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ARGU FLASH

< 14 octobre 2011

GARANTIR À CHACUN LA SANTÉ DE DEMAIN Le modèle de santé français est envié dans le monde entier, nous devons en être fiers. Ce modèle de santé, nous devons assumer son coût : la France se classe 3ème en matière de dépenses de santé (près de 12% du PIB) soit 2 points de plus que les pays de l’OCDE. Mais aussi saluer sa performance : l’investissement massif et la qualité de nos professionnels nous permettent d’avoir une des plus hautes espérances de vie au monde (81 ans contre 78 ans aux États-Unis). Résultat, 88% des Français sont satisfaits de la qualité des soins. Ils sont aussi conscients de la gravité de la question des déficits : 55% considèrent que le déficit de la sécurité sociale est un problème grave qu’il faut régler d’urgence. Pour 83% des Français, la mesure la plus efficace serait de réduire les abus et les gaspillages. A nous d’inventer et de garantir à chacun la santé de demain !

I.

Afin de sauvegarder l’excellence de notre système de soins, Nicolas Sarkozy a modernisé notre politique de santé depuis 2007

Une modernisation des systèmes de soins  La loi « hôpital, patients, santé, territoires » du 21 juillet 2009 s’inscrit dans une triple logique de renforcement de la qualité, de la sécurité et de l’efficience de notre système grâce à la création des agences régionales de santé (ARS), à l’instauration de la gouvernance des hôpitaux et un renforcement de la coopération entre les établissements hospitaliers via les communautés hospitalières de territoire.  Le plan hôpital 2012 lancé dès 2007, a permis de maintenir un haut niveau d’investissement (plus de 10Mds d’euros). Des résultats très significatifs ont été obtenus sur le retour à l’équilibre des finances hospitalières avec un déficit passé de 475M€ en 2007 à 180 M€ en 2010. L’objectif national de dépenses d'assurance maladie (ONDAM) a été respecté en 2010 pour la 1ère fois depuis sa création en 1997. Il le sera aussi en 2011. Un effort sans précédent envers les professionnels de santé  Par une revalorisation des carrières des professions paramédicales et une revalorisation de la consultation des médecins généralistes à 23€, soit un effort de 250 M€.  Par l’incitation plutôt que la contrainte pour lutter contre la problématique de la désertification médicale. La loi HPST incite l’installation dans les territoires sous-dotés avec la création des contrats d’engagement de service public qui donnent lieu au versement d’une allocation mensuelle (1200 euros) aux étudiants en médecine et internes en contrepartie d’un exercice dans ces zones. Préparation aux défis sanitaires  Les lancements du Plan Alzheimer (1,6Md€), du Plan Cancer (2Mds€) ou encore le programme national de développement des soins palliatifs (230M€) démontrent la volonté du Président de la République d’apporter des solutions innovantes de prise en charge et de soutenir la recherche. Le président de l'Association américaine Alzheimer, Harry Johns, a d’ailleurs estimé en juillet dernier que le plan français était « un véritable modèle pour le monde » 1


II.

Pour un système de santé plus accessible, ambitieux et juste.

Parce que 2012 sera un rendez-vous de responsabilité et que la situation financière exige que nous soyons rigoureux, nos propositions s’articulent autour de 4 axes majeurs: 1/ Garantir l’accessibilité financière et géographique aux soins  En luttant contre les déserts médicaux et les dépassements d’honoraires par une palette d’outils incitatifs qui permet de faire du sur-mesure : O Le développement des maisons de santé avec un objectif de 1000 maisons pour 2017 O L’encouragement des stages d’étudiants en médecine et la simplification des aides à l’installation des médecins en zones sous-médicalisées  En rappelant que l’accès aux soins pour tous est fondamental ; o Par l’encadrement des dépassements d'honoraires o Par la responsabilisation de chaque patient et de chaque praticien sur les dépenses de santé qu’il engage 2/ Redonner des perspectives aux professionnels de santé  En créant de « nouveaux métiers de la santé » qui permettraient de soulager les médecins de certains actes et de développer les complémentarités entre professionnels de santé afin de mieux répondre aux besoins des patients et dynamiser les trajectoires de carrières pour les professionnels  En libérant du temps médical par la simplification des tâches administratives qui pèsent sur les professionnels de santé en ville et dans les établissements. 3/ Promouvoir le « juste soin » au service d’une santé humaine  En réduisant les dépenses de santé, en intensifiant la lutte contre la fraude et optimisant le régime des Affections de Longue Durée (68% des dépenses de santé).  En mettant la bientraitance et la pertinence des actes au cœur des parcours de soins  En baissant le prix des médicaments grâce à une gestion plus dynamique des prix. 4/ Mettre la prévention au cœur de notre politique de santé publique  En renforçant le parcours de prévention des bénéficiaires de la CMU puisque la santé globale de 4 millions de bénéficiaires couverts ne s’est pas significativement améliorée.  En révisant la loi de santé publique de 2004 pour donner la priorité à la santé environnementale, à la santé mentale, aux maladies infectieuses, aux troubles du comportement alimentaire et aux toxicomanies.

III.

Le PS propose à l’inverse une politique de la santé fondée sur l’assistanat, la coercition et l’infantilisation des professionnels de santé.

Le PS signe son retour vers sa vieille logique dirigiste :  En prônant la contrainte plutôt que l’incitation : le 5 octobre, Arnaud Montebourg, nouvelle coqueluche du PS, a proposé « une période obligatoire de soutien des jeunes diplômés aux zones les plus en difficulté » pour lutter contre la désertification rurale. C’est un signe de mépris pour l’esprit d’initiative, de responsabilité des professionnels.  En voulant supprimer définitivement la tarification à l’acte pour passer au forfait : c’est une attaque en règle contre les 115 000 médecins libéraux.  En proposant le concept flou de « care » : il transforme l’Etat en un simple guichet d’aumônes prescrites à coup d’allocations et d’impôts ! 2


Argumentaire UMP - Garantir à chacun la santé de demain