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ARGU FLASH

< 26 septembre 2011

METTRE LA CULTURE AU CŒUR DE LA COHÉSION NATIONALE La culture française est par sa richesse exceptionnelle un élément fondamental de l’identité de notre pays : elle fournit à nos concitoyens un ensemble de valeurs communes, participe à l’attractivité et au rayonnement de la France dans le monde, produit de la croissance et des emplois. La culture fait d’ailleurs partie intégrante de la vie quotidienne des Français : ils vont par exemple toujours plus au cinéma (206,5 millions d’entrées en 2010, fréquentation jamais inégalée depuis 43 ans) ou au musée. Face aux bouleversements que connaît le monde de la culture, notamment l’essor du numérique, le gouvernement continue d’accompagner la création culturelle, malgré la crise, car un pays qui ne crée plus, est un pays qui perd son âme.

I. La majorité peut être fière de son bilan en matière de culture  Malgré la situation économique et même si la politique culturelle ne peut se réduire à un budget, de 2007 à 2012 les moyens en faveur de la culture et de la communication ont progressé de 1,5 milliards d’euros auxquels il faut ajouter les crédits du Grand Emprunt, dont 750 M€ ont été dédiés au patrimoine et aux contenus culturels ( exemplela numérisation des fonds patrimoniaux de la Bibliothèque Nationale de France).  L’accessibilité à la culture et la démocratisation culturelle ont été renforcées avec :  La gratuité dans les musées nationaux pour les citoyens européens de moins de 26 ans. Le nombre d’entrées gratuites dans les musées a progressé en 5 ans de 60%.  Une politique de délocalisation de grands établissements culturels destinée à rapprocher les chefs-d’œuvres de tous les publics : Centre Pompidou Metz (650 000 visiteurs en 8 mois), Louvre Lens, Centre Pompidou mobile lancé à l’automne (un musée itinérant conçu pour offrir à tous les publics la possibilité d’une rencontre avec les chefs-d’œuvre de l’art moderne).  Sauvegarder notre patrimoine, ce n’est pas seulement honorer notre passé, c’est aussi préparer l’avenir : depuis 2008, 400 millions d’euros par an sont consacrés à la rénovation des monuments et un grand plan de numérisation du patrimoine a été lancé.  Il fallait trouver des solutions pour faire face à la révolution numérique :  En luttant contre le téléchargement illégal avec l’Hadopi créée en 2009. Résultat, les internautes ont déclaré être plus incités à consommer des œuvres sur des sites respectueux du droit d’auteur (50% en avril 2011 contre 36% en octobre 2010).  En donnant à tous les Français l’accès au numérique : 40 millions de Français sont passés à la TNT, et 50% des salles de cinéma sont désormais numérisées.

II. Démocratisation, création, coopération européenne : nos priorités pour la culture. Nous proposons 4 axes qui structurent un projet financièrement responsable (qui ne contribuera pas à augmenter la dette) : 1


 Une démocratisation culturelle ambitieuse, avec deux idées fortes :  Faire entrer la culture à l’école, avec la possibilité pour tous les enfants d’une classe d’âge d’avoir une pratique artistique. Cette mesure prendrait pleinement son sens dans le cadre d’une réforme des rythmes scolaires ;  Rapprocher la culture de tous les Français, en accentuant la politique de prêt des grands musées nationaux, l’ouverture d’antennes en province et en dotant les constructions du Grand Paris d’une identité culturelle forte.  De nouvelles sources de financement pour la culture en passant d’une logique de financement de l’offre (équipements…) à une logique de financement de la demande (public):  Le développement d’un mécénat de proximité et notamment à destination du spectacle vivant, en augmentant les seuils de réduction de l’Impôt sur les Sociétés à 1% pour les PME jusqu’à un chiffre d’affaires de 50 millions €;  La généralisation du « Passe culture » destiné aux jeunes, familles et bas-revenus, qui fonctionne sur le mode des « chèques vacances » et a déjà permis d’améliorer l’accès à la culture dans un certain nombre de collectivités locales.  Un accompagnement des industries culturelles, avec par exemple la création d’un Centre national de la musique sur le modèle du Conseil national du cinéma.  La nécessité de réfléchir dans un cadre européen, notamment pour faire contribuer les grands acteurs de l’Internet au financement de la production culturelle, et pour réaliser une harmonisation fiscale de l’activité culturelle (notamment de la TVA) afin d’éviter tout dumping.

III. A l’inverse, le PS ne conçoit la culture que comme un gadget électoral… La culture est l’un des grands angles morts du projet PS. C’est ce qu’a dit le cinéaste Christophe Honoré au forum Libération du 15 juillet, face à M. Aubry : « J’ai lu les 30 engagements du PS. Je n’ai pas du tout vu le mot art. »  Piquée au vif, M. Aubry s’est empressée de promettre rien de moins qu’une augmentation de 30 à 50% du budget de la culture ! Une proposition ultradémagogique, qui fleure le retour aux années « Lang », qu’elle n’a assortie d’aucune proposition concrète, et qu’elle souhaite financer par la suppression de l’exonération des heures supplémentaires… qui doit déjà financer ses 300 000 emplois jeunes. Ses « amis » socialistes n’ont d’ailleurs pas manqué de souligner ses incohérences :  F. Hollande : « Ce n’est pas une surenchère qu’on demande, c’est une politique. » « Il faut faire attention à dire la vérité sur l’état de nos comptes publics, je ne tomberai pas dans une espèce d’échelle du perroquet où on va proposer plus. »  Manuel Valls : « Il ne faut pas augmenter le budget (…) il faut réinventer un modèle culturel, cela demande du temps et de la pédagogie. »  Sur le numérique, mêmes errances : M. Aubry veut abroger la loi Hadopi tout en affirmant vouloir «protéger les droits et la rémunération des auteurs ». Pour permettre une juste rémunération des ayants droits, M. Aubry a évoqué l’idée de la création d’une « licence globale » qui pourrait s’élever à un euro par mois signant ainsi l’arrêt de mort des créateurs et du principe de bon sens selon lequel tout travail mérite salaire.  Quant aux autres candidats à la primaire, ils sont aux abonnés absents: ni François Hollande, ni Ségolène Royal n’ont daigné parler de culture…  Etait-ce pour eux qu’Harlem Désir disait le 19 juillet 2011 que « jamais les politiques culturelles n’avaient été à ce point méprisées » ? 2


Argumentaire UMP - Mettre la culture au cœur de la cohésion nationale