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Sommaire Avant-propos................................................................................................... 4 Présentation des épreuves............................................................................... 6 Grille d’évaluation de la production écrite C2................................................... 7 Grille d’évaluation de la production orale C2.................................................... 8 Préparation...................................................................................................... 9 I. J’identifie les différents types d’écrits........................................................... 9 II. Je fais un plan........................................................................................... 12 III. Je fais une introduction et une conclusion..................................................... 13 IV. J’utilise les bons connecteurs logiques.......................................................... 15 V. Je sais exprimer la cause et l’effet................................................................ 18 VI. Je décris une évolution, un changement....................................................... 18 VII. Je reformule............................................................................................. 20 VIII. Je ne fais plus certaines fautes « courantes »................................................ 23 IX. Je comprends quelques locutions latines....................................................... 30 X. Je prends des notes et je fais un compte rendu.............................................. 31 XI. Je sais utiliser les verbes introducteurs et dire de quoi on va parler................... 34 XII. Je sais donner mon avis, dire que je suis pour ou contre et nuancer mon opinion.... 35 Dossiers thématiques sous forme de triptyques............................................... 37 1. Consommation – Alimentation – Gastronomie................................................ 39 2. Vieillesse hier et aujourd’hui – Jeunesse hier et aujourd’hui – Et demain ?......... 59 3. Le système éducatif – Les rythmes scolaires et l’évaluation – Les acteurs du système éducatif................................................................... 79 4. Le dehors – Le dedans d’une histoire des femmes – Les femmes qui font l’histoire...................................................................... 99 5. Culture et transmission de la culture – La culture aujourd’hui – Le numérique... 123 Annexe : Documents audio d’entraînement à la compréhension et l’expression orales...................................................................................... 147 1. L’obsolescence programmée....................................................................... 148 2. La Francophonie, défense du français........................................................... 149 3. La crise.................................................................................................... 150 4. La maternité tardive.................................................................................. 151 5. Ma famille venue d’ailleurs......................................................................... 152 6. La pauvreté.............................................................................................. 153 7. Le vote des étrangers................................................................................ 154 8. Les énergies renouvelables......................................................................... 155 9. L’autorité................................................................................................. 157 10. Faut-il encore manger de la viande ?........................................................... 158 ➤

Simulation de passation......................................................................... 159


Avant-propos « Objectif Dalf C2 » s’adresse à de grands adolescents ou à des adultes grecs déjà en possession du Delf B2 ou du Dalf C1, qui souhaiteraient se présenter aux épreuves sanctionnées par le Dalf niveau C2. Il a été conçu pour un usage en classe, guidé par un enseignant, ou pour des élèves en autonomie. Pour ces derniers, les corrigés font donc partie intégrante de cette préparation mais ils seront également appréciés par les enseignants pour qui ils pourront constituer une aide précieuse. Il est composé de trois parties : • Préparation • Dossiers thématiques • Documents audio annexes et il offre aux apprenants la possibilité de se préparer aux épreuves orales aussi bien qu’aux épreuves écrites. En effet, non seulement chacun des dossiers thématiques comporte – à la fin – une épreuve orale et une épreuve écrite calquées sur celles de l’examen mais elles permettent de faire le point sur le dossier, ainsi s'inscrivent-elles dans une logique d’apprentissage. Il n’y a pas de progression dans les dossiers et le dernier n’est pas plus difficile que le premier. Par contre, plus on avance dans les dossiers et plus l’apprenant sera autonome. C’est-à-dire que plus l’élève avancera dans les dossiers et moins il sera guidé, les plans seront moins développés et l’élève devra « voler de ses propres ailes » en quelque sorte. En ce qui concerne la partie Préparation, il serait bon que certains « chapitres » soient traités avant que les élèves n’abordent les dossiers. En effet, cette partie pourrait s’intituler « Boîte à outils » et il serait préférable que les élèves connaissent les outils dont ils disposent et auxquels ils pourront avoir recours à n’importe quel moment. Cela dit, le choix de ces chapitres revient aux enseignants qui décideront en fonction de leur public. Par contre, la partie « Je prends des notes » par exemple devra être traitée impérativement avant que les élèves n’abordent le dossier 1, puisque le premier exercice du dossier, comme de tous les dossiers, est un exercice de compréhension orale. Pour le reste, certains exercices pourront être faits après que l’étude des dossiers a commencé. Toujours à propos de cette partie, nous aimerions faire une mention particulière pour le chapitre « Je ne fais plus certaines fautes courantes ». Le choix des points traités a été arbitraire et nous en sommes conscientes. Nous avons travaillé à partir des fautes les plus courantes faites par nos élèves grecs. Dans cette partie non plus, il n’est pas nécessaire de faire « tous » les exercices. Comme dans la partie « Je reformule », il s’agit plus de sensibiliser les élèves à un niveau d’expression « C2 ». Pour ce qui est des dossiers, ils sont conçus de la façon suivante : • 1 Compréhension Orale (CO) au début de chaque triptyque + une grande CO à la fin du dossier ;

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• de nombreux exercices de Production Écrite (PÉ), variés + une grande PÉ à la fin du dossier. En ce qui concerne les CO, nous conseillons aux élèves de les écouter autant de fois que nécessaire au début, tant pis si deux écoutes ne suffisent pas. Il vaut mieux ne pas mettre les élèves en situation d’échec. De plus, il ne faut pas non plus perdre de vue que le compte rendu demandé après chaque CO est un compte rendu oral, même si, nécessairement, l’élève doit passer par une phase d’écrit pour pouvoir le présenter. Les exercices sont nombreux et variés et permettent de développer les compétences attendues grâce à de vraies méthodes de travail. Dans chaque dossier, les exercices écrits correspondent à un minimum de 1 700 à 2 000 mots à écrire. Bien évidemment, les enseignants pourront trouver, s’ils le jugent bon, d’autres sujets de production écrite dans les textes. Néanmoins, nous pensons que les exercices proposés sont suffisants. Comme il est difficile de « couvrir » tous les sujets, nous avons jugé bon de mettre à la disposition des apprenants 10 documents audio en annexe, portant sur des thèmes non traités dans les dossiers. Ils présentent l’avantage d’être courts ; ce qui fait qu’ils peuvent être exploités en peu de temps, contrairement aux longues compréhensions orales du type de celle de l’examen. Ils constituent donc une préparation plus spécifique, dirons-nous, de l’oral puisque les apprenants y trouveront facilement des idées pour leur développement personnel lors de l’examen. Cela dit, tous les développements personnels du manuel peuvent se transformer en productions écrites. Nous n’avons fourni aucun corrigé pour les débats. C’est lors de cette épreuve que l’élève pourra montrer son réel niveau oral, montrer sa capacité à réagir et à argumenter dans l’instant, sans préparation. Nous tenons à rappeler également qu’il est toujours profitable de faire faire les exercices oralement avant de les donner en devoirs à faire « à la maison ». Cela limite les possibilités d’erreurs et donne une chance de plus à l’élève d’assimiler tant le lexique que les structures. Enfin, pour que les élèves sachent exactement comment se déroule un examen, nous avons décidé d’ajouter à la fin une simulation d’oral : à partir d’un document audio du type de celui de l’examen, un élève présentera le document, il fera ensuite la présentation de son développement personnel et, enfin, répondra à quelques questions de l’examinateur. Dans le CD-ROM, élèves et professeurs trouveront tous les documents sonores traités, leurs transcriptions ainsi que les corrigés des exercices, les propositions de comptes rendus, de plans, de productions écrites, les arguments pour le développement personnel, etc. Bon travail à tous ! Géraldine Blanchin - Ephie Raïkopoulou 5


Présentation des épreuves Nature des épreuves

Durée

Note sur

Compréhension et production orales Épreuve en trois parties : - compte rendu du contenu d’un document sonore (deux écoutes) - développement personnel à partir de la problématique exposée dans le document - débat avec le jury. 2 domaines au choix du candidat : lettres et sciences humaines, sciences

passation : 0 h 30

/ 50

préparation : 1 h

Compréhension et production écrites Production d’un texte structuré (article, éditorial, rapport, discours…) à partir d’un dossier de documents d’environ 2 000 mots. 2 domaines au choix du candidat : lettres et sciences humaines, sciences

3 h 30

Durée totale des épreuves collectives : 3 h 30

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/ 50


Grille d'évaluation de la production écrite C2

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Grille d'ĂŠvaluation de la production orale C2

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Préparation I. J’identifie les différents types d’écrits A. L’ARTICLE DE PRESSE L’article de presse est un texte d’information et/ou d’opinion qui, tout en présentant une unité autonome, prend place dans une publication périodique : journal (quotidien ou hebdomadaire…), magazine, revue.

Les règles du genre 1. Mettre en place une structure L’article peut prendre une forme assez libre, mais il doit au moins présenter : une u nité : c’est l’information centrale qui donne sa cohérence à l’article. Tout le reste doit y être subordonné. une progression : on n’attend pas dans un article le plan traditionnel de l’argumentation. L’article de presse obéit à un mode d’organisation spécifique : le premier paragraphe doit fournir l’essentiel de l’information. La suite le développe par ordre d’importance décroissante ou le commente, s’il s’agit d’un article d’opinion. Un titre, un « chapeau », des intertitres permettent de rythmer la lecture et d’aérer le texte. 2. Équilibrer l’information et l’opinion L’information : un article doit apporter de façon précise une réponse à l’ensemble ou à la plupart de ces questions : qui ? quoi ? où ? quand ? comment ? pourquoi ? Les faits ou les données de l’événement doivent être énoncés. L’opinion : sauf exception, le journaliste est amené à commenter les informations qu’il a communiquées. Il analyse les causes, tire des conclusions, compare et met en perspective. C’est l’éclairage qu’il apporte à l’information brute. À des degrés divers, selon le type d’article, il peut même aller jusqu’à donner son point de vue, émettre un jugement. 3. Faire apparaître le degré d’implication de l’auteur Selon les sujets, l’auteur de l’article peut être amené à s’impliquer plus ou moins dans ce qu’il écrit : ● L’auteur s’implique fortement s’il s’agit d’un article d’opinion, d’humeur, ou de réaction à l’actualité. La subjectivité, le point de vue priment. C’est le cas par exemple dans : - un éditorial ➤ exemple Corrigés (CD-ROM) ; - une critique de film ➤ exemple Corrigés (CD-ROM) ; - une rubrique speciale ➤ exemple Corrigés (CD-ROM).

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● L’auteur ne s’implique pas (en principe) s’il s’agit d’un article d’information. L’objectivité, la neutralité sont nécessaires. C’est le cas d’un compte rendu, d'un communiqué, d'une enquête.

B. LA LETTRE OUVERTE C’est une lettre destinée à être publiée. Elle peut être adressée à une personne précise mais son intérêt est plus large : ● elle met en place une stratégie argumentative et utilise les ressources de la persuasion ; ● elle met souvent en œuvre le registre polémique ➤ exemple Corrigés (CD-ROM).

C. LE DISCOURS Un discours est un texte prononcé devant un public. Celui qui parle est désigné sous le nom d’ « orateur » et ceux qui écoutent constituent l’auditoire. Le plus souvent, le discours a pour but de convaincre et/ou de persuader. ● Convaincre consiste à faire partager un point de vue en s’adressant au raisonnement, à la réflexion, à la logique du destinataire. ● Persuader vise à obtenir l’adhésion du destinataire en s’adressant à son affectivité.

Les règles du genre 1. Faire apparaître le degré d’implication de celui qui parle Cela consiste à : ● faire figurer les marques de l’énonciation : les pronoms, les adjectifs possessifs de la première personne ; ● disposer les indices de l’espace et du temps qui situent l’énoncé par rapport à celui qui parle (ici, demain, il y a mille ans...) ; ● utiliser les procédés de modalisation : celui qui parle évalue ce qu’il dit en le situant dans le domaine du probable (il arrivera peut-être un jour que…), du souhaitable (si tous les pays du monde parvenaient à s’entendre…), du doute (il semble que ce ne soit pas pour aujourd’hui…), du certain (il faut absolument garder confiance…) ; ● inscrire les marques de la subjectivité, notamment dans l’emploi d’un vocabulaire valorisant (qui fait l’éloge) ou dépréciatif (qui critique, dénonce, rabaisse…). 2. Faire apparaître la présence d’un destinataire Un discours est censé être prononcé en public. On ne doit donc pas hésiter à solliciter l’auditoire en l’intégrant à ce qui est dit, au moyen de : ● l’apostrophe par laquelle on interpelle l’auditoire : mes chers amis…, ces messieurs de l’opposition ; ● les pronoms dits « de la présence » comme le « vous » (de politesse ou du pluriel) ; ● les désignations de l’auditoire par des reprises nominales ou des périphrases : l’assemblée ici présente sait bien que… Ceux qui m’écoutent s’en souviennent. 3. Assurer la progression argumentative pour convaincre Le discours doit suivre un plan progressif. On assurera la logique interne du propos par :

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● les procédés d’annonce et de rappel : annonce de l’idée avant son développement, rappel de l’idée après son développement ; ● le « balisage » de la démonstration : deux cas se présentent… pour trois raisons… un double objectif ; ● les articulations : elles permettent de relier deux idées dans une phrase, deux phrases entre elles, deux paragraphes. Ce sont par exemple les outils logiques : conjonctions de coordination (mais, donc…) ou de subordination (bien que, parce que…), adverbes ou locutions adverbiales (néanmoins, par conséquent…). 4. Utiliser les procédés de la persuasion Un discours doit faire réagir l’auditoire. Pour cela on utilisera : ● l’injonction qui donne un ordre ou l’interrogation rhétorique : l’orateur pose une question à laquelle il apporte lui-même la réponse, conduisant le destinataire à réfléchir avec lui ; ● les hyperboles : mots ou expressions exagérés qui ont pour effet le renforcement du propos ; ● les ressources du style oratoire : les parallélismes, les rythmes binaires ou ternaires qui retiennent l’attention en établissant un écho entre deux (binaires) ou trois (ternaires) structures dans la phrase, le paragraphe, ou le texte ; les anaphores ou la reprise du même mot qui pousse à agir en début de phrase : elles produisent un effet d’insistance (la liberté qui…, la liberté que…, cette liberté dont…) ➤ exemple Corrigés (CD-ROM).

D. L’ESSAI On regroupe sous le nom d’essai des textes de nature différente mais qui ont cependant un point commun : leur visée argumentative. L’auteur d’un essai propose à ses contemporains des idées, des réflexions, des jugements qu’il tire de sa propre existence. Il n’a pas pour ambition d’analyser à fond les questions qu’il examine ; par conséquent, il n’implique pas de traitement exhaustif.

Les règles du genre 1. Produire un texte argumentatif On attend de l’essai qu’il mette en place une structure et un parcours argumenté. 2. Produire un texte structuré Le texte doit faire figurer de façon ordonnée et nettement identifiable : ● une thèse : c’est l’idée que l’on veut démontrer ; ● des arguments : ce sont les preuves que l’on apporte à l’appui de la thèse ; ● des exemples : ce sont des faits qui viennent illustrer les arguments. ➤ exemple Corrigés (CD-ROM)

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II. Je fais un plan Que ce soit dans le développement personnel de l’oral ou dans le texte structuré demandé à l’écrit, le plan – ne serait-ce que sous une forme élémentaire – reste fondamental au niveau C2. Aussi, allons-nous voir ici les principaux types de plans valables à l’écrit comme à l’oral. A. Le plan par catégorie (ou plan thématique) ● Quand l’utiliser ? Pour analyser un phénomène, une situation. Pour répondre à une question. ● Quelles sont ses caractéristiques ? Chaque partie développe un aspect différent du même problème. EXEMPLE : Quelles sont les causes de l’obésité ?

I Hérédité II Alimentation III Manque d’exercice physique B. Le plan « problème – causes – solutions » ou « problème – causes – conséquences » (ou plan analytique) ● Quand l’utiliser ? Pour traiter les grandes questions contemporaines. ● Quelles sont ses caractéristiques ? Il consiste à analyser le problème, à le présenter à partir de chiffres et de faits précis. EXEMPLE : L’obésité, fléau mondial.

I (Problème) ● L’obésité touche d’abord les pays développés. ● Elle touche également des pays comme la Chine. ● Elle favorise un grand nombre de pathologies graves. II (Causes) ● changement de mode de vie ; ● consommation excessive de sucre et de gras ; ● changement d’alimentation ; ● sédentarisation. III (Solutions) ● retour à des pratiques alimentaires plus saines ; ● limiter l’absorption de sucre et de gras ; ● avoir une activité physique régulière. C. Le plan par réfutation − nouvelle thèse ● Quand l’utiliser ? Lorsqu’on n’a pas ou très peu d’arguments allant dans le sens de la thèse proposée, et au contraire de bons arguments pour développer une conception différente. ● Quelles sont ces caractéristiques ? On argumente contre la thèse à examiner et on développe une autre interprétation. EXEMPLE : Pensez-vous que le progrès technique conduise au bonheur ?

I Le progrès technique ne conduit pas au bonheur. II Au contraire, il accentue l’angoisse devant l’avenir. D. Le plan par distance − adhésion (Ce plan et le plan C étant des variations de ce qu’on appelle le plan dialectique : thèse – antithèse – synthèse) ● Quand l’utiliser ? Lorsqu’on est fortement en accord avec l’idée énoncée, mais qu’on veut la défendre en y apportant quelques nuances.

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● Quelles sont ses caractéristiques ? On commence par développer des arguments qui limitent l’idée énoncée avant de démontrer son bien-fondé. L’exemple précédent donnera comme plan : I Certes, le progrès technique a engendré des échecs et comporte des perversions. II Cependant, il offre de grands espoirs de bonheur. Dans cette même catégorie, on pourra traiter certains sujets comme suit : I Avantages II Inconvénients avec prise de position dans la conclusion. E. Le plan suggéré par le sujet ● Quand l’utiliser ? Quand l’énoncé du sujet s’y prête. EXEMPLE : Quels plaisirs et quels profits peut-on tirer de la lecture d’un bon roman ?

I Quels plaisirs peut-on tirer de la lecture d’un bon roman ? II Quels profits peut-on en tirer ? 1. Quel type de plan pour quel sujet ? Pour chacun des sujets donnés, vous proposerez un plan. 1. La destruction de la nature est-elle une fatalité ? 2. Qu’est-ce qui peut pousser les adolescents à adopter des conduites à risque ? 3. On parle beaucoup dernièrement de l’influence des jeux vidéo. Pensez-vous qu’ils aient uniquement une influence négative ? 4. On dit que les jeunes lisent de moins en moins. Qu’en est-il à votre avis ? Quelles sont les causes de ce phénomène ? 5. Les achats se font de plus en plus sur la Toile. Pourquoi ? Quelles sont les conséquences des nouveaux comportements des consommateurs ? 6. On assiste à une nouvelle vague d’émigration dans de nombreux pays du Sud. Comment expliquez-vous ce nouvel exode ?

III. Je fais une introduction et une conclusion A . I ntroduction Qu’il s’agisse d’un exposé oral ou d’un écrit (dissertation, essai…), l’introduction a toujours la même fonction : ● amener le sujet ; ● présenter le sujet, le thème, la problématique ; ● annoncer le plan. Comme il s’agit également d’établir un contact avec un public, de capter son attention, il vaut mieux utiliser tous ses atouts : humour, déclarations-choc, gestuelle, voix, intonation… En aucun cas, il ne faut donner son point de vue dans l’introduction. ➤ Comment amener le sujet ? On peut évoquer en une phrase un problème ou une situation plus vaste que le sujet. On peut aussi s’appuyer sur une anecdote ou sur un fait concret, des données statistiques par exemple qui permettront de soulever la question posée par le sujet. Quoi qu’il en soit, le sujet amené doit établir un lien et conduire le lecteur ou l’auditeur vers le sujet.

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EXEMPLES :

● Le formidable développement de l’informatique ces dernières années pourrait nous amener à penser que l’ordinateur va régler tous nos problèmes… ● On entend souvent dire : « Aujourd’hui, je ne pourrais pas me passer de mon ordinateur »… ● 76 % des Français avaient accès à Internet en 2011… ● On parle souvent de révolution informatique en se référant à la façon dont l’ordinateur a modifié notre mode de vie… ➤ Comment présenter le sujet, le thème, la problématique ? On peut soit reprendre les termes du sujet – ça dépend du sujet – soit le reformuler de façon à faire apparaître clairement une problématique. EXEMPLES :

● En quoi Internet a-t-il transformé notre vie ? ● Nous essaierons de voir quels changements l’usage d’Internet a apporté dans notre vie quotidienne. ➤ Comment annoncer le plan ? Vous allez énumérer les idées essentielles que vous allez traiter. C’est important pour que votre auditeur/lecteur puisse vous suivre ; cela lui servira de fil directeur. Vous lui annoncez de quoi vous allez parler et dans quel ordre. Les formules du type  : « Nous verrons d’abord… ; nous verrons ensuite… » ou « Dans une première partie, nous développerons… ; dans une deuxième partie… » ne sont pas très originales, mais elles sont correctes et sont tolérées. Cela dit, il existe un tas de possibilités. EXEMPLES :

● ● ● ● ● ● ●

Dans un premier temps, nous essaierons de répondre à la question… Nous aborderons, en premier lieu, le problème de… Nous nous pencherons dans un premier temps sur… Dans une première partie, nous tenterons d’analyser/expliquer… Dans une seconde partie, nous traiterons/parlerons de… Enfin, nous essaierons de comprendre/voir pourquoi… Pour finir, nous montrerons/mettrons en évidence…

B . C onclusion La conclusion a un double rôle : ● elle sert de bilan. Il faudra donc reprendre brièvement la démarche suivie tout au long du développement et répondre à la/aux question(s) posée(s). C’est à ce niveau qu’il faut prendre position. ● elle sert également à élargir le débat en laissant entrevoir de nouvelles pistes de réflexion. Pour clore cette partie, nous insisterons sur l’importance des transitions. En effet, l’auditeur doit à chaque instant savoir où il en est. Cela n’est possible que si « l’émetteur » le lui rappelle régulièrement. Il est donc important de rappeler ce qui vient d’être dit (nous venons de voir/étudier/mettre en évidence…) avant de passer à l’annonce de la partie suivante (nous allons maintenant tenter d’analyser/expliquer/montrer…)

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IV. J’utilise les bons connecteurs logiques ➤ CLASSER OU ÉNUMÉRER∕INTRODUIRE UNE IDÉE NOUVELLE∕EXPRIMER UNE ALTERNATIVE∕RÉSUMER OU INTRODUIRE UNE CONCLUSION POUR…

CONJONCTIONS DE COORDINATION

CONJONCTIONS DE SUBORDINATION

classer ou énumérer les arguments

ADVERBES ET LOCUTIONS

Premièrement, deuxièmement… D’abord, après, ensuite, enfin… En premier lieu, en second lieu… D’une part, d’autre part…

introduire une idée ou une information nouvelle

et

de même que, sans compter que, ainsi que…

ensuite, voire, d’ailleurs, encore, de plus, quant à, non seulement… mais encore, de surcroît, en outre…

exprimer une alternative

ou

soit… soit, tantôt… tantôt, D’un côté… de l’autre…

résumer ou introduire une conclusion

donc

Ainsi, en somme, bref, pour conclure, en résumé, finalement, en un mot, en conclusion, enfin, en fin de compte, en somme, en guise de conclusion…

2. Un jeune Européen sur sept est en surpoids. Pourquoi ? Vous répondrez à la question posée dans un paragraphe dans lequel vous utiliserez des expressions du tableau ci-dessus. Vous pourrez également utiliser les arguments ci-dessous et/ou vos propres arguments : ● manque d’activités physiques ; ● repas à des heures irrégulières ; ● alimentation trop riche en sucre et en matières grasses ; ● facteurs héréditaires ; consommation trop élevée de boissons sucrées. Vous commencerez de la façon suivante : Un jeune Européen sur sept est en surpoids. Cela s’explique par de nombreux facteurs. En premier lieu ou D’abord, … Vous ajouterez une courte conclusion. ➤ PRÉCISER OU ILLUSTRER PAR UN EXEMPLE∕EXPRIMER LA CONSÉQUENCE POUR…

CONJONCTIONS DE COORDINATION

CONJONCTIONS DE SUBORDINATION

préciser ou illustrer par un exemple

exprimer la conséquence

ADVERBES ET LOCUTIONS

par exemple, ainsi, en effet, notamment, c’est-à-dire, en d’autres termes, autrement dit, c’est le cas, entre autres, en particulier donc, et

de sorte que, si bien que, de façon que, au point que, tellement … que, si … que

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aussi, finalement, ainsi, voilà pourquoi, c’est pourquoi, par conséquent, tout compte fait


● Ainsi exprime la conséquence s’il se trouve au début d’une phrase qui sert de conclusion (dans le cadre d’une argumentation) : On l’a accusée d’enlèvement. Les preuves de son innocence avaient disparu. Ainsi, elle n’a pas pu se défendre. ● Aussi en début de phrase peut également exprimer la conséquence. Il peut alors être remplacé par voilà pourquoi ou c’est pourquoi. Après aussi, il y a inversion du pronom personnel ou reprise du nom sous forme de pronom personnel : Le chômage touche même les diplômés. Aussi, de nombreux jeunes préfèrent-ils les formations rapides. 3. Reliez les phrases en utilisant « ainsi » et « aussi ». a. La route était gelée ; c’est pourquoi les conducteurs étaient particulièrement prudents. b. La situation économique en France ne s’arrange pas  ; c’est pourquoi le nombre de repas distribués gratuitement ne cesse d’augmenter. c. Le prix des transports en commun leur paraît cher ; c’est pourquoi, dans la mesure du possible, ils ont recours au covoiturage. ➤ EXPRIMER LA CAUSE POUR…

CONJONCTIONS DE COORDINATION

CONJONCTIONS DE SUBORDINATION

EXEMPLES

apporter des preuves, des justifications

car

parce que, puisque (cause évidente), étant donné que, comme, vu que, sous prétexte que, d’autant (plus) que (CAUSE RENFORCÉE), comme (TOUJOURS EN DÉBUT DE PHRASE)

Puisqu’il a tort, je ne vois pas pourquoi je l’écouterais. Elle a refusé leur invitation d’autant plus qu’elle déteste leurs manières. Comme il n’avait plus d’arguments, il décida de se taire.

ADVERBES ET LOCUTIONS

en effet

effectivement

En effet peut s’employer à la place de parce que. Il se construit de façon différente. On l’utilise plutôt quand la phrase initiale serait trop longue. Suivi d’une virgule, il précède toujours la cause : ● Cette famille à la rue depuis des semaines a pu obtenir un logement social parce que les services sociaux sont intervenus très activement. ● Cette famille à la rue depuis des semaines a pu obtenir un logement social. En effet, les services sociaux sont intervenus très activement. 4. Exprimez la cause pour relier les deux propositions ci-dessous en utilisant des expressions différentes chaque fois : Le gaz naturel est la moins polluante des énergies fossiles. Sa combustion ne génère aucune particule nocive pour la santé.

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➤ EXPRIMER L’OPPOSITION ET LA CONCESSION POUR…

réfuter l’argument opposé, exprimer l’opposition

exprimer la concession

CONJONCTIONS DE COORDINATION

or, mais

CONJONCTIONS DE SUBORDINATION

ADVERBES ET LOCUTIONS

EXEMPLES

tandis que, alors que, cependant, même si pourtant, toutefois, néanmoins, en revanche, au contraire, malgré tout, pour autant bien que, quoique, tandis que, alors que

certes, sans doute, peut-être (en général reliés avec mais dans la phrase)

Certes, il a des diplômes, mais je trouve qu’il manque d’expérience pour le poste.

avoir beau + infinitif

Peut-être la situation va-t-elle s’améliorer, pourtant rien ne l’annonce. Il est sans doute très cultivé, il n’en reste pas moins que c’est un imbécile.

5. Le mariage en France. À partir de ces informations, faites un paragraphe dans lequel vous utiliserez le plus de connecteurs logiques possibles. ● Ces dix dernières années, on observe une diminution constante du nombre de mariages. ● 241 000 mariages ont été célébrés en 2012. ● Autant qu’en 2011 mais bien moins que le record de 416 500 mariages célébrés en 1972. ● Les couples choisissent de plus en plus le Pacs : 2 Pacs ont été conclus pour 3 mariages en 2009, soit 203 000 Pacs en 2010. ● On ne peut pas en conclure que les couples préfèrent désormais se pacser plutôt que se marier : de nombreux Pacs restent des préalables au mariage. ● Les Français aiment le mariage… un peu moins qu’avant.

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V. Je sais exprimer la cause et l’effet ➤ EN PARTANT DE LA CAUSE POUR ARRIVER À L’EFFET avoir pour effet, causer, conduire à (= mener à), contribuer à, déterminer, engendrer, entraîner, être à l’origine de, être la source, faire naître, favoriser, occasionner, provoquer, se traduire par, susciter faire + infinitif

Son ambition le conduira à sa ruine. Il a beaucoup contribué au succès de cette affaire. Qui donc a été à l’origine de cette découverte ? Elles avaient le même nom ; ce qui occasionna un certain nombre de malentendus. Son absence suscita des questions dans le public. Je me demande ce qui le fait rire. Attention ! Tu vas faire tomber ton petit frère !

➤ EN PARTANT DE L’EFFET POUR ARRIVER À LA CAUSE avoir pour origine, découler, être dû à, être la conséquence de, s’expliquer par, provenir de, résulter de

Personne ne pouvait alors mesurer les conséquences qui découleraient de ce geste. Son intervention s’explique par son besoin de prendre la parole. J’ignore d’où provient ce nom bizarre.

6. Faites une seule phrase à partir des propositions ci-dessous en effectuant les transformations nécessaires et en utilisant un des verbes (ou une des expressions verbales) des tableaux. Des tas de possibilités existent, l’important étant de restituer la relation causale. a. La crise s’est généralisée ; la classe moyenne s’est paupérisée. b. Des mesures d’austérité ont été prises ; le taux de chômage n’a pas baissé. c. Les gens ont pris conscience de l’importance de consommer d’avantage de fruits et légumes ; de nombreuses campagnes de sensibilisation ont été faites. d. Le nombre d’heures passées quotidiennement devant un écran par les jeunes augmentent ; les spécialistes de l’enfance s’inquiètent.

VI. Je décris une évolution, un changement PART DU BUDGET EN 1960 (en %)

PART DU BUDGET EN 1990 (en %)

PART DU BUDGET EN 2011 (en %)

23,2

13,1

10,2

Boissons alcoolisées et tabac

5,4

2,4

2,4

Articles d’habillement et chaussures

9,7

5,4

3,2

10,7

17,4

19,1

Produits alimentaires et boissons non alcoolisées

Logement, chauffage, éclairage

LES DÉPENSES DES MÉNAGES : ÉVOLUTION DE 1960 À 2011

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Consommation C2 Dossier 1

C2 Dossier

1 page 40 Consommation page 45 Alimentation page 52 Gastronomie


2

PI S T E

Consommation C2 Dossier 1

I Consommation Compréhension Orale de sensibilisation Mots-clés 1. morosité – casser leur tirelire – Noël – ils prévoient – dépenser plus – en moyenne 606 euros 2. pas d’optimisme – les mesures prises – pas encore affecté budget des ménages – se faire plaisir – 2012 attendue avec inquiétude 3. plus de marques nationales – hypermarché endroit privilégié – les courses commenceront plus tôt – 1/3 des sondés combinera Internet et magasins

 À l’aide des mots-clés, vous ferez le compte rendu du document que vous venez d’entendre. 

Essayez de donner un titre au document.

I. Quelques définitions

k

1. La consommation, au sens économique du terme, c’est l’action d’utiliser ou de détruire, immédiatement ou progressivement, des biens et des services, dans le but de satisfaire un besoin. L’industrialisation, l’urbanisation, l’augmentation des salaires réels, la diversification des besoins a fait entrer la société dans une ère de consommation de masse, multipliant les produits. 2. En ce qui concerne les formes de la consommation, on distingue : • les biens matériels et non matériels ; • les biens durables, semi-durables et non-durables. 3. Les déterminants de la consommation  Plusieurs facteurs influencent la consommation : • les facteurs économiques : il s’agit des contraintes économiques auxquelles sont confrontés les individus et qui limitent leur capacité à consommer. • les facteurs sociologiques : de nombreux facteurs sociologiques vont être déterminants dans le processus de consommation.

Œ Donnez des exemples de biens matériels et de biens non-matériels.  Voici une liste de produits ; classez-les en biens durables, semi-durables et non-

40


biens durables

biens semi-durables

biens non-durables

Ž Choisissez dans la liste ci-dessous les déterminants économiques de la consom-

mation. Faites une phrase pour l’exprimer. • le revenu du consommateur • la catégorie socioprofessionnelle • le salaire du consommateur • la composition de la famille • le prix des biens de consommation



Quels en sont les facteurs sociologiques ? Expliquez en donnant un/des exemple(s) dans des phrases.

II. Lieux de consommation : Internet, hypermarché, hard-discount

k

Les achats en ligne Les internautes français sont toujours plus nombreux à se laisser séduire par le commerce électronique. En un an, 3 millions de Français sont venus grossir les rangs des cyberacheteurs, dont la population totale est désormais de 27,9 millions ; soit 72,5 % des internautes (chiffres au 1er trimestre 2011). « Plus d’un Français sur 2 a déjà effectué un achat en ligne (52,1 %) contre plus d’un sur 3 (34,3 %) au 1er trimestre 2007. Les internautes qui ont acheté en ligne récemment sont aussi de plus en plus nombreux : 43 % des internautes ont effectué un achat en ligne au cours du dernier mois contre 32,3 % il y a 4 ans » [...] Parmi les signaux positifs de cette tendance, Médiamétrie souligne le fait que les internautes de plus de 50 ans ainsi que la catégorie CSP – * ont connu une forte progression. Par ailleurs, plus de 2 internautes sur 3 disent avoir confiance dans l’e-commerce. « Le nombre d’internautes confiants se rapproche désormais de celui des cyberacheteurs. C’est une excellente nouvelle pour l’e-commerce », s’est réjoui Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. eBay * : numéro 1 Le baromètre contient également un classement des 15 sites marchands les plus visités. C’est eBay qui arrive en tête avec 10,4 millions

41

Consommation C2 Dossier 1

durables : une voiture, un paquet de riz, un aspirateur, une paire de chaussures, une paire de chaussettes, un kilo de pommes de terre, une télévision, des bonbons, un pantalon, un mobile.


Consommation C2 Dossier 1

de visiteurs uniques par mois suivi d’Amazon (9,8 millions), Cdiscount (8,6 millions), PriceMinister (8,4 millions) et la Fnac (7,7 millions).

zdnet.fr

* Les CSP– : les catégories socioprofessionnelles les plus modestes ** eBay : un site d’enchères

Œ

Quelles sont les informations qui vous paraissent les plus importantes dans le texte ci-dessus ?

 Qu’est-ce qui explique le succès du commerce en ligne ? Faites un paragraphe en vous aidant des éléments donnés ci-dessous. Vous utiliserez des articulateurs (d’abord, mais, de plus…). • Les Français sont de mieux en mieux équipés en matériel informatique et en connexion rapide. • Ils vont sur Internet pour faire leurs achats parce qu’ils se sentent plus libres. • Internet propose à ses clients un choix presque illimité de produits. • On peut faire ses achats sur Internet à n’importe quel moment du jour, de la nuit et de l’année. • La plupart des produits sont moins chers. • Il est possible de comparer les prix en un clic. De plus, il existe des sites qui le proposent. • Cela permet une économie de carburant ; on ne se déplace pas. • Avant, une certaine méfiance régnait par rapport aux achats sur Internet  ; aujourd’hui, les transactions sont sécurisées et les acheteurs ont plus confiance. Réponse libre

k

Les hypermarchés en France La France est un des seuls pays au monde à avoir autant d’hypermarchés par habitant. Aujourd’hui, tout le monde a pris l’habitude de faire ses courses dans ces grandes surfaces où on trouve tout. La France est aujourd’hui la championne du monde des hypermarchés : 1 291 magasins aux diverses enseignes sont répartis à travers le pays. Un hypermarché doit avoir une surface de vente égale ou supérieure à 2 500 m2 (400 m2 à 2 500 m2 pour un supermarché) et une offre de produits de 20 000 à 35 000 références. Il est implanté en banlieue et dispose en moyenne de 1 000 places de parking. Cinq enseignes principales se répartissent le marché : Carrefour, Auchan, Casino, Leclerc, et Cora, ce dernier étant surtout implanté dans l’Est et le Nord de la France. Un lieu de vente incontournable : 38 fois par an et par Français Un Français se rend en moyenne 38 fois par an dans un hypermarché, et son panier moyen est de 30,8 euros. Les achats se concentrent surtout sur les produits frais (33,4 %), le bazar (15,1 %), l’épicerie (16,9 %) et la droguerie, les produits d’hygiène (11,8 %). 42


d’après linternaute.com

Œ Qu’est-ce qu’un hypermarché ? Sur la base de quels critères définit-on un hypermarché ?  Ž

Que reproche-t-on aux hypermarchés ?

Par quelles stratégies, non seulement résistent-ils à la concurrence du harddiscount, mais réussissent-ils à s’imposer dans le domaine de la consommation ?

k

Le hard-discount en France La caractéristique du hard-discount est d’avoir un modèle commercial et économique performant. Le modèle commercial est attractif, car il propose des prix bas tous les jours, un choix limité de références (donc un temps de course optimisé), le tout dans un petit format de magasin relativement accessible depuis les centres-villes. La promesse au client est simple : les produits du quotidien au prix le plus bas. Quant au modèle économique rentable, il est lié à l’industrialisation du fonctionnement et à la massification des flux sur un petit nombre de références. Même si les marges sur les produits sont faibles, les coûts de fonctionnement du magasin le sont également, car tout est très centralisé et les équipes magasins sont légères et polyvalentes. Les palettes au sol et le prêt-à-vendre sont généralisés, ce qui permet de limiter les coûts de personnel qui, de fait, ne dépassent pas 3 à 5 % du chiffre d’affaires (contre 8 à 11 % en hyper). De plus, il n’y a pas d’animation en magasins ; quant à la publicité et au catalogue, ces postes de dépenses sont réduits au strict minimum. François-Xavier O’Mahony

Œ 

Pourquoi le modèle commercial du hard-discount est-il si attractif ? En quoi le nombre de références limité peut-il être un avantage pour le client ?

43

Consommation C2 Dossier 1

Accusés d’asphyxier le petit commerce, menacé par les hard-discounteurs et les magasins spécialisés, les hypermarchés continuent pourtant à tenir le haut du pavé : ils représentent 34,4 % des achats alimentaires et 12,2 % pour le non-alimentaire. D’ailleurs, les Français privilégient les marques des distributeurs, meilleur marché. Ils continuent à innover, avec les cybermarchés en ligne, les étiquettes électroniques, et bientôt les caisses sans caissière, les chariots intelligents et la vente de voitures.


Consommation C2 Dossier 1

III. Les dépenses des ménages. Évolution de 1960 à 2011

k

part du budget en 1960 (en %)

part du budget en 1990 (en %)

part du budget en 2011 (en %)

Produits alimentaires et boissons non alcoolisées

23,2

13,1

10,2

Boissons alcoolisées et tabac

5,4

2,4

2,4

Articles d’habillement et chaussures

9,7

5,4

3,2

Logement, chauffage, éclairage

10,7

17,4

19,1

d’après l’Insee

Œ Quel est le premier poste de dépenses des ménages français ?  En quelle position vient l’alimentation ? Qu’est-ce qu’on peut dire de l’évolution

de la consommation en ce qui concerne l’alimentation ? Comment peut-on expliquer cette baisse ?

Production écrite À partir des informations de ce premier volet, rédigez un petit article − 200 mots sans l’introduction − sur les Français et la crise. Introduction Les Français ont commencé à modifier leurs habitudes d’achats bien avant la crise d’aujourd’hui. Déjà en 1990, ils avaient commencé à consommer de façon différente.

Quelques éléments pour vous aider • voir le tableau sur les dépenses des ménages : postes alimentation et habillement ; • les Français essaient de faire des économies et achètent dans les hard-discount et les hypermarchés ; • ils privilégient les marques des distributeurs ; • ils achètent aussi de plus en plus sur Internet ; • pourtant pour le Noël 2011, ils prévoient de dépenser plus que l’année précédente.

44


PI S T E

3

Compréhension Orale de sensibilisation Notes Sondage BVA sur 1mille Fr : ¾ pensent avoir alimentat° équilibrée. + diplôme 83 % + riches 84 % + 50 ans 87 % Jeunes : 46 % rev.mod : 60 % Réalité : 83 % disent manger + souvent légumes salades que patates, steak-frites, pizzas... mais ces produits = 40 % des aliments les + consommés. Spécialement par jeunes et rev.mod. Les + 50 en consomment -. ¾ sondés : pas de poisson, pas de fruits, pas de légumes  pas d’argent Français aisés seuls achètent produits frais

ŒÀ

partir des notes ci-dessus, vous ferez un compte rendu du document.

I. L’alimentation, une consommation pas comme les autres

k

Nous sommes aujourd’hui arrivés à une situation paradoxale. L’industrie, la médecine, les autorités, les médias nous bombardent de prescriptions, de mises en garde, d’avertissements, de recettes (qu’il s’agisse de recettes de cuisine ou de recettes d’amaigrissement nommées régimes). Confondus par l’abondance, la multiplicité, parfois le caractère contradictoire de ces sollicitations, nous nous posons de plus en plus de questions, ce qui, bien entendu, ne fait qu’encourager la prolifération des réponses cacophoniques. Or, l’alimentation des humains, dans aucune culture avant la nôtre, n’a été une affaire purement individuelle. Bien au contraire, manger est, dans l’histoire de l’humanité, non seulement une question collective, régie par la culture et la société, mais encore bien davantage : elle est au centre de l’organisation sociale. Manger est affaire de partage, de répartition, de distribution, d’échange. Le lien social passe, notamment, par la nourriture et il la régule. Sommes-nous individuellement capables de réguler notre alimentation ? Nous faisons de plus en plus comme s’il allait de soi que « oui » mais nous avons de plus en plus souvent « des kilos à perdre ». scienceshumaines.com

45

Alimentation C2 Dossier 1

II Alimentation


Alimentation C2 Dossier 1

Œ Retrouvez dans le texte une phrase de même sens que la phrase proposée. 1. Nous nous interrogeons de plus en plus sur la question, ce qui, bien sûr, ne fait que créer une grande hétérogénéité de réponses. 2. Nous sommes convaincus – en tant qu’individus – de pouvoir gérer notre alimentation ; en réalité, nous sommes de plus en plus confrontés au problème du surpoids. 3. Manger a pourtant toujours été une affaire sociale et culturelle. 4. En ce qui concerne l’alimentation, les messages que nous recevons sont extrêmement nombreux. 5. Ce qui augmente notre désarroi, c’est le nombre et la diversité de ces informations parfois contradictoires.  Mettez en ordre les phrases de l’exercice précédent de façon à retrouver la logique du texte et recopiez le texte obtenu. 

 or  alors que 

Ž Le texte se réfère à un paradoxe ; lequel ? Utilisez le vocabulaire/les expressions

de l’exercice précédent pour répondre à la question.

II. Autrefois

k

Dans les années 1950, la France est encore un pays essentiellement rural : un bon quart de la population active vit de l’agriculture. La reconstruction, puis l’industrialisation, vont accélérer l’exode rural et déclencher un processus d’urbanisation et de changement rapide. Les agriculteurs-exploitants n’étaient déjà plus que 5  % de la population active en 1990 ; ils en constituent moins de 1 % aujourd’hui (527 000 exploitations en 2007 d’après l’Insee). La plus grande partie de la population française est aujourd’hui urbaine ou suburbaine. Dans les années 1950 encore, comme au XIXe siècle, une partie importante des ressources alimentaires consommées était produite localement, grâce à une agriculture diversifiée. Une bonne part de l’alimentation quotidienne s’appuyait sur les ressources locales (le « terroir ») et une distribution de proximité (marchés et petit commerce). Les produits venus de l’extérieur étaient relativement peu nombreux – et d’autant plus précieux.

Claude Fischler

Œ Qu’est-ce qu’un pays essentiellement rural ?  De quelle reconstruction est-il question dans le texte ? Ž Quelle est la cause principale de l’exode rural et de l’urbanisation ?  Qu’est-ce qui caractérise cette économie traditionnelle en ce qui

l’alimentation ?

concerne

 Donnez des exemples de produits venus « de l’extérieur » et considérés comme précieux.

46


k

L’évolution des modes de vie, notamment le travail des femmes, les temps de trajet domicile – travail, l’augmentation du nombre des ménages constitués d’un seul adulte (célibataires et familles monoparentales), l’augmentation de la durée des études réduisent le temps à consacrer aux courses et à la préparation des repas. De plus, dans une société imprégnée de loisirs, les nouvelles générations sont en recherche constante « de temps pour soi ». Toutes les nouvelles générations – quelle que soit leur catégorie sociale – sont ainsi de plus en plus à l’affût des produits qui épargnent au maximum les corvées : épluchage, lavage, préparation et cuisson… Ce qui se traduit par une baisse de la consommation des produits de base (fruits et légumes, pommes de terre, pain, viande de veau et de bœuf, poissons, beurre…) et par une hausse de la consommation des produits transformés : ultra-frais, plats préparés et en conserve, boissons rafraîchissantes sans alcool et produits diététiques. Des plats « tout prêts » qui procurent un gain de temps substantiel et participent à la simplification des repas. Il y a peu de chance pour que ce phénomène s’inverse, compte tenu d’un double effet d’âge et de génération : non seulement les individus des générations récentes consomment davantage ce type de produits, mais en plus ils en consomment davantage à mesure qu’ils vieillissent. d’après Claude Fischler

Œ Dans tous les pays développés, le temps consacré à la préparation des aliments a diminué. Retrouvez dans le texte les facteurs qui ont contribué à ce changement.  Quelles sont les conséquences, en termes de consommation, de la réduction du temps de préparation des repas ?

Ž Pourquoi les produits transformés ont-ils un tel succès ? Quel sont leurs points communs ?

47

Alimentation C2 Dossier 1

III. Quelle évolution ?


Alimentation C2 Dossier 1

IV. Que mangent les Français ?

k

Consommation moyenne en kg de quelques produits alimentaires

Pain

1970 1980 1990 2008 80,6 70,6 61,7 51,7

Pommes de terre

95,6

89,0

60,8

68,5

Légumes frais

70,4

88,4

86,0

86,0

Lait frais (en litres)

95,2

74,0

66,4

51,5

Fromage

13,8

15,3

16,7

18,6

Yaourt

8,6

8,7

15,9

21,8

Sucre

20,4

15,0

10,1

6,2

Œ Que peut-on remarquer en ce qui concerne la consommation de pain, de yaourt, de lait frais, de sucre ? Faites des phrases pour décrire ces évolutions et comparez-les.  Comment une telle baisse de la consommation de sucre peut-elle s’expliquer alors qu’on sait qu’en France – comme ailleurs dans les pays industrialisés – on mange trop sucré ?

V. La consommation de surgelés et le world food en France

k

En France, 95,6 % des ménages sont acheteurs de produits surgelés. La consommation annuelle de produits surgelés par habitant est de 36 kg. Le mouvement général de mondialisation a touché les pratiques alimentaires avec l’apparition du world food et l’intérêt pour les produits « venus d’ailleurs ». Plus des trois quarts des Français consomment au moins occasionnellement des produits exotiques, contre moins de la moitié en 2000. Ces produits répondent aux attentes de nouvelles expériences sensorielles tant en ce qui concerne le goût (épices, saveurs) que l’apparence ou la texture. Les lieux d’initiation privilégiés sont les restaurants.

Mermet Francoscopie

48


k

Le dîner a vu ses horaires devenir de plus en plus tardifs. Aujourd’hui, si ce repas se situe le plus souvent aux alentours de 20 heures, on assiste en réalité à un nouveau phénomène caractéristique des nouvelles générations : l’heure du dîner est de moins en moins la même chaque soir. C’est l’horaire qui s’adapte à l’individu et non plus l’inverse. Depuis le XVIIIe siècle, la table entourée de ses chaises joue un rôle déterminant dans l’ordonnance du repas. Aujourd’hui pourtant, elle voit sa fonction diminuer et être peu à peu remplacée par le « plateau-repas ». On mange ailleurs qu’à table, sur un plateau, devant la télé ou au salon. Une pratique qui fait même irruption dans l’univers de la réception et de la convivialité, puisque 10 % des Français servent parfois un « plateau-repas » à leurs invités. Côté repas, la tendance à la simplification, déjà amorcée il y a quelques années, semble désormais bien installée. La formule du « repas complet » à quatre composantes (entrée, plat, fromage et dessert) est progressivement abandonnée au profit du repas à deux composantes, dans lequel le plat principal est complété par autre chose (fromage ou dessert). Toutes les générations sont concernées. d’après cuisinecollective.fr

Œ Quelles sont les idées principales de ce texte ?

VII. Où mangent les Français ?

k

Aujourd’hui, la restauration s’est transformée : on change de type de restaurant selon les circonstances (repas de travail, en famille, avec des amis...). La restauration est désormais « à thème » (poissons, cuisine bourgeoise, diététique...) ou ethnique (japonaise, baltique, tex-mex...). site de l’Ambassade de France en Allemagne

Œ Le document distingue deux types de restauration ; lesquelles ?  Qu’appelle-t-on la restauration commerciale ? Donnez des exemples. Ž D’après le document, où mange à midi un Parisien qui travaille ? Et que manget-il ?

49

Alimentation C2 Dossier 1

VI. Comment mangent les Français ?


Alimentation C2 Dossier 1

VIII. Le problème de l’obésité

k

Les fastfoods, l’abus de sodas, les distributeurs de sucreries sont souvent jugés responsables de la progression de l’obésité, notamment chez les jeunes. Les pays développés ne sont plus dans une logique de subsistance, mais sont au contraire des sociétés d’abondance dans lesquelles les sollicitations alimentaires sont grandes. La malbouffe joue indéniablement un rôle important, surtout reliée à un mode de vie plus sédentaire – extension du travail de bureau, développement des transports (notamment de l’automobile), temps passé devant la télévision… Il y a aussi les bouleversements liés à l’évolution des familles et l’expansion du travail féminin. Les repas tendent à être moins ritualisés et normés, d’où plus de « grignotage », mauvais pour la ligne. Le temps de préparation des repas s’est réduit, et les familles consomment davantage de plats industriels, souvent gras et salés… De plus, selon certains chercheurs, le culte de la minceur aurait pour effet collatéral un développement de troubles alimentaires pouvant déboucher sur une obésité. Au-delà de la malbouffe, l’obésité interroge donc une grande part de l’organisation sociale et des changements qui l’affectent. Selon certains chercheurs, nous serions dans une période de « transition alimentaire » où nos besoins énergétiques auraient beaucoup diminué sans que les habitudes alimentaires se soient encore suffisamment infléchies pour s’adapter à cette baisse. En réalité, derrière l’unité de façade, l’obésité recouvre des réalités différentes et résulte de divers facteurs, biologiques, psychologiques, économiques, sociaux… Il y a des causes biologiques : nous n’avons pas tous les mêmes prédispositions à la prise de poids et certaines pathologies peuvent induire une obésité, des dérèglements hormonaux par exemple… Sans oublier les facteurs psychologiques, qui peuvent être à l’origine de troubles de l’alimentation débouchant sur une hyperphagie ou une boulimie. d’après C. H., scienceshumaines.com

Œ En quoi le mode de vie plus sédentaire des Français est-il une cause d’obésité ?  Montrez en développant un exemple du texte comment les changements sociaux

ont influencé le mode d’alimentation.

Ž L’obésité est un phénomène complexe. Pourquoi ?

50


k

En fait, il s’agit de 5 portions de fruits et/ou de légumes : par exemple 3 portions de fruits et 2 de légumes, 4 de légumes et une de fruit… et si vous pouvez en manger plus, c’est encore mieux ! L’idéal est d’alterner entre fruits et légumes, d’en diversifier les variétés et de les intégrer le plus souvent possible dans vos recettes.

Œ

Comment, à votre avis, cette campagne (5 fruits et légumes par jour recommandés par le Programme National Nutrition Santé) se justifie-t-elle ?

 Pourquoi, à votre avis, 5 fruits et légumes ?  Ž En dehors des Apports Journaliers Recommandés

en vitamines et minéraux, quel est l’intérêt des légumes et des fruits sur le plan diététique ?

Production écrite À partir des informations du deuxième volet de ce dossier, rédigez un article structuré − de 300 mots environ − sur les habitudes alimentaires des Français.

51

Alimentation C2 Dossier 1

Fruits et légumes : au moins 5 par jour (recommandés par le Programme National Nutrition Santé)


4

PI S T E

Gastronomie C2 Dossier 1

III Gastronomie Compréhension Orale de sensibilisation Œ

À partir des notes que vous aurez prises, vous ferez un compte rendu du document.

I. Qu’est-ce que la gastronomie ?

k

La gastronomie en France est un sujet très vaste qui doit se vivre pour être compris et apprécié. Néanmoins, avant de venir en France, il est indispensable de savoir que la gastronomie peut être définie comme l’art de la table, lié au plaisir de manger. Cette spécificité française est soumise à certaines règles de savoirvivre ; c’est ce que l’on nomme le service à la française. Chaque pays possède ses spécialités culinaires qui dévoilent son identité. Les Français eux, vouent un véritable culte aux plats et à la cuisine. Les Grands Chefs cuisiniers se considèrent plus comme des artistes, eux qui manient les saveurs pour en faire des œuvres d’art pour le palais. Il faut comprendre qu’en France, manger est un rituel du bonheur. Les repas solennels se partagent toujours autour d’un grand repas et l’abondance des plats permet de juger de l’importance de la fête. Le plaisir de manger accompagne les repas et les convives. Le but avoué est de profiter de l’instant et de l’oisiveté qui se présente. Dans le monde professionnel, les Grands Chefs cuisiniers sont soumis à une grande pression de la part des autorités culinaires qui, chaque année, distinguent les restaurants et les Chefs de France par des étoiles. Plus un restaurant possède d’étoiles, plus vous êtes assuré d’y trouver la meilleure des cuisines. Les étoiles apportent aux établissements beaucoup de prestige et permettent au chef décoré de varier ses recettes et d’en créer de nouvelles. Finalement, le tour de France des plats peut s’avérer être une aventure riche et très enrichissante pour qui apprécie la cuisine et s’intéresse à l’histoire des plats et à celle des régions de France.

52


Relevez dans le texte les éléments qui permettent de définir les notions suivantes : • gastronomie • savoir-vivre • étoile 



Pourquoi est-ce important pour un établissement d’avoir un chef étoilé ?

II. Une institution française : le titre « Meilleur Ouvrier de France »

k

Le titre de « Meilleur Ouvrier de France » (abrégé en MOF) est décerné uniquement en France par catégorie de métiers dans un concours entre professionnels, créé en 1924. Cette récompense du savoir-faire est unique au monde. Dans cette épreuve spécifique de l’approche de la perfection, le candidat dispose d’un temps donné et de matériaux de base pour réaliser un chef d’œuvre. La méthode choisie, l’organisation, le geste, la rapidité, le savoir-faire et le respect des règles du métier sont contrôlés par le jury autant que le résultat. Le candidat ainsi récompensé conserve son titre à vie avec l’indication de la spécialité suivi de l’année de sa promotion (l’année d’obtention). Ce titre de prestige est autant reconnu par le grand public que par les professionnels, dont les artisans-commerçants (pâtissiers, coiffeurs, bouchers, joailliers, cuisiniers…). Le MOF existe dans le domaine des métiers du luxe comme dans la très haute qualité industrielle. Ce concours demande des mois, voire des années de préparation. Les gestes techniques, l’innovation, le respect des traditions sont travaillés longuement pour atteindre le niveau d’excellence, d’efficacité, de vitesse exigée et de perfection pour réussir le sujet et être couronné par le jury qui attribue des notes tout au long de l’épreuve sur chacun des points. d’après le Comité d’Organisation des Expositions du Travail (COET)

Œ Qu’est-ce que le titre « Meilleur Ouvrier de France (MOF) » ?   Dans quels domaines ce titre est-il décerné ? Ž Quels sont les critères pour l’attribution de ce prix ?  Quels sont les éléments qui mènent à la réussite et garantissent

sance ?

 Relever dans le texte le vocabulaire relatif au savoir-faire.

53

la reconnais-

Gastronomie C2 Dossier 1

Œ


Gastronomie C2 Dossier 1

III. Le terroir

k

Qu’est-ce qu’un produit de terroir ? « Produit du terroir »… Cette mention qui joue, dans notre pays de gastronomes, sur un imaginaire collectif* particulièrement riche depuis la poule au pot d’Henri IV, n’est malheureusement pas toujours la fidèle expression du strict respect de saines traditions culinaires… La définition du « terroir » a varié au cours des siècles, passant d’une unité sociale villageoise au Moyen-Âge au sens plus large de province, campagne, territoire, à partir du XVIIIe siècle. L’engouement pour le « Terroir » Depuis la décentralisation administrative des régions dans les années 1980, la notion de terroir est revenue en force dans la cuisine gastronomique. Contrastant avec la vie urbaine, le terroir attire les gens des villes nostalgiques de leurs racines. Ainsi l’engouement pour les produits du terroir a pris une ampleur certaine depuis une quinzaine d’années, allant de pair avec les goûters à la ferme, les gîtes ruraux et le tourisme vert en général. Des opérations de vente par des producteurs-artisans, fermiers et petites entreprises se sont développées, puis les chaînes de grande distribution telles que Casino ou Leclerc ont pris le relais, accompagnées de chaînes de restauration comme Campanile. On trouve donc maintenant partout des « produits du terroir » à des prix abordables au grand public. * Quand on parle d’imaginaire collectif, on se réfère à la capacité d’un groupe à se représenter le monde à l’aide d’un réseau d’association d’images qui lui donnent un sens.

Œ Trouver dans le texte le champ lexical (les mots) se rapportant aux traditions locales. 

Expliquez les cinq premières lignes du texte. De « Produit du terroir » jusqu’à « culinaires… ».

k

Terroir et Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) En terme d’étiquetage, la notion de « terroir » est garantie par le signe « AOC ou Appellation d’Origine Contrôlée ». Mis en place en 1935 pour garantir la qualité des vins vis-à-vis des importations de mauvaise qualité, ce concept s’est étendu depuis 1990 aux produits laitiers et autres denrées agro-alimentaires. Ainsi sont devenus produits « du terroir », garantis par le sigle AOC, le

54


Œ Quelle est le rapport entre « terroir  » et «  Appellation d’Origine Contrôlée  » (AOC) ? Y

a-t-il une AOC dans votre pays ? Y a-t-il une tendance similaire vis-à-vis des produits du « terroir » ? À partir d’exemples concrets – tirés de la publicité – montrez comment cette valorisation des produits existe en Grèce.

k

Mythes et réalités du terroir La méfiance des consommateurs vis-à-vis des produits alimentaires industrialisés repose d’une part sur les problèmes de sécurité alimentaire générés par les crises récentes mais aussi sur un problème d’identité des produits. Les consommateurs, qui réclament de plus en plus de « savoir ce qu’ils mangent », sont en quête d’aliments « vrais », « naturels », « authentiques », « traditionnels », « comme autrefois », tout ce que recouvre l’expression rassurante de « produits du terroir ». Une étude menée en 1995 auprès de 1 000 consommateurs a montré que « les produits du terroir » étaient chargés d’une connotation très affective, mélangeant tradition et idéalisation du passé, en plus du plaisir et de la convivialité. La laitière

Pour une meilleure interprétation du document : Il s’agit d’une reproduction partielle d’un tableau de Johannes Vermeer, célèbre peintre flamand du XVIIe siècle.

Œ Décrivez la scène du tableau de Vermeer. Quelles réflexions vous inspire-t-elle ?  Pourquoi le publicitaire a-t-il choisi de reproduire cette scène précise ? Ž La référence au passé est-elle importante pour lancer un produit alimentaire ?

De quelle façon ?

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Gastronomie C2 Dossier 1

poulet de Bresse « élevé en plein air » ou encore le Camembert au lait cru « moulé à la louche », mais aussi le miel de Corse ou les pommes de terre de l’Île de Ré. La mention AOC est donc surtout un certificat d’origine, en plus d’une preuve de qualité supérieure qui, elle, peut être garantie par d’autres labels (Label Rouge, AB…) n’impliquant pas la notion de terroir.


Sujet 1 Vous pensez que se nourrir correctement est une affaire personnelle et une simple question de bon sens. Vous écrivez votre point de vue dans une lettre adressée à un grand magazine français spécialisé dans la nutrition. Sujet 2 Invité(e) à une table ronde sur l’alimentation, vous préparez votre intervention dans laquelle vous expliquez qu’il est de plus en plus difficile de bien se nourrir et qu’en aucun cas, il ne s’agit d’une affaire personnelle. Quelques rappels avant de vous mettre au travail • Évitez d’exposer votre point de vue personnel dans l’introduction. En effet, c’est votre développement qui permettra d’y aboutir. • L’introduction contient : 1) la problématique ; 2) la présentation du sujet (reformulation ou question oratoire) ; 3) l’annonce de votre plan. • Essayez de commencer par des questions simples éventuellement en vous aidant d’un remue-méninges : Pourquoi est-ce que je pense que l’alimentation est un problème personnel ? Pourquoi, à mon avis, chaque individu est-il capable de gérer son alimentation ? • Essayez de définir les mots-clés de la consigne et/ou les mots qui sont très importants pour vous, vos notions personnelles. • Il vaut mieux que vous commenciez par rédiger votre conclusion  ; ensuite, continuer avec l’élaboration de votre plan pour terminer avec la rédaction de l’introduction qui annoncera votre plan. 5

PI S T E

Production Consommation écrite C2 Dossier 1

Production écrite (700 mots)

Compréhension et production orales « Dans les coulisses de la gastronomie française (France Inter) »

• Après avoir écouté deux fois le document, vous en ferez un compte rendu. Aide à l’écoute • Aymeric Mantoux est rédacteur en chef adjoint de L’Optimum et chroniqueur dans l’émission « Goûts de Luxe » sur BFM. • Emmanuel Rubin est co-fondateur du mouvement Fooding® (avec Alexandre Cammas), auteur de chroniques gastronomiques au Figaroscope, et rédacteur en chef du magazine L’Optimum. Il recommande également chaque jour une adresse dans ses « Deux couverts pour 13 heures », chronique qu’il assure sur BFM radio. Aymeric Mantoux et Emmanuel Rubin ont publié le 23 février 2011 Le Livre Noir de la Gastronomie française (Flammarion).

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Proposition de plan détaillé pour le compte rendu • Présentation des invités (E. Rubin, A. Mantoux et P. Légasse) à l’occasion de la parution du livre Le Livre Noir de la Gastronomie française. • La gastronomie française n’est plus au centre du monde gastronomique. • La télé-réalité en donne une image déformée. • Périco Légasse ne partage pas le point de vue des deux journalistes ; pour lui, ces émissions contribuent à faire prendre conscience aux gens de l’importance de l’alimentation. • En ce qui concerne l’inscription du repas français au patrimoine mondial de l’Unesco, les trois journalistes sont d’accord : c’est une question de diplomatie. • Les deux auteurs expliquent pourquoi ils ont commencé leur livre par « MasterChef » : la cuisine-spectacle. • Pour Périco Légasse, malgré tout, avec cette émission des gens se remettent à cuisiner.

• Développement personnel

Vous avez lu un article de A. Mantoux dans lequel il critique l’émission de téléréalité :« MasterChef ». Or, vous participez à cette émission. Vous répondez en exposant votre point de vue. Conseils  Comme pour la production écrite, avant de vous lancer dans la rédaction de votre exposé − étant donné le temps limité dont vous disposez − prenez le temps de : • Rédiger une conclusion ; • Faire un plan détaillé ; • Rédiger une introduction.

• Sujets possible de débat

1. Le plus important, n’est-ce pas les bons produits ? Vous en parlez très peu. 2. Est-ce qu’il y a en Grèce, à votre avis, des produits, des plats, ou des pratiques culinaires qui devraient faire partie du patrimoine mondial de l’Unesco ? 3. Qu’est-ce qui peut pousser un jeune à s’intéresser à la cuisine ? 4. Si vous avez déjà suivi une émission de télé-réalité, pouvez-vous donner un exemple de ce que vous avez appris ou découvert ? Si non, pourquoi considérezvous que « ça ne présente aucun intérêt » ? Réponses personnelles

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Production Consommation écrite C2 Dossier 1

• Périco Légasse est journaliste et critique gastronomique français. Rédacteur en chef de la rubrique « Art de vivre » à l’hebdomadaire Marianne, il anime également l’émission mensuelle « Toques et politique » sur la chaîne parlementaire LCP.


C2 Do ss ie

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2 page 60 Vieillesse hier et aujourd’hui page 67 Jeunesse hier et aujourd’hui page 72 Et demain? 59


3

C2 Dossier

page 80 Le système éducatif page 88 Les rythmes scolaires et l’évaluation page 93 Les acteurs du système éducatif 79


4 C2 Dossier

page 100 Le dedans d’une histoire des femmes page 105 Le dehors page 114 Les femmes qui font l’histoire

99


5 C2 Dossier

page 124 Culture et transmission de la culture page 133 La culture aujourd’hui page 139 Le numÊrique 123


Documents audio annexes : 1 L’obsolescence programmée

2 La Francophonie, défense du français 3 La crise 4 La maternité tardive 5 Ma famille venue d’ailleurs 6 La pauvreté 7 Le vote des étrangers 8 Les énergies renouvelables 9 L’autorité 10 Faut-il encore manger de la viande ? Simulation de passation

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PIS TE 2

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1. L’obsolescence programmée Lexique obsolescence (n. f.) : désuétude ; vieillissement. obsolète (adj.) : qui n’est plus utilisé ; ancien. durable (adj.) : stable, qui est de nature à durer ; continué, permanent, inépuisable, constant, solide, viable − durée (n. f.), durer. consumérisme (n. m.) : (anglicisme) désigne l’ensemble des actions et organisations qui ont pour objectif la défense des intérêts des consommateurs − consumériste (adj.). ostentatoire (adj.) : qui cherche à se faire remarquer, qui est fait avec ostentation ; apparent, visible ; évident ; public ; luxueux, pompeux ; splendide − ostentation (n. f.) ; ostentatoirement (adv.). jetable (adj.) : qui peut être jeté après avoir été utilisé − jeter ; jet (n. m.). potlatch (n. m.) : comportement culturel d’un groupe social fondé sur le principe du don et du contre-don ; (ethnol.) cérémonie pratiquée notamment par les tribus indigènes d’Amérique du Nord au cours de laquelle des clans ou des chefs de clans rivalisaient soit en détruisant des objets, soit en faisant des dons au rival qui est contraint, à son tour, à donner davantage. se distinguer : se faire remarquer par ou pour ; s’illustrer ; se détacher, se différencier ; apparaître − distinction (n. f.). distinct(e) : autre, différent, séparé − distinctement (adv.). distinctif(ive) (adj.) : caractéristique, particulier, typique. se valoriser : se mettre en valeur, se mettre en avant, s’exposer, s’exhiber, se montrer, s’imposer − valeur (n. f.) ; valorisation (n. f.) ; valorisant(e) (adj.). amulette (n. f.) : provenant du latin amuletum, objet fétiche que l’on porte sur soi et auquel, par superstition, on attribue des pouvoirs ; porte-bonheur, talisman. appréhension (n. f.) : facilité à comprendre ; action d’envisager quelque chose avec crainte, angoisse, inquiétude ; pressentiment − appréhender. horloge comtoise (n. f.) : c’est une horloge à pendule fabriquée en Franche-Comté, dans le Haut Jura, à partir de la fin du XVIIe siècle et dont la fabrication industrielle s’est arrêtée au XXe siècle. horloge (n. f.) : provenant du latin horalogium issu du grec ancien ωρολόγιον (de ώρα=heure et de λέγω=dire), « qui dit l’heure ». grincer les dents : montrer son état de contrariété, de colère en faisant un bruit strident et désagréable avec les dents − grincement (n. f.). déraison (n. f.) : manque de raison, de bon sens ; absurdité − déraisonner ; déraisonnable (adj.) ; déraisonnablement (adv.).

I Après avoir écouté deux fois le document, vous en ferez un compte rendu. II Développement personnel

Sujet 1 Vous faites partie de l’équipe responsable d’une association de consommateurs. Et vous êtes amené à présenter l’obsolescence programmée. Même si elle peut présenter certains avantages, ce phénomène n’en demeure pas moins une menace et un danger contre lequel nous devons lutter. Vous insisterez sur le danger qu’elle représente. Sujet 2 Vous êtes un consommateur énervé par tous les objets qui vous entourent et qui n’arrêtent pas d’être en panne. Vous vous adressez à votre voisin pour parler de ce monde où on vous force à la consommation puisque les objets sont programmés pour ne pas durer.

III Sujets possibles de débat (Réponses libres)

1. Le document évoque une tradition du durable qui viendrait de nos origines paysannes ; qu’en est-il de la Grèce ? 148


PIS TE 2

2. Pensez-vous que les Grecs soient particulièrement friands de nouveautés ? 3. La crise, dont on parle beaucoup, peut-elle influencer les comportements par rapport à ce phénomène de « surconsommation » ? 3

2. La Francophonie, défense du français Lexique une langue à vocation : une langue dont le but est…  vocation (n. f.) : destination, but, goût, inclination. langue officielle (n. f.) : est une langue désignée comme telle dans les textes de loi d’une organisation et s’impose à tous les services et à tous les établissements qui s’adressent au public. fédérer : rassembler en fédération ; grouper, assembler ; allier, unir – fédérateur(trice) (adj.) ; fédéral(e) (adj.) ; fédéralisme (n. m.). atomisé(e) (adj.) : dispersé. éminent(e) (adj.) : supérieur ; dominant ; remarquable, exceptionnel − éminence (n. f.). dégradation (n. f.)  : destruction  ; détérioration  ; décadence, déclin  ; destitution − dégrader. embaucher : engager quelqu’un comme salarié ; employer, recruter − embauche (n. f.). modélisation (n. f.) : construction de modèle pour l’organisation de la connaissance du monde. emploi (n. m.) : usage, utilisation ; fonction ; occupation ; poste ; profession ; travail − employer ; employé(e) (n. m.∕n.f.) ; employeur (n. m.). hégémonie (n. f.) : suprématie politique, économique et sociale ; domination ; toute puissance − hégémonique (adj.). démontrer  : prouver  ; témoigner  ; faire preuve de  ; révéler − démonstration (n. f.)  ; démonstratif(ive) (adj.) ; démonstrateur(trice) (n. m.∕n. f.). recrutement (n. m.) : engagement, embauche ; appel de nouvelles recrues − recruter ; recruteur(euse) (n. m.∕n. f.). équivoque (adj.) : ambigu ; confus ; qui est susceptible de s’expliquer de plusieurs façons. juridique (adj.) : qui a trait au droit ; judiciaire, légal ; qui s’exerce dans le cadre de la justice − juriste (n. m.) ; juridiction (n. f.). jurisprudence (n. f.) : ensemble des décisions de justice. droit coutumier (n. m.) : droit né de l’usage, par opposition au droit écrit. combattre : livrer un combat ; se battre contre un ou plusieurs adversaires ; faire la guerre ; affronter ; s’opposer à ; lutter contre − combat (n. m.) ; combattant(e) (n. m.∕n. f.). défendre : protéger ; plaider pour ; soutenir une cause, une personne ; préserver ; sauvegarder, secourir − défense (n. f.) ; défensif(ive) (adj.).

I Après avoir écouté deux fois le document, vous en ferez un compte rendu. II Développement personnel

Sujet 1 Pourquoi l’anglais est-il souvent utilisé dans les publicités ? L’hégémonie de l’anglais estelle une réalité ? Qu’en pensez-vous ? Quels dangers peuvent-ils se cacher derrière le fait d’accepter cette hégémonie ? Est-il possible de lutter contre cette forme d’impérialisme ? Sujet 2 Vous trouvez normal que l’anglais soit la première langue utilisée dans les organismes internationaux dans la mesure où elle est parlée aux États-Unis et au Royaume-Uni, deux grandes puissances mondiales.

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III Sujets possibles de débat (Réponses libres)

1. On voit de plus en plus en Grèce de jeunes enfants – dès la 4ème du Primaire – se mettre à l’étude de plusieurs langues étrangères. Que pensez-vous de ce phénomène ? 2. Pensez-vous que cette hégémonie de l’anglais soit éternelle ? 3. Aujourd’hui, en Grèce, dans de nombreuses écoles privées, on offre aux élèves l’apprentissage du chinois. Et de plus en plus de Grecs apprennent le chinois. Que pensezvous de cette initiative ?

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3. La crise Lexique fracture (n. f.) : rupture, cassure, fêlure ; fracture sociale : c’est le fossé séparant les classes sociales des personnes intégrées des exclus − fracturer. affecter : (ici) toucher péniblement, affliger − affectation (n. f.) ; affecté(e) (adj.). territoire (n. m.) : étendue de terre, occupée par un groupe de personnes, qui dépend d’un état. territorial(e) (adj.) : qui est relatif à un territoire. reconversion (n. f.) : adaptation de l’économie d’un pays, de l’activité d’une entreprise ou de la fonction d’un salarié à de nouvelles conditions ; changement de métier opéré grâce à un changement de qualification − reconvertir ; reconverti(e) (n. m.∕n. f.). industriel(le) (adj.) : relatif à l’industrie industriel (n. m.) : chef d’une entreprise industrielle, entrepreneur − industriellement. industrie (n. f.) : fabrique, usine ; entreprise. manufacturier(ère) (adj.)  : relatif à l’industrie − manufacture (n. f.)  ; manufacturer  : fabriquer, produire. d’ores et déjà (adv.) : dès maintenant. redressement (n. m.) : action de redresser ou de se redresser, rectification, rétablissement, relèvement. redresser : redonner une forme droite, rétablir dans un état satisfaisant. captation (n. f.) : synonyme du captage ; fait de s’emparer d’une succession par des voies illégales ; possessivité. capter : s’emparer d’un bien ; recevoir une émission ; recueillir quelque chose ; retenir l’attention ; assurer l’opération (captage). captif(ive) (adj.) : qui est prisonnier, asservi, privé de liberté. disparité (n. f.) : absence d’égalité, différences entre des personnes, des objets ; manque d’harmonie. disparate (adj.) : sans unité ; hétérogène, diversifié. redistribution (n. f.) : action de distribuer de nouveau ou d’une autre manière ; répartition. jouir de : (ici) avoir la possession d’un bien, le bénéfice d’un avantage matériel ou moral. jouissance (n. f.) : plaisir intellectuel, moral ou physique.

I Après avoir écouté deux fois le document, vous en ferez un compte rendu. II Développement personnel

Sujet 1 On vous a invité à participer à une table ronde sur les effets de la crise dans votre pays. Vous insisterez sur le fait que les effets sont à peu près les mêmes dans tous les pays. Vous insisterez aussi sur le fait que cette crise a des répercussions dans tous les secteurs de la vie économique et sociale. Sujet 2 La crise a des répercussions dans tous les domaines de la vie d’un pays. Vous intervenez sur une radio francophone en tant que travailleur ressentant une grande précarité dans un pays touché par la crise.

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III Sujets possibles de débat (Réponses libres)

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1. En Grèce, d’une certaine façon, les effets de la crise ont tardé à se faire sentir en raison de ce qu’on pourrait appeler la « solidarité familiale  ». Pourriez-vous développer cette idée ? 2. Quels sont les possibilités d’un jeune Grec face à la crise ? 3. Comment voyez-vous l’avenir dans votre pays ? 5

4. La maternité tardive Lexique maternité (n. f.) : qualité de la mère  ; hôpital où les femmes vont pour accoucher  ; accouchement. maternel (le) (adj.) : propre à la mère. procréation (n. f.) : reproduction. procréer : donner vie à un être humain ; accoucher. procréation maternelle assistée (n. f.) : procréation médicalement assistée (PMA), appelée aussi assistance médicale à la procréation, est un ensemble de pratiques biologiques et cliniques où la médecine intervient dans la procréation pour permettre à des couples infertiles d’avoir un enfant, mais elle ne se réduit pas à la fécondation in vitro. grossesse (n. f.) : état dans lequel se trouve une femme enceinte. enceinte (adj.) : se dit d’une femme en état de grossesse − enceinte (n. f.). accouchement (n. f.) : le fait de mettre au monde un enfant ; enfantement, maternité, naissance. déverrouiller : ôter le verrou, ouvrir ; défaire, écarter. déverrouillage (n. m.) : libération, dégagement – déverrouillé(e) (adj.). tardif(ive) (adj.) : dérivé de tard, qui vient tard, trop tard. populariser : démocratiser, vulgariser, répandre, rendre accessible, faire connaître. tabou (n. m.) : interdit à caractère religieux. tabou(e) (adj.) : p. e. un sujet tabou, un sujet dont on ne doit pas parler par crainte ou par pudeur. faire une croix sur : renoncer, abandonner.

I Après avoir écouté deux fois le document, vous en ferez un compte rendu. II. Développement personnel

Sujet 1 Vous êtes tout à fait hostile à la maternité tardive. Vous exposez vos positions et vos raisons dans un forum sur Internet. Sujet 2 Vous êtes assez favorable à la maternité tardive et vous présentez vos arguments dans le Courrier des lecteurs de la revue Parents.

III Sujets possibles de débat (Réponses libres)

1. La Grèce est un des pays d’Europe/du monde où le taux de natalité est le moins élevé. Qu’en pensez-vous ? (À quoi cela est-il dû et que peut-on faire ?) 2. Fonder une famille est-il une priorité pour vous ? Exposez votre point de vue. 3. Vous êtes contre les maternités tardives qui vous choquent parce qu’elles font passer le désir d’enfant avant tout. Exposez votre point de vue.

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Objectif DALF C2 oral - ecrit  

Un livre pour des grands adolescents ou adultes grecs deja en possession du Delf B2 ou du Dalf C1, qui souhaiteraient se presenter aux epreu...

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