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Grâce à un parfait dosage entre humour et émotion il est bien difficile de ne pas tomber sous le charme de cette très sympathique comédie belge qui rafle tous les prix du public dans les différents festivals où elle est présentée. Grâce à son sujet universel traité avec beaucoup de délicatesse et d’humour, Hasta la Vista fait en effet résolument partie de ces comédies qui nous font délicieusement passer du rire aux larmes. Philip, Jozef et Lars, trois jeunes hommes d’une vingtaine d’années sont de grands amateurs de vin et de femmes. Le vin, ils le savourent avec plaisir, allant de dégustation en dégustation, mais les femmes, ils n’y ont pas encore vraiment goûté. Sous prétexte d’une route des vins, ils souhaitent embarquer pour un voyage en Espagne dans l’espoir

d’avoir (enfin) leur première expérience charnelle. Rien de plus banal pour des jeunes de leur âge, mais du fait de leurs handicaps - l’un est aveugle, l’autre est confiné sur une chaise roulante et le troisième est complètement paralysé – ils sont surprotégés par leurs parents et tout ne sera évidemment pas aussi simple que prévu ! Ils vont donc devoir préparer leur petit périple avec un enthousiasme sans borne pour rassurer des parents inquiets de les voir désirer voler, un peu, de leurs propres ailes. C’est donc après de longues négociations qu’ils finiront par enfin convaincre leurs familles du bien-fondé et de la nécessité de cette aventure entre potes. Désormais rien ne pourra plus les arrêter… en vivant leur Easy Rider à eux, Philip, Jozef et Lars nous embarquent dans un formidable

,bVgh3(Vkg^a road movie, au cours duquel ils vont enfin savourer la vraie liberté, pleine de péripéties et de rebondissements, avec son lot de petites et de grandes joies mais aussi forcement parsemée de quelques drames et déceptions… Récit initiatique tout autant que véritable ode à l’amitié, Hasta la Vista est en somme un film aussi frais que fou, plutôt simple et modeste, mais qui fait vraiment du bien !

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21h : Cours d’oenologie (les vins espagnols) + dégustation de vin espagnol

par Marie Bouteille (oenologue stéphanoise) 21h30 : projection du film Hasta la vista Tarif soirée : 10 € ou 8 € avec votre Passeport cinéphile européen (préachat des places conseillé, à partir du 29 février)

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photo Š Estelle Fridlender

FACE DE CUILLĂ&#x2C6;RE ie

C La Mandarine Blanche Mise en scène : Alain Batis Avec : Laetitia Poulalion Un texte de Lee Hall,

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â&#x20AC;&#x153;Une rĂŠalisation dĂťment pensĂŠe, rĂŠĂ pFKLH UDIĂ&#x20AC;QpH TXL GRQQH WRXWH VD FKDQFHjXQHpFULWXUHGXVHQWLPHQWÂľ Jean-Pierre LĂŠonardini, Lâ&#x20AC;&#x2122;HumanitĂŠ

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13 ans spectacle Ă partir de

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: VENDREDI 9 MARS 2012, 20 H 30 Espace culturel La Buire, Lâ&#x20AC;&#x2122;Horme

SAMEDI 10 MARS 2012, 20 H 30 Centre culturel Le Sou, La Talaudière

Info/rĂŠsa : 04 77 22 12 09

Info/rĂŠsa : 04 77 53 03 37

Centre

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C u lt u r e l

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Le jeune prodige suédois Tomas Alfredson, que nous avions découvert en 2008 avec son film Morse, nous livre une brillante adaptation d’un des sommets de la littérature d’espionnage. Plonger dans l’univers du romancier John le Carré était un vrai pari. Ses livres sont volumineux et détaillés, avec des dizaines de personnages et de nombreux thèmes sous-jacents. Aussi, il faut prendre ce film comme un immense casse-tête qui n’hésite pas à jouer avec la temporalité des faits, et comme un jeu d’échecs où chaque personnage manipule son adversaire, avançant lentement mais sûrement vers une conclusion qui n’épargnera la moralité de personne. A cet égard, la réalisation de Tomas Alfredson s’avère exemplaire. Sa reconstitution d’époque est étonnante, tout comme son utilisation du son et des miroirs. Sa mise en scène est à la fois simple et sophistiquée, tout comme sa façon de diriger les comédiens. Tous les acteurs sont irréprochables. Gary Oldman en impose avec son flegme naturel et est solidement appuyé par des interprètes dévoués à la cause. Pour nous, c’est l’une des meilleures adaptations d’un livre de John le Carré.

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Bienvenue dans le monde agricole et mafieux des trafiquants d’hormones animales, des éleveurs qui ne pensent qu’à engraisser leurs bêtes jusqu’à les rendre difformes, des faiseurs de steaks XXL qui fondent comme neige au soleil dans la poêle… Polar rural et poisseux, tendu et suffisamment mystérieux pour maintenir le spectateur en haleine, Bullhead est porté par une mise en scène troublante qui rend bien l’aspect organique et inquiétant de la campagne flamande, et par un acteur étonnant, Mathias Schoenaerts, qui incarne à merveille cette cocotte minute qu’est Jacky, fausse brute épaisse, être profondément tourmenté, vibrant d’une violence enfouie pendant des années et prête à exploser. 3


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Philippe Faucon, à qui l’on doit le très beau Samia (2000), nous invite à suivre trois jeunes gens d’une vingtaine d’années qu’une vision étriquée et déformée de l’islam va faire basculer dans l’aveuglement et la négation de soi-même. Pourtant, ils ont des parcours bien différents. Ali est un jeune diplômé qui n’arrive pas à trouver de stage ou de premier emploi, probablement à cause de son patronyme ou de son quartier d’origine. Nasser est un post-ado un peu colérique que sa famille rejette. Quant à Hamza, c’est un jeune qui, en perte de repères, a trouvé dans la conversion à l’islam une chaleur et une réelle communauté. Philippe Faucon décrypte avec intelligence, sans angélisme, la lente descente en extrémisme des trois jeunes gens, une descente nourrie par l’absence de perspectives, tant sociale qu’identitaire, que leur offre une société française sourde aux appels de ceux qui ne rencontrent sur leur chemin qu’obstacles et exclusion...

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Veuf depuis huit ans, Georges Pierret (Daniel Auteuil), la cinquantaine, dirige son chantier naval comme un fil qui le relie à la vie. Yannick, son directeur de fabrication, Hassan, son chef d’atelier, Richard, le commercial, Hyacinthe, Luis ou Jessica, ses employés ; tous, autour de lui, contribuent à la réussite de l’entreprise. Tout s’écroule lorsque Georges apprend par son banquier que sa ligne de crédit va être supprimée. La décision vient de Paris. Le destin de Georges bascule. La trésorerie de la société ne lui offre que deux mois de survie. Georges va se battre pour trouver un arrangement, chercher des actionnaires, négocier avec le médiateur du crédit… en vain. Contraint de licencier certains de ses employés, le chef d’entreprise va devoir affronter un mouvement social, des grèves et l’occupation des locaux. Et nous suivrons le combat de cet homme, décidé à défendre, coûte que coûte, l’entreprise de sa vie…

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Film israelien de Thierry Binisti (2012 - 1h39min - VOST) avec Agathe Bonitzer, Mahmud Shalaby... Tal est une jeune Française de 17 ans installée à Jérusalem avec sa famille. Après l’explosion d’un kamikaze dans un café de son quartier, elle écrit une lettre à un Palestinien imaginaire où elle exprime ses interrogations et son refus d’admettre que seule la haine peut régner entre les deux peuples. Elle glisse la lettre dans une bouteille pour la jetter à la mer. 4

Film français de Michel Hazanavicius (2011 - 1h40min) avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo... Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

Film britannique de Phyllida Lloyd (2012 - 1h45min - VOST) avec Meryl Streep, Jim Broadbent… Margaret Thatcher, première et unique femme Premier ministre du Royaume-Uni, autrefois capable de diriger le royaume d’une main de fer, vit désormais paisiblement sa retraite. Agée de plus de 80 ans, elle est rattrapée par les souvenirs. De l’épicerie familiale à l’arrivée au 10 Downing Street, de succès en échecs politiques, de sacrifices consentis en trahisons subies...


du 1er au 3 mars 2012 Théâtre Jean Dasté

création à la comédie

Urbik / Orbik

Rapport sur moi

d’après le roman éponyme commandé à Lorris Murail, inspiré par l’œuvre et la vie de

d’après Grégoire Bouillier mise en scène Matthieu Cruciani

Philip K. Dick mise en scène Joris Mathieu

du 3 au 5 avril 2012 Théâtre Jean Dasté

du 8 au 16 mars 2012 Maison de l’universté

création comédie

hors les murs

La jeune création

annonce le printemps à La comédie de Saint-étienne

04 77 25 14 14 / www.lacomedie.fr

Licences d’entrepreneur de spectacle : 1 – 1-1051707 / 2 – 2-1051708 / 3 – 3-1051709

Marion Aubert mise en scène Marion Guerrero

© Ronan Bernard

© Siegfried Marque

© Mathilde Ulmer

Saga des habitants du val de Moldavie


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En 1957, la parution du poème Howl (« hurlement » en anglais) d’Allen Ginsberg provoque un scandale dans l’Amérique puritaine. Le recueil jugé trop obscène a valu un procès à son auteur et à son éditeur juste après sa parution. Le film que nous vous présentons raconte la naissance du mythe Allen Ginsberg, véritable héros de la contre-culture américaine et initiateur de la Beat Generation. Avec ses lunettes arrondies, sa chemise à carreaux et son indifférence travaillée, Allen Ginsberg (James Franco comme on ne l’avait jamais vu !) est l’archétype du poète perdu. Ce sont ses amours déchues et son sentiment

de désillusion qui vont lui inspirer les vers de ce poème mythique : « J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre ». Mais ne vous y méprenez pas, si le film Howl est fidèle au poème, il est tout sauf une suite d’extraits de poèmes simplement plaqués sur la vie tumultueuse de son auteur. Les réalisateurs ont effectué un tour de force en allant à la rencontre des genres : entre interview imaginaire, lectures de poème en pellicule noir et blanc, reconstitution du procès et reconstitution de poème en

images animées, les scènes s’entrecroisent et les mots s’entremêlent pour nous dresser le portrait d’un écrivain qui, en inventant de nouvelles formes d’expression, a changé sa propre vie et influencé toute une génération. Cette macédoine de formes visuelles savamment dosée fait incontestablement toute l’originalité et la force de ce film incontournable que Gus Van Sant, ici producteur, a préféré laisser filmer par une nouvelle génération d’auteurs plus spontanée. En un mot, Howl vous ravira par son audace car c’est un peu la rencontre parfaite du cinéma et de la poésie.

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Venez découvrir le « Best of animé » des deux premières éditions du festival « Ciné-court animé » de Roanne, Festival international du court métrage d’animation dont la 3ème édition aura lieu du 20 au 25 mars 2012 à l’Espace Renoir. Pour cette soirée spéciale, vous découvrirez des courts métrages d’animation primés dans d’importants festivals tels que Cannes, Sundance ou encore aux Oscars ainsi que de nombreuses curiosités décoiffantes. Toutes ces œuvres ont été présentées durant les précédentes éditions du Festival. Un programme surprenant de 90 minutes, pour adultes et adolescents, qui compile des petites perles du septième art, mélangeant univers fantastiques, comédies délirantes, ouverture sur notre monde et autres bizarreries du genre. Nous vous invitons à voyager dans ce cinéma animé aux multiples facettes…

The lost thing (15’), Horn dog (5’), Bottle (5’), Logorama (17’), No corras tanto (5’), Things you’d better not mixed up (4’), Skhizein (14’), Hot dog (6’), Alma (6’), Madagascar, carnet de voyage (12’)

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Ancien champion de skate, enfant de la culture pop fascinĂŠ par Robert Bresson, Joachim Trier est un cinĂŠaste que nous suivons de très près depuis son premier film Nouvelle donne il y a 4 ans. Avec Oslo 31 AoĂťt, adaptation libre du roman Le Feu follet de Pierre Drieu La Rochelle (dont Louis Malle rĂŠalisa un très beau film en 1963), Joachim Trier nous offre une vision brillante dâ&#x20AC;&#x2122;une jeunesse norvĂŠgienne en quĂŞte de repères. Un film coup de poing imprĂŠgnĂŠ par le poids du destin. Anders va bientĂ´t terminer un traitement dans un centre de dĂŠsintoxication situĂŠ Ă la campagne. Dans le cadre de sa thĂŠrapie, il est autorisĂŠ Ă  se rendre en ville un matin pour aller Ă  un entretien professionnel. Profitant de lâ&#x20AC;&#x2122;occasion de cette permission, il reste en ville, erre, rencontre des gens quâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;a pas vus depuis longtemps. AgĂŠ de 34 ans, intelligent, beau garçon de bonne famille, Anders est profondĂŠment perturbĂŠ par les opportunitĂŠs quâ&#x20AC;&#x2122;il a gâchĂŠes, les gens quâ&#x20AC;&#x2122;il a dÊçus. Il est toujours jeune, mais il a le sentiment que sa vie est dĂŠjĂ  finie. La journĂŠe sâ&#x20AC;&#x2122;avance, une longue nuit sâ&#x20AC;&#x2122;annonce : les erreurs du passĂŠ vont susciter les pensĂŠes de la possibilitĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;amour, dâ&#x20AC;&#x2122;une nouvelle vie, et lâ&#x20AC;&#x2122;espoir dâ&#x20AC;&#x2122;imaginer un avenir dâ&#x20AC;&#x2122;ici le matinâ&#x20AC;Ś

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Trois ans après The Reader, l’auteur de Billy Elliot signe un nouveau drame sobre et émouvant, qui nous plonge dans l’univers mystérieux d’un petit garçon ayant perdu son père dans les attentats du World Trade Center. Revenant à l’un de ses thèmes de prédilection, à savoir le rapport d’un enfant au monde adulte, Stephen Daldry profite également de son sujet pour dresser le portrait de la ville meurtrie et de ses habitants. Un portrait subtil, humaniste et chaleureux. Oskar Schell, 11 ans, est un jeune New-Yorkais pugnace et atypique, à l’imagination débordante. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre – le « jour le plus noir », selon l’adolescent –, il découvre une clé dans les affaires du défunt. Déterminé à maintenir un lien avec l’homme qui lui a appris à surmonter ses plus grandes angoisses, (Oskar craint les ponts, les bruits, les gens, les gratte-ciels, les métros, les inconnus, les balançoires et tout ce qui pourrait briser la stabilité de 8

son monde), il se met en tête de trouver la serrure qui correspond à la mystérieuse clé. Avec la clé il découvre aussi un nom. Il décide alors de rendre visite à chaque New yorkais qui le porte pour découvrir ce que son père, il en est persuadé, a voulu lui laisser comme message. Tandis qu’il sillonne la ville pour résoudre l’énigme, il croise toutes sortes d’individus qui, chacun à leur façon, sont des survivants. Daldry fait de ces rencontres une suite d’instantanés, saisissant l’humanité d’un regard, la détresse d’un sourire, le chagrin inconsolable que l’on cache à un enfant. Inutile de vous dire qu’il vous faudra quelques mouchoirs tant ces rencontres sont empreintes parfois d’une grande émotion. Chemin faisant, le gamin découvre un vieillard (magnifique Max Von Sydow !), qui habite chez sa grand-mère. Ce dernier ne parle pas, pas un mot. Il s’est fait tatouer oui sur une main et non sur l’autre, qu’il lève alternativement pour répondre aux questions dont l’assaille

littéralement Oskar. Pour finir le vieil homme accepte d’aider le gamin dans sa quête désespérée… On est bluffé par la performance d’acteur de Thomas Horn, interprétant ce gamin troublé et troublant qui prévient ses interlocuteurs qu’il est peut-être atteint du syndrome d’Asperger mais que rien n’est moins sûr, qui parvient à nous transmettre habilement et avec une large palette de nuances la rage et la détresse qui habitent Oskar. On devine chez Daldry une empathie sincère et un refus absolu de tout cynisme face au désarroi de son personnage. Une tendresse bienveillante qui submerge le spectateur d’émotions. On vous aura prévenu. (Merci Utopia !)


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La Folie Almayer : Histoire d’une rivière d’Orient est le premier roman de Joseph Conrad, le génial auteur de Au cœur des ténèbres dont Francis Ford Coppola avait tiré l’inoubliable Apocalypse Now palmé à Cannes en 1979. Quelque part en Asie du Sud-Est, au bord d’un fleuve tumultueux, un Européen s’accroche à ses rêves de fortune par amour pour sa fille. Une histoire de passion, de perdition et de folie avec un fleuve qui se déchaîne, un soleil qui brûle les yeux, une femme qui perd la tête, une fille qui chante dans un bouiboui, un chinois qui rêve sous l’opium, une chasse à l’enfant dans la jungle, un mariage sans amour, un père qui crie son amour… un voile de tristesse et parfois une gaîté exaltée. La Folie Almayer est un film tellurique. Une histoire tragique, comme les tragédies antiques qui ne vieillissent jamais. Une histoire vieille comme le monde. Une histoire jeune

comme le monde. D’amour et de folie. De rêves impossibles. Chantal Akerman propose une adaptation qui, comme toujours lorsqu’elle s’attaque à la transposition cinématographique d’une œuvre littéraire (rappelez-vous sa Captive d’après Proust), en restitue la richesse romanesque tout en l’associant à un ensemble de dispositifs parfois abstraits. Car Chantal Akerman est tout à la fois cinéaste, vidéaste, conceptrice

d’installations d’art contemporain, auteur de fictions et documentariste. N’incarne-t-elle donc pas le cinéma d’aujourd’hui, qui, pour s’affirmer désormais, doit peut-être se faire à l’idée qu’il est devenu un art «génétiquement modifié» ? Ce qui est sûr c’est que La Folie Almayer divisera, entre fascination pour une œuvre ensorcelante et ennui plus ou moins poli face à un film plutôt ardu.

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ses mĂŠdicaments qui la prĂŠservent dâ&#x20AC;&#x2122;une descente infernale oĂš elle se transforme progressivement en une version sombre, dĂŠpressive et suicidaire dâ&#x20AC;&#x2122;elle-mĂŞmeâ&#x20AC;Ś Au-delĂ de la richesse inouĂŻe de ce type de tĂŠmoignage qui navigue sans dĂŠtours dans lâ&#x20AC;&#x2122;intimitĂŠ du rapport oedipien, Jonathan Caouette parvient Ă  dĂŠvelopper une dimension formelle kalĂŠidoscopique qui nous entraĂŽne dans une dimension parallèle oĂš la personnalitĂŠ de RenĂŠe serait immunisĂŠe contre la douleur du prĂŠsent. CondensĂŠ de photographies dâ&#x20AC;&#x2122;elle et de sa famille, montĂŠes sur les bits dâ&#x20AC;&#x2122;une musique psychĂŠdĂŠlique et de vestiges filmiques du passĂŠ oĂš RenĂŠe ĂŠtait dâ&#x20AC;&#x2122;une beautĂŠ sidĂŠrante tout en contraste avec sa fragilitĂŠ physique actuelle, la mise en scène du documentaire est aussi inventive que racĂŠe. Walk Away RenĂŠe souligne surtout et de façon pudique le sacrifice ou le don de soi car Caouette a compris, comme beaucoup dâ&#x20AC;&#x2122;enfants dont les parents sont stigmatisĂŠs par la maladie mentale, quâ&#x20AC;&#x2122;Ă  la violence soudaine de la psychose on ne peut opposer que

la douceur et lâ&#x20AC;&#x2122;infinie patience. Dans lâ&#x20AC;&#x2122;obscuritĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;un couloir quand la voix transfigurĂŠe de RenĂŠe hurle sa dĂŠtresse comme une agression, câ&#x20AC;&#x2122;est surtout Ă lui que lâ&#x20AC;&#x2122;on pense. Walk Away RenĂŠe est une dĂŠclaration dâ&#x20AC;&#x2122;amour, un film qui permet Ă  un fils de crier son amour Ă  sa mère, de crier son amour Ă  la vie, et ça nous rappelle cette sensation de bouleversement ultime ressentie pour La Guerre est dĂŠclarĂŠe un autre grand cru du Festival de Cannes 2011. (Le passeur critique)

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Il avait dĂŠjĂ mis la critique Ă  ses pieds avec Tarnation, son premier long mĂŠtrage sorti en 2003, documentaire ou journal intime mis en image avec une vitalitĂŠ rare. Il rĂŠalise avec Walk Away RenĂŠe le prolongement de cette introspection filmĂŠe quâ&#x20AC;&#x2122;on pourrait qualifier de profondĂŠment narcissique - mais lâ&#x20AC;&#x2122;art nâ&#x20AC;&#x2122;est-il pas toujours une exploration de soi sous couvert de rĂŠflexion sur le monde ? En illustrant un voyage de Houston Ă  New York quâ&#x20AC;&#x2122;il entreprend en compagnie de sa mère qui souffre de bipolaritĂŠ, Jonathan Caouette rĂŠalise un documentaire ĂŠblouissant de compassion, une merveilleuse dĂŠclaration dâ&#x20AC;&#x2122;amour Ă  RenĂŠe. Le documentaire est construit comme un rĂŠcit de fiction. Un prĂŠambule sous forme de coup de fil oĂš sa mère lâ&#x20AC;&#x2122;implore de venir le chercher dans lâ&#x20AC;&#x2122;hĂ´pital psychiatrique oĂš elle suit un traitement mĂŠdicamenteux qui endort sa psychose. Caouette se filme au tĂŠlĂŠphone, enregistre la voix dĂŠchirante de RenĂŠe. Il dĂŠcrit ensuite une intrigue dans la trajectoire dâ&#x20AC;&#x2122;un road-movie oĂš le climax est atteint quand RenĂŠe perd


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Elena et Vladimir forment un couple d’un certain âge. Ils sont issus de milieux sociaux différents. Vladimir est un homme riche et froid, Elena une femme modeste et docile. Ils se sont rencontrés tard dans la vie et chacun a un enfant d’un précédent mariage. Le fils d’Elena, au chômage, ne parvient pas à subvenir aux besoins de sa propre famille et demande sans cesse de l’argent à sa mère. La fille de Vladimir est une jeune femme négligente, un peu bohème, qui maintient son père à distance. Suite à un malaise cardiaque, Vladimir est hospitalisé. A la clinique, il réalise qu’il pourrait mourir prochainement. Un moment bref mais tendre partagé avec sa fille le conduit à une décision importante : c’est elle qui héritera de toute sa fortune. De retour à la maison, Vladimir l’annonce à Elena. Celle-ci voit soudain s’effondrer tout espoir d’aider financièrement son fils. La femme au foyer timide et soumise élabore alors un plan pour offrir à son fils

et ses petits-enfants une vraie chance dans la vie… Après Le Retour (Lion d’or à Venise en 2003) Andreï Zviaguintsev nous plonge au cœur de la Russie la plus contemporaine. Cet Elena est un faux thriller, calme et sans à-coups, d’autant plus prenant que le tragique se diffuse doucement, tel un poison, dans les ramifications de la société. Grâce à une mise en scène virtuose, soutenue par l’impressionnante interprétation

de Nadejda Makrina, Elena conte la transformation progressive d’une femme douce et aimante en une figure tragique désespérée du bonheur de ses enfants. La pire impasse de notre modernité est bien celle où ni la morale ni l’altruisme ne sont des recours. A l’image de la partition de Philip Glass qui ponctue ingénieusement le film, Elena dresse un portrait saisissant et fascinant de nos solitudes désaccordées. Du grand cinéma, assurément.

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Comme le dit Tony Gatlif : « Face à l’urgence, j’ai poussé un coup de gueule. Face à l’urgence, j’ai pris ma caméra. J’ai fait un film, tout de suite, tout seul, avec mes moyens. » Le réalisateur francotsigane nous entraîne donc à travers l’Europe des Indignés, et notamment en Grèce et en Espagne. Indignados est le témoignage fictionné du temps du réel, de ce qui se passe aujourd’hui, et nous plonge dans la réalité dense et palpable d’une Europe révoltée. Au coeur de l’actualité, au sein même des mouvements des Indignés, nous découvrons, à travers le regard et le voyage de Betty, jeune clandestine africaine, des hommes et femmes, souvent très jeunes, qui se dressent face à un système, pour juste vivre, pour vivre juste. Les destinées de milliers d’indignés se juxtaposent dans une nouvelle forme de ciné-poème à l’urgence des sans papiers, sans noms, rejetés de tous les pays. Dans sa course et ses rencontres avec des humanités solidaires, au cœur des villes fantômes ruinées par la crise, Betty à la recherche d’un travail, se trouvera sur le chemin des désillusions des Indignés qui lui chanteront écrit sur les murs vides « Cada dia tus ilusiones se cruzan con las nuestras » (chaque jour tes illusions se confondent avec les nôtres). Ces sombres temps dans lesquels nous vivons peuvent déboucher sur pire encore, un déferlement de violence xénophobe et raciste, une guerre de civilisation, dressant des peuples contre d’autres peuples au nom de Dieu, de l’incompatibilité des cultures, ou tout simplement la haine de l’autre. Contre cette issue terrible le cinéma, comme la littérature, la musique et les autres arts doit se battre. Exalté, lyrique, musical, enfiévré, Indignados est du pur Tony Gatlif, pas toujours réussi mais sincère… (Merci Utopia !)

Ie_hƒ[Y_jeo[dd[Wl[Y c[hYh[Z_'*cWhi}(&^'+ L’équipe et les volontaires d’Unis-Cité lancent leur campagne de recrutement pour octobre 2012. A cette occasion ils présenteront le Service Civique Unis-Cité et animeront un temps d’échange citoyen à la suite de la projection du film Indignados.

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Projection du film Indignados de Tony Gatlif suivi d’une discussion avec la philosophe Marie-José Mondzain, autour du devenir « peuple » de l’image. Cette discussion sera agrémentée d’extraits de films (La Foule de King Vidor - 1928, John Doe L’Homme de la rue de Franck Capra - 1941, Les Hommes, le dimanche de Robert Siodmak, etc...) et présentée par Philippe Roux (professeur de culture générale à l’Ecole Nationnale Supérieure d’Art et de Design) et Anne Favier (professeur d’esthétique à l’Université de Saint-Etienne).

Soirée organisée en partenariat avec

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Marie-José Mondzain est philosophe, spécialiste du rapport à l’image et directrice de recherche au CNRS. Elle a mené des recherches sur l’iconoclasme depuis la période byzantine. Ses derniers travaux concernent entre autres la nature du regard, la manière de dire ce que l’on voit et de faire voir. Elle s’est interrogée sur la violence des images et s’intéresse également à l’art contemporain. Elle travaille notamment sur l’idée de peuple, sa perception, son invention et sa nécessité. Elle a écrit de nombreux ouvrages, tels que Image, Icône et économie : Les Sources byzantines de l’imaginaire contemporain ; L’image peut-elle tuer ; Le commerce des regards et en 2011 Images (à suivre), De la poursuite au cinéma et ailleurs.


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Atafeh et sa meilleure amie Shirin fréquentent les soirées branchées du Téhéran underground. Elles essayent de profiter au mieux de leur jeunesse quand Mehran, le frère et complice d’Atafeh, devient membre de la police des mœurs. Alors qu’il désapprouve sévèrement leur besoin de liberté, Mehran tombe amoureux de Shirin. Ses sentiments vont vite tourner à l’obsession et mettre à l’épreuve l’amitié des jeunes filles… Circumstance, c’est le titre original de ce premier long-métrage américano-iranien. Circumstance comme dans « Don’t you want to change your circumstance ? », question

posée aux héroïnes par un personnage. Changer de situation, de contexte, changer la société et surtout changer le regard des hommes sur les femmes, voilà effectivement ce que brûlent de faire les jeunes Atafeh et Shirin, avides de liberté individuelle (et sexuelle…). En secret s’inscrit dans la mouvance d’un cinéma iranien décomplexé, où on parle sans misérabilisme de la vie à Téhéran. C’est un film d’une grande beauté plastique. Très documenté, la réalité est filmée caméra à l’épaule, avec des cadres suffisamment travaillés pour nous rappeler que c’est du cinéma et pas un simple reportage. On

erre avec les héroïnes dans un Téhéran répressif où l’on se cache pour faire la fête, où l’on se cache pour aimer, ou l’on se cache même pour voir des films américains. La figure masculine, au centre, qui les sépare, représente à elle seule toute la société iranienne, renvoie à la rigueur imposée par la pratique religieuse, à la toute puissance offerte aux hommes, à l’intolérance, au cloisonnement, à la surveillance constante des individus. La réalisatrice mène son film comme un combat : avec beaucoup d’énergie, de souffle lyrique, de naïveté aussi. Son film est un modèle d’audace et de courage.

Ie_hƒ[ZƒXWj¼bÊ[d]W][c[djWk\ƒc_d_d½#`[kZ_.cWhi}(&^ Dans le cadre de la Journée des Droits de la Femme, le collectif AUTREMENT GAY, propose une soirée projectiondébat autour du film En secret sur le thème de l’engagement au féminin. Pour débattre avec vous, après la projection du film, le collectif a invité Lucia DIRENBERGER, Doctorante en sociologie politique et auteur d’une thèse sur le thème « Genre et Citoyenneté politique en Iran et au Tadjikistan »

L_Zƒe[dFeY^[0'YbƒKI8!+s3'Óbc}[cfehj[h LE PRINCIPEE ESTT SI SIMPLE MPLE : Vous venez à la caisse du Méliès, avec votre support amovible type clé USB et on vous copie dessus le film de votre choix (parmi les titres du catalogue ) au format ouvert Matroska (.mkv), sans DRM (Digital Rights Management : Gestion des droits numériques), contre la modique somme de 55g (les 5g comprennent 3g g pour l’ayant droit, 0,82g de TVA et 1,18 1,18g pour la salle). La résolution minimale de la vidéo est celle d’un DVD, et quand la source le permet la vidéo sera à une résolution HD. « Venir avec sa clé usb pour la faire remplir au cinéma, très écologique, on vient avec son contenant. Ça me rappelle mon village quand ma maman allait chercher du lait dans sa bouteille alu. » 01net, par Momo345

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9b_dj;WijmeeZ [dgk[bgk[iceji$$$ Né le 31 mai 1930 à San Francisco, Clint Eastwood fait son apprentissage à la Universal en 1954, en signant l’un des derniers contrats de salariés proposés par les studios. Au milieu des années soixante, trois succès mythiques de Sergio Leone : Pour une poignée de dollars (1964), Pour quelques Dollars de plus (1965) et Le Bon, la brute et le truand (1966), l’imposent parmi les plus grandes stars internationales. De retour aux États-Unis, Eastwood fonde la société Malpaso, et entame une amicale et fructueuse association avec Don Siegel, d’où sortiront notamment Les Proies et le premier volet de la saga de l’Inspecteur Harry Callahan, figure bientôt légendaire du cinéma d’action. Œuvrant à cette époque dans des genres étroitement codifiés, Clint Eastwood se plait à en détourner subtilement les conventions, n’hésitant pas à placer ses héros dans des situations gênantes ou inconfortables et à leur attribuer des défauts qui leur donnent un surcroît de relief et de vérité humaine. Devenu réalisateur en 1971 avec Un frisson dans la nuit, Clint Eastwood tourne, à l’écart des modes, des films tour à tour lyriques et musclés, nonchalants et désenchantés, d’une étonnante liberté narrative. Figure emblématique du cinéma américain, Clint Eastwood accomplit depuis cinq décennies un parcours exemplaire d’acteur, réalisateur et producteur, qui lui a valu d’innombrables succès critiques et populaires. 14

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Film italien de Sergio Leone (1968 - 3h00min - VOST) avec Eastwood,Wallach, Van Cleef... C’est le film culte par excellence, la quintessence du western spaghetti, un inoubliable moment de plaisir cinématographique à (re)vivre enfin sur grand écran ! Sergio Leone fait de l’Ouest une terre sans morale, il dit aussi sa haine de la guerre, dans une scène de bataille aussi absurde que spectaculaire. Mais c’est dans la mise en forme qu’il est décidément le plus novateur. Son style n’a pas pris une ride : utilisation brillante de l’écran large, dilution du temps par un montage savant. Le règlement de compte final, un duel à trois dans un cimetière, est un modèle du genre. Soutenu par la mythique musique d’Ennio Morricone, comme dirait Coppola, si vous n’avez jamais vu ce grand classique au cinéma, vous ne l’avez jamais vraiment vu.

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8h[[po Film américain de Clint Eastwood (1973 - 1h47min - VOST) avec William Holden, Kay Lenz... Franck, la cinquantaine largement sonnée, divorcé, mène une existence bien réglée entre des liaisons éphémères et un poste confortable d’agent immobilier. Quand Breezy, une jeune hippie qu’il a prise en stop, s’introduit dans son existence, c’est tout son bel équilibre qui est remis en question. Ou comment un quinquagénaire solitaire et une jeune hippie vont-ils faire fi de la morale puritaine… C’est le rajeunissement d’un homme cynique qui semble ici intéresser Eastwood, Breezy préfigure (22 ans avant) la sensuelle pudeur et surtout la justesse pour filmer le trouble amoureux de Sur la route de Madison. Frank, le solitaire (comme la plupart des héros eastwoodiens) qui a gâché ses liaisons précédentes, résistera tant qu’il pourra à cet amour insolent, un peu par pression sociale, et aussi par peur de ne pas être à la hauteur.

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Ex-critique aux Cahiers du Cinéma, Stéphane Bouquet n’a jamais vraiment pu encadrer le cinéma de Clint Eastwood - et encore moins la côte d’amour indéfectible dont jouit en France le réalisateur de Sur la route de Madison et Invictus. Après la sortie de J. Edgar (« dernier ratage en date du cinéaste ») et dans le cadre de sa résidence à la Médiathèque de Saint-Etienne, il viendra au Méliès pour présenter son dernier livre qui passe le mythe à la sulfateuse théorique.


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La société évolue très vite. L’école se réforme. Mais au bout du compte, il y a toujours des enfants qui souffrent en silence ou qui montrent bruyamment leur mal-être à l’école. Pour ces enfants en marge du système scolaire, il y a, à l’intérieur même de l’école, un dispositif qui s’appelle RASED et, dans ce dispositif, aux côtés du psychologue scolaire et du psychopédagogue, encore appelé maître « E », il y a le rééducateur. Le film suit trois rééducateurs dans leur travail. Les séquences de rééducation avec les enfants entrent en résonance avec des témoignages de parents, d’enseignants, des éclairages de spécialistes…. Au-delà de la difficulté scolaire et de son dépassement, c’est de la réalité de l’école d’aujourd’hui dont il est question. Filmé pour la première fois, le travail mené par les rééducateurs des RASED fait découvrir

un aspect surprenant et éclairant de cette réponse à la difficulté à l’école Avec la participation de Boris CYRULNIK, Serge TISSERON, Alain BOUREGBA, Alain GUY... C’est cette approche bien particulière qui fait l’objet de ce film. En effet, pour certains de nos enfants, l’école ne va pas de soi, ils ont besoin de ce détour pour retrouver le chemin des apprentissages. Ce film leur est dédié...

Ie_hƒ[ZƒXWj#cWhZ_')}'/^)& Après la projection un temps d’échanges vous sera proposé, avec l’ADREN 42. Vous pourrez partager vos réactions, débattre de la difficulté scolaire dans sa complexité, de la démarche des rééducateurs pour aider les enfants à retrouver confiance en eux et envie d’apprendre, de la place de l’enfant à l’école.... de la manière dont chacun devient un parmi les autres. tarifs habituels

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OHVPXVLTXHVTXHYRXVHQWHQGH]HQ VDŖHV RQWpWpVpOHFWLRŘpHVSDU Les nouveautés de la semaine : La Folie Almayer ; Extrêmement fort et incroyablement près ; Oslo 31 août ; Martha Marcy May Marlene ; Le Jardinier qui voulait être Roi

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Les nouveautés de la semaine : Hasta la Vista ; Elena ; Indignados ; En Secret ; Le Bon, la brute et le truand ; Walk Away Renée ; Un parmi les autres

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la saison culturelle

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phèdre de Jean Racine - Compagnie Persona

Une plongée dans le théâtre de la cruauté, une fête tragique

Vendredi 16 mars 2012 20h30 - Le Firmament

Vendredi 23 mars 2012 20h30 - Le Majestic

Vente à la Maison de la Culture Le Corbusier Et points de vente : FNAC et TICKETNET

Vente à la Maison de la Culture Le Corbusier PLACES NUMÉROTÉES

Renseignements - Maison de la Culture Le Corbusier - 04 77 100 777

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OHVPXVLTXHVTXHYRXVHQWHQGH]HQ VDŖHV RQWpWpVpOHFWLRŘpHVSDU Les nouveautés de la semaine : Terraferma ; Bellflower ; 38 Témoins ; Sommes nous revenus d’Algérie ; S.O.S brigade de secours ; Breezy

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Les nouveautés de la semaine : Les Adieux à la reine ; La Traversée ; La Nuit Nomade

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OHVPXVLTXHVTXHYRXVHQWHQGH]HQ VDĹ&#x2013;HV RQWpWpVpOHFWLRĹ&#x2DC;pHVSDU Les nouveautĂŠs de la semaine : La Terre outragĂŠe ; 2 days in New York ; Les Pirates, bon Ă rien mauvais en tout ; Panique sur Florida Beach

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Lampedusa, une petite île au large de la Sicile , à proximité de l’Afrique, petit bout de paradis sur lequel Valeria Golino nous avait envoûtés il y a neuf ans dans Respiro, le 1er film de Crialese. Filippo, sa mère et son grand-père, n’arrivent plus à vivre de la pêche, l’activité traditionnelle de l’île. L’été pointant le bout de son nez, ils décident de louer leur maison aux touristes, qui arrivent de plus en plus nombreux chaque année. Jusqu’au jour où lors d’une sortie en mer, Filippo et son grand-père sauvent des

eaux un groupe de clandestins africains malgré l’interdiction des autorités locales. Les familles de pêcheurs, jeunes et anciens, se confrontent alors sur l’attitude à tenir : faut-il les dénoncer aux autorités pour la quiétude des touristes ou respecter les valeurs morales de solidarité héritées du travail de la mer ? Prix du jury au dernier Festival de Venise, Terraferma est un jeu de décalage et de contraste permanent entre l’arrivée des touristes des grandes métropoles et l’immigration clandestine africaine. Le

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scénario écrit à l’encre de l’indignation oppose deux styles de vie (les pêcheurs luttant pour leur survie et les vacanciers en mode détente), confronte deux peuples et délimite les frontières entre deux générations. Film social dans la lignée de Ken Loach, Terraferma est en plus traversé par des élans contemplatifs et des ellipses sous-marines élégiaques. Ne ratez pas ce nouvel hymne à la liberté, à l’ailleurs et à l’océan que nous livre ce grand réalisateur italien.

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Film soutenu par la Ville de Saint-Etienne, le Conseil Général, la Région Rhône-Alpes et le CNC

Tarif unique : 5€

Ils sont 12 témoins, ils ont vécus là-bas deux années. Deux années pourquoi ? Pour qui ? Ils devaient pacifier, faire leur service militaire. Ils avaient 20 ans et la vie devant eux. Pour certains, elle s’est arrêtée là. Dans le quartier du Soleil où ils sont nés, ils ont joué, ils se sont affrontés au foot, à vélo ils ont parcouru les routes du département Loire, ils ont connu les filles qui deviendront leurs femmes plus tard. Ils ont aussi vécus les jours sombres de la guerre de 39/45, le bombardement de la ville de Saint-Étienne et leur quartier lamentablement mutilé par les bombes. Leurs pères ont tous juré « plus jamais ça ! ». Dix ans plus tard pourtant ça recommencera, pas ici, non, mais là-bas… Alors, à un âge ou l’on pense qu’il est temps de dire, pour leurs enfants, pour ceux qui ont aujourd’hui 20 ans, ils ont voulu témoigner de ce qu’ils ont vécus. Non ce n’était pas de la pacification. Tous disent aussi, comment, dès leur arrivée, leur conscience politique ou leurs principes moraux ont été percutés de plein fouet par la réalité de la guerre. Tous, à des dates différentes , à Alger, Oran ou Constantine, en Kabylie ou en zone interdite près des deux frontières, entre 1955 et 1962, ils auront tout connu, traversé tout les évènements de cette guerre. Alors, les appelés d’Algérie se taisent. Ils se sont tus pendant cinquante ans. C’est ce qui rend ce film, venu du fond de leur silence, encore plus singulier, encore plus indispensable. Comme un cri, enfin libéré, ce film est un vibrant appel à la paix. 21


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Voici enfin le grand film français que l’on attendait depuis le début de l’année. Porté par un casting 3 étoiles, ce nouveau film de Lucas Belvaux remue, trouble, dérange, nous renvoie face à nous-mêmes et fait naître d’innombrables questionnements qui nous poursuivent longtemps, bien après la projection… Tout commence quand Louise rentre chez elle, au petit matin, de retour d’un voyage professionnel en Chine, et qu’elle découvre son quartier bouclé par la police. La nuit précédente, une femme a été assassinée, poignardée de plusieurs coups de couteau, juste au pied de l’immeuble dans lequel vivent Louise et son mari. La police enquête, questionne, frappe à toutes les portes, interroge les voisins les uns après les autres : 38 témoins potentiels et pourtant personne n’a rien vu, rien entendu. Un seul

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habitant reconnaît avoir été dérangé par des cris, raconte être sorti sur son balcon pour râler contre les perturbateurs, et réclamer le silence, pour pouvoir dormir en paix… Mais il n’a pas saisi l’urgence du drame en cours, n’a pas envisagé de prévenir la police… Le mari de Louise, Pierre, était absent, il travaillait au port et, comme souvent, il est resté en poste jusque tard dans la nuit. Lui non plus n’a rien vu, rien entendu. Et tout ce silence, ces questions sans réponses et cette vérité qui reste en suspens, c’est insupportable pour Louise. Elle ne peut jouer l’indifférente face à cette horreur qui s’est passée juste là, sur le trottoir qu’elle emprunte chaque jour et qui s’emplit depuis de fleurs et de bougies en guise d’hommage à la défunte. L’inquiétude et la méfiance s’installent peu à peu dans le quartier alors que l’enquête

piétine, et les journalistes commencent à rôder. En l’occurrence, une journaliste surtout suit l’affaire, pour le canard local, essaie en vain d’interroger les habitants du quartier, et finit par attirer l’attention de Louise qui, même si elle n’était pas là le soir du meurtre, a besoin d’en parler, d’évacuer, d’essayer de comprendre, elle qui se heurte depuis son retour au silence pesant de son mari. Jusqu’à cette nuit où Pierre décide de lui parler, longuement, et d’enfin tout lui raconter… Et son récit va la bouleverser, et ébranler tous ceux qui sont concernés de près ou de loin par cette terrible histoire...


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Marianne Chaud est une jeune ethnologue de 35 ans, elle a consacrĂŠ sa thèse de doctorat Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude de la relation des hommes Ă  leur territoire dans la rĂŠgion du Zanskar, un ancien royaume boudhiste de lâ&#x20AC;&#x2122;Himalaya.

La rĂŠalisatrice dâ&#x20AC;&#x2122;Himalaya, le chemin du ciel et de Himalaya, la terre des femmes poursuit son introspection documentaire dâ&#x20AC;&#x2122;une rĂŠgion du monde qui la passionne... Câ&#x20AC;&#x2122;est peut-ĂŞtre la dernière migration pour Tundup, la fin de sa vie nomade sur les hauts plateaux himalayens.Quand les marchands arriveront, Tundup et les siens devront choisir : vendre leur troupeau, abandonner leurs terres et partir Ă la ville comme tant dâ&#x20AC;&#x2122;autres avant eux, ou rester au Karnak. OĂš seront-ils le plus heureux ?

vendredi 30 mars 2012 20 h

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in z a r r a S e Albertin

de l'autre cote du chronometre

Renseignements, rĂŠservations : 04 77 74 41 81 nec.spj@wanadoo.fr 9 rue Claudius Cottier 42270 St Priest en Jarez

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Woodrow et Aiden sont deux potes à la vie à la mort, borderline, pas du tout dans le coup, parfaitement en dehors des clous : deux magnifiques loosers assumés ! Deux grands enfants qui refusent de toutes leurs forces le passage définitif à l’âge adulte, malgré la trentaine qui pointe son nez. Au fin fond de leur Californie, ils évitent soigneusement de participer à cette société en laquelle ils n’ont aucune confiance – on les comprend – et préfèrent s’imaginer un monde à eux. Vouant un culte sans bornes à l’univers de Mad Max, ils passent leurs temps à bricoler des engins de fous, entre un lance-flammes fait maison et leur voiture de guerre baptisée « Medusa » : persuadés que l’apocalypse est imminente, ils s’arment pour réaliser leur fantasme de survie dans un monde en ruines. Mais voilà, une fille va passer par là, forcément : Woodrow tombe amoureux

de Milly, une belle blonde, marrante, dévergondée et qui n’a peur de rien, rencontrée lors d’un concours de mangeurs de grillons où elle l’a mis minable ! Dès lors l’équilibre – improbable certes, mais bien réel – que les deux potes avaient mis en place à force de complicité sans partage va être modifié, leurs vies vont être bouleversées et personne n’en sortira indemne… surtout dans l’imagination à peu près sans limite d’un Woodrow qui ne peut évidemment pas se satisfaire d’une banale petite histoire d’amour… Voici un film américain indépendant, un vrai de vrai, un hors-norme, qui arrive de nulle part, financé et tourné totalement en dehors des studios. Une histoire de potes, d’amour, de lance-flammes, de bagnole qui crache le feu et qui balafre le bitume… Un incroyable truc à la fois fun, complètement barré et d’une profondeur inattendue, qui vient sans doute de

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l’absolue sincérité de l’entreprise : le dénommé Evan Glodell, scénariste, acteur, réalisateur, a d’évidence mis beaucoup de lui-même dans ce Bellflower, qu’il a nourri de toutes ses passions d’adolescent attardé, de tout son romantisme cabossé, de toutes les références au cinéma qu’il aime. Ça donne un film d’une énergie folle, d’une invention narrative et visuelle permanente – et d’autant plus sympathique que bricolée à l’ancienne : objectifs de caméra spécialement conçus pour le tournage, filtres de couleurs, déformations, effets de flou donnent à l’image une véritable identité, à des années-lumière du tout venant numérique. Quelque part entre Mad Max, Macadam à deux voies (le chef d’œuvre de Monte Hellman) et le tout récent Drive, ce pétaradant Bellflower nous a emballés.

Face aux réactions enthousiastes et aux demandes du public sur la musique de Bellflower, le label américain Oscilloscope (fondé par un ex-Beastie Boys) a décidé d’éditer en quantité limitée la musique originale créée par Jonathan Keevil, qui était aux côtés du réalisateur Evan Glodell dès l’initiation du projet. De l’écoute de l’album - un bel objet qui inclut 33T vinyle et CD - on sort profondément touché, tant la charge émotionnelle de Keevil est forte, aussi bien dans son registre folk, profondément mélancolique, que lorsqu’il aborde des nappes synthétiques qui rappellent John Carpenter. Le disque est accompagné en France d’un 45T où figurent 2 titres composés par Slo Blo, relecture electro de musiques et ambiances du film.


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Versailles, à la veille de la Révolution française. Nous sommes le 14 juillet 1789 et Sidonie Laborde vit dans l’insouciance de la Cour , officiant en tant que liseuse auprès de Marie-Antoinette, à qui elle voue une dévotion sans bornes. Or quand la rumeur de la prise de la Bastille par le peuple parisien arrive au château, la panique gagne les nobles et les serviteurs. Sidonie ne peut y croire. Elle n’est pas noble pour un sou mais totalement dévouée à la Reine , elle n’envisage pas une seconde de la quitter… Si le cadre du nouveau film de Benoît Jacquot est résolument historique, Les Adieux à la Reine s’intéresse moins aux événements qu’à leurs conséquences sur la vie de la Cour. Il ne s’agit donc pas d’un film sur la prise de la Bastille , mais d’une chronique des derniers jours de la Reine dans son royaume, et de l’écroulement d’un petit monde qui se croyait jusque là intouchable. Pour accentuer

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l’ampleur de la chute, Jacquot décrit la Cour comme un havre de paix déconnecté de la réalité, où nobles et serviteurs cohabitent avec harmonie. Il s’attache en premier lieu à décrire les mécanismes de cette microsociété, et tous les rituels qui rythment la journée des hommes et des femmes au service de la royauté. Paradoxalement, cette société ultra-codifiée semble comme nivelée. Bien habillées, disposant de temps libre, proches dans l’attitude de leur maîtresse, les servantes ne ressemblent en rien aux grouillots des campagnes ou au petit peuple parisien. Il souffle sur Versailles comme un vent de modernité. On sent les petites gens attachées à leurs nobles, comme si le confinement des lieux avait, avec le temps, estompé les différences sociales. Une impression qui trouve son paroxysme le soir de l’annonce des événements de Paris, dans une scène fantasmagorique où nobles et non-nobles, gagnés par une même angoisse collective, errent

ensemble et en chemise de nuit dans les sous-sols du château. Autre aspect primordial du film : Benoît Jacquot se focalise sur les femmes, qu’il décrit comme des âmes fortes et indépendantes, quel que soit leur rang. En termes de mise en scène, Jacquot s’affranchit des codes du film historique classique pour davantage puiser dans ceux du polar. Cet anachronisme de la forme, accentué par l’extrême soin apporté à la reconstitution historique (costumes, décors, étiquette), s’avère assez plaisant. Ainsi, non seulement le cinéaste aborde l’histoire avec originalité, mais il dépoussière un genre qui tendait à se fossiliser. En outre, Les Adieux à la reine parle du passé au présent pour tenter de comprendre ce qui n’allait pas hier et ce qui ne va toujours pas aujourd’hui. Un pari tout à fait convaincant, qui a triomphé lors de sa présentation en ouverture du Festival de Berlin.

ajcY^'+bVgh|'%] ;^abYdXjbZciV^gZ[gVcV^hYZH‚WVhi^ZcA^[h]^io'%%&"&]'*b^c Sébastien Lifshitz parcourt pendant quatre semaines les Etats-Unis pour filmer son ami Stéphane Bouquet à la recherche de son père. Seules informations dont ils disposent : l’homme était un soldat américain de l’OTAN et avait vécu en France jusqu’en 1967 avant de repartir aux Etats-Unis. Depuis, pas de nouvelles : on ne sait pas où il habite, ni même s’il est encore vivant... Pour certains, Sébastien Lifshitz est un peu notre cinéaste pop, dans l’acception anglaise, noble et mélancolique, du terme. Depuis la belle errance des Corps ouverts, il compose (avec son scénariste Stéphane Bouquet) des films avec quelques bouts de ficelle et surtout une forte dose de sensibilité, de rogne et de délicatesse qui l’apparentent entre autres à Claire Denis (à laquelle il a d’ailleurs consacré un documentaire).

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Voici une sorte de pendant féminin du formidable Broken Flowers de Jim Jarmush. Avec Charlize Theron en lieu et place de Bill Murray, Young adult la nouvelle comédie signé par le brillant duo qui nous avait offert Juno (Jason Reitman/Diablo Cody) dégage une poésie tendre, subtilement teintée d’un cynisme bienveillant qui met au placard toute velléité de « bien-pensance ». Mavis, c’était la plus belle fille du lycée, la plus blonde, la mieux roulée. Celle que toutes les autres enviaient, jalousaient, détestaient. Mais devant qui tous les garçons tiraient une langue plus longue que celle du loup lubrique dans un dessin animé de Tex Avery… Elle s’appelle Mavis Gary, elle a la trentaine bien tassée, écrit des romans pour adolescentes (c’est à dire dans un style très éloigné de La Princesse de Clèves) et elle n’est jamais vraiment retombée de ce petit nuage sur lequel elle flottait délicieusement quand elle avait 17 ans. Ce n’est pas qu’elle s’acharne à cultiver un style, ni qu’elle s’obstine contre la fatalité du temps qui passe, c’est plutôt que son horloge 26

interne s’est arrêtée quelque part au beau milieu des années 90, ces années où elle était au sommet de la gloire et où elle avait le monde (et l’équipe de foot) à ses pieds. Aussi quand elle reçoit un mail d’un certain Buddy Slade lui annonçant la naissance de son bébé tout neuf, les souvenirs reviennent à la pelle dans sa mémoire de midinette : Buddy Slade, son amour de jeunesse, l’unique, le vrai, celui que l’on ne connaît qu’une seule et unique fois dans une vie. C’est comme un électrochoc pour Mavis : il faut impérativement qu’elle fasse quelque chose pour ce pauvre Buddy qui n’a pas encore réalisé l’erreur fatale qu’il a commise en : un, la laissant filer, elle, la plus belle fille du lycée ; deux, en se rangeant dans une vie pépère avec femme, nouveau-né, maison à crédit et pelouse à tondre. La voici donc de retour dans la ville de son enfance, bourgade bien tranquille où rien n’a sans doute beaucoup changé depuis qu’elle en est partie, croit-elle. Mais forcément, les gens grandissent…

Voilà un film qui pourrait se contenter de n’être que sympa et drôle. En soi, c’est déjà pas mal. Mais Young adult dépasse ce curseur et monte un niveau au-dessus. Parce que c’est Charlize Theron qui campe cette éternelle ado complètement à côté de ses pompes, à la fois un peu réac, désespérée, égocentrique, enquiquineuse, lourdingue mais néanmoins furieusement attachante. Parce que Jason Reitman (à qui nous devons Thank you for smoking, Juno et In the air) a la bonne idée de détourner les codes habituels de la comédie romantique pour flanquer Mavis d’un amoureux pas du tout transi qui n’est pas celui qu’on pourrait croire. Parce que sous des allures de comédie gentillette, c’est un portrait très grinçant de l’american way of life, cette Amérique blanche qui ne supporte pas les pas de côté, ni les excentriques, ni les paumés, une Amérique qui a tôt fait de recracher comme un mauvais cheeseburger ceux dont la gloire est désormais fanée. (merci Utopia !)


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Comme Michel Hazavanicius, le réalisateur d’OSS 117 et The Artist, Julie Delpy renoue avec une tradition populaire sans populisme, celle du divertissement hautde-gamme. Après 2 days in Paris il y a 5 ans, voici donc les nouvelles aventures de Marion dans 2 days in New York, une délicieuse comédie tout aussi loufoque et généreuse que la précédente mais qu’on peut découvrir aussi de manière indépendante. Marion (irrésistible Julie Delpy !) est désormais bien installée à New-York, où elle vit avec Mingus (Chris Rock), un journaliste de radio, leurs deux enfants qu’ils ont eus de relations antérieures et un chat. Le couple est très amoureux ! Marion est toujours photographe et prépare son exposition. Son père, sa soeur et son petit copain (qui est en fait l’ex de Marion et qui n’était pas prévu du tout) débarquent à New-York pour le vernissage. Le choc des cultures mais surtout les personnalités débridées des trois arrivants vont provoquer un véritable feu d’arti-

fice entre Mingus, un vrai « new-yorker », Marion disjonctée sur les bords, son père qui ne parle pas un mot d’anglais, sa sœur toujours en phase avec ses problèmes freudiens, et le fameux petit ami... On ne change pas une formule qui gagne, à cela près que cette fois-ci ce sont les français qui débarquent aux USA et non plus l’inverse. On retrouve donc avec plaisir l’incontournable et pétillante Marion et pêle-mêle : Jeannot (Albert Delpy), ce joyeux barbu ventripotent, père libidineux à souhait qui conserve cette tendresse paternelle qui lui va si bien ; Rose, l’insupportable sœur cadette de Marion, qui allie exhibitionnisme, nymphomanie et manie irrépressible de critiquer en tant que psychologue l’éducation des enfants de Marion ; sans oublier (cerise sur le gâteau), Manu, le nouveau copain de Rose qui n’est autre que… l’ex de Marion. Sur ce scénario évidemment propice aux débordements de tous ordres, Julie Delpy tisse une

comédie explosive et jubilatoire : choc des cultures, barrière de la langue, personnages mythiques, le tout réuni dans un savoureux cocktail de légèreté et de bonne humeur. Grâce à sa forme légère et spontanée, 2 days in New York instaure une complicité immédiate avec ses spectateurs. C’est une comédie delpiesque, qui ne ressemble ni aux comédies romantiques américaines, ni aux comédies familiales bien lourdes et communautaires dont la France a parfois le secret. Flirtant avec les genres, les époques, suscitant la totale indifférence des uns et les éloges dithyrambiques de ses happy-few, Julie Delpy intrigue, fascine ou agace, mais impose invariablement, d’un film à l’autre, un style qui lui est propre, et son indépendance de style et de ton n’est pas sans rappeler, à certains égards, l’univers du Woody Allen des débuts.

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Comment rendre compte d’une expérience dont on peut penser que seuls ceux qui l’ont vécue peuvent réellement la comprendre ? D’autant plus difficile quand la mort et l’horreur sont invisibles, n’ont ni le visage des monstres génocidaires ni la présence physique des éléments de la nature déchaînée. Voici un grand et beau film, sensible, émouvant et extrêment bien documenté. Un condensé d’histoire en même temps qu’une superbe fiction sur la vie qui reprend toujours ses droits : une réussite ! 26 avril 1986, Pripiat, 50000 habitants, à côté de Tchernobyl. Ce jour-là, Anya et Piotr célèbrent leur mariage ; le petit Valéry et son père Alexeï, physicien, plantent un pommier dans leur jardin ; Nikolaï, garde forestier, fait sa tournée dans la forêt toute proche. En pleine noce, Piotr, pompier volontaire, est appelé en renfort pour éteindre un feu dans la belle forêt ukrainienne. Il ne reviendra plus… Ce jour là, un accident s’est produit à la centrale. Ce feu, on le cachera pendant 3 jours aux habitants. Quelques jours plus tard, les populations sont évacuées. Alexeï, qui était au courant de la catastrophe, a été condamné au silence par les autorités et préfère disparaître. Dix ans plus tard, Pripiat désertée est devenue un no man’s land - et un étrange lieu de tourisme ! Anya se rend tous les mois dans la Zone en tant que guide, tandis que Valéry part y chercher les traces de son père. Nikolaï, lui, persiste à cultiver son jardin empoisonné... Le temps passant, sauront-ils accepter l’espoir d’une nouvelle vie ? Ce film magnifique à ne rater sous aucun prétexte montre l’après-catastrophe nucléaire : des populations que l’on tient dans l’ignorance du danger, l’armée qui débarque dans les fermes dans des scènes qui ressemblent à des rafles, les militaires qui tuent les animaux, embarquent les paysans sans explication… Ou comment l’atome a plus de prix que les hommes, car depuis ce 26 avril 1986, on sait que le nucléaire civil – dont certains nous rabâchent pourtant encore que c’est une énergie propre et sûre – peut apporter la désolation et marquer plusieurs générations. Saint-Etienne est situé à 30 km de la centrale nucléaire de Saint-Alban. La vallée du Rhône, avec ses 14 réacteurs – pour un total de 58 en France – est la région la plus densément nucléarisée de l’Hexagone, et même d’Europe. Si un accident se produisait dans cette zone, c’est la France entière qui serait contaminée pour des siècles. Tout n’est souvent que question de choix, ça tombe bien, nous en avons tous un à faire en mai prochain… (+ d’infos sur la transition énergétique sur www.sortirdunucléaire.org)

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De Joe Dante, on connait tous la saga Gremlins ou L’Aventure intérieure, beaucoup moins ce Panic sur Florida Beach, dans lequel le réalisateur culte met son savoir-faire de cinéaste au service de son expérience en tant que spectateur, nous livrant ainsi sa propre vision du cinéma. Un bel et jubilatoire hommage au 7ème art et un film culte pour tout ceux qui on eu la chance de le découvrir tant il se fait rare sur les écrans français. Octobre 1962. Le jeune Gene Loomis vit avec sa mère Anne et son petit frère Dennis dans une base militaire située à Key West, en Floride. Son père, qui travaille dans l’armée, est parti en mission. Passionné de films de monstres, Gene attend impatiemment la projection de Mant !, le dernier film de Lawrence Woolsey (génial John Goodman !), spécialiste du cinéma d’épouvante. Parallèlement, la crise des missiles de Cuba éclate et plonge l’Amérique dans la psychose… Réalisé en 1993 par Joe Dante juste après Gremlins 2, ce dernier a souhaité rendre un hommage aux films de série Z qui envahissaient les écrans américains à la fin des années 50 (L’homme qui rétrécit, Planète interdite, Tarantula…) et à ses réalisateurs (Ed Wood, Jack Arnold...), en particulier à William Castle. En effet, le personnage principal incarné par le génial John Goodman est fortement inspiré par Castle. Ces réalisateurs, à l’image de Méliès, considéraient le cinéma quasiment comme une attraction de fête foraine et c’est à ce genre de cinéma que Joe Dante a souhaité rendre hommage, celui de son enfance.

C' Bonus exceptionnel : la version intégrale du film Mant ! le film dans le film réalisé par Joe Dante DE8D GZV HD>Gw :E X] V[iZgVjB‚a^ƒh8V[‚9?!WVcYZh"VccdcXZh!\ddY^Zh!ZmigV^ihYZÒabh!ZiX### c^Xhjg;adg^YV7 EV |'&]&* kZcYgZY^(%bVgh

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préventes des places à partir du 23 mars à la caisse du Méliès

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Du côté des enfants

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L’Histoire du chapeau à plume de geai : Le vieux roi avait trois fils, auxquels il confia la mission de ramener un petit chapeau qu’il oublia des années auparavant dans une auberge des Terres Lointaines. Celui qui lui ramènera le chapeau sera couronné roi !

6 ans

Tarifs 7Xedd[c[dj(validité 30 juin 2013) 8VgiZ&%eaVXZh*caVeaVXZ 8VgiZ/*%c

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La raison & la chance :

M. Raison et le jeune Chance se croisent sur un pont. Ne voulant pas se céder le passage l’un à l’autre, ils se disputent. Mais quand finalement M. Raison cède le passage, il revendique que sans raison nul ne peut vivre, ce qui ne laisse pas Chance indifférent et ceux-ci se lancent un défi : M. Raison va entrer dans la tête d’un pauvre éleveur de cochon et nous allons voir jusqu’où peut-on aller sans un peu de chance…

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Ces films racontent les aventures de trois amis qui forme La Brigade de secours. Celle-ci tente d’aider son entourage dans des tâches diverses : de la préparation d’un gâteau à la réparation d’une panne d’électricité au Parlement en passant par l’entretien d’un monument prêt à s’effondrer.

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6 ans

Le Capitaine des pirates entend bien remporter le Prix du Pirate de l’année, mais ce titre est également convoité par Black Bellamy et Cutlass Liz. Il part à l’aventure avec ses équipiers en couleurs : voyageant des paysages exotiques de Blood island aux rues embrumées de Londres. 30

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3 prénoms pour 1 grand film ! Martha, Marcy May, Marlene est une œuvre fascinante qu’il vous sera pratiquement impossible d’oublier. Entre deux superproductions hollywoodiennes, le cinéma US est encore capable de nous surprendre avec de modestes films indépendants qui déroutent et captivent tout à la fois. Quelle bonne surprise en effet que ce premier film de Sean Durkin tout droit sorti d’un gros studio américain (la 20th Century Fox) mais développé par son label indépendant (Searchlight), le même qui l’an dernier nous avait offert Black Swan. C’est le genre de film qui vous intrigue dès les premières secondes, vous happe et ne vous lâche plus jusqu’au dernier plan. Portait virtuose d’une jeune fille tiraillée par ses démons intérieurs, mise en scène constamment inventive qui joue à merveille avec la réalité, l’imaginaire, le présent, le passé, les souvenirs... Il faut être attentif, il faut accepter d’être un peu déboussolé, mais c’est un régal pour les yeux, pour le cœur, pour l’esprit... Etes-vous prêts à embarquer dans cette montagne russe de sensations fortes ? Au fin fond de la campagne américaine, Martha fuit, on ne sait pas trop qui, on ne sait pas trop quoi mais une chose est sûre : elle est terrorisée. On suppose qu’elle s’est échappée d’une secte, un camp de rééducation ou un truc du genre mais ça reste vague, comme dans la tête de Martha. Arrivée dans le premier patelin du coin, elle appelle sa sœur aînée, Lucy, qui n’avait plus de nouvelles depuis plus de deux ans. Celle-ci accourt pour venir la chercher, heureuse de revoir enfin sa cadette, mais curieuse et inquiète de savoir pourquoi elle a disparu pendant tout ce temps, sans donner aucun signe de vie. Mais Martha n’est pas encore prête à se confier... Lucy l’héberge donc chez elle, dans une baraque cossue près d’un lac où elle vit avec son mari, Ted. Alors que sa soeur et son beau-frère tentent de l’aider à se reconstruire, Martha est assaillie par des visons de son passé... quand elle vivait dans cette communauté, un peu à l’écart de la civilisation. Dans cet endroit dirigé par Patrick, une sorte de gourou charismatique, elle portait le nom de Marcy May. C’est lui-même qui avait ainsi rebaptisé Martha à son entrée dans le groupe. Quant au dernier prénom, Marlene, vous verrez... Et plus les souvenirs l’assaillent, plus elle est persuadée que ses anciens compagnons la pourchassent. Martha sombre alors dans une paranoïa inquiétante et la mince frontière qui existait entre réalité et illusion vole en éclat. Vous l’aurez bien compris, le retour à la normale ne sera pas évident pour cette âme sensible qui est toujours chamboulée par son passé. Impressionnant premier film donc, très maîtrisé qui traite d’un sujet difficile et délicat, Martha, Marcy May, Marlene est habité par la formidable prestation d’Elizabeth Olsen. Faites nous confiance, foncez-y, vous ne le regretterez pas !

Le Méliès cinéma indépendant 10 place Jean Jaurès 42000 Saint-Etienne

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Gazette Méliès Mars 2012  

Tous les films, les événements et les soirées à ne pas manquer en Mars au Méliès

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