tout compte fait, le fonctionnariat ça a du bon. Qui a parlé de privatisations ? Dans ce contexte, la constitution de 1976, héritière de la Révolution des œillets, apparaît comme un ultime rempart à l'ardeur réformatrice des libéraux ; mais pour combien de temps encore ?

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Le passage de la droite a eu pour triste contrepartie une conscientisation accrue de la population, notamment de la jeunesse, laquelle garnit dorénavant près de la moitié des files d'attente au Centro de emprego.

Le pays a connu ces dernières années les plus grandes mobilisations de son Histoire, abstraction faite de l'épisode révolutionnaire, mais, si la baisse du niveau de vie a été plus que sensible pour une part substantielle de la population, déjà apparaissent les premières générations de travailleurs rentrés sans droits, normalisant progressivement un état de fait qui menace bientôt de ne plus souffrir la moindre indignation. L'Université n'est pas en reste : fidèle à ses réflexes historiques, la bourgeoisie portugaise l'a entraînée sur la voie du capitalisme anglo-saxon : à la solution « professionnalisante » adoptée chez nous par Geneviève Fioraso, on lui a préféré la sélection sociale, gage comme chacun sait d'une excellence mise à mal par la massification de l'enseignement. Les élites politiques assument ainsi sans ambages le nouveau rôle qu'elles entendent attribuer à l'université portugaise : celui d'un marché nouveau, prompt à combler le désœuvrement juvénile d'aristocrates venus y chercher la légitimité de leur domination sociale (si ce n’est pas de l'alliance libéraleconservatrice) ; en aucun cas celui de centres de formation à même d'endiguer

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la progression du chômage de masse en Europe. Ainsi, les frais d'inscription, symboliques en 1991 (de l'ordre de 6€ à l'année), s'élèvent aujourd'hui au millier d'euros en moyenne.

Les étudiants, progressivement évincés des instances directives au profit de « personnalités extérieures » n'ont pu qu'assister, impuissants, à l'implantation des premières banques dans l'enceinte même de leurs établissements, n'ayant pour la plupart d'autre choix que de recourir au crédit étudiant. Parallèlement à cela, les établissements ont amorcé un processus de regroupement et d'autonomisation : la décomposition du cadrage national a conduit dans certains cas comme à Lisbonne à dénoter l'absence du moindre élu étudiant ou professeur dans les conseils centraux. D'ailleurs, le premier ministre lui-même ne s'y est pas trompé : pleinement conscient de sa politique de classe, il n'a pas hésité à enjoindre les jeunes à l'émigration, présentant le chômage comme une véritable « opportunité pour un nouveau départ ».

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- Bilatérale avec les jeunes du TKP Parti communiste de Turquie

Compte tenu des événements de mai et de la place prépondérante qu'occupe désormais la Turquie comme élément de compréhension régional du conflit syrien, il semblait difficile de faire l'économie d'une bilatérale avec les communistes turcs. Il convient par ailleurs d'en souligner la qualité, laquelle doit assurément beaucoup aux ascendances mongoloïdes de notre responsable inter). Voici donc brièvement ce qu'il nous a été permis d'en retenir : Sur le plan des cadres de militantisme, le TKP ne dispose pas d'organisations de jeunesse propre et statutairement indépendante : les jeunes communistes

sont des jeunes du Parti. De la même manière, il n'existe pas d'expression institutionnelle d'un éventuel particularisme étudiant : les communistes s'efforcent de matricer le milieu en investissant au maximum les différents groupes de pensée réunis au sein de grandes fédérations dans lesquelles ils jouissent depuis quelques temps d'une influence croissante. Cette stratégie est à mettre au regard de la diabolisation des mouvements communistes en Turquie depuis le coup d’État de 80 et de la question brûlante des étudiants prisonniers – entre 100 et 500 arrestations par an sur les vingt dernières années.

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Ces tendances générales se sont toutefois vues quelque peu invalidées ou du moins infléchies par un énième bras de fer auquel, fin mai 2013, Erdoğan a acculé la population, celui de trop visiblement puisqu'après onze ans de vexations et d'atteintes aux droits démocratiques, l'AKP a dû reculer face à l'ampleur de la mobilisation populaire. L'étincelle s'est manifestée sous la forme d'un sit-in regroupant écologistes et riverains venus protester contre le projet de destruction du parc Gezi, place Taksim, au profit d'un centre commercial bâti sur le style de la caserne ottomane qui s'y dressait jadis. La suite, on la connaît : en l'espace d'une semaine à peine on a assisté à la répression violente du rassemblement, au ralliement des forces progressistes pour la défense de la liberté d'expression, au retentissement de l'affaire à échelle nationale, à l'entrée d' Erdoğan dans la danse via une déclaration

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assez révélatrice du sentiment d'impunité prévalant alors dans les hautes sphères du pouvoir « Quoi que vous fassiez, nous avons pris notre décision et nous allons la mettre en œuvre » et à une escalade vertigineuse qui conduira au meurtre de quatre manifestants et à la mutilation de centaines d'autres.

particulièrement exposée aux tentations spontanéistes, le mouvement protestataire n'en demeura pas moins une expérience politique de laquelle les principales forces progressistes sortirent grandies, à commencer par le TKP, qui en paya le prix fort, voyant ces locaux investis et saccagés par les forces de l'ordre et plusieurs de ses Une cinquantaine le 28 militants passés à tabac. mai, ils étaient plusieurs millions début juin, Au lendemain de l'épisode, mobilisés, en dépit de son secrétaire à la l’hétérogénéité des forces communication n'hésita en présence, sur la base pas à déclarer que le Parti de revendications fortes, communiste de Turquie prônant la laïcité, l'anti- était un parti beaucoup impérialisme, la défense plus fort que deux du service public et des semaines auparavant. droits démocratiques, défilant sous des slogans Seulement il ne s'agît pas appelant à la démission de là d'un simple gain « l'autocrate » et à des d'adhérents (de l'ordre de gages d'indépendance et plusieurs milliers à en de pluralité pour les croire les déclarations) médias. Par ailleurs, si la « enregistré entre juin et génération 1990 », qui juillet 2013 : l'étiquette succéda à la « jeunesse même de communiste a molle » d'antan, apparut cessé pour les jeunes de dans l'ensemble assez constituer une accusation peu politisée (cf rôle des en tant que telle, un associations de repoussoir commode pour supporters des grands invalider a priori toute clubs de foot pour la analyse venant d'un bord politisation des jeunes) et longtemps considéré

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comme l'antichambre du terrorisme. Le TKP s'est ainsi associé à d'autres forces politiques pour former un front de gauche se donnant pour mission première la chute de l'AKP. S'appuyant sur des principes suffisamment généraux pour suspendre, le temps au moins d'avoir atteint l'objectif, des divergences idéologiques parfois plus profondes, ce rapprochement s'est doté d'une base populaire solide et a par ailleurs le mérite d'avoir su établir un pont avec la question

kurde, que beaucoup, en dépit d'un nationalisme fort de part et d'autre, s'efforcent de considérer à travers un regard neuf.

C'est ce même sentiment nationaliste, qu'on assimile volontiers, dans les rangs des contestataires, à de l'antiimpérialisme, qui a présidé au rejet de la politique étrangère de division orchestrée par Erdoğan dans le cas du conflit Syrien. 70 % des Turcs sont opposés à l'intervention de leur État dans le conflit y compris

sous la forme d'un quelconque support matériel, logistique ou financier. Ce support apporté par le gouvernement turc aux groupes rebelles, aujourd'hui notoire – mis en évidence, notamment, par CNN – s'est traduit par une porosité accrue de la frontière au trafic d'armes et par la menace, plus que jamais d'actualité, d'une extension du conflit à toute la région.

- Compte rendu bilatérale avec la Belgique -

Après avoir informé les camarades de COMAC des batailles de la JC et de la situation politique en France, nous avons eu droit à un compte rendu détaillé des batailles de nos homologues Belges. COMAC est une organisation de jeunesse communiste présente sur tout le pays et qui compte plus de 700 membres, après une poussée très forte en 2011/2012 ou l'organisation a triplé le nombre de ses adhérents. 2014 sera une année cruciale puisque les belges voteront le même jour pour les européennes, les régionales, les communales, et les législatives. En faisant toutes les élections le même jour il n'y a aucune possibilité pour le peuple belge de sanctionner ses dirigeants entre deux élections.

La division du pays est accentuée par les partis d’extrême droite qui attisent la haine entre les trois communautés du pays (wallonne, flamande et allemande) et qui votent des lois au parlement pour accentuer cette division.

Aucune association ou parti ne peut toucher de subvention publique s'il est national. Le parti communiste et COMAC ne touchent ainsi aucune aide de l’État contrairement aux autres organisations politiques qui ont accepté la division. La Belgique connaît aussi une série de difficultés liées à sa séparation linguistique. Il est par exemple possible de faire un Erasmus dans l'autre partie du pays.

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Il n'y a aucun média national (hormis le journal du PCB), un enfant né d'un couple mixte doit choisir sont appartenance linguistique, une personne qui se présente à une élection dans la partie flamande ne pourra jamais se présenter pour une élection wallonne (et inversement) même s'il a déménagé et vit dans l'autre partie pour le restant de ses jours. Les financements du patronat flamand permettent aux partis d’extrême droite de mener une politique offensive et ils font même la distinction entre les bons et les mauvais flamands, ces derniers étant ceux qui refusent la division et cette idéologie gagnent du terrain dans la population. De la même manière ces partis ont imposés la création des SAC (Sanctions Administratives communales). Chaque commune doit définir en conseil municipal ce qui est « incivique » et mettre sur pied une compagnie d'agents municipaux pour surveiller la population. Tous les agents communaux en plus de ces agents peuvent sanctionner d'une amende ces comportements dits « inciviques. ». Le pire c'est que ces amendes n'ont pas de montants fixes, elles s'élèvent entre 50€ et 350€ « à l'appréciation de l'agent municipal », autrement dit à la tête du délinquant. Aucun recours en justice n'est possible et la présomption d'innocence n’existe pas pour ces délits. Enfin les « incivilités » sont toutes relatives car il peut s'agir d'attacher un

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vélo à un arbre ou de changer de chaussure en pleine rue. Plus grave encore certaines communes ont pu interdire ainsi les manifestations de plus de trois personnes. C'est avant tout un moyen pour les mairies qui ont joué en bourse avant la crise de 2008 de renflouer leurs caisses.

Une autre grande bataille porte sur l'éducation, en Belgique l'enveloppe budgétaire pour l'éducation est fixe depuis 1980 alors que le nombre d'étudiants à été multiplié par 2 depuis cette époque. A Bruxelles même il manque 39 écoles, plus de 1500 enfants sont privés d'éducation. Les profs sont engagés au rabais et des préfabriqués sont dressés un peu partout pour pallier à ces manques. Dans les facs les étudiants luttent contre l'application du processus de Bologne et pour obtenir des représentants dans les instances de direction. Enfin COMAC s'est lancé le défi il y a 7 ans de faire une grande fête populaire sur le modèle de la fête de l'humanité et nous sommes tous invités à Manifesta à Brendene les 19 et 20 septembre.

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- Rencontre avec EDON Union de la jeunesse démocratique de Chypre

Chypre est aujourd’hui victime des plans impérialistes initiés quand la Grande-Bretagne était encore la puissance colonisatrice de l’île. Établissant une politique de division, ils ont séparé le peuple en chypriotesgrecs et chypriotes-turcs. Malgré la bataille menée par l’AKEL (le parti progressiste des travailleurs, c’est-à-dire le parti communiste chypriote), le combat armé de l’extrême droite, avec l’Eglise a ses côtés, a créé des tensions dans l’île. En définitive, la Grèce et la Turquie ont beaucoup interféré dans les affaires intérieures chypriotes, ce qui a conduit à des conflits bicommunautaires et finalement au coup d’Etat de 1974 soutenu par la junte au pouvoir en Grèce et à l’invasion turque. Les deux événements ont été planifiés par l’OTAN. Depuis lors l’île est divisée en deux parties et son peuple vit séparé depuis bien des années, sans

aucune possibilité communication.

de linguistiques.

Aujourd’hui le principal combat d’EDON doit être la continuation de la lutte afin de résoudre le problème chypriote. Ce problème c’est celui de l’invasion et de l’occupation de l’île par l’armée turque, engendrant des centaines de milliers de réfugiés des deux côtés, de disparus, et de violations des droits humains fondamentaux depuis plus de 35 ans.

De plus le peuple chypriote et notamment sa jeunesse doit faire face aux problèmes créés par le système capitaliste et son expression néolibérale. Les attaques contre le droit du travail, contre l’éducation et la santé publique, le chômage, la toxicomanie, les difficultés à vivre d’une manière autonome et à former une famille sont autant de problèmes que les jeunes chypriotes Le principal moyen pour doivent affronter. avancer est de continuer la politique dite de EDON est la première rapprochement pour que organisation de jeunesse les jeunes de Chypre qu’ils à Chypre. Elle est soient des chypriotes organisée au niveau local, grecs ou des chypriotes régional, pan chypriote et turcs comprennent le international. EDON lutte besoin de coopération, de pour la réunification de l’île combat et de travail et pour une résolution commun aux niveaux sociaux, juste, durable et pacifique politiques, du problème chypriote. économiques, afin de faire Edon se bat également émerger une solution et de pour la démilitarisation de se rapprocher de la pacifique. l’île et pour la coexistence coexistence pacifique des peuples audelà de la nationalité, de la religion ou des différences

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En 2005, les chypriotes turcs ont élu une congrégation de gauche, et les chypriotes grecs ont mis en 2008 à la tête du gouvernement l'AKEL, ce qui a favorisé pendant un temps les négociations. En 2010, la victoire de l'extrême droite coté turc (suite au droit de vote des colons turcs aux élections), a stoppé les négociations.

En février 2013, lors des élections présidentielles suite aux attaques successives de l'Union Européenne contre le gouvernement chypriote et sa résistance aux attaques de la Troïka, la droite reprend le pouvoir coté chypriote sur un programme de soumission aux exigences impérialistes de l'UE.

Les camarades d'EDON continuent donc le combat pour la réunification, mais aussi pour une sortie de l'UE, qui a stoppé le processus de changement initié en 2008 par l'AKEL.

- Rencontre avec la FSM -

La fédération syndicale mondiale nous accueille dans les locaux de la fédération syndicale d’Equateur.

Créée à la sortie de la seconde guerre mondiale, son objectif est clair : défaire le néolibéralisme et avancer vers le socialisme par un syndicalisme de classe, un syndicalisme politique. Conscientiser, organiser et lutter. En 2011, le congrès de la FSM a débouché sur une charte antiimpérialiste : le pacte d’Athènes. Les syndicats de travailleurs y appartenant

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Fédération syndicale mondiale ont pris depuis son existence des positions politiques antiimpérialistes : contre la dictature de Pinochet au Chili, contre l’apartheid, les interventions impérialistes en Lybie et en Syrie… S’ils appuient et participent aux gouvernements en Equateur et au Vénézuela, ils continuent à se battre pour les droits des travailleurs, au niveau national et international, mais aussi de manière classique dans les entreprises. Les représentants de la FSM sont aussi très critiques envers les directions syndicales appartenant à la CSI (Confédération

syndicale internationale), appuyant pour eux l’impérialisme en prenant des positions réformistes, et en appuyant parfois de graves atteintes aux libertés et aux droits humains. C’est au contraire pour eux par la lutte de classe, par un syndicalisme internationaliste, antiimpérialiste, politique, que nous détruirons le capitalisme.

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- Bilatérale avec les jeunes communistes libanais -

L'échange se tient autour de nos batailles respectives. Sur la situation au Liban, elle est assez particulière. Les frontières communes avec la Syrie accroissent les tensions dans le pays. 1 million de Syriens y sont réfugiés et vivent dans des conditions très dures. Ils s'ajoutent aux réfugiés palestiniens. Les jeunes communistes ont lancé une collecte de vêtements pour ces réfugiés. Au niveau gouvernemental, le système libanais fonctionne en coalitions, plus ou moins liées aux différents courants religieux, ce qui entraîne à l'heure actuelle une instabilité due à la répartition des ministères par coalitions et dans les coalitions mêmes.

sur la détention de Georges Ibrahim Abdallah en France.

La lutte pour sa libération fait partie de leur combat. Nous échangeons sur l'engagement des camarades dans le Nord et en Gironde dans le collectif pour sa libération. Il est inadmissible de garder en prison sous la pression d'Israël et des Etats-Unis un homme alors que la justice l'a libéré a plusieurs reprises. Georges Abdallah est un prisonnier politique, les camarades nous engagent à continuer le combat et à partager avec eux les actions et événements autour de cette bataille.

L'absence de gouvernement a amené à une privatisation de la quasi-totalité des établissements d'enseignement. Elle a aussi amené la dégradation du niveau de vie. Beaucoup de manifestations, de mobilisations pour relever le niveau de vie, des batailles contre la hausse des frais d'inscription dans les universités. La lutte est difficile, car, s'il existait dans les années 70 une union des étudiants de gauche, cette organisation a été éradiquée avec la guerre, ils sont aujourd'hui en phase de reconstruction. Les jeunes communistes ont participé en 2006 au conflit contre Israël, ont eu beaucoup de pertes, et ont été mis à l'écart par le Hezbollah. Pour finir, le camarade nous interpelle

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Les Débats - Processus de paix en Colombie -

Beaucoup d'organisations colombiennes ont participé à ce festival. En tout, c'est 300 délégués de ce pays frontalier à l'Equateur qui sont présents. Après 50 années de lutte armée, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement ont entamé en 2011, sous le patronage d’Hugo Chavez, puis de Raul Castro, à la Havane, un processus de paix. Les organisations progressistes de Colombie mobilisent dans tous les secteurs pour en arriver à une paix juste, en faveur de la population. Si les FARC ont officiellement rendu les armes, c'est pour arrêter le massacre tant en Colombie que dans les pays frontaliers où les organisations paramilitaires n'hésitaient pas à traquer les guerilleros venus se cacher dans la forêt amazonienne. Toutes

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les

organisations

(Parti progressiste, congrégation des peuples, marche patriotique, jeunes communistes colombiens), qui représentent la gauche dans toute sa diversité, insistent sur le fait que la paix ne doit pas être un arrêt de la lutte antiimpérialiste pour faire sauter un des derniers verrous à la création d'un continent latino-américain socialiste. L'extermination de beaucoup de leaders a été un coup fort porté à l'alternative et à ce processus de paix. Tous les secteurs populaires doivent s'unir contre l'organisation paramilitaire des propriétaires terriens qui veut faire la paix par la guerre, au service de l'impérialisme.

Il y a bien deux visions du processus. Celle d'Urribe consiste à détruire les organisations (qu'elles soient de lutte armée ou non) qui se battent au quotidien pour sortir du libéralisme. L'autre vision, portée par l'ensemble des organisations progressistes est que la paix doit se construire en rapport avec la population, et pas seulement dans l'oligarchie. La paix, ce n'est pas seulement arrêter le conflit armé, c'est aussi préparer le terrain à l'alternative politique. Aujourd'hui, 9500 prisonniers politiques sont enfermés dans les geôles colombiennes. Leur libération est une présentes condition à cette vision du processus.

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Malheureusement, à l'heure actuelle, c'est la vision libérale de la paix qui prend le dessus. Les organisations présentes, conscientes de l'enjeu, vont se rassembler pour inverser la tendance. Un autre point est abordé lors de ce débat. Un gouvernement alternatif a vu le jour à la mairie de Bogota. Il est dirigé par Gustavo Petro, ancien guérillero, depuis 2011. Il prend des mesures progressistes d'aménagement urbain du territoire et de développement des services publics pour arrêter la ségrégation sociale. Il socialise aussi la gestion de l'eau et des déchets en 2012. C'est à ce moment-là que s'organise contre lui une déstabilisation politique.

La cour des comptes, aux mains des groupes armés paramilitaires, et le procureur, proche de l'ancien président Urribe, essayent de le destituer en invoquant une mauvaise gestion des déchets. Chose faite d'ailleurs depuis le 9 décembre dernier. Cette destitution représente une attaque contre la démocratie, puisqu'un fonctionnaire a réussi à déstabiliser pour motifs politiques un maire élu par une large frange de la population. Cet exemple, qui ressemble à s'y méprendre à un coup d'état, est dangereux pour la montée d'une alternative en Colombie.

- Débat -

"Les conséquences écologiques des guerres impérialistesLes conséquences écologiques des guerres impérialistes" Pays intervenants : Corée du nord, Croatie, Équateur, France, Venezuela, États-Unis, Allemagne.

...CORÉE DU NORD

Le débat à été ouvert par une intervention de la Corée du nord qui à totalement ignoré le sujet du débat pour placer une propagande pro-gouvernementale. A les croire l'histoire de l'humanité se résume en deux points très simples : La guerre de Corée de 1950-1953 à été ordonnée par les USA qui s'en mordent encore les doigts grâce aux héros nord-coréens et leur courage légendaire.

Si les USA recommencent ils s'en mordront encore plus les doigts car les héros nord-coréens n'ont rien perdu de leur courage légendaire. Ceux qui voulaient un état des lieux sur l'écologie après la guerre en seront pour leurs frais. JEUNES COMMUNISTES DE GIRONDE - www.mjcf33.org

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CROATIE

Un jeune de Croatie portera à la connaissance de l'assemblée les dégâts causés par les guerres en ex-Yougoslavie. Les bombes chimiques ont transformé une partie de la flore locale et sont responsables de la destruction de plusieurs forêts. Même les bombes classiques en détruisant les industries locales de mercure et de pétrole ont permit de répandre ces produits dans la nature en créant ce qu'ils appellent des « marées noires terrestres ». Le nombre de cancer dans la population Croate est deux fois supérieur à la moyenne européenne.

ÉQUATEUR

Le responsable gouvernemental présent pour assurer le débat à porté la question de la corrélation entre les guerres impérialistes et le contrôle des ressources naturelles. Ainsi en Amérique latine les bases américaines sont placées là où se trouve l'eau et le pétrole essentiellement. En Équateur le gouvernement tente de reprendre le contrôle des ressources nationales en les protégeant. Pour autant l'extraction reste nécessaire pour subvenir aux besoins du peuple. C'est la mise en place d'une consommation raisonnée et réaliste. Par exemple il n'y aura plus de cuisine à gaz en 2016 dans le pays car il ne dispose pas de ressources gazières. Toutes les cuisines seront donc électriques à cette date. De plus il est en théorie interdit

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d'exploiter une ressource locale sans l'accord des populations qui seraient affectées par l'exploitation. Enfin pour protéger la forêt amazonienne tout en subvenant aux besoins de la population locale l’Équateur à mis au point les premières formes d'agricultures sous les arbres.

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- Débat -

"La culture, l'éducation et la formation dans les mains du capitalisme" Pays intervenants : Maroc, Belgique, Inde, Colombie, Équateur, Cuba, Portugal, France, Liban, Chili, Pérou, Gabon.

Le constat commun à tous les intervenants est une baisse réelle et/ou proportionnelle du budget alloué à l'éducation ainsi que le refus croissant de la politique dans les lycées et les universités. Ainsi les étudiants du Maroc, qui sont opposés au roi, dénoncent le fait qu'on ne peut critiquer ce dernier

ÉQUATEUR

sans risquer d'être exclu de la Fac. La JCP, Jeunesse Communiste du Portugal, dénonce de la même manière une école qu'ils qualifient « d’extrême droite ». Seuls les plus riches y ont accès et les idéologies véhiculées par les programmes sont celles du défi de l'étranger et de l'élimination des

En Équateur, le droit à l'éducation pour tous est inscrit dans la constitution de 2008. Dans les faits l'accès à l'éducation s'est démocratisé mais des inégalités persistent. Aujourd'hui 40% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté dans le pays et ont donc du mal à couvrir les frais inhérents à l'éducation comme le transport, les fournitures scolaires...

différences.

Après cette présentation en tribune par la Belgique, le Portugal et le Maroc des intervenants de tous les autres pays ont apporté des clefs de lecture propres à leurs pays.

COLOMBIE

La Colombie, forte d'une cinquantaine d'intervenants, portera un constat bien sombre de l'éducation dans le pays. Des tests d'entrées existent à la Fac qui demandent des connaissances propres à l'élite du pays. Même dans le cas où un jeune passe ces tests il lui faut, faute de moyens de transport personnels, marcher 5h dans la forêt pour se rendre en cours et autant pour en revenir. L'éducation primaire est obligatoire mais elle sert d'instrument de contrôle au pouvoir. La religion est inculquée aux enfants.

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BELGIQUE

La Belgique portera un constat similaire l’Amérique latine une résistance face à à celui de la France et réclamera la fin du l'oppresseur s'organise. processus de Bologne, leur intervention sera appréciée car elle montrera que même dans les pays considérés comme responsables de l'impérialisme par

GABON

Le Gabon, par la voix d'un jeune handicapé, portera le problème de l'accès à l'école pour toutes les victimes de handicap. Dans ce pays, les jeunes qui ne sont pas considérés comme « normaux » par leurs professeurs ne sont pas acceptés en cours. En réponse la JC soumettra à l'assemblée l'exemple de la France qui en 1974 à voté l’obligation

pour tout établissement du secondaire d'être équipé d'un ascenseur. Même si cette loi n'est pas suffisante elle à été considérée par le jeune gabonais comme un premier pas nécessaire et il se proposait de porter cette loi dans son pays.

CHILI

Le Chili portera une revendication limite l’accès à l'éducation supérieure et principale ; la fin de la constitution écrite autorise les professeurs à exclure par Pinochet qui demeure toujours en définitivement certains élèves. vigueur dans le pays. Cette constitution

Le constat étant partout identique les intervenants se sont mis d'accord sur un point, créer une marche à travers l'Amérique latine pour le

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droit à l'éducation pour aider l'Amérique latine tous. Les intervenants de dans son processus l'Europe et d'Asie sont d'émancipation. invités à y participer pour porter leurs expériences de lutte victorieuses pour

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" Les droits à la sexualité et à la reproduction, égalité des genres et droits des enfants"

Nous intervenons sur le contexte en France, la montée d’un discours réactionnaire, activé par la loi pour le mariage pour tous. Cette montée réactionnaire est partagée par les différents délégués européens. En Espagne, la restriction du droit à l’IVG est un retour en arrière dangereux pour l’ensemble des pays européens. On se rappelle trop bien notre bataille en 2005 contre le traité constitutionnel européen sur cette question, notamment sur l’article qui garantissait « le droit à la vie », et portait en lui un recul évident des droits à disposer de son corps. Les camarades d’Amérique Latine ont une vision différente de cette question, et, du fait de la prédominance de la pensée chrétienne, sont sur des processus de conquête progressive des droits à ce niveau-là. A la tribune, une jeune communiste équatorienne, représentante d’une association

féministe, nous explique que Rafaél Corréa, actuel président, soutenu par la JCE, s’oppose fermement à l’avortement. Le mouvement féministe d’Equateur commence à conscientiser dans le milieu ouvrier pour mener une bataille forte sur cette question. La révolution n’arrivera pas à son terme si la liberté de chacun à disposer de son corps n’est pas effective. Elle insiste sur le fait que le mouvement féministe en Amérique Latine est naissant, se base sur le féminisme occidental, et devrait s’en émanciper pour prendre en compte les réalités du continent pour gagner des droits. La naissance d’un pôle féministe latino-américain serait une base de lutte contre le patriarcat, qui est un outil évident de l’impérialisme.

"L'union Européenne est un pôle impérialiste" Son rôle dans les antagonismes avec les autres forces impérialistes. Le combat anti-impérialiste de la jeunesse en Europe

A la tribune, un camarade de la CJC (Espagne) et une camarade de la JCP (Portugal) décrivent les mécanismes de l'impérialisme en Europe, et dans leur pays en particulier. Le rôle de la BCE, de la Commission Européenne, de la Troïka dans la situation dans chacun de ces pays sont passés au crible. Ils décrivent

l'impérialisme comme le stade ultime du capitalisme, stade auquel ce dernier devient réactionnaire. Le principe de « limitation des déficits » en est ici l'incarnation. Beaucoup de camarades d'Amérique Latine nous mettront en garde, d'ailleurs, sur la phase dans laquelle entrent les pays d'Europe.

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Nous allons vivre, si nous ne trouvons pas d'alternative rapidement, ce qu'ils ont vécu dans les années 2000, une mise à genou devant le FMI et autres institutions aux services des possédants. L'alternative, selon nos camarades en tribune, mais aussi dans la salle (KNE [Grèce], SDJ[Allemagne]), ne peut se construire à l'intérieur même du capitalisme. Selon eux, c'est de notre responsabilité d'organisations de jeunesse de créer une alternative socialiste à l'Union Européenne, une coordination européenne pour impulser un internationalisme de classe. Malheureusement, en tout cas suite à ce débat, aucune proposition concrète et immédiate de lutte commune (luttes étudiantes, luttes sur l'emploi) ne pourront sortir, car les organisations présentes font d'un préalable nécessaire à la lutte la sortie de l'UE et de l'Euro. Plus tard, lors des bilatérales, nous verrons que rien n'est perdu et que nous pouvons envisager des plate formes communes de revendications à moyen et court terme.

Ce qui m'a marqué lors de ce débat, c'est la souffrance des jeunes grecs, portugais, espagnols, et leur relation à l'Union Européenne comme principal ennemi. Relation compréhensible si on regarde de plus prés les dégâts dans ces trois pays concernant l'emploi des jeunes et la destruction des services publics. D'autres interventions ont eu lieu dans ce débat, notamment des jeunes camarades du Front Polisario (Sahara occidental), qui nous alertent sur un protocole d'accord passé entre les pays de l'UE, et notamment la France, avec le Maroc, pour exploiter les richesses du Sahara Occidental, sans concertation avec le peuple Sarahoui. Les camarades nous demandent un soutien sur cette question. Nous prendrons les contacts sur le festival.

"Chômage, précarité, exploitation" Le combat organisé dans les lieux de travail, pour le droit au travail et le travail avec des droits

Cette conférence, pour laquelle nous avions préparé une intervention offensive sur la situation en France mais aussi sur la conquête de nouveaux droits pour les jeunes, en décrivant notre bataille

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auprès des jeunes A la tribune, chaque travailleurs, des jeunes continent est représenté. travailleurs en formation, des jeunes chômeurs en France, s’avère être un échange d'expérience des plus intéressants.

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Au delà des échanges sur nos manières de militer et l'état des forces progressistes dans chaque pays (l'Europe s’avère être la plus pénalisée sur ce point-là, plombée par un fatalisme organisé, sans abandonner pour autant la lutte, et connaissant dans chaque pays des pics de mobilisation exceptionnels), les organisations d'Amérique Latine, et le gouvernement Equatorien font un point sur leur vision du travail, et leur manière d'appuyer les processus révolutionnaires à ce niveau-là. Pour eux, le travail constitue la colonne vertébrale de la société. En Equateur et au Venezuela, le droit au travail est inscrit dans la constitution. Et se base sur une logique simple : travailler moins pour travailler tous, consommer moins pour que tout le monde consomme. On parle ici de planification avec la participation des citoyens, d'équité, d'égalité, de la garantie des droits des travailleurs inscrits dans la constitution. C'est bien par

la loi que les citoyens ont la possibilité d'intervenir dans la gestion des sociétés. Au delà de leur situation, ils posent les bases de revendications concrètes que nous pourrions faire internationales, avec un

Argentine par les chambres patronales et les syndicats de banques), les organisations progressistes présentes d'Argentine (JCA), de Bolivie (JCB), du Venezuela (JCV) et d'Equateur (Coordination

point très important sur la création d'une législation internationale sur le droit au travail des migrants, garantissant à chacun la dignité, quel que soit son pays d'origine, et le pays dans lequel il migre, pour que le capitalisme cesse de se servir des travailleurs étrangers comme main d’œuvre à bas prix, et comme outil de paupérisation des travailleurs du monde entier. Même si les pressions internationales sont fortes (pressions organisées en

syndicale d'équateur) ne lâchent pas le combat, appuient de manière critique les gouvernements tout en poussant à la radicalisation de la révolution. Dans tous les cas, tous les délégués s'accordent sur une chose : c'est au plus prés des travailleurs qu'il faut militer, pour construire avec eux le monde que nous voulons pour demain.

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Après le Festival - Yasuni contre l'exploitation pétrolière -

Nous avons décidé de mêler ces deux comptes rendus car ils tournent autour d'une question cruciale à l'heure actuelle en Équateur : la défense de l'environnement et plus particulièrement du parc Yasuni. En 2007, Rafael Correa avait proposé à l'ONU de ne pas exploiter le bloc Ishpingo, Tambococha et Tiputini (ITT), situé dans le parc Yasuni, dont les réserves sont estimées à 920 millions de barils de pétrole représentant 20 % des réserves de l’Équateur, le plus petit pays membre de l'OPEP. En échange, il demandait à la communauté internationale une compensation de 3,6 milliards de dollars sur 12 ans à titre de contribution pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour éviter l'émission de 400 millions de tonnes de CO2, responsables des gaz à effet de serre. Cependant, durant ces dernières années, l’Équateur n'a obtenu qu'à peine 13,3 millions de dollars, soit 0,37 % des fonds attendus. En décembre dernier, juste avant le festival, Correa demandait au Congrès de se positionner pour l'exploitation par l’État du bloc ITT.

l'heure actuelle, par le biais de son parti politique (PACHAKUTIC) au gouvernement de Correa, est perplexe vis-à-vis de cette exploitation : « Nous ne sommes pas contre l'exploitation du pétrole, mais le président avait promis dans un premier temps de ne pas y toucher, et promet aujourd'hui de mettre en place des technologies de pointe qui ne nuiront pas à l'Amazonie, comme ont pu nuire les technologies de ChevronTexaco (entreprise américaine qui a ravagé l'Amazonie pour puiser le pétrole). Nous voulons des garanties. Les populations sur place doivent être consultés et avoir un droit de regard sur ces technologies avant que les forages ne commencent».

C'est de cette question, qui soulevé une partie de la population équatorienne, dont nous avons parlé avec ces deux organisations. La CONAIE, qui a participé à la révolution citoyenne et participe à

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Pour le collectif Yasunidos/das, qui est un regroupement international d'associations écologistes, la question est beaucoup plus tranchée. En effet, notre interlocutrice nous explique que la démarche de Correa de reprendre la proposition Yasuni (avec paiement de la dette écologique comme expliqué plus haut), était une manœuvre politique pour pouvoir exploiter ce pétrole. Ils se sentent trahis et de ce fait ont lancé une pétition avec pour objectif de collecter près de 600 000 signatures, soit 5 % de l’électorat équatorien, pour exiger un référendum d'initiative populaire sur la question suivante : « Êtes-vous d’accord pour que le gouvernement équatorien

maintienne indéfiniment sous terre le (pétrole) brut du bloc Ishpingo, Tambococha et Tiputini (ITT), connu comme le bloc 43 ? ».

Car l'alternative pour Yasunidos/das, c'est de laisser le pétrole sous terre, dans une logique de décroissance. Nous avons entrevu ici différents points de vue sur cette question. D'autres nous ont été donnés par la JCE (voir article) et des membres du mouvement Pais (organisation gouvernementale). Elle apparaît comme le point de tension majeur dans le pays. Affaire à suivre, donc...

- Rencontre avec l'ancien ministre de l’économie de Correa -

Le ministre à commencé par expliquer le fonctionnement de l'économie capitalistique en Équateur avant l'arrivé de Correa. Il y avait plus ou moins le même système qu'en Europe aujourd'hui, les grandes entreprises exerçaient un fort pouvoir sur l'ensemble de la vie politique et économique du pays et la surconsommation ne parvenait pas toujours à écouler la production. Les

bénéfices espérés n'étant pas toujours au rendezvous les entreprises étaient incitées à faire des « bons technologiques » pour proposer de nouveaux produits. Il n'y avait donc pas de rentabilisation des recherches technologiques et une obsolescence programmée des produits pour répondre à ces objectifs de rentabilisation sur le long terme. Les notions de

capitalisme et de gaspillage sont selon lui, intimement liés.

En Amérique Latine, dépasser ce processus à été possible grâce en partie au concept du « vivre excellemment » (notion directement traduite du Quetchua, la langue Inca). Il fallait réorganiser la vie économique et la dynamique politique vers cette notion.

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A partir de 2008 le gouvernement Correa à constamment augmenté l'investissement public pour faire reculer le privé, les nouvelles technologies étaient donc maîtrisées par l’État. Ce dernier s'est employé à répartir équitablement dans la société des produits sans obsolescence programmée pour équiper petit à petit la population. Le remboursement des investissements public était donc au rendez-vous. Les marges qui étaient ainsi dégagées ont été redistribuées aux plus pauvres pour les aider à sortir de la misère et du sous développement. Entre 1980 et 2008 l’Équateur connaît une hausse de la pauvreté relative et absolue de sa population et une baisse constante et régulière de ces dernières depuis 2008 avec le tournant du « vivre excellemment ». Depuis 2008 le gouvernement Correa s'emploie à redonner du poids aux petites entreprises au détriment des grands groupes pour limiter l'influence de la spéculation sur l'économie

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du pays et créer une toile ses propos et notamment d'emplois au service de la celui des deux guerres mondiales. population. Le ministre à ensuite élargi son champs d'étude. Au niveau mondial il existe une corrélation entre les guerres et les moments où la production ne peut plus être écoulée. De même le prix trop faible des matières premières ne permet plus aux entreprises d'extractions de faire des bénéfices, il devient donc urgent pour elles de créer une situation de surconsommation (par la guerre) pour augmenter la demande, donc les prix et donc les bénéfices. La périphérie subit ainsi les exigences des marchés centralisés dans la triade (USA, Europe, Japon) de deux manières différents. Soit en étant le théâtre des guerres postcolonialistes, soit en voyant ses ressources pillées par des entreprises qui fournissent en matières premières les pays belligérants. Il a ensuite développé de nombreux exemples historiques pour appuyer

Enfin il a insisté sur le lien qui existe entre la pauvreté locale et les décisions internationales. Les projets de développement économiques, et parmi eux un projet pour réduire la pauvreté infantile en Équateur, sont bloqués par centaine au FMI et à la Banque Mondiale, sous prétexte qu'ils ne sont rentables qu'à long terme. Loin de se contenter de critiquer il terminera son intervention par une série de propositions. 1. limiter la distance des échanges et notamment routiers pour réduire l'impact écologique des productions. 2. créer des organes de décisions internationales pour le bien de tous, et donc organiser un G194 plutôt qu'un G20 3. Interdiction de la vente à crédit à tous les niveaux pour stopper l'engrenage de la pauvreté des États et des personnes.

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- Rencontre avec le secrétaire national de la question politique des peuples, des nationalités et de l'interculturalité Avant la décolonisation les peuples d’Équateur ont longtemps demandé une reconnaissance qui ne soit pas que théorique. La constitution de 2008, portée par le président Correa reconnaîtra l’existence en Equateur de 14 nationalités et de 18 peuples. Même les populations les moins nombreuses ont eu cette reconnaissance et le peuple Eperrara Siapedaara ne compte que 380 personnes.

Le secrétariat à aussi une utilité en ne mesurant pas la pauvreté qu'en critère monétaire mais aussi en termes d'accès à des besoins essentiels comme l'eau, la nourriture, l'éducation...

Afin de favoriser l'intégration des peuples toutes les administrations locales sont encouragées à respecter chaque peuple de son territoire, les plus vertueux reçoivent des financements plus importants de la part des Le respect mutuel entre ces peuples et ministères. la reconnaissance de la citoyenneté pour tous sont les piliers de cette En 1990 ont eu lieu de grandes constitution. Le vote des femmes est manifestations d'indigènes pour la acquis en Équateur depuis 1919 et le reconnaissance de leurs droits. Leurs secrétariat travaille plutôt à faire leader de l'époque avait déclaré, « on connaître et promouvoir les droits des vivait dos à dos, maintenant on se enfants. La production de chaque regarde, et on se découvre ». Ces peuple est calculée au plus juste pour manifestations sont à l'origine du répondre à ses propres besoins et pour processus politique qui à aboutit à la permettre une part de commerce entre constitution de 2008. les différents peuples du pays. Ces normes de production sont Aujourd'hui la situation des indigènes est calculées pour respecter le « droit à la meilleure et les populations vivent dans nature et à la protection », inscrit dans la un respect réciproque, dans l'éducation constitution. sont intégrés des apprentissages des autres cultures du pays. La redistribution des richesses entres les grands propriétaires terriens, descendants des colons espagnols, vers les populations locales se poursuit progressivement.

L’Equateur connaît aujourd'hui une paix sociale et ethnique sans précédant dans son histoire. JEUNES COMMUNISTES DE GIRONDE - www.mjcf33.org

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Conclusion Voilà le récit de notre voyage. Un festival mondial riche en débats et bilatérales, des rencontres d'associations, de représentants du gouvernement, d'anciens ministres... Les copains qui lisent ça doivent se dire « qu'est ce qu'ils ont bossé ! ». C'est vrai qu'on a rarement planché autant, sans relâche pendant 15 jours, sur l'antiimpérialisme, la situation en Amérique Latine, la situation des communistes du monde entier... En même temps, l'occasion ne se présente qu'une fois ! Et puis, même si on a vécu l'instant politique à 150 %, il faut pas croire, on est à la JC, et il nous restait encore 50 % d’énergie pour faire la fiesta chaque soir avec une délégation différente, pour visiter Quito, faire du trekking en Amazonie, poursuivre un bus à l’arrière d'un pick-up ! Nous avons eu le temps de voir les merveilles de la fondation Guayasamín (si vous ne voyez pas de quoi il s'agit, allez voir sur le net, c'est édifiant), celles plus anciennes du musée des arts précolombiens de Quito, de manger du « cuy » ( c'est du cochon d'inde...) plazza Foch, d'arpenter la calle Ronda, de croiser Correa place de l'indépendance, rencontrer la population, le matin, tôt, au petit déjeuner,

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jamais au même endroit, le midi pendant les pauses repas, le soir lors des soirées diverses...

Les camarades qui ont déjà vécu cette expérience nous l'avaient dit, avant de partir : « Il faut faire un festival mondial ». A notre tour, nous souhaitons dire aux camarades de la JC qui ne sont pas encore partis, oui, il faut le faire. Il faut le faire parce qu'on en revient gonflé à bloc, des contacts plein les poches, des souvenirs pleins la tête, et avec une envie plus forte que jamais de défaire l'impérialisme et le capitalisme, une volonté acharnée de dire que c'est possible, et qu'on va y arriver. Mais au delà du festival, c'est en Amérique Latine qu'il faut aller. Parce que c'est la preuve vivante que le fatalisme n'a pas sa place dans nos esprits révolutionnaires. Si tout n'est pas réglé en Équateur, si le socialisme n'est pas encore accompli dans les pays de l'ALBA, nous avons touché du doigt ce qu'est vraiment la démocratie, nous avons senti que c'est possible, et surtout que la population y croit et porte ce processus de changement de système.

Que viva el 18 Mundial Festival de la Juventud y de los Estudiantes. Hasta el 19 !

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Journal voyage quito 2013