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Mardi 30 décembre 2008

N°232

1,80 €

Mail : lemahorais@wanadoo.fr

DE QUOI SE RÉJOUIR MAYOTTE DÉPARTEMENT :

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Le Mahorais N° 232

11 centre commercial Lukida 97600 Mamoudzou

Tél : 0269 61 66 75 - Fax : 0269 61 66 72


N°232 du Mardi 30 décembre 2008

TOTAL MAYOTTE FILIALE DU GROUPE TOTAL RECHERCHE 1 ATTACHE COMMERCIAL CONSOMMATEURS (RÉF C2) Il assure le suivi de la gestion Commerciale et Technique du portefeuille de clients (Transports, Industries, Agriculture, Administrations, Services, PME etc..), en Carburants, Lubrifiants, et GAZ. Il négocie, prospecte et fait des préconisations auprès des clients. De formation Bac + Ecole de Commerce, vous avez la connaissance du terrain et une première expérience de la négociation dans un environnement industriel.

1 ATTACHE COMMERCIAL RESEAU (RÉF C3) 1 RESPONSABLE COMMERCIAL BOUTIQUES (RÉF C1) Il assure sous l'autorité du Responsable Commercial, le déploiement du concept réalisations des plans, calcul du budget d'investissement, montage des dossiers. Il adapte la politique « Boutique » à l'environnement local (fonctionnement, choix d'assortissements, prix). Il gère les commandes de produits, et analyse le résultat des ventes. Diplômé BAC +3 à Master Marketing, Merchandising. Une première expérience dans le commercial grande distribution est souhaitable. Aptitude au terrain, sens de la négociation, leadership, autonomie, disponibilité.

Il assure la Gestion Commerciale et Financière du Réseau de Distribution des stations service. Il s'assure de la qualité des produits et du service à la clientèle. Il s'assure de la bonne application des standards et procédures HSEQ sur les stations services. De formation Bac + Ecole de Commerce ou Ecole de Gestion, vous avez la connaissance du terrain et une première l'expérience de la négociation dans un environnement grande distribution. Des connaissances en Merchandising seraient appréciées.

1 ASSISTANT (E) RESSOURCES HUMAINES (RÉF.R1) Il (elle) assiste le DRH sur l'ensemble de la fonction. Il (elle) sera particulièrement en charge de la Gestion Administrative du personnel. Il (elle) aura la responsabilité de la mise en œuvre du plan de formation, et participera activement à la mise en place du SIRH sur la filiale.

Formation BAC+2, connaissances en système de paie, et règles administration du personnel, connaissance des logiciels informatiques RH. Une expérience de la fonction RH est indispensable.

1 DISPATCHER (RÉF.D1) Il assure l'approvisionnement des stations service, ainsi que les livraisons. Il planifie, organise les tournées des chauffeurs (tenue de planning hebdomadaire). Il établit les bons de livraisons pour l'ensemble des clients, et les transmet après ventes. Il gère directement les demandes des clients relatives à leurs commandes et livraisons. Il doit gérer des problèmes ponctuels inhérents à la logistique des camions citernes. Formation Brevet à Bac, connaissance de l'environnement «transport», pratique de l'informatique, entre 3 et 5 ans d'expérience dans la fonction transport. Permis C souhaité. Sensibilité aux règles de sécurité, sens de la relation commerciale, disponibilité et réactivité.

1 ADJOINT CHEF DE DEPOT (RÉF D2) Il assiste le Chef de Dépôt sur l'ensemble de ses tâches, et assure son intérim en cas d'absence. Il réceptionne les produits, gère l'équipe des Opérateurs d'exploitation, en répartissant les tâches et en contrôlant leur réalisation. Il effectue aussi des tâches opérationnelles. Il veille au respect des règles de sécurité sur le site. De niveau BAC +2 vous devez avoir l'expérience du terrain (acquise sur site industriel), la capacité à animer une équipe, et une forte sensibilité au respect des règles de sécurité.

Pour l'ensemble de ces postes, les dossiers de candidature (lettre manuscrite + CV avec photos ) sont à adresser au plus tard le 28 novembre à l'adresse suivante : TOTAL Mayotte - Direction des Ressources Humaines 1 lotissement les 3 vallées BP 867 Kawéni 97600 Mamoudzou en précisant la référence du poste.

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Le Mahorais N° 232

Mardi 30 décembre 2008


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L’échocotier

JÉGO

MALMENÉ

DISPARITION DE SAÏD ISSIHAKA

La nageuse française a été victime d'une insolation samedi 27 décembre lors d'un meeting en petit bassin qui se déroulait à St Paul de La Réunion. Après être restée une heure sur sa serviette, elle a dû renoncer au 50 m dos, 200 m papillon et 4x 200 m. Elle a d'ailleurs décidé de renoncer à la suite du meeting. Le concours aura néanmoins permis à ses coéquipiers du Cercle des nageurs de Marseille de battre le record de France du 4x 200 m nage libre. Gilot, Malet, Lacourt et Bousquet ont réalisé un temps de 7'0"87, effaçant des tablettes un record datant de 1993.

TOUTE L’ÉQUIPE

LA RÉUNION TROP CHAUDE POUR MANAUDOU

DU

MAHORAIS

VOUS SOUHAITE DE

JOYEUSES FÊTES DE FIN D’ANNÉE

Mardi 30 décembre 2008

Comme je m’y étais engagé pendant la campagne présidentielle, je prendrai en janvier la décision d’organiser la consultation sur la départementalisation de Mayotte. Si les électeurs mahorais approuvent cette évolution statutaire, je mettrai en œuvre cette réforme et un 101ème département français sera créé”. (…) “Comme je l’ai toujours dit, la départementalisation sera « progressive » et « adaptée ”. Elle devra s’inscrire dans le temps. Il importe, en effet, qu’elle ne bouleverse pas les équilibres économiques et sociaux de votre territoire. Les changements à opérer sont considérables notamment en matière fiscale et de protection sociale. Mais je confirme qu’en une génération, le principe d’égalité sociale sera appliqué à Mayotte, c’est-à-dire plus vite que ce qui s’est fait pour les autres DOM. Il parait essentiel de mener à bien ce changement institutionnel à un rythme compatible avec celui des collectivités locales qui auront à assumer de nouvelles compétences transférées. Cela suppose également une évolution des mentalités et des modes de vie qui vont transformer la société mahoraise. Ce changement de statut va donner de nouveaux droits aux Mahorais mais aussi de nouveaux devoirs”. (…) “La consultation sera organisée le 29 mars 2009. Si les Mahorais approuvent le processus, une loi organique sera présentée avant la fin de l’année 2009 pour transformer la collectivité de Mayotte, régie actuellement par l’article 74 de la Constitution, en collectivité de l’article 73. Cette collectivité aura les compétences d’un département et d’une région d’outre-mer, mais son organisation sera particulière, avec une assemblée unique. Le nombre de conseillers généraux, 19 actuellement, sera augmenté. Les élections de la nouvelle assemblée auront lieu au plus tard à la date du prochain renouvellement des conseillers généraux (mars 2011). La mise en place du département sera effective en 2011”. (…) “Il n’est ni possible, ni souhaitable de verser immédiatement les prestations sociales au mêmes taux qu’en métropole et dans les DOM, la généralisation brutale des prestations sociales étant de nature à déstabiliser l’économie et la société. Il faut que la mise en place ou l’augmentation des assurances sociales (maladie, retraite, famille, accidents du travail et chômage) se fasse au rythme de l’alignement des cotisations sociales et au rythme du développement économique de Mayotte. C’est pourquoi, dans un pre-

mier temps, le niveau atteint par le SMIG mahorais devra être stabilisé pour préserver l’emploi. Cela étant, les Mahorais doivent pouvoir bénéficier, dès le changement de statut, d’un renforcement des mesures de protection sociale. Les minima sociaux existants (adultes handicapées et personnes âgées) seront revalorisés de manière significative dès 2011. Ceux qui n’existent pas encore, seront mis en place en 2012 avec un taux correspondant à 25% du taux national. Il est prévu une montée en charge de l’ensemble des prestations sur 20 à 25 ans pour atteindre l’égalité sociale . La fiscalité va subir des modifications importantes. Il faudra instaurer une fiscalité directe pour les communes avec la taxe d’habitation et la taxe foncière que les Mahorais devront dorénavant acquitter. L’essentiel de l’impôt et des droits de douanes qui sont versés aujourd’hui au budget du Conseil général vont revenir dans le budget de l’Etat. La nouvelle collectivité percevra, en revanche, en compensation, les dotations prévues dans le cadre des transferts de compétence. Plus généralement, l’’Etat accompagnera Mayotte à réaliser les efforts qu’elle devra fournir grâce à la mise en place d’un « fonds économique, social et culturel » spécifique, en complément des crédits déjà affectés aux contrats de projet 2008 – 2014 . Sans bien sûr abroger le statut personnel de droit local protégé par l’article 75 de la Constitution, la polygamie sera supprimée. Toute référence au tuteur matrimonial devra disparaître. C’est un principe de droit intangible. Les situations acquises ne seront pas remises en cause, mais les mariages polygames seront totalement interdits pour le futur. Par ailleurs, l’âge légal du mariage des femmes sera aligné sur celui des hommes (18 ans) . La lutte contre l’immigration sera poursuivie avec fermeté mais humanité. Les outils juridiques spécifiques relatifs au droit de l’entrée, de l’éloi-

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gnement et du séjour qui existent actuellement pour Mayotte resteront applicables. Les dispositions seront maintenues pour renvoyer les étrangers en situation irrégulière. Le nombre actuel de reconduite à la frontière traduit l’ampleur de l’effort de l’Etat. Mais le contrôle de l’immigration nécessite aussi un engagement des Mahorais à bannir le travail clandestin et à refuser l’instauration des filières par des complicités plus ou moins conscientes . Le processus de départementalisation va normaliser la situation de Mayotte dans la République. Il doit aussi être l’occasion d’une normalisation des relations avec vos voisins comoriens. Assurée de son avenir dans la République, Mayotte doit pouvoir plus facilement s’engager dans la coopération avec les Comores. Je sais que ce n’est pas facile et que les Comoriens ne renonceront jamais à leur revendication sur Mayotte, même s’ils savent qu’elle n’est pas réaliste. La normalisation des relations avec les Comores ne vise pas à obtenir leur capitulation sur le contentieux de Mayotte, ce qui est peu probable, mais à dépasser ce contentieux. C’est tout l’objet du GTHN auquel certains d’entre vous ont participé. J’ai la conviction que nous pouvons dépasser ce contentieux en organisant la circulation des personnes et des biens entre Mayotte et les Comores et en développant une coopération de proximité. Je vous invite à vous investir dans cette démarche ambitieuse et à créer avec les Comores un cadre permanent et original de coopération et de dialogue. Cette nouvelle relation pourrait prendre la forme d’une organisation régionale unique au sein de laquelle vous joueriez un rôle central. Vous n’avez rien à y perdre mais beaucoup à gagner ».

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Le ministre de la Sécurité de l’île autonome de Ngazidja (Grande Comore) a appelé à la télévision la semaine dernière la population de son île à s’en prendre aux Anjouanais résidant à Ngazidja. En effet, Abbas Mhadjou, ministre de la Sécurité intérieure de Ngazidja, à la suite d’un passage à tabac d’un policier par deux soldats anjouanais a ainsi appelé à la haine et à la violence à la télévision. C’est d’ailleurs lui qui avait demandé à ce que tous les Anjouanais résidant soient obligés d’être en possession d’une carte de séjour. Le gouvernement de Grande Comore a engagé une procédure judiciaire à son encontre, et Abbas Mhadjou a été convoqué par la gendarmerie pour être entendu sur ces propos d’incitation à la haine. Bref, l’Union ne brille pas par son unité, plutôt par

QUAND UN MINISTRE DE NGAZIDJA APPELLE À LA

Voici en résumé ce que la délégation mahoraise a pu entendre alors qu’elle était reçue par le président de la République Nicolas Sarkozy concernant la départementalisation de Mayotte. Les propos sont rassurants, font même chaud au cœur et lèvent toute ambiguïté ou doute. Mayotte sera un DROM, pas aux forceps pour ne pas déstabiliser l’économie, mais bel et bien pour asseoir un avenir qui s’établira en moins d’une génération, un record !

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HAINE RACIALE

L'ancien maire de la commune de Pamandzi, Saïd Issihaka, est décédé mardi 23 décembre, à La Réunion, où il était hospitalisé. L'homme a été maire de la commune de Pamandzi de 2002 à 2006 et a su faire de cette localité la vitrine de Mayotte. C'est d'ailleurs lui qui était à l'origine de la construction de la nouvelle mairie et avait inauguré les locaux en 2006. Lors des dernières élections communales, Saïd Issihaka ne s'était pas présenté et s'était fait très discret lors de l'élection de Ramalati Ali, probablement déjà affaibli par sa maladie.

De quoi se réjouir PROPOS DE NICOLAS SARKOZY

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Le secrétaire d’État à l’outremer Yves Jégo est en ce moment malmené par les compagnie aériennes desservant l’outre-mer. En effet, après Air Austral qui refuse de signer la convention visant à faire baisser le coût de l’aérien pour les ultramarins, c’est au tour d’Air Caraïbes de défier le ministre. Pourtant, la compagnie avait bénéficié d’un plan de défiscalisation pour acquérir un nouvel avion afin de lui permettre d’assurer une liaison vers la Guyane, brisant ainsi le monopole d’Air France. Jégo essuie donc un nouveau revers, tout comme le président de la République qui avait ordonné l’avancée rapide du dossier tout en menaçant de taper du poing sur la table. Du côté de Mayotte, rien à l’horizon…

une somme de faits divers malheureux et désarmants…

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Samuel Boscher

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N°232 du Mardi 30 décembre 2008

La fiscalité à l'heure départementale

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LOI DE FINANCES

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Parce que la direction des services fiscaux se doit d'être attentive, elle vient de proposer au vote des élus du conseil général des modifications qui s'inscrivent dans le processus de départementalisation. La gestion informatique des déclarations sera simplifiée et le contribuable trouvera désormais "la facture moins salée". Impôt sur le revenu, défiscalisation, réductions et crédits d'impôts spécifiques, revenus fonciers, disparition de la déclaration commune pour les structures polygames, incitation à l'installation d'équipements solaires, des nouvelles mesures qui réduisent les différences entre la fiscalité locale et les textes nationaux. Cette évolution de la loi de finances vient préparer Mayotte à son statut de 101ème département, chaque contribuable est concerné même si les mesures ont été pensées avant tout pour les plus modestes d'entre eux, et le "manque à gagner" pour la collectivité départementale aura un effet "goutte d'eau" dans son budget.

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a collectivité départementale de Mayotte est en autonomie fiscale, toutefois la collaboration avec la direction des services fiscaux prévaut quand il s'agit de recaler quelques pans de la loi de finances, et ceci afin de réduire au maximum les écarts législatifs qui séparent encore Maoré du statut de vrai DOM. Si depuis le 1er janvier 2008, le droit commun fait foi, il demeure quelque domaines spécifiques dont la fiscalité qui ont prévu de se mettre en place de façon échelonnée. Pour autant, la DSF étudie en permanence les textes et propose comme cela vient d'être le cas des ajustements en fonction de la marge de manoeuvre législative. C'est dans un souci d'implication du processus d'évolution statutaire de l'île française du canal du

Mozambique que des détails du droit fiscal peuvent petit à petit être ramenés à l'égal du territoire national.

IMPÔT

SUR LE REVENU DES PARTICULIERS

Le barème de calcul de cet impôt tant redouté chaque année par les contribuables n'avait jamais changé depuis 2002. Son taux marginal était jusqu'à présent de l'ordre de 50% quand en comparaison il est de 39% en métropole. Il paraît évident au vu de l'évolution démographique, du pouvoir d'achat sous la poussée du taux de population active que les recettes fiscales ont suivi la courbe sur les dernières années. Une étude menée sur 3 ans par les services fiscaux montre que la fiscalité des particuliers a progressé sur cette période de 42%. De 36 000 contribuables, Mayotte est passée en 3 ans à 45 000, pour représenter sur 2008 25 millions d'euros de recettes. Les campagnes d'information y sont certainement pour quelque chose, les éventuels fraudeurs ou les "oublis" ayant diminué. "Nous avons donc pris le barème de métropole de 2006, et non l'actuel pour s'adapter au mieux à la situation fiscale locale", entame M. Jean Baptiste, le directeur des services. La DSF a toute latitude pour faire ce choix, "qui va permettre à plus de petits contribuables, même si la mesure profitera aussi aux plus gros, d'être exonérés", précise le directeur. A Mayotte, c'est à partir de 6900 euros de revenus par an que le particulier est imposable sur la base d'une part, contre 11 000 euros en métropole. Si la mesure va donc également profiter aux "gros poissons", il faut analyser qu'ils sont en faible nombre à Maoré. Jusqu'à présent, les gros contribuables pouvaient se dire que s'installer ici n'était pas intéressant fiscalement parlant,

alors que le but d'un territoire n'est pas de faire fuir ce type de contribuable. "L'entrée en vigueur d'un nouveau barème de calcul aura un effet quasi nul sur le budget de la collectivité" assure la direction, la partie gérée par la DSF représentant environ 1/4 du budget de la CDM. Cette baisse sera compensée par des taxations qui existaient déjà mais qui n'étaient pas réellement effectives, comme par exemple la taxation sur les plus-values, des types de taxes qui étaient avant gérées par les cadis et qui le sont maintenant par les notaires.

DÉFISCALISATION

La deuxième mesure phare prise par la DSF concerne la défiscalisation pour les particuliers et les professionnels. La défiscalisation était jusqu'à présent complètement impossible pour un résident à Mayotte. Un contribuable voyait jusqu'à présent "bloqués" ses dossiers en cours en dehors de Maoré, ce qui ne sera plus le cas. Nous avons repris à l'identique le texte en vigueur pour l'outre-mer", affirme M. Jean Baptiste.

RÉDUCTIONS ET CRÉDITS D'IMPÔTS

C'est en matière environnementale qu'une mesure est à noter. Elle concerne le recours aux énergies renouvelables. Chose jusque-là surprenante sur un territoire français qui compte parmi les plus ensoleillés sur l'année, les équipements solaires pour les particuliers ne sont pas légion. Mais ça devrait changer avec cette évolution fiscale... Ce crédit d'impôt découle de la politique de développement durable. Le texte a donc été modifié pour étendre la réduction comme au niveau national. La réduction sera désormais calculée sur la base du montant de l'investissement à hauteur de 50% des dépenses d'équipement. Les sociétés spécia-

M. Jean Baptiste, directeur des services fiscaux

lisées, qui surfent depuis des années sur le marché dans la région et notamment à La Réunion, ne devraient pas tarder à envoyer leurs équipes commerciales sur une île qui n'a que trop longtemps dépendu des produits hydrocarbures pour produire son énergie.

MESURES

DIVERSES

Le calcul des revenus fonciers sera désormais aligné sur celui de la métropole. Une série de toutes petites taxes, le droit de bail par exemple, sera supprimée. Ce sont des taxes qui se sont avérées rapporter peu. Concernant les procédures, lors des contrôles fiscaux, aucune doctrine n'avait cours à Mayotte comme c'est le cas en métropole. L'autonomie fiscale de l'île se basait uniquement sur le code général des impôts. Désormais, chaque fois que cela sera estimé nécessaire après constatation d'une différence entre le code et la doctrine, la Direction des Services Fiscaux de Mayotte pourra se référer à la doctrine nationale. Une mesure qui a fait parler les élus du conseil général et sur

Hortefeux quitterait l'Immigration...

laquelle la DSF tient à être claire: la suppression de la déclaration commune de la seconde épouse pour les structures familiales polygames. "La direction des services fiscaux ne veut surtout pas par cette mesure remettre en cause les traditions familiales locales, je tiens à bien insister là-dessus", précise M. Jean Baptiste. Avant, la réduction d'impôt calculée sur le quotient familial permettait de faire une déclaration commune pour une deuxième épouse travaillant. Ça ne sera désormais plus possible, deux déclarations seront réclamées. Par ailleurs, de nouveaux crédits d'impôts sont mis en place. Il concernent les intérêts sur les prêts étudiants, les rachats d'entreprises, les prestations compensatoires (les sommes perçues par un conjoint en cas de divorce). Ces évolutions montrent l'implication de la DSF sur la route vers la départementalisation qui se présente de façon plus qu'insistante devant l'île au lagon. Les Mahorais pourront ainsi constater qu'en matière fiscale, plus le temps avance, plus l'Egalité prévaut. Laurent Millet

REMANIEMENT MINISTÉRIEL PRESSENTI

Des informations insistantes font état d'un projet de remaniement, motivé par le siège laissé libre à la direction du parti majoritaire. Au jeu des chaises musicales, Brice Hortefeux devrait laisser sa place au ministère de l'immigration où Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé de la Prospective, de l'Evaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique, auprès du Premier ministre, est pressenti pour le remplacer. Brice Hortefeux formera ainsi aux côtés de Xavier Bertrand le tout nouveau duo de choc à la tête de l'UMP, poussé par un Nicolas Sarkozy qui voit déjà les prochaines échéances électorales arriver. Si le mois de janvier confirme ces rumeurs plus qu'insistantes, le prétendant département où la mise en oeuvre de la politique d'immigration est quotidienne regardera attentivement ce

que compte faire Eric Besson de "l'héritage Hortefeux".

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icolas Sarkozy devrait assister au prochain conseil national de l'UMP, prévu le 24 janvier, qui entérinera la nouvelle direction du parti majoritaire et désignera les têtes de liste pour les prochaines élections européennes (du 4 au 7 juin 2009). Le conseil national sera l'occasion de confirmer le nouveau tandem pressenti, formé par Xavier Bertrand et Brice Hortefeux qui se retrouveront à la tête du parti présidentiel. Xavier Bertrand serait ainsi confirmé au poste de secrétaire général alors que Brice Hortefeux deviendrait vice-président en charge des investitures. Les deux hommes auront pour principale mission de rompre avec la précédente direction dirigée par le binôme Patrick Devedjian-JeanPierre Raffarin. Ils devront également redonner une ligne claire au

parti et faciliter "l'ouverture" et le dialogue au sein même de l'UMP. Dans ce cadre, un remaniement ministériel, avec un jeu de chaises musicales, devrait s'opérer. Brice Hortefeux, qui se contentera d'une place non éligible aux européennes, devrait ainsi quitter son ministère de l'Immigration, où Éric Besson est pressenti pour lui succéder, pour un ministère des Affaires sociales aux attributions plus étendues que l'actuel ministère du Travail du nouvel homme fort de l'UMP. "On va bien s'entendre parce qu'on n'a ni le même calendrier, ni les mêmes ambitions, sauf celle qui nous réunit aujourd'hui : servir Nicolas Sarkozy", assure Brice Hortefeux qui affirme qu'il n'y a "pas d'ambiguïté" sur la répartition des rôles avec Xavier Bertrand dont la date de démission du gouvernement n'est pas encore déterminée. "Le patron fonctionnel, c'est lui", expli-

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que-t-il. "Je ne vais pas interférer dans la gestion quotidienne du parti".

ERIC BESSON REMPLACE BRICE HORTEFEUX

Éric Besson est né le 2 avril 1958 à Marrakech au Maroc. Il est, depuis le 18 mai 2007, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques. Depuis le 19 mars 2008 lors d'un mini remaniement ministériel, après les municipales de mars 2008, il a également en charge le développement de l'économie numérique dans le gouvernement de Fillon II. Il commence par travailler dans le secteur privé et est membre du Parti socialiste de 1993 à 2007. Maire de Donzère (Drôme) depuis 1995, il est député de la deuxième circonscription de la Drôme de 1997 à 2007 (sous l'étiquette du PS jusqu'au 21

Eric Besson, remplaçant de Brice Hortefeux ?

février 2007, sans étiquette par la suite). En désaccord de fond avec Ségolène Royal, il démissionne de son mandat de secrétaire national à l'économie du PS le 21 février 2007 et rejoint l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy au soir du premier tour de l'élection présidentielle française de 2007 pour y coordonner le "pôle gauche". Laurent Millet Mardi 30 décembre 2008


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N°232 du Mardi 30 décembre 2008

La France a tendu les doigts, Bruxelles a sorti le bâton !

RÉACTION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE SUR LE CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE MAYOTTE

qui représente plus de la moitié des reconduites annuelles.

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Les Comores réagissent IMMIGRATION CLANDESTINE

Les faits rapportés relatifs aux conditions réservées aux personnes en rétention dans le centre de Mayotte ne sont qu'un aspect des violations flagrantes dont se rendent coupables les autorités françaises à Mayotte. Le gouvernement de l'Union des Comores apprécie hautement l'intérêt porté à la situation des droits de l'Homme à Mayotte par le quotidien français Libération. En effet dans un article paru le 18 Décembre 2008 ce journal dénonce à juste titre les traitements inhumains réservés aux personnes détenues au Centre de rétention administrative de Mayotte sous administration française. Cet article a permis une médiatisation internationale des faits et pratiques souvent dénoncés par plusieurs organisations humanitaires mondiales ou internationales telles que Amnesty International, la Cimade, etc. De même, les organisations comoriennes des Droit de l'Homme, la presse et la société civile comoriennes ont depuis toujours dénoncé ces agissements des autorités françaises à Mayotte. De son côté, le gouvernement de l'Union des Comores a eu, à plusieurs reprises, l'occasion de rappeler aux Mardi 30 décembre 2008

autorités françaises ses graves et légitimes préoccupations face à ces humiliations inacceptables contraires à la dignité humaine. Les faits rapportés relatifs aux conditions réservées aux personnes en rétention dans le centre de Mayotte ne sont qu'un aspect des violations flagrantes dont se rendent coupables les autorités françaises à Mayotte à savoir : ?les conditions d'arrestation des personnes injustement accusées d'être en séjour irrégulier à Mayotte, ?les interpellations intempestives et dégradantes, les arrestations en dehors de tous cadres juridiques, d'enfants mineurs, des malades en cours de traitement et de femmes enceinte. Le comble de l'horreur, c'est la transformation en cimetière marin du bras de mer qui sépare Mayotte et l'île d'Anjouan du fait d'un visa exigé depuis 1994 à tout Comorien désirant se rendre sur l'île comorienne de Mayotte. Face à ces violations des Droits de l'Homme, devenues courantes à Mayotte, le gouvernement de l'Union des Comores demande instamment aux autorités françaises à Mayotte de prendre toutes les dispositions pour y mettre un terme et s'abstenir dans le futur de tout acte appelant, de près ou de loin, de telles pratiques si contraires aux droits et à la dignité humaine. Le gouvernement de l'Union des Comores reste convaincu que la solution satisfaisante et durable de tous ces problèmes réside dans le respect du droit international dans le contentieux franco-Comorien sur l'île de Mayotte''. Fait à Moroni, le 20 Décembre 2008 Source : Al-watwan N° 1220 du 23 décembre 2008 Le Mahorais N° 232

de la dignité des personnes concernées", stipule le Pacte européen pour l'immigration et l'asile défendu par le ministre français de l'Immigration Brice Hortefeux. M. Hortefeux et les ministres du gouvernement concernés par ce dossier sont prévenus… Laurent Millet

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Réaction du gouvernement comorien suite à la vidéo sur le Centre de rétention de Pamandzi diffusée par le quotidien national français Libération et qui a profondément touché l'opinion publique. Le communiqué ne se prive pas de rappeler que les Comores estiment Mayotte comorienne et glisse au passage sa sempiternelle revendication d'appartenance…

munes pour la rétention des étrangers séjournant sans autorisation sur le territoire des pays membres de l'UE dans l'attente de leur expulsion. "Les étrangers en situation irrégulière sur le territoire des Etats membres doivent quitter ce territoire. Chaque Etat s'engage à assurer l'application effective de ce principe dans le respect du droit et

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a Commission européenne a appelé mardi 23 décembre la France "à respecter les droits de l'Homme dans le centre de rétention de Mayotte et à offrir des conditions de vie décentes à ses occupants." C'est exactement sur "le respect des droits de l'Homme partout où des violations sont identifiées" que Bruxelles insiste, une nouvelle piqûre après l'embrasement médiatique faisant suite à la publication de la vidéo qui montre que l'affaire fait du bruit. Même si Mayotte "ne fait pas partie de l'Union européenne", c'est "un territoire français d'outre-mer" et "les hommes, les femmes et les enfants retenus dans ce centre ont droit à des conditions de vie décentes", a insisté le porte-parole de la Commission. Plusieurs organisations non gouvernementales dont le collectif Migrants d'outre-mer (Mom) ont dénoncé les "conditions inacceptables" des migrants dans le centre de rétention administrative de

Pamandzi, chose qui fait aujourd'hui réagir officiellement l'instance européenne, et qui confirme comme l'a titré la semaine dernière Le Mahorais avec "la France découvre" que l'événement est pris très au sérieux par l'Europe tout entière. Un responsable français, le contrôleur général des lieux de privation de liberté Jean-Marie Delarue, s'est engagé à procéder à "une analyse approfondie de la situation et à faire les recommandations qui s'imposent". "Depuis 2006, il y a autour de 16.000 reconduites à la frontière par an, mineurs compris, à partir de Mayotte, pour une population de 187.000 habitants. Ce chiffre impressionnant ne saurait être atteint sans violations des droits de l'Homme", a souligné M. Delarue. Une déclaration qui tranche avec l'intervention de la préfecture qui a communiqué en parlant “d'une journée exceptionnelle”, en l'occurence ce jour d'octobre où une caméra a été introduite dans le Centre. La France a fait approuver sous sa présidence de l'UE des règles com-

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Un pas supplémentaire vient d'être franchi avec la prise de position de la Commission européenne. Celle-ci a remis en cause le respect des droits de l'Homme dans un CRA de France pas tout à fait comme les autres. Ici, la politique de Brice Hortefeux frôle parfois “l'indignité”, et ce à plusieurs reprises chaque année. La vidéo tournée montrant la vérité à des millions de Français, d'Européens, vient bouleverser le jeu de quilles politique, la présidence tournante de l'Union européenne assurée par un Nicolas Sarkozy bien peu loquace sur la question ces jours-ci est maintenant dos au mur. Si Yves Jégo s'est lui empressé de réagir en confirmant qu'il veillerait personnellement à l'accélération de la construction d'un nouveau CRA plus adapté à la situation locale, la Commission européenne n'y va pas par quatre chemins aujourd'hui. Elle pose de sérieuses questions auxquelles le gouvernement va devoir promptement répondre par l'action sur un territoire de la République

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Planning familial mahorais, beaucoup reste à faire

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SOCIAL

La planification familiale est apparue à Mayotte depuis les années 80, et que de chemin parcouru depuis. De la simple sensibilisation à l'allaitement, à la contraception, le COFAMIL (Conseil et orientation familiale) a préparé les Mahorais à une révolution dans leur manière de penser la maternité.

Anyni Madi et Soulaïmana Maïmidi, deux animatrices relais

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n 1980, le COFAMIL parlait juste d'allaitement, afin de ne pas brusquer la population qui n'était pas forcément préparée à parler de contraception. L'allaitement permet en effet de secréter des substances contraceptives, permettant aux jeunes mamans de ne pas avoir d'enfant au cours des 6 mois suivants la maternité. En 1994, l'organisme a décidé de passer à la vitesse supérieure par la campagne « 1, 2, 3 Bass… », une campagne qui a beaucoup fait parler d'elle, car il s'agissait de la première campagne mahoraise de régulation des naissances. Les Mahorais prêtaient donc plus attention au message transmis, et à partir de là les familles ont réellement commencé à limiter les naissances. Le service Cofamil à proprement parler existe depuis 2001, avec beaucoup d'animatrices relais qui viennent à la rencontre des personnes afin de les informer et de les conseiller sur la contraception et la sexualité, selon les missions du service. Ces animatrices sont destinées à venir en supplément aux messages publicitaires d'information, afin de toucher plus les populations, et d'avoir un suivi d'impact concret et en direct avec les gens. Les déplacements de cette vingtaine d'agents sont d'autant plus facilités que les mentalités évoluent, et que les sujets comme la contraception sont de moins en

Nassabia Djanfar

moins tabous. Même si certains irréductibles ne sont pas prêts à tout permettre et à tout dire à un public jeune puisque la cible du COFAMIL a au minimum 12 ans. « Ici à Mayotte, on croit que le fait de parler de ces choses là, on va les faire. Certains parents vont donc préférer taire ces questions, alors que les enfants ont beaucoup d'interrogations pour lesquelles ils vont chercher les réponses eux-mêmes par la découverte de leur propre corps, si on ne leur apporte pas les réponses appropriées », selon Rahamata, chef de service au Cofamil. « Il est de notre devoir de dire attention car les dangers sont bien rééls, même si toutefois, nous insistons sur le fait qu'une fille doit arriver vierge au mariage, qu'elle ne doit pas trainer seule avec des garçons le soir, etc…, conformé-

Découverte macabre à Hajangoua FAITS-DIVERS

table qui comportait plusieurs photos de fillettes dénudées. Il sera bien évidemment reconduit à la frontière.

S

amedi 27 décembre, alors qu'il se promenait, un homme a fait une découverte macabre dans la mangrove d'Hajangoua. Les gendarmes de la brigade de Mamoudzou ainsi que ceux de la brigade de recherche se sont rendus aussitôt sur place. Une enquête a été ouverte pour tenter d'identifier la victime ainsi que les causes de la mort. Selon les premiers éléments de l'enquête, il pourrait s'agir d'un homme disparu le 7 décembre à Mtsapéré.

PHOTOS

1 KWASSA

300 BANGUÉ

AVEC À BORD

PORNOGRAPHIQUE

6

INTERCEPTÉ

GRAMMES DE

À CARACTÈRE

Vendredi 26 décembre, un homme en situation irrégulière a été arrêté

ment à notre religion, et à notre culture ». Dans le but d'aller toujours plus loin dans la démarche de sensibilisation, le conseil général a créé deux CEPF(centre d'éducation et de planification familiale), qui accueillent la population, en étant à leur écoute, tout comme les PMI, à part que dans les CEPF il y a des conseillers conjugaux. Malgré tout le positif à retirer de ces différentes actions menées, on constate qu'il y a toujours du travail à faire. L'ISF (Indice Synthétique de Fécondité), nombre moyen d'enfants par femme a baissé. En 97, cet ISF était de 5, puis il est passé à 4,7 en 2002. Cette évolution est donc très positive et cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir.

en début de matinée dans la commune de Bouéni par la police aux

frontières (PAF). L'homme avait en sa possession un téléphone porLe Mahorais N° 232

Dimanche 28 décembre, un kwassa a été intercepté par la brigade nautique à l'extérieur du lagon. A bord, 39 clandestins qui tentaient malgré le mauvais temps de s'introduire à Mayotte, dont 22 hommes, 10 femmes, 5 mineurs et 2 passeurs. Il faut dire que la récolte a été bonne puisque la brigade nautique a également découvert 300 grammes de bangué sur

un des clandestins. Les passeurs sont placés en garde à vue, tandis que les autres seront reconduits à la frontière. Il s'agit là du 88ème Kwassa intercepté depuis le début de l'année par la brigade nautique.

UN

HOMME MENACE LES

GENDARMES AVEC UNE PERCEUSE SANS FIL

Samedi 27 décembre, un individu ivre mort a tenté de rentrer de force dans un magasin SNIE à Mzamboro. Alertés, les gendarmes se sont rendus sur place pour calmer l'homme. Ce dernier déjà connu par les gendarmes s'est opposé aux contrôles et a essayé de leur porter des coups en les menaçant avec une perceuse. L'individu a donc été arrêté pour violence avec arme. N.D.

Mardi 30 décembre 2008


N°232 du Mardi 30 décembre 2008

LOCALE

Le premier navire de la ligne Mascareignes Express MARITIME

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Longoni. Au niveau des délais (appelés transit times dans le jargon pro) et à titre d'exemple, un Le Havre-Mayotte ne mettra plus que 28 jours, et 31 jours pour des containers arrivant de Fos. Ce que Bertrand Kerguelen, le directeur de la ligne Océan Indien de la compagnie Delmas, groupe CMA-CGM avait traduit lors de sa venue à Mayotte par « une amélioration sensible par rapport à la rupture de charge garantie par une plus grande régularité. Ces portes containers

« Les premiers navires à toucher Mayotte ne seront pas encore passés par Djibouti, mais viennent en direct de métropole » explique Mimosa Séraphin, l'agent AMS consignataire du navire, « le terminal de Djibouti vient d'être inauguré par un premier transbordement, il faut maintenant que les bateaux se calent au niveau des délais ». Les ports desservis seront successivement Les Seychelles, La Réunion, Maurice, Tamatave et

Des pirates qui coûtent cher MARITIME

L

es pirates commencent à nous coûter cher… Pour répercuter le surcoût que font payer les assurances aux navires transitant dans le golfe d'Aden, et les salaires doublés des équipages qui naviguent dans cette zone à risques, la compagnie CMA-CGM annonce une surcharge de 23 dollars par container équivalent vingt pieds (EVP), soit 16,40 euros, à partir du 1er janvier. En effet, début 2009, le golfe d'Aden devrait être considéré comme zone de guerre par les assureurs maritimes. Une

Mardi 30 décembre 2008

telle mesure devrait encore provoquer une hausse significative des frais d'assurance. Le groupe CMA-CGM précise

que sont concernés « tous les containers transitant par cette zone quelle qu'en soit la provenance ou la destination. Cette surcharge

viendra s'ajouter aux accords tarifaires, courts ou longs terme, déjà conclus ou en cours de négociation avec les clients ». Surcharge qui équivaudrait lors d'une escale, à titre d'exemple, pour un EVP à une multiplication par deux des frais de pilotage maritime et qui sera bien évidemment répercutée sur le prix de vente à la clientèle. Surtout que de l'aveu des agents consignataires, tout est fait pour prendre le moins de risques possible et les routes données aux navires sont les plus éloignées possible des zones à risque… La CMACGM assure que toutes les mesures sont prises pour éviter un abordage : « les navires navigueront à la vitesse maximum et quand cela sera possible feront partie des convois protégés par les navires de la coalition ». La nouvelle ligne Mascareignes Express desservant Mayotte et dont le premier navire accostait le 23 décembre, est bien entendu touchée par cette augmentation de tarif qui se rajoutera, ainsi que l'explique la compagnie, à la cotation déjà mise en place. Pour renforcer la lutte contre la piraterie, la Chine a annoncé l'en-

Le Mahorais N° 232

voi d'une force navale, composée de deux destroyers et d'un ravitailleur. « Leur principale mission consistera à veiller sur la sécurité des navires et des équipages chinois ainsi que sur celle des bateaux transportant de l'aide humanitaire pour les organisations internationales comme le Programme Alimentaire mondial de l'ONU », a déclaré un porteparole du ministère chinois des Affaires étrangères. Il faut noter que pour la marine chinoise, un tel déploiement loin de ses côtes constitue une première. La France de son côté envoie le premier bâtiment à intégrer l'EUNAVFOR (European naval Force) dans le cadre de l'opération Atalante de lutte contre la piraterie, et afin d'escorter les navires marchands transitant dans le golfe d'Aden. Il s'agit de l'aviso « Premier Maître l'Her » qui protégera également les navires du Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui acheminent l'aide internationale destinée à la Somalie. Une piraterie qui mobilise les finances d'Etats et de continents et pour laquelle la solution qui passe par un régime plus punitif sur place est loin d'être appliquée.

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Pirate… si ce mot a engendré récits et mythes, il est en passe de mobiliser la planète entière pour une petite zone, le golfe d'Aden qui sera certainement classé « zone de guerre » par les assureurs, frileux de voir les navires qu'ils assurent transiter dans cette région. Le groupe CMA CGM, dont les navires desservent Mayotte notamment à travers la nouvelle ligne Mascareignes Express, en fait les frais et augmentera plus que sensiblement ses tarifs à partir du mois de janvier.

Annette Lafond

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e commandant roumain de l'Azteca, Mina Laurentiu, a entré son porte container mardi 23 décembre à 7 heures par la passe de Mtsamboro pour qu'il décharge 150 containers et qu'il en embarque 157, vides pour la plupart... Mayotte n'ayant pas grand-chose à exporter. Ce feeder de la compagnie Delmas, groupe CMA CGM arrive dans le cadre de l'inaugura-

tion d'une nouvelle ligne, la Mascareignes Express. Les bateaux ne passeront plus par Maurice, port qui est désormais engorgé victime de son succès lors du passage en zone franche. Ils s'arrêteront à Djibouti, sur le nouveau terminal qui vient de connaître son premier transbordement, c'est-à-dire que le gros navire liner décharge sa cargaison qui sera embraquée sur plusieurs petits feeders qui graviteront vers les ports secondaires.

transportant tous ports confondus 1700 containers quatre fois par mois ». L'atout de cette ligne est bien le terminal de Djibouti, Doraleh qui a un fort potentiel de développement. Avec ses 400 millions de dollars d'investissement débouchant notamment sur 6 portiques (grosses grues) post-Panamax (navire d'une taille maximale pour passer le canal de panama. ndlr), 550 mètres de quai et 4 portiques sont déjà réservés par la compagnie Delmas. Un quai à faire rêver plus d'un manutentionnaire mahorais… Justement en parlant du second quai, « l'afflux de navires supplémentaires risque de provoquer quelques embouteillages sur l'eau, il faut donc accélérer et finir au plus vite ce quai qui représente un gros bol d'air frais pour Longoni » conclut Mimosa Séraphin. La récente pénurie de pommes de terre sur Hippocampe était due aux mauvais délais d'approvisionnements de la défunte ligne Némo… que cette nouvelle desserte devrait sensiblement améliorer.

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Le premier navire de la ligne Mascareignes express qui va sauver Mayotte de pénuries éventuelles, vient d'entrer au port. Les navires qui ne transiteront plus par Maurice pour approvisionner Mayotte devraient toucher l'île 4 fois par mois. En provenance d'Europe, du Pakistan, d'Inde, de Méditerranée ou d'Asie, de gros liners s'arrêteront à Djibouti pour décharger leur cargaison qui sera embarquée en fonction de leur destination finale sur de plus petits feeders. La qualité des approvisionnements devrait s'en ressentir, mais les risques de « bouchons » à l'entrée du port de Longoni sont bien réels. La livraison du second quai est donc très attendue…

Annette Lafond

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LOCALE

N°232 du Mardi 30 décembre 2008

Le bras de fer continue

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NOUVEL APPEL D'OFFRES DÉNONCÉ PAR LA CIMADE

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Déjà discutée en octobre, la présence de la Cimade dans les CRA est à nouveau remise en cause par la diffusion d'un nouvel appel d'offres initié par le ministère de l'Immigration. Une affaire qui fait suite à l'emballement médiatique autour du CRA de Mayotte il y a deux semaines, où a été tournée une vidéo datant d'octobre et qui a porté à la connaissance de l'opinion publique des conditions de détention particulièrement discutables. La préfecture a dû réagir, qualifiant "d'exceptionnelle" la situation le jour où justement a été filmée la séquence, comme par hasard!!, après que le secrétaire d'Etat à l'outre-mer en personne ait affirmé qu'il veillerait personnellement à l'accélération du dossier de construction d'un nouveau CRA plus adapté aux besoins spécifiques de l'île au lagon. La Cimade, seule association agréée

pour entrer dans ces Centres de Rétention pour une mission d'aide aux étrangers, dénonce aujourd'hui une situation ubuesque.

L

a Cimade a dénoncé la semaine dernière un "simulacre" après le nouvel appel d'offres lancé par le ministère de l'Immigration sur l'aide aux étrangers dans les centres de rétention, estimant "qu'aucune modification sérieuse" n'a été apportée à la version annulée le 30 octobre par le tribunal administratif. "En refusant toute concertation, en maniant habilement sa communication à l'égard des non-spécialistes, le ministère de l'Immigration a diffusé vendredi 19 décembre un nouvel appel d'offres sans qu'aucune modification sérieuse ne soit apportée à la version précédente, annulée le 30 octobre par le tribunal administratif de Paris", selon un communiqué de la Cimade, seule association habilitée jusqu'à

présent à intervenir dans les centres de rétention. "Les corrections ajoutées au texte sont celles que le ministre avait déjà apporté en septembre dernier, fausses concessions puisqu'il s'agit en réalité de simples rappels de ce que la loi ne lui permet pas d'interdire", estime-t-elle. "Cet appel d'offres confirme le choix d'un marché et d'une logique libérale déplacés en matière de défense des droits de l'Homme, obligeant les associations à se poser en concurrentes. Il maintient l'éclatement en huit lots indépendants de la mission d'aide aux étrangers, interdisant de fait toute possibilité de défense efficace et globale des personnes concernées", souligne-t-elle. "En outre, au lendemain de la révélation du scandale de Mayotte, l'appel d'offres oublie ce centre de rétention d'outre-mer", relève la Cimade. Un nouveau rebondissement après la fameuse Une de

Libération et la publication de la vidéo montrant un CRA en surpopulation. "La transparence affichée par le ministère de l'Immigration n'est qu'un simulacre : cette réforme vise à fragiliser l'exercice effectif des droits des étrangers et à gêner la société civile dans sa capacité de témoignage", accuse-t-elle. "Soucieuse de maintenir son aide aux étrangers en rétention, la Cimade a accepté de prolonger sa mission jusqu'au 31 mai 2009. Mais après avoir déposé avec 10 organisations un recours contre le décret du 22 août 2008 devant le conseil d'Etat, elle étudie avec ses partenaires les moyens de contester ce nouvel appel d'offres". L'appel d'offres lancé en août a été annulé par le tribunal administratif, qui souhaitait notamment une meilleure définition des compétences juridiques des candidats. Dans un communiqué, le ministère "marque son étonnement" devant

ces critiques et "souhaite rappeler" que cette démarche "a rencontré l'intérêt des ONG de défense des droits des étrangers puisque 6 d'entre elles", qu'il cite, dont la Cimade, "ont répondu à l'appel d'offres publié en septembre". Il affirme que "la réforme a été définie au terme d'une concertation de plusieurs mois" et que "comme les associations l'ont souhaité, les engagements pris par le ministre ont été traduits, au plan technique, dans un nouvel appel d'offres", ouvert jusqu'au 10 février. Il souligne que "la France est l'un des rares pays" où des associations interviennent en permanence au sein des CRA et que "cette mission est aujourd'hui confiée à une seule association, en situation de monopole, qui bénéficie d'un marché public lui assurant un financement annuel d'environ 4 millions d'euros". Laurent Millet

Les salaires de novembre ne sont toujours pas versés MAIRIE DE KOUNGOU

Le maire de Koungou aimerait faire parler de lui pour autre chose que pour des voyages intempestifs ou les salaires impayés. Mais voilà, l'échéance qui avait été définie en concertation entre le maire et les salariés et qui stipulait que ces derniers devaient être payés avant le 15 décembre est passée. Et les employés n'ont toujours rien sur leur compte en banque. Les écoles sont fermées mais nul doute qu'à la rentrée, et si le retard persiste pour les salaires de décembre, le personnel ne l'entendra pas d'une oreille aussi paisible que le personnel de mairie.

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es employés de la mairie de Koungou sont inquiets. Les

salaires des titulaires ne sont pas payés et les contractuels sont inquiets pour le mois de décembre. L'ultimatum du 15 décembre qui avait été donné est largement dépassé et les titulaires qui n'ont toujours pas reçu leurs salaires du mois de novembre commencent à voir rouge. « On nous répète chaque jour que le salaire va tomber, mais rien n'arrive. Les gens sont découragés ». Lors du retour du maire Ahmed Souffou du congrès des maires au début du mois de décembre, les employés avaient menacé d'une manifestation ce qui avait débloqué la situation pour les contractuels, les titulaires ayant obtenu l'assurance d'être payés avant le 15 décembre. Mais de salaires, tou-

jours pas… L'explication donnée par le maire est toujours la même : il s'agit d'un problème de budget et les transferts de fond n'ont pas été faits en temps et en heure. Seulement, le 4 décembre, le maire et le DGS de la mairie avaient affirmé que tout serait régularisé avant le 15 décembre. « Si nous ne sommes pas payés avant la fin de la semaine, nous comptons entreprendre une action » commente un des employés, désabusé. Désabusé à l'image de beaucoup de salariés d'entreprises privées dont les recettes dépendent des municipalités. Or, ces dernières ayant tout grillé avant l'heure, elles se trouvèrent fort dépourvues quand les vents kuzi et kashkazi furent

venus. En ce mois de forte consommation, les salariés attendent toujours le pécule de fin de mois de novembre et sont carrément pessimistes pour le 12ème mois de l'année. Les écoles sont fermées, ce qui met momentanément à l'abri de toute manifestation du personnel qui, ASSEM (aide des maîtresses) en tête, étaient bien décidées à intenter une action avant que débutent les vacances scolaires. Les préoccupations actuelles sont plutôt tournées vers les préparatifs des fêtes de fin d’année… Les mai-

mation autour de son pont. En effet, la structure située à l'entrée du village va laisser place d'ici le mois de mars, à un pont digne de ce nom. Les travaux sont en phase finale, l'aménagement de l'entrée et de la sortie, ainsi que l'enrobé restent à faire. Les ouvriers de la SMTPC travaillent activement sur le chantier et pour l'heure, la circulation est quelque peu perturbée. En effet, elle se fait de manière alter-

née, ce qui provoque l'impatience de certains automobilistes, mais cela ne devrait pas durer et ces derniers seront bien contents de pouvoir circuler sur un pont à double voie. Sur le plan technique, il s'agit du premier ouvrage mixte de l'île, avec poutres métalliques et dalle en béton. La structure a été étudiée afin de ne pas être submergée en cas de montée des eaux et il a fallu creuser jusqu'à 32 mètres sous

ries peuvent respirer. Mais le malaise demeure. Une fois le budget voté en début d'année 2009, comment se porteront les finances au bout des premiers mois de remboursement des arriérés ? Qui va réglementer les dépenses exagérées ? Le DGS a l'intention de reprendre les choses en main en « budgétisant correctement pour 2009 »… A suivre, mais les employés, tout en restant vigilants, sont de plus en plus désabusés. Annette Lafond

Bouyouni aura son pont à deux voies en mai AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

Contrairement au village de Tsoundzou 1, un terme va être mis au calvaire des automobilistes qui traversent le village de Bouyouni. En effet, la construction du pont à deux voies est en phase finale et celui-ci devrait être ouvert à la circulation au début du deuxième trimestre 2009, après un an et demi de chantier. Avec ses 46 mètres de long, le pont de Bouyouni sera le plus grand pont de l'île.

L

es travaux démarrés en septembre 2007, vont bon train dans le petit village de Bouyouni qui aura rarement vu autant d'ani-

Le Mahorais N° 232

terre pour toucher une base solide. Pour une fois, le confort des piétons a également été pris en compte puisque ceux-ci pourront circuler aisément sur les trottoirs de chaque côté de la structure. Le pont fera 12 mètres de large et 46 mètres de long, ce qui en fera le plus grand pont de l'île. L'investissement se chiffre à 3,8 millions d'euros. M.C. Mardi 30 décembre 2008


N°232 du Mardi 30 décembre 2008

LOCALE

Etat des crédits bancaires ENQUÊTE DE CONJONCTURE IEDOM

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l'on connaît. Les ménages (particuliers, entrepreneurs individuels et administrations privées) font partie du deuxième destinataire des crédits bancaires, en hausse de 28 % sur un an. Ce sont surtout des crédits à la consommation (+22,6 %), le financement de l'habitat (+ 35,3 %). Cela traduit là aussi une forte consommation et une confiance dans l'avenir. Au 30 septembre 2008, le total des crédits consentis par les établissements non installés à Mayotte (ECNIL) s'est accru de 68,4 %... et concerne essentiellement les prêts aux collectivités locales et aux sociétés d'assurance, ainsi que les administrations centrales et de sécurité sociale. Les collectivités mahoraises continuent donc à être fortement endettées, ce qui est un fait avéré sur l'île… les collectivités locales représentant à elles seules 56,8 % du montant total des crédits. Au niveau des prévisions, l'analyse des opinions des dirigeants des établissements de crédit interrogés par l'IEDOM traduit un ralentissement à prévoir dans le rythme des collectes des dépôts pour le premier trimestre 2009. L'évolution à venir en terme de distribution de crédits est plutôt négative puisqu'ils attendent une contraction dans les cré-

dits à l'équipement, au contraire des crédits à l'exploitation aux entreprises, du financement de l'habitat pour les particuliers, ainsi que les crédits à la consommation qui devraient tous poursuivre leur croissance. Les dirigeants prévoient tous une croissance de leur résultat pour le quatrième trimestre 2008 puisqu'ils

attendent une augmentation de leur produit net bancaire et comptent contenir leurs charges d'exploitation. Leur vigilance est par contre maximum quant à l'évolution du climat social, l'environnement économique et financier et surtout au niveau national. Annette Lafond

Noël est passé et le bilan des conditions dans lesquelles les achats sont faits est à tirer. Les approvisionnements à Mayotte et le coût des jeux et jouets ne permettent pas à tout le monde de trouver son compte. Les jeux de Nintendo et autres PlayStation sont portion congrue sur les rayons et, pour contenter les lettres doucereuse des marmots au Père noël, il faut se battre. Les achats par correspondance sont donc légion, mais la satisfaction n'est, là encore, pas toujours au rendez-vous. Il faut dire que des centaines de milliers de cadeaux sont commandés sur les sites internet, dont une partie arrive en retard, ou une autre qui n'arrive jamais.

S

elon une dépêche de l'AFP qui se base sur la fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), 4 milliards d'euros sont dépensés cette année par les Français pour les fêtes de fin d'année, soit 25% de plus qu'en 2007. Si le ecommerce semble plus pratique, il n'est pas pour autant fiable. Beaucoup de produits annoncés comme disponibles, ne le sont pas dans les faits et la commande, qu'il est possible de suivre en ligne sur presque tous les sites, ne part que tardivement. Et quand on habite Mayotte, c'est pas bon… Les services de La Poste qui se retrouvent à gérer près de 1,5 mil-

Mardi 30 décembre 2008

Le Mahorais N° 232

lions de colis par jour au moment de Noël, ne sont pas toujours au rendezvous. Un effort a été fait cette année pour aménager les horaires le 23 décembre afin d'être disponible pour la clientèle mais plusieurs avis de réception des colis ne sont jamais parvenus à leurs destinataires. Sans compter les vols de colis, qui « interviennent dans les chaînes logistiques des sites de vente en ligne ou dans les centres de tri de La Poste » indique Pierre Kosciusko-Morizet, président de l'Association pour le commerce et les services en lignes (Acsel), « il y a aussi les vendeurs particuliers qui disent avoir envoyé l'article mais ne l'ont pas fait ». L'association de consommateurs UFCQue Choisir fait état de la perte de 1,5 millions d'objets par an, sur 263 millions envoyés par La Poste. « Il y a deux gros pics de vols de colis : le premier pendant les fêtes de fin d'année et le deuxième en été » indique Arnaud de Blauwe, auteur de l'étude.

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Bilan des commandes au Père Noël JEUX ET JOUETS

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n effet, la crise financière qui a éclaté en été 2007 aux EtatsUnis provoquée par la non solvabilité des emprunteurs particuliers a provoqué des réactions en cascade, et la faillite de la banque américaine d'investissement Lehman Brothers a provoqué une crise de confiance des banques. C'est ce phénomène qui peut avoir des répercussions importantes à Mayotte : les banques ne veulent plus se prêter entre elles, provoquant un manque de liquidité et un frein dans les prêts aux particuliers. Cet état de fait a incité les banques centrales à réinjecter des liquidités, à renforcer les fonds propres et à créer le mois dernier à Mayotte, un médiateur de crédit,

visant à contrôler que le système de prêt bancaire continue à fonctionner. Au 30 septembre 2008, l'encours global des actifs financiers mahorais (les dépôts dans les banques locales et au Trésor Public) s'élevait à 296 millions d'euros, soit une hausse de 4,1 % sur un an. En effet, le taux de bancarisation (détention de compte en banque) est encore très faible à Mayotte et ce chiffre ne devrait que croître dans les années à venir. Quant à l'encours d'épargne à long terme, il est en hausse de 4,6 %, ce qui est bien mais insuffisant au regard de l'encours de crédit qui « augmente de 14% par an, or le banquier prête avec ce qu'il récolte » avait indiqué Monsieur Pierre Martin, directeur général de l'agence régionale Crédit Agricole La Réunion lors de sa dernière visite à Mayotte. En matière de créances douteuses, les chiffres sont plutôt stables puisqu'elles demeurent à 4,3% du total des crédits consentis par les établissements installés localement. Les entreprises sont les principales clientes de ces établissements, leurs engagements s'étant accrus de 28,7 % en un an, surtout en matière de crédit à l'équipement (92,3 %), ce qui veut dire que les entreprises investissent, plutôt bon signe dans le contexte mondial que

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Chaque trimestre, l'IEDOM interroge les dirigeants des principaux établissements de crédit mahorais pour les interroger sur les évolutions des dépôts et les tendances de leur clientèle en matière de crédits. Ces tendances doivent être prises en compte au sein du contexte de forte crise conjoncturelle internationale. Si les engagements de crédits à Mayotte sont bons, c'est-à-dire révélateurs d'une croissance de l'économie, les collectes de dépôts connaissent une croissance lente, laissant les banques dans un fort besoin de liquidité.

Annette Lafond

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LOCALE

N°232 du Mardi 30 décembre 2008

Des locaux avec vue imprenable sur le lagon

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DÉMÉNAGEMENT DU COMITÉ DU TOURISME

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Enfin le Comité du Tourisme a pris place dans son bâtiment flambant neuf, situé sur le front de mer à Mamoudzou, entre l'embarcadère de la barge et le nouveau marché. Le bâtiment est idéalement situé puisqu'il est visible dès l'arrivée à Mamoudzou à bord de la barge. Le tourisme à Mayotte possède donc une vitrine digne de ce nom, preuve que le développement du secteur est désormais pris au sérieux par les autorités locales.

touristes et les adhérents pendant les heures de bureau, mais le kiosque situé à la sortie de la barge restera ouvert pour accueillir le public. "Nous souhaitons qu'un ponton soit installé derrière le bâtiment, de manière à ce qu'une partie des croisiéristes débarque ici, ce qui déchargerait un peu l'actuel ponton" précise le vice-président. En effet, ce ponton devait être opérationnel avant l'ouverture du bâtiment et servir d'appui à l'actuel ponton des croisiéristes en attendant la mise en oeuvre du vaste projet d'aménagement du front de mer de Mamoudzou à Mtsapéré. Pour l'heure, seules deux barres

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'est Attoumani Harouna, viceprésident du CDTM, qui fait office de seul maître à bord puisqu'en cette période des fêtes, tout le monde est parti en vacances ! Heureusement, le déménagement s'est fait de manière progressive depuis le mois d'octobre et ce n'est que la semaine dernière que le dernier bureau a été investi. "Nous possédons enfin un bâtiment d'accueil digne de ce nom !" s'enthousiasme Attoumani Harouna lors de la visite du propriétaire. En effet, ce sont désormais 840m2 qui sont dédiés au tourisme, secteur qui possède ainsi enfin pignon sur rue ; car les anciens locaux étaient situés en plein centre de Mamoudzou, dans une rue peu fréquentée, à sens unique, en bref, peu accessible. Le nouveau bâtiment, à l'architecture d'inspiration arabe avec de

métalliques plongent dans le lagon... Les nouveaux locaux seront inaugurés fin janvier, à l'occasion de la remise des prix du concours de la commune la plus accueillante. L'occasion sera donnée pour les dirigeants du CDTM de faire le bilan de l'année 2008 et de présenter au public les perspectives 2009, basées sur un projet phare, encore tenu secret. Si les locaux ont changé, le numéro de téléphone est le même. Pour joindre le standard : 02-6961-09-09. Marion Châteauneuf

grandes arches, a été conçu par la SIM (Société Immobilière de Mayotte) et financé par le Conseil Général. Au rez-de-chaussée se situe l'accueil, et si l'espace semble pour l'heure bien vide et vaste, c'est parce qu'il a vocation à devenir un hall d'exposition pour donner un aperçu de l'île au lagon. À l'étage, se situe la partie administrative et les 23 employés y possèdent leurs bureaux. Si le CDTM se situe à quelques mètres du nouveau marché, au coeur d'une belle esplanade qui, on l'espère, sera régulièrement entretenue, ce n'est pas pour autant que les deux bâtiments sont liés. Les nouveaux locaux dédiés au tourisme ont vocation à recevoir les

Un reflet du dynamisme local REMISE DES PRIX DÉFI JEUNES

Mardi 23 décembre, c'est dans les locaux du CRIJ (Comité Régional d'Information Jeunesse) à Cavani que les 6 lauréats du concours Défi Jeunes ont reçu leurs chèques. C'est en présence du 5ème vice-président du Conseil Général et du directeur de cabinet de la Préfecture que les jeunes se sont vu récompenser de leurs efforts. En guise d'exemple, l'un des lauréats de l'année passée était présent, Yannick Hassan, créateur de Maoré Burger, dont le succès a largement dépassé les limites de la commune de Pamandzi.

L

a salle de réunion du CRIJ était presque trop petite pour accueillir le petit comité entourant les jeunes lauréats. Âgés de 18 à 30 ans, les 6 gagnants du Défi Jeunes ont pour point commun un dynamisme et une volonté de plomb. Salim Houssen (entreprise de communication), Miftahou Dahalani (brasserie - restaurant), Naïma Perron (vente de produits artisanaux), Nafissa Bacar (alimentation générale), Nasseim Diva Toybou (conception, réalisation de travaux

de construction) et Hadji Surtout (import-export, dédouanement) étaient à l'honneur de cette cérémonie. "L'objectif de ce concours est d'inciter les jeunes à créer, peu importe le domaine et peu importe la forme (association, entreprise, club, groupe...). Le Défi Jeunes les accompagne dans leur insertion professionnelle et sociale" expliquait Nassor Mohamed, directeur

du CRIJ, et particulièrement fier des lauréats. En effet, les gagnants de cette année, tous entrepreneurs, ont présenté des projets diversifiés et innovants, que ce soit dans le secteur choisi, la forme de l'entreprise ou le lieu d'implantation. Cette année, 25 dossiers ont été présentés au concours, 10 ont été retenus et 6 ont été sélectionnés par le jury composé de la Direction de la Jeunesse et des Sports, la Le Mahorais N° 232

Direction des Sports et de l'Animation Jeunesse, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Mayotte, la Direction du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, le Comité Régional d'Information Jeunesse et enfin la Boutique de Gestion. Lors de la remise des prix, les représentants du président du Conseil Général et du Préfet ont salué les lauréats. Le sous-préfet

directeur de cabinet du Préfet, Jean-Paul Normand, saluait cette "occasion spéciale pour mettre en valeur le dynamisme des jeunes qui constitue l'avenir de Mayotte". Il soulignait également le partenariat mis en oeuvre entre les services pour que ce concours, qui illustre ce que la collaboration a de meilleur. "Ces jeunes entrepreneurs incarnent l'espoir" ajoutaitil. L'un des lauréats de l'année dernière était également présent. Yannick Hassan, créateur du désormais célèbre Maoré Burger, a été cité en exemple du fait de l'envol de sa société située à Pamandzi, dont la réputation a désormais traversé le bras de lagon qui sépare Petite et Grande Terre. "Même si les sommes octroyées ne sont pas énormes, elles permettent aux jeunes de mettre le pied à l'étrier" indiquait le directeur du CRIJ. En effet, les 6 lauréats sont repartis avec leurs chèques, allant de 2 000 à 8 500 , ce qui constitue déjà une bonne mise de départ. Marion Chateauneuf

Mardi 30 décembre 2008


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Scolaires en échec : destination AGEPAC FORMATION

S

Philippe Aubenton : « Nous gérons 900 élèves avec des cours d'alphabétisation indispensables pour certains »

suivent des personnes arrivant de l'ANPE et qui étaient généralement déjà des exploitants qui viennent se former, surtout en aviculture ». Cette structure abrite 34 salariés, dont deux mzungus. Parmi les 900 élèves, 450 sont des Contrats Emploi Solidarité CES des municipalités et du vice-rectorat. Ils se partagent entre heures de cours dans le centre et heures en alternance. C'est-à-dire en stages, stages qui ne sont pas toujours efficaces parce que cette main d'œuvre gratuite est très prisée des établissements qui peuvent en abuser en recrutant beaucoup de stagiaires en même temps et qui, surtout, n'ont

plus besoin d'employer… Les débouchés ne sont donc pas faciles et toutes les filières de formation en hôtellerie misent sur le développement à venir du secteur. Les salles de cours sont affectées aux ateliers : machine à coudre sur chaque table pour l'atelier couture, 16 ordinateurs offerts par la Direction du Travail pour l'atelier informatique avec un petit espace vert transformé en pépinière par les stagiaires en « espaces verts ». Une charmante habitation qui appartenait aux sœurs est en cours de transformation pour devenir un hôtel d'application. L'AGEPAC insiste sur un des gros

Son moteur : laisser le moins de malheureux derrière lui, et il y a à faire à Mayotte, il suffit de lire les conclusions de la défenseure des enfants pour s'inquiéter d'une solution qui n'est pas encore trouvée. Etre formateur à l'AGEPAC relève cependant presque du sacerdoce puisque la rémunération des formateurs stagne depuis 10 ans, pendant que les charges augmentent et que le SMIG est en marche vers un rattrapage de la métropole. « Le restaurant pédagogique « Vert midi », est ouvert tous les jours de la semaine à midi. Il est possible d'avoir les menus en envoyant un mail à agepacrestomayotte@orange.fr, ou en appelant au 02 69 62 51 99. Les salariés travaillant dans le secteur du cinéma, et les autres, peuvent donc s'y rendre » informe Philippe Aubenton. Un plat coûte 6 50, un dessert ou un fromage 2 50, et 1 50 le café. « C'est un bonheur de travailler ici, avec un chef admirable et un personnel toujours de bonne humeur » conclut Philippe Aubenton qui se démène pour son personnel et qui vient d'obtenir pour eux un 13ème mois et une augmentation de salaire pour le mois de janvier. Annette Lafond

Protéger nos grands oiseaux de nuit qui viennent planer au-dessus des maisons mahoraises et mauriciennes en passant par La Réunion. Si à Mayotte, elles ne sont pas encore trop attaquées pour dégustation personnelle, ce n'est pas le cas de nos voisins où elles sont aux cartes des restaurants malgré la répression qui les menace. Une petite réflexion pour un grand vampire frugivore.

L

a roussette de Livingston était au cœur des préoccupations des spécialistes de l'Ouest de l'Océan Indien pour en évaluer la population et en assurer, si besoin, la protection. Des ateliers sur les chauves souris de l'Ouest de l'océan Indien, voilà un programme qui change des préoccupations de piratages qui polluent la zone en ce moment. L'organisateur de ces rencontres est la Mauritian Wildlife Foundation, dont le directeur de la conservation Vikash Tatayah informe de son inquiétude vis-àvis de l'espèce. Les roussettes Mardi 30 décembre 2008

avaient en effet complètement disparu de La Réunion au XIXème siècle et à Rodrigues il y en aurait moins de 75. « Il existe une dizaine d'espèces dans la zone » explique Vikash Tatayah, « et c'est important de les compter ! ». Il existe plusieurs

moyens de les compter : par dortoir, à l'unité lorsqu'elles quittent la vallée pour aller manger : « la meilleure méthode » selon les spécialistes, ou bien quand elles vont dormir… tôt le matin pour les humains. La création d'une association de Le Mahorais N° 232

chercheurs de l'océan indien est mise en place pour travailler sur les chauves-souris dans cette zone. Sa protection contre la chasse et le braconnage a été décidé et un site web est prévu pour informer et conseiller : des dégustations de chauves souris sont en effet au

programme des cartes des restaurant des Seychelles, de l'île Maurice et Madagascar. L'île Maurice où l'espèce est pourtant protégée par une amende de 100 000 roupies et par une peine de 3 ans de prison : « il y a pourtant entre 2000 et 3000 roussettes braconnées chaque année mais il n'y a jamais d'amende » se plaint Vikash Tatayah. « Il y a des chasses. Il y a même des agences de voyage qui en proposent… Nous craignons que le gouvernement mauricien sous la pression des agriculteurs légalise cette chasse ! Il y a d'autres méthodes pour protéger les arbres fruitiers comme en Australie où on installe des filets au-dessus des arbres. A Maurice on commence à le faire… ». En attendant, à La Réunion, l'espèce doit être ré-introduite et l'opération fait déjà couler beaucoup d'encre du côté des producteurs de fruits. A Mayotte, l'animal prospère, dans un écrin de verdure unique…

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Sauver la roussette de Livingston ENVIRONNEMENT

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itué dans la rue de l'hôpital sur des terrains appartenant à la mission catholique, l'AGEPAC propose des classes équivalentes de 4ème et 3ème d'un Cycle d'Apprentissage Pré Professionnel destiné aux élèves mineurs, qui sont en échec scolaire. Ils n'ont rien à payer et suivent les cours avec une option Action Familiale Artisanat et Tourisme avec 3 professeurs mis à disposition par le vice-rectorat. Mais l'essentiel de la formation professionnelle de l'AGEPAC est agricole et hôtelière. Au sein de ces filières, les formateurs sont payés par l'AGEPAC dans le cadre d'une convention avec le Conseil général, mais aussi par le DFPI (Direction de la Formation Professionnelle et de l'Insertion) et par la DTEFP (Direction du Travail et de l'Enseignement Professionnel). « Nous louons des salles de cours à Bandrélé, Sada, Tsoundzou et Tsararano pour dispenser ces cours en agriculture et développement local » explique le directeur Philippe Aubenton, « que

problèmes inhérents à Mayotte : la langue française qui est un obstacle à bien des ambitions chez les jeunes. Des cours d'alphabétisation sont donc donnés aux Contrats Emplois Solidarité qui en font la demande et dans leur domaine spécifique : en gros, un gardien apprendra les mots « sécurité, gardiennage, police etc. ». La formation d'Auteuil qui, avec le Secours Catholique, finance l'AGEPAC, a été créée en 1866 par un prêtre, l'Abbé Roussel, qui recueillait des enfants qui ramassaient des poubelles dans la rue. Afin de leur donner un métier, il a décidé de créer un apprentissage de tailleur et a créé le métier d'imprimeur. « Actuellement, cette fondation accueille, éduque, forme et insère des jeunes en difficultés. Dix mille jeunes sont ainsi accueillis, essentiellement en métropole au sein de 170 établissements » explique Christian Loréal, directeur général de l'AGEPAC Océan Indien, « nous sommes chronologiquement le second organisme de formation de Mayotte après l'APROSASOMA ». « Nous développons également dans le cadre de la Coopération régionale une action à Anjouan, financée par la préfecture et le Secours Catholique, auprès de l'Association Comorienne des malades et handicapés afin de les former également. Nous essayons de développer, sur Anjouan toujours, le maraîchage pour approvisionner Mayotte et stabiliser la main d'œuvre là-bas, toujours pour agir sur l'immigration clandestine » s'enthousiasme Christian Loréal.

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Sous l'appellation barbare d'AGEPAC se cache un organisme de formation, pas tout à fait identique aux autres, mais dont Hippocampe a cruellement besoin. Cet organisme récupère en effet les jeunes en échec scolaire pour les former et leur donner une deuxième chance, un peu comme le fait le GSMA, mais avec des moyens privés. En effet, c'est la Fondation d'Auteuil qui est présente pour porter à bout de bras cet institut.

Annette Lafond

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Le combat des poubelles

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DÉCHETS

Il ne fait pas bon habiter en limite de ramassage des ordures entre la commune de Mamoudzou et celle de Koungou. Les deux municipalités ne fonctionnent pas de la même manière et celle de Koungou va devoir assurer un service de ramassage croissant, au regard de l'étalement des lotissements du côté des 3 Vallées. La gestion financière n'est pas la même et pourtant, Koungou ne met pas encore la main au portefeuille dans l'exploitation de la décharge dans laquelle le flot de camions déverse chaque jour ses déchets.

L

es deux municipalités qui étaient réunies en SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples) l'ont dissout en 1997. La commune de Mamoudzou a alors décidé de passer un appel d'offre en 2005 pour retenir la société Star Mayotte qui remporte alors le marché de ramassage des ordures, alors que Koungou conserve sa régie. Mais

Yssad Mohamed : « Nous tentons de baisser le coût de ramassage »

un pont-bascule en mars 2009, qui pèsera les déchets et on saura alors quel est le poids imparti à chaque municipalité ».

DES

POUBELLES

NETTOYÉES

TOUS LES JOURS

Le nettoyage des poubelles se fait une fois par an à Mamoudzou et par la société Star Mayotte. Poubelles qui seront bientôt toutes changées de ce côté-ci de la ligne, pour un bleu du plus bel effet… Du côté de Koungou, les habitants ont eu le bonheur de voir leurs poubelles nettoyées tous les jours par la société Karsher… Qui s'est attaquée maintenant à un autre quartier. Mais à quelles conditions ? "La société a signé une convention avec la mairie" informe Mohamed Madi à la mairie de Koungou. Le contrat passé entre la mairie et la société n'est-il pas ruineux pour la municipalité ? Surtout qu'il n'y a pas à Mayotte de taxes sur les ordures ménagères. Il ne faut pas alors s'étonner du trou abyssal dans les finances des mairies… Le Plan Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PEDMA) est en cours d'élaboration par le Conseil général et devrait être prêt en 2009. « Dans le cadre de la gestion et du traitement des déchets, nous avons prévu une extension de la décharge de Hamaha en attendant le Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU) de Dzoumogné. Dont on ne connaît pas encore le gestionnaire… ». A la mode, à la mode… mahoraise ! Celui-ci pourra accueillir les déchets non valorisables alors que

les autres seront transformés. Chaque commune aura alors intérêt à diminuer le plus possible le volume de déchets non transformables pour alléger la facture. « Il existe déjà des filières de transformations de déchets à Mayotte dans les domaines des batteries usagées par la société Enzo, de carcasses automobiles avec une presse qui les compresse avant de les envoyer en Asie. Par contre, nous n'avons toujours pas de filière de transformation de bois ou de papier. Enzo, outre les batteries, assure aussi le recyclage de plastique. Tetrama se charge lui, des

pneus qui sont broyés en granulés utilisés dans la composition du goudron qui recouvre la chaussée. Ils ont ainsi géré les déchets à l'issue de la dernière course de pneus. » Si un gigantesque effort est encore à faire dans l'éducation de la propreté à Mayotte, l'évolution dans les domaines de ramassage et de recyclage des déchets est plutôt positive. Tout se jouera dans l'exploitation de la CSDU… Annette Lafond

La population appelée à donner son avis SCHÉMA DIRECTEUR D'AMÉNAGEMENT ET DE GESTION DES EAUX

Depuis le 15 décembre, l'avantprojet du Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux est disponible dans les bureaux de la Préfecture à Mamoudzou et Dzaoudzi, ainsi que dans les locaux de la DAF. En parallèle, le document sera disponible dans les mairies entre janvier et février 2009. Le but de cette large consultation lancée à l'échelle européenne est que la population puisse donner son avis sur la gestion future de cette ressource essentielle à la vie. Mayotte est d'autant plus concernée puisque l'eau y est menacée par la pollution et sa production nécessite des moyens particulièrement coûteux.

"

Gaspiller l'eau, c'est gaspiller notre capital de vie et celui de nos enfants. Or nos ressources sont soumises actuellement à des pressions croissantes : hausse de la population, intensification de l'agriculture, densification urbaine et industrielle..." c'est sur ces mots

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la construction de nouveaux lotissements et logements vient mettre du flou dans cette organisation. Ainsi, le lotissement des 3 Vallées est desservi pour partie par Star Mayotte et l'autre, par la municipalité de Koungou. Avec des rues qui ne sont pas ramassées du tout… « La limite se situe à la mosquée de Majicavo, mais pour le lotissement des 3 Vallées, la démarcation se fait autour du bar le M'Biwi » explique Yssad Mohamed le responsable environnement à la mairie de Mamoudzou. La mairie de Koungou cherche encore le pourquoi du comment des maisons non desservies dans une zone qui lui est dévolue. Du côté de la mairie de Mamoudzou, Yssad Mohamed confirme qu' « il faut effectivement revoir ces zones nouvellement loties et nous sommes en contact avec les gérants des lotissements pour mettre en place un ramassage cohérent. De toute manière, les constructions s'étendent maintenant de plus en plus vers Koungou ». Le problème pour la mairie de Mamoudzou est de baisser les coûts de ramassage : « le fait de sous-traiter à Star Mayotte ne fait pas grimper les prix puisqu'à Mayotte le coût de la collecte par habitant se situe dans une fourchette allant de 25 à 40 euros. Et notre prix ne dépasse pas les 25 euros par habitant. Nous pourrions encore diminuer le coût, dès que Koungou participera à la gestion de la décharge de Hamaha (en face de Jumbo), car si Koungou jette ses déchets dans la décharge, seule Mamoudzou paie pour l'exploitation. Nous allons d'ailleurs installer

imprégnés de conscience écologiste que Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, a entamé son discours au sujet du lancement de la consultation populaire sur le SDAGE (Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux). Ce document mis à la disposition de la population est composé de l'avant-projet du schéma, du programme des mesures et des documents d'accompagnement. Cette consultation ne concerne pas seulement les habitants de Mayotte ni ceux de France métropolitaine, mais se déroule à l'échelle européenne et les 27 Etats membres sont concernés. Ce projet découle des travaux réalisés lors du Grenelle de l'Environnement, où la question de l'eau, sa sauvegarde et sa protection, a été placée au coeur des discussions. Il a d'ailleurs été fixé de garantir la meilleure qualité d'eau possible à l'horizon 2015, d'où l'élaboration du SDAGE.

"Il est absolument essentiel que chacun d'entre vous puisse s'exprimer sur les actions à entreprendre pour maîtriser les pollutions, préserver la qualité de nos rivières et prévenir les risques" lançait le ministre de l'Écologie. Afin de répondre à ce défi, le Comité de Bassin de Mayotte a été créé il y a peu et s'est essentiellement tourné sur l'élaboration du SDAGE. Comme le précise son président, Fadul Ahmed Fadul, conseiller général de Pamandzi : "les travaux entrepris ont permis de dresser l'état des lieux du district hydrographique et de dégager les enjeux de la gestion de l'eau lors de réunions thématiques". Ce dernier ajoute : "j'ai la conviction que le SDAGE, une fois approuvé, saura être pour la population de Mayotte, un outil fiable pour le développement durable de l'île". Le rendez-vous est donc donné à TOUTE la population afin qu'elle puisse donner son avis sur cet avant-projet. Le document est Le Mahorais N° 232

d'ores et déjà disponible dans les bureaux de la Préfecture, à Mamoudzou et Dzaoudzi, ainsi que dans les locaux de la Direction de l'Agriculture et de la Forêt (DAF), rue Mariazé à Mamoudzou. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer, un

calendrier sera diffusé sous peu dans les médias pour annoncer la présence du document dans les mairies au mois de janvier et février. Marion Châteauneuf Mardi 30 décembre 2008


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Un outil plus que nécessaire non subventionné ! ENZO TECHNIC RECYCLAGE

E

lors d'une précédente crise, les compagnies s'étaient regroupées entre elles. Nous allons peut-être assister au rapprochement de compagnies, spécialisées dans leur domaine ou sur des régions précises. Ensuite, le trafic sur des lignes touchées par la crise peut s'espa-

cer, sans être arrêté totalement. Pour Mayotte, les modifications de lignes prévues, avec un nouveau transbordement à Djibouti, s’est mis en place. Ce sont toujours des navires 4 fois plus gros qui vont toucher l'île ». Les conséquences de la crise qui

Monsieur Enzo Digirolamo, directeur d'exploitation de la société Enzo Technic Recyclage et M. François Vanghent, chargé de projet.

cadre de nos investissements en mai 2008 : 5000 euros nous ont été attribués par le conseil général sur un investissement total s'élevant à 250000 euros pour l'achat d'une presse à carcasse et d'un chargeur (engin Bob 4 pour le rangement des containers) » stipule clairement le boss d'Enzo Technic Recyclage. Par ailleurs, l'ADEME a subventionné à hauteur de 40% cet investissement et le directeur d'exploitation de cette société ne s'en cache pas, car cet argent de l'Etat vise à promouvoir des outils indispensables dans le cadre de la protection de l'environnement et bien évidemment du recyclage. « Les collectivités nous ignorent alors que nous avons mis en place des outils qui permettent de nettoyer Mayotte mais que ce soit les

de sueur et non par une avalanche de subventions versées par le conseil général, en clair de « fausses rumeurs » parviennent régulièrement aux oreilles du directeur d'exploitation de cette société et il a choisi d'étaler au grand public le fait que l'outil mis en place n'est pas utilisé comme il le devrait par le collectivités alors même que les carcasses continuent de peupler l'île au lagon… A noter : cette entreprise affiche de multiples compétences en matière de recyclage : carcasses, piles, batteries, informatiquebureautique, cartouches d'encre, téléphones portable, première opération en matière de recyclage des produits phytosanitaires, canettes, monstres, philtres à huiles... "En ce qui concerne l'export, nous sommes aujourd'hui les premiers en tonnage et en chiffres... On est là, on a la possibilité de nettoyer à travers les outils mis en place à Mayotte et certaines administrations continuent de nous ignorer, certaines carcasses sont encore enterrées dans les décharges..." constate le directeur, pour le moins dépité. Les efforts d'Enzo Technic Recyclage se poursuivent et heureusement, près de 140 entreprises privées font appel à leur savoir faire, tout comme la PAF, la DE ou bien encore la DAF... Lucie Touzé

Le transport maritime tombe sur un écueil COMPAGNIES MARITIMES

L

'explosion du trafic maritime avec la Chine avait fait grimper tous les indices des prix, tel que le Baltic Dry Index qui sert de référence puisqu'il est une moyenne des prix pratiqué sur 24 routes mondiales de transport en vrac de matières sèches tels que les minerais, le charbon, les métaux, les céréales. Ces marchandises étant des révélateurs de productions ultérieures comme le ciment ou l'acier, elles sont un bon indicateur d'une croissance future. Or, cet indice a chuté de 11 793 points en mai à 800 points fin décembre… Un armateur qui loue son navire vraquier (transport de charbon, ciment etc. en vrac comme son nom l'indique) a donc vu ses recettes divisées par six. Mais, au regard du marché croisMardi 30 décembre 2008

sant avec la Chine, les armateurs avaient commandé en masse des nouveaux navires pour assurer les échanges : une augmentation d'un tiers de la flotte actuelle de navires porte-containers est prévue d'être livrée en 2013. Ils se retrouvent donc dans une position plus que délicate, avec des commandes à régler et des recettes en baisse : les armateurs facturaient 1400 dollars l'acheminement d'un porte-container 40 pieds entre l'Asie et l'Europe, facture qui tombe à 400 dollars actuellement. Les traites vont tomber et faire mal. Lors d'une conférence sur le financement de la marine marchande, le président de la Chambre Internationale des armateurs, Sypros Polémis confirmait la conjonction des deux faits : « Les armateurs grecs ont passé un grand nombre de commandes pour la construction de nouveaux bateaux ces dernières années et cette crise menace leur financement ». L'armateur de la compagnie Dreyfus, Philipppe Louis Dreyfus, qui avait déjà mis en garde en décembre 2007 contre un niveau trop élevé du marché explique que maintenant « la bulle éclate ». Pour Mimosa Séraphin, agent consignataire AMS et représentante des grandes lignes qui touchent Mayotte dont CMA-CGM, «

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Des commandes de navires à la pelle doublées d'une crise qui fait chuter les cours de transport de containers tout cela pourrait être une équation néfaste aux compagnies maritimes. Les prix de transports de matières premières s'effondrent ne permettant pas aux armateurs d'assurer le paiement de leurs commandes. Des solutions sont possibles d'après Mimosa Séraphin de l'agence AMS. Seront-elles suffisantes ?

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n décembre, le directeur d'exploitation de la société Enzo Technic Recyclage a choisi de taper du poing sur la table afin de remettre les choses dans leur contexte, non pas pour solliciter une aide financière de la part du conseil général, mais bel et bien pour faire entendre la vérité. « Nous n'avons reçu aucune subvention du conseil général malgré tout ce que l'on peut entendre à ce sujet. Une seule aide a été apportée de la part de la Collectivité (CDM) et c'était dans le

mairies comme le conseil général, ils ne font pas appel à nous" constate le directeur d'exploitation Monsieur Digirolamo. Avant de détailler : "Seuls les services de l'Etat et les entreprises privées jouent le jeu : la PAF (Police Aux Frontières) nous appelle afin de détruire les moteurs de kwassa (…), nous travaillons également avec la DE (Direction de l'Equipement) qui relève les carcasses présentes sur les Routes Nationales à leur charge. La DAF (Direction de l'Agriculture et de la Forêts) fait aussi appel à nous mais en ce qui concerne les services publics (mairies, CDM, SIVOM...), ils nous demandent systématiquement des devis qui sont ensuite classés sans suite… ». En clair, les prix affichés par cette entreprise sont

décriés ainsi que la situation de monopole existante en la matière sur le territoire alors même que le traitement d'une carcasse sur Hippocampe apparaît moins cher que sur l'île Bourbon selon le chef d'entreprise. Pour plus de détails, « à Mayotte, nous traitons une carcasse pour un coût de 80 euros alors qu'à La Réunion les prix affichés sont audessus de 100 euros » dixit Monsieur Digirolamo. « Les tarifs correspondent à l'ensemble des coûts relatifs à l'export car sur les 80 euros perçus dans le cadre du traitement d'une carcasse, la ferraille revendue nous rapporte 10 euros, en raison des prix catastrophiques du cours mondial suite à la crise. Ensuite, il faut payer tout ce qui est en relation avec l'exportation : dans la destruction, tout se paie. La chaîne est simple, il faut collecter, traiter la carcasse sur place, conditionner (presse), exporter (mise à bord du navire, prix en fonction du poids du container - au minimum 780 euros) et enfin recycler. Il y également les autorisations obligatoires à requérir auprès des autorités compétentes de chaque pays où le navire passe » détaille Enzo. En conclusion : « au total, sur les 90 euros perçus (80 euros par le client et 10 euros de revente de la ferraille), l'entreprise gagne entre 6 à 8 euros ». Le coup de gueule de ce chef d'entreprise apparaît totalement légitimé par le fait que cette société a été créée à force

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Excédé par les réflexions qui fusent alors qu'elles sont sans fonEnzo dement, Monsieur Digirolamo - directeur d'exploitation de la société Enzo Technic Recyclage - convoquait la presse en décembre afin de remettre les choses à leur place. En clair, cette entreprise ne perçoit aucune subvention de la Collectivité Départementale de Mayotte (CDM), si ce n'est les 5000 euros d'aide à l'investissement perçus depuis sa création... Pour autant les outils mis en place à force d'efforts (presse à carcasses, chargeur…) en vue de protéger l'environnement est loin d'être exploité à sa juste valeur via le conseil général ou bien encore les mairies… Seules les entreprises privées du cru ainsi que les services de l'Etat (DAF / DE / PAF) font appel à ces experts du recyclage…

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touche les armateurs se feront sentir sur l'île au lagon avec un port qui est le poumon de l'île. Seule l'ampleur de l'impact est inconnu. Annette Lafond

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Le solaire, un secteur porteur d'espoirs

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TÉNÉSOL MAYOTTE

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Présent sur Hippocampe depuis septembre 2007, Ténésol naquit en 1983 de la fusion entre Total et EDF - deux actionnaires principaux garants du sérieux et de la pérennité de cette filiale- sous le nom initial de « Total Energie ». La première mission de Ténésol est bien évidemment de contribuer au développement de l'énergie solaire, d'où sa présence aux quatre coins du monde. Implanté en Outre Mer dès 1985, Ténésol est le « premier opérateur à avoir cru avec force à ce marché qui s'est avéré être un pôle d'excellence des énergies renouvelables en France ». L'ensoleillement exceptionnel de Mayotte offre des perspectives de développement considérables en matière de production d'énergie solaire et depuis peu, les chantiers se multiplient et présentent de multiples intérêts tant au niveau environnement que sur le plan économique…

C

réée en septembre 2007 sur Maoré, la filiale Ténésol Mayotte est gérée sur le territoire par le directeur adjoint de cette société, à savoir Monsieur Tony Pistarino. Appartenant à la filière Outre Mer et plus précisément à celle de l'Océan Indien sous la houlette de La Réunion, cette entreprise regroupe d'ores et déjà six salariés à temps plein et ne cesse d'évoluer au regard de ses activités intenses en matière d'énergies renouvelables… « La production d'énergie à travers l'installation de fermes solaires permet de revendre les kilowatt/heure à EDM (Electricité de Mayotte). Les chiffres sont de 0,41 centimes d'euro pour 1 KW/H » dévoile le directeur adjoint de Ténésol Mayotte. « Il existe deux types de méthodes de travail : premièrement, un investisseur peut faire appel à nous pour la pose de panneaux photovoltaïques - ce qui n'a pas encore été le cas à Mayotte- ou bien, comme cela est fréquent, Ténésol met en place un système de location de surface de toiture et investit dans l'intégralité des équipements et devient ainsi, le producteur d'énergie solaire » détaille Monsieur Pistarino. Concrètement, plusieurs chantiers d'envergure ont été réalisés et mis en service en 2008 via le savoir faire de cette société. L'exemple le

plus connu reste vraisemblablement celui de la toiture du bâtiment de la DE (Direction de l'Equipement) implanté sur le terre plein de M'Tsapéré. « La surface total de projet représente 1300 m2, ce qui assure une production d'énergie solaire de 1200 KW/H, ce qui représente l'alimentation d'environ 70 foyers sur une durée d'un an. Aujourd'hui, ce bâtiment est quasiment en énergie positive, c'est-à-dire que la production compense la consommation » explique le directeur adjoint avant de poursuivre : « quant au gain visible, il est de l'ordre de 25% sur la facture EDM ».

TOUJOURS

PLUS D'ÉNERGIE

SOLAIRE POUR

2009 !

En 2008, plusieurs chantiers ont été actés dont celui de la DE évoqué cidessus, le collège de Koungou - toiture dotée de panneaux photovoltaïques sur une surface de 3500 m2 ou bien encore le bâtiment de Colas situé sur la Zone Industrielle de Longoni (surface de 1200 m2). Quant au programme acté pour 2009, celui-ci est d'ores et déjà par-

ticulièrement rempli : « nous allons investir dans l'installation de panneaux solaires sur les toitures de trois collèges, en l'occurrence celui de Passamainty - 6000 m2 -, de M'Gombani ainsi que celui de Dembéni » énumère Monsieur Pistarino. Toujours dans les projets qui prendront vie l'année prochaine, la toiture de la société Mayco située dans la ZI de Longoni se dotera de panneaux solaires sur une surface de 5000 m2. Deux bâtiments de la Colas seront pareillement équipés (usine de préfabriqué- surface de 2500 m2) pour produire toujours plus d'énergie solaire, non polluante et naturelle. Enfin, un chantier titanesque se prépare sur le site de la Centrale électrique d'EDM (Electricité de Mayotte) à Longoni : « c'est une grande première au niveau national puisqu'il s'agit d'installer des panneaux solaires au sol sur une surface totale d'1,2 Hectares ! » annonce le directeur adjoint de Ténésol- Mayotte. Tout est planifié en ce qui concerne cet investissement de taille, l'étude d'impact nécessaire ainsi que le permis de construire relatif à ce projet sont d'ores et déjà bouclés et la mise en service de ce site est prévue d'ici la fin 2009. « Le budget global représente environ 6 millions d'euros » déclare Monsieur Tony Pistarino avant d'ajouter : « c'est une grande première en quantité de ce type, sur une surface d'équipement au sol aussi importante, les travaux s'étendront sur une durée d'environ six mois et la production sera de l'ordre de 1,008 MW ». « Deux phases sont nécessaires pour la réalisation de ce projet : premièrement, il s'agit de l'abattage des pieux -nous ferons donc sous-traiter cette étape par une entreprise de terrassement-, puis la pose des structures et des Le Mahorais N° 232

modules ainsi que l'architecture électrique seront réalisés par Ténésol ». « Je tiens à dire que ce projet doit son existence à Messieurs Augusto Suarez et Le Trionnaire -respectivement directeur et chargé de projet des énergies renouvelables d'EDM- ainsi qu'à Monsieur Escala, ancien directeur de Ténésol Océan Indien, créateur de Ténésol Mayotte et actuel directeur de Ténésol Europe car celui-ci était impliqué dès la genèse de ce chantier » souligne M. Pistarino.

MAYOTTE

AFFICHE UN

POTENTIEL UNIQUE À EXPLOITER…

Hippocampe affiche plusieurs spécificités, tout d'abord « il faut savoir que le Gouvernement a plafonné le taux d'énergie renouvelable à 30% sur l'île mais la particularité réside dans le fait que Mayotte pourrait être le premier département français à arriver à une situation de blocage par rapport à cette limite » dixit le directeur adjoint de Ténésol Mayotte. Le potentiel exceptionnel de Maoré en matière d'ensoleillement transforme l'île en parfait terrain d'études relatives aux énergies renouvelables : « Mayotte pourrait devenir une terre expérimentale, une unité de recherche pourrait être mise en œuvre sur le territoire en sachant que le quota de 30% pourrait être atteint d'ici à 2010. Actuellement, toutes les forces vives planchent sur le sujet du stockage de l'énergie une fois produite ». Le secteur des énergies renouvelables est extrêmement compétitif et la renommée de Ténésol n'est plus à faire que ce soit dans l'Hexagone, dans l'Outre Mer, ou plus largement en Europe… Le but clairement défini via ces installations non polluantes affiliés aux énergies renouvelables (électricité

ou eau chaude) est simple : « réduire la consommation de pétrole pour fournir du courant car aujourd'hui, les tarifs sont extrêmement chers », il s'agit bien évidemment de préserver l'environnement et plus largement, la planète bleue particulièrement mise à mal par les habitudes humaines ! Parallèlement, l'objectif d'atteindre une autonomie d'énergie est caressé du doigt comme à La Réunion où les espoirs visent carrément l'horizon 2030 pour remplir cette mission. Une chose est sûre, Mayotte a toutes les qualités requises pour devenir le premier « département vert » comme le disait le secrétaire d'Etat à l'Outre Mer, Yves Jégo, lors de son dernier passage sur Maoré… Actuellement, l'équipe de Ténésol regroupe 6 employés sur le terrain - dont deux charpentiers, deux électriciens, une main d'œuvre - et la volonté de Monsieur Pistarino est bel et bien de doubler les effectifs au regard des besoins existants. A noter : formés à La Réunion, les jeunes Mahorais impliqués dans le développement de l'énergie solaire à travers Ténésol sont dorénavant parfaitement qualifiés et détiennent entre leurs mains les clefs d'un métier porteur d'avenir. « La qualité, le sérieux et la longévité » représentent les trois leitmotiv de Ténésol Mayotte, entreprise qui n'a pas fini de faire parler d'elle au regard de son implication dans la préservation de l'environnement, richesse incontestée de l'île au lagon… Pour conclure, tout le monde peut investir en matière d'énergie solaire via la pose de chauffe eau ou panneaux photovoltaiques et ainsi protéger l'île en échange de bonnes économies sur le long terme ! Lucie Touzé Mardi 30 décembre 2008


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Un métier stressant mais épanouissant PORTRAIT

Un voyage en avion consiste pour le commun des mortels à réserver son billet, peser ses bagages, et se contenter d'arriver à destination. Pourtant il existe tout un monde derrière l'équipage, des coulisses situées dans la fameuse tour de contrôle dont le rôle est très important car ce sont les agents qui y travaillent qui contribuent à la sécurité du trafic aérien. Abdillah Soilihi, contrôleur de la sécurité aérienne à l'aéroport de Pamandzi présente son métier.

I

l existe trois systèmes de contrôle de la circulation aérienne, en route, en approche, et en aérodrome. A Mayotte, seule la circulation en aérodrome existe. Elle consiste à gérer un trafic autour de l'aérodrome, aussi bien les avions que les voitures, qu'ils soient présents sur la piste ou sur les autres voies de circulation. Tout se passe par radio, par le biais d'une fréquence dédiée. « La tour de contrôle de Mayotte est en relation constante avec les aéroports voisins, autant dire que la maîtrise de l'anglais est prépondérante afin de garantir une communication parfaite entre les différents interlocuteurs ». Par exemple, lorsqu'un avion part de Moroni, il est

en contact avec la tour de contrôle de Mayotte jusqu'à son approche de l'île. La tour d'Hippocampe, qui est prévenue dès le départ d'un avion de Moroni, va prendre le relais de la relation radio avec l'avion dès que ce dernier arrive à proximité de l'île. Evidemment, cela signifie que les pannes radio ou de courant ne sont pas permises afin de garantir une

sécurité totale lors de ces manœuvres. C'est pour cela que « les contrôleurs disposent toujours de radio de rechange en cas de panne inattendue, et de groupes électrogènes en cas de coupure de courant ». Une bonne lecture et une bonne analyse des paramètres météo, température, vent, nuages, est également indispensable afin d'aider les avions à se poser car ceux-

MAYOTTE À TABLE

Sauté d'agneau au Gingembre

ci ont besoin de s'aider de la force du vent. Mais les contrôleurs aériens ne permettent pas seulement aux avions d'atterrir, ils leur donnent également l'autorisation de décoller. Et si les décollages se font parfois en retard, c'est parce que les pilotes ne sont pas autorisés à partir, souvent parce qu'un autre avion est dans le secteur en phase d'atterrissage, et qu'un départ au même moment est dangereux. C'est là une grande responsabilité, qui ne leur permet jamais de se reposer. Dès qu'ils doivent s'absenter ne serait-ce qu'une minute, ils doivent prévenir la tour de contrôle afin de se faire remplacer car le contact ne doit jamais être rompu avec les avions. La recherche de la sécurité totale se traduit également par un alphabet spécifique, l'alphabet aéronautique, ceci afin d'être sûr de ne pas se tromper sur certaines lettres qui peuvent se ressembler, et c'est ainsi que B et D deviennent Bravo et Delta. Par ailleurs, « toutes les conversations sont enregistrées afin de pouvoir revenir sur les informations données en cas de doute » souligne Abdillah Soilihi. La recherche de la sécurité des passagers et des avions est donc le quotidien de ce contrôleur depuis 20 ans. Il a été recruté au départ comme agent

de paramètres, et depuis son métier a évolué et il est devenu contrôleur. Si cela pouvait au départ ressembler à du chinois, il est aujourd'hui fier de sa profession, même si ce n'est pas toujours facile, car il s'agit d'un travail assez contraignant. Il lui arrive parfois de travailler de nuit par exemple, il doit se soumettre à des remises à niveau d'anglais tous les ans. Il doit également se rendre régulièrement à des visites médicales pour faire un point sur son état de santé. Et la moindre incertitude sur sa forme peut lui faire perdre son emploi. Lui et ses collègues viennent d'être intégrés dans la fonction publique d'Etat, ce qui est une marque de reconnaissance de l'importance de leur travail. Aujourd'hui, le niveau Bac est requis, et il faut intégrer, par le biais d'un concours, la prestigieuse ENAC (Ecole Nationale de l'Aviation Civile) à Toulouse. Même si ce n'est pas facile d'y rentrer, M. Soilihi conseillerait aux jeunes de se diriger vers ce métier car il s'agit d'un métier assez méconnu des Mahorais. Il reconnaît pourtant que c'est un travail stressant dans lequel il faut s'engager totalement. Nassabia Djanfar

INGRÉDIENTS 750g de gigot d'agneau 15g de gingembre râpé

1 citron vert 60g de noix de cajou 2 brins de men-

the 1 CS d'huile Sel, Poivre

RECETTE Faites revenir les noix de cajou à sec dans une poêle bien chaude. Hachez-les très grossièrement. Coupez la viande en morceaux. Faites les revenir à la poêle dans de l'huile chaude, 5 à 6 minutes sur feu vif. Salez, poivrez, puis retirezles et réservez au chaud. Déglacez la poêle avec 10cl d'eau. Ajoutez le gingembre râpé.

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Laissez bouillir et faites réduire presque à sec en raclant les sucs de viande attachés au fond de la poêle. Remettez la viande dans la poêle. Tournez la rapidement dans ce fond de cuisson. Arrosez de jus de citron vert. Parsemez de noix de cajou et de brins de menthe. Servez avec du riz basmati ou des pâtes chinoises.

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Pollueurs-payeurs

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NAVIGATION

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La hantise de voir salir les côtes par de vilains dégazages ou par une marée noire a incité le législateur à sanctionner les capitaines de navires et donc les armements par des sanctions élevées votées à la fin du mois de juin 2008. Les sommes à payer devraient décourager les capitaines de déverser tout hydrocarbure au large des côtes françaises. Mayotte tente d'anticiper ce qui serait une catastrophe en organisant des exercices POLMAR (Pollution Maritime) régulièrement.

L

es exercices-catastrophe comme en a organisé la sécurité civile à l'aéroport de Pamandzi sont d'actualité sur l'eau devant la négligence ou les accidents qui seraient une catastrophe pour notre beau lagon. Mais les infractions liées aux pollutions marines sont désormais punies à hauteur de leurs conséquences. La loi Perben (2004) qui avait été élaborée sans concertation avec Armateurs de France, voit son contenu renforcé au sein du projet de loi sur la responsabilité environnementale. L'amendement issu de cette concertation, sanctionne différemment un comportement fautif de ce qui peut aussi arriver, la malchance après une avarie. Le projet initial était d'indexer le montant de l'amende à la valeur du navire et à celle de la marchandise transportée. Si l'intention de départ était louable, Eudes Riblier, le président d'Armateurs de France craint que « les navires poubelles avec leurs cargaisons de déchets se sentent à l'abri de toute sanction ». Pour les propriétaires de ces navires, les peines encourues auraient été très faibles par rapport à celles des Panamax ou des supertankers. Les assurances auraient illico refusé d'accepter ces super navires comme clients et les banques auraient refusé de financer la construction de ces unités en Europe où cette législation sévit, puisque le montant de l'amende pouvait être le triple de la valeur de la cargaison. Les législateurs ont donc préféré mettre en place des peines échelonnées. Pour une imprudence ou une négligence, le capitaine encourra une amende de 600 000

Un scenario catastrophe

, 7,5 millions d'euros pour faute caractérisée avec violation des règles et 10,5 millions pour faute caractérisée avec violation des règles et dommages majeurs. Toute faute intentionnelle sera sanctionnée par une amende de 15 millions d'euros. De plus, si l'infraction a lieu dans les eaux territoriales françaises, des peines de prison de 2, 5, 7 et 10 ans seront appliquées aux différents cas.

POLMAR

CONTRE MARÉE NOIRE

A Mayotte, les professionnels se préparent à toutes les éventualités en organisant régulièrement des opérations POLMAR qui permettent d'assurer la coordination de tous les services. Le dernier réalisé le 18 mars 2008 et organisé par la Marine nationale était une opération de grande ampleur puisque c'était la première fois à Mayotte qu'autant de matériel était mis à la disposition de la lutte anti-pollution. Un véritable scénario était mis en place et joué par les différents

acteurs : un des pilotes du port alerte le commandant du port de Longoni pour lui signaler qu'un navire de commerce de 101 mètres a heurté le banc de l'Iris et perd de l'hydrocarbure lourd. La vedette de la gendarmerie maritime « Verdon » joue le rôle du navire échoué. Le Poste de Contrôle d'Action de l'Etat en Mer (PC AEM) à la base navale est averti et met en place le dispositif : un hélicoptère décolle et observe deux nappes d'hydrocarbure, une qui se dirige vers le nord à l'extérieur du lagon, une autre qui se dirige vers la mangrove de Longoni. De plus, le navire continue de perdre du carburant. Dans le cadre du plan POLMAR MER, la Marine nationale affrète le remorqueur Bambo qui, avec la Biwi (Barge SOMARSAL) va mettre en place le barrage de haute mer et, à l'aide de produits dispersants, va fractionner la nappe qui se perdra dans la masse océanique. La nappe qui se dirige vers la mangrove sera traitée par la Direction de l'Equipement (DE) à l'aide d'un

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barrage de protection et des moyens de pompage. Enfin, un barrage de haute mer entourera le navire en avarie et la nappe ainsi contenue sera récupérée dans un réservoir flottant. Celui-ci est remorqué vers Longoni et traité par la DE puisse traiter le liquide récupéré. L'exercice a été concluant et la bonne coordination des différents intervenants est encourageante pour l'avenir. « Nous ne pouvons pas à Mayotte lutter contre un gros pétrolier qui ferait naufrage, bien que nos moyens aient doublé en un an en barrages, équipements de récupération de boulettes et avec le Morse (bateau pousseur arrivé en avril 2008) » explique le Commandant de la base navale Gilles Aubry, « il ne faut pas minimiser la lutte contre la pollution en mer car 1 kilo d'hydrocarbures perdus en mers représente 10 kilos de pollution sur la plage en aggloméré de déchets et de sable. Le canal du Mozambique est une zone à très fort trafic maritime et, si nous n'avons pas eu depuis quelques

années à lutter contre des dégazages (nettoyage en mer des cuves de pétrole), nous nous y préparons. Nos moyens sont également mis en œuvre pour lutter contre des incidents tels qu'un navire qui talonne, un déversement accidentel lors d'une manipulation (manche à gasoil qui se déverse) etc. Les méthodes de lutte anti-pollution doivent s'adapter au produit déversé, boulettes dans le cas d'un dégazage ou produits à pomper». D'autre part, les pays de l'Océan Indien face aux menaces que font peser les cyclones favorisant les accidents maritimes, se sont unis pour mettre en place un tribunal compétent et un atelier de formation destiné aux juges s'est tenu du 18 au 22 août au siège de l'Organe de lutte et de prévention contre l'avènement de la pollution marine. Ce tribunal devra juger du montant des indemnités si une catastrophe se produisait… bien que tout soit fait pour l'éviter… Annette Lafond

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Qui transporte nos enfants ? RAMASSAGE SCOLAIRE

A

lycée ainsi que les post bac, les élèves des Institut de Formation des Maîtres, des CEFSEN (Centre d'Enseignement et de Formation Supérieure) et CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers). Il faut par contre que l'élève n'habite pas à moins de 3

km de son établissement scolaire car l'on considère qu'il peut alors se débrouiller… Il est prévu en outre un ramassage le matin et un le soir, ce qui n'est pas pratique au regard des emplois du temps fantasques des élèves du secondaire. « Nous transportons 16 100 élèves tous les

Un marché en pleine croissance

Annette Lafond

AUTOMOBILE

Depuis quelques années, on constate un nombre toujours plus important de véhicules sur les routes mahoraises, à tel point que les artères du chef-lieu sont totalement bouchées aux heures de pointe. Alors que les autorités cherchent des solutions pour en finir avec des embouteillages de plus en plus importants, les automobilistes semblent s'en accommoder puisque les immatriculations de voitures continuent d'augmenter, ce qui n'est pas pour déplaire aux concessionnaires.

les bouchons n'étaient qu'un concept lointain dont nous parlaient nos compatriotes exilés en métropole. Cela confirme en tout cas l'engouement des Mahorais pour les nouvelles voitures que l'on voit fleurir dès leur sortie, et l'enclin des banques à accorder des prêts lorsqu'il s'agit d'automobile, ce qui n'est pas forcément le cas pour d'autres besoins parfois plus essentiels.

LES

S

elon les derniers chiffres de la préfecture, la tendance est à la hausse en 2008 concernant les immatriculations des voitures neuves. En effet, en août, 1134 nouveaux véhicules avaient été immatriculés, soit une moyenne de 142 véhicules par mois, 7 de plus que pour l'année précédente qui s'est terminée avec 1617 immatriculaMardi 30 décembre 2008

DEUX ROUES TIRENT

LEUR ÉPINGLE DU JEU

tions de véhicules neufs. D'une manière générale, et cela n'aura échappé à personne, le nombre de voitures neuves a explosé entre 2000 et 2007, avec une augmenta-

tion exceptionnelle de 152%. Le nombre de nouvelles immatriculations au début du nouveau millénaire n'était en effet qu'au nombre de 641, une époque lointaine où Le Mahorais N° 232

Pourtant, la lecture des chiffres de la préfecture permet de constater que malgré les apparences, le marché du neuf n'est pas le plus florissant puisque les immatriculations de véhicules d'occasion sont également montées en flèche entre 2000 et 2007. Celles-ci sont passées de 1223 à 4641, soit une croissance de plus de 279%. La hausse semble se confirmer en 2008 puisqu'en

août les immatriculations de véhicules d'occasion s'élevaient à 3356, soit une moyenne de 420 par mois, et un potentiel de plus de 5000 immatriculations si le rythme demeure le même pour la fin de l'année. Parmi cette multitude de quatre roues, les motards ne sont pas en reste, et beaucoup ont compris que pour ne pas rester en première, les deux roues étaient sans aucun doute la meilleure solution. Entre 2000 et 2007, les immatriculations de deux roues neuves ont augmenté de 391% passant de 75 à 368, tandis que dans la même période les deux roues d'occasion immatriculées augmentaient de 131%. A ce rythme là et malgré tout les efforts des autorités locales, il sera difficile, sans nouvelles routes, de voir la fin des longues files d'attente aux abords des ronds point de la commune de Mamoudzou.

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privée avec une délégation de service public. « Les transporteurs qui travaillent pour nous (ils sont sous contrat annuel renouvelé tacitement), peuvent prendre des contrats à l'extérieur, notamment pour accueillir les croisiéristes ou pour les activités extrascolaires » commente monsieur Lebrun, « avec le temps les mauvais gestionnaires s'éliminent d'eux-mêmes et après 12 ans de partenariat, nous n'avons gardé que les plus professionnels. Ils sont contrôlés régulièrement, plus particulièrement au niveau de la sécurité et sur les horaires. Pour ces contrôles, nous utilisons les disques comme en métropole (ce sont maintenant des cartes) qui retracent 24 heures de conduite et les dépassements de vitesse. Nos véhicules sont bridés à 70 kilomètres heure. D'autre part, les véhicules sont envoyés tous les 6 mois au contrôle technique ». Les élèves ramassés sont tout le secondaire de Mayotte, collège et

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l'extérieur, dans la cour, 51 grands autocars sont parqués et attendent la rentrée scolaire. Mais, ils ne sont pas suffisants pour couvrir les besoins de l'île et les difficultés qu'offre son réseau routier. « Nous sous-traitons à des compagnies de transport locales où 150 conducteurs sont regroupés au sein de 90 entreprises de taxi brousse et de minibus qui travaillent pour nous à l'année » explique Monsieur Lebrun, directeur de la CTMS. Le fait de sous-traiter évite les frais de stockage ou d'entretien des véhicules, mais permet aussi de développer l'économie locale. Le nombre impressionnant d'entreprises sous contrat avec la CMTS est facilement compréhensible tant l'accroissement démographique est fort. L'entreprise, qui a déménagé en juin 2006 pour la zone industrielle de la vallée 3 à M'Gombani (Longoni) respecte les normes européennes sur l'environnement, avec la séparation des eaux pluviales, stockage de l'huile de vidange etc. La CMTS est sous contrat avec le Conseil Général et, avec ses 76 salariés, est donc une entreprise

matins ce qui est un tour de force » rétorque monsieur Lebrun, « d'autre part, sur certains établissements scolaires, nous avons mis en place plusieurs rotations une à 6h30 pour les rentrées à 7 heures, et une seconde à 7h30 pour les élèves de 8 heures, comme c'est le cas au collège de Koungou qui, avec ses 1704 élèves, est maintenant le plus grand collège de France. Une multiplication des horaires par établissement coûterait trop cher à la collectivité. N'oublions pas que ces transports sont gratuits pour les élèves ». L'ère avant CMTS, c'est-à-dire avant 1995, était épique puisque c'était la Direction de l'Equipement qui assurait le transport des 6000 élèves d'alors, à bord de 404 bâchées… « En métropole, les premiers transports en commun ont été créés après la deuxième guerre mondiale afin de transporter les pèlerins en partance pour Lourdes » indique le directeur de la CMTS, « a suivi ensuite le transport scolaire, puis les lignes régionales et enfin le transport interurbain. C'est le schéma que va sans doute suivre Mayotte ». Effectivement, un des budgets du contrat de projet est affecté à la création d'un réseau interurbain… Les écoliers habitant à moins de 3 kilomètres de leur établissement seraient les premiers bénéficiaires de ces lignes qui de plus, désengorgeraient la route du centre ville. Ce n'est donc pas en concurrent que la CMTS voit ce service s'installer mais en complément du trafic actuel pour un avenir optimum dans les transports mahorais.

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La société qui assure le transport des scolaires à Mayotte, la Compagnie Mahoraise des Transports et des Services (CMTS) est en fait une poupée russe, puisqu'elle abrite 90 petites entreprises de transport qui vivent grâce à elle. Chaque jour, 16 100 élèves peuvent se rendre en cours grâce à elle et, si les horaires ne sont pas toujours satisfaisants, l'évolution des dernières années est orientée vers un « plus » dans le service. Son directeur s'en explique.

Nassabia Djanfar

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Un futur emblème ?

UN PROJET CULTUREL QU'ATTEND MAORÉ DEPUIS LONGTEMPS

Si le bout du tunnel est encore loin pour ce qui est des démarches administratives, le chantier verra sortir de terre un bâtiment qui manque cruellement à cette île où la culture mériterait un tel outil depuis longtemps. Le théâtre M'Balamanga sera un lieu pensé pour l'art, les concepteurs du projet ont voulu que ça soit l'image de la mixité culturelle mahoraise qui se retrouve dans ce qui va devenir une salle de spectacle digne d'un futur département.

L

a mairie de Mamoudzou est lancée sur ce projet, qui sera bel et bien un théâtre municipal. Le site choisi n'est autre que le terre plein sur lequel repose déjà la Direction de l'Equipement, dont la nature des sols

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a déjà soulevé la polémique. Pour parer à toute critique, les architectes à qui la municipalité a demandé de penser ce projet, Tand'M Architectes et le cabinet Antoine Guerin, ont pris les devants : des ingénieurs spécialistes de la question ont eu à démontrer la capacité du terrain à recevoir le poids de la construction. Par ailleurs, un essentiel remblais technique sera opéré pour prévenir des périodes inondables. Le site choisi se trouve en bordure de route, au niveau du petit rond-point d'où part le chemin d'accès à la Direction de l'Equipement. Là trônait antan l'école de M'Balamanga, dont les classes ont accueilli des personnalités importantes pour l'histoire moderne de Mayotte. Les Mahorais sont donc attachés à l'endroit. Le projet de construction réfléchi par les architectes prévoit la construction d'une structure imposante, sur un espace de 1200 m2, un bâtiment haut de 13 mètres au faîtage, une salle de spectacle de 150 m2 comptant 120 places assises conçues sur un système de gradins rétractables, ce qui permet d'adapter la salle en fonction des besoin. L'acte d'engagement a été signé entre la mairie et les architectes retenus pour le projet en juin dernier, le projet de départ est aujourd'hui en attente des autorisations mais le processus est en marche. L'idée est originale. Allier béton pour les murs porteurs, bois pour la toiture, dans un esprit aéré. La scène principale occupera 43,7 m2, et une seconde de 33,6 m2 tournée vers le

plateau polyvalent de M'Tsapéré pourra s'ouvrir pour des animations en plein air. “Nous ne voulions pas faire un théâtre à l'européenne, mais en faire une identité mahoraise, un mélange architectural à l'image de cette île au carrefour de différentes cultures. Bien sûr, il est important d'en faire un bâtiment joli, harmonieux, mais c'est surtout sur l'aspect fonctionnel que nous avons beaucoup travaillé. Il nous a été demandé d'opérer un travail de mémoire sur ce lieu chargé d'histoire. Les élus se sont dit emballés en découvrant le résultat de nos recherches. Il était important de trouver une identité mahoraise à ce bâtiment. Nous avons choisi des matériaux qui portent la voix, pensé des effets lumineux extérieurs pour la nuit. Aujourd'hui, le plan n'est surtout pas figé, il demande encore de la réflexion en collaboration avec la municipalité. Nous avons conscience de l'aspect particulier du terrain, il a fallu réfléchir sur la question en éclatant les éléments lourds. Le site se trouve en effet en limite de terrain naturel, il est primordial de tenir compte de tout ça. Mais les ingénieurs qui ont travaillé sur la question ont pris les paramètres en compte”, précise Stéphane Aimé de Tand'M Architectes. Le public arrivera sur le site, trouvera des places de stationnement sécurisées, pénétrera dans un premier temps dans un centre de documentation où se trouveront notamment les caisses. “Pour ce centre de documentation, nous avons soumis des idées à

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développer, pourquoi pas par exemple installer là un salon de thé, faire quelque chose de vraiment beau et nouveau..?”, lance M. Aimé. Avant d'arriver dans la salle à proprement parler, un espace invitera le spectateur à flâner. A l'heure dite, il s'engouffrera dans la salle, sera orienté vers sa place réservée, et pourra vivre avec plénitude l'instant culturel qu'il avait prévu pour sa soirée. L'idée de base au niveau technique d'utilisation d'une régie mobile semble être abandonnée par commodité, les artistes pourront normalement tous bénéficier d'installations de

qualité en permanence. La salle pourra se mettre en version “salle de concert” avec ce système de gradins rétractables. Bref, un projet encore dans les cartons, mais qui mérite tout l'intérêt de la population, les artistes mais pas seulement, car Maoré gagnera grandement à voir ces idées aboutir. Le calendrier des travaux est pour le moment un peu prématuré, le circuit administratif et le choix définitif du bâtiment fini demanderont encore du temps. Vivement... Laurent Millet

Théâtre la nuit

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Kouleur Afrik, ou la diversité de l'artisanat Africain MODE AFRICAINE

Tous ceux ou celles qui sont adeptes de la mode africaine seront ravis car elle s'implante progressivement sur Maoré. En effet, après les magasins Afrique Elégance et Claire Couture, c'est au tour de Kouleur Afrik d'apporter de la couleur sur l'île aux parfums.

la chance de travailler dans un magasin de mode à Paris pendant deux ans. Elle peut donc à présent offrir toute son expertise du tissu et de la mode à sa clientèle locale, les femmes en particulier, qui pourront profiter de leurs achats de vêtements ou de tissus afin de découvrir la multitude d'accessoires de décoration ou de beauté proposés. Un juste moyen de rendre aux femmes Africaines, et à sa mère, ce qu'elles lui ont apporté puisque ce

L

e magasin Kouleur Afrik a ouvert ses portes samedi 6 décembre. On y trouve des articles artisanaux : décoration, mode africaine, bijoux, art de la Table, etc… et pour apporter un plus à sa boutique, Kokoé, la propriétaire a choisi d'exposer différentes peintures d'artistes Africains ou Mahorais, le but étant d'organiser mensuellement des vernissages qui permettront de faire parler de Kouleur Afrik. Le magasin a donc vocation à devenir une place forte de l'art Africain, avec également des expositions de sculptures et autres œuvres. Pour l'instant, seuls quelques tableaux de Robert Falchau sont présentés en attendant les autres artistes. Côté commerce, Kokoé se fournit essentiellement au Togo d'où elle est originaire. Elle dessine les modèles

qu'elle souhaite en compagnie de son frère, et elle les envoie au pays pour que les produits soient confectionnés sur place. Mais toute l'Afrique se retrouve dans son magasin puisqu'il est possible d'y retrouver des décorations fabriquées avec du bois du Cameroun, des tissus en bazin riche du Mali, des produits en os de vache, en corne de vache ou encore en ébène en provenance du Togo, etc…Cette nouvelle enseigne a deux vocations.

La première est de permettre aux Mahorais de découvrir l'art Africain par son utilisation dans la vie quotidienne, vêtements, décoration etc…, et la deuxième est de permettre aux Africains présents à Mayotte de se fournir en produits traditionnels de chez eux, sans avoir à tout faire importer. Et Kokoé sait de quoi elle parle quand elle évoque la mode Africaine, non seulement de par ses origines, mais aussi parce qu'elle a eu

Solidarité Mayotte. La chanson « Ussi Changué », permettrait de mieux faire connaître l'association, et sa commercialisation, d'apporter des bénéfices exploitables pour ses actions. En effet, ce projet musical « Ussi Changué » a pour objectif global de contribuer au financement de ces projets d'aides aux plus démunis, caritatifs, éducatifs, humanitaires, élaborés au sein de « Solidarité Mayotte ». Pour cela, l'association a opté pour deux chansons représentant la croyance en la solidarité, ou encore à l'espoir que porte l'associa-

tion sur la population de l'île en terme de solidarité. Depuis 2005, l'association ne manque pas d'idées pour subvenir aux besoins des plus pauvres, mais pour cela, elle a besoin des Mahorais pour accomplir leurs actions, des actions auxquelles vous contribuerez par l'acquisition de ce CD coûtant seulement 5 . Ce CD est donc disponible dans différents points de vente à Mayotte. A écouter de toute urgence...

sont elles qui lui ont tout appris. Kokoé est en effet issue d'une communauté Togolaise appelé les « Nanas Benz », qui se sont enrichies grâce à leur connaissance du tissu. Immeuble Sana Rue du Commerce à Mamoudzou - Tél. : 0269 63 15 92 ou 0639 27 80 81 Nassabia Djanfar

Maoris et Eliasse chantent pour Solidarité Mayotte SOLIDARITÉ

Toujours dans le but d'apporter son soutien aux personnes en grande souffrance physique et morale à Mayotte, l'association Solidarité Mayotte a lancé un projet musical « Ussi Changué ». L'argent récolté reviendra à l'association, qui servira ensuite à aider les plus démunis de l'île.

M

aoris et Eliasse ont contribué à la réalisation de ce projet en composant gratuitement deux morceaux « Ussi Changué » et « Mwanaissa » pour l'association

N.D

Envie et besoin de reconnaissance FOOTBALL FÉMININ

Le foot féminin est en plein essor sur une île où la jeunesse montre un intérêt permanent pour la pratique des sports collectifs. Parce qu'une jeune femme mahoraise tient à montrer son émancipation, elles sont des centaines aux quatre coins d'Hippocampe à chausser les crampons chaque fois que la compétition le demande. Coup de projecteur aujourd'hui sur l'école de football du Baobab, dont la section féminine a remporté le titre de championne 2008 et vient avant les fêtes de fin d'année d'organiser un grand tournoi qu'elle a d'ailleurs remporté.

L

a ligue régionale de Mayotte regroupe 16 équipes féminines qui disputent chaque année un championnat. Deux clubs s'illustrent régulièreMardi 30 décembre 2008

ment au classement, elles regroupent les effectifs les plus fournis. L'AS Jumelles et la section féminine de l'école de football du baobab ont en effet pris l'habitude de se disputer le titre ces dernières années. Dans ses projets soutenus par le Conseil Général de Mayotte et la commune de Mamoudzou au titre de l'année 2008, la section féminine, championne de Mayotte de la saison 2008 a organisé le 22 décembre un tournoi de football intitulé "le foot, la fête : la femme". Dix clubs ont répondu présent à cette grande fête féminine. La section a été créée en 2004 et ce tournoi a montré qu'elle s'implique pleinement dans le développement du football féminin à Mayotte. Elles étaient 210 à fouler la pelouse,

Le vice-président du Conseil Général chargé de la culture, de la jeunesse et sport Mr Assani Ali et Zaidou Tavanday conseiller général du canton 2 de Mamoudzou ont honoré le tournoi de leur présence, alors que l'organisation a remarqué que la municipalité du cheflieu a choisi de ne pas répondre à son invitation.

LES

RÉSULTATS

L.M.

DU TOURNOI

dans la simplicité, la joie et la bonne humeur avec un état d'esprit exemplaire. L'occasion a été saisie par la trésorière de l'association organisatrice d'adresser un message au président de la ligue de

Le Mahorais N° 232

football. Elle a notamment demandé "de prendre un peu plus en considération le football féminin", elle a également réclamé la participation d'une équipe féminine mahoraise aux compétitions régionales.

Meilleure joueuse : Karida Anzilani de l'AS Sada Meilleure gardienne : Koutoubou Zaliha de l'AS Sada Meilleure buteur : Maoulida La Reine de l'école de foot du Babaob Equipe fair-play : Miracle du Sud de Boueni 4ème place : Jumelles de Mzouazia 3ème place : Tchanga SC Finaliste : AS Sada Vainqueur : Ecole de Foot du Baobab

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DÉTENTE

ARRIVEES DZAOUDZI

Programme du 29 déc. au 2 janvier 2009

Jour

N°vol

Départ de

Heure

Arrivée à

Heure

MARDI 30 décembre MERCREDI 31 décembre JEUDI 1 janvier

UU974

REUNION

11.25

DZAOUDZI

12.25

UU201 UU974 UU205 UU974

REUNION REUNION REUNION REUNION

11.00 11.25 08.10 11.25

DZAOUDZI DZAOUDZI DZAOUDZI DZAOUDZI

12.05 12.25 10.45 12.25

VENDREDI 2 janvier SAMEDI 3 janvier DIMANCHE 4 janvier

UU974 UU203 UU974

REUNION REUNION REUNION

11.25 10.55 11.25

DZAOUDZI DZAOUDZI DZAOUDZI

12.25 13.10 12.25

UU974

REUNION

11.25

DZAOUDZI

12.25

Jour

N°vol

Départ de

Heure

Arrivée à

Heure

MARDI 30 décembre MERCREDI 31 décembre JEUDI 1 janvier VENDREDI 2 janvier SAMEDI 3 janvier

UU204 UU975 UU202 UU975 UU975 UU206 UU975

DZAOUDZI DZAOUDZI DZAOUDZI DZAOUDZI DZAOUDZI DZAOUDZI DZAOUDZI

09.00 16.10 15.55 16.10 16.10 11.30 16.10

REUNION REUNION REUNION RÉUNION RÉUNION REUNION REUNION

13.15 19.10 19.00 19.10 19.10 15.55 19.10

UU975 UU204

DZAOUDZI DZAOUDZI

16.10 12.00

REUNION REUNION

19.10 16.15

DIMANCHE 4 janvier

UU975

DZAOUDZI

16.10

REUNION

19.10

ARRIVEE DZAOUDZI

VOUS DÉSIREZ RECEVOIR

VOTRE JOURNAL A DOMICILE ?

Jours

Provenance

N° de vol

Heures

lundi 29

Anjouan

KMZ110

11.20

Mercredi 31

Anjouan

KMZ310

10.20

Vendredi 02

Anjouan Mohéli

KMZ510 KMZ512

10.20 12.30

DEPART DZAOUDZI

DEPARTS DZAOUDZI

Il vous suffit de remplir le bulletin ci-dessous, et vous recevrez tous les mardis votre journal d’information locale et internationale.

N°232 du Mardi 30 décembre 2008

Jours

Destination

N° de vol

Heures

lundi 29

Anjouan

KMZ111

12.15

Mercredi 31

Anjouan

KMZ311

11.15

Vendredi 02

Mohéli Anjouan

KMZ511 KMZ513

11.00 13.15

COMORES AVIATION

SOUHAITE DE BONNES FÊTES

DE FIN D'ANNÉE À TOUS

PHARMACIE

!

DE GARDE

Week-end du 3 et 4 Jan. 2009 - PHARMACIE YAOUSSALAMA- Tel : 0269 61 05 32

NUMÉROS

Médecine générale : -Fourno Jean-Claude (Passamainty) : 02-69-63-56-35 -Gherbi Marie-Hélène (Cabinet Avicenne) : 02-69-61-02-43 -Gherbi Nadir (Cabinet Avicenne) : 02-69-61-02-43 -Conan Lionel (Centre médical Ylang à Mamoudzou) : 02-69-61-02-03 -Dielbot Luc (Dzaoudzi) : 02-69-60-33-33 -Noel Michel (Mamoudzou) : 02-69-61-3966 -Founti Mohamed (Mamoudzou) : 02-69-61-39-70 -Guira Patrice (Cavani Mamoudzou) : 02-69-62-11-51 -Jouslin de Noray Geoffroy (Pamandzi) : 02-69-60-10-06 -Roussin Jean-Marc (Chirongui) : 02-69-62-55-55 -Dr M’Lamaly Ali (Mamoudzou) : 02-69-61-02-03 -Dr Falgoux Valérie : 02-69-69-55-55 - Dr Benard (Chirongui) : 02-69-62-55-55 - Dr Roussin (Chirongui) : 02-69-62-55-55 Ophtalmologie : -Taupin Philippe (Cavani Mamoudzou) : 02-69-61-70-10

Gynécologie et obstetrie : -Razafindrakotohasina (Espace Coralium à Kawéni) : 02-69-61-36-34

UTILES

Biologie médicale : -Troalen Didier (Résidence du jardin Créole) : 02-69-63-00-00

Anatomie cytologie pathologie : -Barbara Georges (Résidence du jardin Créole) : 02-69-63-00-00 -Michot Laurent (Résidence du jardin Créole) : 02-69-63-00-00 Radiologie : -Messaoudi Kamel (Résidence du jardin Créole) : 02-69-63-64-62 Pédiatrie : -Lesoin Jean-Jacques (Place du Marché Mamoudzou) : 02-69-61-04-22 Psychiatrie : -Buron Lionel : (Mamoudzou) : 02-69-61-06-71

Dermatologie : Mourier Yves (Espace Coralium à Kawéni) : 02-69-61-23-91

Medecin de garde week-end : 0639 69 00 00 20

Le Mahorais N° 232

Mardi 30 décembre 2008


AGENDA

NOUVEAUTÉS DVD

VIDÉO PILOTE PHÉNOMÈNE

Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n'y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu'est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d'attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l'air, par l'eau, ou autrement ? Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d'abord d'échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d'un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans... SPEED

RACER

BIBLIOTHÈQUE -Tous les samedis de 10h30 à 11h30 : animation « le jardin des histoires » pour les jeunes enfants. -Chaque dernier vendredi du mois de 9h30 à 10h30 : « Owa zaza » pour les bébés lecteurs en Section Jeunesse.

PEINTURE

ET DESSIN

- Le peintre Marcel Séjour donne des cours de dessin (fusain) et peinture à l'huile dans son atelier à Cavani M'Tsapéré, les samedis et lundis, par demi-journées. Renseignements et inscriptions : 06-39-67-68-75

Speed Racer est un as du volant, un fonceur instinctif et intrépide qui enchaîne les victoires. Né pour ce sport à haut risque, il n'y a connu qu'un seul rival : son propre frère, le légendaire Rex Racer, fauché en pleine gloire et dont il est aujourd'hui l'héritier. Loyal à la firme de son père, Pops Racer, concepteur de sa puissante Mach 5, Speed a rejeté une alléchante proposition des Royalton Industries. Après s'être attiré par ce refus la haine du fanatique Royalton, Speed découvre que certaines des plus grandes courses américaines sont truquées par une poigné d'hommes d'affaires, manipulant les meilleurs pilotes pour booster leurs profits. Et puisque Speed refuse de courir sous ses couleurs, Royalton veillera à ce que la Mach 5 ne remporte plus une seule course...

CHAQUE

SEMAINE,

VIDÉO PILOTE

RETROUVEZ LES NOUVEAUTÉS

Mardi 30 décembre 2008

- Cours de dessin et de peinture à l'aquarelle toute l'année avec Gil à l'Arabesque, près de la mosquée du vendredi à M'Tsapéré. Rens. 0639 23 12 44. Stage adultes et enfants pendants les vacances.

ÉQUITATION

- Du lundi au samedi, toute l'équipe du club équestre Sainte Armelle sera heureuse de vous accueillir de 14h00 à 17h00. Le centre équestre d'Hajangua vous propose des stages "Baby Poney" pour les enfants âgés de 3 à 5 ans. Des "balades petits cow-boy" pour enfants âgés de 5 à 9 ans et des "cours d'équitation" pour tous ceux âgés de 10 à 99 ans. Ce centre équestre organise des stages pendant les vacances scolaires (à la

ANNONCES

semaine, ou bien à la journée ou demijournée) : stages poneys dès deux ans et chevaux pour tous niveaux. Rens.et réservations : 02-69-62-54-00

COMMUNIQUÉS

- Cours de Kempo (Boxe japonaise) tous les lundis et mercredis soir à partir de 20h00 au Dojo de Cavani. Infos : 0639 25 29 51. - Association de danses africaines « Zina na wassi » rencontre tous les mardis à la MJC de M'Tsapéré de 18h à 20h, percussionnistes, danseurs et danseuses (débutants ou confirmés). Venez nous rejoindre pour partager le plaisir de jouer et de danser. Contact : Nolwenn 06 39 67 99 10 ou Sandrine 06 39 28 98 14 -L'association Utamaduni vous propose : « Les contes de la Lune », histoires en musique pour animer soirées, après midi ou matinées (Fêtes d'écoles et d'associations, fêtes de fin d'année, anniversaires). Un registre d'histoires de la région pour les enfants à partir de 6 ans, interprétées par Cathi Forestier et J.C. Descieux. Renseignements au 06 39 19 85 57. - Les cours de dessin et d'aquarelles ont repris à l'atelier de GIL, à la galerie d'Art l'Arabesque près de la grande mosquée de vendredi à M'Tsapéré. Inscrip. et rens. au : 06 39 23 12 44. - Du 31 décembre au 1er janvier participez à la deuxième édition des 24 h du M'Biwi. Ouverture non stop pendant deux jours afin de célébrer ensemble la nouvelle année … Réservez vite votre table pour la soirée du 31 décembre ... Au Menu : Cocktail et amuse bouche, Foie gras poêlé au cumin, jus court de pistache et vin jaune - Pavé de mérou en sabayon, polenta aux girolles et crème de curry ou Filet de boeuf aux airelles sauce grand veneur. Omelette norvégienne maison. Café (sur réservation uniquement pour le repas, le bar reste ouvert à tous pendant les deux jours)."

Le Mahorais N° 232

AVIS AVIS DE DISTRIBUTION DE PARTS SARL MARayVA 1, rue du stade Cavani B.P. 406 97600 MAMOUDZOU GSM : 0639 22 40 38 Fax : 0269 61 04 77 Email : gilbert.tirard@laposte.net L'AGE en date 24.12.08 décide la distribution de deux parts gratuites d'une valeur d'un euro chacune pour une part détenue. Les articles n° 7 et 8 des statuts de la SARL MARayVA RCS N° 14279/2008 ont été modifiés. Pour avis la gérance

AVIS D AUGMENTATION DE CAPITAL SARL MARayVA 1, rue du stade cavani BP 406 97600 MAMOUDZOU GSM : 0639 22 40 38 Fax : 0269 61 04 77 Email : gilbert.tirard@laposte.net L'AGE en date du 29/12/08 décide d'augmenter de 1 000.00 le capital social par la création de 1 000 parts nouvelles de 1 de nominal. Après augmentation le capital s'élève à 181 000.00 . Les articles N° 7 et 8 des statuts de la SARL MARayVA RCS N° 14279/2008 ont été modifiés. Pour avis la gérance.

AVIS DENOMINATION SOCIALE : PREVILIA MAYOTTE FORME : SARL SIEGE SOCIAL : BP 790 ZI KAWENI 97 600 MAMOUDZOU OBJET SOCIAL : L'objet de la société consiste en la formation, le conseil et l'audit en milieu du travail dans les domaines suivants en France et à l'étranger : - Organisation et prévention en santé et sécurité,

- En gestion de ressources humaines, - En Informatique et administratif de base DUREE : 99 ANS CAPITAL : 10 000 euros GERANT : MERCHER JEAN MICHEL 1 IMPASSE DES BOIS DE PECHE 97450 SAINT LOUIS IMMATRICULATION : au registre du commerce et des sociétés de MAYOTTE LE REPRESENTANT LEGAL

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ANNONCES

N°232 du Mardi 30 décembre 2008

OFFRE D EMPLOI

OFFRE D EMPLOI

5 ans dans la fonction. Formation initiale : BAC ou BTS électricité

Suite au départ du titulaire du poste, MAYCO s.a. recrute son/sa

MONTEUR ELECTRICIEN

Entreprise mahoraise d'installation électrique industrielle recrute :

RETROUVEZ L’INFORMATION

EN CONTINU SUR

WWW.LEMAHORAIS.COM

CHEF

DE

CHANTIER

Votre fonction : rattaché au responsable d'affaires, vous aurez en charge l'organisation des équipes et réaliserez les chantiers dans le respect de la qualité, la sécurité et les procédures internes. Votre profil : Vous avez acquis une expérience significative d'au moins

SECRÉTAIRE

EN

CDI

H/F

Mission : La plus grande partie de votre activité concernera la gestion et le suivi des imports exports pour la société. Vous aurez à organiser la livraison des conteneurs et établirez tous les documents demandés par notre société partenaire de transit en devenant leur interlocuteur privilégié. En parallèle, différentes missions de secrétariat vous seront confiées(Accueil physique et téléphonique, tenue de l'agenda et organisation des déplacements et venues des intervenants externes, Gestion du courrier… Profil :

COMMUNIQUE DE VŒUX « La nouvelle direction et le personnel de la Banque Française Commerciale Océan Indien « BFC » Mayotte présentent ses meilleures vœux à l'ensemble de sa clientèle pour l'année 2009 »

AVIS D'APPEL PUBLIC A CANDIDATURE

APPEL D'OFFRE OUVERT Marché de travaux Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur : Chambre de Commerce et d'Industrie de Mayotte (CCIM) - Place Mariage BP 635 Kaweni CCT 1 - 97600 Mayotte Tel : 0269 61 04 26 / Fax : 0269 61 85 59 Personne responsable du marché : Monsieur le Président de la CCIM, Serge CASTEL Objet du marché : Construction de la zone vie du Port de Longoni Lieu d'exécution : Port de Longoni commune de Koungou - Mayotte Code NUTS : FRZZZ Caractéristiques principales : Les travaux sont répartis par lots : - Lot n°1 : Assainissement des eaux usées - Lot n° 2 : Réseaux divers - Gros œuvre - Lot n° 3 : Charpente / Couverture - Lot n° 4 : Menuiserie métallique

- Lot n° 5 : Menuiserie bois - Lot n° 6 : Faux plafond - Lot n° 7 : Revêtements durs (sols et murs) - Lot n° 8 : Peinture - Lot n° 9 : plomberie / Sanitaires - Lot n° 10 : Electricité - Lot n° 11 : Terrassements Aménagements Date prévisionnelle : Début des travaux : février 2008 Mode de financement : ressources propres Forme juridique que devra revêtir le groupement de prestataires de services : Le marché sera conclu selon l'offre qui sera retenue : - soit avec une entreprise soumissionnaire à titre individuel - soit avec des entreprises groupées solidairement. En cas de groupement, l'appréciation des capacités professionnelles, techniques et financières des membres est globale. Il n'est pas exigé que chaque entreprise ait la totalité des compétences requises pour l'exécution du marché. Le groupement désignera un mandataire commun.

Langue pouvant être utilisée dans l'offre : Français Unité monétaire utilisée : L'euro ( ) Marché réservé : Non Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat : - Situation juridique : Une déclaration de candidature accompagnée des attestations sur l'honneur (DC4 et DC5) dûment complétée, datée et signée. - Une copie du jugement pour les candidats en redressement judiciaire - un extrait K bis - Un document relatif aux pouvoirs de la personne habilitée à engager le candidat - Capacité économique et financière : Les chiffres d'affaires des 3 dernières années en global et par prestation conforme à l'objet du marché - Capacité technique : Les justifications des capacités professionnelles sous forme d'un mémoire technique. Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés ci-dessous avec leur pondération.

AVIS D APPEL PUBLIC A LA CONCURRENCE 1) Maîtrise d'ouvrage : La mairie de Kani Kéli 97625 Kani Kéli 2) Procédure choisie Procédure adaptée, selon l'article 28 du code des marchés publics 3) Objet du marché Fourniture et livraison de matériaux de construction pour un chantier école destiné à l'aménagement des clôtures de cimetières de Kani Kéli et Mronabèja. 4) Caractéristiques principales des prestations à réaliser. Fournitures et livraison de : sable, gravier, fer HA, ciment, bois de coffrage et divers matériaux de chantier 5) Lieux d'exécution et livraison Cimetières de Kani Kéli et Mronabèja et lieux de stockage 6) Date de retrait des dossiers Les dossiers de consultations des entreprises peuvent être retirés contre décharges à partir du lundi 29 décembre 2008 à la mairie de Kani Kéli, Place de l'hôtel de ville, direc-

tion des services techniques. 7) Date d'envoi du présent avis à la publicité Le 16 décembre 2008 8) Date limite de réception des offres Le 16 janvier 2009 à 15h00 Les dossiers envoyés par la poste et par plis recommandé avec accusé de réception devront parvenir à la mairie avant ces mêmes dates et heures limites. 9) Les candidats sont tenus de fournir les pièces suivantes : - Déclaration relative à la lutte contre le travail dissimulé (DC6). - DC5 - Plaquette commerciale de l'entreprise - Attestation d'assurance - Références et certificats de bonne exécution de travaux ou prestations similaires pendant les trois dernières années. - Qualifications ou tout autre document permettant de juger de la capa-

ENVOYEZ VOS ANNONCES

cité du candidat à réaliser les prestations objet du marché 10) Critère d'attribution Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères pondérés suivants : 1/ Délais de livraison ou disponibilité 30 % 2/ Prix 50 % 3/ Références, qualification et garantie financière 20 % 11) Renseignements complémentaires Adressez vous auprès du : Service technique Mairie de Kani Kéli M. HOUSSEINI Faysoildine Tél. : 0269 62 17 31(poste 51)

ENVOYEZ

VOS

ANNONCES À

AGENDA@LEMAHORAIS.COM

PAR INTERNET :

secretariat@lemahorais.com

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DE DIRECTION EN

CHARGE DES IMPORTS EXPORTS

Votre mission : sous la responsabilité d'un chef de chantier, vous participez à la réalisation de chantiers d'installation électriques industriels dans le respect de la qualité, de la sécurité et des procédures internes. Votre profil : Vous avez acquis une expérience significative d'au moins 10 ans dans la fonction. Formation initiale : BEP ou BAC électricité. Transmettre CV + lettre de motivation à : SETM - BP 825 - ZI Kawéni - 97600 MAMOUDZOU

De formation BAC + 2 en commerce international, vous êtes parfaitement à l'aise à l'écrit comme à l'oral avec la langue anglaise. Idéalement, vous avez acquis une bonne maîtrise de la gestion de l'import export lors de votre parcours professionnel. Vous êtes reconnu(e) pour votre dynamisme, votre aisance relationnelle, votre capacité à gérer les priorités et votre réactivité. Poste à temps plein 39h basé à Longoni à pourvoir pour le 19 janvier 2008. Merci d'adresser : A l'attention de la responsable des Ressources Humaines CV en Français et en Anglais + Lettre de motivation en Français et anglais A MAYCO SA BP 403 97600 Mamoudzou Mayotte Mail : Rh@mayco.fr Fax : 02 69 62 18 00

Le Mahorais N° 232

- Valeur technique : 35 % - Délais d'exécution : 35 % - Prix : 30 % Type de procédure : Appel d'Offre ouvert (art 33, 57 et 59 du code des marchés publics Date d'envoie du présent avis à publication: Mardi 30 décembre 2008 Date limite de réception des offres : Le 26 janvier 200_ à 11h Autres renseignements : Numéro de référence attribué au marché par la personne publique : 2009/AO1 Délai de validité des offres : 120 jours à partir de la date de remise de l'offre. Remise des documents : Les offres et les candidatures ne pourront pas être transmises par voie électronique. Le pli fermé doit comporter la mention suivante : Nom du candidat « Ne pas ouvrir » - Objet du marché *Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre administratifs peuvent être obtenus :

Chambre de Commerce et d'Industrie de Mayotte (CCIM) BP 635 Kaweni CCT 1 - 97600 Mamoudzou *Adresse auprès de laquelle des renseignements d'ordre techniques peuvent être obtenus : Directeur technique - M. Ben Jacques ZOUBAIR Port de Longoni - 97600 Mamoudzou Tél : 0269621545 / Fax : 0269621550 *Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus et ; *Adresse à laquelle les offres, candidatures et demandes de participation doivent être envoyées : Chambre de Commerce et d'Industrie de Mayotte (CCIM) Place mariage BP 635 Kaweni CCT 1 - 97600 Mamoudzou ATTENTION : LES DOSSIERS NE POURRONT ETRE REMIS QU'A PARTIR DU MARDI 6 JANVIER 2009.

AVIS DE CONSTITUTION Avis est donné de la constitution de la Société présentant les caractéristiques suivantes : FORME : Société Anonyme A Responsabilité Limitée DENOMINATION SOCIALE : AFRIKAN TRADING OBJET SOCIAL : import export , distribution prêt a porter et accessoires de mode SIEGE SOCIAL : Rue du commerce , immeuble Boccador , Mamoudzou 97600 ( MAYOTTE) DUREE : ..99 . ans à compter de l'immatriculation de la société au Registre du commerce et des Sociétés CAPITAL SOCIAL : 5000 EUROS MMATRICULATION : RCS de MAMOUDZOU (MAYOTTE) Pour avis Le Gérant

11 centre commercial Lukida 97600 Mamoudzou, Tél : (0269) 61 66 75 - Fax : (0269) 61 66 72 e-mail : lemahorais@wanadoo.fr - web : www.lemahorais.com Edité par : Éditions d’Hippocampe SARL au capital de : 7 000 euros N° SIRET : 054393210 00015 Directeur de publication : Samuel Boscher Rédactrice en chef : Lucie Touzé Journaliste Secrétaire de rédaction : Gaylor Madec Journalistes : Laurent Millet, Annette Lafond, Faou Antoissi, Nassabia Djanfar et Marion Châteauneuf Directrice commerciale : Nanou Chapuisat Distribution : Course Express Mayotte Imprimé par : Imprimah Première parution : mardi 20 juillet 2004 ISSN 1960-131X Mardi 30 décembre 2008


N°232 du Mardi 30 décembre 2008

Mardi 30 décembre 2008

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N°232 du Mardi 30 dÊcembre 2008


Le Mahorais n°232