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> ARGU FLASH < 20 février 2012

REVALORISER LE TRAVAIL POUR SORTIR DE LA CRISE Le diagnostic de Nicolas Sarkozy en 2007 sur la nécessité de revaloriser le travail était le bon. Car la crise qui a éclaté en 2008 et qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui est une crise du travail : crise de la spéculation et de l’argent facile préférés au travail et à l’effort ; crise de l’assistanat qui peut payer plus que le travail ; crise de l’endettement public qui a fini par remplacer le travail pour financer notre croissance. Pour Nicolas Sarkozy et l’UMP, c’est en travaillant plus et mieux, en valorisant le travail et le mérite plutôt que l’assistanat et la spéculation, que nous sortirons de la crise. C’est pour cela que Nicolas Sarkozy propose de revaloriser le travail à tous les étages de notre société.

1/ Valoriser le travail, c’est d’abord protéger nos emplois en luttant contre les délocalisations. C’est le but de la fiscalité anti-délocalisation qui va réduire de 13 mds € les charges patronales sur les bas salaires pour réduire le coût du travail, redonner de la compétitivité à nos entreprises et faciliter les embauches. L’emploi de 14 millions de salariés, dont 80% des salariés de l’industrie et 92% des salariés de l’agriculture, sera protégé par cette mesure. Pour ne pas creuser la dette, cette mesure est financée par une augmentation d’1,6 point de TVA et de 2 points de la CSG sur les revenus du capital. 2/ Valoriser le travail, c’est permettre de travailler plus à ceux qui le souhaitent et pour faire face aux pics d’activité d’une entreprise. Pour Nicolas Sarkozy, il n’est pas question de revenir sur l’exonération des heures supplémentaires. C’est un dispositif qui a permis à 9,4 millions de salariés de gagner par leur travail 22,7 Mds € sur 5 ans. Mais, aujourd’hui, les entreprises ne peuvent pas adapter les conditions de travail aux variations de leur activité. Conséquence de cette rigidité ? Quand il y a moins de commandes, une entreprise licencie. Pour protéger les salariés, Nicolas Sarkozy propose des accords compétitivité-emploi pour permettre aux entreprises d’adapter les salaires et le temps de travail à l’activité économique. En contrepartie, l’emploi doit être garanti. Cela signifie par exemple que le temps de travail peut baisser en cas de manque d’activité mais que les emplois sont préservés. Inversement cas de pic d’activité, le temps de travail peut augmenter ainsi que les salaires. 3/ Valoriser le travail, c’est faire en sorte que le travail paye toujours plus que l’assistanat. La différence de pouvoir d’achat entre un salarié payé au Smic et une personne qui vit des prestations sociales est trop faible. Cela décourage le travail. Nicolas Sarkozy propose donc de baisser de 4 Mds € les cotisations salariales payées par les salariés qui touchent entre 1000 et 1400€ nets par mois. Cela revient à augmenter de plus de 1000 € par an le salaire des personnes qui touchent le SMIC. Cette mesure est financée à 100% par la suppression de la prime pour l’emploi (PPE) et par une augmentation de la fiscalité sur les dividendes. www.u-m-p.org 1


Aujourd’hui la PPE représente un gain de 450 € par an pour 6 millions de personnes. Ce que propose Nicolas Sarkozy, c’est un gain de 1000€ par an pour 7 millions de personnes. Le dispositif est gagnant ! 4/ Valoriser le travail, c’est réhabiliter la logique des droits et des devoirs dans notre modèle social. Il est logique que la solidarité joue à plein pour les personnes qui sont dans l’incapacité de travailler – qui souffrent d’un handicap ou se trouvent dans une situation d’exclusion. Le RSA a ainsi permis à 150 000 personnes de sortir de la pauvreté. Mais il n’y a pas de raison que les personnes qui peuvent travailler bénéficient de la solidarité nationale sans contrepartie et sans réinsertion vers le travail. Nicolas Sarkozy propose donc que tous les bénéficiaires du RSA, qui peuvent exercer une activité, travaillent 7 heures par semaine payées au SMIC. Obliger un allocataire du RSA de faire des travaux d’intérêt général, c’est lui permettre de garder un contact concret avec les exigences du monde du travail, c’est préparer sa réinsertion vers le marché du travail, c’est refuser l’indemnisation passive chère à la gauche et privilégier une logique plus humaine qui consiste à donner toujours sa chance à celui qui n’a plus d’emploi. 5/ Valoriser le travail, donner aux chômeurs une chance de retrouver un emploi. Aujourd’hui, seuls 10% des chômeurs bénéficient d’une formation qualifiante. 75% des chômeurs qui demandent une formation ne l’obtiennent pas. Sur les 32 Mds € consacrés chaque année à la formation professionnelle, à peine plus de 10% bénéficient aux chômeurs, qui sont pourtant les premiers à en avoir besoin. C’est inacceptable alors qu’environ 300 000 offres d’emplois ne sont pas pourvues faute de profil adéquat. Nicolas Sarkozy propose donc de donner un droit à la formation aux chômeurs pour apprendre un nouveau métier et développer leurs compétences. En échange, un chômeur ne pourra pas refuser une offre d’emploi qui correspond à sa nouvelle formation. Nicolas Sarkozy proposera aux partenaires sociaux de discuter de ce sujet. S’ils ne s’entendent pas, il soumettra par référendum cette proposition au peuple français. 6/ Valoriser le travail, c’est empêcher que certains dirigeants s’octroient des salaires démesurés sans aucun lien avec les résultats de leur entreprise. Il n’y a pas de place pour les profiteurs en bas de l’échelle comme en haut de l’échelle. Un patron qui augmente son salaire de 20% alors que les résultats de son entreprise sont mauvais, c’est aussi choquant qu’une personne qui préfère toucher une allocation plutôt que de reprendre un travail. Pour limiter les abus sur les très hauts salaires, Nicolas Sarkozy propose qu’un représentant des salariés participe au comité des rémunérations et que les principales rémunérations soient votées par l’Assemblée générale des actionnaires. La transparence des rémunérations sera renforcée : en plus des cinq plus grosses rémunérations qui sont aujourd’hui déjà publiées, les entreprises seront obligées de publier la répartition des salaires dans l’entreprise et leur évolution en pourcentage d’une année sur l’autre. Un patron ne pourra pas augmenter son salaire de 10% sans que cela ne se sache. Il faut enfin fixer une règle simple : aucune rémunération ne doit être déconnectée de la performance de l’entreprise. Ce n’est pas le cas pour les retraites-chapeau et les parachutes dorés, qui sont des rémunérations versées indépendamment des résultats de l’entreprise. Nicolas Sarkozy propose de les supprimer pour les cadres dirigeants.

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7/ Valoriser le travail, c’est renforcer l’alternance, première porte d’entrée vers l’emploi. Nicolas Sarkozy propose donc de rendre l’alternance obligatoire en dernière année de bac professionnel et de CPA, soit 250 000 jeunes en plus formés en alternance chaque année.

A l’inverse de la vision positive du travail, portée par Nicolas Sarkozy, François Hollande incarne une philosophie restrictive et rabougrie du travail. Le candidat socialiste :  défend l’idéologie passéiste du partage du travail avec le retour aux 35 heures ;  pénalise ceux qui veulent travailler plus avec la suppression de l’exonération des heures supplémentaires ;  confond emploi et précarité en proposant des emplois publics en CDD pour les jeunes ;  risque d’aggraver le chômage et de baisser le pouvoir d’achat en alourdissant les cotisations sociales des salariés pour financer son retour de la retraite à 60 ans (soit 230 € de moins par mois pour un couple où chacun gagne 1500 €) ;  mélange solidarité et assistanat en préférant l’indemnisation passive du chômage plutôt que de donner aux chômeurs les moyens de se former pour retrouver un emploi. François Hollande est englué dans l’idéologie socialiste du siècle passé qui considère le travail comme une source d’aliénation et d’inégalités. Nicolas Sarkozy parie sur le travail et l’effort des Français pour sortir la France de la crise.

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Revaloriser le travail pour sortir de la crise  

Argumentaire UMP - Revaloriser le travail pour sortir de la crise