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ARGU FLASH

< 25 août 2011

UN PLAN DE RÉDUCTION DE LA DETTE RESPONSABLE, COURAGEUX ET JUSTE POUR FAIRE FACE À LA CRISE ET PROTÉGER LA FRANCE ET LES FRANÇAIS I.

La crise de la dette exigeait un nouvel effort de rigueur pour tenir nos engagements financiers et éviter un dérapage dramatique des comptes publics

 La majorité n’a pas attendu la crise pour s’attaquer à la question de la dette. Dès 2007, Nicolas Sarkozy s’était engagé à tourner la page de 30 ans de mauvaises habitudes consistant à financer notre croissance par l’endettement. Il fallait solder l’héritage mitterrandien et jospinien des 35 h, de la multiplication des prestations sociales, des milliers d’emplois publics créés sans financement. C’est pourquoi en 2007, avant l’éclatement de la crise des subprimes, un effort de réforme et de maîtrise des dépenses sans précédent avait été lancé avec notamment le non remplacement d’un départ en retraite d’1 fonctionnaire sur 2 et la stabilisation en valeur des dépenses de l’Etat. Durant tout le mandat de Nicolas Sarkozy, cet effort n’a jamais été relâché. Il a même été accentué avec la réalisation de réformes structurelles cruciales sur les retraites, les collectivités ou les hôpitaux. Sans la crise financière économique exceptionnelle de 2008 nos comptes publics auraient ainsi commencé à rebasculer dans le vert.  Cette politique courageuse nous a permis de tenir le cap face aux crises depuis 2008. Ce sont ces efforts consentis depuis 2007 qui ont évité à notre pays de sombrer comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal dès l’éclatement de la crise. La crise de 2008 a changé la donne. Alors que nous avions logiquement des moins-values de recettes, en raison du ralentissement de l’économie mondiale, nous avons dû maintenir un niveau de dépenses élevé pour protéger les Français, avec notamment : • une meilleure indemnisation du chômage (la durée de travail nécessaire pour bénéficier de l’allocation chômage a été abaissée à 4 mois contre 6 auparavant), • une aide exceptionnelle pour les ménages les plus fragiles (5 millions de foyers ont bénéficié d’une réduction exceptionnelle de leur impôt sur le revenu), • un soutien massif à l’emploi qui a permis de préserver plus de 3 millions de postes. Même si l’augmentation de la dette a été plus mesurée qu’ailleurs (+28% depuis 2007 en France, contre +66,5% en Espagne, +80% au Royaume-Uni) elle a atteint des niveaux insoutenables dans l’ensemble des Etats européens et aux Etats-Unis.  Pour échapper à une nouvelle récession, il nous fallait aujourd’hui réagir à la crise de la dette avec la même réactivité, la même solidité et la même efficacité qu’en 2008. C’était la condition pour conserver la crédibilité financière de la France et protéger les Français d’une faillite comme en Grèce qui serait désastreuse pour l’emploi et le pouvoir d’achat.  C’est dans cet esprit que le gouvernement a présenté le 25 août 2011, une batterie de mesures courageuses qui vont permettre à la France de tenir ses engagements de réduction du déficit public. 1


II. Le plan de réduction de la dette est sincère, courageux, responsable, et juste : il apporte une réponse efficace à la crise.  Un plan antidéficits sincère car nous assumons de revoir à la baisse les hypothèses de croissance pour notre pays en 2011 et 2012, à cause des nouvelles perspectives économiques mondiales (1,75 % en 2011 et 2012 contre des prévisions initialement fixées à 2% en 2011 et 2,25 % en 2012).  Un plan courageux car, sans craindre de paraître impopulaire, la majorité annonce des efforts considérables pour notre pays, afin que nous soyons au rendez-vous de la crédibilité en tenant nos objectifs de réduction des déficits : 1 milliard d’euros d’économies supplémentaires est ainsi programmé en 2011 et 11 milliards en 2012.  Un plan responsable car les mesures annoncées sauvegardent tous les dispositifs en faveur de la croissance, de l’emploi, de la compétitivité et du pouvoir d’achat. Le dispositif d’exonération des heures supplémentaires est sauvegardé pour les salariés. La gauche a d’ailleurs beau jeu de critiquer les aménagements qui sont apportés à ce dispositif (côté entreprises) alors qu’elle veut le supprimer purement et simplement. Un plan qui responsabilise : en augmentant les taxes sur les tabacs, les alcools forts et les sodas, la majorité ne créé par seulement de nouvelles recettes, elle fait aussi œuvre de santé publique en dissuadant les citoyens de consommer avec excès des produits qui peuvent être nocifs. A cet égard, la taxe sur les sodas était nécessaire quand on sait que la prévalence de l’obésité, qui s'élevait à 8,5% en 1997 atteint désormais près de 15%, (soit + 70% en 12 ans).  Un plan juste et de solidarité car tous les Français seront concernés par ces efforts à mesure de leurs moyens. Chacun sera impacté par un coup de « rabot » supplémentaire de 10% appliqué sur les niches fiscales, mais les plus grandes entreprises comme les Français les plus aisés seront plus mis à contribution que les autres. Ainsi 83% des mesures de rigueur concernent les Français les plus riches et les grands groupes : • les Français les plus aisés contribueront à hauteur de 3,7 milliards d’euros à ces efforts notamment via la création d’une contribution exceptionnelle de 3% pour les revenus du capital et du travail dépassant les 500 000 euros par an. Cette taxe durera tant que le déficit de notre pays sera supérieur à 3% du PIB. Par ailleurs les prélèvements sociaux sur les revenus du capital augmentent de 1,2% : il est normal de mettre à contribution les revenus du capital plutôt que le travail. Enfin, l’abattement dérogatoire sur les plus-values immobilières pour durée de détention est supprimé pour les résidences secondaires. • les grandes entreprises voient limitée la possibilité de reporter leurs déficits dans le calcul de l’impôt sur les sociétés, comme c’est le cas en Allemagne. C’est la première étape de la convergence franco-allemande annoncée le 16 août par A.Merkel et N.Sarkozy et qui est si indispensable pour l’avenir de l’Europe et de l’euro.  C’est seulement au prix de ces efforts que la France pourra tenir ses engagements de maîtrise de la trajectoire de la dette publique (5,7% en 2011, 4,6% en 2012, 3% en 2013 et 2% en 2014), mettre fin aux attaques des spéculateurs et conserver à la France la notation « AAA » de sa dette, gage de la crédibilité financière de notre pays et de la soutenabilité de notre dette sur le long terme.

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III. Alors que nous approchons de l’échéance présidentielle, les Français pourront juger qui est en capacité de tenir la maison France, de les protéger face à la crise et pour cela d’être au rendez-vous de la responsabilité.  La majorité vient de prouver, avec ce nouveau plan anti-déficits, qu’elle préfère prendre des mesures qui pourraient être impopulaires pour préserver l’intérêt supérieur des Français plutôt que d’être dans la démagogie, pour assurer sa réélection, mais en prenant le risque de ruiner la France.  Cette attitude responsable et courageuse place le PS devant ses responsabilités. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que pour l’instant le PS fait preuve d’une accablante immaturité : • En refusant la règle d’or, alors que c’est une mesure de bon sens, qui n’est ni de gauche ni de droite. D’ailleurs, le Premier ministre socialiste Zapatero a annoncé son adoption prochaine en Espagne. En s’obstinant dans cette posture de rejet puéril, le PS prend tout simplement le risque d’empêcher la France de se doter d’un instrument efficace contre la dette et donc de fragiliser notre crédibilité financière. • En promettant un programme aussi fou qu’irréalisable aux Français : revenir à la retraite à 60 ans, créer une allocation universelle les jeunes, avec à l’arrivée 50 milliards de dépenses nouvelles, c’est irresponsable. A tel point que certains commencent à ne plus vouloir assumer ce projet : o François Hollande explique qu’il faudra revoir « l’ordre des priorités et lisser dans le temps » l’adoption de certaines mesures, tel le contrat d’autonomie pour les jeunes. o Manuel Valls affirme que « la gauche doit remettre à plat une partie de son projet » et que « les mesures comme la création des 300 000 emplois d’avenir qui sont insoutenables financièrement » et ajoute qu’« il ne faut pas laisser croire aux Français que nous reviendrons à la retraite à 60 ans » (Les Echos 24 août) et qu’il est « favorable au principe d'une règle d’or » (Libération du 22 août 2011). o Ségolène Royal (20 heures de TF1 le 20 août) sur les emplois jeunes « ce n'est pas ma priorité de faire des emplois aidés un peu artificiels ». o Edith Cresson, ancien Premier ministre de François Mitterrand, explique que la retraite à 60 ans « c’est une hérésie ! Qui peut croire qu’on va y revenir ? Il est où l’argent ? » (France Soir, 25 août) • En refusant toute réforme de structure : la fusion des collectivités, le nonremplacement d’1 fonctionnaire sur 2, la réforme de la sécurité sociale etc… Face à la crise, le PS est loin de nous avoir démontré qu’il avait les reins suffisamment solides et une vision stratégique assez pragmatique pour prendre les décisions indispensables à la protection des intérêts vitaux de la France et des Français. La capacité à honorer des rendez-vous de courage, de responsabilité et de crédibilité sera pourtant la clé de 2012.

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Argumentaire UMP - Plan de réduction de la dette