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ARGU FLASH

< 19 août 2011

L’accord franco-allemand : une initiative historique pour l’Europe ! A l’heure où les excès de dette publique et la fébrilité des marchés font peser sur l’Europe le risque d’une nouvelle crise économique, Nicolas Sarkozy fait preuve de détermination en prenant l’initiative de relancer, main dans la main avec Angela Merkel, la construction d’une véritable gouvernance économique européenne. 1/ Les propositions franco-allemandes : un engagement commun pour protéger l’Europe et les Européens  Les propositions communes de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel vont redonner une véritable crédibilité à la zone euro ! Dans une lettre au Président du Conseil européen, ils ont avancé des propositions fortes : 1. L’instauration d’un véritable gouvernement économique de la zone euro, composé d’un conseil des chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunira deux fois par an et élira un président. Cette proposition, qui a même été saluée par l’opposition, amorce une nouvelle étape dans l’intégration économique au sein de la zone euro, qui sera désormais dotée d’une direction stable et audible ! 2. L’adoption par les dix Etats membres de la zone euro, avant l’été 2012, d’une règle d’or budgétaire. Cette mesure est une garantie de la bonne gestion financière de la zone euro : une règle d’or évitera que la dette d’un Etat puisse mettre en danger l’ensemble des Etats européens ! 3. La création d’une taxe européenne sur les transactions financières. Les Etats ont sauvé le secteur financier pendant la crise, c’est maintenant au tour du secteur financier de contribuer au financement des Etats ! 4. Un approfondissement de la coopération franco-allemande, qui se traduira par un conseil des ministres commun début 2012, et surtout la création d’un impôt sur les sociétés harmonisé. Il permettra un rapprochement des modèles économiques français et allemand.  Ces mesures courageuses témoignent de la volonté de Nicolas Sarkozy de déterminer une politique commune avec l’Allemagne.  Il est facile pour le Parti Socialiste de critiquer les décisions prises, notamment sur la question des « eurobonds » (titres de dette européens). Rappelons tout de même que l’action politique européenne, parce qu’elle implique plusieurs Etats, s’inscrit dans un processus de concertation ! Accepter de mener une politique commune, c’est aussi rechercher le consensus et accepter un bon compromis pour mieux convaincre demain. La question des « eurobonds » n’est pas abandonnée, mais comme l’a rappelé le Président de la République, « les eurobonds ne peuvent être que l’aboutissement d’un processus d’intégration. » Union pour un Mouvement Populaire – 55 rue La Boétie - 75 008 PARIS

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 Les socialistes ont également reproché à l’accord franco-allemand de ne pas augmenter le capital du Fonds européen de stabilité financière (FESF), structure aidant les Etats européens en difficulté. Mais ce fonds est déjà suffisamment doté pour remplir sa fonction : les socialistes tentent de se démarquer en faisant de fausses propositions alternatives qui ne reviendraient qu’à gaspiller l’argent des contribuables français ! 2/ Avec Nicolas Sarkozy, la maison France est bien tenue !  Grâce à l’action du Président de la République et de la majorité, la France affiche de bons résultats économiques : malgré un ralentissement au deuxième trimestre, la croissance française est restée soutenue au 1er semestre. Surtout la France préserve sa crédibilité financière : alors que de nombreux pays européens, et même les Etats-Unis, voient la notation de leur dette dégradée, la dette française demeure notée AAA et conserve la confiance des agences de notation. La récente déclaration de Carol Sirou, présidente de l'agence de notation Standard and Poor's pour l'Europe le confirme : « Nous sommes confiants sur cette note AAA stable ». Les experts saluent en particulier les réformes structurelles permettant la maîtrise du budget, au premier rang desquels figure la réforme des retraites.  Mais il faut poursuivre nos efforts pour respecter nos engagements et réduire notre déficit ! Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy propose d’adopter une « règle d’or », inscrite dans la Constitution, et qui imposera aux futurs gouvernements une limite aux dépenses publiques. Cette règle est indispensable pour marquer notre détermination à réduire la dette et vaincre les spéculateurs, et devrait donc faire l’objet d’un large consensus au sein de la classe politique. Mais le PS refuse de voter la règle d’or pour éviter d’approuver une réforme de la majorité : les socialistes sont donc prêts à sacrifier leur responsabilité politique sur l’autel de la politique politicienne ! 3/ Rattrapés par la crise, les socialistes sont confrontés à leur irresponsabilité !  Face à la crise, les socialistes tentent de s’ériger en donneurs de leçons et parangons de la maîtrise budgétaire. Mais si les socialistes changent de discours, ils n’ont pas encore changé de projet ! Rappelons-le : le projet du PS prévoit encore de dépenser sans compter ! 300 000 emplois jeunes, 10 000 policiers et gendarmes, retour à la retraite à 60 ans, plus de moyens pour l’éducation, pour la santé, pour la culture, mais jamais le début d’un financement… Avec un projet si coûteux, on comprend mieux pourquoi le PS refuse de voter la règle d’or…  Cette attitude colle mal avec la position tenue par le PS tout au long de la crise économique. Les socialistes n’ont eu de cesse d’appeler à la relance budgétaire, à augmenter la dépense publique pour relancer l’économie. Martine Aubry prenait alors comme exemple l’Espagne de Zapatero… qui se trouve actuellement dans une situation catastrophique (0,1% de croissance en 2010 et 20% de chômage) !

Union pour un Mouvement Populaire – 55 rue La Boétie - 75 008 PARIS

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Argumentaire UMP - Accord franco-allemand