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LOIRET LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL

G

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012 N° 2 G

Insertion Emploi, logement : le Département agit www.loiret.com

MAG

Demospec, star du grand écran

Archéologie

Les experts s'affairent


06

19 DÉCOUVERTE

© D. Chauveau

La Ferté-SaintAubin, un havre de paix au cœur de la Sologne

29

10

GENS D’ICI

04 L’ALBUM

24 JEUNESSE

16 PORTFOLIO

Classes de découverte, les voyages forment la jeunesse.

Les plus belles photos du concours La Loire à Vélo

25 SOLIDARITÉ

20 PERSPECTIVES

Protéger les enfants, une priorité du Conseil général

Sully-sur-Loire : une concertation publique pour étudier le projet de déviation

28 TRIBUNES

21 DÉVELOPPEMENT DURABLE

À lire, à voir…

Bâtiments HQE : le Loiret passe au vert

22 REPORTAGE Découvertes en sous-sol

2

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

INSERTION EMPLOI, LOGEMENT : LE DÉPARTEMENT AGIT DOSSIER

30 CULTURE 31 À DÉGUSTER / QUIZZ © D. Chauveau

DR

Rencontre avec Pierre-Yves Bény, gymnaste olympique

Aider les personnes en difficultés, les orienter et les accompagner pour qu’elles se réinsèrent. C'est une mission essentielle menée par le Conseil général et ses partenaires.

PETITE VITESSE

et grand lentement…

édito

© D. Chauveau

Loiret mag

Quand travail et handicap deviennent compatibles

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

sommaire

© D. Chauveau

ÉCONOMIE

LE MAGAZINE MAGAZINE DU DU CONSEIL CONSEIL GÉNÉRAL GÉNÉRAL G G NOVEMBRE NOVEMBRE -- DÉCEMBRE DÉCEMBRE 2012 2012 N° N° 22 G G LE

Éric Doligé, Sénateur, Président du Conseil général

L

’évolution des politiques publiques est au rang des préoccupations de l’instant. Communes, intercommunalités, départements, régions, qui restera ? Qui fera quoi demain ? Avec quels moyens ? Ces questions sont souvent obscures pour beaucoup d’administrés qui attendent toutefois très légitimement, comme nombre d’élus dont je suis, une organisation administrative plus simple, plus lisible, plus efficace et moins coûteuse. L’enchevêtrement des compétences des collectivités est en effet un frein au développement économique et à l’aménagement du territoire. Il faut, une bonne fois pour toute, que chaque collectivité ait des responsabilités exclusives – dont elle puisse rendre compte aux administrés – et les moyens de les assumer. Alors que des solutions s’amorçaient sous l’impulsion du président Sarkozy, tout est remis en cause, pour d’évidentes raisons L’ENCHEVÊTREMENT de partage du territoire favorable à la gauche. C’est donc plus particulièrement auprès des régions, DES COMPÉTENCES une seule étant de droite, que le gouvernement DES COLLECTIVITÉS EST trouve ses appuis, les départements étant pour UN FREIN AU leur part invités à des simulacres de concertation. DÉVELOPPEMENT Dans le contexte de crise économique et financière qu’il traverse, notre pays a, plus que jamais, ÉCONOMIQUE ET À besoin de se réformer, de se transformer, et vite ! L’AMÉNAGEMENT Le président de la République aura-t-il le courage du « changement » si fièrement martelé en temps DU TERRITOIRE. de campagne électorale ? L’horizon est malheureusement brumeux, le gouvernement se prenant sans cesse les pieds dans le tapis de ses hésitations, voire contradictions, comme s’il y avait moins de risque à rester immobile. Petite vitesse et grand lentement semble être la ligne de conduite de nos dirigeants. Et pendant ce temps les collectivités doivent œuvrer au service des citoyens sans visibilité sur l’avenir et avec des moyens de plus en plus réduits… Votre Conseil général, comme l’illustre ce numéro, assume ses responsabilités de dynamisation du territoire et organise la solidarité. Nous sommes à vos côtés.

Loiret mag Directeur de la publication : Marc Gaudet • Rédacteur en chef : Manuel Poncet • Coordination éditoriale :

Barthélemy Sanson et Gwenaël Cuny • Rédaction : A. Landeau (p.4-5), B. Sanson (p.10-15, 19, 29, 31), M. Poncet (p.20, 25), G. Rumeau (p.22-23), E. Combe (p.24, 30), M. Hervez (p.26), A. Billat (p.27, 31) • Ont participé à ce numéro : L. Bigot (p.6-9, 16-17), E. Boutheloup (p.18-19, 21, 27) • Secrétariat de rédaction : L. Bigot • Relecture : E. Combe • Photographe CG 45 : D. Chauveau • Conception et réalisation  : Scoop communication • Impression  : Imprimerie Morault • Dépôt légal  : novembre 2012  • Numéro ISSN : 0769-5241

Ce magazine est aussi le vôtre : écrivez-nous à Loiret Mag, Hôtel du Département, Pôle Communication et Information, 15, rue Eugène-Vignat, BP 2019, 45010 Orléans Cedex 1  Courriel : loiretmag@cg45.fr / Téléphone : 02 38 25 45 45 / Site Internet : www.loiret.com Dans le souci du respect de l’environnement et dans une démarche de développement durable, ce magazine est imprimé sur papier 100 % recyclé Eural Premium.

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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CHAMEROLLES

Chilleurs-aux-Bois MONTARGIS

14 SEPTEMBRE

Saint-Denisde-l'Hôtel

ORLÉANS MEUNG-SUR-LOIRE

Olivet

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© D. Chauveau

20  ans du château de Chamerolles

Depuis son ouverture au public en 1992, le château présente la Promenade des parfums, l’univers de la toilette et des senteurs du XVIe siècle à nos jours. À proximité, la Grande halle accueille depuis 2009 les expositions événements du Conseil général.

Loiret mag

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PITHIVIERS

© D. Chauveau

album du Loiret

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ORLÉANS 27 ET 28 SEPTEMBRE

Session départementale

41

Au cours de ces deux jours, les 41 conseillers généraux du Loiret ont examiné seize rapports, notamment dans les domaines du développement durable et de l’aménagement des zones d’activités.

GIEN

22 SEPTEMBRE

Collèges : constructions lancées !

Ces deux collèges sont construits dans le cadre d’un contrat de Partenariat public privé. Le Conseil général a engagé un important programme pluriannuel d’investissement pour ses collèges qui s’élève à 600 millions d’euros.

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NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

HOMMAGE

13 SEPTEMBRE

Maurice Clément, ancien conseiller général du Loiret

C'est avec tristesse que le Conseil général a appris le décès de Maurice Clément, survenu le 15 octobre dernier. Élu municipal en 1965 puis adjoint au maire d'Olivet de 1974 à 1995, il fut conseiller général du Loiret de 1982 à 2001.

ORLÉANS 18 SEPTEMBRE

Semaine européenne de la mobilité

Le président du Conseil général a présenté une enquête sur les modes de déplacement des habitants du département. Près de 75 % d’entre eux souhaitent davantage se déplacer à pied.

© D. Chauveau

MEUNG-SUR-LOIRE ET SAINT-AY

SAINT-DENIS-DE-L’HÔTEL DR

OLIVET

DR

© Philippe Montigny/Filimages

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Pose de la première pierre de l’aérogare

Le Département et le SMAEDAOL entendent favoriser le développement de l’aviation d’affaires, de tourisme et de loisirs. Ce projet pour l’aéroport représente une chance pour l’avenir économique du territoire.

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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Milieu ordinaire / milieu protégé

f

Chaque entreprise de plus de 20 personnes doit employer au moins 6 % de personnel handicapé et peut, pour cela, avoir recours en partie à la sous-traitance ; dans le cas contraire, elle doit régler, tout comme le secteur public, une contribution de substitution.

DES ENTREPRISES (PRESQUE) COMME

LES AUTRES

f

Les Entreprises adaptées (EA, ex-ateliers protégés) font partie du milieu ordinaire. Elles doivent toutefois employer au moins 80 % de travailleurs handicapés à efficience réduite.

J

«

LES TRAVAILLEURS HANDICAPÉS FOURNISSENT UN VRAI TRAVAIL. nos activités économiques : le conditionnement pour de grands groupes de cosmétiques, la mécanique, l’administratif, l’agroalimentaire. » TPC emploie pour cela 185 personnes, dont 157 salariés handicapés (la plupart actionnaires), à la fois au siège abraysien et à Amilly, pour un chiffre d’affaires de plus de 7,5 M€. Et elle vient

6

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

f

Les Établissement et services d’aide par le travail (Esat, ex CAT) font, eux, partie du milieu protégé. Ils accueillent exclusivement des travailleurs handicapés dont la capacité de travail est inférieure à un tiers de la capacité normale et leur propose un soutien médico-social et éducatif.

© D. Chauveau

e ne vends pas du handicap. Je vends un savoir-faire, avec des prix conformes au marché. » Le discours de Régis Roncin, PDG de la société coopérative TPC, créée en 1984 à Saint-Jean-deBraye, a de quoi surprendre. Car TPC est une Entreprise adaptée (EA), qui emploie, à ce titre, 80 % de travailleurs handicapés. « Ce métier social est compensé par une aide de l'État, reconnaît celui qui est également délégué régional de l’Union nationale des EA. Mais 75 % de nos ressources proviennent de

d’investir 450 K€ : « Nous nous lançons dans la transformation de produits agroalimentaires et entamons la production de compote bio ! »

Externalisation Ce volontarisme entrepreneurial, on le retrouve dans le discours de Claude Larouy qui, à 63 ans, entame une seconde vie professionnelle aux commandes de Document’Hom, à Semoy. « Notre objectif est de créer un réseau d’EA dans la région Centre, voire au-delà. Nous faisons de l’administratif – traitement du courrier entrant, numérisation, indexation, contrôle de données, saisie informatique, impression, etc. – au moment où les entreprises

se recentrent, elles, sur leur cœur de métier et externalisent ces tâches. » IBM, le Crédit agricole, Malakoff, le BRGM et l’Urssaf font partie des clients de Document’Hom. Et pas seulement, pour honorer leur « quota » de salariés handicapés... Dans les ateliers flambant neufs de La Couronnerie*, à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, Virginie Auber défend elle aussi d’un même élan les deux structures qu’elle dirige – une EA et un Établissement et service d’aide par le travail (Esat) – et, surtout, leurs 190 travailleurs handicapés : « Nous faisons partie du dispositif “Différent et Compétent”, pour la reconnaissance des acquis de l’expérience de nos salariés et

usagers. Car ils fournissent un vrai travail. » Halte aux idées reçues donc ! Et de mettre en avant la fidélité des clients de La Couronnerie, parmi lesquels de grands noms comme Dior, Shiseido, L’Oréal... « Le conditionnement pour l’industrie cosmétique représente 50 % de notre activité, suivi de la gestion de flux documentaire et de la copie numérique. » De quoi réaliser 2,3 M€ de chiffre d’affaires, tout en assumant, côté Esat, un rôle d’établissement médicosocial.

Suivi médico-éducatif Un rôle que connaît parfaitement Bernard Gassie, directeur de l’Adapei 45, une association de défense des intérêts des personnes

handicapées mentales et de leurs familles qui chapeaute entre autres - quatre Esat dans le Loiret : « 360 travailleurs handicapés y bénéficient d’un accompagnement social, éducatif, psychologique, en marge de leur activité de production, elle-même encadrée par des moniteurs d’ateliers et des éducateurs techniques spécialisés. » Une prise en charge certes plus importante qu’en EA, mais qui n’empêche pas les quatre établissements de produire à hauteur de 3,5 M€. « Cela compense la part Esat de la rémunération due aux travailleurs**, couvre les frais d’entretien et les investissements », explique Patricia Flouest, directrice

© D. Chauveau

économie Loiret mag

LA MDPH, UN GUICHET UNIQUE SOUTENU PAR LE CONSEIL GÉNÉRAL

HANDICAP Du 12 au 18 novembre, la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées aura pour mot d’ordre l’engagement. Mais d’ores et déjà, dans le Loiret, des entreprises démontrent que le handicap n’a rien d’incompatible avec une véritable activité économique.

La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est au service de près de 50 000 personnes handicapées du Loiret et de leur famille. Guichet unique, elle accueille, informe les personnes handicapées sur leurs droits et évalue leurs besoins afin de leur proposer un plan personnalisé de compensation du handicap. Elle anime la CDAPH chargée de se prononcer sur l’attribution des droits et prestations et « sur la reconnaissance du statut de travailleur handicapé notamment », explique Christelle Clause, référente « insertion professionnelle »,

de deux Esat de l’Adapei. Une autre façon de dire que le produit des activités de blanchisserie, restauration, conditionnement, entretien de cycles, etc., est vital. Pour les Esat, mais surtout pour leurs usagers, qui accèdent parfois, grâce à cela, au marché du travail « ordinaire ».

Laurent Bigot * Ils ont brûlé en 2008 et ont pu rouvrir en 2010 ; le Conseil général a accordé une aide de 400 K€ pour la reconstruction. ** Leur rémunération est abondée par l’État.

Retrouvez notre rubrique économie sur www.loiret.com

qui anime, pour la MDPH, le réseau des partenaires de l’emploi. Parmi les initiatives originales mises en place avec le soutien du Conseil général figurent des actions en faveur des TPE-PME pour le recrutement et le maintien de travailleurs handicapés sur leur poste de travail.

L.B.

}

Pour en savoir plus : MDPH - Pôle insertion professionnelle Cité Coligny, 131, rue du faubourg Bannier, Orléans Tél. 02 38 25 40 35

EN CHIFFRES

LE TRAVAIL HANDICAPÉ DANS LE LOIRET

3 200

salariés TH* environ dans le secteur privé et 1 000 dans le secteur public

300

SALARIÉS TH DANS 7 EA (ENTREPRISES ADAPTÉES), QUI EMPLOIENT 450 SALARIÉS AU TOTAL

1 300

usagers TH dans 14 Établissements et services d’aide par le travail (Esat)

2 500

DEMANDEURS D’EMPLOI HANDICAPÉS

684

accompagnements par Cap Emploi 45, pour 541 placements en 2011 (dont 233 CDI) * travailleurs handicapés

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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économie

ZOOM SUR...

ARTISANAT SEL, COMMERCE « SOLIDAIRE »

DEMOSPEC,

ANNIVERSAIRE Tandis qu’elle s’apprête à fêter 60 ans d’existence (en 2013), la société Demospec fait figure de leader sur le marché européen des écrans pour le cinéma et les événements. Et son nouveau site d’Amilly lui permet de voir grand !

T

andis que les plus nostalgiques regrettent déjà le crépitement de la pellicule dans les salles de cinéma, Patrice Turban, lui, s’en félicite. Car Demospec (28 salariés, 6,5 M€ de CA), la société qu’il dirige depuis 2000, fabrique et commercialise des écrans : « À compter du 1er janvier 2013, les films ne seront plus distribués au format argentique ; seuls existeront des versions numériques, explique-t-il. Partout, les salles font donc peau neuve, avec de nouveaux projecteurs... et de nouveaux écrans qui permettent notamment de projeter des films en 3D ! »

70 % de l’activité à l’export Au remplacement d’écrans qui atteignent progressivement la limite d’âge – 5 à 10 ans en moyenne – il a donc fallu ajouter, ces dernières années, un nombre de commandes exceptionnel : « En 2010 et 2011, nous avons produit annuellement 160 000 m² d’écrans peints ! », Il faut dire que Demospec équipe près de 98 % des salles françaises et, avec le groupe irlandais Harkness (leader mondial, 120 personnes, 25 M€ de CA), qui l’a rachetée en 2000, près de 75 % des salles européennes. Sans compter la production d’autres écrans, eux aussi confectionnés à partir de bandes de PVC soudées : les écrans pour l’événementiel. « Cela NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

représente 20 % de notre activité. Des théâtres, des salles de conférence ou des parcs d’exposition s’en équipent pour y projeter des logos, des photos, des vidéos, etc. » Et si Demospec a fait grandir son activité du côté de SaintLoup-Les-Vignes, c’est grâce à NOS ÉCRANS DE son nouveau site CINÉMA ÉQUIPENT d’Amilly – trouvé PRÈS DE 98 % avec le concours DES SALLES de l’Adel et qui a reçu une aide du FRANÇAISES. Conseil général à hauteur de 40 000 € – qu’elle peut aujourd’hui envisager l’avenir sous les meilleurs auspices. Elle y a en effet investi 2,6 M€ en 2011. « Grâce à cela, nous pouvons répondre à des commandes exceptionnelles, comme pour équiper le Palais omnisport de Paris Bercy d’un écran 3D pour le lancement du film Harry Potter, en 2011. » Un savoir-faire sur mesure et réactif – certaines commandes sont honorées en seulement 24 heures – qui permet aujourd’hui à Demospec d’exporter 70 % de sa production. Cela essentiellement en Europe, mais parfois aussi sur le territoire d’autres filiales du groupe Harkness. Y compris en Chine. Laurent Bigot

© D. Chauveau

STAR DU GRAND ÉCRAN TÉLEX

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POLYTECH ORLÉANS S’OUVRE AUX CRÉATEURS

L’école d’ingénieurs de l’université d’Orléans Polytech ouvre un Master spécialisé en création d’entreprises innovantes et socialement responsables. Accrédité par la Conférence des Grandes Écoles, ce mastère est soutenu par les acteurs de l’innovation et du monde économique de la Région Centre. HEC Paris en est aussi partenaire. Première promotion prévue pour début décembre.

f

n novembre a lieu le Mois de l’Économie sociale et solidaire (ESS). Dans le Loiret, comme ailleurs, c’est l’occasion de mettre en avant des acteurs de cette économie porteuse de valeurs comme l’intérêt collectif, la démocratie, le développement durable. D’autant que l’on parle là de près de 22 000 emplois dans le Loiret (10 % de l’effectif salarié), selon le Conseil régional de l’ESS du Centre. Chez Artisanat SEL, à Pannes, près de 2 000 Montargis, sept RÉFÉRENCES EN emplois directs sont concernés : « Nous PROVENANCE sommes le deuxième D’UNE DOUZAINE importateur national d’objets d’artisanat DE PAYS. (bijoux, décoration, vaisselle, etc.) du commerce équitable », explique Yves Turquais, le directeur. Résultat : 2 000 références en

© D. Chauveau

provenance d’une douzaine de pays, comme l’Inde, la Thaïlande, le Pérou, la Colombie, Madagascar, etc. vendues « au juste prix » dans un réseau de 500 boutiques en France, par catalogue et via Internet. « Le juste prix, cela veut dire consentir à payer un peu plus les artisans locaux pour faire jouer la solidarité internationale et ainsi permettre le développement de projets éducatifs, médicaux, environnementaux », poursuit Yves Turquais. Artisanat SEL fait ainsi partie des acteurs de l’ESS reconnus par la préfecture du Loiret... et par les clients, qui, au-delà de la bonne action, y trouvent des objets originaux, qualitatifs, souvent utiles et qui, toujours, racontent une histoire.

L.B.

}

Pour en savoir plus : www.cresscentre.org www.artisanatsel.com

TRANSPORT L'écotaxe pour poids lourds Chaque camion de plus de 3,5 T doit être équipé d'un boîtier GPS « écotaxe » où sont enregistrées les caractéristiques : poids autorisé en charge, immatriculation, etc.).

Satelite GPS Système informatique de collecte

Ce boîtier communique avec un satellite GPS. Il est détectable par des portiques et des bornes de contrôle.

FINALISATION DE LA REPRISE D’AÉROWATT

Aérowatt (27,5 M€ de CA), producteur indépendant d’électricité à partir d’énergies renouvelables, a finalisé en septembre son rapprochement industriel avec JMB Énergie. Basée dans l’Hérault, cette dernière (38 M€ de CA) intervient dans toutes les étapes de développement de centrales éoliennes, solaires, biogaz et hydroélectriques.

TÉLEX

500 bornes mobiles de contrôle

173 portiques fixes de contrôle Lorsqu'un camion passe sur un tronçon routier taxable, la distance exacte parcourue est calculée par GPS, puis transmise à la « société habilitée au télépéage », qui peut ainsi facturer le montant exact lié à la « consommation ».

RÉSEAU TAXÉ

Facturation

© B. Voisin

Loiret mag

E

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Retrouvez notre rubrique économie sur www.loiret.com

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HUIT LAURÉATS POUR LES 4es TROPHÉES DE L’ENTREPRISE

Remis le 25 octobre au Centre de conférence d’Orléans, les 4es Trophées de l’entreprise du Loiret, dont le Conseil général du Loiret est partenaire, ont récompensé huit entreprises du département : - Espoirs de l’économie : Footways (solutions environnementales, La Source) - Innovation : Sofraser (mesure de viscosité, Villemandeur) ; - Développement durable : Deret (transport-logistique, Saran) ; - Performance économique : Baudin (constructions métalliques, Châteauneuf-sur-Loire) ; - Reprise-transmission : Somava (moules et coffrages métalliques, Puiseaux) ; - International : C-Lines (bâtiments industriels et d’élevage, Orléans) ; - RH - Gestion des compétences : Christian Dior (parfums/ cosmétiques, Saint-Jean-de-Braye) ; - Prix spécial du jury : LSDH (liquides alimentaires, Saint-Denisde-l’Hôtel).

7 800

Selon l’Insee, le nombre d’emplois touristiques salariés dans le Loiret. Globalement, en région Centre, le tourisme génère 35 000 emplois.

RÉSEAU NON TAXÉ NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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dossier Loiret mag

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SOLIDARITÉ Aider les personnes en difficulté, les orienter et les accompagner afin qu’elles se réinsèrent durablement… Le Conseil général assure au quotidien un travail d’écoute et de soutien, en collaboration étroite avec ses partenaires.

© P. Foulon

INSERTION

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EMPLOI, LOGEMENT : LE DÉPARTEMENT AGIT NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

L’INSERTION ? UN TRAVAIL DE MAILLAGE DU TERRITOIRE POUR ÉVITER LES SITUATIONS D’EXCLUSION.

ans le Loiret comme ailleurs, l’évolution de la situation socioéconomique a fragilisé les personnes en difficulté. Jeunes sans qualification, chômeurs de longue durée, familles en situation précaire, personnes ayant connu un accident de parcours… Politique essentielle du Conseil général, l’insertion a pour objectif de prévenir les situations d’exclusion, d’accompagner les familles en difficulté et de viser leur autonomie. Elle s’inscrit dans une logique de parcours et doit, à terme, favoriser le retour à l’emploi du plus grand nombre. Au-delà de la gestion du Revenu de solidarité active (RSA), les services du Département recourent à de nombreux outils de lutte contre l’exclusion. Ces derniers, dans le cadre du Schéma départemental de l’insertion voté en 2011, s’adaptent aux besoins des usagers et se déclinent, par exemple : en actions préventives auprès des jeunes de moins de 25 ans, en aides aux familles en matière de logement ou encore en mesures d’accompagnement professionnel vers un emploi durable. Comme le souligne Éric Bellamy, directeur de l’Insertion : « Ce travail nous ne pouvons le faire seul. Nous travaillons donc avec l’ensemble des partenaires avec lesquels nous avons constitué un réseau qui réalise un véritable maillage sur tout le territoire du Loiret. » Une démarche qui associe les professionnels des Unités territoriales de solidarité (UTS, voir encadré page 15) du Département, les partenaires institutionnels ainsi que le tissu associatif.

L’insertion par l’emploi L’insertion professionnelle constitue un premier axe fort, notamment en faveur des bénéficiaires du RSA. Il met en place des prestations d’accompagnement et de placement en emploi, soutient de nombreuses associations, chantiers et entreprises d’insertion dans divers domaines : environnement, entretien, mécanique, etc.

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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3

© D. Chauveau

Loiret mag

problématique du logement à travers le Plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées. L’État et le Département du Loiret copilotent ce plan dont l’animation a été confiée à l’Agence départementale pour l'information sur le logement (Adil). Objectif : améliorer les conditions de logement des ménages précaires et démunis afin d’éviter les expulsions locatives, lutter contre l’habitat indigne ou la précarité énergétique.

EN CHIFFRES 75,4 M€  consacrés à l’insertion en 2012

Plus de 160 organismes conventionnés en 2012 contribuent à la politique d’insertion

16 947 foyers allocataires du RSA dans le Loiret

6 849 aides pour l’accès ou le maintien dans un logement, l’eau, l’énergie ou le téléphone

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NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

Chaque habitant du Loiret peut soutenir, à sa façon, ces actions. Ne serait-ce qu’en sollicitant les associations en charge de chantiers d’insertion. Ainsi, les Jardins de la Voie Romaine à Beaune-la-Rolande et Apageh à Montargis, produisent et vendent des légumes. En termes de services, les projets solidaires ne manquent pas non plus avec Amidon 45, à Orléans-LaSource (repassage et couture), Mastic à SaintJean-de-la-Ruelle (second œuvre bâtiment) et les différentes associations « intermédiaires » (entretien de la maison, jardinage, bricolage, manutention, etc). De même à Ingré, Envie collecte et réhabilite plus de onze tonnes par an d’appareils électroménagers en fin de vie afin de les revendre. Son directeur, François Dony souligne que « sur l’année 2012, l’association a pu compter sur 30 salariés. Sept permanents sont chargés d’aider et d’accompagner nos salariés en insertion. Il s’agit pour eux de lever les freins tant au niveau de la mobilité, du surendettement et plus largement tout ce qui touche à leur quotidien. Nos salariés sont orientés par le Conseil général. Chacun d’eux est épaulé afin d’élaborer un projet

professionnel visant à terme à favoriser un emploi durable. » Une autre initiative, celle de Saveurs et Talents à Saint-Jean-de-Braye concilie insertion professionnelle et gastronomie bio. « Le Conseil général nous apporte une aide financière qui vient s’ajouter à celle de l’État. Nous employons actuellement quatre personnes dont un bénéficiaire du RSA. Notre objectif est d’accompagner les salariés en insertion, de les aider à retrouver confiance en eux afin qu’ils puissent obtenir un emploi de type CDI, CDD longue durée ou une formation qualifiante », explique Sandrine Séon, créatrice du restaurant. Toujours pour favoriser l’insertion professionnelle, le Département inclut, depuis 2011, des clauses d’insertion dans ses marchés publics de travaux ou de services avec l’appui de la Maison de l’emploi du bassin d’Orléans. Grâce à ce dispositif, le Conseil général prévoit de réserver plus de 50 000 heures de travail pour les personnes en difficulté dans le cadre de ses marchés. Un tremplin supplémentaire vers l’emploi...

président de la commission des affaires sociales du Conseil général Comment le Conseil général conçoit-il sa politique d’insertion dans le contexte économique difficile que l’on connaît actuellement ? Le Conseil général est un acteur central et reconnu comme tel en matière d’action sociale, compte tenu du dispositif RSA dont il a la charge, mais aussi au regard de l’ensemble des actions que nous menons en faveur de l’insertion sociale et professionnelle, de

l’accès et du maintien dans le logement. C’est la raison pour laquelle nous menons une politique volontariste dans ce domaine, qui se traduit à la fois par un engagement des professionnels du Conseil général sur le terrain, un travail de qualité avec les partenaires et un engagement d’environ 75 M€ par an. Quels sont les outils que vous mobilisez pour le retour à l’emploi des personnes en difficulté ? Nous avons des professionnels dédiés, qui identifient les compétences et proposent des parcours spécifiques de formation et de retour à l’emploi. Par ailleurs, un travail important est fait avec des partenaires et des branches d’entreprises, sur des opérations concrètes de recrutement. Ces orientations sont-elles redéfinies annuellement en matière d’insertion ? Nous avons un cadre directeur, à travers le Schéma départemental de l’insertion, adopté pour la période 2011-2015, et le Pacte territorial d’insertion, travaillé avec l’ensemble des partenaires. Cette feuille de route tient compte également des évolutions règlementaires et du contexte économique et social.

un travail d’équipe LE DÉPARTEMENT est le premier

Faj pour les 18-25 ans À noter enfin, l’attention particulière apportée au sort des jeunes en difficulté. En effet, les soutiens familiaux tendent à diminuer en raison des difficultés croissantes rencontrées par les familles elles-mêmes. Le Département étant pleinement en charge du Fonds d’aide aux jeunes (Faj) depuis 2005, intervient auprès des 1825 ans qui rencontrent des difficultés d’insertion sociale et professionnelle. Ce fonds soutient des actions d’accompagnement menées directement par des associations : soutien psychologique, accompagnement social, etc. Pour les plus démunis, les actions d’insertion du Conseil général se concentrent autour de la

JEAN-NOËL CARDOUX,

L’INSERTION,

© D. Chauveau

Les bénéficiaires, à travers un CDD, retrouvent des habitudes professionnelles, de la confiance en soi et peuvent y apprendre un métier. L’objectif ? Qu’ils s’intègrent ÉVITER LES EXPULSIONS dans une entreprise et développent des LOCATIVES, LUTTER compétences afin de définir un véritable projet professionnel et d’accéder à un CONTRE L’HABITAT emploi durable. Un accompagnement INDIGNE ET LA PRÉCARITÉ et des aides aux créateurs d’entreprise sont également proposés. Enfin, avec ÉNERGÉTIQUE. les partenaires institutionnels, le Conseil général met en œuvre des actions innovantes par exemple pour favoriser la mobilité ou développer l’accès à la formation.

C’est ainsi que, face à la hausse du prix de l’énergie, une opération expérimentale est conduite dans le cadre du Plan solidarité logement 45. Son but ? Proposer, en priorité aux personnes ayant reçu une aide du Fonds unifié logement (Ful), une visite « gratuite, neutre et objective » réalisée à domicile par un conseiller de l’Espace info énergie. Ce rendezvous permet de dresser le bilan énergétique du logement, mais également d’offrir des conseils pratiques pour une meilleure gestion de l’énergie (chauffage, éclairage, etc.) ou pour des travaux d’amélioration thermique, afin de diminuer le montant des dépenses énergétiques. Géré par le Département, en lien avec les différents financeurs (Caisse d’allocations familiales, Mutualité sociale agricole, collectivités locales, bailleurs sociaux, fournisseurs d’énergie, etc.), le Ful favorise l’accès et le maintien dans le logement des personnes en difficulté. Une stratégie sur le long terme qui fait écho à la politique d’insertion du Conseil général, dont les différentes facettes poursuivent une démarche de développement durable, en mesure d’allier aspects environnementaux, économiques et sociaux au bénéfice des usagers.

QUESTIONS À

© D. Chauveau

dossier

Retrouvez toutes les infos sur l’éducation sur www.loiret.com

acteur de l’insertion dans le Loiret. Il mobilise 200 professionnels : conseillers en économie sociale et familiale, travailleurs sociaux, conseillers en insertion professionnelle, cadres, instructeurs, etc. Il s’appuie sur de nombreux partenaires : les services de l’État, la Caisse d’allocations familiales (Caf), la Mutualité sociale agricole (MSA), Pôle emploi, l’Agence régionale de Santé (ARS), les collectivités locales, le réseau associatif – qui s’investit dans l’accompagnement social et professionnel – et les acteurs du monde économique. Tous contribuent, chacun à leur niveau, à mener à bien une politique d’insertion efficace.

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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PAROLE D'EXPERT

JULIE BAUDEQUIN

POUR UNE INSERTION

assistante sociale à la MDD de Gien Mon rôle est d’accompagner, sur plus ou moins long terme, les personnes en difficulté vers une certaine autonomie. Nous les recevons dans la Maison du Département, mais nous venons à elles lorsqu’elles n’ont les moyens de se déplacer. Notre mission consiste d’abord à les écouter, leur donner des conseils par rapport aux droits, aux aides qu’elles peuvent obtenir. Nous les accueillons, les orientons et les mettons en relation avec nos partenaires, car elles peuvent rencontrer des problèmes de logement, de budget, d’énergie, d’accès aux soins, de garde d’enfants… L’objectif est d’accompagner les usagers et de trouver à terme des solutions d’insertion sociale et professionnelle concrètes.

ACCOMPAGNEMENT Le RSA est un sigle connu. Mais tout le monde ne sait pas toujours ce que ces trois lettres signifient, en termes de prestations liées à l’insertion des personnes en difficulté. Voici quelques éléments de réponse.

© D. Chauveau

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Des aides pour rester mobile © D. Chauveau

énéralisé au 1er juin 2009, le RSA ou Revenu de solidarité active a pour objectif d’assurer à ses bénéficiaires des moyens de subsistance tout en favorisant leur insertion sociale et professionnelle ; il doit inciter le plus grand nombre à reprendre un emploi. Ce dispositif a, depuis, été étendu au public de moins de 25 ans, sous réserve de conditions préalables d’activité. Et ce sont aujourd’hui 16 947 foyers dans le Loiret qui bénéficient de cette allocation. Un chiffre en augmentation ces dernières années. Ces bénéficiaires du RSA sont accompagnés par un référent, afin de construire un parcours d’insertion individualisé, avec pour objectif d’accéder à l’emploi. Le référent analyse les compétences de la personne et les conditions de réussite pour son insertion, afin de mobiliser les réponses les plus adaptées à ses besoins et potentialités. Pour accompagner les bénéficiaires du RSA, le Conseil général travaille avec de nombreux partenaires, qu’ils soient

Les conseillers et travailleurs sociaux accompagnent tous les bénéficiaires du RSA conventionnés ou non, avec le soutien de financements européens sur certains projets. Le parcours d’insertion peut également être

complété par une formation qualifiante, un accompagnement ou une aide à la création d’entreprise.

Pactes locaux d’insertion

DES DROITS et des devoirs LE DISPOSITIF RSA concerne les personnes sans ressources et les travailleurs aux revenus modestes. Les demandes sont adressées aux services du Département (voir page suivante), aux Centres communaux d’action sociale (CCAS), à la Caisse d’allocations familiales (Caf) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA). La Caf ou la MSA indique ensuite si la personne y a droit ou non. Si la moyenne mensuelle des ressources ne dépasse pas 500 € sur le trimestre de référence du demandeur, celui-ci devra obligatoirement être accompagné pour favoriser son insertion. Après un entretien avec un agent du Conseil général, l'usager est suivi, en fonction des difficultés, par un référent de Pôle emploi, des Maisons du Département ou d’un CCAS. Mais qui dit droits, dit aussi devoirs. Les bénéficiaires du RSA doivent s’inscrire dans une démarche d’insertion, validée dans le cadre d’un contrat d’engagement réciproque dont le non respect peut être sanctionné. 14

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Toutefois, d’autres associations, subventionnées par le Département, interviennent en direction des allocataires en grande difficulté, notamment pour ce qui concerne la reprise d’un emploi. Ces structures assurent des missions d’accompagnement socioprofessionnel, de redynamisation. Le Conseil général travaille également directement avec des entreprises privées, qui proposent des offres d’emploi classiques, et avec des associations, pour des contrats aidés. Toutes ces actions sont déclinées localement, au plus près du terrain, à travers des « pactes locaux d’insertion » qui permettent d’apporter une réponse adaptée aux caractéristiques des territoires.

S’insérer rime souvent avec se déplacer. Pour trouver du travail ou tout simplement effectuer des démarches administratives, il faut souvent se déplacer. Un geste peu évident lorsqu’on réside en zone rurale. Dans le Loiret, il existe différentes aides à la mobilité : l’auto-école sociale, le garage associatif, la location de voiture à prix réduit avec Super U et le prêt de deux-roues avec Coallia et son dispositif Poignée de gaz… Toutes ces actions permettent de mieux se déplacer sur l’ensemble du territoire du Loiret et sont cofinancées par plusieurs partenaires institutionnels, dont le Conseil général. Le Département propose également les aides financières du Fonds d’aide aux jeunes (Faj), mais aussi le covoiturage, accessible à tous avec covoiturage-loiret.com, et le transport à la demande, du réseau de cars Ulys, qui se déploie sur tout le territoire.

MAISONS DU DÉPARTEMENT

UN MAILLAGE EFFICACE PITHIVIERS MONTARGIS ORLÉANS-NORD

ORLÉANS-OUEST

ORLÉANS-EST

ORLÉANS-SUD GIEN

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our insérer efficacement les personnes en difficulté, le Département s’appuie sur les Unités territoriales de solidarité (UTS), implantées dans les Maisons du Département (MDD), sur sept zones du Loiret, afin de toucher tous les publics sur l’ensemble du territoire : Orléans-nord, Orléansouest, Orléans-est, Orléanssud, Pithiviers, Montargis et Gien. Chaque Maison du Département dispose d’une équipe de professionnels aux compétences pluridisciplinaires

(médecins, psychologues, puéricultrices, assistants sociaux, conseillers en économie sociale, conseillers en insertion professionnelle…). Tous ces agents ont pour vocation l’accueil et l’accompagnement des personnes en situation difficile ou précaire. Vous avez sans doute une Maison du Département près de chez vous. Si ce n’est pas le cas, des permanences sont également assurées au plus près des usagers par les agents d’insertion.

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Rendez-vous dans les Maisons du Département : Orléans-nord (Cité Coligny), Orléans-sud (Candolle), Orléans-est (Jargeau), Orléans-ouest (Meung-sur-Loire), Pithiviers, Montargis, Gien du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h, le vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h

Les usagers peuvent être directement pris en charge, dès leur arrivée, par le service accueil-orientation.

Plus d’informations sur loiret.com (http://bit.ly/loiretMDD) NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

© E. Mangeat

dossier Loiret mag

LE RSA, TROIS LETTRES

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portfolio Loiret mag

 - Vélo d’autre temps sur les chemins de Loire, Didier Marie, 16 octobre 2012 vers le pont de Meung-sur-Loire.

LOIRE À VÉLO :

- La pause, Carine Castex, 23 septembre 2012, Châteauneuf-sur-Loire. 

VOS PLUS BELLES PHOTOS CONCOURS Dans son premier numéro en septembre dernier, Loiret Mag a lancé un grand concours photo, à travers le Loiret, pour célébrer l’achèvement du parcours de La Loire à Vélo. Voici les cinq meilleurs clichés.

 - Dans le matin froid, Daniel Demaurey, 16 janvier 2011, Mareau-aux-Prés. - Balade au bord de Loire, Vincent Ortega, 30 septembre 2012,Orléans. - La Loire renversante, Gwénaël Philippe, 15 septembre 2012, Jargeau.

Retrouvez plus de photos et la liste des gagnants www.loiret.com

 

DES VISIONS INSOLITES ET ORIGINALES.

 16

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découverte

FIGURE

JEHAN DE MEUNG

© Patrice Blot

VOUS OUVRE LA SOLOGNE BALADE Prisée pour son côté « ville à la campagne », La Ferté-SaintAubin se découvre à travers son château, le cachet authentique que lui procure son bâti ancien, ses forêts giboyeuses. Un avant-goût de Sologne à 22 km d’Orléans.

C

ap au sud du Loiret, via la RD 2020. Tout droit jusqu’au château. Ce château sans lequel La Ferté ne serait pas La Ferté. « C’est le joyau de la commune ! », lance Xavier Deschamps, conseiller général du canton de La Ferté-Saint-Aubin. À l’entrée de la ville, cet ancien petit fortin, agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles, accueille chaque année 35 000 visiteurs. « Nous proposons une visite totalement libre, pour offrir des moments vrais dans une maison de famille, tout en goûtant à la vie de château », explique Catherine Guyot, maîtresse des lieux. Avec, pour 2013, « une visite agrémentée de nouveaux jeux – médiévaux, du XVIIe, etc. – très interactifs ». L’occasion de flâner dans le parc, où coulent des bras du Cosson. « Cette rivière arborée, qui traverse d’est en ouest le Nord de la

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commune, est très prisée des Fertésiens », souligne Michel Clergeau, président de l’ACSPF*.

Trois visites

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LE CHÂTEAU DE LA FERTÉ

Au gré de 21 boucles de petite randonnée, découvrez le canton de La Ferté-Saint-Aubin à travers les landes, étangs et forêts de Sologne. En parcourant, cartes du CDT en poche, les chemins ombragés d’Ardon, Marcilly et Ménestreau-en-Villette, Sennely, Ligny-leRibault et La Ferté, vous goûterez à des atmosphères uniques, où vit une faune et se développe une flore préservées.

Comité Départemental de Tourisme du Loiret

www.tourismeloiret.com, 02 38 78 04 04

De briques et de bois En remontant vers les commerces, la rue Massena conduit vers le quartier SaintMichel et la rue de Sully : « Ces rues du XVIIIe comptent parmi les plus vieilles de la ville, commente Xavier Deschamps. On y trouve la plus grande densité de maisons anciennes avec un bâti solognot typique – pans de bois et brique ou torchis, toits en petites tuiles – que les propriétaires ont à cœur de restaurer. » Autre atout : le patrimoine religieux. « La Ferté s’est construite autour du château et de ses deux églises : Saint-Michel, au nord, et Saint-Aubin, au sud. Celle-ci, bâtie sur une hauteur, donne une âme au bourg avec sa tour-clocher ». Poumon de la ville, la Halle aux grains (1869) mérite aussi un détour, surtout le jeudi matin, jour de marché avec des producteurs locaux (fruits, légumes, fromages, miels). Mais la spécialité de la ville reste le Fertésien, préparé par Michel Auger, pâtissier-chocolatier à La Ferté depuis 1986. Ce gâteau fourré régale des générations depuis plus de 70 ans. « Le Fertésien se déguste à toute heure de

l’après-midi. C’est le gâteau “souvenir”, facile à transporter et de bonne conservation ; nous en vendons une cinquantaine par semaine. » À savourer à l’ombre des platanes du Champ de Foire ou au bord de l’étang des Aisses, avant de partir pour une randonnée au cœur d’une nature brute.

INCONTOURNABLES (monument historique) et ses petites madeleines au miel. Habité depuis plus de 350 ans, ce château privé se visite librement, au fil de dix belles pièces meublées. À l’extérieur, les écuries, l’île enchantée, la gare 1900 et la fermette font la joie de toute la famille.

NOTRE-DAME DES TRAYS, nichée

au cœur de la forêt, sur la route de Ligny-leRibault. Cette chapelle du XIXe siècle abrite une remarquable statue en bois polychrome du XVIIe, représentant la Vierge soutenant l’Enfant. Invoquée pour résoudre des problèmes familiaux et de la vie quotidienne, elle a longtemps fait l’objet de pèlerinages.

Car, cernée de forêts, La Ferté est aussi le point de départ de belles balades à travers la Sologne. « Une Sologne que l’on peut découvrir par les chemins communaux et en visitant le Domaine du Ciran, à Ménestreau-en-Villette, rappelle Xavier Deschamps. Et pour prolonger cette découverte, on peut pousser jusque dans les bourgs typiques du canton comme Sennely, Ligny-le-Ribault, etc. » Un dépaysement garanti, à 30 minutes d’Orléans.

*Association pour la connaissance et la sauvegarde du patrimoine fertésien.

© D. Chauveau

FOURS À BRIQUES SOLOGNOTS

avec son église, ses rues anciennes et ses belles maisons traditionnelles.

Immersion dans la nature

Estelle Boutheloup

Barthélemy Sanson

Objet remarquable

LE VIEUX QUARTIER SAINT-MICHEL, à deux pas du château,

© D. Chauveau

LA FERTÉ-SAINT-AUBIN

Randonnez à volonté !

toute la connaissance scientifique et littéraire de ses contemporains en France. Si Jehan de Meung affirme ses origines dans son nom, il a surtout vécu à Paris où il put exercer son art. Dans la capitale, il possédait une maison avec tour, cour et jardin dans la rue Saint-Jacques, où il est mort en 1305. Aujourd’hui, le poète qui racontait avoir composé des chansons reprises en France et dans les écoles, porte, dans le Loiret, le nom d’un square, d’une rue, d’un collège. Une reconnaissance tardive, mais éternelle.

Une terre argileuse, un approvisionnement facile en eau et en bois… Les atouts de la Sologne ont permis l’installation de nombreuses tuileriesbriqueteries. En 1882, le canton de la Ferté-SaintAubin en compte 16. Leur implantation est souvent à l’origine de l’édification ou de l’agrandissement d’un château. À Marcillyen-Villette, au cœur des propriétés d’Alosse, du Cerf-Bois et de Pontlong, les anciennes tuileries conservent des bâtiments caractéristiques : fours à feu intermittents à la silhouette pyramidale ; séchoirs horizontaux aux aérations spécifiques. À noter que La Ferté-SaintAubin a accueilli l’une des rares fabriques de tuiles mécaniques (Berthier) et que Ligny-le-Ribault

La tuilerie-briqueterie d’Alosse, à Marcilly-en-Villette. profite depuis 1890 de la tuilerie traditionnelle de La Bretèche, toujours en activité. Florence Dugrillon

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Pour en savoir plus : http://conservation.loiret. com NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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oins connu que ses contemporains du XIIIe siècle, Guillaume de Saint-Amour ou Rutebeuf, le poète Jehan de Meung, comme son nom l’indique, est originaire de Meung-sur-Loire, où il est né vers 1240 sous le nom de Jehan Chopinel. Son œuvre principale fut une suite du célèbre Roman de la Rose : Jehan de Meung reprit en effet le travail de son prédécesseur, Guillaume de Lorris (4 000 vers), l’utilisant pour construire sa propre poésie. Entre 1275 et 1280, il a considérablement allongé l’œuvre initiale, lui faisant atteindre 22 000 vers ! Cette suite est une véritable satire contre les ordres monastiques, le célibat, la noblesse, le Saint-Siège, la royauté, mais surtout les femmes et le mariage. Jehan de Meung est d’ailleurs réputé pour manier la langue française avec dextérité ; il est aussi reconnu pour être un fin observateur de la société dont il pointe les excès dans son phrasé. Et l’on dit de lui qu’il avait pratiquement assimilé


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© D. Chauveau

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«

ien sûr cette élection est très locale puisqu'elle ne concernait que la ville de Montargis et, comme toute élection partielle, elle n'a pas attiré les foules. L'enseignement que l'on peut en tirer est que l'agressivité déployée par le parti communiste local a une fois de plus joué contre lui. Il a utilisé des armes d'un autre temps, et les électeurs lui ont signifié qu'ils en avaient assez de ces provocations gratuites.

Gratuite n'est peut être pas le terme. Ce nouveau scrutin inutile a probablement coûté très cher au contribuable si l'on prend en compte la réunion du tribunal administratif, du Conseil d'État, l'organisation de deux scrutins, les frais d'avocat, les frais de campagne, les réunions perturbées du Conseil général ; tout cela pour répondre à l'égo d'un candidat communiste qui n'a pas accepté d'être troisième, à une voix derrière le Front national

lors du scrutin de 2011. Il est une fois de plus largement éliminé par les citoyens qui vont en définitive régler la facture à nouveau. Bienvenue à Viviane Jehannet qui au sein du Conseil général fait un travail très important pour le Montargois et est d'une très grande efficacité pour tous les dossiers sociaux départementaux. »

LE LOIRET PASSE AU VERT HAUTE QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE Grâce à sa stratégie énergie et à sa démarche HQE, le Conseil général réduit considérablement sa consommation de fluides. D’ores et déjà, seize sites ont recours aux énergies renouvelables.

Ouvert en septembre 2011, le collège HenriBecquerel, à Sainte-Geneviève-des-Bois, est également certifié HQE. Équipé d’une chaufferie bois, de géothermie et de panneaux solaires, il réalise lui aussi des économies notables : « Les consommations en eau et électricité sont même inférieures aux prévisions, note Samantha Robino, chargée de mission Développement durable au Conseil général du Loiret. Celles de gaz et de bois restent toutefois supérieures, car la première année est celle de l’ajustement des réglages… ». Charge au partenaire exploitant de respecter les seuils de consommation, sous peine de pénalités.

Éric Doligé, Sénateur, Président du Conseil général

La concertation publique se déroulera

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entre le 15 novembre et le 17 décembre 2012 et comprend : • une réunion à la salle Georges Blareau de Sullysur-Loire le 15 novembre à partir de 17 h 30 ; • des panneaux explicatifs, qui rappellent les enjeux et grandes étapes du projet ; • des registres mis à disposition pendant un mois dans chaque mairie des communes concernées, ainsi qu’une adresse Internet (http://www.loiret.com) pour recueillir l’avis du public ; • la mise à disposition sur le site www.loiret.com d’informations sur ce projet.

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DÉVIATION La réunion de concertation du 15 novembre 2012 organisée par le Département permet, en associant la population, de recueillir l’avis du public pour améliorer la définition des aménagements. Un chantier majeur et essentiel au développement du territoire.

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u-delà des 15 000 véhicules/jour franchissant la Loire à Sully-sur-Loire sur une deux-voies, le risque d’engorgement pose des problèmes : sécurité des piétons et vélos, risque d’accidents automobiles, dégradation du patrimoine, nuisances sonores, entreprises qui hésitent à s’implanter… Le territoire entier en pâtit. Dès 1998, le schéma directeur routier du Loiret envisageait une déviation de la RD 948 entre Sully-sur-Loire et Bray-en-Val, en alertant sur l’augmentation prévisible du trafic à l’horizon 2030 et la part considérable des poids lourds circulant sur la RD 948 (près de 1 000 par jour).

À terme, il faudra compter 40 minutes pour rejoindre le sud de Sully à partir de la RD 952, contre 20 aujourd’hui. La période dite de saturation, généralement en fin de journée, serait alors estimée à deux heures. L’Assemblée départementale a donc décidé de réaliser une déviation de l’itinéraire actuel, en accord avec les communes concernées. Le tracé privilégié contourne l’agglomération par l’Ouest.

Une ambition pour le territoire Ce projet permettra d’orienter la circulation de transit vers la déviation, notamment le trafic poidslourds. Les trafics locaux pourront également en bénéficier pour optimiser leur temps de parcours. Cette circulation apaisée dans les centres villes garantira une sécurité accrue aux piétons et aux vélos. Elle contribuera à la réduction des pollutions et des nuisances pour les riverains de l’actuelle RD 948. Le bilan de la concertation permettra de guider l’évaluation préalable à un partenariat publicprivé. Il enrichira les études à poursuivre dans le cadre de la déclaration du projet d’utilité publique. Restera ensuite à dégager les emprises foncières nécessaires au démarrage des travaux. La qualité et l’ambition du projet sont telles que ses promoteurs rêvent de faire l’unanimité. Manuel Poncet

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perspectives

CONCERTER C’EST PRÉVOIR Le Loiret

LANCE SON AGENDA 21 LE CONSEIL GÉNÉRAL

vient d’engager son Agenda 21 sur la base du document « Loiret 2021 ». Cette déclinaison du fameux Agenda 21 adopté au Sommet de la Terre, à Rio, en 1992, reflète le projet de territoire du Département pour les dix ans à venir : lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère, préservation de la biodiversité, épanouissement des êtres humains, cohésion sociale et solidarité entre territoires, dynamiques de développement selon des modes de production et de consommation responsables. Co-construit avec les partenaires et les habitants qui pourront y apporter avis et idées, cet Agenda 21 fera l’objet d’une demande de labellisation auprès du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Hugues Saury, conseiller général du canton d’Olivet, en est le référent.

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«

éothermie, photovoltaïque, récupération des eaux pluviales, optimisation de l’éclairage… Ici, grâce à ces dispositifs innovants, le Département réduit en moyenne par quatre sa consommation d’énergie par rapport à un bâtiment tertiaire classique », explique Fabrice Chailloux, responsable pôle technique à la direction des Bâtiments départementaux, à propos de l’immeuble Le Loiret. Résultat : un DPE* en classe B et des émissions de GES** quasi nulles (2 kg de CO2/ m2/an) pour ce bâtiment qui héberge depuis un an certains services du Conseil général. Une performance qui va dans le sens de la réglementation thermique 2012, qui impose de diviser par trois la consommation énergétique des constructions neuves. Mais le gain n’est pas qu’économique ; la dimension sociale compte aussi, notamment à travers le bienêtre des usagers. Diane Vilpoux, assistante administrative au pôle Bâtiment du Conseil général, a quitté son bureau du 10, rue ÉmileZola pour intégrer les nouveaux bureaux orléanais du Loiret, le premier bâtiment tertiaire public HQE et BBC de France. Elle confirme : « Malgré l’open-space, nous avons un bon confort sonore. Il fait bon été comme hiver. Et, surtout, je n’ai plus cette moquette et ce système de ventilation vieillissant qui ont accentué mon allergie aux acariens ! Je n’éternue plus… »

développement durable

ÉLECTION Viviane Jehannet a été réélue sans aucune difficulté à son poste de conseillère général du canton de Montargis. Analyse du président Éric Doligé.

BÂTIMENTS HQE :

Gestes économiques À Becquerel comme ailleurs, 250 responsables de sites et agents techniques des collèges ont été formés aux gestes éco-responsables : « Un bon geste, c’est 5 à 15 % d’économie sur la consommation des fluides », note Samantha Robino. « Tous ces programmes s’inscrivent dans la stratégie énergie du patrimoine du département, mise en place en 2009, explique Fabrice Chailloux.16 sites ont ainsi recours aux énergies renouvelables, permettant une baisse de 12 % au m² et ce malgré le coût structurel de l’énergie. » Comme le Département, la ville d’Orléans, pour son futur hôpital, ou encore la commune d’Olivet, pour sa nouvelle piscine L’Inox, ont fait le choix du HQE : « En Allemagne 60 % des piscines sont en inox : totalement recyclables, facilement transformables et d’un entretien minime, déclare Michel Roques, adjoint au maire d’Olivet chargé des travaux fonciers. La modernisation de la piscine du Poutyl se fera peut-être également en inox… »

Estelle Boutheloup * Diagnostic de performance énergétique ** Gaz à effet de serre

Retrouvez notre rubrique environnement sur www.loiret.com NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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Loiret mag

point de vue

VIVIANE JEHANNET RÉÉLUE


reportage

supportaient avaient-ils fonction topographiques et stratigraphiques d’habitations ? Quels étaient les gestes (les couches et structures accompagnant le dépôt des vases à archéologiques) et en prélevant le crémations déposés dans la nécropole mobilier archéologique associé à ces romaine ? » Pour venir à bout de ces couches. « Là, nous sommes sur un interrogations, la mission archéologique terrain très sablonneux qui ne favorise préventive a, cette fois, concentré son pas la conservation du mobilier, précise travail sur trois zones. Laure de Souris. Nous Tout un réseau de aurons peu de chances fossés de différentes de trouver des ossements  LES DÉCODEURS époques est en par exemple. » Vient DU SOUS-SOL cours d’étude et la ensuite la seconde étape, nécropole romaine dite post-fouilles, qui QUI A ENREGISTRÉ a été mise a jour sur comprend l’étude des L’HISTOIRE. la plus petite zone. prélèvements et données Sur les deux autres permettant de répondre zones, la présence d’anciens bâtiments aux questions qui se sont posées sur a été révélée : des habitations ? le terrain. Ou du moins d’établir des Des bâtiments à usage agricole ? hypothèses. À l’extrémité nord-est de la plus grande zone devait se situer un enclos réservé Ni Indiana Jones, ni Lara Croft au pacage des animaux. Premières Contrairement à l’image populaire, constatations : la présence de la l’archéologue n’est donc ni un Indiana nécropole romaine permet d’envisager Jones ni une Lara Croft. Sa principale que le terrain était déjà défriché à qualité : la rigueur scientifique, qu’il l’époque gallo-romaine. La ferme doit s’imposer d’un bout à l’autre de sa médiévale, quant à elle, est située à mission, de façon à pouvoir rédiger, à 700 mètres du bourg de Traînou, qui l’issue de chaque opération de fouilles, devait être une seigneurie… Autant un rapport scientifique détaillé. Les d’hypothèses que les études postagents de la Map ont par ailleurs fouilles doivent permettre de préciser. dans leurs missions la valorisation et Car, sur une opération de ce type, la diffusion des données collectées. le travail de la Map s’opère en deux C’est ainsi qu’à Traînou, par exemple, étapes. La première consiste à une classe de CM1 de la commune, étudier le terrain, donc : voies, fossés, ainsi que les élus du conseil municipal, habitat, activité, etc. Cela tout en ont été invités pour une visite du enregistrant l’ensemble des données chantier. Mais, plus généralement,

Rue du stade, à Traînou. Avant de construire un nouveau collège, en savoir plus sur une nécropole romaine et une ferme médiévale…

DÉCOUVERTES EN SOUS-SOL

PASSÉ-PRÉSENT À l’emplacement du futur collège de Traînou, se trouvaient jadis une nécropole romaine et une ferme médiévale… Une mission de fouilles classique pour les experts du service d’archéologie préventive du Conseil général.

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ls sont quatre à s’affairer sur le 2014, un nouveau collège ouvrira ses chantier. Rue du stade, à Traînou, portes. Mais, pour l’heure, il s’agit de non loin de la voie mener en, deux mois, romaine qui menait les fouilles les plus d’Orléans à Sens, les complètes possible, DEUX MOIS archéologues du Conseil sur une parcelle d’un DE FOUILLES, général ont entamé peu plus d’un hectare : SUR UNE EMPRISE un véritable contre-lail y a tout juste un DE 1,18 HA. montre pour décoder le an, un diagnostic passé. Ici, à la rentrée archéologique a révélé, en sous-sol, la présence d’une nécropole romaine et d’une ferme médiévale. « L’archéologie préventive consiste à intervenir suffisamment en amont d’un projet d’aménagement, explique JeanMichel Morin, responsable de la Mission archéologie préventive départementale du Loiret (Map). Le diagnostic, véritable étude d’impact archéologique, constitue une aide précieuse à la décision. » En l’occurrence, la mise en évidence de deux sites archéologiques (l’un gallo-romain, l’autre du Moyen Âge), a conduit l’État, via son Service régional

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Bon à savoir

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Les objets mis au jour (tessons de céramique, objets métalliques, ossements, etc.) sont conservés à la Cité Coligny, dans les locaux de la Map, afin d’être nettoyés, puis étudiés. Ils contribuent à l’interprétation du site. Ils sont ensuite inventoriés, archivés et transmis aux services de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac). Ils sont alors stockés dans de grands entrepôts, mis à disposition des chercheurs ou valorisés dans des expositions. d’archéologie, à prescrire des fouilles sur 11 800 m², tout en précisant ses attentes scientifiques dans un cahier des charges très précis. C’est alors que le Conseil général, qui pilote les travaux du futur collège de Traînou, a décidé de confier ces fouilles… à son propre service d’archéologie préventive. Une mission aux coûts maîtrisés : 124 602 €, moyens techniques et ressources humaines compris, soit moins de 11 €/m².

Interrogations et hypothèses Truelle dans une main, stylo dans l’autre, Laure de Souris, l’archéologue chargée de l’opération de fouilles de Traînou explique : « Souvent lors d’une fouille, on commence par accumuler les questions. Ici, par exemple, les très nombreux emplacements de poteaux sont-ils de la même période ? Les bâtiments qu’ils

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expositions grand public, publications et participations à des colloques scientifiques, donnent à la mission archéologique l’occasion de valoriser ses trouvailles et de partager la connaissance du passé du territoire. En adaptant, bien sûr, son discours à tous les publics. « Nous sommes les décodeurs du sous-sol qui a enregistré l’histoire », résume l’archéologue Amélie Laurent, également membre de la Map. Un « décodage » qui, pour le Conseil général, permet, en connaissant mieux le passé, d’expliquer le présent et d’anticiper l’avenir, ne serait-ce qu’en profitant d’un retour d’expérience, comme par exemple la gestion des risques d’inondation avant l’époque moderne. À Traînou, en tout cas, les élèves du futur collège savent déjà qu’ils auront le privilège d’étudier dans un lieu chargé d’histoire.

Guillaume Rumeau

MISSION Archéologique préventive PARTENARIAT Le Conseil

général a mis en place le Service départemental d’archéologie du Loiret (Sedal), aujourd’hui Mission archéologie préventive départementale (Map), en 2008, afin d’intégrer l’archéologie dans les calendriers d’aménagement, en respectant délais, rigueur budgétaire et rigueur scientifique. Ce service a été agréé par l’État en février 2009 pour la réalisation de fouilles archéologiques préventives de sites des périodes gallo-romaine à moderne (-50 av. J.-C. au XVIIIe siècle). Ses diagnostics répondent prioritairement aux besoins propres du Département, mais également à ceux des communes. La Map, qui compte 14 agents départementaux pour un budget de 520 795 € euros en 2011, a également conclu des partenariats avec d’autres institutions : le Conseil général d’Eureet-Loir (coopération scientifique), la Drac Centre (carte archéologique) et la Fédération archéologique du Loiret (valorisation). Il doit signer dans les prochains jours un partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

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solidarité

SUCCÈS POUR LES

CLASSES DE DÉCOUVERTE

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TÉLEX

Loiret mag

PÉDAGOGIE Chaque année, des milliers d’élèves des écoles élémentaires publiques et privées du Loiret profitent d’une classe de découverte. Une opportunité pour apprendre autrement, dont le coût est en partie supporté par le Département.

PROTECTION MATERNELLE ET INFANTILE

© école des Vallées

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a visite d’un moulin, d’un parc éolien et de marais salants, du char à voile et de la pêche à pied… Le programme des vacances ? Non. Celui de l’école… pendant la classe de découverte de l’école des Vallées, de La ChapelleSaint-Mesmin, début octobre dernier. Bien plus que des activités sportives et culturelles : une véritable aventure pour 51 enfants élèves de CE2 et CM2. Les enfants se connaissent mieux, créent des liens plus forts, gagnent en autonomie (faire sa valise ou vivre sans ses parents) et en solidarité (aider un copain à faire son lit). Et, formidable découverte : la vie est possible sans télévision ! Les soirées deviennent veillées et la boum remplace les jeux vidéo ! Le professeur relie les activités aux matières du programme. Par exemple, la pêche à pied permet la création d’un aquarium, puis l’étude de la classification animale. Sur une carte de France, les élèves repèrent que La Chapelle-SaintMesmin et Saint-Jean-de-Monts, lieu du séjour, font partie d’un département, qui lui-même appartient à une région… Quant à l’orthographe, les élèves alimentent un blog avec leurs textes.

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Au retour, ce voyage nourrit longtemps les cours, mais aussi l’imaginaire.

Bord de mer, montagne, campagne… Autre méthode, à l’école de Saint-Pèresur-Loire, l’enseignant et ses élèves montent le projet, décidant ensemble d’un fil rouge pour toutes leurs activités : du voyage au spectacle de fin d’année. C’est également ensemble qu’ils trouvent le lieu, à 250 km maximum de leur village. L’aller se fait en car et le retour en vélo (40 à 50 km/jour !). Toutes ces décisions votées en classe permettent de vivre la démocratie « pour de vrai ». Les écoles choisissent leur destination : bord de mer, montagne ou campagne, toujours organisées avec l’aide des Œuvres universitaires du Loiret, de Cigales et grillons ou de la Ligue de l’enseignement. Conscient des multiples bienfaits des classes de découverte pour les écoles élémentaires publiques et privées du département, le Conseil général prend en charge, depuis 1958, 25 % de leur coût. Cela représente près de 950 000 € et 8 321 enfants soit 325 classes.

Édith Combe

SOIF DE CONNAISSANCES  ?

Voici un livre qui étanchera la soif de connaissances de tous les curieux. Comment fonctionne un château d’eau ? Où vont les eaux usées (savez-vous qu’il faut une demiheure à un égoutier pour enfiler son équipement !) ? Pourquoi l’eau est-elle polluée ? Qu’est-ce que la rosée ? Beaucoup de questions... mais surtout des explications claires comme de l’eau de roche, des illustrations et photos qui aident à la compréhension. À partir de 8 ans.

} D’où vient l’eau du robinet ?, de Karine Harel et Charles Dutertre, Tourbillon-BRGM Éditions, collection Exploradoc, 46 pages, 11,95 €.

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DRÔLES DE CHANSONS

Conteur, poète et compositeur-interprète unique et inclassable, François Hadji-Lazaro et le groupe Pigalle ont concocté des chansons comiques et tendres, accompagnées par une palette d’instruments : guitares, violon, vielle à roue, cornemuses, banjos, percussions, ukulélé, harmonica, clarinette... Ils interprètent du blues, de la country, du tango argentin, du reggae... Ce spectacle marque l’envie de François Hadji-Lazaro et Pigalle de partager, avec le public de petites oreilles (les 5-10 ans), une belle aventure musicale.

} Ma Tata, mon pingouin, Gérard, et les autres… le 17 novembre 2012 au théâtre Gérard-Philippe, à La Source. Organisation Astrolabe. Tarifs : 10 € / 6 € - de 12 ans.

© D. Chauveau

AU CŒUR DU

SERVICE PUBLIC ENFANCE C’est une action emblématique du Conseil général. C’est également l’une des plus nobles : la protection des mères et l’accompagnement du développement de leurs enfants jusqu’à l’âge de six ans.

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ans l’imaginaire de chacun, la Protection maternelle et infantile (PMI) se résume au carnet de santé du jeune enfant, où sont consignés visites, vaccins et mesures. Dans les faits, la PMI ce sont avant tout les « Puer’ ». Ces 50 puéricultrices, sages-femmes et auxiliaires assurent des consultations L’OBJECTIF EST de nourrissons DE DÉCELER TRÈS partout dans le TÔT D’ÉVENTUELLES Loiret et évaluent les enfants d’écoles PATHOLOGIES. maternelles lors des bilans annuels. « Il faut reconnaître que cette politique globale de la petite enfance n’a pas d’équivalent ailleurs qu’en France », relève Chantal SaintGirons, médecin départemental qui coordonne l’activité de 75 professionnels, dont une dizaine de médecins. Vers la fin du XIXe siècle, émerge Goutte de Lait, une œuvre promue par le Docteur Dufour, qui veille à la qualité de l’allaitement pour mieux préserver les nourrissons. Puis, le contexte de rationnement de l’après-guerre amplifie ces actions. Elles bénéficient ensuite du soutien de la politique familiale dans les années 60 avant

qu’une loi de 1989 consacre définitivement la PMI. Dans le Loiret, celle-ci représente plus de 18 000 examens médicaux réalisés dans le cadre du suivi obligatoire – mensuel de 0 à 6 mois, puis périodique jusqu’à 2 ans. Courbes de poids, croissance, évaluation psychoaffective… l’objectif des professionnels est de déceler très tôt d’éventuelles pathologies. Des intervenants en salle d’attente proposent aux familles des animations autour du jeu et de l’expression corporelle. La consultation est l’occasion d’échanger sur ce nouveau rôle qui désoriente parfois les jeunes parents.

8 500 naissances par an dans le Loiret Les bilans de santé réalisés en école maternelle constituent une autre priorité de service. L’an dernier, près de 60 % des effectifs d’une classe d’âge ont ainsi bénéficié de tests visuels, auditifs et de langage, avant de passer sur la balance et sous la toise. Dans un département qui compte 8 500 naissances par an, ces bilans servent de base d’études épidémiologiques, en lien avec l’Agence régionale de la santé. L’évaluation des modes de

UNE PREMIÈRE pour les Centres de planification et d’éducation familiale

Loiret mag

eunesse

À L’ÉCOLE

Le Conseil général organise, le 15 novembre prochain, une première journée dédiée aux Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF). Objectif : permettre à tous les professionnels de ces centres ainsi qu’à leurs interlocuteurs du corps médical ou de la Protection maternelle infantile, d’échanger pour optimiser leurs pratiques.

garde du jeune enfant mobilise essentiellement les médecins et éducateurs de jeunes enfants (EJE) : les demandes d’accès au métier d’assistant maternel sont toujours étudiées avant agrément. Les visites effectuées, par les EJE et les puéricultrices, au domicile des « Ass-mat’ », permettent de vérifier les conditions matérielles, d’accueil et la compétence des nounous. Les crèches, haltesgarderies et accueil périscolaires se voient également délivrer un arrêté d’autorisation de fonctionnement lors de leur création, ou un simple avis s’il s’agit de structures municipales. Les assistants familiaux, qui élèvent dans leur foyer les enfants confiés par l’Aide sociale à l’Enfance, font quant à eux l’objet d’un agrément spécifique. La PMI organise également les activités de planification familiale. Au-delà de ces missions, chaque collaborateur a vocation à intervenir en cas de maltraitance du jeune enfant, pour prévenir ou évaluer les situations de danger. « Et là, prévient le Docteur Saint-Girons, ce sont des échanges permanents, tout le temps, à tout moment. Il faut répondre présent. »

Manuel Poncet

Retrouvez plus d’infos solidaires sur www.loiret.com

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disputons nos compétitions le même jour lors de chaque tournoi. La veille, nous avons fait un pacte. Il fallait ramener une médaille des JO », avoue Ugo Legrand.

Modèles à suivre Grâce aux deux athlètes, le club phare du département compte désormais dix médailles olympiques (dont un titre en 1988) à son actif. « Cela prouve que le club est constant dans ses résultats, en plus d’être un pourvoyeur régulier de médailles pour le Loiret », se félicite Christelle Royer, la présidente. Subventionné par le Conseil général à hauteur de 200 000 €, l’USO Judo conforte ainsi sa place dans le gotha national et européen. Ces bons résultats devraient bénéficier au club qui compte 620 membres et espère

accueillir de nouveaux futurs champions. « Ugo et Automne ont porté haut les couleurs du Loiret et servent d’exemples pour nos jeunes. Leur résultat va booster le nombre de licenciés au club et dans le département. On espère une hausse de l’ordre de 10 % », poursuit-elle. En attendant, les deux « bronzés de Londres » ont déjà repris le chemin des tatamis afin de préparer au mieux les prochaines échéances. « Dès le mois de février, nous reprenons la compétition avec le Tournoi de Paris. C’est un rendez-vous important : nous allons étrenner nos médailles, donc nous serons attendus au tournant. », prévient Ugo. Le plus dur c'est toujours de rester au sommet.

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Pour en savoir plus : www.usoljj.com

Le Conseil général du Loiret joue un rôle important en matière sportive. Tant auprès des sportifs amateurs que des athlètes de haut niveau. En 2011, 1,605 M€ a été consacré aux clubs de haut niveau. 1,380 M€ a aidé le mouvement sportif (aide au fonctionnement des associations et à l’organisation de manifestations d’envergure) ; 706 000 € ont été accordés aux associations sportives (calculée sur la base des licenciés et arbitres, cette somme correspond à 144 000 licenciés enfants, jeunes, adultes, arbitres dans 1 046 associations) ; 312 000 € ont été accordés au titre de l’aide aux comités départementaux et 36 000 € pour l’aide aux déplacements des élèves en sections sportives. En matière d’investissement, en 2011, le Conseil général a consacré 26 000 € pour l’aide à l’acquisition de matériel sportif par les associations sportives et a alloué 1,674 M€ aux communes et groupements de communes du Loiret, afin de favoriser le maillage du territoire en équipements de sports et de loisirs. Plus que jamais, le Département se veut donc le partenaire numéro 1 du sport dans le Loiret.

TRÈS INTENSE, L’AQUA POWER EST DESTINÉ À CEUX QUI SOUHAITENT SE MUSCLER ET TRAVAILLER LEUR CARDIO.

CES SPORTS FITNESS QUI INNOVENT ENCORE

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tre bien dans sa peau, ça n’a pas de prix. Pour rompre avec une certaine forme de monotonie, les sports fitness s’adaptent au citadin moderne. Particulièrement tendance, l’aqua power est un type d’aquagym apparu en France il y a quelques années et qui se développe à grande vitesse. « Intense, il est destiné à ceux qui souhaitent se muscler et travailler leur cardio. Il attire principalement les hommes et les jeunes femmes », précise Sabrina François, chef des bassins de la piscine d’Olivet, qui prodigue deux cours d’aqua power hebdomadaires. Autrefois destinée aux seniors, l’aquagym est en pleine évolution. Autre exemple, l’aqua slim qui se concentre uniquement sur le bas du corps (abdos, fessiers, hanches).

25e cross de l’Asfas, au lac de la Médecinerie, à Saran. Parcours pour tous âges, de 1 à 10 km. Course à partir de 11 h. Renseignements et inscriptions : asfas45.com et 02 38 73 36 27.

25 novembre Retrouvez toutes les infos sur le sport sur www.loiret.com

« Cette discipline a plus la cote auprès des femmes qui veulent s’affiner et sculpter leur silhouette », précise Sabrina François. Toujours aussi novateur, l’aqua dance : moins intense physiquement, il s’agit d’un type d’aquagym où la chorégraphie occupe une grande place. Ce qui explique pourquoi il séduit en priorité les jeunes femmes. Les adeptes de salles de sport ont aussi leur lot de nouvelles tendances, à commencer par le jukari band, une série d’exercices via une bande élastique qui allie remise en forme une certaine notion artistique. La raison de son succès ? Cette discipline améliore la souplesse et la tonicité sans négliger l’aspect ludique et créatif.

Marc Hervez

À NOTER DANS VOS AGENDAS 25 novembre

© D. Chauveau

© P. Foulon

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i le judo français doit énormément à l’immense performance de Teddy Riner à Londres, le Loiret se souviendra longtemps du 30 juillet 2012. Ce jour-là, deux membres de l’US Orléans Judo obtenaient le bronze, à quelques minutes d’intervalle : Automne Pavia (moins de 57 kg) et Ugo Legrand (moins de 73 kg). « On s’est préparé pendant des années pour connaître des moments comme ça. Je visais l’or, mais revenir avec une médaille, c’est déjà exceptionnel », explique le natif de Mont-Saint-Aignan. Une récompense que les deux pensionnaires de l’USO ont d’autant plus appréciée, puisqu’ils l’ont partagée ensemble. « Depuis que nous sommes “cadets”, nous

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Partenaire de tous les sports

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Automne Pavia, Hugo Legrand (notre photo) et le gymnaste Pierre-Yves Bény ont été reçus par le Conseil général le 31 août lors d'une cérémonie en l'honneur des athlètes olympiques du Loiret

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SPORT DE NATURE

58e marche du Loiret, en partance de Ligny-le-Ribault. Départ entre 7 h 30 et 9 h 30 de la salle polyvalente.

Quatre parcours au choix, 11, 15, 17 et 20 km pour (re) découvrir la Sologne. Pour en savoir plus : 02 38 80 62 08.

9 décembre

1re édition des Foulées de la Pierre bleue, à Chaingy, place du bourg. Course en forêt, 5 ou 15 km. Départ à 10 h. Renseignements et inscriptions : chaingysportnature.free.fr et 06 71 59 37 30.

16 décembre

Randonnée Défi Loire 45, sur les chemins ligériens pour découvrir le patrimoine naturel et culturel de l’ouest du Loiret. Cinq boucles sont prévues, de 12 à 66 km. Départs entre 5 et 10 h du centre de loisirs, 34, route de Blois à Meungsur-Loire. Renseignements et inscriptions : obcrando45.fr et 06 85 67 18 30.

nvie de passer un bon moment en pleine nature, dans une ambiance conviviale et authentique ? C’est ce que propose la Fédération départementale des chasseurs du Loiret (FDC 45). Pas seulement pour partir à l’affût du gibier. Mais aussi pour vous dégourdir sportivement les jambes, porter un autre regard sur les paysages et la biodiversité, de septembre à février… Et à tout âge. « On peut commencer dès l’âge de 15 ans, en chasse accompagnée, ou à partir de 16 ans, pour chasser de manière autonome une fois le permis en poche », rappelle André Lutun, directeur de la FDC 45. Et pour obtenir le précieux sésame, la Fédération dispense des formations théoriques et pratiques obligatoires, l’examen final étant supervisé par l’ONCFS*. Mais, sans permis, chacun peut déjà s’aventurer sur le terrain en chasse accompagnée, sous réserve d’avoir suivi une formation et d’avoir un parrain chasseur confirmé. Côté équipement, le minimum nécessaire (tenue adaptée, bottes, voire arme) est financièrement accessible, sachant qu’il ne faut oublier ni l’assurance (obligatoire) ni le coût de l’accès à un territoire de chasse. Ce dernier peut varier « de quelques dizaines d’euros, pour chasser dans une société communale de chasse, à quelques milliers d’euros dans une chasse privée ». Chasse à tir, à l’arc, à l'affût, sous terre, au gibier d’eau, petit ou grand gibier, vénerie… La diversité des pratiques a alors de quoi séduire tous les aspirants chasseurs et chasseresses. Car de plus en plus, la chasse se conjugue aussi au féminin. E. B. * Office national de la chasse et de la faune sauvage

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Pour en savoir plus : www.chasseursducentre. com/fdc45/

© D. Chauveau

CHAMPIONS Lors des derniers Jeux olympiques de Londres, Automne Pavia et Ugo Legrand ont rapporté le bronze en terre orléanaise. Un exploit qui fait honneur à la tradition de l’US Orléans, véritable vivier de talents en kimono.

LA CHASSE,

© P. Foulon

AU PLUS HAUT

Loiret mag

sport&loisirs

L’USO JUDO

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Un effort partagé n 2012, les dépenses sociales du Département au titre de ses compétences obligatoires, auraient frôlé 60 % de son budget total. L’augmentation régulière de ces charges, au moment où les finances départementales sont très fragiles en raison de baisses considérables de ressources – droits de mutation et compensation de l'État en particulier – ne nous laisse pas d’autre choix que la recherche systématique de réduction de coût et d’une meilleure utilisation des fonds publics. Si les dépenses liées aux personnes âgées (Apa) et handicapées (PLH) bien que très importantes sont assez facilement prévisibles, celles relatives à l’insertion et au RSA risquent d’exploser dans les années à venir. Bien entendu, une des explications est la crise économique que subissent les pays européens avec, comme conséquence, une précarité accrue pour de nombreuses personnes. Raison de plus pour que les fonds affectés aux actions de solidarité soient utilisés rationnellement. Le troisième schéma départemental d’insertion, approuvé récemment, va dans ce sens et vous avez pu découvrir dans ce nouveau magazine Loiret Mag, tout ce que le Conseil général entreprend au quotidien dans ce domaine, avec d’importantes modifications dans nos relations avec les communes et les associations d’insertion, mais aussi une meilleure organisation territoriale grâce aux Maisons du Département. C’est un effort de première grandeur en faveur des plus démunis. Il nous faut maintenant aller plus loin en luttant avec vigueur contre les abus – fraudes, fausses déclarations, travail dissimulé parallèle – en mettant en place rapidement un véritable contrôle d’effectivité. C’est une démarche de morale publique et de bon sens. Et puis, il faut bien reconnaître que le RSA qui devait, lors de sa création, permettre à ceux à qui un emploi était offert, de ne pas se réfugier dans l’assistance, est loin d’avoir atteint son objectif. Le véritable problème est l’absence de dynamisme économique de notre pays. L’erreur est de refuser de donner à nos entreprises des marges de compétitivité et de flexibilité dans l’organisation du travail. C’est le chemin courageux qu’avait entrepris de suivre le précédent gouvernement. Ce n’est pas celui qu’ont choisi les nouveaux dirigeants du pays avec la suppression de l’exonération fiscale des heures supplémentaires et de la TVA antiJean-Noël Cardoux délocalisation entre autre, qui ont pénalisé vice-président du Conseil les salariés et la compétitivité. général, président de la Il faudrait très rapidement radicalement commission des affaires sociales, culturelles changer de cap mais il est à craindre que et jeunesse, Sénateur. cela ne soit qu'un vœu pieux.

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Groupe des élus Socialistes, écologistes et républicains Les associations d’aide à domicile sont en difficulté es associations d’aide à domicile autorisées par le Conseil général facturent strictement le prix fixé par celui-ci ; les autres associations peuvent demander un supplément ; et les entreprises libérales fixent librement leur prix. Or, professionnalisation et concurrence des entreprises fragilisent les associations. Nous avons contesté, en décembre 2011, la décision du Conseil général de supprimer 0,77 € par heure, accordée pour la professionnalisation et la mutualisation des associations autorisées, avant de reprendre le dialogue. Il fallait dialoguer avant toute modification. Si des associations autorisées quittaient le conventionnement avec le Conseil général pour pouvoir fixer librement leur prix, ce sont les personnes âgées qui devraient assumer le surcoût. C’est impossible pour certaines. Le dialogue au niveau des techniciens, mais aussi des élus, avec l’ensemble des associations doit permettre d’envisager toutes les solutions rapidement. Inquiets, nous restons disponibles et vigilants sur cette situation ! La loi sur la dépendance, reportée par le gouvernement précédent, est une Micheline Prahecq priorité pour définir les efforts de conseillère générale, solidarité nationale à faire pour assurer présidente de la commission Apa le maintien à domicile.

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Groupe communiste et républicain Les dotations financières aux départements gelées : les populations et les services publics vont payer les pots cassés ’inquiétude est grande chez tous les élus départementaux. Les dotations financières pour les prochaines années sont prévues à la baisse, dans le meilleur des cas au gel ! La droite UMP qui gère le département du Loiret va « surfer » sur cette situation, contraire aux engagements du candidat François Hollande, pour poursuivre sa politique de remise en cause de mesures sociales. Les élus communistes–Front de Gauche le constatent tous les jours avec les difficultés sociales qui touchent les plus modestes de nos concitoyens, avec des expulsions locatives en forte hausse. Le changement ne doit pas attendre. Ne pas répondre à l’urgence sociale c’est Michel Guérin ouvrir une voie royale au FN. La gauche, Franck Demaumont toute la gauche doit se ressaisir. Les Michel Ricoud élus communistes-Front de Gauche, conseillers généraux eux, ne lâchent rien sur ce terrain.

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gens d’ici

SPORT Après dix années passées au plus haut niveau, le gymnaste Pierre-Yves Bény vient de raccrocher. À seulement 29 ans, ce jeune retraité s’apprête à vivre une deuxième carrière. En quête d’un nouveau défi.

PIERRE-YVES BÉNY

PIERRE-YVES BÉNY

POUR LUI LA VIE VA RECOMMENCER

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e hasard fait bien les choses. Et Pierre-Yves Bény peut en témoigner. Champion de France 2012 de gymnastique sportive, il s’est lancé dans cette discipline à 6 ans… Sans plus de conviction. « Mes parents cherchaient un moyen de canaliser mon énergie, car j’étais hyperactif. » Pierre-Yves s’essaie alors à la danse, au judo, à la natation et, finalement, à la gym. Cette discipline va changer sa vie. « J’avais des capacités et j’ai continué, mais jamais je n’aurais pensé poursuivre jusqu’à la compétition », confie-t-il. Pourtant cet Orléanais presque pur jus (il vit à La Source depuis qu’il a six mois), va suivre une ascension LES JO linéaire : il enchaîne DE LONDRES : les championnats UN SOUVENIR départementaux, régionaux et MAGIQUE ! nationaux ; il s’inscrit en sport études.

Sport ou études ? Adulte, il doit faire un choix : les études ou la gym ? « J’ai eu un bac S avec mention dans une famille de scientifiques, mais je n’avais pas envie de suivre cette voie. J’étais un peu le vilain petit canard à la

maison. » Le jeune homme rêve bien d’être ingénieur aéronautique… « Mais quand j’ai compris qu’il fallait passer par la physique et les maths, j’ai abandonné. » On est en 2001. Pierre-Yves Bény a 18 ans et son niveau en gym est bon. Il maîtrise tous les agrès mais se fait remarquer aux anneaux. Il mène de front ses études et sa carrière d’athlète. Et opte pour la gym en 2003. Le temps de s’entraîner sérieusement afin de décrocher une sélection aux Jeux olympiques. Pari réussi. Des JO d’Athènes, le gymnaste orléanais conserve un souvenir contrasté. « Le village olympique était loin de tout, j’étais jeune. La compétition a été très longue, elle arrivait après trois mois de stage loin de chez moi, j’étais à bout physiquement et psychologiquement. » Des jeux qui auraient pu être ses derniers. Car, en 2008, alors qu’il est de nouveau sélectionné pour les JO de Pékin, une blessure le contraint à renoncer. Son remplaçant, Thomas Boujehail décroche l’argent. « Pyb », comme on le surnomme parfois, regarde l’épreuve à la télé et prépare le concours d’entrée à l’École supérieure de commerce de Paris. Puis mène en parallèle, une

en 6 dates Février 1983 : naissance à Lille. Août 1983 : ses parents s’installent dans le Loiret, ils habitent toujours à La Source. 2004 : premiers Jeux olympiques, à Athènes 29 juin 2008 : blessure, forfait pour les JO de Pékin Juin 2012 : champion de France, sélectionné pour les JO de Londres 20 octobre 2012 : jubilé au Palais des sports d'Orléans

fois encore, ses études et sa vie de sportif de haut niveau. « J’arrivais à faire des médailles en m’entraînant a minima, ça m’a montré que j’étais toujours dans le coup. »

Reconversion bien préparée En 2011, Pierre-Yves fait une pause dans ses études pour se consacrer au mieux à son dernier objectif : les Jeux olympiques de Londres. « Je ne pouvais pas rester sur un échec. » En juin dernier, sacré champion de France du concours général, il décroche sa troisième qualification olympique. Un souvenir magique. « C’était génial, tout était très bien organisé. On a fini 8e du concours par équipe ! » De retour des Jeux, il décide de mettre un terme à sa carrière, à seulement 29 ans, pour devenir consultant en entreprise. « Je termine mon cursus avec un stage, puis je me lance. Je suis prêt à relever un nouveau défi. » Le 20 octobre dernier, « Pyb » a donc fait ses adieux à la gym, lors d’un jubilé au Palais des Sports d’Orléans. À-t-on encore une chance de le revoir sur un agrès ? « Rio, j’y pense. Même si c’est dans quatre ans. Il ne faut jamais dire jamais ! »

Barthélemy Sanson

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Loiret mag

Groupe de la majorité départementale

Retrouvez notre rubrique gens d’ici sur www.loiret.com

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tribunes Loiret mag

Cette rubrique a été créée conformément à la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, concernant les bulletins d’information des Conseils généraux, qui fait obligation de réserver une page à l’expression des groupes politiques de l’Assemblée départementale.


ART CONTEMPORAIN

À

LIRE

PARCOURS INITIATIQUE Deux couples, en partance

pour la Normandie, découvrent de nouveaux sentiments grâce à la bicyclette : dépassement physique, transport amoureux, jalousie, abandon des conventions. Grand amateur de vélocipède, Maurice Leblanc, célèbre grâce à Arsène Lupin, nous livre ici un roman enthousiaste et bien écrit. Voici des ailes, de Maurice Leblanc, Édition Le Pas de côté, 96 pages, 7 €

À

ÉCOUTER JAZZ Reprise des chansons

de Brassens à la façon de Django… Treize morceaux, des plus célèbres comme Je m’suis fait tout p’tit à L’Orage, moins populaire. Ce CD convient à tous les moments de la journée et donne envie de danser ! …émules de Django, disciples de Brassens, par Les Pommes de ma Douche, Le Chant du Monde Jazz, 2011, 15 €

MAGIE DE NOËL DANS LE LOIRET

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es fêtes de Noël approchent… C’est la saison des marchés hivernaux. Traînou ouvre le bal, dès le dimanche 18 novembre (de 10 h à 18 h, au gymnase de la rue du stade), et met à l’honneur produits artisanaux et ateliers pour enfants. Tandis que dans le Pithiverais, Boynes. organise son marché de Noël le samedi 1er (14 h à 19 h) et le dimanche 2 décembre (10 h à 18 h), au gymnase de la rue du safran (renseignements au 02 38 33 13 61). À Chécy, il est possible de profiter d’un spectacle de Noël, en marge du marché annuel : l’école Notre-Dame-de-la-Bretauche se charge des festivités, le dimanche 16 décembre, à l’espace George-Sand (renseignements au 02 38 46 60 60). Quant aux amateurs de patins à glace et de produits du terroir, ils trouveront leur bonheur durant l’incontournable marché de Noël d’Orléans. Cette année, du mercredi 5 au dimanche

du vrai ! Des paroles en anglais pour un groupe du Loiret. Leurs références : Kiss, Iron Maiden, Bon Jovi... Derrière le chanteur, un groupe de quarantenaires, créé en 2010, « qui ont connu les salles de concerts bondées et enfumées », une époque qu’ils souhaitent prolonger, encourageant leurs spectateurs à venir accompagné de leur marmaille, mais sans nostalgie ! À écouter ! Another life, par Arno Walden (album disponible à la Fnac d’Orléans,au Leclerc de Chécy et via www.arnowalden.com), 12 €

30 décembre, les traditionnels chalets en bois s’éloignent de la place du Martroi (en réfection) au profit des places de la République, du Châtelet et de la Loire (renseignements au 02 38 79 27 16). Autres temps forts de cette période festive : les illuminations et décorations des châteaux de Sully-sur-Loire et de Chamerolles. Ainsi que plusieurs concerts de Noël : celui de l’Orchestre symphonique d’Orléans, à la cathédrale Saint-Pierre-du-Martroi, le samedi 15 à 20 h 30 et le dimanche 16 décembre à 16 h (renseignements au 02 38 53 27 13) ; celui de l’École municipale de musique (EMM) d’Ormes, à la salle François Rabelais, le mardi 18 décembre, à 20 h.

musique et en images Cette année consacrée au 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc se termine avec un spectacle pyromusical, le samedi 17 novembre, à 21 h 30, sur les quais d’Orléans. Renseignements : www.orleans. fr et www.tourisme-orleans.com

CIRQUE Daruma se donne en spectacle Cirque théâtralisé, spectacle visuel et poétique, par la compagnie Daruma, le samedi

29e Salon européen à SaintBrisson-sur-Loire 30 artistes nationaux et internationaux : peintres, sculpteurs, graveurs… Jusqu’au 18 novembre à l’espace Séguier. Ouvert de 14 h à 19 h en semaine et de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h le week-end. Renseignements : www.saloneuropeen-d-art-contemporain.fr

MARCHÉ Artisanat d’art à

Saint-Denis-en-Val Deux espaces géants dédiés à l’artisanat d'art, plus de 60 exposants réunis : confection de bijoux, accessoires de mode, travail du bronze, tournage de bois, vitraux, porcelaine... Dimanche 18 novembre de 9 h 30 à 18 h 30. Entrée gratuite. Inscriptions aux ateliers : artisanat.omcl@laposte.net

VOIR

17 novembre, à 20 h 30, et le dimanche 18 novembre, à 15 h, à Chécy. Renseignements : www.checy.fr

CONCERT Musique classique au théâtre d’Orléans L’Orchestre symphonique d’Orléans interprète Rachmaninov et Berlioz. Les 16 et 17 novembre, à 20 h 30, et le 18 novembre, à 16 h, au théâtre d’Orléans, salle Touchard. Renseignements/réservations : 02 38 62 75 30

Tivoli, à Montargis, les 3 et 4 décembre. Renseignements / réservation : 02 38 95 02 15 et spectacles@ agglo-montargoise.fr

BALADE LITTÉRAIRE

Roger Wallet en résidence d’auteur à Beaugency Parcours jalonnés de halteslectures, par la compagnie Les fous de bassan, le 8 décembre, à 16 h, à Cravant. Départ de l’église. Renseignements / réservation : 02 38 44 95 95 et www. lesfousdebassan.org

EXPOSITION Peinture à l’huile Béatrice Thiercelin expose peintures à l’huile et au couteau jusqu’au 8 décembre, tous les samedis, de 15 h à 18 h, au cloître Saint-Pierre-Empont, à Orléans.

Antoine Billat

À

SPECTACLE Jeanne d’Arc en

PREMIER ALBUM Du rock,

© D. Chauveau

Loiret mag

ZOOM SUR…

SPORT Bourse aux vélos à

Puiseaux Organisée par l’AS Puiseaux cyclisme, cette 27e Bourse aux vélos a lieu en présence de Jean-Paul Ollivier. Vélos neufs et occasions, vêtements, librairie, pièces détachées, etc. le 25 novembre Renseignements : http://aspcyclisme.blogspot.com

LECTURE Jacques Gamblin lit Romain Gary Le comédien Jacques Gamblin devient lecteur des textes de Romain Gary. Lectures au

EXPOSITION Bourse aux cartes postales Le Cercle de cartophilie du Loiret organise la 33e Bourse de cartes postales, livres anciens et vieux papiers, le 9 décembre, au village sportif de SaintDenis-en-Val. Entrée libre de 8 h 30 à 17 h. Renseignements : 06 62 22 67 85 et http:// cartophilesloiret.unblog.fr EXPOSITION Toucher, casser, couler Les matériaux roulent des mécaniques. Jusqu’au 6 janvier, au Muséum d’Orléans, tous les jours de 14 h à 18 h. Renseignements au 02 38 54 61 05 et museum@ ville-orleans.fr

Retrouvez tout l'agenda sur www.loiret.com

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NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2012

DÉGUSTER

Civet de cerf à l’écrasé de pomme de terre et escalope de foie gras chaud Pour x personnes : Recette de Dominique Lepère, chef cuisinier 25xxxait de coco de l’Auberge solognote, à La Ferté-Saint-Aubin 2 cuillerées à soupe d'huile sel

Ingrédients (pour 4 personnes) 800 g de pavé de cerf, 1 kg de pommes de terre, 400 g de beurre frais, 250 g de coulis de griottes, 4 escalopes de foie gras, pommes, groseilles, chou vert blanchi, tranches de lard fumé, oignons blancs, lardons fumés, sucre Préparation Éplucher les pommes de terre. Les couper en morceaux et les cuire dans de l’eau et du lait pendant 25 min. Y ajouter du laurier et une gousse d’ail. Les égoutter et les écraser en y ajoutant le beurre. Poêler les pavés de cerf 5 à 6 min. selon la cuisson souhaitée et les escalopes de foie gras 30 s. de chaque côté.

© D. Chauveau

culture

À

Pour la sauce, caraméliser à blond du sucre et de l’eau ; déglacer avec le coulis de griottes et laisser cuire 15 min. en ajoutant une noix de beurre, les oignons blancs et les lardons. Former les écrasés de pomme de terre, les entourer de chou et les couvrir avec les quartiers de pommes, les tranches de lard et les escalopes de foie gras. Disposer à côté les pavés de cerf et saucer.

QUIZZ

Avez-vous bien lu Loiret Mag ? Vous êtes un lecteur attentif de Loiret Mag et de toutes ses rubriques ? Cela vous permettra certainement de répondre aux questions suivantes et de participer au tirage au sort pour gagner des lots d’exception ! Pour participez au quizz de Loiret Mag, rendez-vous désormais sur : quizz.loiret.com et répondez aux dix questions directement en ligne ! Date limite de participation : 4 janvier 2013.

À

GAGNER

1er prix, un iPad Apple 9,7 pouces LED 16 Go Wifi 2e prix, un PC portable Samsung 15,6 pouces Led 3e prix, un GPS Garmin Nuvi 2440 Europe 4e prix, un cadre photo numérique Philips SPF1207, 7 pouces, 128 Mo 5e prix, une station météo Du 6e au 10e prix, un guide Gallimard Loiret. Du 11e au 15e prix, une série de 4 posters du Loiret

La dématérialisation de ce quizz entre dans la démarche de préservation des ressources et de développement durable du Conseil général du Loiret.

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Le département du Loiret agit en faveur d’une mobilité plus durable 5300 km d’itinéraires de randonnées

12-314 MCOM • Conseil général du Loiret • Liloye Philippe • * Enquête réalisée par Opinion Way

370 cars et minibus du réseau Ulys et 360 circuits scolaires spéciaux

3700 km de routes nationales et départementales

540 km d’itinéraires cyclables Loire à vélo P

Départ de randonnée

15 aires de covoiturage

à l’avenir, 73 %* des habitants du Loiret souhaitent se déplacer à pied

et vous ? Accompagner au quotidien www.loiret.com

Location de véhicules à prix réduit


Loiret Mag n°2